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Posté : sam. févr. 23, 2013 10:51 am
par Joyan
Cellule de crise, palais du premier Ministre. Trois officiers, dont le chef d'État Major, ainsi que le Ministre de la Défense.
Arnaud Pelletier: Donc voici la carte... hum... la situation est compliquée.
Claude Ligeais, chef d'Etat Major: Monsieur, d'après nos informations, le gouvernement a été renversé, et la situation est compliquée. Quelques-uns de nos alliés sont déjà sur place.
Jean-Guy Vallières: Oui, j'ai étudié la situation. Pensez vous qu'une intervention à leurs côtés serait bénéfique ?
Arnaud Pelletier: Nous allons déjà agir en secret. Et pourquoi ne pas les contacter ? Je veux dire, les alliés. On pourrait mener une action commune, et ensuite libérer ce pays.
Jean-Guy Vallières: Je peux m'en charger, si vous le voulez. Je peux préciser que la Biturige s'engage à envoyer des troupes, et du matériel.
Officier 1: Peut-être pourrions nous envoyer aussi du matériel humanitaire ?
Claude Ligeais: Bonne id...
Arnaud Pelletier: Avant, on contacte l'AdE. Si elle n'agit pas, la Biturige ira seule. Mais si elle daigne se montrer coopérative, alors peut être que la Biturige pourra monter une mission humanitaire avec elle et l'OMLP.
Claude Ligeais: Je met mes hommes en alerte ?
Arnaud Pelletier: Oui, partez pour 15 000 hommes. Les autres, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Je me charge de l'AdE.
Les hommes sortent en silence, sauf Claude Ligeais, qui souhaite s'entretenir avec Arnaud Pelletier
Arnaud Pelletier: Je vous écoute...
Claude Ligeais: J'ai calculé. Ce qu'il nous faut, c'est plus de matériel terrestre, plus d'avions et plus de navires. C'est un tout.
Arnaud Pelletier: Mais il nous faut fixer une priorité, le budget ne suivra pas.
Claude Ligeais: Et bien, sachant que nous aurons 30 avions de chasse Raskasans dans peu de temps, et que les recherches devraient nous apporter les nôtres, l'aviation de chasse peut attendre l'année prochaine. La flotte n'est pas non plus nécessaire. Par contre, la logistique, et l'armement terrestre. Nous devons avoir des véhicules de transport terrestres, et aériens, performants.
Arnaud Pelletier: Je comprends, je m'en charge personnellement.
[...]
Posté : dim. juin 09, 2013 4:02 pm
par Joyan
Il est trois heures et quart de l'après-midi quand une berline noire arrive devant le Palais du Premier Ministre, suivie de peu par une autre, grise cette fois. Les hommes qui descendent sont Jean-Guy Vallières, Ministre des Armées, et Louis Gasté, Ministre des Affaires Extérieures, et se dirigent d'un pas pressé vers l'intérieur. Les Garde Royaux et les policiers en faction les saluent.
A l'intérieur, ils sont dirigés vers la cellule de crise, dans les sous-sols du palais. Plusieurs hommes sont déjà présents.
Arnaud Pelletier - Premier Ministre: Bien, bonsoir messieurs. Je suis désolé de vous avoir fait venir ici précipitamment. Vous aviez sans doute d'autres occupations. Mais la situation est tendue.
Louis Gasté - Ministre des Affaires Extérieures: C'est pour la situation à l'est ?
Arnaud Pelletier: Vous avez l'esprit fin, Louis. C'est exactement de cela dont il s'agit.
Louis Gasté: esquissant un léger sourire aux paroles du Premier Ministre Il est vrai que l'Alméra de l'est est une vraie poudrière en ce moment. Entre le Danmaya, le Juvna, l'URKR, l'URCK et la CESS, je me demande franchement ce qu'il manque pour que tout éclate.
Jean-Guy Vallières - Ministre des Armées: Et vous oubliez la Fiémance mon vieux. Ils ne sont sans doute pas pour rien dans cette élévation des tensions.
Louis Gasté: Je le pense aussi, mais ceci est une autre affaire.
