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Posté : dim. juin 18, 2017 9:19 am
par Djinndigo
[center]Giorno per Giorno #6 : l'Institut à la Question Polaire en côte dans les sondages ?
[img]http://www.infoclimat.fr/stations-meteo/photos-stations/89642/1.jpg[/img]
Exemple d'une colonie brittonique dans le cercle polaire, au Nunakya (Commonwealth).[/center]
[justify]D'après les récents sondages sur les Instituts réalisés par l'organisation non-gouvernementale Fareli e Dernitio (du nom de ses deux fondateurs), l'Institut à la Question Polaire (IQP) serait en côte dans les sondages effectués chez les métropolitains, avec plus de 5% d'avis de plus que les autres instituts. L'Etat a d'ailleurs prévu de grands projets vis-à-vis de l'institut, notamment afin de développer une potentielle expédition polaire.
Sans aucune intention belliqueuse, l'Etat parle d'un plan sur le moyen terme, avec des prix réduits et une intervention courte rapide. Il reste à savoir où l'Etat compte frapper, à quel point l'état-major est prêt, et comment se déroulera l'offensive, s'il y en a une. D'après les estimations gouvernementales, les pays de la zone polaire sont jugés "impropres à l'indépendance, trop peu peuplés pour être un état libre, se basant beaucoup trop sur les importations dépendant de l'étranger".
On parlerait en effet que de quelques milliers de personnes vivant en moyenne dans chaque nation indépendante du cercle polaire. L'Etat espère ainsi jouer sur la corde autarcique d'une de ces nations, puisqu'un blocus maritime provoquerait beaucoup trop de dégâts pour qu'une nation polaire puisse y résister. L'Etat espère ainsi se créer une base polaire et exploiter les ressources présentes, telles que le pétrole, ressource rare en Lucagne.
Le gouvernement et le roi Amedeo II tiennent à rassurer la communauté internationale : d'après eux, dans les nations libres du cercle polaire, la plupart doivent faire face à de graves crises entraînant des dizaines de morts dès que la nourriture se fait rare ; l'Etat prévoit une grande restructuration d'un futur protectorat pour donner une chance à une nation polaire de s'auto-suffire.[/justify]
Posté : mar. juin 20, 2017 11:29 am
par Djinndigo
[center]Giorno per Giorno #7 : plus d'ambitions polaires pour le gouvernement ?
[img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e2/Rajavartija_koiran_kanssa.jpg/220px-Rajavartija_koiran_kanssa.jpg[/img]
Un membre du Corps de Renseignement Criminel (CRC), à la frontière sud de la Triplotanie.[/center]
[justify]Après l'annonce d'une possible expédition polaire par le gouvernement il y a de cela quelques jours, plusieurs lobbys colonialistes (notamment le Lobby Colonialiste Algarban) ont fait pression sur l'Etat et ce dernier doit en ce moment-même réaliser des concessions auprès des grands groupes contrôlés par ces lobbys colonialistes. D'après ces lobbys, une expédition polaire "serait décalée dans le contexte actuel et provoquerait, outre un mécontentement international, des soulèvement dans les territoires lucaniens d'outre-mer".
L'armée, qui serait engagée sur un front "polaire", ne pourrait pas vaincre ces troupes disparates mais efficaces qui apparaîtrait dans l'arrière-pays, dans l'espoir de fomenter une guerre civile d'ampleur capable de délivrer l'indépendance aux deux territoires lucaniens d'outre-mer. D'après le Chancelier Agostino di Pulia, le gouvernement se refuse à faire une quelconque annonce sur sa prochaine cible coloniale mais "le pays restera en alerte et l'armée restera massivement déployée en Algarbe du Nord".
En effet, l'Algarbe du Nord offre un potentiel considérable pour le Royaume des Deux-Lucagnes, car une potentielle expansion dans cette région maintiendrai la présence lucanienne en Algarbe et réduirait les protestations anticolonialistes des états voisins, libérés lors du Second Resorgimiento en profitant de la faiblesse de l'empire italique, à néant, tout en contentant les divers lobbys colonialistes.
