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Posté : sam. déc. 09, 2017 2:29 pm
par Amaski
[center]Industrialisation militaire IV - 26 octobre 2034

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L’industrialisation du pays avançait à grand pas. D'une part, le Weltkrieg avait tellement désorganisé le commerce mondial qu'importer des denrées était devenu une action hasardeuse et bien coûteuse. En conséquence, l'idée de produire localement devenait non seulement une nécessité matérielle, mais également une opportunité économique. Cela ne concernait pas tous les produits, mais une grande partie des machines, composants et matières manufacturées étaient plus intéressantes à être produites sur place. Pour des investisseurs, c'était le moment de convertir des actifs financiers instables et rendus peu rentables en des projets industriels avec une forte rentabilité grâce au conflit mondial. Et ceux qui le pouvaient, investissaient massivement dans des manufactures et usines pouvant fabriquer les composants et armes qui étaient en grande demande au sein des armées de l'UPO.

L'urgence primordiale de l'Armée vrye avait été de constituer les bases pour fournir un ravitaillement élémentaire pour l'Armée. Ensuite, on avait lancé la construction de chantiers navals pour permettre la conception de bateaux de guerre. A la suite de quoi, l’État-major avait engagé le processus de conception d'un avion de chasse vrye. Désormais, on passait à un autre projet : le lancement de la production d'un char lourd vrye. Les tanks n'avaient pas eu une importance particulière dans les projets de défense du pays, du moins pas en dehors de soutien pour défendre les côtes. Toutefois, le Weltkrieg était désormais entra de rendre honneur à son nom. Les combats s'élargissaient à des nouveaux territoires et la fin des négociations de paix inaugurait une nouvelle phase de combats intenses entre les principaux protagonistes. Le conflit n'allait pas se terminer de sitôt, pas avant qu'un nouvel rapport de force s'impose entre les acteurs du Weltkrieg. L'estimation initiale de l’État-major d'une guerre s'étirant sur plusieurs années semblait désormais se confirmer. La paix, elle, n'était pas pour demain.

Cette nouvelle tournure de la guerre demandait une autre approche. Les chars lourds étaient une armes qui pouvait permettre d'acquérir un avantage sur des terrains peu accidentés et ainsi propices au déploiement d'une large force militaire. Leur production était donc un choix stratégique pertinent dans le cadre des combats futurs, mais aussi sur le plan commercial pour la période de l'après-guerre. Au sein de l’État-major, on considérait désormais avec plus de soin la question de comment maintenir toute l'industrie de guerre en marche après le conflit. Une grande partie pourrait être convertie dans des usines civiles, mais une autre, permettra la production d'armes pour le marché mondial. Les chars étaient une arme qui pouvait se vendre avec plus d'aisance que d'autres types de machines de guerre, plus délicates à mettre en circulation auprès de ceux qui pourraient être des ennemis de demain. Il n'était pas très probable de voir le Vryheid être envahi par des chars. Ces armes lourds pouvaient trop facilement s'enfoncer dans les sables des plages ou pire, tomber à panne d'essence au milieu d'un archipel très hostile pour une puissance n'ayant pas grandi et vécu sur les nombreuses îles du Vryheid.

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Le char lourd vrye portera le nom de «Tortue» et sera un véhicule au blindage renforcé, sacrifiant la vitesse à la résistance aux tirs ennemis, avec une puissance de tir supérieur aux chars légers. Résistance et puissance de feu étaient ainsi les maîtres-mots de cet engin de guerre. Ce choix n'avait pas été fait uniquement en vue du Weltkrieg. Pour l'avenir, le char « Tortue » pourrait servir d'appui à la défense côtière en faisant office d'artillerie mobile pour repousser des soldats débarquant sur une plage. Ce char devait ainsi non seulement permettre de soutenir l'effort de guerre actuel, mais constituer une pièce dans la stratégie future du Vryheid pour sécuriser son territoire national.

