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Posté : mar. mars 30, 2010 7:33 pm
par Zaldora
Réunion secrète de mécontents :
(30 septembre 2011)
La scène se déroule le 30 septembre 2011 au soir à quelques kilomètres en dehors de Kestborg. Le vent fait tournoyer les feuilles mortes, arrachées de leur habitat par l'automne Thorvalien. Alors que les maisons des alentours avaient éteintes leurs lumières, la pièce d'une grande villa était toujours éclairé. Devant était garé quatre voitures dont les propriétaires n'étaient surement pas membre du petit peuple. A l'intérieur se déroulait une réunion entre des hommes plus ou moins influents ; les prémices d'une future tempête ?
-Dans le salon se tenait quatre hommes, très bien habillés, l'un d'entre eux fumait un cigare. Le valet de la maison amena un vieux whisky et en servit à tout le monde.-
Inconnu I : Messieurs, si je vous ai invité dans ma demeure aussi tard, c'est bien pour ne pas attirer l'attention. Notre sujet de conversation aujourd'hui sera grave et très controversé. Si cette introduction vous fait déjà peur alors partez tout de suite, après il sera trop tard.
Inconnu II : Il me semble difficile de me défiler maintenant alors que je ne connais même pas les détails !
Inconnu III : Je n'ai pas fais le voyage d'Ouest en Est pour partir au bout de cinq petites minutes.
Inconnu IV : Vous connaissez déjà ma réponse.
Inconnu I : Bien, nous pouvons donc entrer dans le vif du sujet. Notre Roi est au pouvoir depuis plus de 10 ans pendant lesquels il a beaucoup oeuvrer pour le Thorval en le redressant presque totalement. Cependant, certaines de ses décisions sont plus que contestables car elles ne vont pas dans l'intérêt de la nation. Je pense notamment à son obéissance indéfectible à l'ANI qui est une organisation raciste et détestable. Notre peuple n'est pas comme eux, il ne se reconnait pas dans les valeurs racistes. C'est pourquoi, je pense que nous devons remettre en cause l'autorité royale, pour le bien de la patrie et ce même si nous avons juré fidélité à jamais.
A suivre...
Posté : mer. mars 31, 2010 1:38 am
par Zaldora
Réunion secrète de mécontents (suite) :
(30 septembre 2011)
Inconnu IV : Remettre en cause l'autorité royale est facile, le plus difficile étant de ne pas tomber ensuite. N'oubliez pas chers confrères que Thomas a passer autant de temps à redresser le pays qu'à consolider son pouvoir : tout les postes importants ou stratégiques sont occupé par ses proches, l'opposition est vérouillé par la terreur de la police politique et la propagande bat son plein pour lui donner une image de père bienveillant. Et quand bien même vous échapper aux "escadrons de la mort", vous êtes jeté en prison. Et a ce moment là, vous vous dites que vous auriez préféré mourir, plutôt que de pourrir dans ces cachots humides et insalubres, à se faire torturer toute la journée en guise de punition.
Inconnu II : Ça ira pour le résumé, nous sommes tous plus ou moins au courant des contours du régime. Ce n'est pas la dictature en soit qui me gène car avec le chaos dans lequel se trouvait le Thorval en 1999, elle était nécessaire. Cependant, autoritarisme ne veut pas dire pensée unique, dont la chambre parlementaire en est le symbole fort. Le Thorval doit devenir plus démocratique, de manière à permettre à une personne d'apporter son avis constructif lorsqu'elle croit que ses dirigeants ont tords. Bien évidemment, nous ne devons pas tomber dans la démocratie à outrance, nous devrons donc limiter la future liberté d'expression aux idées qui ne vont pas à l'encontre de l'indépendance nationale et du christianisme.
Inconnu III : J'approuve totalement. Si ce minimum de démocratie avait existé, alors le Thorval n'aurait jamais rejoint l'ANI car l'ensemble de la société s'y serai opposé. Je ne sais pas ce qui est arrivé à notre Roi, il est anti-musulman mais n'a jamais applaudit les idées nazies. D'ailleurs, il voyait Eriksson et sa bande d'un mauvais œil au début, puis ces sauvages se sont transformé en partenaires crédibles dans la région. La déchéance est partit de là : notre Roi a d'abord envoyé nos enfants mourir dans une guerre qui n'était pas la nôtre, pour ensuite se transformer en chien docile d'Eriksson, en le soutenant dans toutes ces démarches alors que les idées de cet homme le répugnaient ! Comment notre Souverain a t'il put se laisser obnubiler de la sorte ? Incroyable. Nous devons agir et vite.
Inconnu I : Alors ? C'est bon ? Vous avez fini de discuter ? Parlons maintenant de l'action. Thomas X n'est plus apte à régner efficacement car sa réflexion a été corrompu par le charisme des fascistes Lochlannais. Notre but est simple : forcer le gouvernement central à se réformer afin que tout les pouvoirs ne soient plus entre les mains d'une seule personne. Vous allez me dire que c'est une mission impossible, qu'aucun individu ne peut faire pression sur le Roi sans se retrouver en prison ? Détrompez vous. Cela sera fort simple si nous disposons d'arguments compromettants.
Inconnu III : Des arguments compromettants ? Tu veux faire chanter le Roi ?
Inconnu I : En effet et crois moi, son résumé ne manque pas d'actes que le peuple n'accepterait pas.
