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Posté : jeu. juil. 04, 2013 5:58 pm
par Sovana
<center>Séance thématique du 25 avril 2021 13H30</center>
Type de séance : Thématique
Objet : Politique de gestion sociétale
Toutes les séances sont désormais obligatoirement publiques
Tout le Conseil Administratif National était rassemblé dans la salle de réunion habituelle, sur une large table ronde en verre, munit chacun d'un dossier. Prêt à jouer un jeux de dupes. S'appeler par leur profession, alors que tous se connaissent, travaillent ensemble, et mangent souvent ensemble au déjeuner.
Coordinateur : Bien, tout le monde est présent. Bienvenue chers collègues. Bon, nous savons tous que la situation est préoccupante. Mais pas critique, il est de notre devoir d'agir pour prévenir les situations critiques. Soufflons donc quelques instants avant de commencer. Est ce que tout le monde a bien à boire ?
Administrateur 24 : Pardonnez moi cher coordinateur de session, mais je crains que certains d'entre nous ne puissent boire leur thé ou autre breuvage sans sucre. Auriez-vous l’extrême amabilité d'en apporter nous vous prions ?
Coordinateur : Oh, oui bien sur, pardonnez moi cet oublie.
Le coordinateur était de facto le président du conseil, l'on considérait donc qu'il était l’hôte des sessions. S'il n'était pas chargé de faire lui même les boissons pour des questions de logistiques, il devait en revanche les servir de sa personne. Il se leva donc et revint moins d'une minute plus tard en s'inclinant légèrement et posant une boite de sucre en dés sur la table. L'administrateur ayant fait la demande s'inclina de même en le remerciant.
Coordinateur : Bien, tout le monde est prêt ?
Silence dans la salle.
Coordinateur : Commençons donc. Nous allons tout d'abord revoir un par un chaque indicateur de santé sociétale, puis les taux de lien sociaux mécanique et organique, pour terminé sur un état des lieux des mentalités. Les indicateurs de santé sociétale : La solidarité intergénérationnelle, comment se porte-t-elle ?
Administrateur 18 : Excellente, pouvant aller jusqu'à la scarification volontaire et temporaire du niveau de vie au profit des plus vieux.
Coordinateur : Le sentiment d'appartenance à une culture, et du lien avec les membres de même culture ?
Administrateur 13 : Excellente, les Azudéens sont soucieux de chacun des leurs.
Coordinateur : Taux de suicide ?
Administrateur 03 : Faible, sauf en milieux scolaire secondaire. La pression scolaire et parentale est forte, d'autant plus que l'école est devenue inadaptée aux attentes actuelles.
Coordinateur : Longévité des couples ?
Administrateur 22 : Excellent, une fois passé les trois premières années de cohabitation les échecs sont quasiment inexistants.
Coordinateur : Solidarité intra-familliale ?
Administrateur 05 : Forte, les membres d'une famille sont soudés et se portent mutuellement assistance, et dans les jours meilleurs s'offrent beaucoup.
Coordinateur : Natalité en rapport du nombre de couples ?
Administrateur 15 : Satisfaisante, quasiment tout les couples veulent deux enfants.
Coordinateur : Implication général des individus dans les processus de solidarité ?
Administrateur 06 : Forte, via notamment les associations.
Coordinateur : Altruisme ?
Administrateur 04 : Fort, on remarque beaucoup de dons aux associations, ou bien de cadeaux envers les proches ou encore d'aides divers. Les Azudéens aiment aider leur prochain.
[...]
Coordinateur : Jugement sur la légitimité de lois, règles, et de la sévérité envers les transgressions ?
Administrateur 17 : Relatif au domaine visé. Peut être vue comme nécessaire dans la sphère sociale concernant les mœurs à petite échelle, plus édulcoré à grande échelle. Dans le respect des structures sur le plan économique et politique.
Coordinateur : Jugement sur la légitimité de l'incitatif ?
Administrateur 16 : Vue comme sain dans la sphère économique concernant l'application des stratégies quel que soit l'échelle, de même au niveau sociologique. Bien que, comme déjà précisé, les règles ne sont pas exclues de la sphère sociale.
Coordinateur : Sentiment d'appartenance à des groupes d'affinités ?
Administrateur 23 : Moyen inférieur : les individus appartiennent à une famille, une ville et une société, mais ne ressentent qu'une appartenance mitigée envers les autres groupes dont ils font partit, hors de la sphère économique où le sentiment de groupe à petite échelle est fort.
Coordinateur : Sentiment de complémentarité dans les groupes ?
Administrateur 21 : Généralement très forte dans les groupes économiques, elle favorise l'individualisme coopératif. Elle est beaucoup plus faible dans les groupes de type plus sociaux.
Coordinateur : Bien, passons à la mesure de l'individualisme latent chez les jeunes générations. Sentiment d'appartenance à une génération ?
Administrateur 18 : Faible, ils appartiennent avant tout à une famille, et la socialisation au travail à également une forte importance, même si les rapports restent professionnels. L'attachement à une ville est également importante.
Coordinateur : Sentiment de différences par rapport aux générations précédentes ?
Administrateur 14 : Faible, les jeunes générations se sentent en accord avec leur famille.
Coordinateur : Volonté de différenciations individuelles ?
Administrateur 13 : Très forte, principalement dans la manière de s'habiller.
Coordinateur : Sentiment d'individualité sur le plan personnel (choix de carrière, goûts...) ?
Administrateur 15 : Forte, l'impression de ne pas dépendre des générations précédentes ou même des autres pour tout cela est présente. L'idée de « chemin personnel » est forte.
[...]
Coordinateur : Importance de la rigueur, de l'honneur, et de la sobriété ?
Administrateur 07 : Forte, ces valeurs sont considérés comme primordiales tant dans la vie sociale que professionnelle.
Coordinateur : Importance de la méditation, de moments de calmes, et de l'entretient du corps ?
Administrateur 11 : Forte, le maintient d'une bonne constitution mentale et physique est un devoir pour soi et la société.
Coordinateur : Importance du divertissement, du loisir-jeu, de l'habillement et esthétisme ?
Administrateur 10 : Relativement faible. La recherche de tout cela étant mal vu, bien que l’habillement lui soit vue comme un moyen de se démarquer, tout en se rattachant à une sous culture. Néanmoins, la recherche de matériaux rares et tape-à-l'oeil est proscrite. En revanche ce qui est « juste » tape-à-l'oeil ou excentrique est toléré (bien que plutôt rare), comme l'usage non modéré de couleurs fluorescentes.
