Page 2 sur 2
Posté : jeu. févr. 26, 2015 7:33 pm
par Lychaka
Approuvé par le MJA
[center]Juin 2026 - Cubalivie[/center]
[justify]La place de la Révolution d'Evannah était noire de monde. Le soleil éclatant irradiait de sa chaleur sur la capitale cubalivienne malgré un automne déjà avancé qui aurait dû être sur le point de céder sa place à l'hiver en cet après-midi où le leader cubalivien accueillait son homologue makan pour la première fois depuis sa prise de fonction.
Enrico Valdez tenait devant plusieurs dizaines de milliers de cubaliviens qui buvaient ses paroles un discours enflammé sur la Révolution :
La Révolution, c'est le sens du moment historique, c'est changer tout ce qui doit être changé, c'est l'égalité et la liberté pleines & entières, c'est être traité et traiter les autres comme des êtres humains, c'est nous émanciper par nous même et par nos propres efforts, c'est défier de puissantes forces dominantes à l'intérieur et à l'extérieur du cadre social et national, c'est défendre les valeurs dans en lesquelles on croit au prix de tous les sacrifices, c'est la modestie, le désintéressement, l'altruisme, la solidarité et l'héroïsme, c'est ne jamais mentir ni ne violer aucun principe éthique, c'est la conviction profonde qu'il n'existe aucune force au monde capable d'étouffer la force des idées et de la vérité.
La Révolution, c'est l'unité, et l'indépendance, c'est lutter pour nos rêves de justice pour la Cubalivie et pour le monde. C'est la base de notre patriotisme, de notre socialisme et de la vocation internationaliste de notre Révolution.
La foule en liesse applaudit abondamment le leader du Parti avant que celui-ci ne laisse sa place au Premier Ministre de l'U.R.C.M, le Camarade Han Jintao qui fut à son tour accueillit par une nuée d'applaudissements et s'exprima dans un numancien hésitant mais correct, accompagné par une foule habituée à réagir aux discours :
- Viva Cubalivia.
- Viva ! Viva !
- Viva la Union de las Repúblicas Comunistas Makarano.
- Viva ! Viva !
- Qu'il est difficile pour moi d'exprimer ce que je ressens en ces heures brèves mais importantes pour le peuple cubalivien et son gouvernement. Comment puis-je traduire ce que nous ressentons, nous, membres de la délégation pour représenter notre patrie l'Union en Cubalivie qui avons reçu toute la générosité et la solidarité du peuple cubalivien qui ne nous demande rien en retour de cette sincère fraternité ?
Nous, Makans, plus que les autres, savons bien que cette attitude du peuple cubalivien né de sa propre histoire. Nous rendons aussi aujourd'hui hommage à Toni Pérès, l'homme de l'indépendance et de la Révolution cubalivienne, qui fut la première, ici sur le continent Vicaskaran en 2013, à affirmer son indépendance et sa croyance en le modèle socialiste et à s'affirmer à travers un esprit révolutionnaire vivant et ardent qui a fait vibrer son continent et le monde entier jusqu'à aujourd'hui.
Tombé sous les coups du complot numancien, Toni Pérès a laissé au monde et à l'Humanité un héritage révolutionnaire & idéologique exceptionnel, mais il n'a pu laisser à sa patrie un dirigeant capable de poursuivre sa politique éclairée en la personne de sa fille qui, pendant près de dix ans n'a pas su assurer la continuité de ses idées par faute de son inexpérience, de son incompétence mais aussi et surtout d'un égoïsme petit-bourgeois prononcé.
Il y a deux ans le Camarade Valdez, aidé de vétérans de la Révolution cubalivienne fidèles aux idées de leur ancien leader ont mis fin à cette période de stagnation et d'immobilisme, signe de décadence bourgeoise au sein de son appareil d'état afin de permettre à la Cubalivie de retrouver sa voie originelle, la voie du socialisme cubalivien véritable.
Depuis, la patrie de Toni Pérès, la Cubalivie socialiste renaît de ses cendres or cette réussite ne saurait seulement être due au Parti Communiste et à ses intrigues révolutionnaires. C'est avant tout les masses populaires qui font la force de la Révolution, sans les masses populaires et les masses travailleuses jamais ce nouveau souffle n'aurait été possible.
J'affirme aujourd'hui toute l'amitié, toute la solidarité et la fraternité qui unissent les peuples makan et cubalivien ![/justify]
Posté : jeu. mars 26, 2015 11:13 am
par Lychaka
[center]Septembre 2026 - Cubalivie
"La moral de la Revolucion esta tan alta como las estrellas" ; Enrico Valdez
[img]http://www.hotelloscaneyes.com/images/santa-clara-che.jpg[/img][/center]
[justify]Le douzième anniversaire de la mort du père de la Cubalivie socialiste, Toni Pérès était l'occasion pour le gouvernement cubalivien non seulement d'offrir un hommage retentissant à celui qui avait permis de mettre fin à la dictature militaire ayant précédé la Révolution, mais aussi de réaffirmer sa croyance aux principes révolutionnaires communistes de celui-ci.
