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Posté : lun. janv. 22, 2018 9:08 pm
par Amine
[center]Langues parlées par les aminiens de plus de 18 ans:[/center]
Ce document s'applique à l'année 2035. Des évolutions ont eu lieu et auront lieu.
Taqbaylit (kabyle standard): 98%
Arabe: 66%
Dialectes bantous d'Aminavie: 9%
Britton: 7%
Italien (dialectes nazaliens): 5%
On peut noter la forte présence des dialectes nazaliens, beaucoup utilisés dans les Tlatajuzur, les trois îles nord de l'Aminavie, qui sont parfois même appelées Trinsulaterra, pour montrer la présence dominante de l'italien dans ces régions. Les dialectes bantous sont désormais appris par une partie des autres communautés. Pas de surprise, le taqbaylit est parlé par presque toute la population aminienne. L'arabe est la seconde langue et possède une base solide, les 2/3 des aminiens le parlent couramment.
Posté : lun. févr. 12, 2018 5:41 pm
par Amine
[center]Avril[/center]
Avril à Djuruma, ce n'est pas le printemps mais le début de l'été pour les habitants de la ville, qui se préparent déjà à la canicule, alors que les températures tournent entre 16 et 24 °C. On sort en t-shirt et en short, on se promène sur la plage, on reste dehors tard, jusqu'à 22 heures, alors que le soleil s'est couché à 20 heures 30. Les enfants profitent des week-ends comme si c'était déjà leurs grandes vacances.
Avril à Bgayet, c'est la fin de la saison des sports d'hiver. Les quelques stations encore ouvertes se préparent à fermer. L'animation dans les rues due à l'affluence de touristes n'est plus, le calme et le silence s'installent dans les banlieues. La ville prend une allure de grande ville lambda en Aminavie. Les touristes ayant déserté, la population locale reprend peu à peu ses activités d'hors-saison. La ville attendra novembre prochain pour redevenir "la" ville d'Aminavie.
Avril à Naïrima, c'est le début de l'été comme à Djuruma, sauf qu'ici, on se prépare à accueillir l'afflux de touristes qui veulent séjourner dans la station balnéaire. Les commerçants préparent leurs stocks, les sables sont nettoyées, des marchands ambulants commencent déjà à parcourir les rues de la ville, même si les bénéfices sont moindres. Les producteurs et les organisateurs de concert préparent les concerts d'été, et évidemment le Musaqabat', le festival de musiques urbaines reconnu au niveau international. Les hôtels sont fermés parce qu'il faut que tout soit parfait au début de la saison, on nettoie donc, on prépare des événements, tout pour que les touristes soient attirés, ou satisfaits. Les rues se remplissent petit à petit, fi mai,
elles seront pleines de monde, les plages seront prises d'assaut, la température sera parfaite. Ce sera l'été.
Avril à Sidi Benna, on a déjà des températures brûlantes dans la région désertique, 25 °C quand il fait froid, 40 °C au maximum. Les animaux du désert se rendent de plus en plus dans les villes de manière incongrue, car on y trouve de l'eau. Cependant, les animaux sont obligés de mettre en place tout de même leurs stratégies pour économiser l'eau. Dans la ville, la saison touristique a déjà commencé, les excursions à dos de dromadaires ont déjà commencé dans le désert alentour. Les dytoliens viennent toute l'année en recherche de chaleur, mais cette période est particulièrement appréciée par ces touristes car les températures sont chaudes, mais pas brûlantes.
Posté : lun. févr. 12, 2018 8:57 pm
par Amine
[center]RP politique[/center]
Bureau du président, 13 heures, Palais Blanc d'Aït Tinifer
Nabil Bentalha était en pleine discussion avec son Ministre des Affaires Étrangères, Abdelkader Aouar. La participation au G5 Algarbe semblait une évidence pour le ministre, mais la situation était tout autre pour le président, qui lui seul avait pouvoir de décision sur une participation éventuelle à ce sommet, dont participaient déjà des représentants montalvéens, hôtes du sommet,
vryes, et sud-algarbiens.
Abdelkader Aouar: Mais comment veux-tu que l'Aminavie devienne leader de l'Algarbe si elle n'en fait partie ? Réfléchis un peu !