D'après les services de renseignement lucaniens, un des états voisins de la Triplotanie financerait des soulèvements dans l'arrière-pays dans le but de récupérer une partie du territoire au travers d'une guerre civile financée. Les services de renseignement continuent à démanteler en ce moment-même plusieurs réseaux dans le pays, dont quelques uns remontent au-delà de la frontière.[/justify]
Posté : jeu. juin 22, 2017 10:39 pm
par Djinndigo
[center]Storia e Civiltà #3 : le Sarcophage de Nabuchadozzani
[img]http://www.louvre.fr/sites/default/files/imagecache/940x768/medias/medias_images/images/louvre-cuve-sarcophage.jpg[/img]
Le Sarcophage de Nabuchadozzani, entreposé au Museo Nazionale della Civiltà, à Taorminia.[/center]
[justify]Riche prince soudanais issu de la culture égyptienne et nubienne, Nabuchadonaton (Nabuchadozzani en italien) est arrivé au IIème siècle avant J.C. dans le sud de la Lucagne insulaire, où il a rencontré la civilisation latine avec laquelle il a beaucoup échangé culturellement parlant. En effet, c'est grâce à Nabuchadozzani que la république latine a découvert l'existence, de l'autre côté de la Cérulée occidentale, d'un important empire égyptien-nubien doté d'une riche culture soudanaise.
Accueilli par le Consul Gaetius, élu quelques années auparavant par le Sénat, le prince égyptien aurait reçu un accueil chaleureux et une forte impression de la part des latins grâce à leur technologie et leur raffinement. Fort de cette expérience, le prince rembarque à bord d'une galère latine en 125 avant Jésus Christ (l'époque biblique de Santo Nabozzi aurait été écrite d'après l'histoire d'un des galériens du navire).
De retour dans son pays d'origine, le prince a encore de longues années devant lui avant de régner car le monarque se porte au mieux. Nabuchadozzani décide donc de reprendre la mer trois ans plus tard, en 121 av. J.C., voyage dans lequel il compte prendre une place très importante en tant qu'ambassadeur soudanais dans la république latine. Malgré une mystérieuse épidémie qui éclate à bord du navire soudanais, le prince égypto-nubien parvient sain et sauf dans le territoire latin.
Fort de sa précédente expérience avec les latins, Nabuchadozzani ne s'attend pas à ce que, lorsque son navire pénètre dans la Mer lucanienne intérieure, des trirèmes les suivent de très près et que, lorsque le navire accoste au port de Salerni, une Legio Cohors aborde le navire, tuant la plupart des membres de l'équipage sauf quelques fuyards qui retourneront dans leur terre soudanaise natale après un long périple (voire la Marche de Cérulée dans la mythologie soudanaise).
Le prince, vivant, est emmené se prosterner devant le Brulius, orgueilleux consul élu après la mort par assassinat du précédent consul, Calius Gaetius. Le Consul oblige Nabuchadozzani à livrer toutes les informations sur son pays au travers de la torture, processus qui le brisera irrémédiablement. Devenu martyr aux yeux du peuple affamé par le Consul, Nabuchadozzani mourra seul dans sa cellule après plusieurs jours de privation et d'importantes blessures internes.
A sa mort, un fervent fanatique aurait pris sa dépouille avant de l'embaumer avec l'aide d'un des fuyards égyptiens avec les techniques traditionnelles soudanaises. Avec l'aide d'un riche mécène soucieux de financer une oeuvre populaire, le peuple finit par accorder à Nabuchadozzani un sarcophage digne des plus grands trésors égyptiens. Après que le prince soudanais ait reçu ses honneurs, l'affaire est retombée au bout de quelques jours, jusqu'à ce que le sarcophage disparaisse plus de treize ans après la mort du prince.
Durant plus de cinq siècles, le sarcophage reste mystérieusement caché, jusqu'à ce que des pillards vandales venus du nord, en quête de richesse, ne pillent le tombeau du patricien local et ne découvre le magnifique sarcophage, tout d'obsidienne. Ne voyant pas de nécessité à transporter un tel fardeau, les pillards abandonnent le glorieux sarcophage, qui reste ainsi découvert pendant plusieurs années.
