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Posté : lun. sept. 30, 2013 4:13 pm
par Alexei
Kultúra
<center>~ La littérature tcherkesse - Čerkeská literatura ~
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Ivo Ostravá, "le Maître de la Littérature tcherkesse"</center>
La littérature tcherkesse est très complexe et peu connue à ce jour, celle-ci s'oriente majoritairement sur la nouvelle et le fantastique, encore aujourd'hui, pour sortir de ce climat asphyxiant qu'est le contexte international. Dans le registre fantastique, on retrouve celui qui est vite devenu le "maître de la littérature tcherkesse", avec des livres très réputés : Ivo Ostravá.
<center>[img]http://www.laparafe.fr/wp-content/uploads/2013/07/Le-Manteau.png[/img]</center>
Le manteau est un de ses principaux chef d'oeuvres, mettant en scène Ata, un fonctionnaire d'un Ministère -comme dans la plupart des écrits d'Ostravá, qui se voit perdre son manteau volé dans un hiver dur supplémentaire de Brankovice, si bien qu'il mourra de froid, et qu'il sera "réincarné" en voleur de manteau. Ce livre est paru dans la plupart des pays du Jeekim, il est connu au Coorland sous le nom du "Fantôme du pont Gregor". Paradoxalement, une certaine liberté existe encore dans la littérature, sacrée selon la Ministre de l'Education, farouche défenseure de cet art qui ne doit pas être confronté à de restrictions. Cela se traduit dans les nouveaux livres d'Ostravá, très critiques tant sur le communisme que sur le capitalisme, tout ceci dans un genre très ironique. Son dernier roman, "Un homme à la frontière" paraîtra d'ici quelques mois.
Posté : mar. oct. 15, 2013 4:50 pm
par Alexei
Kultúra
<center>~ L'université de Krasìn - Univerzita Krasìn ~
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Vue du campus de l'Université de Krasìn</center>
L'université de Krasìn est l'une des plus importantes de Tcherkessie, recevant la plupart des étudiants de l'est du pays, soit la Ketchevie, elle est située au nord de la belle cité médiévale de Krasìn, capitale de la Ketchevie et du Harodzka. Elle concentre plusieurs branches dans lesquelles les jeunes étudiants -futurs composants de l'élite socialiste tcherkesse- peuvent étudier :
- Faculté de Transport Jan Perner (Dopravní fakulta Jana Pernera, DF JP, fondée en 1992)
- Faculté d’Économie et d'Administration (Fakulta ekonomicko-správní Krasìn, FES, fondée en 1991)
- Faculté des Arts et de Philosophie (Fakulta filozofická, FF, anciennement Fakulta humanitních studií, fondée en 1992)
- Faculté des Technologies Chimiques (Fakulta chemicko-technologická, FChT, fondée en 1950)
- Faculté de Restauration Artistique (Fakulta restaurování, FR, fondée en 2005) à Litomyšl
- Faculté d'Ingénierie Électrique et d'Informatique (Fakulta elektrotechniky a informatiky, FEI, fondée en 2002)
- Faculté des Études Médicales (Fakulta zdravotnických studií, FZS, fondée en 2002)
Avec 10 000 jeunes étudiants, le campus a été entièrement rénové par le nouvel Etat socialiste pour donner ses lettres de noblesse à l'établissement où enseignent divers philosophes tcherkesses de renom, "le but est de former les espoirs du socialisme à la création d'un monde nouveau dénué du vice du capitalisme" -dixit Jan Huzda, professeur et philosophe. L'université, la plus importante de Ketchevie, accueille également de nombreux étudiants d'autres nationalités, à cela, nous pouvons trouver des Hangukiens, des Makans, Danareethois et autres Tchoconaliens.
Posté : sam. oct. 19, 2013 1:57 pm
par Alexei
Kultúra
<center>~ Zone industrielle de Tcherkovo - Průmyslová zóna Čerkovo ~
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Vue de la zone industrielle de Tcherkovo</center>
La zone industrielle de Tcherkovo, ou "bassin industriel du Mesto Tcherká (Priemyselná zóna Mesto Čerká)" est l'une des plus grande du pays. Située au nord de la ville, elle s'étend sur des centaines d'hectares "et même jusqu'aux villes alentours", comme le disent certains spécialistes estimant que les zones industrielles respectives de la capitale, Polietsevo, etc... n'en forment finalement qu'une. En effet, Tcherkovo a été la première à profiter du Pacte et de l'aide émanent du Kirep en rénovant et en bâtissant en moins de deux ans des industries lourdes majeures telles que le machinisme agricole, [url=http://www.simpolitique.com/topic9409.html]l'aciérie ou la papeterie[/url]. Les industries plus légères sont localisées dans les villes plus petites à proximité telles qu'Orlova ou Pilsen, produisant les célèbres PV...
