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Posté : sam. juil. 13, 2013 10:55 pm
par luc57
Culture & Société : Les contes des milles et unes lumières (2)
Le barbier et Allah
[quote]Il y a fort fort longtemps vivait à Alamut un musulman empreint d'une foi qui faisait de sa vie un bonheur quotidien. Chaque matin, il prenait plaisir à lire des sourates entières, et tâchait de trouver comment appliquer les lois divins dans sa vie au quotidien. Il remerciait Allah sans cesse pour tout ce qu'il recevait. Il avait un quatre fils et une jeune fille qui venait de naître. Il vivait avec sa femme une relation d'amour fusionnelle d'où résultait un bonheur sans bornes. Tout semblait aller pour le mieux pour cet homme.
Un jour, après la prière, il se dit qu'il était tant de tailler un peu sa barbe. Il dit à ses enfants qu'il reviendrait vite et sa femme lui ouvrit la porte.
C'était une belle journée de printemps, des enfants jouaient dans la rue avec des petits chiens, des femmes se promenaient sur les trottoirs, scrutant les étals du marché pour dénicher des fruits, des légumes ou des tapis à prix raisonnables. Le soleil brillait, et notre jeune homme salua les patrouilles de soldats qu'ils croisaient et ramassa les jouets que les enfants faisaient tomber par inadvertance. C'était en somme un homme bon, attentionné, qui vivait avec tous les bienfaits de la parole d'Allah.
-
Le barbier était devant sa porte, il portait des vêtements sombres, une belle barbe mal taillée et son rasoir pendait à sa ceinture. Un de ses assistants rasait de près un homme à l'intérieur du salon. Ce barbier était connu dans toute la ville : il était un de ceux qui refusaient de croire en l'existence d'un Allah, car il n'a pas de preuve physique sous les yeux. Les préceptes religieux lui paraissent inintéressants, trop durs, compliqués à suivre et surtout, impossibles à appliquer pour un simple être humain. Cet homme ne croyait que ce qu'il voyait, entendait, touchait, goûtait et sentait. Le reste ne pouvait pas exister selon lui.
-
Le jeune musulman entra chez le barbier et lui demande de lui couper un peu la barbe, mais pas trop, sinon, les écrits coraniques ne seraient pas respectés ! Une discussion s'engagea alors entre les deux hommes.
« Ah ! Monsieur est musulman ! C'est bien étrange !
-La parole du Grand Allah ne sont donc pas parvenus à votre oreille ?
-Ah ! Si, monsieur, si ! Mais comment donc un être surnaturel pourrait exister .
-La Vérité se trouve dans le Coran, et chaque homme qui le lira trouvera le chemin de la vie éternelle.
-C'est du beau discours, mais pourquoi y aurait-il une vie après la mort ? Celle-là est déjà assez parsemée d'embûches et de déboires.
-Oui, il est vrai. La vie promise par Allah dépasse le réel et...
-Calembredaines que ces propos ! Regardez autour de vous ! Des petits enfants meurent sous les coups ! Le sang de nos pères et de nos frères a coulé à travers les siècles ! Les guerres et les maladies ont tué encore plus de monde que n'importe quel calife ne l'aurait fait ! Des femmes sont violées et maltraitées partout ! Si c'est cela que le Coran et Allah nous apporte, vous pouvez vous les garder. »
Le musulman avait à ce moment le rasoir près de la gorge, il pria Allah de l'aider et finalement, il préféra se taire, après quoi il sortit, tout penaud, honteux de n'avoir su quoi répondre. Il prit la décision de rentrer chez lui.
-
Et alors, au détour d'une rue, il aperçut un mendiant, un bâton à la main, assis, avec une barbe longue ! Longue, très longue, filandreuse, sale, jaune, brune et noire. Le musulman sut alors. Il retourna chez le barbier et lui dit, très fermement :
« Monsieur, les barbiers, cela n'existe pas ! »
Le barbier le regarda en haussant un sourcil.
« Délirez vous, je viens de vous couper la barbe ! »
Le musulman entraîna le barbier dehors, il l'amena devant le mendiant, et lui dit :
« Regarde cet homme ! Vois sa barbe ! Elle est sale, longue, ratée ! Si les barbiers existaient, il ne serait pas comme ça !
-Mais enfin ! C'est ridicule ! Il n'a qu'à venir chez moi cet homme, et je la lui taillerais sa barbe !
