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Posté : ven. août 25, 2017 11:18 pm
par Sébaldie
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- Description : Champs d'amarante de Blovejo
- Lieu : Blovejo, République maritime de Dentegorie ([url=https://img15.hostingpics.net/pics/478964villesamarantines2num.png]N°DEN/55[/url])
L’amarante est certainement la plante la plus connue d’Amarantie, dont elle lui a donné le nom. Originaire d’un terme grecque lui rappelant textuellement son « immortalité », elle se montre incroyablement résistante aux conditions climatiques et plus étonnant encore, aux pesticides. Adorée par les gastronomes, qui en goûtent les feuilles comestibles ; par les esthètes et poètes qui en admirent la beauté et par les partisans de médecine traditionnelle qui louent notamment ses vertus protéiniques, elle est revanche haïe de l’agriculture intensive, qui l’a classée comme nuisible et invasive, notamment en raison de sa résistance au glyphosphate. Les espèces d’amarante les plus rigides ont même pour incroyable faculté de « casser » les moissonneuses. La plante est donc, à plus d’un titre, l’ennemi de cette forme d’agriculture.
D’autres ont fait le choix d’en faire leur raison économique, à l’image du champ de Blovejo, dans la campagne dentegorienne. Dans cette entité, l’amarante – vraisemblablement rapportée d’Olgarie ou de Dorimarie, où elle est préférée aux espèces locales – est présente depuis le XVe siècle et a complètement envahi les espaces ruraux. Recherchée pour les qualités précédemment décrites, la culture et la commerce d’amarante (graines, feuilles comestibles…) ou de ses produits dérivés (alimentaires notamment) sont des marchés plutôt lucratifs. Culturellement, au moins, la plante renvoie une image plutôt positive aux Amarantins même si des mouvements féministes voient en elle « l’incarnation florale du phallus cher à l’Amarantie », tandis que les altermondialistes y voient le symbole floral de la « résistance face au capitalisme empoisonneur, honteusement repris par les élites politiques ». Abritant le plus grand champ d’amarantes du pays, Blovejo accueille aussi les Festivités de l’Amarante, une fête agricole plutôt populaire mais de plus en plus politisée, avec l’organisation de réguliers mais toujours intenses débats sur la symbolique de cette plante qui déchaîne les passions depuis des siècles.
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Posté : mer. août 30, 2017 10:05 pm
par Sébaldie
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- Description : Jeux d'échecs humains et grandeur nature
- Lieu : Grioto, Cité-Etat de Griotorie ([url=https://img15.hostingpics.net/pics/478964villesamarantines2num.png]N°GRI/1[/url])
Si le jeu d’échecs est plutôt apprécié dans les entités amarantines du Nord, il trouve une forme originale dans les vieux-quartiers de Grioto, la capitale de la Cité-Etat de Griotorie. Cette entité, connue pour ses eaux thermales et ses bâtisses du Haut-Moyen Âge, tient à garder son cachet. Durant l’été sont ainsi organisés des « échecs humains » où les pions vivants se déplacent selon les choix des deux joueurs, une tradition vieille de plusieurs siècles, avec de premières représentations au XVIe siècle, toujours avec de francs succès. Durant les premières siècles, des aliénés incarnaient les pions : aussi, dès qu’un chevalier – incarné par un acteur, le rôle étant noble – faisait tomber un pion dans le jeu, l’aliéné en assumait les conséquences en réel puisqu’il était exécuté à coup d’épée par le chevalier. Toutefois, la progressiste Cité-Etat de Griotorie a été l’une des premières à abolir l’aliénation et toutes les pièces du jeu d’échecs sont depuis longtemps incarnés par des acteurs professionnels.
L’autre particularité de ce jeu d’échecs est typiquement amarantine, puisqu’il n’existe aucune « dame » parmi les pièces. En Amarantie, il était en effet inconcevable qu’une femme puisse avoir autant de pouvoirs que la dame du jeu classique. La pièce a été remplacée par le « mignon du Roi » qui répond aux mêmes conditions que la dame. Au-delà de ce folklore toutefois, la Cité-Etat de Griotorie n’est la première des nations amarantines d’échecs mais elle en organise régulièrement les évènements, les compétitions. Dans la ville, on trouve plusieurs répliques géantes du jeu d’échecs, pour les amateurs du jeu qui voudraient s’entraîner en plein air. D’autres jeux y figurent aussi, à l’instar du jeu de dames. Il s’agissait initialement de valoriser le travail des marbriers – la Griotorie étant restée une terre d’artisans - en présentant de manière temporaire leurs créations sous forme de plateaux de jeux. Mais devant le succès, leurs créations sont aujourd’hui ancrées dans le paysage urbain griotorien.
