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Posté : lun. juin 03, 2019 5:20 pm
par Sébaldie
ENERGIE | L’hydraulique et le nucléaire dominent, le charbon n’a pas dit son dernier mot

[center][img]https://i.imgur.com/cDQCzGz.png[/img][img]https://i.imgur.com/wBO8FJB.png[/img]
[img]https://i.imgur.com/EubDCAY.png[/img][img]https://i.imgur.com/Znwz7wa.png[/img]
Illustration : Centrale hydraulique de Morivals – Centrale nucléaire de Bessons
Centrale thermique de Callès – Parc solaire de Prouydoc
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[justify]Production énergétique en 2038 : 68 TWh
  • Hydraulique : 35.23 % (23.96 TWh)
  • Nucléaire : 33.88 % (23.04 TWh)
  • Charbon : 15.31 % (10.41 TWh)
  • Renouvelable hors hydraulique : 9.74 % (6.62 TWh)
  • Gaz naturel : 2.20 % (1.50 TWh)
  • Pétrole : 1.64 % (1.12 TWh)
La production électrique ne souffre en Santogne d’aucune carence importante, malgré un sol assez pauvre en énergies fossiles. Le charbon a, aux XIXe et XXe siècles, porté l’économie de toute la région nord-ouest du pays. La proximité avec les mines de charbon de Pénasque a ainsi contribué à l’essor de l’industrie de la ville de Fabrègue, connectée au canal du fleuve Méguès. S’il a perdu de son attrait face à l’émergence de nouvelles sources d’électricité, il continue à représenter un peu plus de 15 % du mix énergétique et offre une solution d’appui lors des variations de puissance et production des énergies renouvelables intermittentes.

Deux énergies principales se partagent l’essentiel du marché de l’électricité en Santogne : l’hydraulique et le nucléaire. L’essentiel des centrales hydrauliques sont situés dans le Massif de l’Argentône, bénéficiant du nivelé montagneux idéal. Si les années de sécheresse ne sont pas rares en Santogne et peuvent largement altérer la capacité de production électrique de ces centrales, la fonte des neiges au printemps permet d’assurer un apport constant en eau et en courant. De tailles variées, les centrales hydrauliques ont été pour la plupart été conçues par des maîtres d’œuvre asdriches et jernlandais puisque, étonnamment, les investissements publics n’ont été que peu orientés vers l’hydraulique.

Jugée plus fiable et présentant un faible bilan carbone, l’énergie nucléaire a été privilégiée par les décideurs publics dès les années 1970, notamment sous l’effet d’un lobbying de l’atome très puissant. Reste que, là encore, la Santogne est dépendante du savoir-faire étranger puisque c’est à nouveau le Jernland qui a conçu les principales centrales aujourd’hui en fonctionnement, mais le carburant vient d’autres horizons plus lointains, de Bykova et d’Estolie notamment.

Un autre lobbying, en provenance du Lorthon, s’est également exercé sur les décideurs publics locaux, en dotant certaines collectivités de la Vallée du Méguès de centrales à gaz mais celles-ci, dépendantes des importations, restent très peu rentables et ne doivent leur survie qu’à des subventions pour éviter le dépôt de bilan et des licenciements massifs qui auraient un impact dévastateur pour les exécutifs provinciaux et maires en poste.

Le développement des énergies renouvelables hors hydraulique, s’est réalisé de manière très inégale sur le territoire santognais. Le sud du pays, qui bénéficie des meilleurs taux d’ensoleillement, a logiquement multiplié les parcs solaires, non sans créer des dissensions de la part d’habitants expropriés… voire même d’écologistes puisque de nombreux hectares de forêt ont disparu au profit de panneaux photovoltaïques. Après l’hydraulique, le solaire constitue donc la principale de ces énergies renouvelables. Les éoliennes n’ont réussi à réellement s’imposer nulle part en raison de l’hostilité des riverains mécontents de leur aspect inesthétique et d’un coût d’infrastructure et d’exploitation relativement élevé par rapport au rendement réel.