Coordinateur : Importance de chercher à mieux faire, de créer/innover et progresser, être utile pour tous ?
Administrateur 09 : Très forte, les individus cherchent souvent à améliorer l'organisation de leur lieux de travail, que ce soit matériel ou procédurale par exemple.
Coordinateur : Importance du principe d'intelligence collective, des réalisations collectives ?
Administrateur 12 : Moyenne inférieure. Si cela est reconnu les individus misent actuellement plus sur la somme des travaux individuels, même si le travail de groupe occupe une place réelle.
Coordinateur : Bien. En conclusion, nous avons donc une bonne santé sociétale, mais il existe donc bien des points d'individualisme en cours de croissance, notamment dans le secteur économique. Il devient nécéssaire de repenser la structure économique afin de la rendre plus dynamique, mais aussi moins individualisme. Ainsi qu'une refonte totale de la scolarité. Comme annoncé nous allons donc élire sans candidature un des notre afin de devenir Premier Administrateur et de mener à bien les nombreuses reformes nécessaires.
pendant plusieurs heures les administrateurs délibérèrent. Chacun, l'un après l'autre, désigna celui qu'il pensait le plus qualifié, adapté ou compétent pour mener une telle politique en expliquant ses raisons. On refis un deuxième tour de table, afin d'éliminer ceux vers qui les avis sont les plus mitigés, et ainsi de suite jusqu'à obtenir un consensus.
Coordinateur: Bien, Administrateur 14, de votre nom civil David Rault, êtes élu Premier Administrateur à l'unanimité. Acceptez-vous ?
Premier Administrateur David Rault : Oui, j'accepte. Je m'engage devant vous à agir pour lutter contre l'individualisme lattent qui s'est propagé en surface de notre société, par les erreurs passés, et les aléas de la vie. Je m’engage bien entendu à respecter la Constitution Culturelle, et à faire avancer notre pays vers une gestion plus humaine, et non aliénante, laissant une marge d'action indispensable au respect de tous, et au bon fonctionnement de l'intelligence collective.
Posté : ven. juil. 05, 2013 2:26 pm
par Sovana
<center>Rapport du Technat National 27 juin 2021
Idéologies sociales et économiques</center>
[quote="Le Département de Sociologie du Technat National"]
Les idéaux revenant le plus, la sémantique, est celle de l'utilité sociale. En quoi es-tu utile a tes proches et à la société est une question sous-jacentes aux discours politiques. En tant que tel, bien entendu, les administrateurs ne font pas de discours publiques. Mais les écouter discourir sur la Culture, sur leur lieux de travail est un moyen simple de récolter bien des informations, ainsi que les enquêtes sociologiques auprès de la population.
Dans les pays capitaliste, le but est l'accumulation illimités de richesses. Nous avons donc à faire à un productivisme économique. Il est un impératif de produire et consommer. En Azude il s'agit d'un productivisme social. L'individu est amené à user régulièrement de sa créativité, qui est sacralisé. Attention, ce n'est pas l’œuvre qui est sacralisé, une œuvre, qu'elle soit culinaire, artistique, ou tout autre, reste critiquable. Nous parlons bien d'une sacralisation de la créativité, du processus créatif. Mais bien plus du processus individuel, que collectif. Il est considéré le processus comme spontané, mais pour autant on l'encourage. Or, cela ne fait pas croître quantitativement ou qualitativement la production sociale. En revanche, bien que cela ne change pas la nature de la production sociale, cela change les structures sociales et économiques.
Les structures sociales évoluent, car cela encourage aussi la démarcation des un envers les autres. Rien de compétitif, ou menaçant la santé de la société sur le court terme. Mais qui promeut des chemins individuels. Combien de temps faudra il avant que les limites traditionnelles, comme la non modification du corps, soit un obstacle envers la créativité, que la souffrance devienne une hantise et non un processus normal de la vie, ou l'honneur une chose désuète d'une société ayant eu une hiérarchie par le passé.
Le pouvoir nous dit donc depuis plusieurs années que nous sommes tous doués pour quelque chose, voir plusieurs, et c'est à nous de savoir quoi, afin de produire socialement. Produire socialement pourquoi ? Pour le Bien Commun, la capital symbolique de notre pays, et la satisfaction des individus. L’appareil politique créer un besoin social de création, donne les outils pour y répondre, améliorant du même coup son économie et sa gestion. Ainsi se mêlent les sémantiques de l'utilité, la créativité, de l’excellence, du dépassement de soi, et ainsi de suite. Tout cela vise donc à faire rayonner le pays tout en satisfaisant les individus. Mais cela modifie également les structures économiques.
Mais avant de voir ce que cela modifie, il faut voir sur quoi repose la structure économique. L'économie repose sur l'idée de maître et possesseurs de l'environnement. En réalité, cela est un dérivé de la productivité sociale. Si l'on veut augmenter le temps social, il faut que l'économie s'emploie à rendre l'humain libre de son temps et des contraintes environnementales. Ainsi donc, il est tout naturel que le temps économique veuille être réduit au profit du temps social. L'économie a, dans un tel système idéologique, pour but d'être autonome. Néanmoins, l'idéologie azudéenne ne vise pas en priorité la rationalisation, mais l'harmonie. C'est ce qui la différencie de Tel-Azude. Par conséquent, l'économie saurait être indépendante sur le plan productif ou énergétique (automatisation) afin de libérer du temps économique peu réalisant au profit de temps social. Mais elle ne saurait l'être sur le plan décisionnel et stratégique (pas de Consciences Artificielles). Ainsi donc sur le plan idéologique tout cela forme des spécialistes isolés, sur le modèle de la créativité individuelle. Chacun est don amené à optimisé son environnement de travail, ses procédures, en mettre plus, moins, selon ce qui lie le mieux agréable et utile, repenser l'organisation, et ainsi de suite. L'organisation économique est donc poussé vers le dynamisme afin d'améliorations constantes, pour le bien du productivisme social. Il est intéressant de remarquer, qu'au contraire du capitalisme, il s'agit donc de la sphère sociale qui envahie la sphère économique, à contrario du libéralisme compétitif, qui emmène souvent la sphère économique à phagocyter lentement la sphère sociale. Alors que dans un cas tout doit servir l'accumulation illimitée de richesse, dans l'autre tout doit servir le processus illimité d'usage de la créativité (mais non en soit l'accumulation de créations, nuance).