Cet espace, présent depuis des lustres aux abords de la ville, est également une opportunité rêvée pour les ouvriers et attire les habitants de tout le pays, jusqu'alors, ces usines étaient régies par des groupes privés appartenant plus ou moins à la famille royale, du fait de la nationalisation, ces industries en plein essor ont pu améliorer les conditions de travail des ouvriers et leur accorder un meilleur salaire, comme promis lors de la Révolution. Autre particularité, les chefs de montages et autres contre-maîtres sont majoritairement Kirepophones grâce à leur savoir en la matière mais aussi des accords stipulant que les frères de l'autre côté de Carù aideraient la Tcherkessie à s'industrialiser en échange de postes pour les Kirepiens.
La zone industrielle de Tcherkovo est donc la plus importante du pays, mais les conséquences environnementales sont là : depuis une vingtaine d'années, la pollution de l'air est en augmentation dans la capitale, les membres du Parti les plus écolos, dont Aleš Zedník, par ailleurs, rien de pertinent ne semble être entrepris.
Posté : dim. oct. 20, 2013 2:55 pm
par Alexei
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Les Jeunesses Révolutionnaires - Revolučná Mládež
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Filles des Jeunesses révolutionnaires de Tcherkovo.</center>
Les Jeunesses Révolutionnaires tcherkesses ont été créées par décret le 15 novembre 2021, mais elles ont été formées en réalité à partir de décembre 2021. Les Jeunesses Révolutionnaires regroupent tous les enfants, garçons et filles, de 5 à 15 ans où ils entament une "formation" afin que le communisme se réinvente chaque générations. Les jenesses révolutionnaires, lors de la fête nationale, défilent toujours avant l'armée.
Programme des Jeunesses Révolutionnaires par âge :
-> Dès 5 ans jusqu'à 8 ans :
- - Premiers "contacts" avec l'idéologie marxiste-léniniste (apprentissage de ce que le communisme, jeux ludiques...)
- Initiation au patriotisme (Apprentissage de l'hymne national, apprentissage de l'histoire et de la culture tcherkesse...)
- Initiation à la pensée collective (activités en plein air en groupe tels que le cache-cache ou la course d'orientation accompagné de leurs aînés...)
- Mise en place d'une discipline de fer
- Education pour devenir le parfait socialiste (généreux, courageux, insensible à la douleur, discipline et loyauté)
-> Dès 8 ans :
- - Petits ateliers bricolages ludiques
- On continue l'initiation au communisme et au patriotisme
- On commence à encadrer les plus jeunes
-> Dès 9 ans :
- - Poursuite de l'initiation au communisme avec l'étude des autres pays marxistes (U.R.C.M, C.E.S.S, Thalìboz...)
- Début de l'initiation aux vices du capitalisme avec l'étude des dangers de cette idéologie maudite et de ses vices (déshumanisation, avarice...)
- Intensification de l'initiation au patriotisme avec l'étude de la supériorité tcherkesse (et slave en général) sur le monde capitaliste, étude du drapeau et des grands personnages communistes (Milan Zemko, Libena Kirilenka...)
-> Dès 10 ans :
- - Début de l'apprentissage de l'Eranéen et de l'Internationale dans toutes les langues
- Initiation à la guerre et aux armes à feux (étude des conflits modernes et de l'arsenal des nations capitalistes)
- Sortie en groupe pour renforcer la fraternisation entre les enfants.
- Rencontre et visite de bases militaires pour initier les enfants à reconnaître les défenseurs de la patrie
-> Dès 11 ans :
- - Poursuite de l'apprentissage de l'Eranéen, début de l'apprentissage du Kirkstanais ou du Kirepien (au choix).
- On prépare psychologiquement les enfants à la défense de la nation (passage de films mettant en scène des soldats communistes...)
