Posté : dim. mai 31, 2015 11:56 am
Organisation
Escadres Navales
[img]http://s29.postimg.org/p8tocl7pj/622x350.jpg[/img]
En 2023, alors que la nation était en pleine frénésie mobilisatrice contre l'envahisseurs slaves de la Main Noire au Viek Kiong, le Syndicat a eu l'occasion de développer un embryon de force navale dans le but de traquer et éliminer les éventuels sous-marins et navires de la Main Noire opérant dans les eaux au large du Viek Kiong, ceci en vue de sécuriser les plages pour les débarquements militaires de masse prévus par la coalition. Si l'initiative fut bien intentionnée, elle n'eut pas l'occasion d'être médiatisée comme un succès retentissant car, d'une part, la nature discrète de celle-ci était la clé de la réussite... mais surtout car aucun sous-marin de la Main Noire ne fut trouvé par le Syndicat à l'époque.
Cela n'empêcha pas qu'au sein du Syndicat, la discussion quant à l'utilité potentielle d'un élément paramilitaire naval fut lancée. Après tout, une bonne part de l'économie wapongaise dépend du commerce naval et disposer d'un outil pour bloquer ou gêner celui-ci revient à disposer d'un moyen de pression sur le gouvernement ou, au minimum, sur les entreprises et les armateurs. La vision du Syndicat était que, si besoin, un tel élément pourrait permettre d'extorquer des fonds à des entreprises ou à des armateurs, sous menace de couler ou endommager leurs navires s'ils refusaient, causant une perte financière bien plus lourde que ne l'aurait été le paiement régulier de "l'impôt révolutionnaire". De même, lors de négociations sociales avec ces entreprises, la menace d'un sabordage des cargaisons pourrait être un argument de poids. Bien entendu, dans le contexte wapongais, cela supposerait une escalade d'abord avec des firmes de sécurité privées puis avec le gouvernement lui-même si cela dégénérait.
C'est précisément l’existence de la Force Navale et le caractère apolitique de sa Commandante qui ont poussé le Syndicat à ne pas mettre à exécution son plan, incertain de son succès matériel à cause de l'excellence des patrouilles navales de la République mais aussi incertain de son succès politique, vu que cela pourrait être mal vu qu'un parti présent dans la majorité gouvernementale s'adonne à des activités ouvertement criminelles. Il y a une marge entre intimider des nantis et couler un supertanker...
Néanmoins, les escadres ont quand même vu le jour, bien que dans un but d'avantage politique que paramilitaire, offrant la possibilité de mobiliser les familles de petits pêcheurs et autres gens vivant des métiers de la mer en valorisant leur activité comme bénéfique pour la révolution au-delà de son simple aspect économique. Désormais, chaque barque ou chalutier dont un membre du syndicat serait à la barre était un navire de guerre potentiel dans une gigantesque flotte de petits vaisseaux qui, tel un essaim fantôme, pouvait se déployer dans le Détroit en quelques heures et frapper avant de disparaître dans le trafic naval. En temps de paix, cette mobilisation permit aussi la création des premières collectivités rurales et urbaines de pêcheurs, opérant désormais selon des procédures quasi-militaires pour traquer ensemble les bancs de poissons avant de partager leur prise commune, créant un esprit de corps et camaraderie plus fort qu'auparavant tout en diminuant sérieusement les tensions nées d'une rivalité jadis farouche car question de survie.
La base de ces escadres, ce sont les chalutiers de classe "Cormoran", petits navires de bois et d'acier de seconde qualité, produits en masse par Yamato Shipyard à destination des pays du tiers-monde et depuis lors largement copiés en raison de l'efficacité de leurs design pour la pêche en littoral. Leurs atouts ne sont ni leur vitesse anémique ni leur furtivité inexistante ni leur système radar plus que rudimentaire ni même leur armement. C'est dans un premier temps leur capacité, en tant que navire civil, à naviguer n'importe où sans éveiller de réel soupçon quant à ses intentions. Et ensuite, le fait qu'un navire de pêche est capable d'emporter une lourde charge, qu'il s'agisse de poisson ou d'autres cargaisons.
Un groupe de six chalutiers forme une escadre. Elle a pour équipage un groupe de pêcheurs souvent propriétaires des navires mais aussi une section autonome issue de la milice et spécialisée pour la mission du moment. Dans la plupart des cas, il s’agira de troupes formées à l'utilisation d'explosifs ou de sous-marins de poche.