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Posté : mer. sept. 20, 2017 11:17 am
par Sébaldie
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- Description : Le « Sjórinnskali », le village vonalyan du port de Marejno
- Lieu : Havenogoria, République maritime de Dentegorie ([url=https://img15.hostingpics.net/pics/478964villesamarantines2num.png]N°DEN/2[/url])
Les échanges entre le Vonalya et le Dentegorie sont particulièrement anciens et datent de l’établissement des premiers comptoirs nordiques dans la mer Cérulée. Très tôt tournés vers le commerce, les ports amarantins échangeaient régulièrement avec les vonalyans les cultures méridionales et productions locales contre un peu d’or et de poissons. Malgré la rude concurrence entre les différents ports amarantins, c’est dans celui de Marejno que les marins vonalyans ont pris leurs marques. Depuis plusieurs siècles, les traités commerciaux avec le Vonalya sur certains produits très recherchés sont ainsi réactualisés. Aujourd’hui, si le troc et les traditions folkloriques ont disparu, les Vonalyans continuent d’avoir une petite assise sur Marejno, même si la nature des échanges a également été modifiée. Les poissons froids continuent d’être acheminés jusqu’en Amarantie, mais ce sont surtout les méthaniers de la Société Vonalyane de Gaz qui monopolisent certains docks portuaires, approvisionnant en gaz une Amarantie énergétiquement très dépendante de l’étranger. Avec plus de 35 millions d’habitants, la clientèle amarantine est particulièrement ciblée.
Les marins vonalyans, qui répondent quotidiennement aux besoins énergétiques de l’Amarantie, ont fait de Marejno leur principal port d’entrée, et y ont établi non pas sur la municipalité de Marejno elle-même mais dans l’hinterland du port, dans la municipalité voisine de Havenogoria, un « village » vonalyan, reprenant à son compte le folklore viking, qui était hier une réalité. Ainsi, les marins et ouvriers vonalyans, qui travaillent pour le compte de la SVG et qui voyagent à bord des méthaniers, se ressourcent après plusieurs jours de navigation dans les restaurants, hôtels et lieux de divertissement dans un quartier commercial qu’ils ont investi et rebaptisé pour l’occasion « Sjórinnskali », littéralement « Refuge de mer » en langue vonalyane. La plupart des quelques milliers de ressortissants vonalyans vivant en Amarantie, habitent dans l’arrière-pays de Marejno. Si la majorité travaille pour le Port de Marejno, certains tiennent des restaurants et boutiques initialement destinés à leurs compatriotes marins mais qui séduisent beaucoup de touristes. Des évènements culturels, qui promeuvent la culture vonalyane, y sont par ailleurs occasionnellement organisés. Le nouveau défi du Sjórinnskali sera de résister aux dangers de son embourgeoisement inhérent au tourisme, et de rester le lieu où les marins peuvent se nourrir et se loger à bon marché.
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Posté : ven. sept. 29, 2017 3:08 pm
par Sébaldie
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- Description : Dunes princières (Princo dunoj)
- Lieu : Principauté de Movopolis ([url=https://img15.hostingpics.net/pics/478964villesamarantines2num.png]N°MOV/105[/url] et [url=https://img15.hostingpics.net/pics/478964villesamarantines2num.png]N°MOV/106[/url])
La fondation de la Principauté de Movopolis s’est réalisée au XIXe siècle de manière fragile, répondant au désir des grecophones autochtones d’Alilée d’avoir leur propre entité non espérantophone au sein de la Ligue amarantine. Si les grecophones d’Alilée sont longtemps restés au rang de populations paysannes, mal éduquées, certaines familles ont tiré leur épingle du jeu, à l’image de la dynastie Zénon, qui investit le littoral de ce qui sera la Principauté de Movopolis, et en assure son assise à travers la construction de casemates en béton armé, où les paramilitaires se retranchaient pour défendre la jeune Principauté. Paranoïaque et zélée, la dynastie a surestimé voire fantasmé ce danger et aujourd’hui encore, ces nombreuses fortifications jonchent les plages movopolitaines, en particulier le littoral nord.
