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Posté : mer. mars 30, 2011 8:16 pm
par Johel3007
Aucune réponse directe à la question. Juste un sourire.
À la place, la berline s'arrêta et, quelques secondes plus tard, deux soldats qui ouvrent la porte.
Yamato et Saint-Claire émergent au grand jour, au milieu des chantiers navals, entourés par une foule d'officiels autour d'un tapis rouge.
Autour, tenus à l'écart par un épais cordon d'agents de sécurité, de soldats, de miliciens et de contre-maîtres, les ouvriers.
Ceux-ci, loin de l'enthousiasme de la foule de l'aérodrome, se contentent de lancer des regards curieux à la procession diplomatique.
Déjà, le fouet claque et ils oublient la distraction pour se remettre au travail.
Le tapis rouge mène à la frégate.
[img]http://img64.imageshack.us/img64/2318/frigate.jpg[/img]
Les journalistes mitraillent, les politiciens applaudissent, les officiers hurlent et en réponse, les soldat saluent.
Le Ministre Shawiricien est au centre des attentions, deux jeunes femmes en uniforme allant jusqu'à lui prendre les bras d'un air joyeux.
Sans doute des tourterelles, ces agents des services spéciaux Wapongais.
Mais les caméras n'en ratent pas une miette.
Tandis qu'Henry salue, tout sourire, on lui amène une bouteille de champagne, attachée par un ruban de soie bleue, pour l'inauguration.
Entre deux gloussements des "admiratrices", Song lui glisse un mot :
Song Yamato :
"-Un discour serait apprécié.
Pour des raisons... politiques, l'Anglais serait préféré à l'Eranéen."
Un rappel discret de la gaffe du Ministre à l'aérodrome :
Les tensions avec l'Eran sont vives et, en dehors du commerce, l'usage de l'Eranéen est mal vue dans des relations officielles.
Un peu comme si on parlait Lochlannais lors d"une visite présidentielle au Quantar...
Posté : mer. mars 30, 2011 8:35 pm
par Steve
L'homme politique shawiricois sorti de la berline, souriant et saluant la foule qui était réunie. À sa grande surprise, la foule était beaucoup plus nombreuse que dans ses espérances. Peuple, travailleurs, politiciens, journalistes. Tous y étaient pour assister à ce moment tant attendu. Depuis le financement shawiricois, il s'agissait de la première inauguration. Et Saint-Claire avait la chance d'être de la partie.
Deux jeunes femmes le prirent par le bras, sans doute heureuses de sa présence. Des femmes de joies ? Des femmes payées par le gouvernement ? Des policières en civil ? Henry Saint-Claire l'ignorait mais chose certaine, si cet évènement était transféré à la télévision shawiricoise, il aurait deux ou trois mots à dire`a sa femme en rentrant à la maison. On lui apporta une bouteille de champagne, attachée par un ruban de soie bleu, visiblement pour l'inauguration. Anglais de langue maternelle, et visiblement la langue souhaité par l'homme d'affaire, Henry Saint-Claire lui sourit, lui serra la main, mine de rien pour les caméras, prend la bouteille de champagne entre ses mains...
Henry Saint-Claire : « Ce jour est un jour qui sera gravé dans le coeur de la Shawiricie comme le jour où le Wapong et mon pays se sont associé dans ce que j'appelle le plus beau et le plus noble projet de coopération militaire dans un seul et unique but : la protection de nos peuples et de leurs intérêts. Ce navire, cette nouvelle fierté shawiricoise conçue par vos mains et votre passion, se devra d'être utilisé avec les bonnes essences dans le respect que mon peuple doit au vôtre.
Nul ne pourra à présent contester l'amitié infaillible qui règne entre nos deux pays. Cette bouteille de champagne représente votre courage, votre passion, votre fierté, votre volonté d'avancer et d'évoluer. Cette corde bleue représente notre amitié. Solide, soyeuse et incroyablement belle.
C'est dans l'esprit d'une confiance absolue en votre peuple et en notre amitié que je me permets d'inaugurer cet exceptionnel navire.
Vive la Shawiricie !
Vive le Wapong !
Vive le SWI735 !* »
Henry Saint-Claire laisse à ce moment tomber la bouteille de champagne qui se fracassa en mille éclats sur le navire. À ce moment, la foule applaudit quasi à l'hystérie, criant plusieurs slogans amateurs, en anglais, révélant Saint-Claire comme un homme bon et la Shawiricie comme un pays fier. Saint-Claire regarda à nouveau Song Yamato qui, d'un sourire politiquement forcé, salua à nouveau le ministre shawiricois.
*Nom du navire, tiens 
Posté : jeu. mars 31, 2011 8:29 am
par Johel3007
Applaudissements polis des officiels.
Cris et sifflements admiratifs des ouvriers.
Même si la majorité n'avait rien compris du discours, le message était passé : leur bébé prenait la mer et le blanc en costume était content.