Une escadre reçoit également des sous-marins de poche destinés à être utilisés pour diverses missions mais dont le principal rôle envisagé à court terme est le transport d'une torpille aussi proche de sa cible que possible et en toute discrétion : un sous-marin électrique naviguant à moins de 10km/h à une faible profondeur dans une zone d'intense trafic naval est pour ainsi dire indétectable par les sonars alors qu'un chalutier serait visible à l’œil nu ou au moins au radar. Les chalutiers ont pour rôle de servir de couverture au sous-marin jusqu'à son déploiement, de système de propulsion améliorer au sous-marin pour lui faire gagner plusieurs heures de voyage et d'autonomie de batterie et enfin de fournir l'extraction pour l'équipage et (parfois) pour le sous-marin une fois la mission achevée.
L'autonomie d'une escadre est grande : 2000 kilomètres rien que pour les chalutiers, 1000 kilomètres de plus pour le sous-marin de poche, 15 à 30 kilomètres de plus pour la torpille en elle-même, ce qui permet de frapper une cible jusqu'à 1500 kilomètres du port d'attache, voir même d'avantage si l'escadre trouve asile dans un autre port plus proche de la zone d'opération. La principale limite est la vitesse, chalutier comme sous-marin se traînant à 10 km/h en moyenne, en faisant des armes excellentes pour une attaque surprise mais ne garantissant absolument pas leur survie si l'ennemi est en mesure de riposter dans les 24 heures. Ce n'est pas un problème pour les opérations de piraterie destructive prévue contre des intérêts privés dans des zones d'important trafic commercial mais cela revient à lancer une mission suicide lors d'opérations de guérilla en haute mer face à une flotte militaire avec appui aérien. En ajoutant à cela l'absence de capacité radar et sonar autre que celles embarquées sur la torpille elle-même (et donc l'absence de contrôle sur la torpille une fois celle-ci lancée...), le risque de voir l'engin prendre pour cible les sous-marins de poche eux-mêmes est assez important. Mais les risques de pertes ne sont pas exactement un facteur qui décourage le Syndicat tant que les chances de succès sont assez importantes.
Le Syndicat ne dispose pas d'une grande flotte : tout au plus une cinquantaine d'escadres disponibles à temps partiel et guère plus d'une trentaine de sous-marins, la majorité desquels restent en cale sèche à terre la majorité du temps, avec quelques sorties surveillées lors des entraînements des sections autonomes. Mais si l'efficacité d'une telle arme se vérifiait, elle pourrait être étendue. Toutefois, à près de 2 millions $RAK le sous-marin de poche, le Syndicat a d'autres priorités.
Escadres Navales
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En 2023, alors que la nation était en pleine frénésie mobilisatrice contre l'envahisseurs slaves de la Main Noire au Viek Kiong, le Syndicat a eu l'occasion de développer un embryon de force navale dans le but de traquer et éliminer les éventuels sous-marins et navires de la Main Noire opérant dans les eaux au large du Viek Kiong, ceci en vue de sécuriser les plages pour les débarquements militaires de masse prévus par la coalition. Si l'initiative fut bien intentionnée, elle n'eut pas l'occasion d'être médiatisée comme un succès retentissant car, d'une part, la nature discrète de celle-ci était la clé de la réussite... mais surtout car aucun sous-marin de la Main Noire ne fut trouvé par le Syndicat à l'époque.
Cela n'empêcha pas qu'au sein du Syndicat, la discussion quant à l'utilité potentielle d'un élément paramilitaire naval fut lancée. Après tout, une bonne part de l'économie wapongaise dépend du commerce naval et disposer d'un outil pour bloquer ou gêner celui-ci revient à disposer d'un moyen de pression sur le gouvernement ou, au minimum, sur les entreprises et les armateurs. La vision du Syndicat était que, si besoin, un tel élément pourrait permettre d'extorquer des fonds à des entreprises ou à des armateurs, sous menace de couler ou endommager leurs navires s'ils refusaient, causant une perte financière bien plus lourde que ne l'aurait été le paiement régulier de "l'impôt révolutionnaire". De même, lors de négociations sociales avec ces entreprises, la menace d'un sabordage des cargaisons pourrait être un argument de poids. Bien entendu, dans le contexte wapongais, cela supposerait une escalade d'abord avec des firmes de sécurité privées puis avec le gouvernement lui-même si cela dégénérait.
C'est précisément l’existence de la Force Navale et le caractère apolitique de sa Commandante qui ont poussé le Syndicat à ne pas mettre à exécution son plan, incertain de son succès matériel à cause de l'excellence des patrouilles navales de la République mais aussi incertain de son succès politique, vu que cela pourrait être mal vu qu'un parti présent dans la majorité gouvernementale s'adonne à des activités ouvertement criminelles. Il y a une marge entre intimider des nantis et couler un supertanker...