Arnaud Pelletier: A moins que tout en soit lié... Qui sait ? Et puis, c'est la même région. si vous voulez, nous commençons sur ce point. La Fiémance étant un grand allié de la Biturige, malgré nos différends, nous devrons réagir violemment en cas d'agression Juvnienne.
Louis Gasté: Nos accords ne nous obligent en rien. Mais il est vrai que si nous voulons conserver une stature internationale, nous devrons réagir. Que proposez vous ?
Arnaud Pelletier: Tout simplement un soutien diplomatique, par le biais de nos ambassades, et de l'AdE, mais aussi pourquoi pas militaire si la situation l'exige. Combien d'hommes pourrions nous envoyer ? En combien de temps ? Avec quel matériel ?
Jean-Guy Vallières: Il m'est difficile de répondre à cela sans préparation, mais je pense que nous pourrions envoyer 250 000 hommes, toutes armées confondues. Le temps de trajet serait long, surtout si le passage par la mer est nécessaire. Dans ce cas, trois semaines à un mois est le minimum. Si jamais le Vabaron nous permettait de traverser ses terres, alors le délai serait réduit à une à deux semaines. concernant le matériel, nous serions capables d'engager le meilleur matériel à notre disposition. Après, tout cela est à voir avec les stratégies mises en places.
Louis Gasté a eu le temps de lire un message fraîchement arrivé sur sa tablette tactile.
Louis Gasté: Cela est d'autant plus d'actualité que la Fiémance fait de plus en plus pour protéger sa population en cas de guerre. Elle vient de mettre au point la directive Bardieu, concernant le refuge rural.
Arnaud Pelletier: Bien, vous savez à présent ce que nous sommes capables de faire. En cas d'agression Juvnienne, toute notre armée doit être capable de se mettre en ordre de marche sous 24 heures. Renforcez aussi les entraînements. Nous devons être prêts.
Louis Gasté: Et le parlement ? Vous savez bien qu'il doit voter l'entrée en guerre !
Arnaud Pelletier: J'en fais mon affaire. Bien, maintenant que cette question est réglée, je vous propose d'aborder la question du Danmaya. Si nous devons combattre le communisme sous toutes ses formes, nous devons montrer au Danmaya qu'il ne doit pas compter sur un soutien de notre part.
Louis Gasté: Je dirais même plus: nous devons lui montrer que massacrer sa population n'est pas la solution, et que la Biturige pourrait bien mal réagir si une telle horreur devait se produire.
Jean-Guy Vallières: Ne vous inquiétez pas, l'URCM se charge de faire taire ce petit bout de terre, incapable de tout sauf de massacrer les civils.
Arnaud Pelletier: Louis, vous préparez un joli message au Danmaya ?
Louis Gasté: Pas de soucis.
Arnaud Pelletier: Bien, un autre sujet, c'est ce projet "d'Union Germanique" de la part du Schlessien, comprenant le Litzburg et la Cracovie notamment. Que devrions nous faire concernant ce dernier pays si jamais une telle alliance voyait le jour ?
Louis Gasté: De mon côté, je trouve que notre duel avec le Schlessien ne nous apporte que des mauvaises choses. Le Schlessien est plus puissant que nous, voilà tout. Peut être ne rien faire serait la meilleure solution.
Jean-Guy Vallières: Rompre nos accords serait une preuve de faiblesse et en ferait que raviver nos tensions. d'autant plus que la Cracovie s'est engagée dans plusieurs accords, et l'achat d'armement. Ce n'est pas rien.
Arnaud Pelletier: Bien, on ne bouge pas alors. On avisera par la suite ?
Louis Gasté: C'est la meilleure chose à faire.
Posté : mer. juil. 03, 2013 10:29 am
par Joyan
Jean-Guy Vallières: Non, non et non. Nous ne bougerons pas nos soldats !
Maréchal de Saint-Antoine: Bien monsieur. Mais comment voulez-vous...
Jean-Guy Vallières: Réunissez-moi les cardinaux. J'ai quelques questions à leur poser.
