Activités Internes [RP]

Iskupitel

Message par Iskupitel »

<center>[img]http://images1.wikia.nocookie.net/__cb20120204010936/evangelion/images/4/47/Placeholder.png[/img]</center>

Monsieur le Président, j'ai avec moi une première proposition du trajet du navire "Fartygstad".
Transmets-la-moi, je t'en prie.
La voilà : http://nsa33.casimages.com/img/2013/03/04/130304065028123733.png
Merci. Hmm... Cela me semble intéressant, mais je vois que vous prévoyez de faire arrêt au Thorval avec qui nous n'avons pas encore de relations diplomatiques, en Sébaldie où l'on se méfie de l'absence du Prince et au Ranekika avec qui nos liens sont très faibles. N'oubliez pas de leur demander la permission avant la première croisière en 2024.
Bien sûr, Monsieur le Président. Si je peux me permettre, je vais vous expliquer un tel choix d'escales.
Vas-y.
Pour le Thorval, nous ne doutons pas de leur bonne volonté à ce sujet, pieux catholiques qu'ils sont. Pour être sûr de pouvoir faire escale à un de leurs ports, il nous suffira de vérifier qu'il y a un certain pourcentage de chrétiens à bord.
Cela se défend. Continue.
Pour la Sébaldie, nous ne doutons pas que les relations se seront tassées d'ici à 2024, c'est pourquoi je ne doute pas qu'ils nous accepteront, au moins en souvenir des temps princiers.
D'accord.
Pour le Rankika, enfin, il nous reste encore une fois du temps pour que le gouvernement ranekikien observe notre valeur et ne nous refuse pas l'accès à un de leurs ports.
Je vois. Tout cela me semble une bonne justification, je pense donc que cela sera... attendez, je n'avais pas remarqué l'Urba.
C'est plus un symbole qu'autre chose, Monsieur le Président, mais il serait bon pour avoir plus de catholiques à bord que le navire fasse escale un certain temps sur les territoires sacrés du Pape.
C'est bien réfléchi, Hohoth. J'accepte ce trajet, vous pourrez le publier quand vous le voudrez dans le Confédéré.
Merci, Monsieur le Président, j'y veillerai.
Iskupitel

Message par Iskupitel »

L'ambiance était tendue au Centre du Parti Xénocrate de Tel-Érib. Dans le vieux bâtiment de la capitale nationale étaient présents les 20 sénateurs du Parti Xénocrate qui le représentaient au Sénat Populaire ainsi que d'autres hauts-membres du parti politique. La bâtisse de briques grises était organisé autour d'une pièce. Dans celle-ci, après avoir passé le seuil et poussé le lourd battant de bois verni était une grande et longue table transparente. Dotée d'un haut plafond car incluant le premier étage, la salle était très spacieuse et sa forme allongée était normalisée par la table. Au centre du bâtiment, aucune fenêtre ne permettait d'avoir une lumière naturelle ; et le plafond était trop ancien pour le remplacer par une baie vitrée - et la pluie, banale, aurait fait trop de dérangement pour les politiciens de ce qui était aujourd'hui l'opposition au Parti Suniste et au gouvernement. Doré et garni d'anciens haut-reliefs, le plafond reflétait la force de la formation politique qui n'était que grandissante, faisant coopérer de nombreux hommes de toutes couleurs de peau, sans visage, pour la construction d'un gigantesque édifice, trop peu avancé pour définir quelle en serait l'apparence finale. Les murs de bois recouvert de tissus aux couleurs sombres donnaient de fausses ombres, la lumière émanant de lampes murales modernes disposées harmonieusement entre les rebonds du tissu.

La modernité de la table et des chaises rivalisant avec l'ancienneté des murs et du plafond faisaient converger tous les regards vers la partie surélevée de la pièce, à la tête de la table. Là, une chaise plus haute que les autres et s'assimilant aisément à un trône princier restait inoccupée. En face, à l'autre extrémité de la table, il n'y avait rien si ce n'est une corbeille de fruits importés dans laquelle s'étaient servis les politiciens.