Autosuffisante en électricité, la Santogne privilégie depuis plusieurs décennies les énergies commercialisables et exportables, notamment à destination de ses voisins. Cette politique incite relativement peu le gouvernement à développer les énergies renouvelables, plus difficiles à stocker. Et ce sont surtout des initiatives privées, qui veulent convertir l’électricité en gaz par méthanisation, qui insufflent cette dynamique.

[Article en construction - Me contacter pour harmonisation][/justify]

Posté : mar. juin 04, 2019 5:55 pm
par Sébaldie
ANALYSES SECTORIELLES | Agriculture
Marché de la pomme

[center][img]https://i.imgur.com/SdLObuM.png[/img]
Première ligne : Variété « Comte de Vergnac » (haut) et verger de Bouleau-le-Vivre (bas) / Cultures intensives de Bachezac / Fabrication traditionnelle du cidre dans le Rascassin
Deuxième ligne : Cidrerie de Prioulh / Fabrication industrielle de jus et cidres de pomme à Artigues[/center]

[justify]Historique
Parmi les fruits les plus consommés en Santogne figure la pomme. Historiquement originaire des contrées de Marquésie, notamment karmalies, le pommier commun a colonisé toute la Dytolie vers la fin de l’Antiquité et s’est facilement acclimaté en Santogne, avec le développement de cultivars qui lui sont propres. Pour autant, la pomme souffre initialement d’un désamour du clergé et de la noblesse. Pour les chrétiens, la pomme symbolise le fruit défendu et sa forme tendancieuse, qui rappelle également la poitrine féminine, attire l’hostilité du clergé séculier. La noblesse, quant à elle, lui préfère la poire, plus fondante et moins bruyante à mastiquer. La pomme est ainsi reléguée au rang de fruit de la populace et c’est la raison pour laquelle, en dépit des injonctions d’un clergé séculier embourgeoisé, les moines qui respectent leur vœu de pauvreté ont tous un pommier dans leur monastère. Les moines de Brunemonge, au nord-est de la Santogne, se feront ainsi une spécialité et leur cidre est aujourd’hui encore très réputé. Non loin de là, plus au nord, le Comte de Vergnac redonnera ses lettres de noblesse à la pomme au XIIe siècle : arboriculteur passionné, il donnera d’ailleurs son nom à une variété de grosse pomme rouge juteuse et nutritive. Depuis, le fruit a envahi les foires commerciales jusqu’aux supermarchés modernes et aux restaurants chic, sous sa forme brute ou transformée.

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  • Chiffre d’affaires :
  • Détenteurs du marché :
    • Exploitations familiales santognaises : 52 %
    • Groupe Abajon : 13 %
    • Groupe Contravier : 13 %
    • Autres acteurs santognais : 5 %
    • Acteurs étrangers : 17 % [Me contacter pour harmonisation]
  • Nombre d’emplois : 3 500 (estimation équivalents temps plein)

Chiffres 2038
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Offre
La production de pommes reste majoritairement le fait de petits exploitations fruitières couplées à d’autres cultures comme la poire. Seules les pommes destinées à la conception de produits très prisés (cidres de qualité ou restaurateurs renommés) peuvent faire l’objet d’une production exclusive mais cette production est très marginale. Conséquence d’une production essentiellement familiale, les exploitations sont émiettées et ont une taille moyenne plutôt petite : 11 hectares. Toutefois, on assiste depuis la crise économique à l’augmentation de cette taille, en raison d’un phénomène de concentration, les exploitations les plus rentables rachetant les plus petites. Les groupes Abajon et Contravier ont ainsi chacun doublé en leur part de marché depuis les années 2010 et s’invitent de plus en plus dans les négociations du prix de la tonne de pomme.

En 2038, les exploitations santognaises ont produit pour 182 414 tonnes de pommes, dont environ un tiers (60 196, soit 32%) est destiné à l’exportation. Tout le flan nord-est, frontalier de la Flavie, constitue la principale région de la pomme en Santogne. Les cultures intensives se situent plus au sud, entre Mallonès et la Vallée du Méguès. On trouve enfin une région de production plus modeste à l’ouest, au Rascassin et à la frontière de l’Estura.