Maréchal de Saint-Antoine: Les cardinaux ? Mais... j'ai peur de ne pas saisir monsieur le ministre.
Jean-Guy Vallières: Vous verrez en temps et en heure. Enfin, vous les réunissez pas vous, hein, mais mon secrétaire. Imaginez le scandale sinon. Je vois bien le titre de la presse: " les cardinaux écoutés par l'armée".
Maréchal de Saint-Antoine: Bien monsieur.
Posté : dim. juil. 14, 2013 4:23 pm
par Joyan
Arnaud Pelletier: Bon, mon vieux. On est amis ?
Louis Soirac, Président de l'Assemblée représentante: Mais bien sûr Arnaud. Dis voir, t'aurais pas un truc à boire ?
Arnaud Pelletier: Du whisky coor ça te va ? C'est le même que j'ai servi à Monsieur Joseph Descreins, t'aurais du voir sa tête.
Louis Soirac: Pas étonnant. Bon, je prends. Et sinon, c'est quoi encore cette affaire?
Arnaud Pelletier: Ecoute, c'est délicat, mais j'ai vraiment besoin de ton aide, sinon, ça passera pas.
Louis Soirac: Bah vas-y, je t'écoute. Tu peux avoir confiance, t'inquiète pas. Pas mauvais ce whisky.
Arnaud Pelletier: J'ai reçu un message de la Fiémance. Elle propose que la Biturige soutienne officiellement ses armées.
Louis Soirac: Pfffff ! Quoi ?
Quelques gouttes de Whisky sont projetées sur le divan et sur la table basse.
Arnaud Pelletier: Oui, en échange, on aurait quelques gains territoriaux si tu vois ce que je veux dire.
Louis Soirac: Tu me demandes quoi là ? De faire voter l'entrée en guerre ?
Arnaud Pelletier: En quelque sorte, oui. Tu sais très bien que je ne peux envoyer les armées à l'étranger sans un accord du Parlement. Et je sais que le PC sera de toute façon favorable, tout comme l'ensemble de la droite et donc l'Assemblée Royale.
Louis Soirac: Mais ça va être compliqué. Le PC va hésiter, et l'opposition va gueuler. Je crains que la rue ne soit pas d'accord non plus.
Arnaud Pelletier: C'est pour ça que j'ai fait remonter quelques soldats sur la capitale mon vieux. J'ai besoin que tu appelles la majorité à voter pour. Je présente le projet demain.
Louis Soirac: Mais... euh... je sais pas trop moi !
Quelques minutes plus tard
Arnaud Pelletier: Bon, alors on fait comme ça ? Non, tu ne touches pas à la bouteille !
Louis Soirac: Hic. Steuplait ! Oui on fait comme ça. Hic.
Posté : ven. août 09, 2013 7:50 pm
par Joyan
Arnaud Pelletier: C'est quoi cette merde ?
Jean-Guy Vallières: Je ne sais pas, mais rien de bon.
Arnaud Pelletier: Bon, mesures d'urgence. Partout.
Jean-Guy Vallières: Partout ?
Arnaud Pelletier: Oui, partout. Vous savez quoi faire.
Jean-Guy Vallières: C'est tout ?
Arnaud Pelletier: Oui, je m'occupe du reste. Ils vont le payer. Très cher. Louis, contacte la Fiémance, il semble qu'elle en soit victime aussi. Ils vont le payer.
Posté : jeu. sept. 19, 2013 8:29 pm
par Joyan
Le contexte chauffe de plus en plus dans le Royaume. Les Assemblées se révoltent contre le Roi, seulement soutenu par le Parti Conservateur et quelques députés de droite. De plus en plus lâché, critiqué pour son inaction et son attachement à l'Empire, Alexandre Ier, pourtant jeune, semble isolé.
Quelque part dans les couloirs de l'Assemblée.
Louis Soirac - député PC:Tu veux quand même pas qu'on demande ça ?
Jérôme Lafleur - député PC: Et pourquoi pas ? Tout le monde abandonne. C'est l'occasion rêvée.
