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Posté : sam. déc. 18, 2010 5:40 pm
par Vliduj Gak
Boris Novak : Vous croyez donc que le Kirep, après avoir entretenu avec votre pays des relations diplomatiques déplorables pendant plusieurs mois, engagera une perte unilatérale d'argent et de nourriture pour montrer à une délégation d'hommes d'affaire capitalistes son "dévouement" au Wapong ? Et ce, sans aucune contrepartie ?

Non, non, non ! Nous offrons notre blé, acceptez le au prix ou il est proposé, ou ne l'acceptez pas.
Ensuite, selon les imports que le Kirep souhaite faire, nous pourrons passer à une réduction de prix quant à la nourriture.
Mais nous n'engagerons pas un rabais significatif sans que le Wapong fasse un geste équivoque de votre côté.

Vous comprenez j'espère !

Posté : dim. déc. 19, 2010 10:14 am
par Johel3007
Le Wapongais lança un regard à ses collègues.
Si lui faisait dans l'agroalimentaire, les autres étaient dans des secteurs radicalement différents : fer, étain, tabac.
Tous hochèrent la tête, à l'exception du représentant de Tabor SA.

Ruh Than :
"-Je pense pouvoir parler en notre nom à tous, ici, à l'exception peut être de l'honorable représentant de Tabor SA.
S'il nous faut choisir entre un partenaire cher mais stable et un partenaire cher mais instable, le choix est vite fait.
Le Kirep n'est pas stable, il nous faut donc une compensation sur le prix."


Le représentant de Tabor SA prit alors la parole :

"-En raison de notre implantation plus directe au Kirep, notre attitude est légèrement différente de celle de nos collègues.
Nous souhaiterions ainsi reprendre possession de notre usine d'Ophrone.
Selon les conditions proposées, nous reprendrons la production de cigarettes... ou pas.
Le Kirep représentait jadis une importante part de marché.
Mais c'est d'avantage pour la matière première qu'il peut fournir qu'il nous intéresse aujourdhui.
Notre savoir-faire, notre outil, votre main d'oeuvre...et votre tabac.
Qu'en dites-vous ?"

Posté : dim. déc. 19, 2010 1:58 pm
par Vliduj Gak
Boris Novak : Oui, mais votre savoir faire ne nous préoccupe pas autant que les opportunités qu'offre le marché wapongais, camarade.
Le Kirep est le premier producteur mondial de tabac, si vous souhaitez faire du bénéfice sur nos collectes, c'est possible.

Nous ne demanderons que le fait que Tabor SA tienne en compte les spécificités évidentes liées à une implantation dans le pays le plus fermé au monde, économiquement parlant.
Si j'en crois votre catalogue d'entreprise, Tabor est actuellement une entreprise publique à 51%. Nous vous laisserons reprendre possession de l'usine d'Ophrone, en vertu des conditions suivantes :
- La garantie que Tabor SA restera une entreprise publique et que le capital ne sera pas ouvert aux actionnaires privés, sous peine de quoi l'état kirepien reprendra possession des lieux de production.
- La garantie que Tabor SA appliquera à la lettre, et nous ne transigerons pas, les lois kirepiennes, aussi restrictives soient elles.
- La garantie que Tabor SA gardera les sites de production kirepiens hors des enjeux des diverses spéculations qui ont lieu dans les bourses wapongaises. Au cours des derniers mois, de nombreuses entreprises wapongaises ont changé de main.

En contrepartie, vous récupérerez vos sites de production, et pourrez même en ouvrir un second au Pesak ou le taux de chômage est assez élevé et le savoir faire en ce qui est de la culture du tabac reconnu dans le monde entier, camarade !

Si ces conditions vous conviennent, et une fois seulement que vous nous aurez donné précisément les chiffres concernant la main d'oeuvre requise, nous réfléchirons à l'hypothétique application d'une baisse entre 5 et 10% sur nos livraisons de blé, d'orge et de seigle.