"Messieurs, je suis heureux que tous ayez répondu présent à cette réunion exceptionnelle, débuta l'instigateur de cette réunion, la tête du parti en l'absence d'un président de parti, Louis Clarke. Maintenant que nous sommes tous ici, que diriez-vous de débuter l'élection de notre président ? Nous enchaînerons ensuite avec l'élection de notre candidat aux élections présidentielles d'août 2021."
Après un silence éloquent et quelques légers hochements de tête, Louis Clarke poursuivit :
"Qui souhaite se présenter pour devenir Président du Parti Xénocrate de Tel-Érib ?
- Voilà une situation qui me paraît parfaitement adaptée à mes qualités, répondit Ëonehn Mæj en se levant.
- Fort bien. Y a-t-il d'autres candidats ?"
Le silence ayant là encore fait son œuvre, Ëonehn Mæj fut nommé Président du Parti Xénocrate de Tel-Érib pour un an sans vote, l'absence de concurrent ayant rendu ce verdict unique solution.
"Poursuivons, proposa Louis Clarke après que le nouveau président du parti se fut assis dans le trône dominant la table. Considérant la structure bipartite de notre parti, nous départagerons par le vote une candidature du parti xénocrate vassal et une candidature du parti xénocrate exécutif. Qui sont les candidats, messieurs les chefs de sous-parti ?
- Pour la xénocratie exécutive, M. Stéphane Aduÿadej.
- Pour la xénocratie vassale, M. Rizla Gray.
- Bien, merci. Que diriez-vous de passer au vote ?"
Les vingt hommes se levèrent et dès que Louis Clarke ait toqué doucement à une porte dissimulée dans un mur, elle s'ouvrit pour laisser entrer un valet portant une urne, des morceaux de papier et des stylos sur un plateau et, sur un autre, les textes fondamentaux du Parti Xénocrate. Le second plateau fut disposé devant le trône de président et le valet, tel un serveur de bar, déposa l'urne à la place de la corbeille de fruits - qu'il emporta -, et distribua un morceau de papier ainsi qu'un stylo à chaque homme qui s'était levé (la tradition à Tel-Érib lors de votes de petite envergure comme celui-ci était de rester assis en cas d'abstention et de se lever en cas de volonté de vote. L'objectif de cela était de donner une attitude grave à l'action, durant laquelle personne ne parlait). Le valet fit office de scrutateur, rejoint par un autre valet, et, une fois tous tombés dans l'urne, les mélangea et les lut.
"Voici le résultat final, annonça le second valet. Il ne peut être contesté. À douze voix contre huit, c'est M. Rizla Gray qui est nommé officiellement candidat du Parti Xénocrate de Tel-Érib aux élections présidentielles de 2021. Félicitations à lui."
Iskupitel

Message par Iskupitel »

<center>[img]http://images1.wikia.nocookie.net/__cb20120204010936/evangelion/images/4/47/Placeholder.png[/img]</center>

Monsieur le Président, il y a peut-être quelque chose qui vous intéressera.
Quoi donc ?
Tel-Mehrat appelle à l'aide.
Pourquoi ?
Oh... des milices communistes ou je ne sais quoi...
Clemens se ferait-il renverser ?
J'ai bien l'impression que cela ne devrait tarder.
Que les communistes gagnent nous permettrait de dire adieu au conservatisme à nos portes mais le remplacerait par un communisme. Je ne sais ce qui est mieux...
Quoi qu'il en soit, Monsieur le Président, le roi Clemens I nous demande secrètement l'asile diplomatique à Tel-Érib.
Hmm... Je ne vois pas poruquoi nous le lui refuserions.
L'accepterons-nous, dans ce cas ?
Oui. Dites-le-lui, nous l'hébergerons d'abord dans l'ambassade tel-éribaine à Tel-Mehrat, puis il sera mené dans les bunkers de Tel-Akko.
Bien. Pour y être protégé ?
Pour y être enfermé. Je déciderai par la suite, en accord avec le conseil des tribus, de sa vie ou de sa mort.
Comme vous le souhaiterez.
Iskupitel

Message par Iskupitel »

