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Posté : ven. mars 29, 2019 6:31 pm
par Viktor Troska
[center]MAX BELL, LE FONDATEUR DE LA VIEILLE RÉPUBLIQUE
[img]https://i.imgur.com/ZHlD7eZ.png[/img][/center]
[justify][quote]Il existe au-delà de la figure nationale de Randy Moss, un véritable titan de la politique qui est détesté comme il est apprécié, qui est encensé comme il est dénigré. Cette personne est Max Bell, qui est reconnu comme étant ni plus ni moins que le fondateur principal de la Vieille République. Max Bell descend d'une longue famille de politiciens Westrait, qui ont servi dans l'administration coloniale puis dans l'administration royale, occupant des postes et des fonctions différentes. Le jeune Max Bell se lance très tôt dans la politique, se montrant d'abord favorable à une libéralisation économique et politique de la monarchie en menant campagne à travers le Republican Party pour que ce dernier soutienne les transformations nécessaires afin d'éviter le pire. Le pire, c'est bien évidemment la menace que représentait le mouvement syndical et révolutionnaire qui se développait dans le pays. Fait étonnant, Max Bell ne sera partisan de la république que quelques années avant la chute définitive de la monarchie, voyant que les tentatives de modernisations s'avéraient impossible à mettre en œuvre. Dans sa constante politique, il est l'opposant le plus farouche aux menés révolutionnaires et fait pression pour que des lois anti-ouvrières et restreignant le syndicalisme soit mis en place. Il devient très vite la bête noire du mouvement ouvrier Westrait, voyant en lui l'instrument des puissances économiques qui s'affirmaient de plus en plus au dépend de l'économie traditionnelle. Durant les années 1920, il mène de vigoureuses luttes au sein du Republican Party afin de faire taire toute opposition à sa politique, une politique qu'il souhaite incarner par lui-même. Les graves troubles sociaux et politiques des années 20, vont définitivement briser les illusions de Max Bell sur la nature de la monarchie et le rapprocher du camp républicain. Était-il réellement un partisan de la république, comme il l'a affirmé par la suite ? Cela semble peu sûr et de nombreux commentateurs et chercheurs s'entendent pour dire que son ralliement à l'idée républicaine vient plutôt de sa mégalomanie et de sa volonté à être à la tête de cette future république, une république conservatrice qui ne toucherait quasiment pas aux structures sociales. Lors du Coup d'État Militaire de 1929, il se montrera d'une grande intransigeance en refusant que les militaires proclament une république qui n'a pas le consentement du peuple. Il ronge son frein et il lui faudra attendre les Élections de 1931 pour que son triomphe soit total : Il est alors le seul et unique représentant du courant républicain libéral et conservateur, qui se place à la fois contre la monarchie et à la fois contre le mouvement révolutionnaire. La Révolution de 1931 parachève son succès total et complet, puisqu'il parvient à rallier les militaires mécontent et à s'opposer à l'armement généralisé de la population, quitte à utiliser les militaires contre les milices révolutionnaires... Dès lors, plus rien ne le sépare du titre suprême. Il se présente comme candidat aux Élections Présidentielles de 1932 et devient le Président de la République Westrait. L'établissement du régime républicain va mettre plusieurs années, mais les divisions au sein du camp socialiste et sa future division avec la création en 1936 du Westrait Communist Party laissent à Max Bell le temps de mettre en place sa conception d'une république conservatrice et autoritaire, avec un pouvoir présidentiel renforcé. Il ne briguera pas un deuxième mandat et se contentera de vivoter au sein de divers ministères et de continuer à diriger le Republican Party. A sa mort, de violentes manifestations opposent ses partisans à divers organisations révolutionnaires, qui n'ont pas oublié que le fondateur de la Vieille République a été également le fossoyeur d'une possible république sociale. A l'annonce de sa mort à ce que raconte la légende, on entendit plus de chansons joyeuses que de sanglots...[/quote][/justify]
Posté : ven. mars 29, 2019 6:32 pm
par Viktor Troska
[center]JANICE DURHAM, LA COMTESSE ROUGE
[img]https://i.imgur.com/uLFUhpP.png[/img][/center]
[justify][quote]Peu de femmes ont eu dans l'histoire du Westrait, une carrure aussi forte et puissante que Janice Durham, -Comtesse Durham - et surnommé la "Comtesse Rouge". Rien ne prédestinait cette riche femme de la haute aristocratie à se battre pour l'idéal républicain, mais également pour un idéal révolutionnaire. Élevée dans son milieu aristocratique, c'est au contact de ce dernier qu'elle finira par totalement renier ses origines de classes, considérant l'aristocratie comme une classe parasitaire et incapable de porter l'avenir du pays qu'elle aimait. Refusant les diktats de sa famille et de son milieu, elle décide de laisser de côté les dîners mondains pour s'engager en faveur des plus pauvres et des plus défavorisés. En rupture avec les conceptions politiques dominantes au sein de sa classe sociale, elle va définitivement embrasser la cause républicaine et militer en