Inconnu IV : Ah oui... et comment comptes tu prouver tes dires ?
Inconnu I : Justement, je comptais sur toi Georg (IV). Tu es Intendant de Gouvernance dans la grande et puissante région, ton influence est donc élevée. Je veux que tu t'en serves afin de rallier le reste des Intendants à notre cause. L'union fait la force.
Inconnu IV : C'est une tâche difficile mais réalisable. Cependant, tu ne nous a toujours pas dit de quelle manière tu comptais le faire chanter ?
Inconnu I : On en vient à Gudmund (III) pour cela. Les rumeurs de couloirs affirment que tu as une taupe dans les services secrets. N'essayes pas de le nier, beaucoup de monde est au courant et personne n'est dupe. Par contre, le Roi n'a pas idée de toutes tes magouilles et heureusement sinon tu serais déjà passé par le peloton d'exécution. Ne t'en fais, ce n'est pas moi qui te dénoncera, pas même que les personnes présente dans cette pièce. A condition bien sur ta taupe nous fournisse des preuves sur les actes sombres de Thomas. Tout ce que cet adolescent rebelle a révélé sur son site internet est véridique.
Inconnu III : Soit, je rentre dans le rang.
Inconnu I : Parfait. A toi Clay (IV). Contrairement à la version officielle, il existe bel et bien une autre maison royale pouvant prétendre au trône mais elle se cache et vit dans l'anonymat. Selon mon informateur, elle se trouverait quelque part dans la région Drinelangt, dont tu as la charge. Retrouves-la
Inconnu IV : Je ferais de mon mieux. Mais si je comprends bien, nous renverserons quand même le Roi à un moment ou un autre ?
Inconnu I : Oui. La démocratie limitée dont je parlais servira uniquement à faciliter nos opérations en vue de destituer ce Roi dont l'âme a été corrompu par le pouvoir et la fréquentation régulière d'individus nazis. Avec la nouvelle dynastie a sa tête, un Thorval nouveau verra le jour. Il sera démocratique, chrétien, et réellement indépendant. La corruption et la mafia seront combattu avec zèle. Bref, le Thorval rayonnera de mille feux. Bien, la réunion se termine, je vous donne rendez-vous bientôt.
- Les 3 hommes finirent leur verre, tandis que le valet de maison leur apporta leurs manteaux. Chacun d'eux salua l'hôte avant de quitter la villa. Dehors la nuit était sombre et un important brouillard s'était levé. -
L'hôte de la réunion n'était autre que James Paldin, Intendant à la Gouvernance de la région de Kerteminde dont le chef-lieu est Kestborg. Cependant, s'agit-il de sa réelle identité ? Pourquoi son regard s'était-il emplit de haine au moment de citer S.M.S Thomas X ? Et de tristesse lorsque la famille royale en fuite était relaté ?
A suivre...
Posté : mer. mars 31, 2010 7:04 pm
par Zaldora
Des nobles dans la peau de prolétaires :
(2 octobre 2011)
Généralement, les peuples du monde ne connaissent le Thorval qu'au travers de ses grandes villes. Pourtant, les campagnes et le pays profond existent bel et bien. La scène d'aujourd'hui s'y déroulera. Le petit village d'Avanøt est composé d'une centaine d'habitants Modeste et isolé, la majorité des âmes y travaillent comme agriculteurs. Et la famille étant arrivée courant des années 2000 ne faisait pas exception. Elle était composée de trois membres : une jeune fille et deux garçons. La fille arborait une majestueuse robe et ses frères ne portaient pas l'habit paysan non plus. La jeune demoiselle et les petits furent installés dans une maison abandonnée et placés sous la protection d'Olga, la rostove du village. Le lendemain, l'ainée se présenta à la coopérative agricole et parvint à être embauchée. Toutes ces années, elle surpris la communauté paysanne par sa piété, se rendant très souvent à la paroisse du coin. Aujourd'hui, Christina est une jeune femme tout juste sortie de l'adolescence (17 ans) et ses frères Filipo (12 ans) et Luca (11 ans) ont bien grandit. Ces derniers vont à l'école du village pendant que leur sœur travaille toujours aux champs.
- Il était 10h30 du matin. Le ciel était bleu, presque sans nuage avec peu de vent. Des conditions paradoxales pour un début d'hiver. Christina et Olga avaient décidé de faire une pause et s'étaient rendue à la taverne du village pour y boire un thé. La première portait un petit capuchon, comme elle en avait l'habitude. -
Olga : le temps est chaleureux pour un mois d'octobre, tu ne trouves pas ?
Christina : Oui et nous devons en profiter. Dans quelques jours, la grisaille arrivera et nous tiendra compagnie pour des mois. N'as tu jamais pensé a voyager ?
Olga : Écoute mon expérience ma fille, mon pays d'origine dispose de conditions climatiques bien pire. Le Thorval est en comparaison un vrai paradis. N'es tu pas heureuse ici ? Ta situation n'est pas parfaite, comme celle de tout les villageois, mais le changement en vaut il la peine ?
Christina : Oui, tu as surement raison. En plus, je n'ai pas d'argent pour voyager. Dieu merci, mes frères ont un toit, de quoi manger et prier. C'est le plus important.