- On prépare psychologiquement les enfants à la guerre (passage de films sur la guerre, parfois choquants...)
- Défilé au pas militaire dans les villes du pays
-> Dès 12 ans :
- - Initiation des jeunes (de manière indirecte) à la dangerosité des système autres que le communisme (messages subliminaux, clips, etc...)
- On enseigne aux enfants de multiples techniques de survie et de premiers soins.
- Entraînement au maniement d'armes (en plastique)
- Présentation des leaders capitalistes (présidents libéraux..) et initiation à leur dangerosité
- Passage de films chocs sur la barbarie capitaliste, notamment au Zanyane ou au Valua
-> Dès 13 ans :
- - Prise en charge des plus jeunes qu'on organise en petits groupes
- Entraînement à la survie dans les milieux naturels locaux (pour familiariser les élèves à leur environnement)
-> Dès 14 ans :
- - Poursuite de l'initiation aux armes à feux (entraînement au tir, notamment sur les cibles de la présidente liethuviskienne ou de Kenneth II)
- Entraînements au combat (parcours du combattant, prise en charge par des soldats de l'APR)
- En atelier, production d'affiches et de tracts à la gloire du communisme
- Pour les musicaux, composition et interprétation de chansons communistes et patriotiques inventées.
- Apprentissage à la reconnaissance des soldats ennemis (uniformes, armes, tactiques...)
-> Dès 15 ans :
- - On entraîne les élèves désormais avec toutes les armes "basiques" de l'armée, en passant de l'arme de poing au canon de mortier et la grenade.
- Manoeuvres communes avec l'APR
- Voyage "scolaire" dans un pays du Pacte à la fin de l'année pour apprendre aux jeunes à connaître leurs alliés indéfectibles.
Posté : dim. oct. 20, 2013 9:42 pm
par Alexei
Kultúra
<center>~ Place Venceslav - Václavské Náměstí ~
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Place Venceslav de jour</center>
La place Venceslav (en tcherkesse Václavské náměstí) est, au cœur de la ville de Tcherkoo et est une des places principales de la capitale tcherkesse. Il s'agit d'une ancienne place, appelée autrefois le Marché aux chevaux (Kǒnský trh). Sa surface de 41400m² est exceptionnelle pour le Moyen Âge. Elle prendra son actuel nom de « place Venceslav » en 1848. Elle est dédiée au saint patron du pays, Venceslav II de Tcherkie dont la statue équestre domine le haut de la place.
Cette très large avenue est bordée par nombre de palais et bâtiments de grande valeur architecturale. Les deux rangées de tilleuls qui longent la place d'un bout à l’autre participent également au charme historique de l’endroit.
La place est dominée par la statue équestre de saint Venceslav, au pied de laquelle se donnent rendez-vous les Tcherkoviens, et par le Musée national. À l’opposé, elle rejoint deux importantes artères commerçantes de la ville : les rues Na příkopě et Národní třída.
L'ancien marché aux chevaux ressemble aujourd'hui plus à une avenue qu'à une véritable place avec ses 750 m de long pour 60 m de large. Cœur de la vie moderne de Tcherkovo, la place a joué un rôle primordial dans l'histoire récente du pays et plusieurs événements marquants s’y sont déroulés : la déclaration de la Première République Socialiste tcherkesse en 1905, la confrontation entre les troupes ketcheves (Tcherkesses "de l'est" proche culturellement de la Tchéquie irl.) et tcherkes (Tcherkesses de l'ouest, descendant des Kirepiens et proches de la Slovaquie irl) (c.f Guerre de velous) et les importantes manifestations de la Révolution Tcherkesse qui renversa le régime monarchiste, qui sévissait depuis des siècles, en 2021.
La nuit, la place Venceslav prend une autre dimension. L’afflux de touristes étrangers a provoqué l’apparition de nombreux « cabarets » et de bars en tout genre ainsi que des restaurants traditionnels.
La place Venceslav joue un rôle important dans l'histoire des Tcherkoviens ou même des Tcherkes. C'est lors d'un événement historique, la Révolution de 1905, qu'elle devient un symbole de l'identité et de la pérennité de la nation tcherkesse et reçoit son nom actuel. En 1918, elle est (re)secouée par des manifestations en faveur de la démocratie et de l'unité nationale la même année.