- Vous avez appelé un correspondant à Dehat, Cyrénanie. Les appels internationaux hors Tel-Mehrat, Tel-Azude et Tel-Érib sont surtaxés. Votre correspondant recevra cet appel dans quelques instants. La mise en place de la liaison peut se faire plus ou moins rapidement. La Compagnie tel-éribaine des communications téléphoniques ne peut être tenue responsable des désagréments encourrus par cette mise en liaison vers l'étranger. Merci de patienter.
- Allô, j'écoute.
- Black Mud a accepté.
- Et alors ?
- Vous devriez être content, Lok...
- Ne prononcez pas mon prénom, ou je vous retrouve et je vous tue. Compris ? J'ai l'obligeance de ne pas prononcer le vôtre, alors ayez l'obligeance de ne pas prononcer le mien.
- Pardonnez-moi.
- Quels sont les termes du contrat, finalement ?
- 3 000 hommes et des chars pour aider votre cause. Payés par Tel-Érib avec toute l'attention qu'ils vous doivent.
- Tel-Érib devrait savoir que je connais sa double-facette dans ce conflit tel-mehrati.
- Qu'entendez-vous par là ?
- Je sais très bien que M. Khairi soutient à la fois les milices communistes et le Roi.
- Quelle est votre réaction à cela ?
- À vrai dire, je m'en fiche. Si Tel-Érib veut s'amuser à semer la zizanie, qu'elle s'amuse. Je sais que la force ouvrière est plus puissante que la classe supérieure, à Tel-Mehrat. Et ce rapport de force, biaisé par l'intervention de la Sainte Alliance, sera rééquilibré par les forces de la Black Mud Inc.
- Je vois. N'oubliez cependant pas que le milliard payé par Tel-Érib devra un jour ou l'autre être remboursé par votre cause en cas de succès.
- Je n'en suis pas moins redevable à Tel-Érib, effectivement. Je n'oublierai pas ; car la victoire sera.
- On dit que vous avez demandé des négociations ?
- Oui, mais j'ai bien l'intention de les voir refuser ou de les faire échouer. La prochaine fois, ce ne sera pas une séance de négociations, mais un Diktat imposé aux perdants loyalistes.
- Je veux bien vous croire. Les soldats arriveront par la frontière cyrénane, comme les autres ravitaillements. Avertissez vos troupes à Dehat, qu'ils ne se suicident pas en tentant d'éliminer leurs renforts.
- Je ne l'oublierai pas.
Iskupitel

Message par Iskupitel »

<center>[img]http://images1.wikia.nocookie.net/__cb20120204010936/evangelion/images/4/47/Placeholder.png[/img]</center>

Monsieur le Président, bonne année.
À vous aussi, Hohoth. Que se passe-t-il dans le monde, actuellement ?
Eh bien... Il semblerait que des attentats soient à déplorer...
On s'en fiche des attentats.
Ceux-ci sont vraiment importants, Monsieur. Ils ont touchés les USP, la Rostovie et le Ranekika.
Comment ? Le Ranekika ? On s'en fiche.
La Rostovie et les USP se soupçonnent mutuellement, et la paix mondiale a l'air en danger.
Je vois. Faites planter Internet le temps que ça passe et n'en dites rien dans les médias.
Quelle en est la raison ?
Je suis bien content que cela soit arrivé - enfin sauf pour le Ranekika, cet attentat a du être horrible.
Mais pourquoi la population ne devrait-elle pas savoir ?
Parce que je le veux et que cela les effrayerait plus qu'autre chose.
Doit-on augmenter le niveau d'alerte actuel ?
Non ; baissez-le. On va voir si ces gens veulent s'en prendre à nous. Et si ce n'est pas le cas, ça ne gênera personne.
Vous jouez avec la vie des citoyens, si je puis me permettre, Monsieur.
C'est vrai. Il faut faire des sacrifices pour aller de l'avant.
Soit.
Iskupitel

Message par Iskupitel »

<center>Campagne publique de propagande du cannabis

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=457986PubWeed.png][img]http://img4.hostingpics.net/thumbs/mini_457986PubWeed.png[/img][/url]

Ces affiches sont accrochées sur de nombreux murs dans toutes les grandes villes tel-éribaines. Des tracts sont également édités dans le but d'accroître la consommation de cannabis.</center>
Iskupitel

Message par Iskupitel »

<center>[img]http://rlv.zcache.fr/manteau_du_brunei_de_detail_de_bras_carte_postale-p239489341230430860en7lo_210.jpg[/img]
Le symbole officiel du Sénat tel-éribain</center>

Triphane Reynis (Président du Sénat) (PS) : Messieurs, en tant que Président du Sénat, je vous demande d'accueillir leurs éminences étrangères, les Sénateurs Ménoviens.

Les dix ménoviens entrent, empruntant la grande porte de bois sculpté.

Aheth Öl (Tel-Aviv) (PNC) : Monsieur Reynis, comment pouvez-vous ne pas vous indigner ?

Triphane Reynis (Président du Sénat) (PS) : Qu'entendez-vous par là, Sénateur Öl ?