Une seconde vague de pillages entraînent la réapparition du sarcophage, qui est brandit par les tribus germaniques comme une idole de la lutte contre les latins, idole au nom de laquelle un village entier est brûlé au Vème siècle. Alors que l'empire latin s'effondre sous les coups répétés des tribus barbares, les premiers germains christianisés transforment le sarcophage en véritable relique de Santo Nabozzi. Le monastère de Sazzermonio, fondé au VIIIème siècle après J.C., accueille le sarcophage durant plus de quatre siècles, devenant un important lieu culturel et religieux régional.
En 1174, le Roi des Italiques, qui veut paraître important aux yeux de l'empereur germanique, lance une série de guerre contre le Sultanat de Cizilie, récemment installé sur l'île de Lucagne, afin de revendiquer le sarcophage comme sien. En représailles, le Sultan cizilien emporte le sarcophage loin de l'influence italique, où ces derniers pourraient tenter de le voler au sultanat mauresque. Après l'effondrement du sultanat, le sarcophage est retrouvé dans le trésor du Sultan au Palais mauresque de Taorminia.
S'en suit six siècles de calme, durant lesquels le sarcophage est entreposé au Palazzio Ducale di Taorminia. Après la mort du dernier duc de Taorminia en 1723, les biens de la famille ducale sont hérités par mariage par le Roi de Napoli, Arsonizzi di Napoli, qui tentera de s'emparer du sarcophage mais ce dernier disparaîtra avant que le roi ne puisse s'en emparer. Le sarcophage disparaît alors pour réapparaître quelques siècles plus tard en 1976.
En effet cette année-là, l'antique famille noble des Castrioti se voit obligée de céder une partie de ses biens pour rembourser sa dette colossale contractée par un de ses égocentriques héritiers, le comte Sarboneccio. Malgré son suicide, les banques se saisissent du manoir des Castrioti près de Palepoli, où les personnes chargées de la saisie découvrent d'importants trésors. Les historiens après avoir tour à tour inspecté le sarcophage, cherche à le récupérer, action face à laquelle le sarcophage est vendu aux enchères à un vieux noble, encore vivant aujourd'hui, Narbotelli Zapati qui garda précieusement ce trésor jusqu'à ce mois-ci, mois durant lequel il prit contact avec d'éminents archéologues pour déterminer l'origine du sarcophage.
D'après les archéologues en charge de la recherche sur le sarcophage, le prix de ce dernier dépasserait les cent millions de lires, somme énorme mais pourtant si insignifiante par rapport à la valeur culturelle, sentimentale et religieuse de l'oeuvre qui est très bien conservée et qui, à elle seule, est un témoin fort d'une époque antique révolue.[/justify]
Posté : ven. juin 23, 2017 9:35 pm
par Djinndigo
[center]Lo Scarpone di Dytolia #3 : verdict du procès du député conservateur Androfi Menatio
[img]http://geopolis.francetvinfo.fr/sites/default/files/styles/asset_image_full/public/assets/images/2016/02/Le-Palais-justice-Rome-place-Cavour.jpg?itok=MktVtqit[/img]
Le Palazzo di Giustizia de Palepoli, en Lucagne insulaire.[/center]
[justify]A sept heures du matin, hier, le procès du député conservateur corrompu Androfi Menatio, connu pour sa luxure et son goût immodéré de l'argent et des femmes, a commencé. L'ex-député, accompagné de son avocat, ont pénétré dans le Palazzo di Giustizia à Palepoli sans un seul mot prononcé en présence de la presse et des médias. L'avocat et l'escorte de l'ex-député conservateur ont tout de même insisté pour que les micros ne s'approchent pas trop de la personne en question.