Il fallut moins de quinze minutes pour remballer l'affaire.
L'hymne Wapongaise résonna sur les quais et les parasites politiques ouvrirent d'autres bouteilles de mousseux, cette fois-ci pour boire.
De leur coté, Song et Saint-Claire s'éclipsèrent dans la berline, direction de les locaux de la Yamato Shipyard, suivis par l'une des "conquêtes" du Shawiricien.
Il fallut une autre dizaine de minutes pour gagner les entrepots nettement moins tape-à-l'oeil de l'entreprise.
Le bureau de Song était encombré de paperasse et surchauffé lors de la visite de Blackburn. Il avait bénéficié d'un relifting intégrale.
[img]http://img546.imageshack.us/img546/1344/officep.jpg[/img]
On fit amené une chaise confortable pour le Ministre et ce qui fut visiblement assumé comme étant sa nouvelle maîtresse.
Personne ne posa de question :
Ici, c'était l'un des privilèges des hommes de pouvoir.
Un assistant se chargea d'apporter des rafraichissements.
Song Yamato :
"-Bien... Je pense pouvoir affirmer que vous êtes satisfait de nos... je veux dire de vos navires.
Le Wapong a un grand potentiel et pas seulement dans le secteur de la construction navale.
Bien entendu, pour qu'un potentiel se réalise, il lui faut les moyens et les opportunités.
Vous parliez d'autres raisons pour votre visite.
Dans quelle mesure la Shawiricie désire-t-elle renforcer ses liens avec Wapong ?
Je dois vous avouer qu'en dehors du Pelabssa, du Lochlann et du Numancia, peu de pays ont autant cru dans notre gouvernement.
Votre amitié est donc précieuse à nos yeux"
Et rien ne disait "précieux" comme un investissement équivalent à la moitié du PIB national...
Posté : jeu. mars 31, 2011 5:54 pm
par Steve
Devant la foule, et plutôt subtilement, les deux hommes s'enfuirent vers la berline où, comme une mouche à merde, la jeune femme les suivirent. C'est à ce moment que Saint-Claire comprit qu'elle devait être de toute évidence une agente secrète infiltrée.
Arrivé aux entrepôts, Saint-Claire se départit de la jeune femme en lui demandant poliment de ne pas le suivre. Il la remercia et attendit qu'elle quitte, à pied, à contresens. Arrivé dans le bureau de Song, il remarqua la beauté de celui-ci comparativement aux entrepôts, vus deux instants avant.
Henry Saint-Claire : « Officiellement, la Shawiricie aidera le Wapong à juste mesure. Officieusement, la Shawiricie aidera la Wapong proportionnellement à ce que vous pouvez lui apporter. Vous connaissez Blackburn : D'une grande générosité lorsqu'il est gagnant, de l'autre côté de la médaille. Je remarque que vous avez une bien grande idée derrière la tête. Dites donc. »[/u]
Posté : jeu. mars 31, 2011 7:26 pm
par Johel3007
Song Yamato :
"-Le précédent accord était, n'ayons pas peur de l'avouer, bien au-delà de ce que mon gouvernement pensait réaliste.
Le chantier naval et la commande de navires a représenté un projet si titanesque et complexe que beaucoup y ont vu une malédiction.
Un échec aurait été un faux pas impardonnable et c'est pour cela que nous n'avons pas regarder à la dépense en moyens humains."
Manière polie de faire allusion aux tragédies qui avaient résulté des sacrifices concentis pour finir les travaux dans les temps.
Le gouvernement Wapongais avait fait du chantier naval une affaire de fierté nationale.
Et le chantier en lui-même n'était qu'un aspect :
Des milliers d'autres wapongais avaient oeuvrer au transport des matériaux, aux besoins des ouvriers, à l'évacuation des déchets...
Song Yamato :
"-Une telle chose n'est pas réalisable sur une base régulière.
Pas sans une mécanisation supérieure de nos méthodes de travail.
Cela demande de l'électricité en abondance et nous n'en aurons vraiment qu'à la fin 2015.
Mais nous sommes néanmoins entièrement disposer à travailler main dans la main avec la Shawiricie pour faire de vous une puissance.
Et j'entends une vrai puissance !!
Peut être pas au point de rivaliser avec le Pelabssa.
Mais clairement capable de dépasser la Rostovie.
Cela passera par une spécialisation :
À vous les industries de pointe, qui requiert une main d'oeuvre d'élite peu nombreuse et produisent des biens finis.
À nous l'industrie lourde, dont les hauts fourneaux nécessitent une forêt de bras et produisent des matériaux bruts.
Avec votre assistance technique, nos matériaux de base seront de qualité.
Mais encore bon marché car la main d'oeuvre restera peu coûteuse.
Cela augmentera indirectement la compétitivité de vos industries et donc le niveau de vie de vos citoyens :
Plus de biens à un prix plus réduit.