faveur de la mise en place d'une république au Westrait. Au cours de ces années, elle va se marier avec un journaliste qui est alors membre du Socialist Labor Party, Joe McGee. C'est ce dernier qui va pousser le républicanisme de Janice Durham à son paroxysme, puisqu'elle intègrera le Socialist Labor Party en 1922. Durant les tumultueuses années vingt et trente, la Comtesse Rouge va chercher à organiser en priorité les femmes les plus pauvres afin de les faire rejoindre le combat républicain. Elle rejoindra en 1926 le National Union of Women's Suffrage Societies, qui milite alors pour que les femmes puissent participer à l'ensemble des élections à travers le pays. Mais surtout, elle cherche à organiser politiquement et même militairement ces femmes, pour qu'elles combattent au moment de la révolution qui approche. Elle doit lutter sur un double tableau : A la fois son origine aristocratique est assez mal perçu et parfois jugé suspecte, mais également le fait qu'elle soit une femme ne permet pas nécessairement sa pleine intégration au sein du mouvement républicain et socialiste. Elle continue cependant de se battre pour gagner sa place et au moment où éclate la Révolution de 1931, elle mène des milices de volontaires composées exclusivement de femmes faire le coup de feu contre les partisans monarchistes. Emprisonnée suite à la Grève de Juin 1931, elle commence à prendre ses distances avec le Socialist Labor Party. A sa sortir de prison, auréolé d'une gloire certaine, elle refuse d'entrer au sein du Westrait Communist Party et se détourne du combat politique, l'amertume des espoirs gâchés par la Révolution de 1931 lui pesant énormément. Elle va cependant continuer à mener son combat socialiste et féministe, plaidant pour une intégration plus importante des femmes dans la nouvelle république. Lorsque Randy Moss élu Président de la République du Westrait en 1947, ce dernier a porté les espoirs de Janice Durham en promulguant des lois permettant aux femmes de participer aux scrutins électoraux nationaux, leur permettant même d'occuper des fonctions officielles. Elle accepte alors d'entrer dans le gouvernement Moss avec le portefeuille de Ministre du Travail, où elle va se charger de mettre en place les bases du Coopérativism. Mais sa santé déclinant, elle quitte son poste au début de l'année 1949. Elle meurt le 19 Septembre 1949, des complications suite à une intervention médicale. Son dernier souhait était d'être enterrée "au milieu de ces pauvres gens, de la classe ouvrière pour laquelle je me suis toujours battue". Sa mort l'a fait alors entrer dans la légende, des chansons, des poèmes et même des statues sont érigées en son honneur. La "Comtesse Rouge" venait d'entrer dans l'histoire Westrait.
[/quote][/justify]
Posté : ven. mars 29, 2019 6:32 pm
par Viktor Troska
[center]THE LAST KING OF WESTRAIT
[img]https://i.imgur.com/S75CUng.png[/img][/center]
[justify][quote]La postérité n'aura pas été favorable à Gerald III, dernier rejeton de la lignée des Hustenston qui a régné sur le Westrait de 1835 jusqu'à la proclamation de la République suite à la Révolution de 1931. Lorsqu'il accède au trône, Gerald III est tout juste âgé de 23 ans et fait figure de jeune novice dans l'exercice de ses fonctions. Plus connu pour son amour de la boisson et pour courir les jupons, il est volontiers décrié tant par ses proches que par son peuple, qui le considère comme faible, incapable et surtout n'ayant pas les épaules nécessaires pour mener à bien les réformes nécessaires pour faire perdurer la monarchie westrait. Car Gerald III s'ennuie profondément dans l'exercice de sa fonction, n'y trouvant aucun plaisir. Il laisse ses plus proches conseillers s'occuper des affaires courantes, tandis que lui préfère savourer les petits plaisirs de la vie. Cette inimité entre Gerald III et une grande partie de la population explique sans doute la grande crispation politique et sociale qui frappera le Westrait durant les années 20. Grèves, agitation révolutionnaire, troubles sociaux et politiques qui iront jusqu'à provoquer des tentatives de putschs militaires et montée du Republicanism traversent cette décennie qui sera celle d'un roi volontairement effacé, incapable de réellement comprendre les enjeux qui se déroulaient dans son pays. Pourtant, des papiers personnels retrouvés des années après l'abdication semblent démontrer le contraire et tendent petit à petit à défaire l'image sordide que s'était bâti le jeune roi. Dans ses lettres, Gerald III y exprime son grand désarroi face à la situation du pays mais se plaint de ne pas être écouté et même, que l'on sabote ses initiatives afin de trouver de nouveaux compromis politique. C'est donc un jeune homme renfermé qui apparaît, contrairement à un jeune roi qui préférait se vautrer dans la luxure et qui n'aurait pas eu comme volonté de redresser son pays. Les évènements vont malheureusement s'enchaîner à une vitesse déconcertante : Révolte Militaire Républicaine de 1929 qui sera suivi de la répression terrible de la Grève Générale de 1930. Dos au mur, le roi promet à ses sujets des élections pour le début d'année 1931. Malgré la propagande et la peur instillé par les monarchistes sur la possibilité de l'instauration