Nabil Bentalha: Non ! Toi, réfléchis un peu ! Tu veux intégrer une organisation qui semble en tout point dirigée par le Montalvo, et l'UPO, qui sont des parias au niveau mondial. Si l'Aminavie veut diriger l'Algarbe, il faut qu'elle s'en émancipe. Car si ton but est de devenir seulement LA puissance algarbienne, le mien est de devenir une puissance mondiale.
Abdelkader Aouar: Et c'est pour cela qu'il faut intégrer l'organisation. Regarde Choenglung, tous les pays qui ont intégré cette organisation sont désormais des puissances mondiales. Le G5 Algarbe, c'est le même principe, les PIB en moins. L'Algarbe est le futur eldorado des investisseurs, alors c'est maintenant qu'il faut s'y intégrer de manière totale ! Dans deux ans, ce sera trop tard, dans un an aussi, dans six mois aussi.
Nabil Bentalha: La dernière fois que le Montalvo a essayé de créer une union régionale, souviens-toi de ce qui est arrivé, les Deux-Lucagnes ont même fini par disparaître ! Maintenant, les deux anciens alliés céruléens se livrent une guerre froide ! Tu veux que ça arrive ? Non ! Alors laisse moi le temps de réfléchir, putain !
Abdelkader Aouar: Il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets, Nabil, et tu le savais quand tu t'es présenté pour devenir président de l'Aminavie comme tu te désignes, président des aminiens comme je préfère le dire. S'allier avec des pays qui ressemblent en tout point au nôtre, ça ne peut qu'aider à améliorer le sort de notre peuple, celui qui t'as élu. Ça veut pas dire que l'Aminavie sera un état-satellite de la Lega di Montalvo, au contraire. De quoi tu as peur ? T'as changé Nabil, t'as changé. T'étais pas comme ça dans la banlieue, t'étais pas comme ça à la fac de droit, t'étais pas comme ça...
Sur ces paroles, Abdelkader quitta la pièce, laissant Nabil réfléchir à ses derniers mots...
Posté : mar. févr. 20, 2018 10:22 am
par Amine
Le Ministre des Affaires Étrangères Abdelkader Aouar attendait un appel quelque peu spécial dans son bureau. Il était le seul au courant dans le ministère, et ne comptait en parler à personne. Qui, de toute façon, se douterait qu'un ministre des Affaires Étrangères soit préoccupé par ce type d'affaires. Soudain, le téléphone sonna. Au bout du fil, le président de la fédération de football d'Aminavie:
PF: Sbah el khir Abdelkader, comment ça va ?
AA: Ça va, ça va. Tu sais pourquoi je t'ai demandé de m'appeler, et j'aimerais savoir: alors, leur réponse ?
PF: Je suis en train de concrétiser l'accord, on va bientôt signer. Dès que c'est fait, on commence à monter le dossier de candidature. Ça va aller vite, j'avais déjà sélectionné des stades aminiens, il manque que les nazaliens et...
Le président de la fédération n'eut pas le temps de finir sa phrase. Il fut coupé par le ministre, qui lui demanda:
AA: Que les nazaliens ? Et les mauristanais, tu les a oubliés ou quoi ?
PF: J'ai rien oublié ! Écoute deux secondes ! Le Mauristan, j'allais y venir, refuse à candidater pour l'organisation, à cause des différentes attaques commises sur son sol. Ils veulent pas prendre de risques.
AA: Merde, le Mauristan était relativement important pour la cohésion nord-algarbienne. En plus, ça m'ouvrait les portes d'une rencontre avec des représentants posnans. On fera sans alors. Par contre, il faut qu'on organise la Coupe du Monde à tout prix, pour montrer que l'Aminavie sait organiser des évènements. Et puis une coupe du monde, c'est une bonne image à l'international. Personne dira le contraire.
PF: De toute façon, il y a seulement deux candidatures déposées pour le moment, celles du Vryheid et des Villes-Unies du Zeederland. Le Vryheid est out, sa situation est très compliquée pour organiser un événement de cette ampleur, ça coûte cher, 3 millions de réfugiés, ça se nourrit pas avec des rencontres de foot Montalvo - Daterovie. Quant aux Villes-Unies, elles semblent être entrées dans une sorte de léthargie, et sont donc en mauvaise voie. Donc on est très bien partis.
AA: OK, mais assure toi quand même qu'on gagne, peut-être en jouant de tes contacts ou je ne sais pas quoi. D'ailleurs, le président de la FIFA est aminien, non ? Tu dois le connaître ?