Un investissement initiale assez lourd et assez long aussi...
Mais qui vous pavera la route vers Utopia pour la prochaine décennie.
Qu'en dites-vous ?"
Posté : jeu. mars 31, 2011 9:39 pm
par Steve
Henry Saint-Claire : « Je vois... Je vois où vous voulez en venir... mais vous savez, en Shawiricie, les choses sont toutes autres... »
La Shawiricie, connue pour son imprévisibilité et son égoïsme excentrique, n'était pas du genre à vouloir tourner autour du pot et à en mettre plus qu'il y en avait. Les paroles de Song Yamato étaient bien belles, mais elles ne représentaient rien, sauf un idéal utopiste encore bien inconnu. Blackburn avait été très claire à ce sujet : Il allait être élu et cette rencontre devait être plus que productive. Et ce, non pas dans l'intérêt de la Shawiricie, mais dans l'intérêt-même de Blackburn qui voyait en le Wapong une façon bien facile de passer à l'histoire des présidents shawiricois.
Henry Saint-Claire : « ... Nous ne sommes réellement axés sur les belles paroles, les promesses et les explications qui en disent peu. Certes, votre introduction est alléchante et je vois en vos paroles un projet d'envergure pour nos deux pays, mais si vous voulez que ce projet démarre le plus tôt possible, il vous faudra en venir immédiatement aux faits. N'oubliez pas qu'avec monsieur Blackburn, le chéquier est rapide si les avantages sont bons. Les introductions, sauf votre respect, n'aspirent pas à enrichir les hommes aussi vite qu'ils veulent l'être. »
Posté : jeu. mars 31, 2011 10:15 pm
par Johel3007
Song Yamato :
"-... Très bien."
Il ouvrit un tiroir et en sortit un bloc note.
Song Yamato :
"-Brian Blackburn veut être élu.
Ses chances de victoire aux élections seront accrues s'il apporte déjà à la Shawiricie les clés de sa prospérité immédiate pour son mandat à venir.
Pour cela, il lui faut offrir beaucoup aux Shawiriciens.
Des emplois durables, d'abord.
Dans l'optique d'offrir aux Shawiriciens des biens de consomation moins chers, Blackburn devra réduire les coûts de production des biens de base.
Parmi ceux-ci, les vêtements.
La méthode que je propose consiste à délocaliser vos industries textiles au Wapong.
Cela détruira des emplois à moyen terme mais cela ne sera une considération que pour les intellectuels, pas le gros des électeurs.
Dans l'immédiat, le besoin de fournir les ateliers Wapongais en matériaux et équipement industriels créera des emplois en Shawiricie.
En clair : délocalisation de votre industrie textile pour créer des emplois immédiats et réduire globalement le coût d'habillement de votre peuple.
Une solution crédible au problème de pensions, ensuite.
Le Wapong n'a pas un climat aussi radieux que le vôtre mais il y a pire.
Notre main d'oeuvre est, encore une fois bon marché.
Avec sa pension, un retraité Shawiricien vivra misérablement dans son pays.
Alors que cette même pension lui accordera un statut royal au Wapong.
Il aura une armée de serviteurs et, avec votre soutien, des infirmiers bridés mais efficaces.
Les retraités seront visités par leurs familles.
Il convient donc de promouvoir le tourisme au Wapong.
Encore une fois, ce sont des chantiers dont bénéficieront indirectement les entreprises Shawiriciennes qui fourniront les matériaux.
En clair : délocalisation de vos maisons de retraites pour augmenter le niveau de vie de vos retraités et créer des emplois à domicile.
Enfin, une aura de sauveur.
Pour contraster avec son image "d'homme de fer".
Vous lisez la presse, non ?"
Il poussa le journal vers Saint-Claire et [url=http://www.simpolitique.com/topic3882-135.html]l'ouvrit en page 3[/url].
C'était la version Eranéenne de l'Informé, journal local.
L'article que Song pointa du doigt parlait des mouvements de population dans le Sud-Est Makara.
Song Yamato :
"-Famine, réfugiés, tensions territoriales...
L'Hakoim et le Lynchaka seront bientôt à couteau tiré.
Un accrochage à la frontière terrestre entre ces deux pays et Blackburn aura une guerre moralement juste et tactiquement facilement gagnée.
Une nation communiste moribonde qui attaque un des vassals de l'Empire du Raksasa ?
Alors que l'Eran est immobilisé au Viek Kiong et que la Rostovie sombre dans le pacifisme ?
Je pense qu'il y a pire !!
La Shawiricie pourrait aussi financer une solution à la famine de la région.
Dans l'immédiat, racheter une partie des récoltes du Raksasa et d'autres pays ayant des excédents.
Par la suite, annoncer la vente d'équipement agricole aux pays du Sud-Est Makara.
Encore une fois, une dépense immédiate mais des emplois en Shawiricie pour la décennie à venir."