Consulat Berbère Autonome

Gwenael

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[justify][center]La Chute d'un Empire (2/?)

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Assis derrière son bureau, le Consul Yidir Amellal était en train de griffonner l'ébauche de l'édit qui devait mettre un terme à l'influence culturelle arabe sur la Berbérie. Il mordillait le capuchon de son stylo en réfléchissant à la mise en forme de l'article qui règlerait la question des arts et de la musique. Lorsque l'idée lui vint, il commença à écrire la phrase qu'il avait en tête :

« Le rap arabe est un sous-art décadent. Chargé de sexualité, il est... »

Un bruit sourd venait de retentir, faisant sursauter le Consul. On eût dit une explosion lointaine. C'était cependant peu probable, compte tenu du calme relatif qui régnait dans la capitale du Consulat depuis plusieurs semaines. Décidément, non, c'était impossible. Quelqu'un avait sûrement dû claquer une porte un peu trop violemment dans une pièce voisine. Le Consul reprit donc la rédaction de son article :

« Le rap arabe est un sous-art décadent. Chargé de sexualité, il est l'expression du paléocortex des populations de race araboïde. »

Une seconde explosion retentit. Cette fois, elle était beaucoup plus proche, puisque le sol avait vibré sous les pieds de Yidir Amellal. Il n'eut pas le temps de réagir que déjà, le chef de la sécurité du Palais Consulaire était entré dans son bureau sans même prendre le temps de frapper.

Chef de la sécurité : Noble Consul, le Palais est attaqué !

Yidir Amellal : Pardon ?

Chef de la sécurité : Un groupe de terroristes a fait exploser une charge explosive à l'entrée de la cour et est parvenu à pénétrer dans l'enceinte. Les soldats hyptates ont été pris par surprise et massacrés. Il faut évacuer les lieux au plus vite !

Des coups de feu et des cris se faisaient entendre depuis le rez-de-chaussée. Dans le vacarme ambiant, le Consul put entendre distinctement l'un des assaillants monter au cri de « Allah Ackbar».

Yidir Amellal : Force et Islam...

Chef de la sécurité : J'en ai bien peur. Suivez moi, Monsieur.

Le Consul s'exécuta et marcha dans les pas de son chef de la sécurité, dans la direction opposée au bruit des combats.

Chef de la sécurité : Un navire nous attend dans le port. Il vous conduira en lieu sûr en attendant que les Hyptates contre-attaquent et reprennent le Palais.

Alors que les deux hommes s'apprêtaient à sortir par l'arrière-cour, Yidir Amellal reçut un objet sur le crâne. Tout en se frottant la tête pour calmer la douleur liée au choc, il se retourna de quoi il s'agissait.

Chef de la sécurité : Une grenade !

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, le chef de la sécurité avait poussé le Consul en arrière avant de se jeter sur la grenade qui se trouvait au sol afin d'en amoindrir l'effet sur son supérieur. Lorsque celle-ci explosa, les morceaux du corps de l'officier se répandirent dans les alentours. Le Consul, en revanche, n'avait rien, si ce n'est qu'il était couvert du sang de son sauveur.
Prive de son guide, il ne savait quel était le navire à bord duquel il devait monter. Toutefois, il était suicidaire de rester dans la capitale du Consulat, qui s'apprêtait à tomber aux mains des Islamistes. Pris de cours, il sauta dans un navire de fortune qui s'apprêtait à quitter le port. Les passagers y étaient nombreux, donc les chances qu'on l'y retrouve étaient maigres, surtout au vu de l'état dans lequel il se trouvait.
Une fois les amarres larguées, Yidir Amellal se résolut à aller parler aux autres passagers, qui ne se trouvaient guère en meilleure condition que lui.


Yidir Amellal : Excusez-moi, pourrais-je savoir où va ce navire ?

Réfugié : Au Lorthon, mon frère. Loin des affres de la guerre...
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