Olga : D'ailleurs, j'ai lu dans le journal qu'une fête foraine itinérante venait de s'installer à la périphérie de la capitale. On pourrait y aller avec les petits vu qu'elle ne risque pas de passer par ici. Ils seront très heureux de pouvoir s'amuser et de voir autre chose. Qu'en penses-tu ?
Christina : Hum, non je ne peux pas. J'ai beaucoup de travail et je suis sûr que mes frères n'apprécient guère ce genre d'attractions.
Olga : Bien, comme tu voudras.
- La discussion se termina subitement. Christina se leva et quitta la taverne, l'air troublée. Alors qu'elle se dirigeait vers sa maisonnette, elle remarqua une drôle d'affiche sur les murs de l'église. En regardant de plus près, un frisson traversa son corps, c'était un avis de recherche et le portrait robot lui ressemblait ! Le Roi Thomas X avait-il réussi à retrouver sa trace ? Pourquoi maintenant ? Son nom ni figurait pas et fut un motif de soulagement. Christina se ressaisit et arracha le papier avant de le froisser. En espérant que c'était le seul du village -
A suivre...
Posté : ven. avr. 02, 2010 1:21 pm
par Zaldora
Attention, derrière votre épaule ! :
(5 octobre 2011)
La scène se déroule le 5 octobre à la capitale, dans l'un des nombreuses taverne se situant au Boulevard de la Victoire. Theo avait été recruté par Son Excellence Gudmund Karlsen, Intendant à la Gouvernance dans la région de Thisbugt, pour une mission bien spéciale. En tant qu'ancien policier, reconvertit dans le mercenariat, ce dernier était la personne parfaite : il devait servir d'intermédiaire entre Karlsen et la taupe des services secret. En effet, le chef de région ne pouvait se risquer d'être vu en compagnie d'un espion, trop suspect, trop compromettant et trop dangereux.
- Il était 12h30, le bar était plein de monde qui déjeunait. Le moment était idéal pour une rencontre discrète. Theo entra et alla au fond comme on lui avait dit de faire. Là, un homme d'une quarantaine d'années l'attendait, avec des lunettes de soleil, sur une table isolé du reste. La discussion commença, en chuchotant malgré le bruit ambiant provoqué par la clientèle. -
Theo : Cavaliers de l'Apocalypse ?
Taupe : Correct. Et toi, tu es un dénommé Théo ?
Theo : Oui. Je m'assoies ?
Taupe : Va y. Un pseudo je présumes ?
Theo : Je salue ta clairvoyance. On est jamais trop prudent dans ce Royaume policier. Bon, les présentations effectuées, passons au plus important. As tu la livraison avec toi ?
Taupe : Je te la tends en dessous de la table. Prends, file moi le pognon et casse toi. Les murs ont peut être des oreilles, même dans les cafés !
Theo : Merci, et voila la liasse promis en coupure de 100. Désolé, des plus petites coupures auraient été trop chiantes à transporter. J'espère que tu comprends ? Sinon, pourquoi faire ce que tu fais ?
Taupe : Pourquoi cette question ? T'es de mèches avec les autorités ?
Theo : Non, pas du tout. Je suis trop intelligent pour tomber dans la propagande de ce roi. C'est un criminel, il a fait tué ma famille juste pour leur judaïsme. Je suis le seul survivant. Donne moi une bonne raison de m'allier avec les autorités actuelles ?
Taupe : Hum, ouais. Pardonnes-moi, je suis sur les nerfs, ce qui est normal... Pour répondre à ta question, le Roi a enfermé mon frère 20 ans pour des broutilles. Depuis, il est mort, officiellement de maladie, même si tout le monde sait que les prisonniers sont torturés. Après cet épisode, je ne me suis plus reconnu dans ce Roi et ferait tout pour le voir tomber. Mais ça suffit, on a déjà trop parlé. Dégages maintenant, et fait gaffe de pas te faire voir avec ces dossiers.
Theo : Pas de problème. A la prochaine... peut être.
- Le mercenaire se leva, les documents confidentielles dans sa veste, et quitta le bar le plus normalement possible. MISSION RÉUSSIE ! Enfin presque. Deux individus, assis quelques tables plus loin, avaient vu l'échange. Ils étaient habillé de long manteaux noirs avec un couvre chef sur la tête. C'était des membres du contre espionnage, l'un allait s'occuper de la taupe pendant que l'autre allait poursuivre Theo jusqu'à sa planque. A ce moment là, la Taupe se leva et alla aux toilettes. La situation était malheureusement idéal pour agir. Après quelques secondes, le gars du contre espionnage rejoigna sa cible. -
Contre Espionnage I : Excusez moi, vous n'avez pas vu mon fils ? Cela fait plusieurs minutes qu'il aurait du revenir...
Taupe : Je n'ai vu personne, désolé.
Contre Espionnage I (en déboulant sur la taupe et en l'attrapant par le colle) : Te fou pas de moi ! Je sais qui tu es, j'ai vu l'échange ! Cela fait des mois qu'on te surveille ! On te laisse faire pour mieux comprendre tes intentions. Tu pensais réellement pouvoir voler ces documents et les donner à un inconnu ? Comme ça, aussi facilement ? Qui est le donneur d'ordre ? Qui t'as engagé ?
Taupe : Je ne dirais rien, fasciste !