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La production du char lourd sera faite dans le cadre d'usines militaires sous contrôle de l’État. A la différence des missiles de croisière, la production des chars « Tortue » n'était pas une urgence et on pouvait donc accepter des délais plus longs si en échange on pouvait garder le coût de production à un niveau plus acceptable pour les caisses du Fond souverain. Comme la guerre s’annonçait longue et coûteuse, il semblait pertinent de donner la priorité à la production accélérée des armes qui étaient stratégiquement le plus indispensable pour l'effort de guerre général. Les chars lourds, eux, ne faisaient pas partie de cette catégorie.

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Posté : dim. déc. 10, 2017 5:00 pm
par Amaski
[center]Entrainement de soldats - 30 octobre 2034

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On avait appris depuis peu des déboires des programmes d’entraînements au Mahajanubia. Si ceux-ci étaient « embêtants » pour l'UPO, il était peu probable qu'ils compromettent l'effort de guerre surtout dans le cadre de la doctrine de la Guerre Perpétuelle. Toutefois, l'Etat-major vrye avait quand même décidé de prendre en compte les difficultés découvertes par l’Etat-major du Mahajanubia pour lancer une inspection de son propre programme de formation. On n'était jamais assez sûr et la paranoïa faisait partie des attributs nécessaires pour devenir général au Vryheid. Avec un certain soulagement, on découvrit que cette petite introspection était largement justifiée. Le programme vrye souffrait de plusieurs lacunes majeures, dont une résidait dans le fait qu'on manquait d'une structure assez développée pour supporter l'effort de formation en seulement 90 jours. C'est pourquoi l'Armée a décidé de prendre une série de mesures pour contrer les déficits constatés jusqu'à là.

Premièrement, l'Armée ouvrira un Centre de Formation à Vry Haven. Celui-ci aura pour objectif d'instruire des futurs formateurs militaires. A l'heure actuelle, l'instruction se fait avec le pool de vétérans issus de la Guerre d'Indépendance et donc est par sa nature hétéroclite pas toujours de la première qualité. Pour faire simple : certains instructeurs sont excellents, d'autres moins. Le Centre de Formation permettra d'accueillir les meilleurs vétérans pour leur donner l'occasion de former des instructeurs qui à leur tour iront offrir une formation standardisée et de qualité aux recrues. Cela permettra une hausse qualitative de la formation et aussi une qualité stable dans chaque troupe. Le Centre suivra un curriculum précis et approuvé par l’État-major.

En tout, on prévoit 100 postes d'enseignants et 1000 places pour les futurs instructeurs. Chaque enseignant instruira ainsi 10 élevés-instructeurs pendant une période de 90 jours. Les premiers 10 jours seront consacrés à l'acquisition des notions de base. Du 11ème au 40ème jour, on inculquera les bases de la formation avec ensuite 50 jours de répétition, d'amélioration, d'exercices et de stages. Le rythme soutenu devra permettre de créer trois volées d'instructeurs par an en laissant aux enseignants assez de temps pour se former à leur tour et aussi s'engager dans d'autres activités annexes en faveur de l'Armée.

Deuxièmement, on procède à une uniformisation plus poussée des programmes de formation des recrues. Le Programme de Formation Standard est fixé à un délai de 21 semaines, au contraire des 90 jours dans l'ancien planning. Il est composé de trois modules qui ensembles permettent une formation complète de la recrue pour en faire un soldat apte au combat et au service à la Patrie.

Le premier module dure 7 semaines pendant lesquelles la recrue reçoit une formation de base générale selon le curriculum fixé par les services de l’État-major. Il apprend dans ce cadre à suivre les ordres (discipline élémentaire), à accomplir des mouvements en troupe (exercices sur la place des armes), à marcher, à monter et démonter son fusil (à l'aveugle), l'entretien de son équipement, la garde, le tir au fusil (sauf pour les sanitaires qui utiliseront un pistolet), l'usage du couteau de combat et toutes les connaissances et réflexes élémentaires nécessaires pour agir sur un champ de bataille.

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Le deuxième module dure 6 semaines et correspond à l'instruction spécifique à la fonction dans l'armée. Les recrues intégreront des troupes de leurs armes pour ainsi s'approprier toutes les compétences spécifiques essentielles à leur fonction au sein de l'Armée. Des dispositions particulières seront prises pour les catégories suivantes.