-Eh bien, voilà mon frère, tu as compris. Cet homme a besoin d'un barbier, et il l'attend au lieu d'aller le chercher. Les gens comme toi sont ainsi : Il ne faut pas attendre le Tout-puissant, il faut aller à lui »[/quote]
Posté : sam. juil. 27, 2013 12:46 pm
par luc57
Nature : Les mines de sel de Jachar
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La plus ancienne mine de sel a été ouverte à Jachar en 2230 avant Jésus-Christ et a été fermé en 1949, classée alors comme une des plus vieilles structures économiques du continent. Initialement, il s'agit d'une simple grotte découverte sûrement par hasard par un petit groupe de nomades barebjaliens. Les premiers sédentaires qui se sont installés dans la région (et qui ont fondé la ville de Jachar) ont commencé à exploiter cette mine afin d'en extraire le sel ainsi que d'autres minerais plus rares (or par exemple) et s'en servir comme monnaie d'échange, le système commercial le plus répandu à l'époque étant le troc. Cette partie d'Alamut est connue pour ses terres assez fertiles par rapport au reste du continent. Les agriculteurs qui y vivaient il y a plusieurs millénaires allaient travailler dans les mines lorsque l'entretien des champs agricoles ne demandaient pas beaucoup de main d’œuvre. C'est ainsi que le travail des mines se développa. Aux alentours d'un millénaire avant J-C, le sel devient une ressource trop commune, et donc, peu rentable. Les mines de Jachar semblent pourtant inépuisables et continuent à tourner. Le sel excédentaire se voit alors attribuer une autre utilité : l'art. Les sculptures de sel sont très difficiles à réaliser car il faut les tailler directement dans la roche, le sel étant un matériau peu apte à s'agglutiner facilement. Les hautes sphères des sociétés alamiennes raffolaient des sculptures en sel, dont les plus belles approchaient les trois mètres de haut. Les sculpteurs les plus riches arrivaient à tailler des éléphants, des hommes etc... grandeur nature. La coloration de ces statues demeuraient difficile, jusqu'à la découverte des colorants naturels (pourpre...) qui pouvaient cependant revenir incroyablement chers.
Aujourd'hui, alors que la sculpture de sel n'est rien de plus qu'un loisir pour certaines personnes et un bel art pour d'autres, les mines de sel de Jachar ne sont plus que de simples attractions touristiques assez prisées. Mal adaptées aux techniques d'extraction modernes, ces mines ont été fermées au début de la seconde moitié du Xxième siècle, étant très peu rentables. Des circuits ont alors été aménagés un peu partout dans les mines pour découvrir des tunnels et des grottes qui ont été foulées par les hommes quatre, voire cinq millénaires auparavant. Différentes petites installations ont aussi été de même ajoutées. On peut trouver une mosquée taillée dans la roche de sel, une petite salle de concert et bien évidemment, des couloirs entiers dont les parois sont jalonnées de sculptures de sel (la plus ancienne représente un lion et a été réalisée en -542) qu'il est bien évidemment strictement interdits de toucher. Dans les parties les plus protégées et les plus récentes, on propose des petits ateliers où l'on peut extraire du sel à la manière des ancêtres, suivant plusieurs méthodes selon les âges. Les mines de Jachar attirent chaque année près de 400'000 personnes, alamiens et étrangers.
Posté : jeu. août 01, 2013 11:05 am
par luc57
Nature & Culture : L'ancienne Alapolis la Majestueuse
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A quelques kilomètres au Sud de Shariz se trouvent les ruines d'Alapolis, dite « la Majestueuse ». Ancienne capitale du califat d'Alamut, cette cité antique rayonnait sur tout le continent et sa magnificence traversait les océans. Des colonnes de marbre sculptées aux statues en bronze, tout resplendissait. Construite au pied d'une montagne presque à pic, des installations de type troglodyte ont été réalisées dans la dure roche. Ces magnifiques bâtiments sont encore aujourd'hui source de multiples questions : comment un peuple a-t-il pu tailler des lignes parfaitement géométriques dans une roche extrêmement dure quatre siècles avant JC ? Le bâtiment au centre de la cité était le temple de Baal (ancienne divinité d'un culte païen), qui atteignait la hauteur de trente mètres de haut, avec des colonnes représentant des scènes de combat entre des dieux, des demi-dieux, des monstres mythologiques, des héros et des hommes. La surface totale de la ville d'Alapolis n'est pas très bien connue malgré d'énormes travaux réalisés par une multitude de chercheurs en tout genre. Quelques rares petits bâtiments ont été trouvées, sur lesquels des inscriptions en arabe figurent, donnant des indications sur les différentes activités qui s'y déroulaient. On relèvera notamment les premières traces d'artisans potiers et marchands de carpettes.