Contre Espionnage I : Comme tu voudras, on interrogera le mercenaire qui n'est pas entrainé à résister aux interrogatoires musclés. Fais tes prières.
- L'agent retourna la taupe et lui brisa les cervicales d'un coup sec. Il transporta le corps dans les WC avant de refermer la porte derrière -
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- Pendant ce temps, Theo était dans sa voiture en route pour son appartement. C'était le dernier arrêt avant un long périple jusqu'à la région de Thisbugt. Il semblait plutôt confiant malgré le danger qui le menaçait. Il gara sa voiture et monta au sixième étage. Au coin de la rue, une voiture noire apparue : c'était celle du contre espionnage qui l'avait suivit. Ce dernier devait ramener Theo vivant... et de le tuer ensuite. -
A suivre...
Posté : sam. avr. 03, 2010 3:50 pm
par Zaldora
Attention, derrière votre épaule ! (suite) :
(5 octobre 2011)
- L'agent du Contre Espionnage fixa l'immeuble dans lequel Theo venait d'entrer. Il ouvrit la boite à gants et en sortit un pistolet et un pied de biche. Il sortit de son véhicule et se dirigea d'un pas déterminé vers l'entrée. Soudainement, la gardienne apparut et le coupa dans son élan. Cette dernière s'excusa en souriant mais Toni n'était pas d'humeur : il l'a plaqua contre le mur et lui dit : -
Toni : Zavinston, quel étage ? Réponds ou je te butte !
Gardienne : quat....quatrième étage, porte 2. Prenez mon argent mais ne me tuez pas s'il vous plait !
Toni : Ce que tu peux être idiote ! Je me fous de ton argent. Maintenant dégage avant que tu deviennes une victime collatérale !
- Toni balança la pauvre femme sur le trottoir qui s'enfuit comme si tout les démons de l'enfer la poursuivait. Dans l'immeuble, il y avait un ascenseur mais Toni préféra prendre les escaliers. Tout était très calme en plein milieu de la journée, la plupart des locataires étaient surement au boulot. Arrivée au troisième étage, la porte 2 était tout de suite là. Toni sortit son pieds de biche et commença à forcer l'entrée. Il réussit à ouvrir la porte en quelques secondes, sans faire trop de bruit. L'appartement était en désordre et on entendait au loin un bruit de douche : Theo ne se doutait de rien. Toni passa le palier de la porte tout doucement quand un violent coup par derrière lui fit perdre connaissance ! C'était Theo qui l'attendait derrière la porte avec une reconstitution miniature de la Cathédrale à la main ! Il se précipita sur le corps de l'agent pour voir ses papiers - :
Theo : S.N.S.I... contre espionnage, je le savais. Désolé l'ami, j'étais policier avant et les filatures je connais.
- Theo transporta Toni dans la salle de bain et le posa dans la baignoire. Il prit la clé de la serrure et l'enferma de l'extérieur. Ensuite, il nettoya grossièrement les taches de sang, avant de mettre les documents confidentielles dans son manteau et de partir le plus rapidement possible de cet endroit. Installé dans sa voiture, ce dernier devait au plus vite quitter la ville car on le recherchait. la voiture démarra en trombe, direction l'Ouest et Thisbugt ! -
A suivre...
Posté : dim. avr. 04, 2010 12:05 pm
par Zaldora
Les soutiens régionaux sont vitaux :
(10 octobre 2011)
La scène se déroule le 10 octobre, très tard le soir encore une fois, dans un chalet de basse altitude. Réchauffés par un doux feu de cheminé, quatre hommes étaient assis autour d'une petite table de bois. Pas de lumière, le feu éclairait déjà suffisamment. Les protagonistes de cette réunion très secrète étaient Georg Thorsen (gouverneur de la région métropolitaine), Arthur Tosen (gouverneur de la région de Gladsaxe Nord), Mikael Mikkelsen (gouverneur de la région de Gladsaxe Centre) et Rikard Larsen (gouverneur de la région de Gladsaxe Sud). Mis a part Thorsen, les autres messieurs gouvernaient tous une zone montagneuse, donc moins développé et plus reculé que le reste du pays.
S.E Thorsen : Messieurs, merci de m'accueillir en vos terres. Ce chalet est l'endroit idéal pour tenir la conversation que nous allons avoir aujourd'hui.
S.E Larsen : Quel sujet de conversation est si dangereux qu'il nous pousse à nous cacher dans un endroit aussi rustique pour être tranquille ?
S.E Thorsen : Monsieur Larsen justement. Que pensez-vous de notre bon Roi ? Je veux un avis honnête, nous sommes là pour cela. Et je ne compte pas vous dénoncer sinon je n'aurais pas pris la peine de tous nous réunir dans cet endroit lugubre.
S.E Larsen : C'est un bon Roi dans l'ensemble mais son absolutisme me gène grandement. Nous sommes traités comme de simples sous-fifres alors que nous méritons mieux. La monarchie actuelle est trop centrée sur une personne alors que les Intendants ont également leur part de responsabilité dans le redressement du Thorval ! Qui fait appliquer les lois ? Qui gère efficacement les budgets régionaux ? C'est nous !
S.E Larsen : Et vous Monsieur Tosen ?