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- Les sanitaires serviront pendant 4 semaines dans un hôpital ou clinique et auront ensuite deux semaines de formation spécifique à l'aide aux soldats blessés sur le champ de bataille.

- Les prêtres suivront une formation dispensée par des instructeurs spécialisés. Ils devront tout particulièrement apprendre les prières contre les démons pour contrer les effets des sacrifices et prières à Lucifer de l’Ennemi.

- Les moines voulant combattre contre la Coalition luciférienne intégreront les troupes d'infanteries lourdes et auront en supplémentent un enseignement au maniement de l'épée. Ils constitueront à la fin un bataillon indépendant de Templiers devant assister dans la lutte contre Lucifer.

- Les femmes (religieuses inclues) servant comme infanterie lourde et légère auront leurs propres troupes qui porteront le nom de bataillons des Amazones. Elles jouiront de leur propre hiérarchie et des dispenses spécifiques à leur biologie (équipement plus léger et flexible ; fourniture gratuite pour les besoins particuliers et diète adaptée aux différences sensorielles). Une femme désireuse d’intégrer une troupe masculine pourra faire la demande. Les couples mariés peuvent exigés de servir ensemble dans la même troupe à condition d'être dans la même arme (ce que Dieu unit, l'Homme ne saurait séparer).

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Le troisième module dure 8 semaines et consiste à renforcer toutes les compétences acquises. Il consiste aussi à permettre la participation à des entraînements entre plusieurs troupes, à des séries d’exercices en préparation au combat réel et à des potentiels programmes de rattrapage si une troupe est en retard sur le planning de formation. C'est également durant ce module que des potentiels futurs cadres sont formés pour devenir sous-officier.

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[spoiler="Installations militaires stratégiques"]APERÇU DES INSTALLATIONS MILITAIRES STRATÉGIQUES EN DATE DU 30 OCTOBRE 2034

Centre de Formation Joel Behel

Nombre de places : 1000
Cycle : 3 mois (4 classes par an)
Inauguration : 30 octobre 2034
Localisation : Vry Haven

Coût d’inscription : gratuit

Académie Militaire Nikolas Klausewitz

Nombre de places : 1000
Cycle : 3 mois (4 classes par an)
Inauguration : 11 août 2034
Localisation : Vry Haven

Coût d’inscription : gratuit après passage d’un examen d’excellence
ou recommandation d’un officier

Académie Navale Pieter Gryfin

Nombre de places : 200
Cycle : 3 mois (4 classes par an)
Inauguration : 11 août 2034
Localisation : Houndstad

Coût d’inscription : gratuit après passage d’un examen d’excellence
ou recommandation d’un officier

Chantier naval de Houndstad

Nombre d’ateliers : 4
Emplois directs : 600
Emplois indirects : ~2400
Salaire de base : 270 dollars

Inauguration : 20 août 2034

Chantier naval de Houtstad

Nombre d’ateliers : 7
Emplois directs : 1050
Emplois indirects : ~4200
Salaire de base : 270 dollars

Inauguration : 15 novembre 2034

Chantier naval de Vry Haven

Nombre d’ateliers : 10
Emplois directs : 1500
Emplois indirects : ~6000
Salaire de base : 270 dollars

Inauguration : 25 novembre 2034[/spoiler]

Posté : jeu. déc. 14, 2017 2:49 pm
par Amaski
[center]Mobilisation financière - 11 novembre 2034

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Le financement d'une guerre est toujours une opération périlleuse. C’est ainsi que la République du Vryheid est confrontée à des dépenses sans précédent dans sa courte histoire nationale. Non seulement elle doit soutenir l'effort de guerre et d'industrialisation de son pays, mais aussi aider les autres contrées de l'UPO à faire face à leurs dépenses militaires. Toutefois, la bonne nouvelle est que le Vryheid a un atout salutaire : l'exploitation du gaz vrye offre une rente qui sur court terme peut permettre d'éviter de devoir faire marcher la planche à billet ou contracter des dettes à tout va.

Le « trésor de guerre » est constitué par deux années de revenus de gaz. Ceux-ci sont réunis dans le Fond souverain qui est financé par le bénéfice de l'industrie des hydrocarbures de l'année écoulée.