Posté : dim. déc. 19, 2010 3:46 pm
par Johel3007
"-La "bourse Wapongaise" reste relativement fermée et réservée aux seules grandes fortunes.
Nute Fan n'encourage pas la spéculation, le Kirep n'a donc pas de crainte à avoir en la matière.

Le coté publique devrait se maintenir tant que le gouvernement Wapongais trouvera avantage à maintenir une participation dans Tabor.
En cela, si les lois Kirepiennes sont trop restrictives, il vous faut comprendre que notre intérêt pour le Kirep diminuera.
Si elles remettent en cause la rentabilité de nos centres de production, il sera plus simple de les abandonner.
Si nous ne le faisons pas, le gouvernement Wapongais cherchera à revendre sa participation.
Le gouvernement du Kirep serait-il dès lors intéressé ?"

Posté : dim. déc. 19, 2010 4:37 pm
par Vliduj Gak
Boris Novak : La seule chose que nous voulons, c'est la sécurité de nos travailleurs et la possibilité de leur offrir un emploi décent.

Si ceci peut se faire en améliorant les relations avec le Wapong, ce serait parfait. Si Tabor SA vient à devenir une entreprise privée, nous ne pourrions plus la maintenir sur notre sol : comprenez que nous ne pouvons livrer des travailleurs kirepiens que nous avons gracieusement laissé entre les mains d'une entreprise wapongaise, se voir travailler pour une société privée, dans un état communiste !

Au cas ou l'état wapongais venait à "lâcher" des parts, l'état kirepien les rachèterait évidemment, ceci nous serait à tous deux profitables : le Kirep gagnerait sa place sur le marché international du tabac, ce que nous souhaitons par dessus tout étant donné notre nouvelle place en la matière.

Ainsi, nous assurons tous deux nos intérêts en respectant nos principes et convictions respectifs.

Posté : dim. déc. 19, 2010 4:50 pm
par Johel3007
"-Énoncées ainsi, les conditions me paraissent acceptables.
Nous pourrions envisagé d'encourager le Directoire à vous céder d'hors et déjà une partie de son contrôle.
Cela l'aiderait à boucler le budget tout en liant le Kirep et le Wapong dans cet affaire.

La seule réelle question qui demeure consiste le risque de nationalisation des usines pour... raisons politiques.
En dehors d'un simple papier, le Kirep aurait-il des assurances à offrir en la matière ?
Nous pourrions envisager une réduction sur le prix du tabac mais votre opposition à cette mesure a été entendue.
Une réduction d'impôt, peut être ?

Ou le dépot d'une caution bancaire au Savoia.
En cas de nationalisation des usines, les actionnaires de Tabor se partageraient la caution comme dédommagement."


Le représentant de Tabor semblait joyeux de récupérer son usine.
Il était clair que même sans garantie, il était heureux de reprendre le boulot et de ne pas tout perdre.

Le reste de la délégation l'était nettement moins : ils espéraient visiblement faire bloc face au gouvernement du Kirep.

Posté : dim. déc. 19, 2010 5:02 pm
par Vliduj Gak
Boris Novak : Comment nationaliser une usine dont nous ne possédons pas les outils...
Vous pensez donc que nous serions capables d'exproprier cette usine ? Non, nous n'y avons aucun intérêt, réfléchissez. Sinon nous l'aurions fait dès avant de venir vous rencontrer.

Actuellement, les usines sont inactives, et gardées aux mains des miliciens kirepiens, mais nous n'en tirons aucun bénéfice.

Quant à une caution bancaire au Savoia... votre langue a dû fourché !

Nous réduirons le prix du tabac... proportionnellement à la participation que vous nous donnerez au sein de votre entreprise, camarade.

Il se tourne vers le responsable de Yummicorp

Et ceci peut valoir pour vous aussi. Enfin, c'est vous qui voyez !