À l’inverse, la Santogne a importé pour 20 065 tonnes, en provenance de pays voisins comme l’Estura et l’Avelda, mais surtout la Valdaquie. Ces pays, jouant sur un coût du travail inférieur à celui de la Santogne parviennent ainsi à répondre à plus de 15 % de la demande. Cela crée occasionnellement des frictions au sein des producteurs santognais qui ne parviennent pas à concurrencer la « pomme valdaque » de culture intensive, les obligeant à se rediriger vers des cultures plus spécialisées ou biologiques.

Demande
La production non exportée et les stocks importés sont équitablement partagés entre la transformation et la distribution. La Santogne est ainsi un petit producteur de cidres sans prétention. La production monacale de Brunemonge est aujourd’hui semi-industrielle pour répondre à la forte demande. Dans le Rascassin en revanche, les cidres sont essentiellement artisanaux. La communauté euskale s’est notamment bâtie une réputation par sa méthode traditionnelle, ritualisée et festive, utilisant les pieds pour presser les pommes. On trouve également d’autres débouchés plus surprenants, comme du « moutarde de pommes ». L’autre partie est vendue sous sa forme brute directement sur place, depuis le verger, mais surtout via des grossistes, petits et grands distributeurs.

Perspectives
La concentration des exploitations fait régulièrement l’objet de débats au Parlement, les petits producteurs alertant sur le risque de vampirisation dont ils seraient de plus en plus victimes mais les initiatives législatives pour les protéger restent rares, les quelques dispositions anti-trust ne sont pas à la hauteur des enjeux, les groupes comme Abajon et Contravier exercent un lobbying plus appuyé. De plus, les producteurs de pomme ont mal accueilli l’adhésion de la Santogne au Forum pour la Coopération Economique de la CND, qui les mettent à égalité avec les producteurs valdaques. Toutefois, le conservatisme des producteurs santognais est aussi mis en cause, en raison de fortes résistances à changer de mode de production et à se réunir avec leurs homologues en coopératives pour tenir tête.[/justify]

Posté : sam. juin 08, 2019 5:49 pm
par Sébaldie
ANALYSES SECTORIELLES | Sylviculture
Marché du bois

[center][img]https://i.imgur.com/ZbSSESC.png[/img]
Première ligne : Manifestation contre la production et les importations de bois illégal / Scierie de Castanhières
Deuxième ligne : Exploitation forestière à l’ouest du pays / Feu de forêt dans le Massif de l’Argentône
Troisième ligne : Maison de luxe construite à partir du bois près de Castanhières / Chêne pubescent, première essence récoltée / Exploitation forestière près du Mont-Sainte-Emilie[/center]

[justify]Historique
Le bois reste l’élément fondateur de toute civilisation en ce sens où il a dessiné les premières villes. Matière tendre, légère et bien plus facile à travailler que la pierre, il a aussi été utilisé comme combustible. Historiquement, en Santogne, le bois permet de diviser le pays en deux : la Santogne des résineux (pins, sapins, épiceas…), celle de la zone montagneuse du nord et des chalets du Massif de l’Argentône ; et la Santogne des feuillus, au sud, qui a bâti églises et habitats avec un bois plus dense, l’isolant de la chaleur. Le patrimoine architectural encore debout permet aujourd’hui d’attester de ces différences. Pondéreux par nature, le bois était difficilement exportable d’une région à l’autre et encore moins d’un pays à l’autre. Reste que les forêts santognaises sont très morcelées, comme un héritage de l’époque féodale où chaque seigneur confiait des terres à ses vassaux, eux-mêmes divisées autant de fois qu’il existait de descendants. À partir de la Renaissance, l’expansion démographique – et par voie de conséquence la nécessité de bâtir toujours plus – fera du bois une marchandise convoitée et le Royaume tentera parfois violemment de récupérer les forêts pour centraliser et rationaliser la production mais la forêt reste l’affaire de petits propriétaires fonciers, ce qui continue aujourd’hui de représenter un frein pour le secteur sylvicole santognais. La crise économique des années 2010 et 2020 changera un peu la donne, des propriétaires étant obligés de céder leurs forêts pour des raisons financières… y compris l’Etat lui-même qui cède une grande partie de ses actifs à des acteurs privés. Les forêts que possèdent encore l’Etat sont quasiment toutes des réserves naturelles où l’exploitation est légalement impossible. On assiste ainsi à une vampirisation lente mais progressive par des groupes sylvicoles privés de la forêt santognaise.