Après la Seconde Révolution, sous l'actuel régime communiste, les défilés officiels du 14 juin s'y déroulent tous les ans.
Posté : mar. oct. 22, 2013 10:06 am
par Alexei
Kultúra
<center>~ Le Palais de la Renaissance - Renesančný palác ~
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Photographie de l'extérieur du Palais de la Renaissance</center>
Le palais de la Renaissance (en tcherkesse : Renesančný palác) est un palais construit dans le quartier de Malá Strana à Tcherkovo en République Démocratique et Socialiste de Tcherkessie. C'est un très bel exemple d'architecture baroque dans sa première phase et est très célèbre à travers le pays, considéré comme un chef d'oeuvre culturel. Il abritait également le Sénat de la Première République tcherkesse en 1905. Il tient son nom du fait que sa construction corresponde à l'époque où l'Empire était à l'apogée de sa richesse et de son pouvoir après une sombre période de guerres de religions entre catholiques (à l'est en Ketchevie, alors royaume indépendant allié au Coorland et au Rason), orthodoxes (à l'ouest en Tcherskie et alliés au Royaume du Kirep) et musulmans (au sud-est venant de Kletssie).
Il est construit dans les années 1623-1630 pour Albert de Moltke (ou Albrecht von Moltke), nommé général des armées impériales en 1623, prince (en 1625) puis duc (en 1627) de Nová Revuca et (en 1629) de Sankt-Vladislav tout entière, l'un des plus puissants et des plus riches nobles de Tcherskie, d'origine albionnaise issu de la communauté des Sudores, des années troubles de la guerre de Trente Ans.
À sa place se trouvait le palais Trčkovský, vingt-trois autres maisons, des jardins et une briqueterie.
Moltke fait appel aux artistes les plus en vue de son époque pour la construction de son palais de Tcherkovo comme Andrea Spezza d'Arongo, qui s'était rendu célèbre en Albion, Kirkstan et Tripì, Giovanni Pieroni, architecte de plusieurs bâtiments pour le château de Moltke à Jičín, sur Sankt-Vladislav, et Niccolo Sebregondi, actif essentiellement au Tripì et en Savoia. Les jardins sont ornés de sculptures d'Adrien de Vries, auparavant sculpteur officiel de l'empereur Milos II. Il crée pour les jardins un ensemble maniériste de statues et de fontaines unique en son genre. Les statues furent dérobées par la soldatesque ketcheve en 1648 lors de la mise à sac de la ville par les armées catholiques. Des copies fidèles les remplacent depuis la campagne de restauration du palais entreprise entre 1912 et 1918.
Moltke tombe en disgrâce et est assassiné sur ordre de l'empereur en 1634. Au total, entre l'achèvement du palais et son assassinat, Moltke n'y a résidé que douze mois discontinus. La plupart de ses biens sont alors confisqués par la couronne mais le palais est resté dans la famille Moltke jusqu'en 1945. Comme la plupart des biens appartenant à la minorité albionnaise en général et à l'ancienne noblesse en particulier, il est alors nationalisé et utilisé comme bâtiment administratif pour des rencontres diplomatiques, etc...
En soi, les dimensions même du palais sont impressionnantes puisqu'il s'étend sur 340 mètres de long et 170 dans sa plus grande largeur.
L'espace construit s'organise autour de quatre cours intérieures. Le palais principal se trouve à l'ouest et est occupé par une partie de la Justice Révolutionnaire tcherkesse.
Au nord-est, les anciennes écuries servent d'espace d'expositions temporaires pour la Galerie nationale à Tchervkovo.
Le joyau du palais est la grand-salle dite des chevaliers, ornée de fresques par le peintre Baccio di Bianco qui y représente Moltke en Mars sur le sentier de guerre. Les parements de marbre des murs proviennent du Palais Černín (aujourd'hui, ministère des Affaires Étrangères de la République tcherkesse, situé sur la Place de la Révolution) et ont été installées ici en 1853.
<center>[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a4/Valdstejnsky_Palace_hall.jpg/250px-Valdstejnsky_Palace_hall.jpg[/img]
Intérieur du Palais de la Renaissance avec la "salle des chevaliers".</center>
L'antichambre attenante comprend un portrait équestre du généralissime Moltke ; les fresques au plafond sont l'œuvre de Petr Maximer et datent du XIXe siècle.