d'une république populaire qui serait dirigé par les socialistes et les communistes, les partis républicains écrasent très largement le parti monarchiste et précipite encore davantage la fin des illusions sur la sauvegarde d'une vieille monarchie constitutionnelle à bout de souffle. C'est un Gerald III avec une voix tremblante et hésitante, qui parlera à travers les ondes aux westraits pour leur apprendre qu'il abdique officiellement et que son geste met fin à l'ère monarchiste dans le pays. Explosion de joie dans le pays, mais c'est un Gerald III prostré qui fait une syncope quelques minutes seulement après son discours officiel. C'est terminé pour Gerald III alors âgé de 31 ans qui va piteusement partir sur les chemins de l'exil jusqu'en Britonnie pour y trouver un refuge car il refuse de rester plus longtemps dans un pays qui ne l'a jamais aimé et surtout, un pays que lui n'a jamais réellement compris. Les quatorze dernières années de sa vie seront celles d'un roi tombé dans l'anonymat, que presque tout le monde aura oublié. Il meurt sans doute de dépression à l'âge de 45 ans, dans l'isolement le plus total.[/quote][/justify]
Posté : ven. mars 29, 2019 6:33 pm
par Viktor Troska
[center]CHESTER BRENNAN, LE SOCIALISTE SOURIANT
[img]https://i.imgur.com/r11xfKQ.png[/img][/center]
[justify][quote]Chacune des organisations politiques au Westrait a ses propres légendes et figures. En ce qui concerne le Democratic Socialist Party, celle de Chester Brennan est sans doute l'une des plus marquantes tant il aura joué un rôle considérable politiquement sur le devenir de son Parti. Né dans une famille modeste en 1880 dans l'est du pays, ses études le poussent à s'intéresser aux questions économiques et aux problèmes de la pauvreté. En parallèle, il s'intéresse de très près aux idées religieuses de son temps et après voir embrassé le foi catholique, il décide d'étudier la théologie. Ses positions morales, politiques et philosophiques le font se rapprocher du mouvement socialiste qui est entrain de se structurer depuis la fin du XIXème siècle. Il adhère donc assez rapidement au Socialist Party of Westrait (Ancêtre du Democratic Socialist Party) en 1906 et commence à militer activement en son sein. Brennan se qualifie ouvertement de "Christian Socialist" et ne cache pas ses opinions pacifistes ce qui lui fait assez rapidement abhorrer toute idée d'une révolution violente telle qu'elle est prônée par le Workingmen's Socialist Party (Ancêtre du Socialist Labor Party). Il est de ceux qui font acter définitivement la différence entre le courant révolutionnaire et le courant réformiste au sein du socialisme westrait, après que les congrès des deux organisations (Respectivement en 1922 et 1923) changent leurs appellations ainsi que leur programme : Alors que le Socialist Labor Party voit l'avènement de la société sans classe comme le fruit d'une lutte armée opposant nécessairement la classe ouvrière à ses exploiteurs, le Democratic Socialist Party théorise la possibilité du passage au socialisme par des réformes graduelles, arrachant petit à petit l'emprise de la bourgeoisie dans le domaine politique, idéologique et économique. Durant la seconde moitié des années 20, un débat va opposer les théoriciens du Possibilism contre ceux de l'Impossiblism, opposant réformiste et révolutionnaire sur leur méthode et stratégie de lutte. Ce débat continue de marquer profondément le mouvement révolutionnaire westrait, même après la création du Westrait Communist Party. La voix la plus forte en faveur d'un passage par des voix pacifiques et démocratiques au socialisme est Chester Brennan, qui par pacifisme d'ailleurs refuse de lancer le Democratic Socialist Party dans des actions révolutionnaires au moment de la Révolution de 1931, préférant préparer le terrain par une agitation assez forte en faveur de changements sociaux importants. Des Élections Présidentielles de 1932 aux Élections Présidentielles de 1952, Chester Brennan sera continuellement le candidat du Democratic Socialist Party, réalisant des scores fluctuants au cours des années. Lorsque Randy Moss devient Président de la République su Westrait en 1947, il fait appel à Chester Brennan pour mettre en place le Cooperativism ce que ce dernier va essayer de faire au mieux pendant le mandat de Randy Moss. Mais le Democratic Socialist Party est depuis plus d'une décennie profondément divisé en son sein et l'accession de plusieurs socialistes au gouvernement Moss ne fait pas advenir le socialisme tant attendu. Une tendance se dessine qui se baptise "The Militant" et sur une base marxiste, tente de faire bouger les lignes au sein de l'organisation. Elle s'oppose inévitablement à la tendance majoritaire qui se défini comme la "Old Guard", refusant de revenir sur les principes qui régissent le Parti depuis plus de 25 ans. Brennan reste persuadé que l'accès des socialistes au gouvernement marque un pas important pour l'avenir, mais l'avenir lui donne tort quand Randy Moss meurt et que les élections suivantes sont remportées par Howard Hoover, qui bien que voulant continuer le Cooperativism (du moins en partie), n'a plus besoin des socialistes pour l'appliquer. C'est une profonde désillusion pour Brennan, qui se présentera une dernière fois en 1952 avant d'officiellement se retirer de tout ses mandats au sein du Democratic Socialist Party. Au moment de l'affaire Styngal-Robertson, il débattra publiquement avec plusieurs politiciens du Republican Party sur la nécessité du socialisme au Westrait et en quoi la chasse aux sorcières mené contre le mouvement ouvrier ne fera que le renforcer et l'emmener à la victoire. Lorsqu'il meurt en 1964 après une longue maladie, le Democratic Socialist Party a changé à jamais et aujourd'hui encore, la rhétorique et les dispositions idéologiques restent celles qui avaient été défendues par Brennan au début du siècle dernier.[/quote][/justify]