Posté : dim. déc. 19, 2010 10:23 pm
par Johel3007
Ruh Than :
"-Une proposition des plus généreuses...
Autant dire que nous échangerions un prix réduit contre une nationalisation partielle...

L'honorable représentant de Tabor a ses raisons de vouloir réduire l'influence du Directoire dans sa société.
Et j'ai les miennes de vouloir conserver des liens étroits avec le MLC.
L'automonie alimentaire du Wapong en dépend.

De même, ces messieurs peuvent vendre leur fer ailleurs jusqu'au jour où l'industrie du Wapong sera à même d'en faire usage.

En parlant d'industrie, on m'a confié que les données finales du programme Ljudisnaga devaient toujours être transmises au Wapong.
Plusieurs ingénieurs et techniciens ont pris connaissance des données intermédiaires et cela fut très instructif.
Mais depuis l'interruption des relations diplomatiques, les échanges ont été des plus limités.
Le Kirep accepterait-il, en geste d'amitié tiers-mondiste, de transmettre les informations convenues ?"

Posté : lun. déc. 20, 2010 11:20 am
par Vliduj Gak
Boris Novak : Hum, camarade, permettez que j'émette quelques objections.

Des communiqués publics lochlannais à votre ministère des affaires étrangères nous renseignent sur le fait que vous soyez entrés en possession d'un missile très longue portée, capable notamment de toucher certains de nos territoires et la totalité du territoire eranéen.
Vous possédez en outre plusieurs bases militaires étrangères sur votre sol, et avez adopté ces derniers temps une attitude extrêmement hostile à l'Eran, notre plus cher allié, de loin, dans la région, notamment en abritant un gouvernement en exil.

En bref, vous abritez des éléments non seulement radicalement hostiles au pacte de Novgorod, mais en plus dangereux et incontrôlables. Voyez vous ?
Camarade, on est pas tiers-mondiste par position géographique mais par attitude idéologique.

Cette fois la balle est dans votre camp : le programme Ljudisnaga ne se poursuivra qu'en contrepartie d'une garantie commerciale (et non financière) ou stratégique sûre et valable.
Car sachez que si le camarade Gak n'est pas fiable, le Wapong n'en est pas moins instable et incontrôlable.

Posté : lun. déc. 20, 2010 12:07 pm
par Johel3007
Ruh Than :
"-J'ai du mal à suivre votre logique.
Les seules "instabilités" qu'à connu le Wapong ces derniers mois furent la conséquence des actions de l'Eran, du Sionving et du Kirep.
En quoi la possession d'armes de dissuasion ou la présence de troupes amies représenterait-elle un facteur d'instabilité ?
Elle empêche justement un conflit potentiel d'éclater. L'affaire du Viek Kiong a récemment démontré que le Makara était l'objet d'intentions béliqueuses.

Pourtant, aucun de ces "éléments" auxquels vous faites référence n'a perturber nos relations commerciales.
Ou chercher à exercer la moindre pression sur nous-mêmes ou nos voisins.
Que du contraire, ils nous ont plus d'une fois aider à résister aux pressions du Pacte de Novgorod.
Il n'y a donc rien d'extraordinaire à ce que nous les accueillons à bras ouverts et acceptons de garder leurs meubles en leur absence.
Voudriez-vous que nous nous isolions sous le seul prétexte de plaire au Kirep ? Nos entreprises n'y auraient aucun intérêt.

Quant au projet Ljudisnaga, je ne vois pas le lien avec la géopolitique.
Il n'a d'intérêt pour le Directoire que pour ses éventuelles applications civiles.
Je ne suis de toute façon pas habilité à discuter des aspects militaires ou stratégiques, ni à prendre de décision en la matière.
Le Kirep a donc le choix de respecter les engagements pris par le passé... ou de les trahir à nouveau.
En homme de parole, le Camarade Gak ne saurait déshonorer son pays."