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  • Chiffre d’affaires : 2.64 milliards $
    • Exploitation forestière et première transformation : 240 millions $
    • Travail et mise en œuvre du bois : 2.40 milliards $
  • Détenteurs du marché : (Exploitation forestière et première transformation / Travail et mise en œuvre du bois)
    • Parsal : 29 % / 32 %
    • Garric-CFS : 31 % / 28 %
    • Laubier : 2 % / 4 %
    • Autres acteurs santognais : 10 % / 21 %
    • Réseaux mafieux : 10 % / 5 %
    • Acteurs étrangers : 18 % / 10 % [Me contacter pour harmonisation]
  • Nombre d’emplois : 46 000 (estimation équivalents temps plein)
    • Exploitation forestière et première transformation : 6 000
    • Travail et mise en œuvre du bois : 40 000

Chiffres 2038
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Offre
Le développement du marché est difficile en Santogne en raison d’un morcellement de la forêt, majoritairement détenue par de petits propriétaires fonciers. Ces derniers, qui ont souvent un attachement familial, sont peu enclins à permettre la coupe des arbres qui composent leur forêt et préfèrent la rentabiliser autrement, en la laissant à des sociétés de chasse par exemple ou à des groupes touristiques. La crise économique des années 2010 et 2020 les ont néanmoins affectés et beaucoup ont cédé leurs forêts à des acteurs privés. Le marché santognais de l’exploitation forestière est ainsi dominé par un duopole : Parsal et Garric-CFS. Ces deux groupes, qui détiennent 60 % du marché, ont d’ailleurs bien failli fusionner pour accroître leur assise sur la Santogne mais se sont confrontés vers la fin des années 2020 à une politique anti-trust du gouvernement après d’âpres débats et de recours judiciaires.

Outre le conservatisme des propriétaires fonciers, la majorité de la superficie forestière santognaise est située en montagne, où les terrains sont difficiles d’accès car pentus. L’exploitation se révèle ainsi ardue sinon impossible et donc peu rentable. C’est ainsi que l’offre de bois santognaise est composée majoritairement de de feuillus (chênes, châtaigniers…). Des villes comme Castanhières, dont le nom est d’ailleurs tiré du patois local signifiant « châtaigne », se sont bâties sur l’économie sylvicole, de la matière première aux activités de transformation. L’Ouest et du sud du pays, moins densément peuplés et au relief plus plat, sont également d’importantes sources d’approvisionnement.

Compte tenu de ses conditions climatiques et de sa végétation, la Santogne est également particulièrement sujette aux tempêtes et feux de forêt, qui peuvent lourdement impacter le marché. Qui plus est, le secteur est victime de réseaux mafieux qui absorberaient à eux seuls 10 % de l’exploitation forestière : illégales et non homologuées, ces activités contribuent d’autant plus aux risques d’incendies. Régulièrement, la douane santognaise saisit à Fos-sur-Méguès des conteneurs de bois illégal – généralement de simples grumes non travailleurs – à destination d’autres pays. Le bois santognais est enfin concurrencé par les importations étrangères, notamment de bois exotiques (makengais notamment), moins chers mais non sans conséquence pour la filière.