Ainsi donc, au niveau de la structure, la croissance est basé non pas sur le consumérisme, mais sur l'augmentation quantitatif, puis qualitatif des moyens productifs. Ceci afin d'augmenter le contrôle intra-domos de chacun et les possibilités de créations, mais aussi l'export : exploitation du consumérisme d'autres pays. Pour autant la qualité des produits en export reste de mise. L'export donc, afin de participer à l'augmentation qualitatif ou quantitatif des services publics (santé et éducation principalement). Ces services publics qui servent eux-même à un meilleur contrôle environnemental ou gestion sociale (prévention hygiène, « Guérir parfois, soulager souvent, accompagner toujours. » est la devise des médecins et hôpitaux), ou une augmentation qualitative de la production sociale globale par l'éducation.
Mais surtout, l'économie créer des spécialistes isolés. S'ils travaillent en groupe et se répartissent les taches, ils réfléchissent souvent seuls, sauf lors de dialogue d'un groupe à un autre. Et il devient donc un impératif économique d'user de toute son intelligence au travail afin de l'améliorer globalement.
En résumé, il devient aussi un impératif social de se démarquer des autres par la personnalisation. Personnalisation et indépendance dans les goûts, les choix personnels. Cela se traduit principalement dans l'habillement, la musique, mais aussi l'art, et par extension n'importe quel autre processus créatif. Un procédé global qui, s'il fait avancer l'économie vers du réel développement, tend sur le moyen terme à individualiser la société, et sur le plus long terme à isoler les individus, et donc tuer la société. Il devient donc nécessaire d'une part d'axer les politiques sur l'intelligence collective en économie, et la création collective sur le social (créera ensuite individuellement qui voudras). Et enfin, de laisser la spontanéité de la créativité être, cesser de l'invoquer mais bien donner les moyens à la population de l'être plus, en faisant des générations futures des Empathes.
[/quote]
Posté : mer. juil. 31, 2013 3:55 pm
par Sovana
<center>Séance thématique du 25 septembre 2021 13H30</center>
Type de séance : Thématique
Objet : Politique de gestion des Déviants
Toutes les séances sont désormais obligatoirement publiques
Premier Administrateur David Rault : Messieurs, bienvenue à cette séance thématique. Aujourd'hui, je voudrais vous parler de la politique de gestion des Déviants. Comme vous le savez tous, de telles conditions ne satisfont personne. Ex-Premier Administrateur Fronch, a permis de leur donner un cadre de vie décent. Mais pouvons nous nous satisfaire de la simple décence ? Bien sur que non. Nous répétons souvent que tout le monde à une place dans notre société, je propose donc d'en créer une pour les Déviants, il est temps d'oser les intégrer.
Chuchotements dans la salle, ce qui équivalait à la confusion ou au manque de discipline d'un brouhaha .
Administrateur 12 : Pardonnez moi Premier Administrateur, mais comment voulez vous intégrer des personnes nuisibles ? Les narcissiques sont incapables de s'intégrer, en les lachant dans la société vous ouvrez la porte à des souffrance envers d’honnêtes gens.
Premier Administrateur David Rault : Mais justement. Comme vous entendez bien, mais comme vous écoutez mal. Je n'ai pas dit de les relâcher, mais de leur faire une place. Nous savons qui ils sont. Ils sont facile à détecter, pas besoin de concours. Créons leur des postes-fantômes avec une responsabilité factice. Quelqu'un a-t-il une contestation à faire ?
Après plusieurs minutes de concertation et de chuchotements, le silence ce fut.
Administrateur Coordinateur du conseil : Bien, procédons au vote.
[quote]Résultat au vote "Pour ou contre le Consensus sus-cité ?" au trois quart (75%).
Pour : 89%
Contre : 11%
Le consensus est validée à 14% près par le Conseil Administratif National.
[/quote]
Posté : mar. janv. 14, 2014 5:28 pm
par Sovana
L'Administration Militaire organisée en ce jour une séance consultative des administrateurs nationaux. Ceux-ci, étant retournés pour une durée indéterminée à la vie civile, il avait fallu organiser une semaine de congés exceptionnels pour eux, dont le coût pour les entreprises ou corporations était prit en charge par l'Administration. Un temps si long pour une seule séance s'explique facilement : aucun n'a habité la capitale, même durant leur occupations des postes d'administrateurs nationaux. Même l'ex Administrateur National David Rault était présent, en temps qu'administrateur national.
<center>Séance consultative du 12 février 2023 00H30</center>
Type de séance : Consultative
Objet : Remise en cause de la gestion des couples de même sexe
Visibilité : restreinte
Greffier militaire : Je vous remercie de votre présence. La Gouvernance souhaite réfléchir sur un sujet, qui étant de société, ne peut être décidé unilatéralement, ce pourquoi nous faisons appel à vos voix. Nous aimerions revenir sur la gestion des couples de même sexe, fait social accepté lors de la grande vague de démocratisation en 1945, avant que celle-ci ne se rétracte à la surveillance afin de laisser la traditionnelle place politique principale aux administrateurs en 1950. La parole est à vous.
Ex-Administrateur 05 : Effectivement, cela est issue d'une micro-période libérale, où les couples de mêmes sexes ont étés autorisés en tant que fait social, dans la logique légale utilitariste classique : "Si cela ne nuit point, pourquoi l’interdire ?" dans les hypothèses des pédopsychiatres qu'un enfant à besoin en réalité d'équilibre entre l'autorité et l'affection plus qu'autre chose. Dans cette optique classique, je ne vois pas trop l’incohérence, ou la faille qui nécessiterait de changement ? L’attirance pour une personne de même sexe, en tant que minorité numérique issue des grands nombres, n'est pas promue pour ce qu'elle n'est pas numériquement : normale. Pour autant les personnes sont respectées.
Ex-Administrateur 13 : Cela est en soit vrai. Mais quelle est la véritable logique psychologique qui découle de cela, sur le plan social ? Pourquoi se met-on en couple ? Pour fonder une famille, élever des enfants ? Peut-être. Mais qu'est ce qui fait que l'on se met avec telle ou telle personne ? Parce qu'elle sera bon éducateur ? Non, parce que nous sommes attirés par elle. Ce qui sous-tend la logique du couple de même sexe est donc "Pourquoi pas moi ?" Pourquoi ne pas se mettre en couple ? Ce qui est une recherche d'une forme de plaisir, l'amour exclusif et réciproque envers quelqu’un d'autre. Ce qui, par définition, constitue une faille vers l'hédonisme, si accepté pour des couples de même sexe.
