Posté : dim. avr. 22, 2012 11:39 am
<center>[img]http://img16.imageshack.us/img16/9586/goranhorandson200px.jpg[/img]</center>
Goran Horandson : « Je vais vous expliquer à l’intérieur, ce sera plus convenable… »
<center>[img]http://img196.imageshack.us/img196/7014/economiesbalde.jpg[/img]</center>
En effet, le véhicule était arrivé à destination, au pied du ministère de l’Economie de Sébaldie. Le bureau de Goran Horandson et la pièce annexe où ils recevaient ses invités autour d’un feu de cheminée étaient assez sobres. Le bureau était tout juste agrémenté d’un mémorial en l’honneur de Stefan Zavek dont le portrait trônait au-dessus d’un petit autel fleuri. À côté figurait le portrait de la nouvelle présidente, Karina Rawald. C’est autour de ces portraits que le sommet diplomatique allait se déroulait. Régulièrement, des majordomes venaient verser à la demande les boissons demandées par les deux hommes, installés dans des fauteuils en cuir – synthétique ! – confortables et prompts à ce genre d’entretiens.
Goran Horandson : « Je suis démographe et économiste de formation. Ma thèse portait sur les fléaux de la surpopulation. Puis, j’ai enseigné à la chaire de démographie à l’Université de Stranaberg, de Triansa et de Senheim. À ce titre, mes travaux ont toujours été reconnus même si le gouvernement précédent m’a fait perdre la chaire au nom de la bien-pensance. Mon idée est très simple : nous sommes arrivés au bout d’un système productiviste qui consiste en l’accroissement infini de richesses pour subvenir aux besoins de la population, toujours plus nombreuse. Le progrès technique ne suffit plus à suivre ce rythme effréné de la croissance économique tandis qu’émergent et s’aggravent les problèmes que j’ai évoquées (alimentation, chômage, logement, santé, inflation, environnement…). Dès lors, trois choix s’imposent à nous : refuser ces problèmes et continuer le système jusqu’à ce que la situation devienne intenable ; continuer à se multiplier et accepter que l’on dégrade les conditions de vie de chacun ou vivre décemment en diminuant la population. Je préconise cette dernière solution qui, je le sais, prendra un très long moment pour être mise en place. Les richesses que nous avons accumulées jusqu’ici nous permettront de subvenir à nos besoins pendant très longtemps. De plus, la population diminuant, la demande de travail et de logement sera inférieure à l’offre et donc, les hommes et les femmes pourront avoir plus facilement accès à une vie décente.
Cette idée trouve une application concrète au niveau politique. Nous souhaitons notamment mettre en œuvre un certain nombre de mesures dissuasives et incitatives vis-à-vis de la population, en mettant en place une « allocation stérilité » à quiconque souhaite faire don de sa fertilité ou, tout du moins, en mettant en place des allocations fortement dégressives selon le nombre d’enfants à charge d’un foyer. Nous souhaitons aussi favoriser l’adoption qui permet à chaque foyer le désirant de donner de l’amour à un enfant sans dégrader les conditions futures du pays. Enfin, nous croyons fermement en le droit à l’euthanasie qui devrait se substituer à l’acharnement thérapeutique auquel les médecins s’adonnent. »
Goran Horandson : « Je vais vous expliquer à l’intérieur, ce sera plus convenable… »
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En effet, le véhicule était arrivé à destination, au pied du ministère de l’Economie de Sébaldie. Le bureau de Goran Horandson et la pièce annexe où ils recevaient ses invités autour d’un feu de cheminée étaient assez sobres. Le bureau était tout juste agrémenté d’un mémorial en l’honneur de Stefan Zavek dont le portrait trônait au-dessus d’un petit autel fleuri. À côté figurait le portrait de la nouvelle présidente, Karina Rawald. C’est autour de ces portraits que le sommet diplomatique allait se déroulait. Régulièrement, des majordomes venaient verser à la demande les boissons demandées par les deux hommes, installés dans des fauteuils en cuir – synthétique ! – confortables et prompts à ce genre d’entretiens.
Goran Horandson : « Je suis démographe et économiste de formation. Ma thèse portait sur les fléaux de la surpopulation. Puis, j’ai enseigné à la chaire de démographie à l’Université de Stranaberg, de Triansa et de Senheim. À ce titre, mes travaux ont toujours été reconnus même si le gouvernement précédent m’a fait perdre la chaire au nom de la bien-pensance. Mon idée est très simple : nous sommes arrivés au bout d’un système productiviste qui consiste en l’accroissement infini de richesses pour subvenir aux besoins de la population, toujours plus nombreuse. Le progrès technique ne suffit plus à suivre ce rythme effréné de la croissance économique tandis qu’émergent et s’aggravent les problèmes que j’ai évoquées (alimentation, chômage, logement, santé, inflation, environnement…). Dès lors, trois choix s’imposent à nous : refuser ces problèmes et continuer le système jusqu’à ce que la situation devienne intenable ; continuer à se multiplier et accepter que l’on dégrade les conditions de vie de chacun ou vivre décemment en diminuant la population. Je préconise cette dernière solution qui, je le sais, prendra un très long moment pour être mise en place. Les richesses que nous avons accumulées jusqu’ici nous permettront de subvenir à nos besoins pendant très longtemps. De plus, la population diminuant, la demande de travail et de logement sera inférieure à l’offre et donc, les hommes et les femmes pourront avoir plus facilement accès à une vie décente.
Cette idée trouve une application concrète au niveau politique. Nous souhaitons notamment mettre en œuvre un certain nombre de mesures dissuasives et incitatives vis-à-vis de la population, en mettant en place une « allocation stérilité » à quiconque souhaite faire don de sa fertilité ou, tout du moins, en mettant en place des allocations fortement dégressives selon le nombre d’enfants à charge d’un foyer. Nous souhaitons aussi favoriser l’adoption qui permet à chaque foyer le désirant de donner de l’amour à un enfant sans dégrader les conditions futures du pays. Enfin, nous croyons fermement en le droit à l’euthanasie qui devrait se substituer à l’acharnement thérapeutique auquel les médecins s’adonnent. »