Néanmoins, les escadres ont quand même vu le jour, bien que dans un but d'avantage politique que paramilitaire, offrant la possibilité de mobiliser les familles de petits pêcheurs et autres gens vivant des métiers de la mer en valorisant leur activité comme bénéfique pour la révolution au-delà de son simple aspect économique. Désormais, chaque barque ou chalutier dont un membre du syndicat serait à la barre était un navire de guerre potentiel dans une gigantesque flotte de petits vaisseaux qui, tel un essaim fantôme, pouvait se déployer dans le Détroit en quelques heures et frapper avant de disparaître dans le trafic naval. En temps de paix, cette mobilisation permit aussi la création des premières collectivités rurales et urbaines de pêcheurs, opérant désormais selon des procédures quasi-militaires pour traquer ensemble les bancs de poissons avant de partager leur prise commune, créant un esprit de corps et camaraderie plus fort qu'auparavant tout en diminuant sérieusement les tensions nées d'une rivalité jadis farouche car question de survie.
La base de ces escadres, ce sont les chalutiers de classe "Cormoran", petits navires de bois et d'acier de seconde qualité, produits en masse par Yamato Shipyard à destination des pays du tiers-monde et depuis lors largement copiés en raison de l'efficacité de leurs design pour la pêche en littoral. Leurs atouts ne sont ni leur vitesse anémique ni leur furtivité inexistante ni leur système radar plus que rudimentaire ni même leur armement. C'est dans un premier temps leur capacité, en tant que navire civil, à naviguer n'importe où sans éveiller de réel soupçon quant à ses intentions. Et ensuite, le fait qu'un navire de pêche est capable d'emporter une lourde charge, qu'il s'agisse de poisson ou d'autres cargaisons.
Un groupe de six chalutiers forme une escadre. Elle a pour équipage un groupe de pêcheurs souvent propriétaires des navires mais aussi une section autonome issue de la milice et spécialisée pour la mission du moment. Dans la plupart des cas, il s’agira de troupes formées à l'utilisation d'explosifs ou de sous-marins de poche.
Une escadre reçoit également des sous-marins de poche destinés à être utilisés pour diverses missions mais dont le principal rôle envisagé à court terme est le transport d'une torpille aussi proche de sa cible que possible et en toute discrétion : un sous-marin électrique naviguant à moins de 10km/h à une faible profondeur dans une zone d'intense trafic naval est pour ainsi dire indétectable par les sonars alors qu'un chalutier serait visible à l’œil nu ou au moins au radar. Les chalutiers ont pour rôle de servir de couverture au sous-marin jusqu'à son déploiement, de système de propulsion améliorer au sous-marin pour lui faire gagner plusieurs heures de voyage et d'autonomie de batterie et enfin de fournir l'extraction pour l'équipage et (parfois) pour le sous-marin une fois la mission achevée.
L'autonomie d'une escadre est grande : 2000 kilomètres rien que pour les chalutiers, 1000 kilomètres de plus pour le sous-marin de poche, 15 à 30 kilomètres de plus pour la torpille en elle-même, ce qui permet de frapper une cible jusqu'à 1500 kilomètres du port d'attache, voir même d'avantage si l'escadre trouve asile dans un autre port plus proche de la zone d'opération. La principale limite est la vitesse, chalutier comme sous-marin se traînant à 10 km/h en moyenne, en faisant des armes excellentes pour une attaque surprise mais ne garantissant absolument pas leur survie si l'ennemi est en mesure de riposter dans les 24 heures. Ce n'est pas un problème pour les opérations de piraterie destructive prévue contre des intérêts privés dans des zones d'important trafic commercial mais cela revient à lancer une mission suicide lors d'opérations de guérilla en haute mer face à une flotte militaire avec appui aérien. En ajoutant à cela l'absence de capacité radar et sonar autre que celles embarquées sur la torpille elle-même (et donc l'absence de contrôle sur la torpille une fois celle-ci lancée...), le risque de voir l'engin prendre pour cible les sous-marins de poche eux-mêmes est assez important. Mais les risques de pertes ne sont pas exactement un facteur qui décourage le Syndicat tant que les chances de succès sont assez importantes.
Le Syndicat ne dispose pas d'une grande flotte : tout au plus une cinquantaine d'escadres disponibles à temps partiel et guère plus d'une trentaine de sous-marins, la majorité desquels restent en cale sèche à terre la majorité du temps, avec quelques sorties surveillées lors des entraînements des sections autonomes. Mais si l'efficacité d'une telle arme se vérifiait, elle pourrait être étendue. Toutefois, à près de 2 millions $RAK le sous-marin de poche, le Syndicat a d'autres priorités.