Ex-Administrateur 24 : Messieurs, messieurs, messieurs. Si je puis me permettre, je ne pense pas que vous vous posiez la question dans le bon sens. En soit, chez les couples de sexe complémentaire aussi le couple se forme pour de telles raison, à la simple différence qu'il peut procréer de lui-même. La question réelle n'est pas dans l'intention, mais les conséquences. Les couples de même sexe se font, mais ils veulent adopter, et nos orphelinats ont de quoi les fournir. Après tout, il n'existe pas un modèle de couple par type de couple n'est ce pas ? Nous ne saurions faire une différence aussi "discriminatoire", il n'existe donc qu'un modèle, celui de ceux qui se marient, qui élèves des enfants, celui, en fait, des couples complémentaires. Nous devons continuer à phagocyter la sous culture des couples de même sexe par celles des couples complémentaires, après tout, nous voulons des familles avant tout n'est ce pas ?
Ex-Administrateur 56 : Cela ne risque-t-il pas de remettre en cause les rôles féminins et masculins traditionnels ?
Ex-Administrateur 24 : Dans les couples de même sexe oui. Mais nous devons veiller à ce que cela reste cloisonné dans un tel cadre.
Greffier militaire : Quelqu'un aurait-il des arguments supplémentaires ?
Silence dans la salle.
Greffier militaire : Bien, procédons au vote consultatif.
[quote]Pour l'adoption du point de vue légaliste et de la non intervention sociale : 02%
Pour l'adoption du point de vue de l'intention et du revirement social : 13%
Pour l'adoption du point de vue des conséquences et de la continuité sociale avec veille : 85%[/quote]
Posté : jeu. févr. 06, 2014 10:05 pm
par Sovana
<center>Séance consultative du 18 avril 2023 04h30</center>
Type de séance : Privée
Objet : Coopération nucléaire militaire avec le Hanguk
Visibilité : privé/restreinte
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2013/40/1380900447-chef-des-armees.jpg[/img]
Jaques Morrin,
Chef d'État et chef de l'État-major
Il parait que même la Menovie décide d'aider le Hanguk sur son programme nucléaire ?
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/09/1330887710-alan_scarifh-65afc17499.jpg[/img]
Alan Scarifh
Responsable National des Relations Diplomatiques
Je confirme en effet.
Jaques Morrin,
Chef d'État et chef de l'État-major
Pour autant, la dissuasion sera de peu d'effet. Il leur sera impossible de massacrer des civils avec de telles bombes, tout les autres membres de La Fédération, et les fédéraux eux-mêmes, s'y opposerons.
Conseiller militaire,
C'est en partie vrai, pourtant de telles armes sont loin d'être inutiles. Observez la stratégie du Hanguk : sécurisation des frontières, puissance non maximale, utilisation sur des troupes, proposition de surveillance internationale... Risques civils minimes, utilité réelle, quoiqu'en cas de risque majeur bien sur.
Jaques Morrin,
Chef d'État et chef de l'État-major
C'est vrai. Mais rien ne nous dit que dans quelques années le gouvernement ne sera pas renversé, ou simplement qu'ils aurons changer d'avis concernant la surveillance internationale.
Alan Scarifh
Responsable National des Relations Diplomatiques
J'ai effectué une requête auprès de nos services en psychosociologie. Le risque que leur gouvernement redeviennent instable est assez bas. 10% en estimation haute, bien que nous n'ayons pas autant de données qu'en Azude bien sur. Quant à changer d'avis, ça n'es pas leur genre. Enfin, pas sur ce type de propositions. Cela n'est pas insensé, et cohérent avec leur logique purement défensive. Ils ne se sont pas certes engagés pour le moment, mais revenir sur de telles propositions serait...limite, niveau crédibilité.
Jaques Morrin,
Chef d'État et chef de l'État-major
Mais en avons nous vraiment besoin ?
Conseiller militaire,
D'une part, vous rendriez un fier service à une nation fort honorable en l'aidant dans sa quête de sécurité, et non de réelle dissuasion. Mais, prudence est mère de sureté, et bien que les risques d'utilisation soit faibles, un stock stratégique, purement préventif, est indispensable. Au vu de nos frontières, 100 bombes serait un chiffre largement surestimé. Disons 50, comme acceptable. Le Hanguk aura de toute façon les bombes avec ou sans nous, surtout avec la Menovie.
Jaques Morrin,
Chef d'État et chef de l'État-major
Ce n'est donc pas indispensable. Mais serait une sanctuarisation partielle de notre territoire, sans compter les assurances de ne pas s'en prendre aux civils... Responsable Alan Scarifh, informez le Hanguk que nous participerons. Décidément, la guerre n'est plus ce qu'elle était. Où est donc passé le temps où l'on guerroyait pour des valeurs, avec fair-play et honneur, le sabre à la main....
Posté : sam. sept. 13, 2014 3:27 pm
par Sovana
[quote="David Rault, Premier Administrateur National"][center]Le Collectivisme Technocrate[/center]
Le Collectivisme est souvent décrié comme un courant politique "sans fondements". Aussi nous définirons ici les paradigmes composants le Collectivisme Technocrate. En premier lieux, le Collectivisme n'est pas communiste. Il n'en a pas les paradigmes et s'en éloigne.
Le Communisme tire son histoire de livres saints écrit par le prophète Marx, alors que le Collectivisme s'en tient à un système de valeurs strictement définies, partant simplement d'une volonté de lutter contre l'individualisme et construire des modèles alternatifs viables. Alors que le Communisme s'appuie généralement sur des méthodes radicales, de révolutions, violences, restructurations anomiques, le Collectivisme promeut avant tout des structures locales, décentralisées, et des méthodes volontaires ou incitatives, avant un État fort ou centralisé. Les lois n'ont pas forces de mœurs, et une politique de changement sera donc axée sur les mentalités, non dans une rééducation, mais dans la démonstration, l'exemple, l'encouragement, et la faillibilité. Il s'agit en réalité moins d'une lutte que d'une construction.
Ainsi, l'échelon le plus important de toute politique Collectivisme est le local. Mais, il s'agit d'un niveau où l'État ne peut agir, il peut en revanche promouvoir certaines organisations ou associations. Par conséquent, le collectivisme local est avant tout issue d'une volonté collective et ne saurait être imposé ou décrété. Il s'agit principalement de mutualisations des risques, mises en communs de certains biens, valorisation de la réussite de l'organisme (entreprise/corporation/autre...) plus que la réussite strictement individuelle. Cette coopération volontaire s'accompagne bien entendu de solidarité, et de la véritable implantations de structures locales.