Nouveau triomphe pour la Nouvelle Ligue Démocrate qui accueille avec chaleur ce nouveau départ dans l'opposition, suivant celui de Matterini Sazzori, lui aussi condamné pour corruption et autres affaires peu reluisantes. L'Union Conservatrice et Royaliste tient tout de même, malgré ces récents revers, à signifier sa non-implication dans ces diverses corruptions impliquant certains de ses plus éminents membres.
Lors du procès, Androfi Menatio a tenu à insister sur son indépendance vis-à-vis du parti conservateur, chose des plus douteuses. Condamné à 4 ans de prison ferme et à 3 ans de liberté conditionnelle ensuite, l'ex-député s'avoue "soulagé", car d'après lui "l'affaire était mal engagée et la peine aurait pu être plus lourde". Quant à elle, la sous-division frondiste de la Nouvelle Ligue Démocrate dénonce l'hypocrisie du procès, exécuté par des instances corrompues, mais de telles exagérations sont à prendre avec délicatesse, compte tenu du manque de solidité du camp des frondistes et de l'absence de preuves.[/justify]
Posté : lun. juin 26, 2017 12:00 pm
par Djinndigo
[center]Il Leone Lucaniano #1 : l'Algarbe, toujours aussi faible ?
[img]http://lago2.egroup.netdna-cdn.com/wp-content/uploads/2016/09/pays-pauvre.png[/img]
Exemple d'une ville pauvre en Fezzani, au sud-ouest de la Triplotanie.[/center]
[justify]Malgré des années de colonisation active et de démocratisation de la culture civilisée et de l'enseignement en Algarbe, la plupart des nations algarbiennes restent majoritairement en retard par rapport aux autres nations du monde. Quel est donc le phénomène qui empêche ces nations nouvelles issues de la décolonisation, d'accéder au raffinement, à la richesse ou à la culture ?
Ces nations, souvent issues des phénomènes de décolonisation armée des années 60, sont souvent tombées aux mains de la junte militaire ayant pris une place importante dans ces pays après les différentes révolutions ayant pris place dans les différents espaces coloniaux d'Algarbe. Le gouvernement, souvent peu fiable et dirigé par des populistes sans scrupules, fut, chez de nombreuses nations, renversé par l'armée, qui avait pris une place nouvelle dans la nation puisque dans la hâte les armées révolutionnaires mal organisées engageaient des nombres considérables sans imaginer les répercussions d'après-guerre.
Ainsi renversé, les anciens dirigeants cherchaient à récupérer le pouvoir provoquant des guerres civiles ininterrompues. Les dictateurs issus de l'armée se succédaient l'un après l'autre, souvent après quelques assassinats, et chacun épuisait les ressources du pays dans une lutte vaine. Telle est l'histoire des dictatures qui règnent sur la plupart des pays d'Algarbe à l'heure actuelle. Le gouvernement ne peut que remarquer tristement cette décadence chez les populations locales, qui ne peuvent s'empêcher, dès le départ de la domination étrangère, de s'entretuer et de sombrer dans des guerres interminables.
Un tel abandon de la part des puissances coloniales est impardonnable et l'Etat lucanien se doit de rappeler à la communauté internationale l'état de l'Algarbe en ce moment-même : guerres civiles, guerres entre dictateurs, dictatures excessives, autoritarisme si ce n'est totalitarisme... Que faire dans ce cas ? Est-ce que les puissances voisines doivent se contenter d'observer la détresse des populations algarbiennes oppressées par des dictateurs sanguins ou intervenir, militairement ou diplomatiquement, pour que les populations récupèrent leur liberté dans la protection d'une puissance certes étrangère mais civilisée ?[/justify]
Posté : lun. juin 26, 2017 8:05 pm
par Djinndigo
[center]Giorno per Giorno #8 : l'armée en recrudescence dans les sondages ?
[img]http://www.european-security.com/imgbiblio/comsubin_070502s.jpg[/img]
Un extrait du défilé militaire du 16 août à Taorminia, dans le sud de la Lucagne insulaire.[/center]
[justify]Après les quelques sondages sur la question polaire, voilà venu le temps des sondages sur l'armée et l'état-major. D'après les sondages des plus éminentes institutions en la matière, l'armée aurait gagnée quelques 2,6 points dans les sondages alors que le coût de maintien des troupes a dépassé celui de l'année dernière de 3,2% : la question militaire serait donc en côte chez la population lucanienne ?
