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Posté : sam. avr. 05, 2014 9:35 am
par Arios
O 15 d'Ottobre
A Repubbrica:
O giornâle in lengoa Riveize
E più belle fotografîe do Rivea
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Posté : sam. mai 17, 2014 10:55 am
par Arios
O 21 de Fevrâ
A Repubbrica:
O giornâle in lengoa Riveize
Carlevà : o quaréxima a l'é pe prestu
C'est carnaval, le carême est pour bientôt.
Les bergers des hautes vallées et bergers d'Aste sont dans leurs bergeries de la côte, avec les agriculteurs et les pêcheurs de tous le pays ils apportent aux pieds des autels de nos églises des dons, leurs plus beaux fruits de la saison, et même des galettes, les plus réussies, celles qu'ils offrent au Seigneur Jésus avant de se rendre aux grandes fêtes de tous nos villages.
Février a été le mois des mariages, tout le long de la côte, dans les villages de mer et ceux de la terre en amont, cette année encore il semble qu'ils furent plus nombreux. L'économie n'a jamais redémarré sur la Rive, jamais comme elle aurait dû selon les journaux télévisés qui se sont tus depuis plusieurs mois, malgré leurs langues pédantes et branlantes qui distillaient une bave mauvaise depuis minuit jusqu'au soir.
Après avoir été un Président impuissant, Gioxeppe Mameli s'est accroché à sa chaise, et a décidé d'accompagner la reconversion que les Rivéens firent d'eux-mêmes, s'inspirant de ce que leurs ancêtres avaient toujours fait.
Les landes sont ressorties des gravas que printemps après printemps elles frappent de leurs tiges grasses faisant de la place aux forces de vie.
Les granges ont perdu leurs mousses, des planches neuves les appuient, les chaumes sont revenus dessus les estives nettoyées.
Les places n'accueillent plus que des voitures en carcasses dessus lesquelles tout l'utile a été pris, et le museau chaud des bêtes en jeunesse se frotte à l'acier rouillé qui demain ne sera plus.
Gioxeppe Mameli a vu la campagne et la ville et a salué partout le paysan, et la marchande prolixe derrière son étal plein de fruits.
Les friches se sont rouvertes et leur bois fait fumer alors les toits du pays entier, dont la chaleur emporte dans la brume du ciel le témoignage des voix qui ont regagné leur liberté.
Rivea a perdu de nombreux habitants mais elle semble être redevenu elle-même. Enfuis vers d'autres mirages, ils ont abandonné ici la place qui manquaient aux derniers défenseurs d'une vie de saisons et d'humilité.
Bientôt le carême commencera, alors les gens d'ici ne mangeront plus que le nécessaire pour attendre Pâques, prêts d'un foyer réchauffé des vents de sud et des bûches du nord, ils redécouvriront leurs voisins des mas isolés d'ici 40 jours.
40 lunes durant lesquelles l'agneau du sacrifice engraisse près de sa mère.
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