Mais au niveau national, un État se basant sur l'initiative citoyenne peut-il donc vraiment être acteur des politiques collectivistes ? Une fois cela localement implanté, oui. Dans les affaires courantes, il est du devoir de l'État Collectiviste de favoriser la sociocratie. la Sociocratie est un système organisationnel reposant sur le consensus au sein de groupes réduits, envoyant un porte parole au groupe hiérarchique supérieur. Les portes paroles, par exemple, sont élus au sein du groupe sans candidatures, mais plutôt nominés, avant que ne s'en suivent des débats, jusqu'à un consensus. Ce système à l'avantage du consensus, mais nécessite toutefois des postes stables, une organisation optimale, sans limiter trop l'initiative individuelle pour autant. Il s'agit donc d'un système délicat à mettre en place. Qui, si mal organisé, pourrait avoir l'effet inverse de celui souhaité.
Le but étant d'inscrire les modèles d'organisations et de hiérarchies dans un schéma purement organique, dont la société tirerait avantage des compétences de chacun. Si cela peut être le cas dans un schéma individualiste, les méthodes divergent. Alors que les individualistes préfèrerons se reposer sur l’initiative purement individuelle et la liberté, les collectivistes se reposeront pour le même but sur l'encadrement formel (procédures, réseaux locaux...) et le dialogue avec un groupe afin de favoriser l'intelligence collective via la circulation organisée et fluide de l'information.
De manière plus générale, il s'agit aussi de favoriser la tradition, dans une certaine mesure. En effet, le Collectivisme est un courant relativement expansionniste. Ainsi, il est indispensable de renforcer ses positions avant toute chose, sur le plan diplomatique et économique, et, dans une moindre mesure, militaire. Il s'impose ainsi une forme de nécessite par la prudence, afin d'une part augmenter les chances de survies, mais aussi de coopérer dans des avantages mutuels, et augmenter l'influence culturelle. Ainsi donc, si la fin ne justifie pas les moyens, la nécessité justifie des moyens "moins conventionnels". Ainsi, il peut souvent arrivé que ce courant soit opposé à celui chrétien ou traditionaliste, sur des points précis.
Politiquement et économiquement, cela peut toutefois se traduire par une forme de dirigisme. L'État doit être fort (mais les contrepouvoirs également), ainsi que la société civile. Il peut ainsi y avoir des tentatives de comités de psychosociologie sous contrôle de l'État, ou d'autres services d’ingénierie sociale. Également, les secteurs ou entreprises clés seront convoités par l'État. Mais c'est également l'un des courants politique les plus écologistes, si on exclue les chrétiens. En effet, il est directement visé l'optimisation maximale, l'économie circulaire, et le biomimétisme. Ce qui se traduit entre autres par un favoritisme des énergies renouvelables et l'hydrogène, des politiques restrictives envers la conception de produits issus de matières toxiques, ainsi que sur les déchets non recyclables.[/quote]
Posté : mer. nov. 19, 2014 11:29 am
par Sovana
[ve][center]Première Réunion Semi-Formelle d'Orientation, 27 aout 2025 14H00 (NMT -04)[/center]
Le Premier Administrateur David Rault avait convié le Grand Exécuteur Alexandre Moreau et le Tribun de la Société Civile Jaques Lefevre afin de mettre au clair leurs lignes de conduites respectives, ainsi que les premières grandes orientations politiques. David Rault avait donc réservé pour ce faire un petit salon, moins formel qu'un bureau de verre, tout en veillant à ne pas être dérangé. Il servit le thé à ses invités, puis s'assied.
[center][img]http://th02.deviantart.net/fs70/PRE/f/2012/302/f/f/minimalist_office_by_sanfranguy-d5jbcin.jpg[/img][/center]
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2013/27/1372960813-david-rault.png[/img]
David Rault
Premier Administrateur
Messieurs, bienvenue à cette réunion semi-formelle sur l'orientation politique. Monsieur Moreau, je suis enchanté de vous voir accepter ce poste, vos connaissance sauront amplement nous servir, je n'en doute pas. Monsieur Lefevre, je me réjouit de vous voir toujours à votre poste. Votre ancienneté ici sera un atout certain pour mon administration.
Commençons donc, si vous me permettez ce départ cavalier : quelles sont vos attitudes politiques en ces lieux ?
En réunion semi-formelle, l'ordre de parole se faisait par ordre hiérarchique, le Grand Exécuteur prit donc la parole après avoir bu une gorgée de thé.
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/46/1415891532-alexandre-moreau.jpg[/img]
Alexandre Moreau
Grand Exécuteur
Je ne suis pas quelqu’un de grandes ambitions. Accomplir au mieux ma tache me satisfait. Bien des lignes politiques se valent, tant que vous ne franchissez pas certaines limites que ma conscience ne saurait toléré, bien sur. Tout le machiavélisme politique que vous souhaitez, mais pas de violences, ou de trafics douteux.
David Rault
Premier Administrateur
Je l'entends bien et cela me semble aller de soi. Je vous remercie de votre coopération future. Et vous, Lefevre ?
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2012/33/1344989719-jaques-lefevre.jpg[/img]
Jaques Lefevre
Tribun de la Société Civile
Mon rôle est d'éviter trop de contestations populaires. Cela doit être autant préventif, et donc lié à une certaine confidentialité en ces lieux, qu'actif, en relayant les inquiétudes de la population. Rien ne sortira d'ici sans que je vous en ai préalablement informé, discuté, ou avertis. Malgré cela, si des actes heurtaient ma conscience, je n'aurais d'autre choix que d'en informer la presse.
David Rault
Premier Administrateur
Je le comprend et cela me semble raisonnable. Je vous remercie de votre coopération future. Je m'engage donc à ne pas abuser de la population, ni promouvoir ma vision politique par la coercition violente.
Passons maintenant aux premières orientations. Il me semble nécéssaire d'entrer dans une posture économique plus vindicative. Notre demande nationale est pour ainsi dire comblée par les Corporations, et nos quelques entreprises. Développons donc une stratégie d'export, basé sur des garanties d’une certaine qualité. Mais surtout : je pense qu'il est temps de lancer l'export de robots polyvalents. Plus efficaces et moins cher que des ouvriers, les économies capitalistes finirons par se les appropriés. A terme, cela favorisera un chômage massif, forçant ainsi des évolutions sociétales propices au réencastrement des marchés dans l'activité sociale, humaine, et non l'encastrement des sociétés dans le marché.