PF: Je sais même pas comment il a fait pour se faire élire. À l'époque où j'étais déjà dirigeant de la Ligue de foot pro d'Aminavie, lui était un simple dirigeant de club de Ligue 2. Mais oui je le connais, d'ailleurs, il me semble qu'il me doit un service, ils m'en doivent tous un dans le monde du foot...
Le ministre raccrocha le téléphone. Il était satisfait de son travail pour mener une opération de mise en valeur de l'image aminienne à l'international. De plus, cela aurait des retombées économiques non-négligeables. Aouar devait donc maintenant s'assurer de remporter l'organisation de la compétition, tout en restant discret. Tout de même, qui l'eut cru ? Un ministre des Affaires Étrangères était en passe de faire remporter l'attribution de l'organisation d'une compétition majeure à son pays.
Posté : mar. févr. 27, 2018 3:06 pm
par Amine
Bureau du président, 13:02
Le président et le Premier Ministre discutent d'un sujet brûlant: Ben Youssouf. Toujours président du conseil démocratique, l'homme a bien trop de pouvoir selon eux. La recherche d'une solution a débuté.
Président: Ce connard ! Même quand il quitte le pouvoir, il arrive à se maintenir. Il est intelligent, dommage qu'il l'ait pas utilisé pour aider l'Aminavie.
Premier Ministre: Vire le, tout simplement. Simple et efficace.
Président: Je peux pas, j'ai pas ce pouvoir. Il s'est attribué une place parfaite, entre discrétion et pouvoir. Seul les autres membres du conseil peuvent le virer, ou bien il faut un vote de l'Assemblée Nationale. Si j'organise un vote pour virer un homme, imagine ce qu'on va penser de moi.
Premier Ministre: Et un scandale judiciaire ? Il se fait arrêter, on est tranquilles, c'est tout bon. J'avoue que ça prend du temps à mettre en place mais bon, ça fonctionne.
Président: Bonne idée mais non, il a une immunité judiciaire due à son poste important. Au début, je voulais seulement attendre pour qu'il parte de lui-même, mais il semble tenir, le bon bougre. En plus, son poste n'est pas limité dans le temps ou quelque chose comme ça, c'est une fonction à durée indéterminée.
Premier Ministre: Il a vraiment pensé à tout, il est plus fin que ce que je pensais. Écoute, le mieux, c'est de le faire partir avec une loi,et j'ai celle qu'il nous faut. Le projet de loi pour la renaissance démocratique.
Président: Ah oui, on dissout le conseil, mais pour qu'on ait plus ce genre de problèmes, on le remplace par une autre institution qui peut contrebalancer un pouvoir autoritaire, tout en n'ayant pas la possibilité de devenir le pouvoir autoritaire. Pas d'autoritarisme donc, mais plutôt un soutien au renouvellement de la démocratie.
Premier Ministre: Bon, je nous arrange ça, et Ben Youssouf sera plus là en deux semaines à peine. De toute façon, je pense qu'il finira par partir tout seul dès qu'il va voir le texte de loi. Il va aller voir Alexandra, elle le réconfortera une nouvelle fois.
Les deux hommes rirent de la plaisanterie du chef du gouvernement. Ils sortirent tous les deux du bureau, pour aller déjeuner. Ils avaient trouvé le moyen de faire partir l'homme qui pouvait tuer une démocratie à lui seul, et cela semblait les avoir mis en appétit.
Posté : mer. mai 02, 2018 10:40 am
par Amine
[center]RP politique[/center]
Bureau du Président, 14:12
Bentalha: Les nouvelles sont mauvaises, très mauvaises. 5% de croissance économique, comme l'année dernière. Pathétique, tout simplement pathétique.
Amrani: Oh, arrête, détends-toi, y a pas eu de récession, et c'est la première vraie année où t'as tenu la barre. Le pouvoir est stable, une vraie démocratie est installée, alors oublions cette performance économique.
Bentalha: Non, j'oublie pas. Je voulais redresser l'économie aminienne, en faire l'économie algarbienne la plus importante, et j'ai échoué.
Amrani: Mais c'est une seule année, il t'en reste plein d'autres pour redresser le pays !
Bentalha: Vu comment ça part ? Ça va être de pire en pire. Et je peux pas me désengager de la LIM, elle est indispensable. Non, j'ai une vraie solution...
Amrani: Ah bon ? Et c'est quoi ?
