Posté : mar. déc. 03, 2019 9:01 am
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Les réfugiés güzéliques en Ölan[/center]
[center][img]https://www.zupimages.net/up/19/48/9jrt.png[/img][/center]
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Alors que la Cybistrie voisine a vu sa population turque passer d'environ [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1358&t=17745#p352927]2,75 millions de personnes[/url] en 1925 à entre 800 et 900 000 aujourd'hui, l'Ölan, longtemps sous régime turc ultranationaliste, notamment après la chute de l'Empire d'Orient, a accueilli une part non-négligeable de ces réfugiés puisqu'on estime qu'entre 1 et 1,2 millions d'Ölanais sont des réfugiés de Cybistrie ou des enfants de ceux-ci.
Ces réfugiés güzéliques et leurs descendants ont depuis longtemps fait l'objet d'une politique de replacement de la part des pouvoirs publics ölanais, le long de la frontière avec la Cybistrie et le plus souvent dans des zones peuplées majoritairement par des minorités. Cet accueil de réfugiés turcs n'a donc pas été sans conséquence sur l'équilibre entre les différents cultures ölanaises et a pu être utilisé comme une arme de reconquête de certains territoires par le pouvoir turc en Ölan.
Une carte de ces réfugiés (cf. plus haut) permet de constater les effets de long terme de leur accueil dans le peuplement en Ölan. Ils ont été réinstallés sur presque toute la frontière cybistrienne, à l'exception notable du coeur de peuplement arménien au Lerrnayin. Ainsi au nord, dans le Kuzey, la frontière avec la Cybistrie était historiquement peuplée majoritairement par des populations grecques tandis qu'aujourd'hui cette région est majoritairement turque en dehors de certaines enclaves à majorité grecque, c'est un des effets les plus notables de cette politique habile de placement des réfugiés güzéliques.
De la même façon, au Rohilat (sud-Est du pays) cette fois, qui est une région historiquement arabo-kurde sans réelle minorité turque, le relogement de réfugiés güzéliques le long de la frontière avec la Cybistrie a permis de faire basculer de larges franges du Nord de la province dans un peuplement largement turc, là où ceux-ci étaient historiquement totalement absents. Cette installation a été d'autant plus facile que le Rohilat est semi-désertique et connaît des densités de population relativement faibles.
Ces installations de réfugiés turcs ont souvent créé des tensions inter-communautaires, en particulier dans les régions à forte présence grecque, ce qui était également le but recherché par le pouvoir turc qui réprimait fortement ces minorités nationales. Toutefois au-delà de ça la plupart des réfugiés güzéliques d'Ölan restent encore marqués par un fort désir de retour au pays qui semble toutefois ne plus bénéficier de soutien étatique depuis la révolution et le renversement du pouvoir turc.
Enfin il ne faut pas oublier que cette politique d'accueil et de relogement de populations turques, parfois avec des formes de villagisation comme au Rohilat, n'a pas concerné toutes ces populations et qu'il reste, notamment dans le Kuzey des camps de réfugiés güzéliques comptant parfois plusieurs milliers de personnes, dans un habitat précaire et informel en lisière de certains grands centres urbains. Leur gestion sera donc un défi majeur pour les nouvelles autorités de la République Populaire de Kuzey.
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Les réfugiés güzéliques en Ölan[/center]
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Alors que la Cybistrie voisine a vu sa population turque passer d'environ [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1358&t=17745#p352927]2,75 millions de personnes[/url] en 1925 à entre 800 et 900 000 aujourd'hui, l'Ölan, longtemps sous régime turc ultranationaliste, notamment après la chute de l'Empire d'Orient, a accueilli une part non-négligeable de ces réfugiés puisqu'on estime qu'entre 1 et 1,2 millions d'Ölanais sont des réfugiés de Cybistrie ou des enfants de ceux-ci.
Ces réfugiés güzéliques et leurs descendants ont depuis longtemps fait l'objet d'une politique de replacement de la part des pouvoirs publics ölanais, le long de la frontière avec la Cybistrie et le plus souvent dans des zones peuplées majoritairement par des minorités. Cet accueil de réfugiés turcs n'a donc pas été sans conséquence sur l'équilibre entre les différents cultures ölanaises et a pu être utilisé comme une arme de reconquête de certains territoires par le pouvoir turc en Ölan.
Une carte de ces réfugiés (cf. plus haut) permet de constater les effets de long terme de leur accueil dans le peuplement en Ölan. Ils ont été réinstallés sur presque toute la frontière cybistrienne, à l'exception notable du coeur de peuplement arménien au Lerrnayin. Ainsi au nord, dans le Kuzey, la frontière avec la Cybistrie était historiquement peuplée majoritairement par des populations grecques tandis qu'aujourd'hui cette région est majoritairement turque en dehors de certaines enclaves à majorité grecque, c'est un des effets les plus notables de cette politique habile de placement des réfugiés güzéliques.
De la même façon, au Rohilat (sud-Est du pays) cette fois, qui est une région historiquement arabo-kurde sans réelle minorité turque, le relogement de réfugiés güzéliques le long de la frontière avec la Cybistrie a permis de faire basculer de larges franges du Nord de la province dans un peuplement largement turc, là où ceux-ci étaient historiquement totalement absents. Cette installation a été d'autant plus facile que le Rohilat est semi-désertique et connaît des densités de population relativement faibles.
Ces installations de réfugiés turcs ont souvent créé des tensions inter-communautaires, en particulier dans les régions à forte présence grecque, ce qui était également le but recherché par le pouvoir turc qui réprimait fortement ces minorités nationales. Toutefois au-delà de ça la plupart des réfugiés güzéliques d'Ölan restent encore marqués par un fort désir de retour au pays qui semble toutefois ne plus bénéficier de soutien étatique depuis la révolution et le renversement du pouvoir turc.
Enfin il ne faut pas oublier que cette politique d'accueil et de relogement de populations turques, parfois avec des formes de villagisation comme au Rohilat, n'a pas concerné toutes ces populations et qu'il reste, notamment dans le Kuzey des camps de réfugiés güzéliques comptant parfois plusieurs milliers de personnes, dans un habitat précaire et informel en lisière de certains grands centres urbains. Leur gestion sera donc un défi majeur pour les nouvelles autorités de la République Populaire de Kuzey.
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