La salle d'audience est ornée d'une fresque d'Héphaïstos, référence transparente aux fonderies établies par Moltke en Tcherskie. Les plafonds quant à eux sont ornés de stucs dus au talent de Baccio di Bianco.
La circulation s'articule autour de deux escaliers principaux, l'un est consacré à la mythologie, l'autre à l'astronomie.
La chapelle du palais ee la Renaissance mérite également d'être mentionnée. Albert de Moltke y est encore représenté, cette fois sous les traits du saint-patron de la Tcherskie, Saint Venceslav, auquel elle est dédiée. L'autel et la décoration sculptée est l'œuvre d'Arnošt (Ernest) Heidelberger, un élève d'Adrien de Vries. Assez étroite et haute de seize mètres, elle donne une impression de verticalité. Sur le mur ouest, les fenêtres de l'oratoire servaient, au premier étage au duc et au second à la duchesse lorsqu'ils assistaient à la messe.
À l'ouest du complexe palatin, reliées à lui par l'aile Lobkovič, se trouvent les écuries. Occupant 900 m², elles se rendirent célèbres parce que chaque cheval avait son portrait dans son propre box.
Posté : mar. oct. 29, 2013 4:57 pm
par Alexei
Kultúra
<center>~ Le Pont Karlovo - Karlův most ~
[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7a/Pano.PontCharles.nord.JPG/800px-Pano.PontCharles.nord.JPG[/img]
Vue panoramique du pont Karlovo</center>
Le pont Karlovo (en tcherkesse : Karlův most) est un pont qui relie le vieux Tcherkovo (Staré Město en tcherkesse) au quartier de Malá Strana. Construit au XIVe siècle, il sera le seul pont sur la Iéna jusqu'en 1741.
Symbole de la ville, incontournable pour les touristes, il est envahi de musiciens, d'artistes divers, de bonimenteurs et de camelots. Son nom fait référence au roi Charles IV qui n'eut de cesse d'embellir Tcherkovo. Sa construction a servi à remplacer l'ancien pont Judith édifié quelques mètres en amont et emporté par la Iéna en crue en 1342.
Une longue tradition attribue la construction de ce pont à l'architecte Peter Parler. Il a été avéré en 2007 que le véritable architecte était un certain Oto, dont on ignore tout sauf le sceau. Peter Parler n'aurait qu'achevé ce pont, comme le prouve sa marque un mur latéral retrouvé sous terre, lors des fouilles archéologiques.
La pose de la première pierre a eu lieu en 1357, selon les chroniqueurs. On ignore le jour précis. Le philosophe et astronome tcherkesse Zdeněk Horský a proposé le 9 juillet 1357 à 5 heures et 31 minutes, pour des raisons liées à l'astrologie. Cette date palindrome (qui se lit aussi bien de droite à gauche que de gauche à droite) avait été jugée propice par l'astrologue de la cour de Milos II. L'empereur, féru de mysticisme, espérait que l'ouvrage résistât aux assauts du temps et du fleuve. D'autres proposent le mois de juillet, ou encore le 15 juin pour la saint Vít.
Chaque extrémité du pont est protégée par une tour. Du côté de Staré Město, la tour gothique date ainsi du XIVe siècle. Les historiens supposent qu'à l'origine le pont était plus long d'un pilier à chaque extrémité. Les tours n'étaient donc pas aux extrémités.
Le pont Karlovo a inspiré tout un dictionnaire de fables, comme celle qui raconte que des tonnes d'œufs ont été rapportés des villages alentour pour servir de liant au mortier.
Au cours des XVIIe siècle et XVIIIe siècle siècles, les catholiques ajoutent trente statues en vis-à-vis sur toute la longueur du pont. Aujourd'hui certaines sont remplacées par des copies reconnaissables à leur teinte plus claire, les originaux étant conservés au musée national.
L'une d'entre elles, la plus ancienne (datant de 1683), représente le saint Jean Népomucène. Créée et mise en place à la demande des jésuites, elle célèbre le futur saint Jean Népomucène (il n'est béatifié qu'en 1721 et canonisé qu'en 1729). Ce dernier, prêtre à Tcherkovo sous le règne de Venceslav IV, fut jeté, par ordre du roi, par dessus le pont en 1393. Le roi jaloux n'acceptait pas que Jean Népomucène ne lui répète pas ce que la reine lui avait confessé. Une fois décédé, une auréole serait apparue au-dessus de l'eau. Aujourd'hui, sa statue est surmontée d'un halo doré et accompagnée, à quelques mètres de distance, d'une croix en or marquant le lieu du crime. Les touristes aiment toucher, sur le piédestal, la silhouette du chien de la famille royale (signe de fidélité) et celle de la reine, qui apporterait le bonheur.