Aujourd'hui, les fouilles archéologiques se poursuivent. Un grand nombre d'archéologues venus du monde entier creusent et dégagent du sol de très anciens bâtiments de la ville qui fut l'une des plus rayonnantes du monde antique. Les rues dévoilées au grand jour montrent une grande technique très moderne et très efficace de construction des axes routiers. Les manuscrits de l'époque, couplés aux découvertes archéologiques permettent de restituer une bonne reconstitution de ce qu'était la vie à Alapolis entre la quatrième siècle avant JC et le troisième siècle après JC (date à laquelle la ville a été rasée par des brigands et un incendie monumental). On a aussi appris que cette ville avait la particularité, comme les villes occidentales du XIXième siècle, de faire se côtoyer les très riches bourgeois et les pauvres hères au sein du même immeuble. La ville d'Alapolis comportait aussi près de cent mosquées aux tailles différentes, la plus petite pouvant accueillir environ quarante personnes maximum et la plus grande plusieurs milliers. La ville comptait à son apogée presque un million d'habitants, ce qui est énorme pour une ville antique. Les recherches archéologiques se poursuivent, et la ville d'Alapolis est loin d'avoir révélé tous ses secrets.
Posté : sam. août 10, 2013 7:00 pm
par luc57
Culture & Société : Les contes des milles et une lumières (3)
Le djinn, les jeunes et les vieux
[quote]Il y a fort fort longtemps, au fin fond du djebel de Metsaoud vivait toute une communauté berbère, presque en autarcie. La paix régnait et tout le monde se portait bien. Les jeunes partageaient avec les vieux le fruit de leur labeur et les vieux enseignaient leur vaste savoir aux jeunes. La société fonctionnait excellemment bien et tout le monde était ravi. Un jeune homme du nom d'Ali vivait avec son grand-père, le vénérable Muhammar. Les deux hommes étaient en parfaite harmonie, l'un ne pouvant se passer de l'autre. Dans toute la communauté, Ali et Muhammar étaient de véritables exemples à suivre. Mais, un événement vint troubler cette sérénité.
Un matin de juillet, un djinn (être surnaturel démoniaque) sortit du désert et arriva dans le paisible village afin d'en troubler le calme. Les soldats fuyaient devant lui et les habitants étaient terrorisés. Le djinn devint alors maître des lieux et tout le monde devait l'écouter. Il rassembla tout le monde sur la place de la cité et cria :
« Ah ! Que vous êtes vieux-jeu ! Pourquoi donc jeunes et vieux ne veulent-ils pas se séparer ici ? C'est ridicule enfin ! Les jeunes n'ont pas besoin de fossiles pour s'épanouir ! Et depuis quand le vieux baobab a-t-il besoin du petit buisson pour vivre ? Non non non, c'est stupide ! Je veux que tous les vieux, tous, sans exception, vous alliez vivre dans la montagne, tout en haut, loin ! Allez allez ! »
Un drôle de cortège se forma alors : tous les vieux de la cité anciennement paisible se regroupaient et partirent en file indienne vers les sommets enneigés de Metsaoud. Les adieux avec les familles étaient larmoyants et difficiles. Mais Ali, lui, aimait trop son grand-père Muhammar et se séparer de lui lui était totalement inconcevable ! Alors le jeune Ali alla cacher son grand-père dans la cave de sa maison. Il lui apporterait chaque jour à manger et à boire et l'entretiendrait. Lorsque tous les vieux se mirent en route, le djinn se tourna vers les jeunes et il leur dit :
« Hahaha ! Vous voilà dans de beaux draps, n'est-ce pas ? Il existe néanmoins un seul moyen de faire revenir vos vieux ! Je vais vous poser trois énigmes ; si vous réussissez la première, je vous poserais la deuxième, si vous réussissez la deuxième, je vous poserais la troisième, et si vous réussissez la troisième, je repartirais dans le désert. Mais si vous vous trompez, ne serait-ce qu'une seule fois, je vous égorge ! »
Tous les hommes de la ville avaient une peur terrible du djinn, et pas un seul d'entre eux n'osait affronter les énigmes ! Tous... sauf un ! Quand Ali vit la tristesse qui habitait ses amis et ses voisins suite au départ des vieux, il se décida et alla dans le palais que s'était construit le djinn et lui parla ainsi :
« -Djinn ! Tu es mauvais et nous sommes bons, nous avons besoin de nos vieux ! Poses ta première énigme, j'y répondrais !