Posté : ven. mars 29, 2019 6:34 pm
par Viktor Troska
[center]LE SWORD GANG, ENTRE BANDITISME ET ROMANTISME SOCIAL
[img]https://i.imgur.com/sOIJqxT.png[/img][img]https://i.imgur.com/jpd5oZs.png[/img][/center]
[justify][quote]La période qui s'ouvre entre la Révolution de 1931 et se clôt par l'élection de Randy Moss en tant que Président de la République du Westrait en 1947 est connue pour être une période de marasme économique, social et politique. L'ouverture économie soudaine, la création de puissants trusts et groupes industriels pousse à la radicalisation de la classe ouvrière dans le pays et fait grimper le nombre de chômeurs. A cette époque, il n'existe quasiment pas d'assurance chômage et les syndicats sont à peine reconnu comme des organisations légales au sein des entreprises, où les milices patronales font la loi appuyé par les forces de police à certains endroits. Des manifestations parfois violentes éclatent, opposant les forces de l'ordre aux syndicats qui réclament des augmentations de salaire, la reconnaissance syndicale, etc. La conception d'une république conservatrice et autoritaire l'a emporté sur une possible république sociale et libérale, promise suite à la déchéance de Gerald III. Dans ce contexte, la multiplication des petits larcins et la création de bandes de gangsters va allez bon train. C'est en 1937 que se crée ce qui s'appellera plus tard le Sword Gang, un groupe de plusieurs gangsters et bandits qui vont se spécialiser dans le dévalisage de banques. De ce groupe, deux figures vont émerger et être considérés comme les ennemis publics numéro un : Jimmy "Pretty Boy" Malone et Dorian "Baby Face" Roy. L'un comme l'autre viennent de familles ouvrières vivant misérablement et n'ayant pas l'argent pour leur permettre de pousser plus loin leurs études. C'est de petits larcins et de petites combines que les deux compères vont commencer à se faire une renommer. Ils ont respectivement 16 et 12 ans quand ils sont appréhendés pour la première fois et condamné. Pour Jimmy Malone, il est hors de question de retourner en prison et tout le reste de sa vie, il tiendra promesse. Lorsqu'ils créent le Sword Gang, l'idée des deux acolytes et de leur bande et de s'attaquer aux banques, prendre des fonds mais également détruire toute trace de prêts infamant et d'autres mesures de rétorsions contre les familles les plus pauvres du pays. Le Sword Gang se fait un nom rapidement mais ce qui les fait entrer dans la légende provient de leur méthode d'action : Peu de sang versé et des opérations qui se déroulent au petit matin où ils vident la banque en compagnie du directeur qui a sa famille prise en otage. Des dizaines de banques à travers le pays sont "attaqués" de la sorte. Jimmy et Dorian deviennent rapidement des icônes d'un banditisme soft, d'un romantisme qui rappellerait celui d'un Robin des Bois volant aux plus riches pour distribuer aux pauvres. Une part de leur butin va également aider à financer des syndicats, des compagnonnages et des sociétés mutuelles ou d'entraides pour les ouvriers. La fin brutale du Sword Gang se produit en 1943, lorsque la planque qu'ils occupent est assiégé par la police et par des unités de l'armée. Jimmy Malone et Dorian Roy se battront jusqu'au bout après plus de 72 heures de siège. Ils meurent respectivement à l'âge de 28 et 24 ans mais leur légende est déjà écrite depuis longtemps : Cette épopée met mal à l'aise les bienpensants et les dominants, mais fait le régal de la classe ouvrière qui voit dans le Sword Gang le porte-étendard de la révolte sociale, même si cette dernière est recluse dans le banditisme. Par leurs actions, ils ont sauvé de la dette et des emprunts des centaines de familles démunies westraites, tout en occasionnant que très rarement des pertes humaines lors de leurs braquages, à quelques exceptions près. L'une des chansons les plus célèbres retraçant leur périple a été composée par le groupe The Clash et s'intitule [url=https://www.youtube.com/watch?v=tR3XY6wfSBw]I Fought The Law[/url]. Aujourd'hui encore, Jimmy "Pretty Boy" Malone et Dorian "Baby Face" Roy font partie du folklore social et les recherches historiques tentent encore dé déterrer des archives et des témoignages sur cette épopée unique en son genre.[/quote][/justify]
Posté : ven. mars 29, 2019 10:57 pm
par Viktor Troska
[center]ELAINE DORSAY, "VISAGE LE PLUS GRACIEUX DU FASCISME WESTREEN"
[img]https://i.imgur.com/dp0odQv.png[/img][/center]