Bien que Toni Pérès ait été tué en 2014 dans la jungle cubalivienne, pourchassé avec sa garde personnelle par les services secrets numanciens et rostovs (qui avaient par la suite tenté d'étouffer l'assassinat) dont les intérêts convergeaient alors à l'époque sa dépouille avait depuis longtemps été transférée à Evannah où un mausolée lui avait été dédié. C'est donc sur la célèbre place Toni Pérès, devant le Mausolée du même nom qu'Enrico Valdez allait faire un discours qu'il espérait être répété au sein des médias des états socialistes dans le monde. De la même manière des représentants kirépiens thaliboziens, tchoconaliens & makans étaient présents pour assister à la cérémonie.
"Camarades, ce jour n'est pas un jour de réjouissance, ni de fête. En réalité nous sommes aujourd'hui rassemblés pour pleurer en la mémoire du Camarade Toni Pérès, meneur infatigable et désormais immortel dans nos coeurs de notre grande Révolution !
C'est un jour dont nous devons profiter, douze ans après la mort du plus grand des héros du socialisme cubalivien, pour nous remémorer ce qu'il fut et ce qu'il fit de son vivant pour notre patrie. De son combat et de sa lutte révolutionnaire, véritable énergie infatigable ayant mené les forces de guérilla socialistes à la victoire qui lui coûta par la suite la vie.
C'est de la vie exemplaire d'un homme si grand dont nous devons nous servir, dont nous devons tirer les enseignements nécessaires qui doivent nous permettre d'avancer. La Cubalivie est aujourd'hui sur la voie de la réussite, il n'en eu rien été sans le Camarade Pérès. Combien de luttes armées, de révoltes populaires & de soulèvements contre l'oppression ont eu lieu au Vicaskaran qui aient été étouffés par les forces sanglantes à la solde du Capital ? Nous savons qu'elles ont été nombreuses. Notre pays lui-même, depuis plusieurs années, aurait pu chuter, mettre à bas son héritage révolutionnaire et aller jusqu'à le renier. Mais plutôt que cela la foi du peuple cubalivien dans ses idées et dans son meneur éternel ont été plus forte et ont permise un nouveau départ.
Si je parle ici et maintenant de notre histoire récente, c'est pour montrer que même douze ans n'éteignent pas la mémoire et l'importance de notre grand camarade. Mais il ne s'agit pas en ce jour de s'adonner à de basses considérations politiques, cette journée dépasse de loin tout cela. Ainsi je laisse la place au recueillement qui doit être notre mot d'ordre pour cette journée."
L'Orchestre Interquartiers d'Evannah entama l'hymne cubalivien d'ordinaire léger sur un rythme très lent.[/justify]
Posté : dim. mai 31, 2015 8:21 am
par Lychaka
[center]Mars 2027 - Cubalivie
"La Révolution est comme une bicyclette: quand elle n'avance pas, elle tombe." ; Toni Pérès
[img]http://www.oneworld365.org/img/101/cuba%20cultural%20tours.jpg[/img][/center]
[justify]Raoul s'était assis, comme tous les samedi après-midi, à la même table qu'il occupait depuis maintenant plus de dix ans avec une régularité sans pareil sur la terrasse du même bar. Il posa sur la table le numéro du jour du quotidien La Revolución dont l'article en page de couverture titrait : "L'ogre impérialiste tarnois sort de son sommeil !". Même si les nouvelles internationales l'intéressaient peu, du haut de ses soixante-dix ans il estimait avoir vu passer assez de guerres et de crises militaires pour ne plus être affecté par elles, la question des sous-marins tarnois dans la guerre de Cécopie inquiétait en Cubalivie, beaucoup craignaient surtout un regain de l'impérialisme tarnois au Vicaskaran.
Sans qu'il ait rien commandé on vient lui servir son cocktail cubalivien, le même qu'il buvait depuis dix ans. Il le mit de côté en faisant de la place sur la table pour déplier son journal grand format. Ses lunettes sur le nez il lui fallait tout de même se rapprocher à moins de vingt centimètres de la page pour pouvoir lire. La page était consacré à un discours qu'Enrico Valdez, Secrétaire Général du Parti Communiste Cubalivien, avait tenu la veille dans la campagne au nord du pays, félicitant les récentes transformations du secteur primaire cubalivien. En effet après son arrivée au pouvoir Enrico Valdez avait remis en marche la révolution cubalivienne dans le domaine économique : les entreprises étatiques se voyaient liquidées les unes après les autres au profit de coopératives partout où cela était possible et l'agriculture avait été le premier domaine à en bénéficier. Les coopératives fleurissaient tandis que l'étatisme était enterré sous elles, presque à l'image de la politique, quoi que bien plus lente, débutée dans l'ex-U.R.C.M avant sa triste disparition.