-Voilà un jeune homme bien audacieux, répondit le démon, peut-être es-tu fatigué de vivre ? Mais soit, voici la première énigme. »
A ces mots, le djinn claqua des doigts et deux juments apparurent. Elles étaient semblables en tout points. De la crinière à la queue, absolument rien ne les différenciaient. Même la couleur de leurs yeux étaient la même ! Le démon regarda Ali avec un air narquois et dit :
« Laquelle est la mère ? Laquelle est la fille ? Tu as une nuit pour répondre, et sinon, je te trancherais la gorge ! »
Ali rentra alors chez lui ; il ne voyait aucune différence entre les deux pouliches et il était impossible de les faire parler ! Il descendit alors apporter du pain, du miel et de l'eau à son grand-père Muhammar et il lui raconta ce qu'il avait vécu. Le vieux Muhammar réfléchit un moment puis se tourna vers Ali :
« C'est très simple, mon enfant, pose devant ces deux juments un peu de foin, et regarde laquelle poussera le foin vers l'autre, car durant toute sa vie, une mère pensera d'abord à ses enfants ! »
Le lendemain, au lever du soleil, Ali avait la réponse ! Il se présenta devant le djinn et déposa une botte de foin aux sabots des juments et, comme l'avait annoncé le vieux Muhammar, l'une d'entre elle poussa le foin vers l'autre. Ali la pointa alors du doigt et dit :
« -Celle-ci est la mère, car rien n'est plus fort que l'amour d'une mère !
-Tu as bien répondu, jeune homme, rétorqua le djinn, je vais donc devoir attendre une journée de plus avant de t'égorger. Voici la seconde énigme »
Le djinn claqua à nouveau des doigts et fit apparaître deux corbeilles contenant toutes les deux un tissu blanc en tout points identiques. Rien ne les différenciait.
« Une de ces corbeilles contient de la soie la plus pure, la plus douce, tandis que l'autre n'est qu'un vulgaire bout de tissu râpeux et sans intérêt. Tu n'as pas le droit de les toucher, mais réponds vite ! »
Encore une fois, Ali rentra chez lui et questionna son grand-père. Celui-ci n'eut pas à réfléchir et répondit tout de suite.
« C'est très simple, mon enfant, va donc chercher deux couleuvres et dépose les sur les deux tissus. Celle qui sera sur le mauvais tissu s'enfuira tout de suite alors que celle qui sera sur la douce soie s'y blottira confortablement, car un serpent cherche toujours le confort ! »
Le lendemain, Ali se présenta à nouveau devant le djinn et suivit à la lettre les instructions de son grand-père. Il put donc ainsi déjouer la ruse du démon malin et il lui montra la véritable soie. Le djinn s'énerva :
« Tu es bien audacieux et bien rusé ! Mais pour la troisième énigme, cela ne te sera d'aucune utilité ! »
Il claqua des doigts et un éléphant énorme apparut.
« Voilà ! Combien pèse cet animal ? »
Ali était décontenancé, il ne savait pas comment résoudre ce problème ! L'éléphant était bien trop gigantesque pour être pesé ! Aucune balance au monde ne pouvait supporter une telle masse ! C'est presque sans espoir qu'il alla voir Muhammar, caché dans sa cave, mais celui-ci lui répondit.
« C'est très simple, va donc au lac et fais monter l'éléphant sur un bateau. Marque d'un trait sur la coque l'endroit où sera l'eau. Ensuite, fais descendre l'éléphant et remplis le bateau de pierres jusqu'à attendre le trait réalisé précédemment. Tu prendras ensuite les pierres séparément et tu les pèsera ! »
Et le lendemain, Ali avait la réponse !
L'astuce était très bien et on trouva alors le poids de l'éléphant. Le djinn, vaincu, explosa de colère et repartit dans son désert, ouvrant la voie aux vieux, qui revinrent dans la cité. Cette histoire nous montre à quel point jeunes et vieux sont indispensables l'un à l'autre dans une société afin que celle-ci puisse perdurer.[/quote]
Posté : mer. août 14, 2013 12:37 pm
par luc57
Nature, Culture & Société : Les cheptels ovins et caprins
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Le climat difficile du pays d'Alamut a toujours été un frein au développement de l'agriculture. Toutefois, avant les hommes se trouvaient les animaux. La plupart d'entre eux, par les mécanismes de sélection naturelle et de dérive génétique, parvient à subsister à travers le temps, tout en s'adaptant aux changements de conditions des milieux. C'est ainsi que la faune d'Alamut, parfaitement acclimatée, a pu servir aux premiers hommes du pays. Les différents djebels, plus ou moins grands, accueillent une variété monumentale d'animaux. Des petites marmottes brunes aux chamois à cornes brisées, chaque animal a eu son utilité dans le processus d'installation de population humaine dans la région. L'exemple le plus frappant est les immenses troupeaux de chèvres dans le djebel d'Al-Mouar. Dans cette région, il existe des familles dont la tradition impose une redistribution équitable entre tous les enfants du cheptel familial. Hommes ou femmes, le métier d'éleveur est le même pour tous. De même, tanneur et fromager sont des professions millénaires relevant presque de l'art. Vivant dans les hautes montagnes avec leurs troupeaux, certains bergers ne redescendent vers le « monde civilisé » que très rarement, afin de tirer profit et de faire profiter de leur savoir-faire les populations locales.