[justify][quote]L'on pourrait considérer que le Fascism au Westrait représente un épiphénomène dans l'histoire récente du pays. La particularité du Fascism westrait repose essentiellement sur son soutien sans faille à la monarchie dans le pays, alors que l'ensemble des autres partis politiques s'en étaient détourné assez rapidement y compris chez les plus conservateurs. Le Westrait Fascists va représenter pendant plusieurs décennies les mouvements les plus durs d'un point de vue politique, affichant ouvertement son mépris de la démocratie, de la république ainsi que du mouvement ouvrier organisé. Sa différence notable par rapport à d'autres mouvements fascistes dytoliens (ces derniers s'appuyant sur une rhétorique parfois social) fait que la base sociale des Westrait Fascists attire énormément d'éléments déclassés mais également des éléments hauts placés dans la société, au sein de l'ancienne aristocratie par exemple. C'est le cas de Elaine Dorsay, descendante de la prestigieuse famille Dorsay qui a occupé sous la monarchie une place importante tant sur un plan politique que financier. Elaine Dorsay nait donc dans un milieu privilégié, un milieu farouchement partisan de la monarchie. Rien ne prédestinait cette fille de bonne famille à s'intéresser à la politique et devenir une figure importante du Westrait Fascists. Elaine Dorsay avouera dans ses mémoires que c'est plus que tout sa haine des communistes et des mouvements révolutionnaires qui la pousse à s'engager au près des courants conservateurs, avant de considérer que ces derniers n'étaient pas assez enclin à se battre contre la menace révolutionnaire. Plus que tout, la monarchie convient parfaitement à la stature sociale de Elaine, fille de l'aristocratie. Lorsque la Révolution de 1931 éclate, son monde s'écroule. Son engagement prend une autre tournure et elle est désormais connue pour apparaître à des réunions syndicales ou révolutionnaires accompagnée d'une petite troupe de chemises noires, faisant des provocations, insultant et faisant des saluts fascistes avant de disparaître. Pour de nombreux commentateurs, Elaine Dorsay sert avant tout de faire-valoir au Westrait Fascists, puisque de nombreuses personnes soulignent le peu de teneur idéologique qui l'anime. On la surnomme volontiers le "visage le plus gracieux du fascisme westrait", mais c'est là pour beaucoup son seul véritable atout. Le 5 Mars 1932, se déroule la célèbre Battle of Clarity Street, qui marque le début du déclin définitif du mouvement fasciste westrait. Profondément marquée par l'avènement d'une République qu'elle déteste et la perte de ses titres et de son statut social, Elaine Dorsay fait une tentative de suicide. Cette dernière échoue mais lui laissera des séquelles mortelles. S'éloignant progressivement de toute forme d'activisme, le mouvement fasciste périclitant petit à petit, elle décide d'écrire ses mémoires alors qu'elle n'a même pas trente-cinq ans. Elle réaffirme sa vision politique qui est celle d'une femme qui se sent humiliée par la Révolution de 1931, par la perte de ses titres et le bouleversement social qui laisse les classes populaires diriger la société, alors qu'elles sont biologiquement faîtes pour obéir aux classes supérieures. L'on apprend d'ailleurs à travers son autobiographie que sa plus jeune sœur Melody Elaine a décidé de trahir sa classe sociale pour embrasser la cause communiste, en épousant d'ailleurs un militant du Westrait Communist Party. Cette trahison semble être la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Celle qui était connue pour ses frasques et pour ses attitudes provocatrices, va totalement disparaître des radars à la fin des années 1930, menant une vie recluse. Elle meurt en 1947 suite à des complications lors d'une intervention chirurgicale pour tenter de réparer des lésions causées par sa tentative de suicide quinze ans plus tôt. Elle est enterrée dans le cimetière de son ancien domaine familial, où seul une poignée de personnes sont venues assistées à ses funérailles. Elaine Dorsay représente une figure tragique, curieuse et complexe, un condensé des multiples contradictions qui ont façonnés le mouvement fasciste westrait, mouvement qui ne lui survivra d'ailleurs pas puisqu'il disparaîtra une dizaine d'années plus tard.[/quote][/justify]
Posté : jeu. avr. 11, 2019 5:10 pm
par Viktor Troska
[center]JAXSON HILL ET LA HILL'S REVOLT
[img]https://i.imgur.com/DtG3X80.png[/img][/center]
[justify][quote]Longtemps ignoré par l'historiographie bourgeoise officielle qui ne voyait qu'en lui un ancien soldat ivre de pouvoir contre la royauté, le personnage de Jaxson Hill connait cependant une reconsidération historique assez importante depuis plusieurs décennies et une accélération de sa réhabilitation comme figure nationale depuis ces dernières années. Pour les plus libéraux, Jaxson Hill a représenté la volonté populaire de faire pression le nouveau gouvernement royal post-indépendance en lui imposant des mesures d'interventionnisme alors que pour les révolutionnaires, il est l'un des héros oublié du prolétariat westrait en formation, se battant contre les taxes injustes et pour des réformes gouvernementales et économiques. Jaxson est un ancien soldat de la Catholic and Royal Army, la principale force armée qui va brièvement s'opposer à l'armée britonne avant l'indépendance