Superficie forestière : 68 696 km² (soit 39 % du territoire national)
Exploitation forestière : 7.15 Mm³ / an
Décomposition de l'offre commercialisée : 70 % de feuillus, 30 % de résineux

Demande
La demande est articulée autour de trois débouchés : le bois d’œuvre, le bois d’industrie et le bois-énergie. Le bois d’œuvre approvisionne des industries à forte valeur ajoutée comme la menuiserie, la construction, l’ameublement, la tonnellerie… La demande de bois d’œuvre est ainsi très corrélée à celle du BTP, du transport ou de la viticulture par exemple. La crise économique ayant conduit à une chute du secteur du BTP et du transport de marchandises (très demandeuse en palettes), le marché du bois a été très impacté. L’industrie sylvicole surveille également de près les vendanges d’octobre, qui sont un débouché important. Le bois d’industrie se concentre quant à lui sur la fabrication de panneaux et de pâte à papier-carton. Enfin, le bois-énergie a connu un regain après la crise comme étant un combustible abordable, non dépendante du marché mondial.

Sous l’essor de mouvements nationalistes nostalgiques de la Santogne d’antan, des ouvrages architecturaux en bois ont ainsi été commandés, permettant de soutenir la demande en bois… sauf que ce sont essentiellement les importations, devenues plus abordables grâce à au faible coût des transports et de réseaux mafieux bien implantés, qui en ont profité.

Perspectives
Le marché surveille de près la dématérialisation de nos sociétés et ce à plus forte raison que le gouvernement s’est doté d’un plan d’action en ce sens. Aussi, paradoxalement, si la Santogne dépend moins du papier qu’auparavant, la demande pourrait rester forte. En effet, la dématérialisation induit également une multiplication des commandes réalisées sur Internet, donc de colis, donc d’emballage en carton. Un débouché qui constitue un lot de consolation pour les acteurs d’un marché plutôt mal en point.

Autre paradoxe, si les Santognais plaident pour l’alternative écologique qu’est censé représenter le bois, celui-ci pourrait être de moins en moins naturel. Plutôt que de vendre des grumes peu travaillées, à faible valeur ajoutée, directement concurrencées par des bois importés et/ou illégaux, les acteurs du marché penchent sur des matériaux composites, alliant bois et plastique et entendent ainsi jouir de l’expertise du Lorthon dans le domaine.[/justify]

Posté : jeu. juin 13, 2019 8:54 pm
par Sébaldie
ANALYSES SECTORIELLES | Agriculture
Marché de la fraise

[center][img]https://i.imgur.com/9HWVJLp.png[/img]
Première colonne (de haut en bas) : Distributeur automatiques de fraises / Fraise blanche / Pastilla aux fraises, une spécialité culinaire de l’Ouest
Deuxième colonne (de haut en bas) : Ouvriers agricoles eashates près de La Magdelaine-des-Champeix / Culture de fraises hors-sol à Sainte-Juliette-d’Oèst[/center]

[justify]Historique
Très présente à l’état sauvage, la fraise a très vite fait l’objet d’une passion au sein de l’élite, qui louait son parfum (sa « fragrance » comme l’atteste l’étymologie) et ses vertus thérapeutiques. Bien plus petite que la fraise communément admise de nos jours, la fraise des bois fait partie de ces fruits que le clergé tente vainement d’interdire. À l’image de la pomme, la fraise est symbole de tentation, les clercs lui trouvant des similitudes avec des tétons d’une femme, ce qui par ailleurs leur méconnaissance de l’anatomie féminine. C’est un mets particulièrement apprécié des rois : le roi Octavian IV – qui régna entre 1520 et 1546 – fera d’ailleurs pousser de nombreux pieds de fraise dans l’ouest du pays, qui reste la région de prédilection de la fraise en Santogne. Cette passion pour la fraise, devenue presque traditionnelle, se tarira au fur et à mesure que disparaîtra la monarchie et la proclamation de la république sonnera le glas de sa culture à grande échelle. Les grands exploitants agricoles du XXe siècle se désintéresseront de la fraise, fruit fragile nécessitant beaucoup de main-d’œuvre. Assez chère et disposant de peu de débouchés à forte valeur ajoutée, la fraise est durement touchée par la crise économique, même si des initiatives locales tentent de lui trouver un second souffle.