C'est à elle qu'était d'ailleurs dédiée la troisième page, un journaliste cubalivien correspondant depuis le Lychaka décrivait la ferveur révolutionnaire qui régnait toujours dans l'ex-République Populaire du Lychaka où l'Empire ne parvenait pas à prendre pied, ni dans la vie économique dominée par les coopératives paysannes & ouvrières, ni dans les coeurs qui vibraient de plus d'un demi-siècle de communisme lychakien.
Les quatrième et cinquième pages consacrées aux sports, surtout au football, n'intéressaient pas le moins du monde le vieil homme qui se hâta de les passer. La suite était plus consacrée à des nouvelles locales, aux projets notamment de la ville d'Evannah pour l'année en cours : la rénovation de l'Université José II ou encore la construction d'un nouveau Musée dédié à l'histoire du XXè siècle au Vicaskaran-sud.
Après sa lecture attentive, très lente, Raoul ferma son journal, le replia et poussa un soupir de satisfaction après l'effort qu'il venait de faire, lui qui ne savait lire que depuis un peu plus de dix ans.[/justify]
Posté : dim. juin 14, 2015 11:22 am
par Alexei
¡ Bienvenidos a Evannah !
[url=https://www.youtube.com/watch?v=yjidkg7JvP4]==> Ambiance musicale : salsa ![/url]
[img]http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://www.routard.com/images_contenu/communaute/Photos/publi/003/pt2215.jpg&sa=X&ved=0CAkQ8wc4E2oVChMIn7a43PuOxgIVQ1cUCh1URgAh&usg=AFQjCNEJ_QDY1b6VRkiJXBMC8eMeWNzzxg[/img]
Alberto : Alors, première fois en Cubalivie ?
Le chauffeur de taxi jeta un oeil dans le rétroviseur avant pour examiner plus attentivement son passager : c'était un homme de taille respectable ; des cheveux châtains, initialement plaqués mais décoiffés par la chaleur, tombaient de manière éparse dans ses yeux sombres, légèrement plissés. Des traits fins, une bouche bien dessinée entourée d'une barbe bien taillée, l'homme était pâle de peau et transpirait, visiblement peu habitué à la chaleur tropicale. Sa chemise blanche, déboutonnée à un tiers, faisait ressortir une carrure plutôt imposante. Il n'avait absolument pas le type cubalivien, et Alberto ne savait même pas si son interlocuteur le comprenait.
Passager : Oui, première fois.
Le chauffeur, un homme moustachu et bedonnant, portant une chemise-à-fleur mi-ouverte avec une croix sur le torse et un chapeau décela dans la voix du passager un accent étranger plutôt lourd. Peut-être d'Alméra orientale ou du Jeekim.
Alberto : Ahah ! Tu verras, c'est un pays magnifique, quand on y vient, on n'a plus envie d'y repartir, à moins d'être Kirkstanais, ahah... ! Oh, excusez-moi, vous venez peut-être de là-bas...
Passager -ricanant- : Ne vous t'inquiète pas, camarade, il n'y a pas de mal, je suis Kirépien.
Alberto ricana également. Depuis le départ des Slavians, leurs cousins yougoslaves les avaient remplacé, et venaient en nombre pour des raisons politiques, de même que pour les Lychakiens.
Alberto : Ah ! Il fallait le dire tout de suite ! Les Kirépiens sont nos amis. Depuis la chute de l'URCM, il n'y a qu'eux et les Thalìboziens qui sont encore communistes.
Passager : Plus ou moins... la FROPT est dans une optique de coexistence pacifique, et mon pays est agité par des troubles depuis plusieurs mois. Je crains qu'un scénario à la makanne y aie lieu aussi.
Alberto : C'est pour ça que tu es venu ici ?
Passager : Entre autres.
La voiture s'engagea dans l'artère principale d'Evannah et passa devant un bar où un vieillard lisait le journal. Plus loin, le taxi arriva à la hauteur du Ministère de l'Intérieur, réputé pour le portrait de Toni Pérès sur la façade.
Alberto : Hasta la victoria siempre, comandante ! Je suppose que tu connais Toni Pérès, hein ?