Aheth Öl (Tel-Aviv) (PNC) : A-t-on jamais voté la création de ces postes étrangers ?

Triphane Reynis (Président du Sénat) (PS) : Aucun vote n'a été besoin, Sénateur Öl.

Aheth Öl (Tel-Aviv) (PNC) : Le rôle de notre assemblée n'est-il pas de décider si les mesures proposées par le gouvernement sont acceptées par le Peuple, que nous représentons.

Lo Moth (Tel-Jérusalem) (PX) : Sénateur Öl, notre vote est, lorsqu'aucune loi ne nous est proposée, indicatif, vous le savez très bien.

Aheth Öl (Tel-Aviv) (PNC) : Quand bien même, Sénateur Moth, il aurait été courtois et correct de nous faire voter quant à la création de ces postes de Sénateurs Ménoviens.

Thalli Phah (Tel-Aviv) (PSR) : Il est vrai que notre avis aurait pu être demandé avant de prendre de telles décisions.

Triphane Reynis (Président du Sénat) (PS) : M. Krk, quelle est la position du gouvernement ?

Hohoth Krk (Secrétaire d'État) (PNC) : Le gouvernement n'a pas sollicité votre avis, Messieurs, car cette mesure a été prise rapidement et unilatéralement par le Président Khairi.

Thalli Phah (Tel-Aviv) (PSR) : Dans ce cas, que font ces hommes ici ?

Triphane Reynis (Président du Sénat) (PS) : Sénateur Phah, ne leur manquez pas de respect, ils parlent tous français.

Talli Phah (Tel-Aviv) (PSR) : Pardonnez-moi, je me suis emporté.

Philomon Hadj (Tel-Ajnin) (PVC) : Quoi qu'il en soit, je pense que, nous aussi, unilatéralement, nous devrions voter et accepter ou non la présence de ces nouveaux représentants étrangers au statut et aux droits différents.

Nunuk Garv (Tel-Beershebat) (PX) : Cela ne me semble pas une nécessité, Sénateur Hadj. Notre Président possède plusieurs droits, notamment celui-ci.

Philomon Hadj (Tel-Ajnin) (PVC) : Là est tout le problème, Sénateur Garv. Et nous abordons un sujet tout autre mais plus important, celui de l'absence de Constitution pour Tel-Érib.

Nunuk Garv (Tel-Beershebat) (PX) : Qu'entendez-vous par là ?

Philomon Hadj (Tel-Ajnin) (PVC) : Le fait que nous ne disposions d'aucune Constitution accorde un immense bénéfice du doute au Président de la République et, ainsi, d'immenses et sans limites pouvoirs.

Nunuk Garv (Tel-Beershebat) (PX) : C'est le même cas pour le Sénat.

Philomon Hadj (Tel-Ajnin) (PVC) : La différence est que nous sommes nombreux, tandis que le Président est seul et que nous sommes régis par le bon sens.

Hohoth Krk (Secrétaire d'État) (PNC) : Dites-vous que le Président Khairi n'a pas de bon sens ?

Philomon Hadj (Tel-Ajnin) (PVC) : J'ose le dire, oui. Nombreux sont ceux qui le trouvent incompétents, n'est-ce pas, Sénateurs ? Que ceux qui partagent mon avis se lèvent.

Tous restent assis.

Hohoth Krk (Secrétaire d'État) (PNC) : Je crois que nous sommes d'accord pour dire que vous venez de subir une forte désolidarisation de la part de ceux qui devaient vous soutenir.

Philomon Hadj (Tel-Ajnin) (PVC) : C'est vrai. Mais cela n'a pas d'importance. Il nous faut une Constitution.

Hohoth Krk (Secrétaire d'État) (PNC) : Bien, le projet sera étudié.

Triphane Reynis (Président du Sénat) (PS) : Pouvons-nous en revenir aux Sénateurs Ménoviens ou leur présence ne dérange plus personne ?

Aheth Öl (Tel-Aviv) (PNC) : Le problème n'est absolument pas clos, puisque je persiste à dire que nous devrions voter quant à leur présence.

Triphane Reynis (Président du Sénat) (PS) : Bien. Nous allons donc organiser ce vote.

Aheth Öl (Tel-Aviv) (PNC) : Je demande, par contre, que les 44 représentants étrangers ne soient pas conviés au vote.

Triphane Reynis (Président du Sénat) (PS) : Quelle est la raison de cette demande ?