Bentalha: Puisque je suis aux abonnés absents de la gestion intérieure, il me faut quelqu'un pour tout gérer. Et je superviserais son travail. Et ce quelqu'un, c'est bien évidemment toi, le Premier Ministre.
Bentalha: T'es en train de me dire que tu veux déléguer 75% de ton pouvoir ? Et qu'est ce que vont dire les aminiens ?
Bentalha: Dans la Seconde République, t'as constitutionnellement le droit de le faire, alors pourquoi ne pas essayer ? Je superviserais tout, évidemment, alors pourquoi ne pas essayer. Qui ne tente rien n'a rien. Et puis je sens que tu mènerais une politique plus libérale que la mienne, et on en a besoin, pour rendre à l'Aminavie sa grandeur.
Amrani: Ben, si tu veux. Mais qu'on soit bien d'accord, pas d'annonce officielle, c'est un changement officieux ?
Bentalha: Bien sûr, rien d'officiel.
Amrani: Ok, alors je vais te laisser maintenant, j'ai promis à ma femme de manger ses tihasbanine, même si elle les fait pas très bien.
Posté : mer. mai 02, 2018 11:05 am
par Amine
[center]RP général[/center]
Les cafés aminiens sont presque toujours ouverts, hiver et été nuit et jour. À l'intérieur, on parle de tout et de n'importe quoi. Des commentaires sur des matchs de football, des discussions virulentes sur la politique, où encore de la vie de famille. En général, il n'y a que des hommes dans les cafés, très peu de femmes s'y rendent. Elles privilégient le café à la maison, entre amies et voisines. Les doyens s'installent à l'intérieur, près du comptoir, tandis que les plus jeunes privilégient la terrasse. Voici quelques discussions anodines dans un café de Naïrima:
- Elle va comment ta soeur, Saliha ?
-Elle a toujours ses problèmes de dos, elle n'arrive pas à bien marcher. Je lui ai proposé de s'installer chez moi, comme ça elle aurait rien à faire, elle pourrait rester allongée, mais elle a refusée.
-Ah, les femmes et leur orgueil, ça finira par les perdre un jour
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-Mon frère, tu as regardé le match hier soir ?
- Lequel ?
-Aït Tinifer contre Bgayet. Un vrai scandale ! L'arbitre est un arioul. Trois penaltys non sifflés pour Bgayet !
- Mais qu'est-ce que tu racontes, le vrai scandale, ce sont les simulations des joueurs de Bgayet ! L'arbitre a été exemplaire ! Et Aït Tinifer mérite largement sa victoire !
-Mon frère, achète-toi des lunettes et parle ensuite, tu as un vrai problème !
-Comment je vais m'acheter des lunettes ? Le gouvernement rembourse pas !
-La vérité, c'est que Ben Youssouf a été jeté comme un malpropre alors qu'il était le seul président des aminiens, quand les autres sont président de l'Aminavie. Gouvernement de merde.
-La vérité, c'est qu'on vivait mieux sans gouvernement. La dernière fois que ça a été pire, c'était sous la domination britonne.
Posté : dim. mai 13, 2018 8:33 am
par Amine
[center]A la guerre comme à la guerre[/center]
Chef d'état-major: Tous les amarantins ont été attrapés, c'est bon ?
Officier: Oui monsieur, ils sont tous enfermés avec les hachémaniens, les lucifériens, et les caskars.
Chef d'état-major: Ok, choisis moi un luicférien, un caskar, et un amarantin, et ramène-les moi ici.
Officier: Pas d'hachémanien ?
Chef d'état-major: Je ne peux pas tuer mes frères de religion, jamais, un avenir meilleur ne vaut pas notre salut.
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Chef d'état-major: Messieurs, vous avez commis une grosse erreur, rester sur notre sol trop longtemps, et aujourd'hui je vais vous faire payer les actions ou plutôt exactions de votre gouvernement. J'ai ici du plomb chaud, même bouillant. Oh mais attendez, vous n'avez pas mangé depuis plusieurs jours, c'est vrai ! Le luciférien, viens par là, j'ai quelque chose à te faire goûter.
Il plaqua le luciférien et le força à avaler le plomb bouillant avec l'aide d'autres soldats. Le prisonnier criait, se débattait, puis ne parla plus. Ses entrailles avaient été détruites par le plomb, il était totalement mort.
Chef d'état-major: Vous avez pu constater de quoi je suis capable, n'est-ce pas ? Hé bien maintenant, vous allez me débarrasser de ce corps pour que je vous laisse la vie sauve, pour le moment.
