Posté : ven. oct. 25, 2013 7:00 pm
II/ L’économie
Le socialisme
Beaucoup de progrès ont été réalisés dans les relations entre travail et capital. Les patrons et les travailleurs, parfois au prix de violentes luttes, ont pu trouver un terrain d’entente.
Citons la diminution des heures de travail, la rémunération et parfois même la défiscalisation des heures supplémentaires, les congés payés, le salaire minimum, l’entrée des travailleurs dans les hautes sphères de l’entreprise, l’annihilation des licenciements abusifs, la sécurité sociale, les grèves, et bien d’autre encore, sont des preuves des différents progrès sociaux accomplis dans les législations contemporaines. D’autres législations sont apparues concernant le droit de propriété, nous connaissons le système communiste qui transforme la propriété privée en propriété d’Etat par exemple.
Tous ces progrès, absolument pas négligeables, qui ont contribués à l’amélioration du sort de bon nombre de travailleurs, ne résolvent cependant pas le problème économique à l’échelle mondiale. Les producteurs sont encore et toujours des salariés, malgré l’évolution de la notion de propriété selon l’échiquier politique.
Tout cela serait bien si on ne retenait que l’intérêt de la société, en faisant abstraction de celui des travailleurs, et à la seule et unique condition que dans cette société, la propriété soit le monopole total de l’Etat et que le pouvoir régalien soit entre les mains du peuple, par le biais de congrès populaires, comités populaires et syndicats, et non pas de partis, secte, tribu, individu ou famille.
Même si la propriété changeait de main, ce serait la même chose, le travailleur demeurerait un salarié tant qu’il n’aura pas été rétabli dans son droit sur sa production, et que cette dernière soit détournée pour le compte de l’employeur.
La solution est d’abolir purement et simplement le salariat , afin de libérer l’homme du salaire, qui le maintien dans la servitude.
La loi naturelle a organisé les rapports humains bien longtemps avant l’apparition des classes, des gouvernements menteurs et des législations positivistes.
Les rapports humains doivent être déterminés par la loi naturelle, source et critère unique.
Le socialisme est le produit naturel de cette loi ; avec lui, les facteurs de production sont égaux, les produits de la nature sont répartis à peu près également entre tous les individus. L’homme n’est plus exploité par l’homme. Un individu qui amasserait une fortune qui dépasserait de loin ses besoins est contraire à la loi naturelle et marque le changement de législation ; c’est le signe d’une société d’exploitation.
Les facteurs de productions sont des facteurs essentiels : les matières de production, les moyens de production, et, évidemment, les producteurs.
La loi naturelle propose donc la plus stricte équité ; celui qui participe à la production en tire sa part. Pas de producteurs signifie pas de productions.
Chaque élément a un rôle indispensable et essentiel, chaque élément a donc une égalité naturelle. Cette dernière doit s’appliquer sur le plan de la répartition de la production ainsi qu’aux niveaux de tous les facteurs de production : s’ils sont deux par exemple, la part de chacun correspondra à la moitié du total, et s’ils sont quatre, au quart. Subordination d’un élément à un autre donnerait lieu à la transgression de la loi naturelle, le droit d’autrui serait bafoué.
Si l’on prend le principe d’égalité de la loi naturelle et qu’on le met en parallèle à l’histoire contemporaine, on constate que :
A l’origine, il y avait deux éléments (la matière de production et le producteur) dans la production dite artisanale. On entendra travailleurs par producteurs. Ce terme, tout comme d’ailleurs prolétaires ou ouvriers, n’ont plus rien à voir avec la réalité. Il y a en effet un changement quantitatif et qualitatif de la classe ouvrière par l’évolution des sciences et techniques.
Et alors un troisième élément apparaît : le moyen de production, en première phase l’énergie animale (bœufs, chevaux de traie…) puis en deuxième phase, la machine.