Aheth Öl (Tel-Aviv) (PNC) : Leur vote mènerait à un affrontement purement idéologique ou diplomatique quant à l'État qu'ils représentent, pas quant à leur fonction.

Triphane Reynis (Président du Sénat) (PS) : Hélas, la loi est la loi, et ils disposeront même de deux votes chacun, ainsi que je viens de le décider. La demande du Sénateur Öl sera édictée à l'isntar d'une loi dès demain, jour où les premiers représentants étrangers pourront voter. Les Sénateurs Ménoviens, bien entendu, ne pourront pas encore voter. La séance est close.
Iskupitel

Message par Iskupitel »

Dans un appartement de la capitale, quelques hommes sont rassemblés autour de plusieurs bouteilles d'alcool

Écoutez-moi ! Je vais faire un discours.
Ouais, ouais... On t'écoute, Doran.
Notre beau pays, qui est devenu si démocratique doit retrouver son unité princière.
C'était ça ton discours, Doran ?
Ouais... Je me rappelle plus la suite...
Tu veux dire que tu veux que le Prince revienne ?
Non, pas vraiment.
Dis-nous, alors, Doran !
Il nous faudrait... Retourner en arrière, revenir aux traditions. Pas forcément au Prince, avant ça.
Tu sais bien que le Prince est là depuis que notre Peuple est arrivé sur cette île, Doran. Il n'y avait rien avant le Prince !
Avant qu'il soit au pouvoir, je veux dire !
Je crois comprendre... Même si tu es torché, Doran, tu es un génie !
Hein ?
Tu veux que Tel-Érib redevienne la Cyrénanie, c'est ça ? Qu'on oublie toute cette connerie d'indépendance et qu'on rentre sous les jupes de notre mère ?
Oui, enfin...
Moi je suis totalement d'accord avec ça ! Notre gouvernement n'a pas de raison d'être, il ne sait que donner l'indépendance à ce qui formait Tel-Érib.
Oui, enfin ils font d'autres choses, tu sais.
Oui, ils multiplient les rencontres pour vendre notre pétrole de façon à ce que tout l'argent revienne dans les mains de Tel-Érib Petroleum !
Euh...
Orchid a raison. Regardez la Fiémance ! Plus traditionaliste est impossible, et admirez leur force ! Nous ne devons plus jouer au plus malin et rentrer sous la protection de la Cyrénanie, revenir à la création, aux origines.
N'oubliez pas que Tel-Érib est un état plus développé que la Cyrénanie ! Ce serait régresser que faire cela !
De deux choses l'une : en effet, l'État est plus développé. Mais nous, le sommes-nous ? Je n'en ai pas l'impression. La seconde chose c'est que revenir à la grande Cyrénanie ferait progresser les deux états de conserve, de façon à tous devenir plus forts.
Bon, les gars, vous êtes drôles parce que vous... Oh et puis merde, dodo.
Iskupitel

Message par Iskupitel »

<center>Dans une taverne quelconque des bas quartiers de la capitale, entre deux affrontements d'ivrognes, une conversation tout aussi quelconque se fait entendre.</center>

- Gné.
- J'aurais pas dit mieux, mon frère. Tiens, tire une autre latte.
- J'dis pas non. Tu travailles dans la police c'est ça ?
- On peut dire ça, ouais...
- Et ça t'a jamais posé de problème de fumer ?
- Tu sais, dans mon service, il est plus grave de fumer du tabac que cette bonne herbe de qualité A.
- Qualité A ? Tu l'as payée combien ?
- 250 USP$ le kilo.
- C'est cher.
- Oui, mais c'est le plus bas prix que j'ai pu trouver.
- Au Super O ?
- Ouais. C'était la première fois que j'y allais, je n'avais pas l'habitude.
- Ils ont de très bons conseillers.
- Ah ?
- Oui, je le sais car j'en faisais partie. Enfin, avant...
- Je n'en ai vu aucun pourtant.
- C'est normal, les conseillers sont rarement là. La plupart du temps, ils sont défoncés dans la salle de stockage.
- Ça ne m'étonne pas, ça doit être tentant.
- Oh que oui, c'est tentant.
- Et tu t'es fais renvoyé pour ça ?
- Non, parce que mon supérieur avait pris un peu trop de DMT et qu'il ne se contrôlait plus.
- Du DMT ? Qu'est-ce que c'est ?
- C'est restreint maintenant. C'est la drogue la plus hallucinogène du monde. C'est un peu, tu vois, un peu comme une clé vers un monde nouveau et différent. Dans ce que tu vois, y'a plein de sons et de couleurs et de formes qu'on ne connaît pas et qui n'ont pas de nom. Elles existent juste. C'est l'harmonie générale.
- Pourquoi c'est interdit ?
- C'est pas interdit, c'est restreint. Ils disent que c'est parce que c'est une drogue dure. Comme si ceux qui fument du DMT étaient ces drogués de piqués.
- Piqués ?
- Ouais, l'héroïne, tout ça.
- Ah. C'est toujours légal l'héroïne ?
- Ouais, mais c'est restreint, pareil. En gros, une seule production et un seul point de vente manipulé par l'État. Et ils nous cachent ça avec leurs sempiternelles manœuvres d'entreprises semi-publiques !
- C'est fou.
- Ouais...