Le mouton est un animal qui n'existe pas « naturellement » sur le continent barebjalien. Les chèvres, quant à elles, sont à la base des chamois apprivoisés. Les moutons, quant à eux, ont été introduis au début du Xième siècle par des explorateurs venus d'Alméra. Les explorateurs ont été massacrés mais leurs très grands troupeaux ont été conservés. Les moutons ont pendant trois ou quatre siècles servis uniquement à avoir du lait et de la laine. C'est seulement aux alentours du début de XIVième siècle que le mouton servira de nourriture. Une très grande variété de plats naîtra par l'arrivée du mouton dans les assiettes. En effet, étant donné que les moutons n'étaient pas tués, les troupeaux grandissaient de façon incroyable. Au bout d'un moment, il y avait presque soixante-trois moutons par personne dans un pays assez peuplé. C'est à cette époque que le petit gigot de mouton a fait son entrée dans le fameux couscous alamien. En somme, le mouton est devenu un animal très utilisé et très apprécié par les alamiens, qui l'ont apprivoisé. Avoir un mouton, c'est du lait, de la viande et de la laine. Soit à boire, à manger, de quoi s'habiller, et donc, de quoi vivre décemment.
Posté : sam. août 24, 2013 9:03 pm
par luc57
Société : Centre socio-culturel de Tipazza
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Il est de toutes les villes de la planète une à Alamut dont l'espérance de vie frôle les 80 ans et où il fait incroyablement bon-vivre. Il s'agit de la station balnéaire de Tipazza, sur la côte Ouest du pays. Alors qu'à une époque, ce n'était qu'une ville de bains des plus banales, elle est devenue petit à petit le théâtre d'un exode rural très fort qu'on eut du mal à endiguer les autorités. Petit à petit, la ville est devenue un centre industriel très fort sur toute la côté Ouest d'Alamut. Le développement constant de son port en est le produit et l'artisan. C'est aujourd'hui par Tipazza que transitent près de 60% des bateaux venus du monde entier d'Alamut, c'est aujourd'hui par Tipazza qu'une quantité énorme d'or noir circule et c'est aujourd'hui par Tipazza que le pays peut montrer son côté « esthétique ». La ville est en effet l'une des plus belles qui existent dans le monde. Ses palmiers côte à côte sur l'avenue centrale, ses fontaines d'où jaillit de splendides jets d'eau colorés ou encore ses hammams aux multiples bienfaits ; tout ces éléments font de Tipazza une ville d'une beauté exceptionnelle, pour laquelle elle est connue par delà les mers. C'est aussi dans cette cité que se trouvent les principaux centres de recherche liés aux domaines médicaux et plus précisément pharmaceutiques. Les laboratoires de Tipazza eux-même ont conservé une architecture traditionnelle, dans le but d'unir progrès et histoire. La ville de Tipazza est en somme un endroit au potentiel extrêmement fort, qui ne demande qu'à être exploité.
Les photos ci-dessus sont celles d'un bâtiment en périphérie de la ville ; le centre socio-culturel. L'architecture très traditionnelle que l'on perçoit est le fruit d'un architecte, Abdelkader Ben-Dizman, réputé sur tout le continent. Cet homme est par ailleurs souvent appelé par l'Etat d'Alamut pour réaliser d'autres bâtisses aux diverses fonctions. Le centre socio-culturel concentre des activités très variées : on peut y trouver une bibliothèque contenant plusieurs milliers de livres, allant des bandes dessinées aux réflexions sur la métaphysique en passant par la mécanique quantique. A quelques mètres, des spas, des hammams, des jacuzzis et des kinésithérapeutes prennent en charge toutes les personnes qui viennent se ressourcer dans ce petit coin de bonheur. Il y a même possibilité de trouver des psychologues afin de discuter des problèmes qui amènent généralement des personnes à se rendre au centre socio-culturel de Tipazza (dépression, burn-out, phobies diverses etc...). Les repas qui y sont servis sont totalement barebjaliens, le couscous étant donc le plat le plus servi par un petit bataillon de cuisiniers aguerris. Ce centre demeure néanmoins un lieu de rencontre entre différentes personnes aux profils parfois très variés, d'où la dimension sociale de l'endroit.