Même les matières premières subissent une transformation : initialement simples et bons marchés, elles deviennent plus élaborées, donc plus chères, comme le veut la loi du capitalisme. Telle une matière première, l’homme lui aussi change, il passe de simple manœuvre à ingénieur ou technicien. La masse ouvrière cède la place à des groupes limités et homogènes de techniciens.
Ces différentes mutations entraînant des changements qualitatifs et quantitatifs n’ont pas modifié le fond des facteurs de production en tant qu’éléments nécessaires au processus productif.
Prenons un exemple : le minerai de fer, assez facile à trouver, il est un des facteurs de production les plus utilisés et ce, de toute époque. On fabriquait un couteau, une hache, une lance, et que sais-je encore, il y a quelques milliers d’années. Aujourd’hui, dans les hauts fourneaux des pays industrialisés, il sert à l’élaboration de machines et des véhicules de toute sorte. Même les chevaux, mulets, et chameaux, ont été remplacés par de puissantes machines d’une grande complexité. L’outil a lui aussi évolué, les équipements modernes ont substitués les marteaux rudimentaires.
Cette constante évolution révèle l’inéluctable retour à la loi naturelle pour résoudre le problème économique. Les différentes tentatives –Ô combien téméraires- ayant essayé de contourner cet aspect sont connues comme étant les pires échecs. Les théories construites abordaient en fait le sujet économique sous l’angle de la propriété comme l’un des facteurs de production ou de celui des salaires.
Le problème de la production n’a jamais été résolu. En somme, et tel est le problème de tous les systèmes économiques du monde, une caractéristique commune se dégage : négation du droit du travailleur à sa production. Cette dernière demeure aux mains de la société ou de l’entreprise privée.
La production est ce qu’obtiennent les travailleurs en utilisant le matériel qui transforme les matières premières. Tous les produits prêts à être consommés et utilisés ont traversé un processus qui a eu lieu grâce aux matières premières, aux usines et aux travailleurs. Un seul de ces éléments manque, et il y a blocage. S’il n’y a pas de matières premières, l’usine ne pourrait rien fabriquer. Sans usines, les matières premières demeureraient à l’état brut et seraient donc inutilisables. Sans travailleurs, l’usine serait dans l’incapacité de fonctionner. Les trois facteurs sont d’égale importance, le produit obtenu appelle alors une répartition égale . Cette dernière permet de partager le produit en trois parts égales, réparties entre les facteurs de production. Ce système déterminé par la loi naturelle prend en considération non seulement l’entreprise, mais aussi les producteurs et les consommateurs.
Dans l’agriculture même, le principe reste identique. Seulement, il n’y a que deux éléments : l’homme et la terre. Le fruit du travail devra être réparti entre les deux facteurs entrant en lice dans le processus de production. Le progrès fait qu’il existe à présent des moyens de production mécaniques dans l’agriculture. Le produit doit alors être réparti, comme dans l’industrie, entre la terre, l’agriculteur, et la machine.
En appliquant cette loi naturelle, un système socialiste régissant la production se met en place.
Bien que la machine remplace aujourd’hui l’homme, les travailleurs, devenant moins nombreux, sont indispensables pour faire fonctionner le matériel, l’entretenir, et même l’améliorer. Il s’agit là d’un changement quantitatif accompagné d’un changement qualitatif qui découle directement des progrès techniques : l’énergie mécanique des machines a remplacé l’énergie humaine. Cette énorme évolution a profondément changé les vies économiques et sociales du monde du travail. Les masses prolétaires et ignorantes ont diminué, et de plus en plus de travailleurs accèdent au savoir et deviennent techniciens, ingénieurs et savants.
Les conséquences de ces changements sont multiples, et l’une d’elles est la suivante : les syndicats ouvriers traditionnels vont progressivement disparaître, et cèderont leur place à des syndicats de techniciens et d’ingénieurs.
Les progrès scientifiques sont acquis et le processus est irréversible.
Une autre conséquence sera la fin de l’analphabétisme et de l’illettrisme. La main d’œuvre non-qualifiée disparaîtra, mais malgré cela, l’homme restera un élément fondamental du processus productif.