Louis Soirac: Nan mais attends, on peut quand même pas faire ça. T'as vu ce qu'on a fait pour en arriver là et tu veux tout lâcher ?
Jérôme Lafleur: Tout lâcher non. On continue dans la même voie. On change juste de locomotive. C'est important du point de vue de l'opinion.
Louis Soirac: Mais vous comprenez rien vous. On ne peut pas faire ça. Et puis l'opinion elle a bon dos. La majorité suivra pas. Tu le sais.
Jérôme Lafleur: Tes suppositions ne sont pas les miennes. Tu devrais te méfier.
Posté : sam. nov. 16, 2013 10:06 am
par Joyan
Arnaud Pelletier: Oui... Oui je comprends... Je sais oui... Oui je sais, les camps tout ça... Non mais si on faisait... Ecoutez moi nom de Dieu ! Évacuez tous nos bonshommes de ces camps, vous les remplacez par... je sais pas moi... oui c'est ça, faites comme ça... Et convoquez moi une visioconférence avec Jean-Guy... Non mais écoutez moi... Je ne veux pas qu'on face comme ça, la Fiémance, elle me fait chier... Quoi ? Vous vous foutez de moi là ? Bon, on réunit le Parlement ce soir en session extraordinaire... Mais non pas pour ça ! Vous êtes sourds quand vous vous y mettez vous. Bon, passez-moi Jean-Guy... Oui c'est ça. Merci.
Posté : ven. nov. 29, 2013 9:13 pm
par Joyan
La situation politique interne de la Biturige était tendue. Le gouvernement marche sur un fil depuis plusieurs jours. Le centre se distance de plus en plus de la ligne du Parti Conservateur au pouvoir, si bien que la coalition semble menacée. La question de l'entrée en guerre du Royaume de Biturige auprès de la Fiémance, et surtout contre l'URKR, menace le gouvernement de la sanction du Parlement. Arnaud Pelletier se retrouve assis entre deux chaises. Soit, par un véritable coup de force, et contre l'avis de l'Assemblée Représentante, il déclare la guerre à la Rostovie, et risque la destitution. Soit il se range derrière un parlementarisme somnolent et reste en retrait, en risquant une absence de la Biturige sur la scène internationale chauffée à blanc. L'opinion publique s'impatiente, et de plus en plus réclame une décision claire.
Dans les couloirs du Palais Beaubourg, Arnaud Pelletier discute avec sa conseillère, Jeanne Martroi.
Arnaud Pelletier: Ce sont des faibles, Jeanne. Depuis le début je le sais. Je ne sais plus quoi faire là.
Jeanne Martroi: Monsieur, je vous l'ai déjà dit. Vous êtes le Chef du Gouvernement. Faites appel à vos pouvoirs. La Biturige a besoin de quelqu'un qui la guide.
Arnaud Pelletier: Jusqu'au moment où cette personne se retrouvera destituée... reflechissez un peu enfin ! Si je fais ça, je suis sur le carreau et c'est le chaos politique dans une crise pareille.
Jeanne Martroi: Je ne parlais pas de vous, Monsieur. Je pense au contraire que donner du pouvoir à Sa Majesté Alexandre serait le meilleur moyen de nous sortir de cette crise.
Arnaud Pelletier: Mais comment voulez-vous ? Sa Majesté n'en a pas les droits.
Jeanne Martroi: Il suffit de les lui donner.
Arnaud Pelletier: Vous croyez à la magie vous ?
Jeanne Martroi: Bien sûr. Faites venir Sa Majesté pour un discours engagé, vous verrez.
Arnaud Pelletier: Un discours. On ne fait rien avec un discours.
Jeanne Martroi: Plus que vous ne le pensez, Monsieur. Faites réviser la Constitution. Ou bien passez outre. Alliez-vous au Roi, montrez qu'ensemble, vous défiez le Parlement. Etes-vous certain que l'Assemblée va s'attaquer au Roi ?
Arnaud Pelletier: Ce que vous dites est intelligent. Cependant... laissez-moi réfléchir.