du pays en 1835. Jaxson Hill a participé à tous les combats, les escarmouches et a été de ceux qui ont soutenu l'indépendance du pays, bien qu'il n'était pas spécialement favorable à la monarchie. Il est capitaine au moment où le gouvernement royal décide de libérer de leurs devoirs de nombreux vétérans de la Catholic and Royal Army, promettant à ces derniers l'intégralité de leurs soldes pour service rendu. Pourtant, rien n'est fait et la grogne commence à monter chez de nombreux anciens combattants révolutionnaire, dont Hill. De plus, la politique au début de l'instauration officielle de la monarchie est celle d'un libéralisme économique assez classique, faisant rapidement grimper les prix, tandis que les impôts pesaient lourdement sur les classes populaires. Le 22 Juin 1838 dans la petite ville de Preton, un collecteur des impôts se fait lyncher par plusieurs personnes et est jeté dans la rivière la plus proche. Dans les villes et les bourgs alentours, des situations similaires se produisent jusqu'à ce qu'un collecteur d'impôt finisse pendu à un arbre. Hill est à la tête d'une cinquantaine de personnes au moment des faits et excite ses concitoyens à propager la nouvelle que désormais, les collecteurs d'impôts seront lynchés ou tués à vue. Quelques semaines plus tard, le mouvement s'étend dans une grande partie de l'État de Werlevey. Hill s'entoure de plusieurs anciens combattants d'un grade similaire au sein et fait de Preton la base de son mouvement, en y formant ce qui pourrait s'apparenter aussi à une sorte de proto-conseil. Les revendications des émeutiers sont clairs : Versement intégrale des prestations aux soldats renvoyés chez eux, fin des taxes abusives et mise en place d'un maximum sur les prix. Cette mesure provoque l'effroi de la classe dirigeante westraite, qui ne veut en aucun cas que des mesures interventionnistes et étatiques soient appliqués à l'économie. De Juin 1838 à Avril 1839, la "Hill's Revolt" va faire s'enflammer le nord et le nord-est du pays, conduisant à des petites batailles rangées ainsi qu'à la prise d'assaut d'une armurerie royale, où des milliers de fusils sont distribués à la foule en Septembre 1838. Mais Hill n'a pas un soutien populaire dans le reste du pays, tandis que les principales organisations politiques se détournent de lui, faisant courir le bruit par leurs presses qu'il voulait se faire couronner dictateur, ainsi que d'autres ragots pour le moins infamant. Hill et ses partisans seront battus par deux fois en Janvier et en Février 1839 par les troupes royales, avant que la révolte ne cesse définitivement en Avril 1839. Capturé, Hill est torturé avant d'être passé en jugement, puis finalement pendu avec une vingtaine de ses partisans les plus ardents. Sa courte révolte, qui mélangeait des revendications sociales et économiques balbutiantes, en fait aujourd'hui une personnalité remise au goût du jour par les courants socialistes et communistes du pays, comme une figure importante de l'histoire sociale et politique du Westrait.[/quote][/justify]
Posté : jeu. mai 30, 2019 9:07 am
par Viktor Troska
[center]THOMAS "TOMMIE" TARTLEY, ACTEUR ET REBELLE
[img]https://i.imgur.com/ljs8POz.png[/img][/center]
[justify][quote]Le nom de Thomas Tartley est familier à bon nombres de personne, tant que Westrait qu'en dehors de ce dernier. Il suffit d'évoquer alors Tommie Tartley pour que tout le monde sache de qui il s'agit : L'acteur de renommé international, celui qui a révolutionné et préservé pendant de longues décennies les traditions du cinéma muet avec des rôles qui sont connus de tous et de toutes. La vie de Thomas Tartley ne le prédestinait pas à une telle carrière et à une telle renommé, lui dont son père l'a abandonné alors qu'il n'était qu'un petit garçon et dont la mère a fini dans un hôpital psychiatrique. Placé dans l'un des nombreux foyers pour enfants, il se découvre un talent pour le comique, faisant rire ses petits camarades ainsi que le personnel de l'établissement. Une fois atteint l'âge adulte, il décide de monter sur les planches pour mettre à profit ses talents, mais ne rencontre pas le succès escompté. Plus que tout, faire le guignol ne lui permet pas de vivre décemment et surtout ne l'intéresse pas. Ce qu'il veut, c'est jouer sur les planches, pas simplement faire rire la galerie. Il a une vingtaine d'années quand il commence à jouer des petits rôles dans des pièces de théâtres comiques, où ses mimiques et son sens du burlesque commencent à le faire reconnaître. C'est le début de son ascension fulgurante qui en quelques années vont le propulser devant le petit écran où il va enchaîner les films. Des films muets et en noir et blanc, où Thomas Tartley devient "Tommie", personnage toujours un peu bouffon, mais qui sait jouer sur les sentiments des spectateurs. La vie de Tartley bascule au moment de la Révolution de 1931, où il prend partie pour la cause républicaine et espère comme beaucoup, que des profondes réformes sociales et structurelles vont avoir lieu dans le pays. Amer suite aux conclusion de la Révolution de 1931, Tartley n'en continue pas moins sa carrière pour tant. Les années 30 et 40 vont voir succéder des films qui vont traiter tout à tour de la condition sociale