Posté : mar. août 27, 2013 8:40 pm
par luc57
Culture & Société : Les contes des milles et une lumières (4)
L'Amour et le Temps
[quote]Il y a fort fort longtemps vivaient sur une île les Sentiments. Cette île se situe au beau milieu de l'océan, loin de la folie des hommes. La volonté d'isolement de ces sentiments leur servait à réfléchir selon leurs capacités sur la Vie. Ils vivaient heureux ensemble. Et un jour, Allah lui-même annonça que les hommes avaient besoin des sentiments et il dit alors que l'île devait sombrer dans les abîmes. Chaque jour alors, les sentiments se préparaient. Un seul, l'Amour, refusa de monter sur un bateau. L'Amour est fort, résistant, il veut rester jusqu'au bout. Et l'île alors sombra et les sentiments partirent dans leurs bateaux. L'Amour décida alors de partir lui aussi, et il appela à l'aide.
-
La Richesse voguait sur un somptueux trois-mâts et se retourna à l'appel de l'Amour.
« -Oh hé ! Richesse ! Emmène moi avec toi !
-Mais il y a trop d'or et d'argent sur mon bateau ! Je n'ai plus de place pour toi voyons ! »
L'Orgueil passa alors dans un petit voilier solide, il haussa les sourcils à la vue de l'Amour.
« -Hé ! Orgueil ! Fais moi une petite place sur ton voilier !
-Tu es tout mouillé, tu risquerais d'endommager mon navire ! Va t'en ! »
Puis vint la Tristesse, dans sa petite barque sombre, qui tourna ses yeux mouillés vers l'Amour :
« -Tristesse ! Puis-je monter sur ta barque ?
-Ah ! Amour, je suis triste et j'ai besoin d'être seul ! »
Le Bonheur passa alors, mais, tellement content sur sa caravelle, il n'entendit même pas l'Amour l'appeler !
-
L'Amour se mit alors à pleurer, car tous les sentiments l'avaient laissé tomber et il se sentit plus seul que jamais. C'est alors qu'une petite voix se fit entendre, une petite voix fatiguée, celle d'un vieillard. Il avait accosté sur la petite île qui s’enfonçait dans l'océan et tendait une main ridée vers l'Amour. Ce dernier, si heureux de se voir enfin secouru, ne demanda pas le nom de ce vieillard. Durant tout le voyage, l'Amour se sentait épanoui, heureux aux côtés de cet homme silencieux, inspirant la confiance. Il sentait qu'avec lui, on est en sécurité, bien. Le voyage arriva à son terme et l'Amour débarqua sur terre, et le vieillard disparu. Il alla alors rencontrer le Savoir, qui était dans une bibliothèque non loin de là.
« -Savoir ! Toi qui nous as vu, qui est donc le vieillard qui m'a aidé ?
-C'était le Temps.
-Pourquoi le Temps m'a-t-il aidé ?
-Le Temps t'a aidé car lui seul peut comprendre combien l'Amour est important dans la Vie. Le Temps et l'Amour sont les meilleurs alliés. »[/quote]
Posté : dim. sept. 15, 2013 1:19 pm
par luc57
Société : Le mausolée de Bazir
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Située dans la petite ville d'Al Es-Sarhem, non loin de Narra, le mausolée de Bazir est l'une des constructions les plus belles de tout Alamut. Son architecture est très représentative du VIIIième siècle après JC et a tenu à travers les âges, avec très peu de restaurations. Le pan de mur Ouest a déjà été détruit au XIXième siècle par une population en colère. Sa reconstruction a été quasi-systématique malgré le fait que la casse ait été rangée dans la catégorie des dommages collatéraux. Aujourd'hui, il est tout à fait possible de visiter la mausolée, mais strictement interdit d'y prononcer un simple mot à l'intérieur, sous peine d'une très forte amende. Il existe une petite particularité quant à cette mausolée : les personnes chargées de surveiller le bâtiment (les Gardiens de Bazir) exercent cette profession de père en fils depuis le VIIIième siècle. Les gardiens actuels sont donc les descendants des premiers gardiens du mausolée. Ils vivent par les donations des visiteurs, complétées par un petit quelque chose de l’État. Leur métier est le même depuis des lustres : il s'agit de protéger le corps de Mohammed Bazir, fondateur d'Alamut, dont le corps repose très exactement au milieu du bâtiment. En parallèle à cela, ils se doivent d'être des gens cultivés ; le mausolée de Bazir contient l'une des bibliothèques les plus fournies de tout Alamut. Ils ont de même pour ordre d'exécuter toute personne manifestant une quelconque forme d'hostilité envers la sépulture de Bazir. La dernière personne ayant osé faire un acte comme celui-là a été exécutée au sabre en 2004 dans une salle du mausolée prévue à cet effet, comme le veut la tradition.