Posté : mar. oct. 07, 2014 9:17 pm
par Joyan
[justify]Arnaud Pelletier ne voulait pas rester assis pour parler à Sa Majesté de ce qu'il voulait. S'il avait pris l'habitude, depuis le début de son mandat en tant que Premier Ministre, de rendre une visite hebdomadaire à Sa Majesté Alexandre, ce qu'il voulait lui annoncer ne relevait pas des affaires courantes du Royaume. D'habitude, il lui parlait de son nouveau projet de loi sur tel secteur économique, du dernier festival musical ou encore des nouvelles statistiques culturelles. Et pour cela, les très confortables fauteuils du Palais Royal étaient parfaitement adaptés. Mais aujourd'hui, il voulait profiter des très riches galeries que ce palais propose pour discuter de quelque chose de plus sensible. [/justify]
Arnaud Pelletier : Je préférerais qu'on marche un peu, Majesté.
Alexandre Ier : Vraiment ? Que se passe-t-il aujourd'hui, Monsieur Pelletier ?
Arnaud Pelletier : Oh, rien de particulier, j'ai juste quelque chose à vous dire qui mériterais que nous soyons debout.
Alexandre Ier : Soit. Venez donc par ici, nous allons emprunter la Galerie des Portraits alors.
Arnaud Pelletier : Parfait.
Le roi se lève et se dirige vers les deux imposantes portes de bois qui cachent la galerie. Deux valets l'ouvrent et les laissent passer, presque immobiles. Après quelques mètres, Alexandre reprend la parole :
Alexandre Ier : Alors, de quoi vouliez-vous m'informer de si terrifiant ?
Arnaud Pelletier : Et bien... comment vous l'annoncer ? J'ai bien peur que les républicains ravissent la place de la majorité aux prochaines législatives.
Sa Majesté fait une pause, la tête basse, avant d'écouter la suite de l'énoncé de son Premier Ministre.
Arnaud Pelletier : J'ai reçu de nouvelles enquêtes ce matin, et les chiffres ne sont pas bons. Je savais bien que je n'avais aucune chance de repasser, et de toute façon, je ne le désirais pas. Mais je pensais que le MMS serait assez fort pour contrer la menace monarchiste. Apparemment, ce ne serait pas le cas...
Alexandre Ier : Hum. Je comprends. Pourtant, je croyais que ce MMS nous isolait de cette menace ?
Arnaud Pelletier : Je le croyais aussi. Je pensais sincèrement que vous étiez désormais à l'abri d'une telle menace.
Alexandre Ier : Ne vous en faites pas pour moi. Je dispose désormais d'assez de pouvoirs pour contrer une tentative de changement de régime. Et c'est en partie grâce à vous. Je peux vous en remercier.
Arnaud Pelletier : S'ils le veulent, ils pourront vous renverser, vous le savez.
Alexandre Ier : Ils n'auront jamais la majorité à l'Assemblée Royale, ou au moins pas de suite. Ils ne pourront pas instaurer une république.
Arnaud Pelletier : Je n'en suis pas convaincu. Il leur suffirait de faire passer une loi constitutionnelle. Et vous seriez obligé de l'accepter sous la pression.
Le roi marque une pause. Il n'avait pas pensé à cette éventualité. Il s'arrête à côté d'une fenêtre et observe un temps les jardiniers s'occuper des rosiers du jardin. Il murmure, sans même regarder le ministre, qui est resté un peu en retrait.
Alexandre Ier : Et bien, maintenant, c'est à vous de tout faire pour que cela n'arrive pas. Je compte sur vous, Monsieur Pelletier.
Arnaud Pelletier : Je ne sais pas si j'en serai capable, Majesté.
Alexandre Ier : Il vous reste six mois. Vous avez les cartes en votre main, à vous de bien les jouer. Vous en êtes capables.
Arnaud Pelletier : Bien, je vous crois alors. Je vais tout tenter.
Alexandre Ier : Parfait. Puis-je vous parler de quelque chose d'important, moi aussi ?
Arnaud Pelletier : Évidemment, faites, Majesté.