S.E Tosen : Lorsqu'il m'a nommé en 2004, le Roi m'avait promis des fonds pour développer cette région. Nordlige Gladsaxe compte énormément de pauvres, manque d'infrastructures viables et les technologies comme internet presque absentes. La situation était compliqué à mon arrivée, et cela n'a pas changé depuis, pour la bonne raison que je n'ai jamais reçu les fonds promis. A la place, la région a eu droit à des fonds de caisse. J'ai promis aux habitants d'améliorer leur quotidien et sept ans plus tard, rien ou presque n'a changé. Mon pouvoir commence à s'effriter et je ne peux pas l'accepter.
S.E Thorsen : Et vous Monsieur Mikkelsen ?
S.E Mikkelsen : Je n'ai rien à reprocher à notre bon et vénérable Roi ! Qu'est-ce-ceci, une machination ? Je refuse de participer à votre complot ! Sa Majesté est courageuse et dispose d'une bonté incommensurable ! Vous devriez avoir honte de critiquer notre sauveur de la sorte, bande de chèvres puantes !
S.E Thorsen : Allons allons Monsieur Mikkelsen, nous sommes des personnes civilisées, veillons à agir comme telle. Donc, vous ne semblez pas avoir de mauvais ressentis envers notre bon Roi ? Vous approuvez toutes ses décisions ? Vraiment toutes ? Même celle allant à l'encontre des intérêts de la nation et du peuple comme l'alliance avec le Lochlann ? Bientôt, le monde entier s'alliera pour détruire l'État fasciste. Souhaitez-vous vraiment que le Thorval fasse également partit des cibles ? Réfléchissez deux minutes, je vous pris.
S.E Mikkelsen : Vous n'êtes qu'un sot ! Les Lochlannais sont nos frères ! Nous nous devons de les soutenir dans n'importe quelle situation et même contre le reste du monde s'il le faut ! Le Roi a prit la bonne décision et je suis fier que mon pays soit membre de l'ANI ! Quand à vous, je vous dénoncerais dès demain !
S.E Thorsen : RESTEZ ASSIS MONSIEUR MIKKELSEN. J'ai essayé de vous faire voir raison avec bonne foi mais c'est impossible. Vous êtes le symbole même de l'embrigadement subit par notre notre peuple afin de lui faire tout les mensonges possibles et inimaginables. Heureusement, le peuple n'est pas aussi faible d'esprit que vous. Bien, passons à la manière forte : vous n'êtes pas sans savoir que je suis une personne puissante, ayant beaucoup d'informateurs, et connaissant de ce fait énormément de petites choses. Évidement, j'ai un dossier sur vous et je vais me faire un plaisir de tout révéler devant nos collègues ici présent.
S.E Mikkelsen : C'est du délire ! Mes amis, n'écoutez pas ce fou, venez avec moi et dénonçons le ! Rachetez votre âme pendant qu'il est encore temps !
S.E Thorsen : Vous être drôle Monsieur Menez. Ces hommes n'ont pas réagit et vous voulez savoir pourquoi ? Ils sont déjà avec moi, prêt à changer les choses ! Vous êtes seul ici, en territoire ennemi ! Alors, je vous donne une dernière chance de coopérer.
S.E Mikkelsen : JAMAIS !
S.E Thorsen : Fort bien, je vais alors me montrer vicieux. Voyez-vous ce document ? Il résume toutes vos transactions bancaires depuis votre prise de fonction en 2002. Et si on regarde mieux les détails, on y trouve des choses très louches. Cette ligne par exemple, à votre avis, que peut-elle bien cacher ? Un DÉTOURNEMENT DE FONDS ! Depuis presque 10 ans, vous détournez l'argent de votre peuple pour vous enrichir ! Et celle-ci ? Vous faites transférer, chaque année, les bénéfices de votre entreprise (Zalbor Uld) sur le compte de la société Manim Uld, basée en Ikaruga / Rien d'illégal si ce n'est que ce pays est un paradis fiscal et Manim une société écran ! En résumé, vous faites une évasion fiscale !
S.E Mikkelsen : Je...c'est faux. Je ne cèderais pas à votre chantage ridicule !
S.E Thorsen : Ces documents le prouvent Monsieur Menez. Soit Vous entrez dans le rang, soit vous subissez les foudres du Roi. D'ailleurs, il risque d'être encore plus en colère quand il saura que vous avez draguer Princesse Sarah...
S.E Mikkelsen : Foutaises !
S.E Thorsen : C'était au bal pour la nouvelle année, pleins de témoins ont vu clair dans votre jeu ! Soyez heureux que la princesse n ai rien remarque ! Vous risquez gros Monsieur Menez, alors rejoignez-nous. Soyez un peu intelligent : avec toutes vos erreurs et bêtises, n'est-il pas mieux que CE Roi disparaisse ?
S.E Mikkelsen : ...
S.E Thorsen : J'imagine que ce silence et la transpiration qui coule de votre front signifie que vous approuvez enfin notre mouvement ? Très bien, vous voyez que c'est plus simple comme ça. Nous sommes donc unis et voici vos missions : lancer une propagande anti-thomas X à votre niveau afin que les habitants de votre région se retournent eux aussi contre le pouvoir actuel. Soyez très prudent et rusez dans vos démarches, il est hors-de-question de se faire dénoncer. Il en va de même pour vous MONSIEUR MIKKELSEN, ne faites pas de bêtises, vous êtes surveillez, c'est compris ?