des ouvriers, critiquer l'absurdité du machinisme et de la société industrielle ou encore s'attaquer aux dictatures totalitaires qui sévissent en Dytolie. Sa notoriété est à son comble et les prix pleuvent pour valoriser ses rôles et sa prestation. Pourtant, Tartley devient invivable sur les plateaux et beaucoup de producteurs refusent de s'associer avec lui, considérant que ses idées de scénarios ne sont pas politiquement acceptable. Pire, une grève se produit dans le principal studio du pays où les employés demandent de meilleurs salaires et la reconnaissance de leur statut syndical : Un lock-out généralisé fait perdre des emplois à des centaines et des centaines de personnes. Excédé, Tartley s'entoure de quelques proches pour fonder United Artists, une société de production qui fonctionnera sur la base d'une coopérative, où toutes les grandes décisions seront discutés en commun, de l'acteur jusqu'au petit balayeur dans les loges. United Artists refuse tout financement de l'État et Tartley met la main à la poche pour permettre à sa petite création de survivre. Lorsque éclate l'affaire Styngal-Robertson, Tartley est accusé d'avoir des sympathies communistes et son dernier film, Mister Kavendish - qui traite de l'escroquerie d'un capitaliste épousant des femmes riches pour leur argent et les tuant les une après les autres - est interdit au cinéma. Il décide de quitter alors le Westrait afin de poursuivre sa carrière sur d'autres continents. Il meurt quelques années plus tard assez précocement, toujours en exil après avoir contracté une pneumonie. Bien des années après la fin de l'affaire Styngal-Robertson, il aura le droit à la reconnaissance et des funérailles lui seront accordés. De nombreuses statues de lui dans ses rôles les plus emblématiques, sont visibles dans les rues du Westrait.[/quote][/justify]
Posté : mer. juil. 17, 2019 8:15 pm
par Viktor Troska
[center]L'AFFAIRE STYNGAL-ROBERTSON
[img]https://i.imgur.com/S3DBAAN.png[/img][/center]
[justify][quote]Ce que l'on nomme l'affaire Styngal-Robertson a eu des répercussions énormes sur la vie politique westréenne au cours des années 1960 et le début des années 1970. Elle est considérée aujourd'hui comme l'exemple type de "chasse aux sorcières" organisé par le gouvernement de la Vieille République afin de frapper le mouvement ouvrier organisé, tant politiquement que syndicalement. Pour bien comprendre la situation à ce moment là, il faut se souvenir que le Westrait traversait la période dite de la Progressive Era qui a vu se succédé en tant que Président de la République du Westrait Randy Moss puis pour deux mandants consécutifs Howard Hoover. Des mesures sociales et progressistes importantes avaient été mené à travers la société westréenne, mettant en place des politiques sociales au niveau national permettant un boom rapide du pays. A ce moment là, les mesures sociales et progressistes ont principalement utilisé pour tenter de courber l'influence du mouvement socialiste et révolutionnaire westréen, qui continue de jouer un rôle actif sur la scène politique mais également au niveau syndical. L'affaire Styngal-Robertson éclate à la toute fin du dernier mandat de Howard Hoover, quand la victoire du Republican Party pour les Élections Présidentielles de 1957 est quasiment acquise. Toute la politique progressiste qui a rythmé sur quasiment une décennie la vie politique westréenne pose de sérieux problèmes aux éléments conservateurs et réactionnaires dans le paysage politique qui veulent fermer cette parenthèse et revenir à une politique conservatrice sur le plan social et libérale sur le plan économique. Il faut donc frapper l'opinion publique et lui expliquer que l'administration du pays, le cinéma, l'éducation et d'autres secteurs vitaux sont en fait entre les mains des communistes et de leurs alliés, préparant une véritable subversion interne pour prendre le pouvoir et mettre un terme aux institutions républicaines. Une campagne de presse commence à marteler qu'il faut vider les administration et frapper les professeurs dans les universités qui transmettent des idées subversives aux étudiants et aux étudiantes. Une répression importante frappe alors plusieurs leaders syndicaux en vue, arrêtés et passés en jugement sous de fausses accusations mais avec pour but de renverser violemment le gouvernement au moyen d'une révolution. Le mouvement culmine avec l'arrestation de Theodore Robertson et de Lisa Styngal, tous deux professeurs dans une institution catholique et accusé d'être des radicaux qui distillent des idées subversives à leurs étudiants et étudiantes. Devant juré devant une cours qu'ils ne sont pas communistes et qu'ils n'ont jamais eu pour intention de renverser le gouvernement, Theodore Robertson et Lisa Styngal sont condamnés à de lourdes peines de prisons et l'interdiction d'exercer leur profession. Le procès qui passe pour parfaitement légal est en fait une vaste duperie qui profite aux forces conservatrices pour reprendre la main politiquement. En l'espace de quelques mois, des milliers de personnes perdent leurs emplois, d'autres sont placés sur des listes noires les empêchant de retrouver rapidement un nouveau travail, des dizaines de scénaristes, acteurs et