La première source de capital est le budget de l'année 2033 (dénommé 2032, car tirant le revenu de l'année 2032) qui a eu en tout un bilan positif de [url=http://www.simpolitique.com/post309942.html#p309942]5,7 milliards[/url]. Cette somme a été transférée au Fond souverain de 2034 comme bénéfice reporté.

Le Fond souverain de 2034, lui, profite de la hausse du prix gaz (prix moyen de 1,41 dollars le m3) et de la réforme de l'administration de Vrye Energie. Il a donc pu faire un bénéfice au courant l'année de 2033 de 69 milliards. Dans le cadre de la surcharge de la Maison des Affranchis début 2034, le budget du Fond souverain n'avait pas été encore approuvé. En conséquence, le Gouvernement a pu au début du conflit se saisir de ces [url=http://www.simpolitique.com/post325969.html#p325969]fonds pour constituer un Fond de guerre[/url] par le droit accordé de saisir les ressources du pays.

Au début du conflit, le Fond de guerre est donc fort de 74,7 milliards de dollars. On doit de ce budget en déduire les dépenses militaires suivantes encourues depuis.

[spoiler="Aperçu des dépenses"]Dépenses militaires et coûts de guerre de la République du Vryheid

Première tranche de dépenses militaires du Vryheid : 1,5 milliards
Première tranche de dépenses militaires de la Britonnie : 7 milliards
Première tranche de dépenses militaires de l’Uhmali : 2 milliards

Achat de 200 avions multi-rôles Örn : 4,2 milliards
2000 artillerie tractée avec camion militaire Kormal-Kurol : 1,5 milliards
Opérations de la Sécurité Intérieure : 60 millions

Achat d’armes du Lorthon (4-11-17) : 887 millions
Achat d’armes du Lorthon (21-11-17) : 250 millions

TOTAL : 17 397 milliards[/spoiler]
En dehors des engagements pris au début de la guerre, tout particulièrement à l’égard du Lorthon, le Gouvernement provisoire a décidé de soutenir la Britonnie et l’Uhmali. La République du Vryheid prendra donc en charge les coûts de guerre hors achats militaires des deux pays afin de permettre d’éviter un endettement excessif de ces deux nations. L’accord tacite entre les trois acteurs est que les deux pays rembourseront après le Weltkrieg le Vryheid avec des remboursements annuels à hauteur de quelques pourcents de la somme total.

Cette stratégie n’est pas un geste de pure fraternité. Un surendettement de la part du Commonwealth comporte le risque d’affaiblir la Livre Sterling et donc d’avoir des effets néfastes sur le Rand libre par effet de ricochet. En même temps, en renforçant sa position de banquier du Commonwealth, le Vryheid espère pouvoir regagner son influence au sein de l’UPO, largement perdue en faveur d’un Mahajanubia dirigeant les opérations militaires de l’UPO selon la doctrine des faucons.

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Posté : mar. déc. 19, 2017 9:34 pm
par Amaski
[center]Les larmes écarlates du Weltkrieg - 27 novembre 2034

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Dans le lointain Orient, la Conférence de Paix de Shengfen était entra de débuter. C’était un pétale d’orchidée tournoyante dans un ouragan de feu et de violence. Un petit espoir de voir la raison l’emporter sur les pulsions de vengeance et de la haine. Une brise tempérée dans un hiver glacial et rude.

Pendant ce temps, les navires de guerre du Vryheid avaient atteint les côtes du Txile et ainsi permis de conclure une opération navale particulièrement importante pour l'UPO. Si l'espoir d'une conclusion imminente du conflit mondial semblait désormais possible, on n'avait aucune intention de se laisser bercer par un accord de paix potentiellement illusoire. L'effort de guerre et les opérations devaient continuer comme prévu, sans aucune concession en la matière. Même, on considérait du côté vrye que la meilleure stratégie pour forcer tout le monde à accepter l’idée d’une paix générale consistait à garder la pression élevée sur tous les participants. De toute façon, le Vryheid était désormais lancé dans une course à l'industrialisation qu'on ne pouvait plus stopper en l'état actuel des choses sans générer des grands dommages pour l'économie. Autant donc pousser la logique industrielle jusqu'au bout. Si on ne peut pas reculer, il faut sauter vers l'avant.