<center>* * *</center>

<center>Sur le champ d'entraînement d'une Université manœuvrent quelques vieux chars d'assaut.</center>

- Mesdemoiselles, stoppez les machines et sortez de vos engins. Rassemblez-vous devant le hangar. Exécution.

Les élèves se rassemblent rapidement, au garde-à-vous et en rang, devant le professeur.

- Repos. Les compétitions inter-universitaires auront bientôt lieu, comme vous le savez. Pour cette première année, je compte sur vous - sauf toi, Lëah, tu es renvoyée - pour porter les couleurs de l'Université Menachem Scheer. Je suis persuadée que vous avez de sérieuses chances. N'oubliez pas de bien huiler les pièces de votre tank. Au fait, le cour de Panzerfahren de demain est annulé, on ne se revoit que lundi. Si vous avez un doute quant à votre coordination, n'hésitez pas à utiliser les salles de shoot que notre gentil gouvernement met à votre disposition pour seulement 500¢.
- Madame, puis-je poser une question ?
- Vas, je t'en prie.
- Pouvez-vous nous expliquer ce que sont ces salles de shoot ?
- Ne vous méprenez pas, ce n'est pas pour vous droguer. Le dopage est d'ailleurs totalement interdit, je vous le rappelle. Si l'une d'entre vous est dopée lors des compétitions ou ose faire de la triche ou de l'anti-jeu, vous en entendrez parler pendant très très long-temps. Bien. Pour en revenir aux salles de shoot, ce sont des salles - immenses - où l'on peut pratiquer le Panzerfahren. Les chars, cependant, sont remplacés par de simples cabines.
- Merci Madame.
- Vous pourrez disposer dès que vous m'aurez montré que vous maîtrisez parfaitement l'exercice 77-J.

Les jeunes filles remontent dans leur char après avoir échangé quelques rapides mots et effectuent les manœuvres complexes dans lesquelles elles œuvrent en une cohésion parfaite, les huit chars aux équipages variés évoluant gracieusement en soulevant la poussière épaisse du champ d'entraînement.
Iskupitel

Message par Iskupitel »

<center>Dans la salle de réunion du Comité pour la Réélection Présidentielle de M. W. Khairi.</center>

Waddaulah Khairi : Messieurs, nous sommes dans une situation plutôt critique, n'est-ce pas ?

Itchi Klop : En effet, Monsieur le Président. L'opinion publique ne vous est pas franchement défavorable, mais elle ne vous est pas non plus favorable. Vous êtes actuellement dans une zone mitigée.

Philip Thur : Je rajouterai à cela que l'opinion internationale est elle aussi mitigée. Sur les dix votants, seuls deux vous ont choisi, à savoir le Schlessien et la Sébaldie. On sait tous que l'état jeekimois a fait ce choix pour que les relations entre nos deux puissances retrouvent leur force d'antan. Vos relations personnelles avec le Prince ne sont pas une surprise, et les sébaldes aimaient le Prince - et l'aiment sûrement encore, je n'ai pas de données précises à ce sujet.

Waddaulah Khairi : Qu'en est-il du Schlessien ? Pourquoi avoir fait ce choix ?

Philip Thur : Je pense que le choix est dû à l'idéologie schlessoise et, peut-être, à l'envie de n'en privilégier aucun autre. C'est peut-être un choix du "moins pire".