Dans les territoires ultramarins, les résultats sont plus mitigés. L'armée est retombée, en Triplotanie et en Terre Somale, de 1,7% par rapport à l'année dernière, ce qui témoigne encore de la volonté de décolonisation de certains colons-même. La faible présence de l'armée en métropole qui entraîne une meilleure opinion de celle-ci chez les métropolitains, entraîne cependant du mécontentement chez les ultramarins qui ont donc plus souvent affaire avec les militaires qu'auparavant.
Cette présence accrue dans les territoires d'outre-mer peut sans doute s'expliquer par la forte présence militaire dans le sud-ouest de la Triplotanie, face à la menace grandissante de la Fezzani, toujours plus menaçante à cause de son soutien aux autonomistes. La présence en Terre Somale reste pourtant la même depuis trois ans, lorsque Amedeo I, le père de l'actuel monarque, est intervenu militairement contre des rebelles éthiopes ayant franchi la frontière.
Malgré le prix légèrement plus important par rapport à l'année dernière (2 822 500 000 £L en 2033, soit 3,2% de plus qu'en 2032), l'armée reste en bonne position dans les sondages, témoignant de la confiance du peuple envers le gouvernement, l'armée et l'état-major. Forte de cette confiance, l'armée lucanienne compte porter l'espoir des lucaniens avec eux si une potentielle guerre avec le voisin méridional éclate.[/justify]
Posté : mar. juin 27, 2017 6:20 pm
par Djinndigo
[center]Storia e Civiltà #4 : l'énigme des Celtes
[img]http://www.english-heritage.org.uk/remote/www.english-heritage.org.uk/content/properties/stonehenge/gallery-for-stonehenge/EH--Stonhenge--0174-2013.jpg?w=1144&mode=none&scale=downscale&quality=60&anchor=middlecenter[/img]
Stonehenge, un vestige de la culture celte en Britonnie.[/center]
[justify]Leur civilisation s'est épanouie en Dytolie centrale et occidentale autour du Ier millénaire avant Jésus Christ. Malgré leur omniprésence dans toutes les régions dytoliennes et leurs importants vestiges, de nombreux aspects de la vie des Celtes échappent encore et toujours aux archéologues et chercheurs, malgré des découvertes incessantes dans tous les domaines : poterie, architecture, culture, cuisine et de manière plus général, civilisation.
De plus, le fameux Trinacria de Lucagne insulaire, célèbre symbole de la Cizilie, est aussi un important symbole celte, reconnu dans toutes les communautés gaéliques comme un symbole des trois éléments "fondateurs" : l'eau, la terre et le feu. En Lucagne insulaire, ce symbole représente la tripolarité de l'île : au sud, Taorminia, au nord, Palepoli, à l'est, Augusta (ville de nos jours largement dépassée par ses deux "rivales").
De nombreuses traces et vestiges, telles que les restes de la civilisation celte-ligure, témoignant d'une forte influence celte sur les indigènes, car en effet la culture celte, originairement très minoritaire et prenant foyer en Dytolie centrale, s'est peu à peu écartée de son foyer pour se répandre vers l'ouest, en assimilant toutes les populations indigènes au passage, formant une forte culture celtique dans l'ensemble de la Dytolie occidentale.