- La discussion se termina sur ces paroles. Chacun partit de son coté. Tout le monde semblait déterminé dans sa mission sauf Mikkelsen qui semblait encore hésitant. Il ne savait pas quoi faire et était piégé ! -
Posté : dim. avr. 04, 2010 12:29 pm
par Zaldora
<center>Situation de la rébellion (Ière phase)
au 10 octobre 2011</center>
LIEN MORT
Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
Posté : mar. avr. 06, 2010 1:53 pm
par Zaldora
Attention, derrière votre épaule ! (suite) :
(13 octobre 2011)
Il était 10h30, Son Excellence Gudmund Karlsen, gouverneur de Thisbugt, dormait encore. Il eut beaucoup de mal à s'endormir la veille en raison de son inquiétude concernant Theo qui n'avait donné aucune nouvelle depuis une bonne semaine. Soudain, le valet de la maison brisa le silence en entrant dans la pièce.
Valet : Votre Excellence, Votre Excellence ! Réveillez vous ! J'ai a la porte un délinquant couvert de sang qui veut vous parler ! Votre EXCELLENCE !
Gudmund Karlsen : Calmez vous Anders ! C'est bon, je me lève ! Que se passe t'il de si terrible pour vous mettre dans une telle panique ?
Valet : Un anarchiste Votre Excellence... il semble s'être battue récemment et affirme vous connaitre.
BGudmund Karlsen : Tiens donc... bah voyons ça.
- Le gouverneur se rendit à l'entrée et y vit le corps d'un garçon allongé sur le sol, à moitié inconscient et couvert de sang. -
Gudmund Karlsen : Un hors la loi ? C'est Theo ! Vite Anders, aidez le à entrer et fermez moi cette porte !
Valet : Tout de suite Votre Excellence.
- Le maitre et son valet attrapèrent Theo et le transportèrent jusqu'au canapé. Le valet referma ensuite à la porte et alla appeler le médecin -
Gudmund Karlsen : Theo, je suis très heureux de vous voir. Avez vous les documents ? Que s'est il passé durant cette semaine ?
Theo : Les voila, recouvert de sang. Faites attention, ce sont de vrais durs à cuirs.
Gudmund Karlsen : Merci. Ne faites pas trop d'effort, on va vous soigner. Anders est allé faire le nécessaire.
- Le docteur attitré au gouverneur arriva quelques minutes plus tard. Il examina Theo et conclut que sa vie n'était pas en danger. En effet, ce dernier ne souffrait que d'égratignures, d'entailles, de contusions et d'une légère commotion cérébrale. Très vite ensuite, le généraliste fut prié de repartir dans son cabinet. Les blessures de Theo furent bandé et on l'installa dans une des nombreuses chambres que contenaient la villa. Theo dormit plusieurs heures et ne se réveilla que le soir venu, à 20h15. -
Gudmund Karlsen : Heureux de vous voir en bonne forme à nouveau. Même si ce n'est pas encore parfait...
Theo : Croyez moi, avec toutes les embuches qui m'ont été tendu, je m'en sors plutôt bien.
Gudmund Karlsen : Personne ne vous a suivit j'espère ?
Theo : Non, j'en suis certain. Je sais reconnaitre et échapper à une filature. Avant que ce Roi ne me trahisse, j'étais dans la police.
[bGudmund Karlsen[/b] : Très bien, racontez moi tous.
Theo : Sur le dos, j'ai eu le contre espionnage, divers autre agents secrets, la police et même des membres de la garde royale ! Je me suis fait tabassé mais j'ai également tabassé à mon tour et même tuer. Ce fut le parcours du combattant, la mission la plus difficile depuis que je suis mercenaire. Ils sont à mes trousses mais également à celles de la rébellion. Ils savent que quelques chose de louche se prépare mais n'ont heureusement pas encore beaucoup de détails. A votre place, je ferais profil bas le temps que la tension baisse.
Gudmund Karlsen : Je comprends. Qu'allez vous faire maintenant ?
Theo : Je ne peux retourner à mon appartement car à cette heure, ils ont du retrouver le corps ensanglanté de ce fils de p.ute qui a tenté de me trucider. Tout les services de sécurité de ce foutu État me recherchent. Je n'ai donc pas beaucoup d'options : ma nouvelle planque se trouvera ici.
Gudmund Karlsen : Soit, j'accepte de vous hébergez quelques temps mais vous devrez vous faire très discret.
Theo : Pas de problème, je dormirais dans l'étable si vous le souhaitez.
Posté : mer. avr. 07, 2010 1:38 pm
par Zaldora
Des nobles dans la peau de prolétaires (suite) :
(21 octobre 2011)
Depuis qu'elle avait vu l'avis de recherche, Christina n'était jamais tranquille. Elle était même devenue quelques peu paranoïaque, se méfiant de tout le monde et sursautant au moindre petit bruit. L'idée de perdre sa liberté et de subir le même sort que le reste de sa famille, c'est à dire la mort, l'effrayait grandement.
- La scène se déroule à 7h00 du matin dans le village d'Avanøt. Christina ainsi que ses frères, Luca et Filipo, étaient réunis à table pour le petit déjeuner. Ils étaient protégés du froid extérieur par le four a bois. L'ambiance n'était pas comme d'habitude : -
Luca : Sœurette, pourquoi tu ne souris plus ?