producteurs de cinéma se font licencier sous l'accusation d'être des communistes. Jusqu'aux Élections Présidentielles de 1972 qui voit le triomphe du Democratic Party, le mouvement communiste, socialiste et syndical a été brutalement muselé, ses militants traqués et son influence durement affaibli dans la société westréenne. Il faut finalement attendre l'année 1977, c'est à dure vingt ans après le procès de Theodore Robertson et de Lisa Styngal pour que leur jugement soit cassé et que toute condamnation soit retiré à leur encontre. Mais l'affaire Styngal-Robertson va jusqu'à la fin du XXème siècle avoir un impact négatif sur le mouvement révolutionnaire westréen, qui ne reprendra des couleurs qu'au début du XXIème siècle où les dernières mesures qui avaient été prises pour frapper le mouvement révolutionnaire disparaissent définitivement de l'arsenal juridique du pays.[/quote][/justify]
Posté : mar. août 27, 2019 5:37 pm
par Viktor Troska
[center]NELSON PEARSON ET L'UTOPIE TECHNOSOCIALISTE
[img]https://i.imgur.com/y5Ql2b5.png[/img][/center]
[justify][quote]La vie de Nelson Pearson fut très mouvementé et explique en grande partie la soif de connaissance et la recherche d'une société quasi utopique. Pearson naît dans une famille de classe moyenne, dans une famille de pasteur. Très vite il s'engage dans des études de théologie, mais ces dernières ne l'intéressent pas. Il décide ensuite de commencer dans études de droit qu'il quitter également au bout de quelques temps. Il fréquente des clubs d'intellectuels, commence à s'intéresser au journalisme pour finalement se consacrer à une carrière d'écrivain. Nelson Pearson est principalement connu pour ses deux œuvres littéraires, Forward Times et Evolutionism. Dans Forward Times, il décrit un étrange voyage dans le temps qui conduit son personnage principal et sa famille à se retrouver au début des années 2000. Là, la société westréenne a radicalement changé et ne se fonde plus sur l'inégalité des richesses et des savoirs, mais sur une société harmonieuse qui mêle une direction technocratique avec un ensemble de petites communautés qui vivent dans une relative autarcie. A travers le roman, Pearson nous dévoile ses conceptions politiques et philosophiques, marqué par l'essor des techniques et du savoir ainsi que par la montée en puissance des idées socialistes de son temps. Farword Times peut-être considéré comme un ouvrage important pour la destinée du mouvement progressiste et socialiste westréen, puisque de nombreuses personnalités politiques à commencer par Randy Moss s'en revendiquaient. Pearson profite alors de sa notoriété pour grouper autour de lui des petits clubs d'intellectuels qui rêvent d'une révolution non-violente et qui mettrait un terme au capitalisme au moyen d'une économie distributive, où l'argent et le système de prix cesserait d'exister et où une organisation rigoureuse, harmonieuse, méritoire et technocratique permettrait de faire tourner dans le bon sens la société humaine. Dans Evolutionism son second roman, Pearson explique davantage ses conceptions personnelles et la manière de pouvoir atteindre la société utopique dont il rêve : Mais les penchants bien plus socialistes de sa dernière oeuvre ne lui feront pas rencontrer le succès de Farword Times. L'influence de Pearson et de ses partisans baptisés les "Pearsonian" touchera d'ailleurs bien plus le mouvement technocratique qui prendra son essor suite à la Révolution de 1931 qu'il ne s'ancrera au sein du mouvement syndical, socialiste et révolutionnaire westréen. Si Pearson participe personnellement à la création de la National Labor Union en lien avec les Knights of Labor, il se refuse à toute action violente et toute révolution qui n'accoucherait pas d'un ordre nouveau sans provoquer un bain de sang. Les accents technocratiques et les visées quasi eugéniste de Pearson à la fin de sa vie finiront d'ailleurs par totalement le couper des milieux radicaux. Pourtant et notamment dans Evolutionism, Pearson a développé des thématiques qui à son époque sont encore loin de faire l'unanimité : Il parle du droit des femmes, du contrôle sur leur corps, de la défense de l'environnement ou encore du droit des animaux... Il peut-être même considéré comme l'inventeur sans le savoir de la carte de crédit, où dans la société utopique qu'il décrit l'argent ayant entièrement disparu, ce sont les organismes économiques communs qui partagent les richesses et permettent une mesure plus juste et équitable de ce qui doit revenir à chacun. Ambitieux pour le mouvement technocrate, un ramassis de conte de fée pour ses adversaires conservateurs, jugé comme n'ayant pas confiance dans le peuple par les socialistes et les révolutionnaires, l'héritage de Pearson reste assez flou. Sa disparition à l'âge de 48 ans- il est terrassé par la tuberculose - y est sans doute pour quelque chose, puisque ceux qui se sont réunis autour de ses clubs et autour de son idéal n'ont jamais réellement réussi à le mettre à l'épreuve du réel. Aujourd'hui, Nelson Pearson est dans le panthéon des personnalités considérées comme ayant participé à la consolidation du mouvement ouvrier westréen, malgré ses errements et ses visions parfois conservatrices.[/quote][/justify]