Le socialisme
Beaucoup de progrès ont été réalisés dans les relations entre travail et capital. Les patrons et les travailleurs, parfois au prix de violentes luttes, ont pu trouver un terrain d’entente.
Citons la diminution des heures de travail, la rémunération et parfois même la défiscalisation des heures supplémentaires, les congés payés, le salaire minimum, l’entrée des travailleurs dans les hautes sphères de l’entreprise, l’annihilation des licenciements abusifs, la sécurité sociale, les grèves, et bien d’autre encore, sont des preuves des différents progrès sociaux accomplis dans les législations contemporaines. D’autres législations sont apparues concernant le droit de propriété, nous connaissons le système communiste qui transforme la propriété privée en propriété d’Etat par exemple.
Tous ces progrès, absolument pas négligeables, qui ont contribués à l’amélioration du sort de bon nombre de travailleurs, ne résolvent cependant pas le problème économique à l’échelle mondiale. Les producteurs sont encore et toujours des salariés, malgré l’évolution de la notion de propriété selon l’échiquier politique.
Tout cela serait bien si on ne retenait que l’intérêt de la société, en faisant abstraction de celui des travailleurs, et à la seule et unique condition que dans cette société, la propriété soit le monopole total de l’Etat et que le pouvoir régalien soit entre les mains du peuple, par le biais de congrès populaires, comités populaires et syndicats, et non pas de partis, secte, tribu, individu ou famille.
Même si la propriété changeait de main, ce serait la même chose, le travailleur demeurerait un salarié tant qu’il n’aura pas été rétabli dans son droit sur sa production, et que cette dernière soit détournée pour le compte de l’employeur.
La solution est d’abolir purement et simplement le salariat , afin de libérer l’homme du salaire, qui le maintien dans la servitude.
La loi naturelle a organisé les rapports humains bien longtemps avant l’apparition des classes, des gouvernements menteurs et des législations positivistes.
Les rapports humains doivent être déterminés par la loi naturelle, source et critère unique.
Le socialisme est le produit naturel de cette loi ; avec lui, les facteurs de production sont égaux, les produits de la nature sont répartis à peu près également entre tous les individus. L’homme n’est plus exploité par l’homme. Un individu qui amasserait une fortune qui dépasserait de loin ses besoins est contraire à la loi naturelle et marque le changement de législation ; c’est le signe d’une société d’exploitation.
Les facteurs de productions sont des facteurs essentiels : les matières de production, les moyens de production, et, évidemment, les producteurs.
La loi naturelle propose donc la plus stricte équité ; celui qui participe à la production en tire sa part. Pas de producteurs signifie pas de productions.
Chaque élément a un rôle indispensable et essentiel, chaque élément a donc une égalité naturelle. Cette dernière doit s’appliquer sur le plan de la répartition de la production ainsi qu’aux niveaux de tous les facteurs de production : s’ils sont deux par exemple, la part de chacun correspondra à la moitié du total, et s’ils sont quatre, au quart. Subordination d’un élément à un autre donnerait lieu à la transgression de la loi naturelle, le droit d’autrui serait bafoué.
Si l’on prend le principe d’égalité de la loi naturelle et qu’on le met en parallèle à l’histoire contemporaine, on constate que :
A l’origine, il y avait deux éléments (la matière de production et le producteur) dans la production dite artisanale. On entendra travailleurs par producteurs. Ce terme, tout comme d’ailleurs prolétaires ou ouvriers, n’ont plus rien à voir avec la réalité. Il y a en effet un changement quantitatif et qualitatif de la classe ouvrière par l’évolution des sciences et techniques.
Et alors un troisième élément apparaît : le moyen de production, en première phase l’énergie animale (bœufs, chevaux de traie…) puis en deuxième phase, la machine.