L’État-major annonce ainsi le lancement de la construction du futur chantier naval de Lando Haven. Celui-ci devra contenir dix ateliers. Ce geste s'inscrit dans un projet d'augmentation de la capacité productive du Vryheid en matière de conception de navires qui date depuis le début du conflit. On espérait dans les années voire la décennie à venir pouvoir se hisser parmi les principaux amateurs au monde. Peut-être même le premier constructeur de navires au monde ? On pouvait toujours se permettre de rêver un peu. Ce qui était certain était le fait que la demande en navires de guerre et de commerce ne risquait pas de flancher vu l'intensité du conflit et aussi des croissances économiques très élevées sur presque tous les continents. Miser sur la construction navale était donc le choix raisonnable dans le cadre du conflit actuellement en cours et de manière général pour un pays comme le Vryheid. L'après-guerre se préparait désormais autant que le conflit en lui-même.

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Pendant ce temps, trois chantiers navals étaient également en planification en Uhmali. Le choix de ce pays n'était pas anodin. Le Gouvernement du Vryheid savait que l'OCC était agité par les membres de la Coalition. Secrètement, on espérait que les autres pays d'Orient commettent la gaffe de vouloir sanctionner l'Uhmali voire même de l'exclure de l'organisation. Le Vryheid se préparait à cette éventualité en offrant à l'Uhmali un accord commercial très favorable au royaume, quoi préparer un rapprochement diplomatique substantielle en faveur des intérêts industriels et économiques de l'archipel. Ce grand pays pouvait être un paradis en termes d'investissement et de production. Les trois chantiers navals prévus devaient être ainsi la première phase d'un projet de pénétration économique de la nation orientale. Ils étaient un pied mis dans la porte uhmalienne. Et puis, à partir de l'Uhmali on pouvait étendre l'influence économique dans les nations voisines et en faire du royaume oriental une véritable plate-forme commerciale pour les navires et investisseurs vrye.

En même temps, le Gouvernement a décidé d'officiellement reprendre en main la centrale nucléaire à sodium de Vry Haven. Le collapse de la Soverovie avait été un grand coup pour le projet, mais au fil des semaines, on avait réussi à recruter un certain nombre d'ingénieurs soveroves pas trop enthousiasmés par l'idée de retourner dans un pays en proie au chaos voire même à une potentielle guerre civile. Ce petit groupe d'expatriés avaient accepté de diriger la suite des opérations afin de permettre à la centrale de devenir opérationnelle. On leur donnait en échange non seulement l'asile, mais également une situation financière et sociale bien enviable pour la plus part des citoyens de la République.

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Si Geert Spoelder n'est pas véritablement enthousiasmé par ce colosse, Osana milite ouvertement pour sa finalisation. Son argumentaire ? Le Gouvernement avait besoin de montrer à la population que la guerre n'avait pas tout remis en cause et que le progrès industriel pouvait être accompagné d'investissements dans le technologique.

Aussi, et plus cyniquement, une centrale opérationnelle était toujours une bonne chose à avoir sous la main. La capacité à produire des matériaux fissibles pouvait ouvrir la voie à l'acquisition, très théorique, de la bombe atomique. Si Spoelder est vigoureusement opposé à un tel projet militaire, trop coûteux et « inutile », Osana considère que c'est l'« idée » de pouvoir concevoir une bombe qui retiendra les ardeurs de certains empires trouvant l'archipel mieux placé sous son contrôle.

Le Vryheid n'avait pas besoin de la bombe. Il suffisait que les autres pays pensent que l'archipel était en capacité d'en fabriquer. Ce serait une belle duperie, mais potentiellement salutaire si la situation géopolitique s'aggravait encore davantage et que des rivaux naturels, comme la Confédération de l'Algarbe du Sud, reprenait du poil de la bête.