Passager : Un peu. À Ophrone il y a des bâtiments dans le même genre, sauf que c'est Vliduj Gak dessus.
Alberto : Un grand homme aussi. À Evannah et partout en dehors, il y a des statues, des stèles, des panneaux en souvenir du comandante. C'est une véritable idole, comme Kirov chez les Rostovs, m'héhé. Tu t'appelles comment ?
Passager : Dimitar. Je viens de Pregrada.
Alberto : Enchanté, Dimitar. Malheureusement nous sommes presque arrivés à ton hôtel. Ne fume que des cigares, les cigarettes sont mal vues ici, m'ahahaha. Fait aussi attention aux filles, elles sont magnifiques mais relativement difficiles. Mais y a toujours deux, trois minettes qui sortent du lot. -sourire-
Dimitar -ricanant- : Je suivrai tes conseils, merci, camarade. À une prochaine fois.
Dimitar sortit du véhicule avec son bagage : une simple valise avec divers vêtements à l'intérieur. Il paya la course au chauffeur et le salua, se dirigeant vers son hôtel.
Alberto : C'est ça ! À bientôt, et bienvenue à Evannah !
Posté : mer. août 10, 2016 6:47 pm
par Lychaka
[center]
Octobre 2030 - Cubalivie
"Rêve et tu seras libre d'esprit ; lutte et tu seras libre de vivre" ; Toni Pérès
4C1DVEcGhnU[/center]
[justify]Les années passaient en
Cubalivie, lentement mais sûrement. Le socialisme cubalivien fêterait bientôt ses vingt ans. Toujours attablé à la même table d'un café dans les ruelles d'
Evannah,
Raoul ne lisait plus
La Revolucion depuis qu'il avait perdu la vue. Mais sa petite radio portative le suivait et il écoutait les informations tandis qu'il buvait à très petites gorgées son café noir.
Enrico Valdez, dirigeant cubalivien depuis 2026, entamait la dernière année de son mandat avant les élections générales qui auraient lieu l'année suivante pour lui trouver un successeur au sein du
Parti Communiste Cubalivien, l'ancien militaire ayant d'ores et déjà annoncé sa volonté de ne pas se représenter et de se retirer de la vie politique pour rejoindre le village natal qu'il avait quitté pour s'engager dans la révolution aux côtés de
Toni Pérès en 2012. Pour l'heure ses possibles successeurs ne s'étaient pas encore manifesté, ce qu'ils feraient certainement en décembre 2030 au cours du
VIè Congrès du Parti Communiste Cubalivien. Le gouvernement annonçait quant à lui sa volonté d'agrandir le réseau ferroviaire du pays pour rallier les régions les plus reculées et les plus difficiles d'accès... Le bulletin d'information s'interrompit brutalement, remplacé par un flash spécial, un journaliste au débit rapide remplaça la voix posée qui annonçait les informations :
- Nous interrompons nos programmes habituels afin de vous informer, en direct de la région de la Sierra Roja où ont eu lieu de nombreux glissements de terrain et des inondations dans les heures précédentes après plusieurs jours de pluie violente discontinue. Les autorités de la région font actuellement état d'au moins 84 morts et de 264 blessés, mais c'est un bilan très provisoire qui devrait s'alourdir dans les heures à venir nous a-t-on dit. L'armée est mobilisée afin de participer à l'évacuation des civils. On a ici, dans la capitale de région, les pieds dans l'eau jusqu'à la taille dans le centre ville qui est lui-même en hauteur. Dans les autres quartiers les gens n'ont pas pu sortir, le premier étage des habitations étant totalement noyé. Les images que nous obtenons par hélicoptère font état de plusieurs centaines de personnes, sinon milliers, montés sur les toits des maisons et des immeubles dans l'espoir d'être évacués. Actuellement l'eau monte dans le centre ville, je vous rend l'antenne !
- Merci Sergio pour ces précieuses informations obtenus directement sur place. Les autorités ont publié un communiqué et demandent aux personnes situés dans des zones et des secteurs à risque de glissement de terrain ou d'inondation d'évacuer les lieux et de se signaler aux forces de pompiers pour pouvoir être accueilli au sein d'un hébergement d'urgence. Les conditions météorologiques devraient de surcroît empirer dans les jours à venir, avec de nouvelles précipitations prévues dans les jours à venir. Si vous êtes dans une zone qui risque d'être inondée, n'hésitez pas un instant !
Raoul coupa la radio. Comme chaque année c'était la saison des inondations dans la région de la
Sierra Roja, et comme chaque année les travaux destinés à maîtriser les crues du fleuve n'étaient pas encore achevées et subiraient de plein fouet la montée des eaux. Un cycle qui semblait éternel depuis près d'une décennie.[/justify]