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  • Chiffre d’affaires : 27 millions $
  • Détenteurs du marché :
    • Exploitations familiales : 30 %
    • Autres acteurs santognais : 10 %
    • Acteurs étrangers : 60 % [Me contacter pour harmonisation]
  • Nombre d’emplois : 2 000 (estimation équivalents temps plein)


Chiffres 2038
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Offre
La Santogne est un producteur modeste de fraises et rares sont les exploitations uniquement consacrées à la culture de la fraise. Celle-ci est souvent une des nombreuses activités des maraîchers et constitue donc rarement une production phare. Toutefois, l’extrême-ouest de la Santogne, frontalier avec l’Estura, entre Pénasque et Rodessac, concentre la grande majorité des exploitations. D’ailleurs, les producteurs de fraise ont mauvaise réputation auprès des clients santognais en ce sens où ils sont assimilés à l’emploi d’une main-d’œuvre étrangère bon marché et souvent non déclarée. La récolte de la fraise est en effet exigeant : les plants ne sont pas à hauteur d’homme, le travail se fait à quatre pattes, autant de conditions de travail difficiles qu’acceptent d’adopter malgré eux des immigrés – clandestins ou non – en provenance du Makengo, d’Eashatri… ou même de l’autre côté de la frontière. L’Estura en effet un pourvoyeur d’employés, surtout en raison de la guerre qu’a connu le pays. Les très grandes exploitations, sujettes à des inspections du travail plus fréquentes, se sont ainsi détournées de ce fruit.

La fraise de Santogne est assez quelconque, on notera toutefois des spécialités dans certaines villes comme le bourg de La Magdelaine-des-Champeix, qui reste une destination intéressante pour les amateurs du fruit, utilisé notamment dans certains mets comme la fameuse pastilla à base de viande de veau et de fraises. La production santognaise s’élève à 15 000 tonnes, en baisse très lente mais continue depuis les années 2010. Celle-ci ne répond qu’à un tiers à la demande santognaise, les importations en provenance d’Avelda notamment complétant l’offre.

Tonnes produites (2038) : 15 400

Demande
Malgré une offre qui baisse constamment, la demande repart à la hausse depuis les années 2030 en Santogne, grâce à une amélioration sensible du pouvoir d’achat mais cette offre profite surtout aux importateurs, qui assurent de plus grosses livraisons, à des prix plus attractifs. Au contraire de la pomme et surtout de la vigne, la fraise a finalement peu de débouchés économiques, surtout depuis que sa « fragrance » a été synthétisée dans le milieu du cosmétique. Le consommateur, par ailleurs, semble peu regardant de la saisonnalité des fruits et demande à consommer des fraises en hiver, une demande qui ne peut être honorée qu’au travers de cultures alternatives (hors-sol notamment).

Perspectives
Le marché est compliqué pour les producteurs santognais, qui devront se différencier non pas sur la qualité – ce qui exigerait de remettre à plat toute l’organisation de la filière avec des résultats incertains et des procédés onéreux – mais sur l’offre en elle-même. La spécialisation est d’autant plus difficile que peu de maraîchers font de la fraise autre chose qu’une activité annexe à leur produit phare. Mais certains exploitants s’y sont lancés, notamment par l’arrivée de nouvelles variétés ou la réhabilitation d’anciennes. La « fraise blanche », avec son goût d’ananas, peut ainsi constituer un débouché mais pour l’heure, il s’agit d’un marché de niche et les professionnels de la filière refusent de la reconnaître comme une fraise comme une autre.

Le marché peut également jouir d’innovations de process de distribution, permettant aux producteurs de ne plus passer par la grande surface qui rogne sur la marge. Des distributeurs automatiques de fruits voient ainsi le jour en ville pour à la fois éviter les supermarchés mais aussi pour les rendre accessibles à des citadins et à des ménages plus modestes. Ces initiatives restent toutefois locales et la filière fraise, globalement, ne fait pas partie des priorités du ministère santognais de l’Agriculture.[/justify]