Entre 1683 et 1714, sur le modèle du pont Saint-Ange de Lidice, chaque pilier est surmonté d'une statue ou d'un groupe sculptural qui évoque l'histoire religieuse de la ville ou du pays. Les statues sont l'œuvre des sculpteurs baroques Jan Brokoff et de son fils Ferdinand Maximilian Brokoff, Matthias Bernhard Braun, et d'autres.
Posté : lun. nov. 11, 2013 2:43 pm
par Alexei
Kultúra
<center>~ La Paysanne et l'Ouvrier - Roľníka a Pracovníkov ~
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Vue de côté et de face de la paysanne et l'ouvrier.</center>
La Paysanne et l'Ouvrier (en tcherkesse : Roľníka a Pracovníkov) est un groupe sculpté composé de deux figures, une femme (la paysanne) et un homme (l'ouvrier), brandissant respectivement la faucille et le marteau, symbolisant ainsi les deux branches du prolétariat (paysan et industriel). Cette œuvre de 25 mètres de haut et de 80 tonnes a été créée par Vera Bobulovka. L'œuvre se situe dans le quartier de Malá Strana, à l'entrée du Centre national des expositions, au nord de Tcherkovo. La statut a été construite de juillet 2021 à février 2022, puis posée fin-février. Cette oeuvre est l'exemple typique du "Nouvel-art tcherkesse", c'est-à-dire, le réalisme socialiste jeekimois.
L'idée du projet de cette sculpture vient de l'architecte Boris Iofaník, qui remporta le concours proposé pour la construction de la statue. Pour déterminer à quel artiste serait confiée la réalisation de la sculpture, un second concours, remporté par Vera Bobulovka, fut organisé.
L'influence d'un groupe statuaire de l'Hellas antique représentant les tyrannoctones est parfois cité comme point d'inspiration de cette structure.
La réalisation de cet immense monument a été conduite à partir d'un modèle en plâtre d'un mètre et demi de haut créé par l'artiste par un groupe de plus de vingt ingénieurs dirigé par Ivo Kronstadt. La sculpture faite en acier inoxydable, un alliage fer-chrome-nickel, est alors coulée selon ce modèle dans les ateliers de l'Institut mécanique et de l'industrie métallurgique sous la direction du professeur Pavol Romak-Čerký.
Une fois la construction achevée, elle fut placée sur un piédestal devant l'entrée nord du centre national des expositions tcherkesses.
La sculpture est qualifiée par de nombreux spécialistes de « standard du réalisme socialiste tcherkesse récent ».
Le modèle final du monument (avant coulage), lui-même, en bronze et d'une hauteur de 160 cm, est conservé au Národné Múzeum à Tcherkovo.
Anecdote matérielle :
L'alliage en acier inoxydable fer-chrome-nickel, provenant d'URCM, conçu pour la statut, est l'un des accomplissements les plus remarquables de l'industrie moderne, l'acier présentant une aussi bonne résistance à la corrosion que l'or. Visuellement, la couleur de l'alliage n'est pas constante, mais dépend de la couleur des nuages, du ciel et du degré d'éclairement solaire. L’ingénierie tcherkesse découvre ainsi une nouvelle manière d'exploiter cet alliage jusqu'alors méconnu, ce-dernier se révèle tout de même coûteux car, le pays est peu pourvu en métaux.
Posté : mer. nov. 27, 2013 2:10 pm
par Alexei
Kultúra
<center>~ Le mont Stutovan - Stutováň Hora ~
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Vue depuis le village de Stutovo.</center>
Le Stutováň est une montagne située en Tcherkessie, plus exactement en Ketchevie culminant à 2 501 mètres d’altitude. Il fait partie des Carrates, montagnes de l'est de la Tcherkessie et plus précisément du massif des Hautes Vatras (en tcherkesse : Vatry).