Même les matières premières subissent une transformation : initialement simples et bons marchés, elles deviennent plus élaborées, donc plus chères, comme le veut la loi du capitalisme. Telle une matière première, l’homme lui aussi change, il passe de simple manœuvre à ingénieur ou technicien. La masse ouvrière cède la place à des groupes limités et homogènes de techniciens.
Ces différentes mutations entraînant des changements qualitatifs et quantitatifs n’ont pas modifié le fond des facteurs de production en tant qu’éléments nécessaires au processus productif.
Prenons un exemple : le minerai de fer, assez facile à trouver, il est un des facteurs de production les plus utilisés et ce, de toute époque. On fabriquait un couteau, une hache, une lance, et que sais-je encore, il y a quelques milliers d’années. Aujourd’hui, dans les hauts fourneaux des pays industrialisés, il sert à l’élaboration de machines et des véhicules de toute sorte. Même les chevaux, mulets, et chameaux, ont été remplacés par de puissantes machines d’une grande complexité. L’outil a lui aussi évolué, les équipements modernes ont substitués les marteaux rudimentaires.
Cette constante évolution révèle l’inéluctable retour à la loi naturelle pour résoudre le problème économique. Les différentes tentatives –Ô combien téméraires- ayant essayé de contourner cet aspect sont connues comme étant les pires échecs. Les théories construites abordaient en fait le sujet économique sous l’angle de la propriété comme l’un des facteurs de production ou de celui des salaires.
Le problème de la production n’a jamais été résolu. En somme, et tel est le problème de tous les systèmes économiques du monde, une caractéristique commune se dégage : négation du droit du travailleur à sa production. Cette dernière demeure aux mains de la société ou de l’entreprise privée.
La production est ce qu’obtiennent les travailleurs en utilisant le matériel qui transforme les matières premières. Tous les produits prêts à être consommés et utilisés ont traversé un processus qui a eu lieu grâce aux matières premières, aux usines et aux travailleurs. Un seul de ces éléments manque, et il y a blocage. S’il n’y a pas de matières premières, l’usine ne pourrait rien fabriquer. Sans usines, les matières premières demeureraient à l’état brut et seraient donc inutilisables. Sans travailleurs, l’usine serait dans l’incapacité de fonctionner. Les trois facteurs sont d’égale importance, le produit obtenu appelle alors une répartition égale . Cette dernière permet de partager le produit en trois parts égales, réparties entre les facteurs de production. Ce système déterminé par la loi naturelle prend en considération non seulement l’entreprise, mais aussi les producteurs et les consommateurs.
Dans l’agriculture même, le principe reste identique. Seulement, il n’y a que deux éléments : l’homme et la terre. Le fruit du travail devra être réparti entre les deux facteurs entrant en lice dans le processus de production. Le progrès fait qu’il existe à présent des moyens de production mécaniques dans l’agriculture. Le produit doit alors être réparti, comme dans l’industrie, entre la terre, l’agriculteur, et la machine.
En appliquant cette loi naturelle, un système socialiste régissant la production se met en place.
Bien que la machine remplace aujourd’hui l’homme, les travailleurs, devenant moins nombreux, sont indispensables pour faire fonctionner le matériel, l’entretenir, et même l’améliorer. Il s’agit là d’un changement quantitatif accompagné d’un changement qualitatif qui découle directement des progrès techniques : l’énergie mécanique des machines a remplacé l’énergie humaine. Cette énorme évolution a profondément changé les vies économiques et sociales du monde du travail. Les masses prolétaires et ignorantes ont diminué, et de plus en plus de travailleurs accèdent au savoir et deviennent techniciens, ingénieurs et savants.
Les conséquences de ces changements sont multiples, et l’une d’elles est la suivante : les syndicats ouvriers traditionnels vont progressivement disparaître, et cèderont leur place à des syndicats de techniciens et d’ingénieurs.
Les progrès scientifiques sont acquis et le processus est irréversible.
Une autre conséquence sera la fin de l’analphabétisme et de l’illettrisme. La main d’œuvre non-qualifiée disparaîtra, mais malgré cela, l’homme restera un élément fondamental du processus productif.