L'amarantin et le caskar commencèrent à tirer le corps sur le sol quand le chef d'état-major les interrompit.
Chef d'état-major: Mais que faites-vous ?! Je veux que vous m'en débarrassiez ici, mangez-le ! Je reviens dans une heure, et si vous n"avez pas fini, je vous infligerai une coupure par minute de trop, de manière à ce que vous souffriez sans mourir toutefois. A la guerre comme à la guerre.
Posté : dim. mai 13, 2018 3:29 pm
par Amine
[center]A la guerre comme à la guerre[/center]
Movopolis, 4h57
Ibrahim Ould Abbes venait de se lever, Makaros, son conseiller privé l'avait réveillé.
Ibrahim: Hmm, qu'est-ce que tu veux ? Je suis crevé, alors j'espère que t'as une bonne raison.
Makaros: Je t'ai fait affréter ton jet privé immédiatement, il faut que tu quittes le pays, et rapidement !
Ibrahim: Et pourquoi donc ? Si c'est encore une de tes conneries pour ramener une fille dans mon appart', je te vire immédiatement !
Makaros: L'Aminavie refuse de livrer les civils amarantins, je te conseille de prendre tes précautions !
Ibrahim: Putain ! Bon, tu connais la procédure, alors est-ce que t'as tout fait ?
Makaros: Ok, j'ai fait transférer tes comptes vers l'Ali-Kazar et le pilote est prévenu qu'on se rend là-bas.
Ibrahim: Bon, cette fois tu viens, et je te le dis, je compte bien aller en Aminavie !
Makaros: Non, impossible, c'et bloqué. Et puis c'est la guerre, qu'est-ce que tu vas foutre là-bas ?!
Ibrahim: Aider le président dans cette dure épreuve qu'est la guerre. Tu viens ou pas ? Je te le dis, je vais m'imposer. Grâce à quelque chose que j'ai mis en place avant mon départ. Je suis député suppléant d'un progressiste, et ça va me mener à sauver notre pays.
Ibrahim s'était habillé. Il descendit les escaliers en courant. Il monta avec Makaros dans sa voiture de sport, et accéléra immédiatement, se contrefichant des limitations de vitesse. Arrivé en 10 minutes à l'aéroport, il embarqua rapidement dans l'avion, pour des contrées plus dangereuses selon les occidentaux, plus natales selon lui.
Posté : dim. mai 13, 2018 10:13 pm
par Amine
[center]A la guerre comme à la guerre[/center]
Village de Ait Hoceima, dans le nord du désert aminien.
Les écoles sont fermées, mais les parents assurent l'éducation, la vraie, l'éducation populaire, celles des rues. Salah, 37 ans, s'occupe aujourd'hui de la dizaine d'enfants du village.
Salah: Et si on croise un luciférien, on fait quoi ? Une idée Lina ?
Lina: Je l'égorge comme un mouton !
Salah: C'est bien Lina, le luciférien, c'est le soldat de Satan, et il faut le tuer ! Pas de sentiments, ne vous retournez pas, ou bien il vous poignardera dans le dos ! Les aminiens ne disparaîtront jamais, jamais ! Vous êtes protégés par Allah, ne vous inquiétez pas ! Allez, filez maintenant, c'est l'heure de manger, sauf pour toi Amine, reste-là quelques minutes s'il te plaît.
Amine: Qu'est-ce qu'il y a encore ? J'ai faim moi !
Salah: T'auras tout le temps pour manger, outre-tombe si tu écoutes pas ce que je vais te dire: prends ce pistolet.
Amine fut surpris par l'objet que lui présentait Salah. Son premier réflexe fut d'attraper le pistolet et de tester sa prise en main.
Amine: C'est un vrai ?
Salah: Bien évidemment, mon fils, et si pour le moment je te donne ça seulement, je peux t'assurer que j'ai constitué une réserve d'armes conséquente, et que je crois en toi pour défendre le village.
Amine: Mais j'ai que 15 ans, qu'est-ce que je peux faire ?!
Salah: Aider tes camarades à comprendre, et les défendre. Tu es le plus âgé d'entre eux, si l'on exclut ton grand frère...
Amine: Paix à son âme. Je défendrai le village pour honorer sa mémoire... Il m'a dit un jour "Il faut que tu frappes fort pour les assommer"...