Alexandre Moreau
Grand Exécuteur
C'est une analyse intéressante. Il est évidant que, sauf à renoncer à la sacro-sainte compétitivité, d'ici une à deux décennies, les pays capitalistiques auront remplacés de nombreux travaux par des automatismes électroniques, plus fiables. Nous pouvons profiter et catalyser cela. Toutefois, il est difficile de dire comment les différents pays réagirons. Il existe bien des scénarios, du renversement d'un gouvernement électif, à la mise en place du revenu universel, ou du salaire universel, ou bien encore la généralisation du travail social, associatif. La première option sécuriserait les personnes a minima, mais alimenterait une logique de marché via la conservation du marché de l'emploi, et la propriété lucrative. La deuxième garantirait un salaire à vie, mais reposerait tout de même sur des cotisations, et donc certaines activités économiques.
Nous avons déjà des entreprises de ce type de robotique, il suffit de la valoriser.
La conversation se poursuivit ensuite durant le reste de l’après-midi, sur des détails techniques et quelques autres sujets.[/ve]
Posté : sam. mars 14, 2015 8:41 pm
par Sovana
[quote="David Rault, Premier Administrateur"][center][f25]Du Pacte de Coopération Germanique, notes personnelles[/center]
12 aout 2026
Le gouvernement et l'ensemble de la classe politique azudéenne (Administrateurs Nationaux) sommes arrivés à une conclusion consensuelle.
Le Pacte de Coopération Germanique, signé entre le Quantar et l'Albion, est une bouffonnerie sans nom.
Soit les journaux quantariens sont d'une qualité douteuse, soit le monde n'est plus ce qu'il était.
Le Pacte de Coopération dit "Germanique" prévois la mise en commun des armées, et la création d'un fonds commun d'investissement. Si le second est une suite logique à la vampirisation de l'économie du Quantar par l'Albion, le premier laisse plus songeur. Pourquoi la nécessité d'un tel rapprochement ? La seule réponse se trouve dans le fait que, tout comme l'Albion actuellement, le chancelier quantarien est libéral. Grotesque blague, ceux-ci ayant échoués au point de la restauration de l'Empire. Hélas il a fallut que le partit impérial ne soit pas assez audacieux pour oser la transition de conservateur à traditionnel ! Faute stupide de débutant en métapolitique.
Ainsi, les deux pays se rapprochent, dans une danse contre-nature de parasitage plus ou moins symbiotique. Pour au final, paraitrait-il "intégrer l'Albion à l'Empire du Quantar". Par l'entropie, l'Albion n'a JAMAIS fait partit de l'empire du Quantar ! Une telle intégration serait la plus grosse mascarade depuis... L'invasion de la Cabalie pour aider les pauvres, au moins.
A contrario, Azude à une longue histoire avec cet empire, bien que parfois mouvementée. La langue d'Azude, dérivée du latin, contient des germanismes. Et le titre d'Empereur, est historique, pas effectif. L'empereur ne comptait ni entrer en compétition avec Viktoria, ni recréer l'ancien empire. Mais de là à intégrer l'Albion, c'est un camouflet acide envers Azude, voir une insulte !
Peut-être serait-il temps d’outrepasser les protocoles standards afin de rétablir la situation...[/f25]
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Posté : dim. mai 10, 2015 2:28 pm
par Sovana
[quote="Comité des Administrateurs Harmonistes"][center]L'Empire du Bien[/center]
Terienkov est tombé, sa cité immonde s'est effondrée sous le poids de son absurdité. Désormais, Azude détient le monopole du processus actif subjectif de progrès intrinsèque humain universel. A titre indicatif l'élévation du niveau de vie est un progrès relatif, par lequel ne jurent que les hédonistes, la liberté politique est un état, tout au plus un progrès relatif à un état moins avantageux.
Seul le progrès moral est universel. Le progrès de la morale ? Non, car une morale singulière n'est pas universelles, mais toutes les morales sont (plus ou moins) basés sur des attributs humains universels, et cette universalité permet d'établir une hiérarchisation de la meilleure morale. Pour le reste, le filtre culturel viens s'ajouter et compléter la morale. Il est donc par ailleurs possible d'effectuer une hiérarchisation des cultures selon que la morale culturelle soit en inadéquation avec la morale la plus universelle.
Mais qu'est ce donc le progrès de la moralité si ce n'est le progrès d'une moralité, et au delà de l'universalité maximale d'une morale ? Le simple fait de considérer le meilleur potentiel moral de l'humain pour le généraliser. Ce potentiel maximal du spectre de l'humanité se définit non pas par une approche coupée du réel et rationnelle, mais au contraire ancrée en lui et empathique. Intrinsèquement ancré dans la vie, la morale ne fait qu'ensuite suivre, répondre, à cet encrage, où intention, lucidité, action, conséquences se mêlent étroitement à la perception.
Le premier pallier est culturel, mais non moins important. Une culture favorisant l'empathie, la logique, la curiosité, est un premier pas. Cette intrication entre morale universelle et culture favorise l'émergence un espace où il n'existe d'autre solution que le Bien, d'autres choix que ceux appartenant au spectre de la bonté. Les sociologues détaillerons mieux que nous les mécanismes ainsi à l’œuvre, tantôt pression sociale, tantôt incitation sociale. Mais il est nécéssaire de ne pas oublier que si l'empathie, la logique, et la curiosité sont des mécanismes, il appartient à chacun de définir ce qu'est la morale, l'altruisme, par son cheminement individuel. Cheminement qui sera bien sur implacablement guidé vers un Bien, via lesdits mécanismes. Le spectre du Bien est large dans son application, mais restreint dans ses principes, ses axiomes, ses mécanismes.
Un pallier déjà passé depuis une éternité en Azude, ayant tissé en son cœur, son noyau, au fil des siècles, un système de valeurs plus que propices à de tels mécanismes.
Cela permet, à l'échelle collective (mais non nécessairement nationale ou politique dans l'absolu) de réduire l’échelle des comportements possibles au Bien.
Mais ce n'est pas suffisant. Si dans l'absolu notre culture est la plus propice à l'universalité morale (bien que d'autres cultures soient tout aussi respectables), au niveau individuel le maximum n'est pas atteint.
Il est facile de le savoir en observant les Empathes. Bien sur ils peuvent se tromper, faire des erreurs, s’énerver, être faillible, céder à la souffrance ou succomber à certaines formes plus ou moins modérées d'hédonisme. Mais dans des circonstances relativement normales (au sens large), leur intrication émotionnelle avec le tissu social et relationnel ne leur permet pas de faire des choix autres que prenant en compte les tenants et aboutissants envers leurs congénères, et leur environement. Ils sont en lien avec la moralité, avec le réel, de manière plus profonde que le reste de la population.