Symbole de la Tcherkessie et fierté nationale, il est considéré comme la plus belle montagne du pays et joue un rôle majeur dans l'activisme nationaliste ketcheve depuis bientôt 200 ans. Il est cité dans des œuvres littéraires du XIXème siècle, à travers des peintures et des films documentaires. Il a été choisi par vote pour être représenté sur les pièces de 1, 2 et 5 centimes tcherkesses entrées en vigueur le 1er janvier 2019.
L’ascension du Stutovan se fait relativement aisément en trois ou quatre heures sur des sentiers balisés, en partant de Podbanské, Tri studničky ou Štrbské Pleso. Avec un panorama exceptionnel à son sommet, c'est la montagne préférée des randonneurs dans la partie occidentale des Hautes Vatras.
Le nom Stutováň fut pour la première fois mentionné sous l'appellation "Stutvan" en 1639 qui est dérivé de la racine ketcheve stut- signifiant « incliner » ou « recourber ». Ce qui reflète l'apparence anguleuse de sa silhouette lorsqu'il est observé depuis l'ouest ou le sud. Caractérisé comme une « queue de bœuf » dans le travail de 1639 (cauda bubula dans la version latine originale). Le nom tcherkesse est utilisé dans d'autres langues incluant le rasonnais où elle remplace souvent la forme locale Stotuvan sauf dans la région située à proximité immédiate des Vatras.
D'autres sommets en Tcherkessie portent le même nom dont le Veľký Stutováň (1 708,7 m) et le Malý Stutováň (1 671 m) dans le massif tout proche de la Petite Fatra ; plus au sud, il existe également un village nommé Stutovo.
Le mont Stutováň constitue la plus occidentale des cinq crêtes secondaires situées au sud de la crête principale des Hautes Vatras.
Basé simplement sur des observations visuelles, le Stutováň concourt au statut de point culminant des Hautes Vatras avec le Tomnický štít, qui domine le paysage depuis l'est, jusqu'en 1793 lorsque ce dernier fut précisément identifié comme le plus haut des deux, mais aussi comme le plus haut pic de la chaîne, une erreur corrigée par Ludvig Ekáterov en 1837 :
L'altitude relative entre les deux montagnes a été déterminée par le médecin coorlandais Robert Townson qui escalada les deux pics en août 1783 et fit aussi un rapport sur l'esthétique du Stutováň :
« Le temps était très beau et le Stutováň, qui avait pendant la nuit une coiffe de neige, semblait sublime.[...] 1 888 pieds au-dessus du village de Vasetz (Važec) ; le Stutováň; est donc un peu plus bas que le pic Tomnitz (Tomnický štít). »
Actuellement, son altitude couramment reconnue est de 2 501 mètres et semble avoir la plus grande hauteur de culminance de toute la chaîne des Vatras avec plus de 1 400 mètres de dénivelé entre le sommet et la vallée Köprová dolina ou le lieu-dit Tri Studničky.
Administrativement, il est localisé en Ketchevie, dans la commune de Vysoké Vatry sauf la rive droite de la vallée Belianska dolina qui se trouve sur le territoire de Východno un village du département de Liptovský Mikuláš.
La rivière Biely Váh prend sa source à 2 026 mètres d'altitude en aval du lac d'origine glaciaire Zelené pleso. Le Biely Váh ou Váh blanc et le Čierny Váh ou Váh noir se rejoignent pour former le Váh, la plus longue rivière de la Tcherkessie.
Posté : jeu. nov. 28, 2013 5:19 pm
par Alexei
Kultúra
<center>~ L'Abbaye de Vyšší Brod - Vyšebrodský klášter ~
[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8f/Vyssi_Brod_Vysebrodsky_klaster.jpg/280px-Vyssi_Brod_Vysebrodsky_klaster.jpg[/img]
L'abbaye de Vyšší Brod se reflétant dans la Iéná.</center>
L'abbaye de Vyšší Brod (Vyšebrodský klášter) est une abbaye cistercienne de styles gothique et baroque, fondée en 1359 à Vyšší Brod, en Tcherkie-du-Sud, au sud de la Tcherkessie.