Cette "marche" vers l'ouest, telle une Lebensraum, explique la présence des gaéliques, plus proches descendants des celtes, en Dytolie de l'Ouest : Breizhmor, Saint-Brendan et Wildhorn ont tous une forte culture celte, avec chacun sa dérivation de ladite culture. En terme de langues celtiques, au Breizhmor, on parle le breizhmorave, au Wildhorn on parle le old wildhorner et au Saint-Brendan, on parle le Galg et le Gall-Godeil (langue hybride forgée par la mixité entre les cultures celte et scandinave).[/justify]
Posté : mer. juin 28, 2017 7:58 pm
par Djinndigo
[center]Giorno per Giorno #9 : mort du dernier soldat de la Grande Guerre
[img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/95/Montsec_monument.jpg/394px-Montsec_monument.jpg[/img]
Mémorial du Tumulo di Monte-Asciutto, en Lucagne péninsulaire.[/center]
[justify]Ce matin, Basilio Tosmanini est mort aux alentours de 9h30, alors que l'infirmière qui lui portait le petit-déjeuner le découvrait, mort dans son lit. Basilio n'a pas eu une vie des plus faciles. Né en 1926, il a grandi dans une famille pauvre, minée par la misère inhérente aux sociétés d'après-guerre.
Fort du revanchisme italique, il s'enrôle à l'âge de 17 ans dans l'armée italique, aux côtés de laquelle il combat contre les brittons, notamment aux batailles de Monte-Asciutto en Triplotanie (lors de la Campagne d'Algarbe du Nord initiée par la Britonnie avec le débarquement en Algarbe italique en 1946). Blessé, il sera rapatrié en métropole où après des soins rudimentaires il sera renvoyé au front deux mois plus tard.
En 1947, les vents s'inversent pour l'armée italique qui perd l'ensemble de l'Algarbe italique, rêve de grandeur du Conte qui espérait restaurer un semblant d'empire latin par la possession de colonies algarbiennes. Les défaites face aux brittons sont nombreuses, et les efforts britonniques portent leur fruit puisqu'en 1950, les brittons débarquent en métropole italique : la capitale tombe, le Conte est lapidé sur la place publique par des révolutionnaires.
Basilio, alors déployé dans le sud de la péninsule italique, assiste avec impuissance à la Révolution lucanienne, rétablissant de manière pacifique le Royaume des Deux-Lucagnes avec Giuseppe Ier von Wittlesburg comme roi. S'en suivent plusieurs années de troubles intestins dans le Royaume, qui permettront à Basilio d'être naturalisé lucanien et de s'intégrer à la population en tant que civil et non en tant que militaire complice des crimes de guerre du Conte.
Vivant paisiblement et ayant fondé une famille forte et pérenne, Basilio Tosmanini fut placé dans un hôpital où le personnel médical était plus à même de le prendre en charge après la mort de sa femme Ludovica en 2021. Dans un état végétatif vers la fin, Basilio aura tout de même porté durant toute sa longue vie un dur et terrible secret dont seuls certains membres de sa famille avaient la connaissance. Basilio Tosmanini, après toutes ces années d'anonymat et de culpabilité, a été gracié par le roi Amedeo II lui-même, qui reconnaît infaillibilité d'un tel homme.[/justify]
Posté : jeu. juin 29, 2017 1:16 pm
par Djinndigo
[center]Giorno per Giorno #10 : réorganisation du territoire
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/26/4/1498740287-lucagne-nouveau-departement.png[/img]
La nouvelle réorganisation territoriale, qui découpe de façon plus égale les départements en diminuant l'autonomie des territoires ultramarins.[/center]
[justify]Suite à l'annonce ce matin d'une réorganisation totale du territoire, un nouveau découpage administratif a été présenté aux lucaniens afin que ces derniers en prennent note, car cette nouvelle organisation territoriale deviendra effective demain matin à 10h. Cette nouvelle organisation, bien que fidèle en certains points en la précédente, a une meilleure optimisation et supprime les anciens "protectorats", anciens titres qui désignaient les Territoires Autonomes Indigènes, TAI.
Face à ce nouveau découpage consenti par les deux principaux partis (UCR et NDL), les partis autonomistes et anti-colonialistes ne peuvent que protester car cette nouvelle manoeuvre politique réduit l'autonomisation des des Protectorats Intérieurs Algarbiens (PIA) qui tentaient de façon récurrente de se soustraire aux lois lucaniennes métropolitaines, mais la nouvelle organisation confère plus de pouvoir à la métropole sur les TAI afin que ces derniers restent dans le giron lucanien.