Le deuxième pallier est donc biologique. Il vise à faire passer la société, via les prochaines générations, au statut biologique d'Empathe. Via des connexions neuronales plus nombreuses, et donc plus rapides, la sensibilité sur tout les plans en sera exacerbée. Une étape technique, mais néanmoins nécéssaire. Passer d'une société de 2,2% d'Empathes à, ne serait ce que 20 ou 30%, constituant ainsi le socle d'une nouvelle dynamique sociétale alors inédite dans l'histoire humaine. Même ces pourcentages minoritaires seraient une véritable révolution biologique, ne créant pas un "nouvel homme" mais généralisant le potentiel maximal de l'humain, en faisant une norme biologique. Si déjà avec un réservoir de 20 voir 10% la différence serait palpable, il est dans l'absolu difficile (mais pas impossible) de deviner ce que sera une société 100% constituée d'Empathes. Peut-être Azude retournera à un isolationnisme relatif, blasé et dégouté d'un monde si violent, peut être les incidents diplomatiques seront plus nombreux du fait de malentendus, peut-être notre société sera la plus innovantes que l'humanité ai jamais connue, peut être la régulation sociale (mais non économique) pourra désormais se faire sans autorité, coercition ou lois... De multiples scénarios sont possibles et indiscernables à l'heure actuelle.
Pour le progrès humain il est de notre devoir de soutenir et d'encourager cette double mécanique. Une mécanique culturelle, métapolitique, et une mécanique biologique. Pour une humanité socialement apaisée, riche, et prospère, nous devons soutenir et encourager à travers le monde ces logiques. La Fédération Transnationale protège et incite déjà à cette logique culturelle, en évitant les affres du copier coller culturel. Quoique certains éléments des plus libéraux ont une influence généreuse dans ce pouvoir doux, mais ne sont là que pour bâtir sur les ruines futures du vieux capitalisme patronal, du vieux républicanisme électif, déjà libéraux. Il est temps désormais, durant la décennie à venir, d’expérimenter cette révolution biologique, pour ensuite mieux la répandre. La quantité devient alors une qualité en soit, et plus aucun autre chemin, tant collectif qu'individuel, ne sera envisageable en dehors du spectre du Bien.
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Posté : mer. mai 13, 2015 11:10 pm
par Sovana
[quote][center]Partisanerie harmonieuse
[img]http://fc01.deviantart.net/fs70/f/2010/063/2/b/2b82bb2876b092fa52ba21c6c0ab99d6.jpg[/img][/center]
Qu'est ce qui pouvais bien se cacher derrière le Conseil Administratif National, construit par des politologues d'un âge proto-démocratique d'Azude, désormais révolu, ou du moins stagnant à l'état larvaire ?
Une machine administrative destructrice des idées partisanes. Le Conseil Administratif National, s'il est bien composé de quelques centaines d'individus, est en réalité découpé en Comités Administratifs d'une dizaine de personnes, où les individus y sont répartit aléatoirement, et un nouvel agencement aléatoire à lieu tout les trois mois. Les comités envoient par sociocratie un délégué voter ou débattre au Comité Central. S'il les personnes finissent par toutes se connaitre, impossible de former des factions politiques dans de si petits groupes, et une coordination partisane y est finalement découragée. Cela laisse donc le pouvoir politique relativement polarisé vers le gouvernement, et plus spécialement le Premier Administrateur. Le Parlement, tiré au sort sur des critères culturels élevés, reste malgré tout un contre-pouvoir important, heureusement. Pour autant plusieurs factions peuvent être identifiés de manière plus ou moins formelle selon les courants politiques des individus, et bien que les jeux de pouvoir soient inopérants au Conseil Administratif National sans une Assemblée Générale, situation particulièrement exceptionnelle.
[spoiler="9 février 2027 - Factions Actuelles au sein du Conseil Administratif National"][quote]Factions Actuelles au sein du Conseil Administratif National (CAN) (9 février 2027) :
Nota Bene : La répartition des factions n'est en aucun cas représentative des courants politiques au sein de l'ensemble de la population.
Étatiques : 2%
Les Étatiques appartiennent à une faction à la limite de la coercition sociale. Ils souhaitent une plus grande implication de l’État dans les affaires économiques et sociales afin de réguler directement, faire régner l'ordre et les bonnes mœurs, et canaliser les énergies de la Nation. Peu nombreux et peu populaires, leur influence est inexistante. Ex faction de Justice Clavez, qui serait désormais probablement plus des collectivistes, ou technocrates.
Militaristes : 6%
Les militaristes souhaiteraient une société stratocrate, à l'image de l'Union Shulu. C'est à dire non plus une métapolitique biodynamique, mais une métapolitique de l'ordre. Faction toutefois trop différente dans ses paradigmes par rapport au reste du Conseil, ne saurait exercer aucune influence.
Anarchistes : 9%
La faction anarchiste est globalement divisé entre démocrates, respectant le principe de tradition et souhaitant la renforcée par l'auto-gestion, des rares libéraux qui souhaiteraient dynamiser l'économie et le plan social via l'auto-gestion et une plus grande liberté d'entreprendre (quoiqu'en conservant de nombreuses lois et règles sociales ou sur le travail, au moins dans un premier temps). De même que les militaristes, la plupart des paradigmes sont trop éloignés du reste du Conseil pour qu'ils puissent avoir de l'influence.
Ventre mou : 1%
Les éternels indécis, sans camp précis ni avis, se rangent selon les tendances majoritaires.
Technocrates (centristes) : 6%
Faction (en partie) à laquelle appartient Mattiew Fronch, elle se remarque par la recherche d'un consensus différent du compromis, en se focalisant sur les points et arguments qui rassemblent plutôt que ceux qui divisent. La plupart des Premiers Administrateurs nommés en faisaient partit. Faction classiquement humaniste, elle n'est toutefois pas démocrate, mais peu prôner un assouplissement des interventions étatiques directes au profit de l'incitation (dirigisme social "incitatif"), et le respect des minorités. Plutôt conservatrice politiquement, et apprécieraient de voir l'économie sectorialisée encore plus selon les spécificités des régions, faisant ainsi cohabiter au sein du pays des régimes économiques drastiquement différents, mais sur des bases géographiques et culturelles, sans que l'un ne l'emporte sur l'autre comme c'est le cas actuellement (corporations de métiers favorisées). Cette factions jouis d'un certains prestige historique, et pourrait être un peu influente en cas d'Assemblée Générale.