Filipo : Oui, c'est vrai. Pourquoi ?
Christina : Mangez, vous allez être en retard.
Luca : Qu'est-ce-qu'on disait, tu es grincheuse en ce moment.
(sur ces paroles, on tapa à la porte. Christina alla ouvrir)
Policier régional : Mademoiselle Christina Ducinore ?
Christina : Oui ?
Policier : Préparez-vous et suivez moi. Nous allons à Nordkoster, le gouverneur souhaite vous parler.
La jeune femme paniqua quelques peu.
Christina : Je n'ai rien fait. Ne faites pas de mal à mes frères, je vous en prie !
Le policier savait en fait pertinemment la véritable identité de Christina mais on lui ordonna de ne rien laisser paraitre pour ne pas l'effrayer. Il tenta de la rassurer.
Policier : Le gouverneur souhaite seulement vous rencontrer, pas de raison d'avoir peur, mademoiselle ! De plus, vos frères sont également invités, ils viennent avec nous.
- Même si la perspective de suivre ce policier lui glaçait le sang, Christina comprit qu'elle n'avait guère le choix. Elle le fit patienter le temps de se préparer. Une fois prête, la famille suivit le policier jusqu'à sa voiture de fonction -
Policier : Mettez vos ceintures et surtout ne craignez rien, je ne suis qu'un simple fonctionnaire de police qui obéit aux ordres d'en haut. Nous serons à Nordkoster dans 25 à 30 minutes environ. Pour le moment, profitez de l'aube ! Au faite, je suis le Sergent Poul Gugensen.
- Le Sergent prit la route secondaire n°12. Le voyage se déroula bien, même si quelques fois dérangés par les nids de poule qui tapissaient la chaussée mal entretenue. Nordkoster était une ville moyenne (selon les standards Thorvaliens) de 48 530 habitants. Elle était composée de petits commerces traditionnels avec l'Hôtel de ville en son centre. Cependant, Christina allait être conduit dans la demeure personnelle du gouverneur qui se situait à la frontière sud de la ville. La voiture arriva enfin : la propriété était grande, belle, entourée de gazon et de fleurs très bien entretenues. Christina et ses frères furent emmenés dans le salon par le valet de maison. Quant au Sergent, il retourna à ses occupations habituelles. -
Filipo : Sœurette, il a combien d'argent le Monsieur qui habite ici ?
Christina : Énormément, mon petit trésor, énormément.
[bFilipo[/b] : Il veut te donner un nouveau boulot ?
Christina : Je ne sais pas, peut être. En tous cas, n'oubliez pas de l'appeler "Votre Excellence", c'est un gouverneur.
Clay Aramevsen : Je vous souhaite la bienvenue dans ma demeure. Je suis Clay Aramevsen, gouverneur de votre région d'habitation.
Christina : Merci à vous Votre Excellence. C'est une joie de vous rencontrer et de vous rendre service.
Clay Aramevsen : L'honneur est pour moi. Une si grande famille. Qui vous a parlez de me rendre service ?
Christina : Quand ce policier est venu nous chercher, nous avons cru que vous souhaitiez nous engager en tant que valet pour votre propriété.
Clay Aramevsen : Ah, non pas du tout ! Mes employés de maison sont déjà au complet et font un travail correct. De plus, je n'oserais jamais traiter une famille si honorable de la sorte... Dites moi, connaissez vous cette jeune fille sur la photo ?
(il l'a tendit à Christina. Celle ci eu un choc en la regardant : c'était elle et sa famille avant le massacre !)
Christina : Non, je ne la connais pas.
Clay Aramevsen : Voyons, Annabelle. Cela est bien là votre vrai prénom, n'est-ce-pas ? La peur qui vous anime n'a plus lieu d'être ici, je suis de votre coté. Je connais pleins de choses sur vous et votre famille. Vous êtes Annabelle Arsted-Østlandet, ainée de Niels et Christina Arsted-Østlandet. A vos cotés, nous avons vos jeunes frères, Frans et Alf. Malheureusement, toute vos famille est morte lors des purges des années 2000. Pourquoi le Roi a-t-il ciblé votre famille ? Tout simplement parce que vous êtes l'héritière légitime du trône ! Vos liens de sang remonte jusqu'à Jens Ier, notre premier roi. Les Bjergen sont des usurpateurs !
Les yeux de la jeune femme s'humidifièrent
Annabelle : Je ne comprends pas. Mon vrai prénom est Christina et je ne suis pas noble. Je ne suis qu'une humble paysanne de la campagne Thorvalienne.
Clay Aramevsen : Votre Altesse, comment expliquez-vous les vêtements de haute couture que vous portiez lors de votre arrivée à Avanøt ? En effet, je suis également au courant de ce détail. J'ai fais interroger votre entourage et cela m'a d'ailleurs permis de vous retrouver.
Annabelle : Bien, j'admets votre histoire. Que voulez-vous ?
Clay Aramevsen : Il y a un mois environ, nous avons mis en place un groupe de dissidents avec pour objectif de détrôner Thomas X. Ces décisions sont de plus en folles et il n'est pas question de le laisser plonger le Thorval dans l'abysse sans rien faire. Nous voulons un vrai Souverain, légitime qui plus est.