Le découpage a quant à lui légèrement changé, autant pour les anciens PIA que pour certains départements métropolitains : les découpages abusifs datant de 1854 ne correspondaient donc plus aux réalités actuelles et face à l'administration déroutée de certains départements trop grands, le gouvernement a su prendre des mesures nécessaires pour équilibrer les écarts de taille et de population entre chaque département, les départements de Palepolitanie (1) et de Basse-Cizilie (20) ont ainsi pu prendre plus de territoire afin de contenter les gargantuesques Palepoli et Taorminia, toutes deux capitales de ces départements.[/justify]
Posté : jeu. juin 29, 2017 7:31 pm
par Djinndigo
[center]Giorno per Giorno #11 : la Repubblica di Lullia
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/26/4/1498763258-lucagne-republica-di-lullia.png[/img]
1, commune de Lullia. 2, commune de Caracelli. 3, commune de Santo-Brasselino. 4, commune de Ponte-di-Pietra.
5, commune de Caperonni. 6, commune de Ovest-Sarissani. 7, reste du territoire lucanien.[/center]
[justify]Fondée en 1965 par l'ex-général Blaise Falotrellio devenu maire du canton de Lullia, la Repubblica di Lullia est une micro-nation de jure indépendante mais en réalité partie intégrante du Royaume des Deux-Lucagnes en tant que subdivision administrative du département de Alta-Calunia [Haute-Calugne], le n°30 dans la nouvelle liste des départements.
Pour découvrir comment cette micro-nation est née, il faut remonter en 1965 : de passage dans le département, le gouverneur régional Turibio Arigora, qui était un grand ami de l'ex-général, lui demanda s'il avait le droit de passage sur le sol lullianois. Le maire lui répondit donc avec tout le tact qui sied à un homme d'armes, qu'il pouvait envoyer l'état lucanien balader s'il le voulait. Le lendemain, le maire déclara l'indépendance du canton communal de Lullia, souhaitant tenir tête à l'état lucanien.
Fort de ses connaissances militaires, le maire devenu consul de Lullia, proclama la loi martiale et fit poster des francs-tireurs dans toute la vallée, espérant retarder l'avancée des troupes lucaniennes. Pendant plus de trois ans, le semblant d'armée réuni par l'ex-général attendit, en chien de fusil, que l'ennemi se montre. Après ces trois ans, le consul décida que la guerre n'était pas l'affaire des hommes politiques et il prit donc la décision de démalitariser le canton, décision qui n'affecta nullement le Royaume des Deux-Lucagnes puisque lors de leur prise d'indépendance, les lullianois avaient omis une chose : ils ne l'avaient pas communiqué au gouvernement ni à qui que ce soit d'autre.
En effet, le lendemain de la discussion entre les deux "fondateurs" de la république, tous ceux impliqués dans l'affaire n'avaient communiqué l'information à personne d'autre, l'état lucanien ne se souciant pas qu'un seul et unique canton dans tout le pays ne répondit pas aux missives. Outré par ce "déni politique" comme l'appellera plus tard la presse de Lullia, l'ex-général menaça le gouvernement de faire sécession, alors que l'acte était déjà proclamé dans tout le canton.
Durant plusieurs années, le roi déjà occupé à mater la guerre civile, n'eût aucune information sur cette sécession, jusqu'au jour où le gouverneur régional réhabilité pu entrer en contact avec le Chancelier, qui fit parvenir l'affaire au roi, qui la jugea cependant sans importance et qui en confia donc la responsabilité au ministre lucanien du territoire de l'époque, Arcibaldo Scenna, qui oublia vite l'affaire.
Mort quelques jours avant l'arrivée de la missive de réponse, le consul Blaise fut donc suivi par son fils Domenico qui prit le relais de la Reppublica di Lullia jusqu'à nos jours. Actuellement âgé de 79 ans, le Consul Domenico I règne toujours sur la Reppublica di Lullia qui, entre fantasme et folklore, est à la fois indépendante et dépendante.[/justify]