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Posté : lun. avr. 09, 2018 7:07 pm
par Amaski
[center]Dure Renaissance - 27 octobre 2035

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Le Weltkrieg avait exigé de développer du jour au lendemain toute une industrie lourde. Aciéries, usines de montage et de production avaient jailli du sol en l'espace de seulement quelques mois, transformant des paisibles quartiers en zones industrielles. Aujourd'hui, ce parc industriel représentait un défi pour les autorités publiques. Que faire de toutes ces usines qui avaient été bâtie pour satisfaire une demande militaire désormais inexistante ? La vérité était que le pays n'avait plus besoin de fusils, mais de tracteurs.

Certains avaient argumenté pour la destruction pure et simple de ce qu'ils considéraient être une aberration idéologique. D'autres, plus pragmatiques, avaient suggéré de vendre les usines à des jeunes entrepreneurs ambitieux. Leur argument était que l’État s'était endetté pour construire ces manufactures. Autant tenter de réduire les pertes en les cédant à bas prix. Certes, on n'allait pas récupérer tout l'investissement, mais au moins on ne devra plus payer les entretiens ou financer leur destruction. Au final, c'étaient les pragmatiques qui s'étaient imposés. L'Etat avait donc décidé de vendre ces installations sans trop discuter du prix, pourvu qu'ils soient réaffectés à l'industrie civile. Le pays avait besoin d'emplois et de produire quoi satisfaire la demande d'une nation subissant une immigration inouïe.

Pour beaucoup de jeunes ambitieux, la privatisation des ateliers de guerre étaient une aubaine inespérée. Ils pouvaient récupérer un outil de production qui demandait uniquement quelques timides investissements pour être redirigé vers la production civile. En seulement quelques semaines, on pouvait convertir une usine de production de fusils en une manufacture de biens ménagers. L’atelier de fabrication de char, était facilement convertible en usine de tracteurs et camions. Et le pays avait besoin de ces produits. Le commerce mondial restait amputé depuis le Weltkrieg et le G4 s'était enfoncé dans un marasme total après avoir trinqué fièrement au sauvetage du système financier international.

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Cette reprise industrielle était aussi une belle opportunité pour les banques récemment privatisées par l’État. Tous ces entrepreneurs avaient besoin du capital et les instituts de crédit, renfloués depuis peu, étaient prêtes à fournir l'argent nécessaire. C'était le début d'un petit regain d'activité économique dans un monde frappé par la stupeur du Weltkrieg. Certes, il faudrait des mois voire des années pour retrouver la prospérité d'antan, mais beaucoup voyaient le désespoir céder à l'optimisme. Le crédit était à nouveau accessible, les salaires en baisse et les problèmes du commerce mondial une garantie de demande pour ce qu'on fabriquait dans les usines.

Presque personne n’était assez naïf pour croire que ces conditions exceptionnelles allaient durer. Une fois les réfugiés tous installés, la pression sur les salaires finira par baisser et une hausse des rémunérations deviendra inévitable. C'était la dure loi du marché : toute abondance génère la chute de la valeur ; toute forme de pénurie favorise la hausse du prix. Beaucoup de migrants décidaient depuis quelques semaines d'aller vers les îles orientales pour y travailler comme pêcheurs, artisans ou paysan. La pression sur les emplois industriels était donc que temporaire. Et pire, beaucoup des Noirs alekans avaient pu sauver un peu d'argent et n'hésitaient pas de monter des ateliers et petites manufactures pour concurrencer les usines.

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Dans un pays avec tant de liberté, les entrepreneurs en herbe ne manquaient pas. Tout était possible et légal. Vous pouviez sans hésiter monter un salon de coiffure dans un terrain vague. Qui allait venir protester ? Les fonctionnaires étaient peu nombreux et concentrés à remplir les missions régaliennes essentielles. La police ? Trop engagée à lutter contre les gangs et vrais voyous pour embêter un homme prêt à gagner de l'argent par son travail. On voyait donc ici et là des femmes et des hommes produire tout ce qui était possible. Des chaussures artisanales venaient faire la compétition aux souliers conçus en série. Le boubou en tissu dytolien concurrençait la robe du couturier d'une échoppe haute de gamme.

Toutefois, ce balbutiement économique était encore très timide comparé à ce qu'avait été l'économie avant le Weltkrieg. Néanmoins, c’était un début.


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