Waddaulah Khairi : Je vois. Même si vous dites que je suis dans une situation « mitigée », je conclus de suite que je suis dans la mouise pour rester à mon poste. Vous êtes suffisamment loyaux pour me contenter, pas assez pour me dire la vérité complète. Je ne vous en voudrai pas. J'ai moi aussi été à votre poste ; je sais à quel point rester sur de bonnes bases est important. Abordons donc le moyen de me faire remonter – rapidement, car il nous reste moins d'un mois avant les élections – dans les sondages.

Eth Amebh : y ayant longuement réfléchi, je vous propose une idée géniale.

Waddaulah Khairi : Dites.

Eth Amebh : De nos jours, les tel-éribains, bien qu'ayant un accès libre à l'éducation, ne sont que peu à être scolarisés, et ceci même dans les écoles dites « primaires ». L'éducation est un sujet que le Peuple aime. Il est rassurant pour des parents de savoir que leur enfant fera des études et aura une vie meilleure que celle qu'ils ont. De plus, nos sociétés urbaines nécessitent de plus en plus de personnel qualifié.

Waddaulah Khairi : Voulez-vous que l'école soit obligatoire ?

Eth Amebh : Pas nécessairement, Monsieur le Président. Cela serait même une erreur.

Waddaulah Khairi : Une erreur ? Pourquoi donc ?

Eth Amebh : Faire trop rapide, ici en rendant l'école obligatoire, serait plus perçu comme une mesure de dernière instance pour faire remonter les sondages. C'est facile et cela ne montre pas votre investissement dans les affaires sociales.

Waddaulah Khairi : Soit. Si ma mesure de dernière instance ne doit pas être perçue comme tel, alors elle ne le sera pas. Quelle est, donc, votre idée géniale ?

Eth Amebh : Une Cité Scolaire. Un endroit fait pour la recherche. Une ville entière faite pour la technologie, idéalement tout ce qui est vu comme du « high-tech ». Plusieurs millions d'hommes et de femmes réunis pour faire avancer la recherche tel-éribaine tout en profitant d'un enseignement. Qu'en dites-vous ? Comment trouvez-vous mon idée ?

Waddaulah Khairi : Elle est des plus intéressante, en effet. Cependant, il manque quelque chose à cette cité dans son concept.

Itchi Klop : Peut-être pourrions-nous en faire une cité qui fonctionne, en plus, de façon écologique, grâce à des énergies renouvelables ? Cela permettrait de faire fonctionner la recherche à ce sujet sans interdire les autres.

Waddaulh Khairi : Voilà exactement ce que je pensais.

Itchi Klop : Nous devrions, ainsi, introduire des dirigeables. Cela sera un joli symbole.

Philip Thur : Et un moyen de montrer à ces messieurs de la Fédération Technocratique que nous ne souhaitons pas que nos relations restent tendues ainsi qu'elles le sont actuellement.

Waddaulah Khairi : Je ferai donc débloquer l'argent nécessaire. Vous qui avez eu cette idée, M. Amebh, auriez-vous par hasard une quelconque vue de ce projet ?

Eth Amebh : En effet. Voici une [url=http://img15.hostingpics.net/pics/582128Capturedu20130711114525.png]vue d'artiste d'une rue[/url], et voici une [url=http://nsm08.casimages.com/img/2013/07/11/13071111160515754911373385.png]vue d'artiste générale[/url]. Remarquez les éoliennes. Ce sont elles qui seront là pour subvenir aux besoins électriques. La géothermie peut aussi être envisagée.

Waddaulah Khairi : Votre artiste est doué. Résumons donc. Il nous faut des dirigeables, des énergies renouvelables et des bâtiments qui écologiques.

Eth Amebh : Exactement, Monsieur le Président.

Waddaulah Khairi : Dans ce cas, nous pouvons envisager de faire appel à la Fédération, au Coorland et à une autre entreprise pour les bâtiments... Qui conseilleriez-vous, M. Klop ?

Itchi Klop : La Wapong peut être un bon choix. Leurs constructions ne sont plus à féliciter.

Waddaulah Khairi : Bien. Je ferai à ce que ces entités politiques soient contactés et que leur aide soit demandée. Nous trouverons toujours de quoi les payer, même si cela doit être de ma poche. Je n'ai absolument aucune envie de perdre ces élections.

Philip Thur : Nous n'avons pas non plus envie que vous perdiez, Monsieur.

Waddaulah Khairi : Bien. Vous pouvez disposer, je vais en parler avec le gouvernement.
Répondre

Retourner vers « Cyrénanie »