Alexandre Ier : Mon mariage est dans 3 mois. J'ai prévu d'inviter l'ensemble des monarques d'Alméra, et autant de chefs d’État avec qui nous entretenons de bonnes relations. Cependant, j'ai un doute concernant la Fiémance. J'aimerais inviter Charles-Philippe, mais je ne sais pas si nos relations actuelles nous y autorisent.
Arnaud Pelletier : Si ça ne tenait qu'à moi, je refuserais. Mais Charles Philippe est quelqu'un que vous appréciez, je le sais, et je ne peux vous interdire de l'inviter. D'autant plus que cela enverra un message politique. Par contre, je vous conseille de ne pas inviter son gouvernement de fantoches édentés. Après tout, ce sont eux qui ne sont pas légitimes.
Alexandre Ier : Très bien. Je vous remercie de vos conseils, Monsieur Pelletier. Vous êtes quelqu'un de sage, et je crois que je vais vous regretter quand vous aurez quitté votre poste.
Arnaud Pelletier : Patience, Majesté. Il me reste six moi à tenir.
Posté : jeu. déc. 11, 2014 10:44 pm
par Joyan
Les élections approchent. En coulisse, on préparait le changement. Dans les ministères, on range les dossiers, on trie, on s'affaire à faire disparaître toute trace de dossier compromettant. On essaye surtout de ne pas faire transparaître son inquiétude concernant les prochaines élections. Et puis on commence à s'habituer à l'idée d'un retour à la vie normale.
Jean-Guy Vallières, Ministre des Armées: Et donc toi, tu comptes faire quoi, toi, après ?
Denis Maréchal, Ministre de l'Education: Avec un peu de chance, je serai élu représentant.
Jean-Guy Vallières: T'as de l'espoir, dis-donc. Avec les scores qu'ils nous prévoient, si on a 60 élus ce sera formidable.
Denis Maréchal: Oh, je suis en bonne position. Ils m'ont mis dix-neuvième sur la liste, donc à moins de faire autant que les verts, je devrais m'en sortir. Et je suppose que toi aussi, t'es en bonne place ?
Jean-Guy Vallières: J'ai demandé à être à la fin. Je ne veux pas être réélu. Du café ?
Denis Maréchal: Oui, je veux bien. Ah oui ? Tu me l'avais pas dit, ça. La politique t'as dégoûté ou tu es juste fatigué ?
Jean-Guy Vallières: A vrai dire, un peu des deux. Tu sais, ça fait 6 ans que j'enchaîne les commandes militaires, les restructurations, que je signe les ordres de mobilisation. Tout ça pour rien changer au final. Et puis bon, tu sais, mon poste de prof me manque un peu. J'ai envie que ces gamins réussissent. J'ai envie de leur inculquer mon expérience.
Denis Maréchal: Je vois. T'es sur d'être nommé, après ? Je veux dire, si l'opposition passe, y a de grandes chances pour qu'il ne veulent pas de toi, tu comprends. Et je connais le système, j'en ai vu défilé des prétendants au poste de professeur d'université.
Jean-Guy Valières: Je ne me fais pas de soucis. Au pire des cas, j'écrirais un bouquin. Il paraît que ça marche en ce moment.
Denis Maréchal: Il paraît oui. Enfin, c'est une période qui se termine. T'as entendu, la Drouault a déjà fait ses cartons. Les élections sont dans 10 jours, hein. Il paraît qu'elle vise le poste des Armées, après.
Jean-Guy Vallières: Qu'elle essaye, tiens ! C'est pas demain la veille que les centristes seront les premiers à l'assemblée. Et puis merde, les armées, c'est pas un ministère de femme ça.
Denis Maréchal: De toute façon, personne peut la piffrer cette bonne femme. Même dans son parti elle est mal perçue. Donc à mon avis, elle sera pas à ce degré de responsabilité. Même si l'UDC fait 75%.
Jean-Guy Vallières: Ouais, t'as raison. En même temps, tu sais, elle fait bien de prendre de l'avance aussi. Regarde moi ce chantier ici. T'as vu le nombre de dossiers qu'il faut que je range ?