Mais qui était exactement Mohammed Bazir ?
Né aux alentours de 720 après J-C et mort en 795, Mohammed Bazir était un nomade venu du fin fond du désert d'Al-Neguev. Très tôt, il part à Alapolis (aujourd'hui Shariz) où il espère faire fortune et devenir un homme important. La ville et ses nombreux fiefs (environ un quart de l'Alamut actuel) sont en proie à de très nombreuses attaques de nomades avides de biens. Le jeune Bazir (ou Bazil, selon les traductions) s'engage dans l'armée du calife et part en guerre en tant que simple mamelouk. Très rapidement, ses supérieurs s'aperçoivent de son talent inné pour le commandement militaire et de son affinité particulière avec les chameaux. Il monte très rapidement en grade et devient commandant en chef des armées de califat en 746, à l'âge de 26/27 ans. Un an plus tard arrive la fameuse bataille de Narra. Le calife a décidé d'abandonner tous les alamiens et a donné aux nomades les clés de toutes les portes des villes du pays. Le jeune Bazir ne supporte pas un tel retournement de veste et, grâce à sa popularité, lève une puissante armée. Pendant ensuite deux décennies, Bazir part à la reconquête des villes perdues. Une fois cela réalisé, Bazir s'autoproclame dirigeant du califat d'Alamut. Il régnera pendant encore 25 ans sur le pays, 25 longues années durant lesquelles il multipliera par quatre les hectares de terre d'Alamut. Encore aujourd'hui, la majorité des terres d'Alamut sont d'anciennes conquêtes de celui qui était appelé « Bazir le Grand » ou « Bazir le Magnifique ». Les loyalistes tentèrent à plusieurs reprises de renverser ce grand homme mais chaque tentative était avorté par les Gardiens de Bazir, ses gardes du corps et compagnons de toujours qui, encore aujourd'hui, veillent sur lui. Bazir le Grand a rédigé une œuvre nommée Des vertueuses valeurs, dans laquelle il développe entre autres l'idée d'un comportement spécifique de chaque individu selon sa profession. Bazir sera aussi connu pour être à l'origine de très nombreuses avancées sociales extrêmement avancées pour son époque, à savoir l'abolition de la peine de mort, l'école gratuite pour tous et l'emploi aidé. Son souvenir restera à jamais gravé dans la mémoire des alamiens.
Posté : mar. oct. 08, 2013 6:19 pm
par luc57
Culture et Société : Le Bachistan
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Région au climat changeant, à la frontière des djebels et de la savane, le Bachistan est aujourd’hui l’une des destinations favorites des touristes, malgré une faune relativement pauvre par rapport au reste du continent. Ce qui fait de cette zone un lieu attractif, c’est sa flore, quant à elle une des plus riches du continent. Paradis des botanistes, le Bachistan est aussi le lieu de résidence d’un peuple très ancien : les malmouks. Clan très fier, aux traditions étranges et riches, qui se perpétuent depuis maintenant plus de mille ans. Initialement peuple nomade, les malmouks se sédentarisent aux alentours du XVième siècle pour des motifs inconnus. La particularité des malmouks, c’est qu’une fois sédentaires, ils se sont agglomérés dans des petites villes pouvant atteindre dix mille habitants, alors qu’un ancien peuple nomade sédentarisé n’est normalement morcelé qu’en quelques centaines de petits villages. Pour autant, les malmouks n’ont pas détruit leurs traditions, bien au contraire. Ce sont des vaudous adeptes de rites ésotériques fascinants. La preuve en est : lorsque de grandes cérémonies malmouks ont lieu, il est très strictement interdit pour un étranger d’entrer dans les terres de ce peuple, et encore moins avec une caméra ou un appareil photo. Nous savons cependant, par le biais de malmouk chassés de leurs villages, que ces rites ont comme base des holocaustes terrifiants et l’absorption -par les jeunes notamment- de plantes hallucinogènes les faisant entrer dans des états de transe incroyables. Le gouvernement n’interdit pas ce genre de pratique, faisant parties de la liberté totale de culte et des traditions malmouks. Il est de plus garantit qu’aucun être humain n’y risque sa vie. Les petits villages malmouks, quant à eux, éparpillés dans le Bachistan, sont faits de cases –ou huttes- en boue et bois séchés (voir photo ci-dessus). Le peuple malmouk est l’un des plus anciens du Barebjal, et la conservation de ses modes de vies, traditions et religion doit être faite, au nom de la diversité du genre humain.