L'homme à l'origine de la fondation de l'abbaye de Vyšší Brod est un seigneur laïc, Pavol Nehaničký, désireux d'établir un centre culturel et spirituel dans ses terres, de s'assurer les prières d'une communauté religieuse, et de fonder un lieu de sépulture pour sa lignée. Son choix de moines cisterciens pour cette nouvelle fondation fut vraisemblablement dicté par sa femme Hedwige von Schaumburg, originaire d'Albion dans une région où ils étaient nombreux et fort appréciés de la population. En 1358, Pavol Nehaničký demande au chapitre général cistercien la fondation d'une abbaye sur ses terres par l'intermédiaire de l'abbé de l'abbaye de Wilhering. La permission de fonder obtenue, ce sont des moines de cette même abbaye de Wilhering qui s'établirent en 1259 dans un lieu désert et boisé au bord de la Iéná, lieu qui deviendra plus tardivement de par l'attraction de l'abbaye la ville de Vyšší Brod. Les premières constructions furent réalisées rapidement: l'année 1359 n'était pas encore terminée que déjà l'évèque de Tcherkovo Jean III consacre la première église abbatiale. L'histoire de cette fondation donna lieu à des légendes, dont l'une, rapportée par Bohuslav Balbín, mentionne que Pavol Nehaničký manqua de se noyer dans la Iéná à cet endroit, et qu'attribuant son salut à une intervention divine, il fit le vœu d'y établir une église.
En 1264, le roi Ottokar II de Tcherkie confirme les privilèges de l'abbaye par un décret royal. L'abbatiale actuelle est édifiée entre 1365 et 1370. Pour subvenir à ses besoins et assumer la charge de la charité envers les plus pauvres, l'abbaye s'affirme tout au long du Moyen Âge comme un propriétaire terrien majeur dans les régions environnantes, grâce aux liens forts toujours maintenus avec la famille des Rosenberg. Les activités artistiques sont également très développées, nombre de peintures originaires de l'abbaye de Vyšší Brod et datant des XIXe et XVe siècles existant encore aujourd'hui tel que le retable de Hoppanší mesto. Il semble que tout au long de son histoire, la communauté monastique soit restée stable en nombre, comptant environ 25 moines.
Entre 1753 et 1755, la célèbre bibliothèque du monastère, toujours existante de nos jours, est constituée par l'abbé Quirin Mickl. À la fin du XVIIIe siècle, les effets du Joséphisme, visant à la confiscation du patrimoine religieux et à la suppression de la vie contemplative jugée inutile, se font sentir à Vyšší Brod comme partout ailleurs dans l'empire Tcherke (précurseur de l'Empire Tcherkesse) : en 1786 l'abbé Hermann Kuntzík est démis de ses fonctions, et l'abbaye interdite de recevoir des novices, ses biens mis sous séquestre. Cependant en 1790 toutes ces mesures sont révoquées à la mort de l'empereur Joseph II.
Le XIXe siècle est une période de renouveau sous l'abbatiat de Leopold Wackarž, également abbé général de l'ordre, malgré la triste scission de l'ordre cistercien des trappistes en 1892.
Le XXe siècle annonce de nouvelles épreuves pour l'abbaye. Celle-ci est quasiment ruinée par l'effort de guerre contre le Royaume Ketcheve et la perte de ses terres agricoles, et les nouvelles autorités regardent les congrégations catholiques avec méfiance. C'est pour concilier celles-ci qu'une congrégation cistercienne tcherke est séparée de celle de Ketchevie en 1923 et nommée congrégation du très pur Cœur de Marie. Malgré un manque certain de nouvelles vocations, les moines créent en 1924 un collège privé. Mais rapidement l'abbaye va se trouver plongée dans la tourmente des événements menant à la Guerre d'indépendance ketcheve, violemment réprimée. L'empereur Tcherkesse Milos I visite Vyšší Brod en 1937 peu avant son assassinat par son propre oncle. En 1941, l'abbaye est dissoute sur ordre de la nouvelle régence, les moines les plus jeunes sont recyclés dans la nouvelle armée impériale tcherkesse et les plus âgés devant trouver refuge dans les paroisses environnantes. La vie religieuse est brièvement rétablie à l'abbaye entre 1946 et 1949, mais seulement avec les religieux de langue techerkesse survivants, les religieux de langue albionnaise ayant été expulsés du pays, depuis les Grandes Réformes.
Après la Révolution tcherkesses, les lois athées sont proclamées, mais les ordres monastiques demeurent autorisés. Dans les décennies qui suivent, l'abbaye est progressivement restaurée, et de jeunes moines accueillis et formés.