Annabelle : Moi ? Je suis noble de naissance certes mais cela fait des années que j'existe en tant que paysanne. Mon éducation n'est jamais arrivée à son terme à cause de Thomas X. Ce n'est pas possible, je n'ai pas les épaules.
Clay Aramevsen : Ne vous sous-estimez pas. Le sang dans vos veines est royal, vous retrouverez l'ensemble des réflexes d'une Princesse en quelques semaines. Si besoin est, car j'ai la conviction que vous n'avez absolument rien perdue. Vous manquez seulement de confiance en vous. Votre place est sur le trône et non à la campagne. Rien ne presse, le chemin sera long et vous aurez largement le temps de vous préparer à ce nouveau rôle. Je vous laisse une petite heure afin de prendre une décision, ensuite nous déciderons des futures étapes.
A suivre...
Posté : mar. avr. 13, 2010 10:13 pm
par Zaldora
Des nobles dans la peau de prolétaires (suite) :
(23 octobre 2011)
Annabelle avait finalement accepter son destin. Très tôt, elle embarqua dans le Royal Express direction Kestborg afin de rencontrer le gouverneur de la région, Son Excellence James Paldin. Le voyage se déroula normalement jusqu'à Adursted ou la locomotive s'arrêta brusquement. Annabelle se mit à paniquer : pourquoi s'immobiliser à cet endroit ? Les services secrets ! Nous sommes fichus ! se dit-elle. Soudain, un homme vacillant entra dans le même compartiment et cria :
Inconnu : Hé, vous les connards ! vous avez quek' couronnes pour m'acheter une bière ? J'ai rien bue depuis deux heures et J'AI SOIF ! Vous m'écoutez ?! Si personne n'envoie la monnaie, j'en butte un toutes les minutes !
Policier ferroviaire : Oui, c'est ça ! Tu vas venir avec moi sale clodo ! Putain, tu fouettes !
Le policier attrapa le sans-abris et l'assomma en lui écrasant la tête contre une vitre et le traina dehors. Cet homme était entré en douce lors du chargement à la précédente cité. Avec l'affluence énorme sur les quais, ce n'était pas étonnant. En effet, les habitants de la capitale ne trouvant pas de boulot dans leur ville se rendaient généralement dans l'Est ou la main d'œuvre était plus faible. Le reste du voyage se déroula sans embûche. Une fois à la gare, un chauffeur attendait Annabelle et ses frères. Il devait les conduire à l'Hôtel de Ville. On les emmena dans le bureau du gouverneur. Ce dernier les salua et les invita à s'asseoir sur le canapé. Lui aussi était ému : son cœur battait à vive allure et il respirait difficilement. Pour quelle raison au juste ?
James Paldin : Je suis James Paldin, gouverneur.
Annabelle : Mes frères et moi sommes heureux de vous rencontrer Votre Excellence.
James Paldin : Je sais beaucoup de choses sur toi et ta famille. Voici Alf et Frans, juste ? Oh, vous avez tous les trois bien grandit depuis la dernière fois.
Annabelle : Excusez moi mais nous connaissons-nous ? Vous ai-je déjà rencontré quelque part ?
James Paldin : Ne me reconnais-tu pas ? D'un côté, c'est une excellente chose car cela signifie que mon camouflage fonctionne. Je suis Robert, ton grand père maternel*. Regarde mon visage !
Annabelle : Grand père Robert ? Est-ce vraiment toi ? Je te croyais mort ! (elle l'enlace) Mais comment est-ce possible ? Racontes-moi ?
Robert Magnussen (ex-James Paldin) : Je suis tellement heureux de vous revoir. Je vous croyais mort jusqu'au moment ou j'ai pu constaté que vos noms ne figuraient pas sur le rapport de purge. J'ai cru, pendant tellement longtemps, être le seul survivant. Aussitôt, je me suis lancé à votre recherche. Mission accomplit. Cette tâche aurait pu être plus rapide si tu ne t'étais si bien débrouiller pour brouiller les pistes. Je reconnais bien ma petite fille ! En 2005, en prenant connaissance de la purge, je me suis caché mais cette solution n'était pas viable à long terme. C'est pourquoi, j'ai simulé ma mort en me jetant dans le fleuve. Cela m'a permis d'être plus tranquille. J'ai vécu quelques années dans un petit hameau. Ma barbe a poussé alors que ma vue a baissé. J'ai décidé de revenir en ville en 2009 pour y démarrer une vie en politique. Au final, j'ai réussi à devenir gouverneur de la région en 2010. Le monde politique Thorvalien est tellement corrompu.
Annabelle : C'est un vrai miracle, je suis tellement heureuse de te savoir en vie ! Toutefois, je dois te dire quelque chose. Je ne suis pas certaine d'avoir les épaules assez larges pour assumer le rôle de Reine. Mon éducation s'est arrêtée brusquement et je vis depuis longtemps en tant que simple paysanne. Je n'ai plus aucun réflexe en matière de comportement et de politesse.
Robert Magnussen (ex-James Paldin) : Ne te fais aucun soucis, tu n'es plus seule, je suis là maintenant. Durant les prochaines semaines, tu suivras un programme qui te permettra d'être prête à temps. Tu n'as plus de raison d'avoir peur, ma maison est sécurisée. Le Roi n'a pas le droit d'entrer ici sans mon accord ! (rires) Venez tous que je vous enlace encore une fois !
* donc non-dynaste.