Ces dunes ont été rebaptisées « Dunes princières » pour illustrer leur intérêt stratégique, d’un point de vue politique et militaire, pour consolider la jeune entité, à l’image des oyats qui maintiennent ces monticules de sable très appréciés des touristes et des randonneurs. Bénéficiant d’un arrière-pays très boisé et d’une diversité de paysages, les Dunes princières constituent un lieu touristique. Les ganivelles délimitent les sentiers pédestres pour limiter l’impact humain. Toutefois, le lieu n’est pas seulement touristiques : les dunes accueillent malgré elle quelques centrales thermiques, destinées à alimenter la Principauté en électricité.
Cet environnement reste fragile, en proie à l’érosion comme en attestent certaines casemates déstabilisées voire détruites par ce phénomène. Si les dunes bénéficient d’une protection de la Ligue au titre de patrimoine naturel, quelques exemptions voire entorses au statut ont conduit à l’édification de résidences pour répondre à la forte demande. Mais entre les promoteurs immobiliers, les industriels, les politiques accusés de ne pas les « entretenir », chacun se renvoie la responsabilité, quand ils ne prétextent pas de concert un « phénomène naturel » sur lequel ils n’auraient aucune influence.
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Posté : sam. avr. 14, 2018 7:43 am
par Sébaldie
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- Description : Thermes de Tenilon
- Lieu : Tenilon, Cité-Etat de Griotorie ([url=https://img15.hostingpics.net/pics/478964villesamarantines2num.png]N°GRI/10[/url])
Lieux de santé publique et de sociabilité, les thermes émaillent le territoire amarantin. Souvent organisés autour d’une piscine centrale, ils étaient constitués de bains chauds et froids, d’équipements sportifs, voire même de bibliothèques. Ces lieux réservés aux hommes étaient symboliquement très importants dans la société amarantine puisqu’aucune distinction de classe sociale ne s’y manifestait. Certes, les plus riches pouvaient se payer des services sur mesure mais l’accès aux thermes était généralement gratuit pour toute la population. Les hommes politiques y recevaient d’ailleurs les diplomates étrangers pour y discuter des affaires publiques. Encore aujourd’hui, même si les thermes antiques ont laissé la place à des infrastructures modernes, les hommes politiques amarantins discutent et concluent parfois des contrats directement dans des stations thermales.
Les thermes de Tenilon ont connu une longue longévité puisqu’ils fonctionnaient selon les mêmes procédés jusqu’au Moyen Âge. Pour cette raison, la Cité-Etat de Griotorie est connue dans toute l’Amarantie comme étant la principale cité thermale. Tempêtes et conflits ont mis à mal l’architecture et le bâtiment fut en grande partie détruit au IXe siècle mais les ruines permettent encore d’imaginer comment ces bains s’organisaient. On peut encore y voir des restes de l’hypocauste, c’est-à-dire le système de chauffage qui alimentait les piscines chaudes.
En tant que lieux de sociabilité, ces établissements sont largement évoqués dans les sources historiographiques. Ces sources permettent de rendre les thermes de Tenilon éligibles à la liste des lieux saints musulmans puisque Ali, le gendre du prophète Mahomet et qui l’a élevé comme son propre fils, s’y est rendu à plusieurs reprises entre la mort du prophète en 632 et son accession au pouvoir en 656. Ces voyages à Tenilon lui ont permis de consolider son intérêt pour la philosophie antique et plusieurs exégètes musulmans affirment que les règles hygiéniques qui encadrent la pratique de la foi islamique découlent précisément des coutumes des thermes amarantins, dont celui de Tenilon. Par ailleurs, les bibliothèques des thermes ont été à plusieurs fois dévalisées par les nombreux raids de pirates marquésiens, qui ont ainsi pu apporter les connaissances du monde céruléen vers l’actuelle Hachémanie et ses alentours. L’âge d’or islamique, qui correspond à l’effervescence du monde musulman dans le monde des arts et des sciences, a pu se dérouler en partie grâce à ces pillages. Pour des raisons essentiellement politiques, les thermes de Tenilon n’ont jamais été reconnus formellement comme des lieux saints musulmans mais des intellectuels musulmans (notamment chiites) plaident en faveur de leur consécration. En effet, Mahomet affirme lui-même – selon un hadith rapporté par Alhakam – que « celui qui obéit à Ali m’a obéi et celui qui désobéit à Ali me désobéit ». Les musulmans les plus pieux, qui veulent se conformer le mieux possible à la vie de leur prophète doivent également suivre les pas d’Ali, notamment à Tenilon.
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