Quel statut pour les malmouks aujourd’hui dans la société alamienne du XXIième siècle ? En effet, à part lors des périodes de festivités vaudous, il est tout à fait possible de visiter le Bachistan. La plus grande ville de la région est Chelassoul (« La fière », dialecte local), comptant environ quinze mille habitants. Loin d’être en autarcie totale, cette région est traitée comme n’importe quelle autre. Les chelassouliens travaillent dans des usines, des manufactures, des cabinets médicaux etc… sans souci particulier. Leur adaptation au monde moderne se fait cependant avec une certaine difficulté. Il existe encore des sorciers vaudous pour procurer des soins (ils représentent presque 70% des médecins de la région) et il est très mal vu d’être musulman –ou du moins, de le montrer- dans cette ville. La population reste majoritairement rurale et vit d’agriculture ; rappelons d’ailleurs l’incroyable faune de la région, tant appréciée des herboristes. Par ailleurs, les grands scientifiques de Shariz s’intéressent de plus en plus aux « remèdes de grands-mères » à base de plante du Bachistan. Certaines s’avèrent effectivement très efficaces et attendent confirmation scientifique (cataplasme, boissons, compressions…) en continuant de faire leurs preuves dans les recoins de la région.
L’intégration des malmouks continuent de s’opérer au Bachistan, il est pas simple d’allier modernité et traditions…
Posté : dim. oct. 13, 2013 9:19 am
par luc57
Nature : Le massif de Tilissa
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En pleine centre du pays, séparant le djebel de la savane, le massif de Tilissa se dresse telle une barrière de roches infranchissable. Des granites vieux de plusieurs milliards d’années font de ce lieu le paradis des géologues et l’un des plus anciens du monde. Il s’agit aussi d’un des seuls endroits à Alamut où l’on peut apercevoir de la neige. Les plus hauts sommets du massif atteignent courageusement les 6000 mètres d’altitude, record pour un pays barebjalien. Alors que bon nombre de chaînes montagneuses reste inexplorées et perdues dans les livres de géographie, le massif de Tilissa est connu à plus de 80%. Cela fait maintenant plusieurs siècles que des peuples nomades, vaincus par ceux de la savane, se sont réfugiés et installés dans ces montagnes. Abandonnant leur mode de vie traditionnels, la plupart d’entre eux vive aujourd’hui comme n’importe quel habitant de Shariz ou de Narra, à la seule différence qu’ils vivent parfois dans des petites maisons troglodytes ou des huttes en bois et en pierre. Ne leur parler jamais des peuples de la savane, cela reste un sujet sensible ! Au fin fond du massif, les quelques habitants vivent principalement de l’élevage de chèvres et de l’agriculture de petits céréales adaptés au milieu extrême de la haute montagne. On estime par ailleurs à deux milles le nombre d’habitants non recensés qui vivent à Tilissa. Ce sont les nomades des montagnes, qui, comme leur nom l’indique, bougent sans cesse en serpentant à travers les massifs à pic et les anciennes roches.
Le tourisme montagnard se développant de plus en plus, il est évident que bon nombre de petits entrepreneurs travaillant dans le domaine cherchent à investir dans ce massif. Les neiges éternelles à très haute altitude permettent le développement de stations de ski (on en dénombre une dizaine aujourd’hui). Ces dernières sont plutôt intéressantes pour un touriste : passer –dans un pays chaud- d’un safari dans la savane à une pente enneigée sur une luge en quelques heures seulement permet de faire en très peu de temps beaucoup d’activités touristiques différentes dans un seul lieu. Cependant, les principaux touristes sont pour l’instant des alamiens. Petite anecdote : il y a quelques mois maintenant, une station de ski aurait voulu s’installer sur un vieux pan de montagne, les nomades de la région ont sauvagement attaqué et détruit toutes les installations qu’ils ont pu trouver. Une plainte a été déposée par l’entrepreneur, et l’Etat d’Alamut a finalement tranché en faveur des nomades, la station de vacances a donc été déplacée. En effet, les nomades des montagnes ne sont absolument pas belliqueux mais ils peuvent devenir très farouches et agressifs lorsqu’on s’en prend à leurs terres. Dorénavant, n’importe quelle station devra demander l’autorisation auprès de ces peuples pour pouvoir s’installer. Une entente se développe entre modernité et tradition.