Chrétiens : 22%
Inspirés par la vague de christianisation auprès d'une part (non négligeable) de la société, ces administrateurs seraient plus intègres que pragmatiques, et certains souhaitent favoriser un essor spirituel... Tant qu'il est culturellement compatible c'est-à-dire catholique. Au sein d'une Assemblée Générale ils seraient le deuxième groupe politique, après les Empathes. Groupe récent, il ne bénéficie pas d'un prestige particulier ou d’influence, en dehors de son poids numérique.
Empathes : 23%
Si le CAN contient une surreprésentation énorme des Empathes (2,2% dans la population générale), ils ne constituent pas une faction politique réelle. Toutefois, du fait de leurs singularités neurobiologiques semblables et de leur inter-compréhension, de nombreux liens d'amitiés profonds se sont tissés lors d'activités sociales annexes. Politiquement divisés, leurs "préférences" dépendent de leur vécu individuel, sans toutefois les empêcher d'avoir de nombreuses considérations communes, du fait de leur empathie, et culture, commune. Ils disposent toutefois d'une certaines influences au sein des Comités Administratifs, par la charisme ou le leadership de certains, ou bien encore les réflexions et l'écoute d'autres.
Collectivistes : 18%
Troisième faction derrière les Chrétiens en terme d'importance quantitative, les Collectivistes jouissent plus de la force du nombre que d'un prestige spécifique, en cas d'Assemblée Générale. Faction de l'actuel Premier Administrateur David Rault, ils sont nettement favorable à une rationalisation de la procréation (de préférence artificielle), une main-mise de l’État sur les secteurs économiques stratégiques (qui a déjà l’exploitation des matières premières hors agriculture, du sol et de l’énergie). Il seraient favorable à une plus grande utilisation de la Auctoritate Magna, permettant à l’État d'imposer des planifications aux acteurs économiques. ce sont les grands opposants des Chrétiens, préférant le pragmatisme et la puissance internationale au respect de quelques principes "non indispensables". Ils sont également en général opposés à l'essor chrétien, voyant le clergé comme un contre-pouvoir de l’État entier.
Harmonistes : 13%
Quatrième faction la plus importante quantitativement, il s'agit de la plus vindicative. Le nom de leur faction proviens de leur attachement à la métapolitique biodynamique, dont une des composantes relatives est l'harmonie, mais aussi du fait d'une forme de tendance à l'impérialisme métapolitique voir politique, non un faveur d'un pays, mais d'un groupe de valeurs. Évitant les affres d'un nationalisme mal placé ou d'un chauvinisme irréfléchie, ils considèrent par des arguments cognitifs et biologiques, que la culture azudéenne est l'une des plus adaptée à l'humain, et à sa durabilité. Mais, conscients que ladite culture est liée à une histoire, elle-même atypique, ils ne souhaitent pas "exporter" la culture azudéenne. En revanche, des modèles théorisés pourraient être exportés, tel que des méthodes de managements, fonctionnements politiques, métapolitique biodynamique... Ils sont les fervents défenseurs d'un eugénisme qui viserait à promouvoir une empathie et sensibilité hors normes en favorisant les Empathes, des services secrets protecteurs et promoteurs de certaines valeurs à l'image des Circonstances Spéciales, aussi bien au niveau national que fédéral. Ils auraient tendance à s'associer avec les Collectivistes, tant par opportunisme que par intérêts "non divergeant". Même en l'absence d'Assemblées générales ils s'organisent au sein d'un Comité Politique, chose quasiment inexistante chez les autres factions.[/quote][/spoiler]
S'il y avait bien des personnes en Azude qui prenaient la politique encore plus au sérieux que la plupart des gens (si si c'est possible), ce sont bien les Harmonistes. Il s'agissait pour ainsi dire des rares militants politiques en Azude, avec une réelle vision globale et unifiée. Même le Syndicat Démocrate, représentant de certaines classes sociales influentes culturellement, n'était pas si vindicatif et cohérent. Il était au contraire traversé par plusieurs courants, sans programme politique au delà d'une vision générale, faisant au final office d'opposition politique. Pour autant, les Harmonistes restaient aussi discret que des ombres, hantant seulement les hautes sphères politiques. Au fil des années, tous avaient rapidement fait validé par acquis de compétences professionnelles le diplôme d’ingénieur des Écoles Politiques Technocrates, voir parfois des doctorats. On ne pouvait pas caractériser tout les autres administrateurs d'une telle hargne symbolique, alors que tous avaient déjà une longue expérience dans l'administration plus ou moins tortueuse d'Azude. Le Comité des Administrateurs Harmonistes avaient longtemps cherchés un moyen d'invoquer de manière relativement durable ou longue une assemblée générale pour engager un jeux d'alliance. Ils avaient remontés jusqu'aux textes les plus anciens encore en vigueur, datant parfois de plusieurs siècles. Parait-il entre eux que certains de leurs compères avaient disparus dans les archives... Tout est-il que la seule et meilleur méthode pour invoquer des Assemblées générales, surtout du fait des textes récents (environ 8 décennies), étaient des sujets graves, urgents, ou portant atteinte à la possibilité de mener des comités administratifs. Un état que, malgré les menaces de la Main-Noire, de l'URKR, le Gouvernance de Sureté (pouvoir militaire temporaire sur initiative de ceux-ci), Azude n'avait toujours pas atteint. Au final, un état tellement critique qu'il ne valait mieux pas connaitre dans sa vie. C'est alors qu'a finit par émerger une stratégie plus machiavelienne. Faire des avances au pouvoir en place, du fait de la position Collectiviste du Premier Administrateur. Il y a peu était donc déjà passé un règlement donnant d'office le diplôme d’ingénieur de l'EPT par équivalence, contrairement aux Administrateurs Nationaux. Des tractations étaient en cours afin de rendre obligatoire ledit diplôme au sein de entièreté des administrateurs, nationaux ou occupant une ville ou un quartier, ce de manière presque rétroactive, obligeant ainsi à un renouvellement de nombreux postes. De telle manière toutefois que cela ne soit pas avant des années pour le Conseil Administratif National, éliminant ainsi une grande partie de l'opposition aux harmonistes, tout en imposant une Assemblée Générale Permanente du fait du faible effectif.
Tout du moins, c'était l'objectif envisagé...
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