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Posté : mar. août 01, 2017 3:05 pm
par mark
Setan, Résidence Ducale
Le médecin sortit en refermant la porte de la chambre. En se retournant, il s'aperçut de la présence de Dame Dekropos :" Madame la conseillère;" dit-il en s'inclinant, "vous tombez bien, son Altesse vous réclame.
- Vous à t-elle dit à quel sujet ?" Demanda avec une pointe d'inquiétude Dekropos tout en rendant la politesse à son interlocuteur.
"Pas vraiment, ceci dit, je pense qu'elle va, suivant son habitude, demander des nouvelles de sa chère patrie.
- Oui, bien évidemment." Aquiesça Ariane en se mordant la lèvre.
Le médecin posa sa main sur l'épaule de la conseillère. "Ne vous inquiétez pas; elle à beaucoup d'affection pour vous. Et entre nous, je pense que vous avez bien fait de ne pas envoyer l'armée.
- Quoiqu'il en soit, la promesse de son Altesse était le maintient de la paix...
- Eh bien..." Se contenta-t-il en présentant la porte; "Vous n'aurez votre réponse qu'en entrant.".
Ariane prit une profonde inspiration puis entra. Se plaçant en face du lit dans lequel sa souveraine s'était assise; elle s'inclina profondément.
"Mes respects votre Altesse.
- Ariane !" S'exclama Alexandra en relevant les yeux des documents qu'elle feuilletait. "Comment allez-vous ?
- Fort bien votre Altesse merci, mais cette question vous conviendrais plus.
- Oh ! Le médecin m'a dit que sous peu je pourrais enfin sortir du lit; et croyez moi, j'en suis heureuse!
- Certes." Admis Ariane avant de recentrer le sujet : "Vous désiriez me voir ?
- Tout à fait, pourriez-vous, s'il vous plaît, me faire un récapitulatif de la situation de notre beau pays ?" Formula Alexandra en réajustant son oreiller.
"Bien sur : Notre image à l'international n'a que peu souffert suite aux récents évènements en Algarbe, votre popularité nous ayant éviter le pire. En revanche, la guerre civile à écorner notre image. Les Soverovs ont installés une base au Montalvo et semble lorgner sur la Dytolie toute entière.
- Sans surprise donc; situation intérieure ?
- Les villes n'ont pas souffert de la guerre cependant le centre à été le coeur des batailles. Les dégâts sont, en terme d'infrastructures, mineurs à l'exception des villages que les Traditionalistes ont brulés dans leur retraite. A cela il faut ajouter que les investisseurs ont eut tendance à nous éviter ainsi que les compagnies du fait du conflit. Une partie de notre élite intellectuelle est partie. Néanmoins, votre retour et la fin de la guerre devrait résoudre le problème des investisseurs et compagnies maritimes.
Pour ce qui est de notre élite, je vois mal comment la récupérer, surtout que s'il veulent remettre les pieds au Caskar, leurs congénères leur tourneront le dos; ils seront vus comme des lâches."
Alexandra dodelina de la tête et demanda : "Qu'en est-il du projet de l'Entente ?
- Pétrolière ?! Tombée au oubliettes je le crains votre Altesse, néanmoins, nous sommes à l'ère des union et nous avons dès à présent réunit une nouvelle séance pour décider de son potentiel achèvement.
- Le rêve des Alfraniens." Sourit Alexandra. Là, se rappelant ce que sa conseillère venait de lui dire, elle demanda : "L'ère des unions ?
- Oui votre Altesse, après l'OCC, une ligue boréale est né, et une idée d'Union Céruléenne est envisagé.
- Réellement ?" S'étonna la jeune femme.
"Il s'agirait uniquement d'accord de libre-échange dans le bassin. Rien de bien extraordinaire.
- Ah oui, évidemment, qu'ils mettent de côté leurs différents aurait été trop beau." Soupira alors l'alitée.
"Et... C'est à peu près tout, mais je vous ait épargné les détails.
- Oui je vois...
- Si je puis me permettre votre Altesse ?" Osa Ariane qui reçu un regard interrogateur de son interlocutrice "Qu'est-ce qui vous rend si... détendue ? Je veux dire, je vous connaît bien plus sérieuse.
- J'ai eu des idées pendant ma convalescence, et je crois que nous allons enfin avoir l'occasion de faire de grande chose ! Mais ne mélangeons pas tout, j'avais pour ma part à vous parler de cette fameuse période de Régence...
- Oui votre Altesse..." Admis Ariane en baissant la tête, sentant le stress monter en elle.
"Je tenais..." Commença Alexandra tandis que dans la tête d'Ariane défilait toute sa carrière et imaginait ce qui allait lui arriver une fois limogée. "A vous dire combien...". La conseillère releva la tête, avec l'impression que ces quelques secondes étaient interminables. "J'avais été...". Elle était finie, c'était certain.
"Impressionnée par votre gestion des affaires." Conclut alors à sa surprise la suzeraine qui lui adressait un sourire bienveillant.
"V... Votre Altesse ?!" Demanda Ariane qui ne comprenait pas.
"Oui, la situation était épineuse, vous n'y étiez pas préparée, face à un dilemme de conscience, harcelée et lapidée par la presse et malgré tout vous avez tenue bon. Et vos décisions étaient avisés et correctes.
- Je... j'avoue ne pas bien saisir votre avis votre Altesse.
- Il est simple." Annonça Alexandra tout en traduisant une légère gêne par un réajustement de sa posture dans le lit, comme pour être plus à l'aise : "La guerre était inévitable. On ne peut opérer un changement aussi radical en quelques années sans faire des mécontent. Et par radical, j'entends changer une coutume vieille de 2000 ans en deux décennies !
- Vous saviez ?
- Non, je me doutais que les Traditionalistes préparait un sale coup, tout le monde s'en doutait, ils n'allaient pas rester sur leur échec au Grand Conseil. Mais, je n’imaginais pas qu'ils recourraient.... enfin vous voyez ce que je veux dire.
- Oui votre Altesse.
- Aussi, je pense que vous avez pris la bonne décision en refusant d'envoyer l'armée; le peuple la perçoit encore commun symbole d'oppression et ses méthodes sont plus que discutables. Les dégâts qu'elle aurait fait nous aurait marqués éternellement. Pour un résultat contraire à nos attentes en plus."
Ariane eut un bond de surprise.
"Bien sur !" Appuya Alexandra. "L'armée compte 7000 hommes et environ 300 chars. Même avec leur supériorité technologique, ils auraient saturé sous le nombre; vous vous rendez compte ! 42 000 hommes en face !
Et encore, en impliquant l'armée, vous auriez impliqué les villes, soit les deux derniers tiers de la population et vous auriez été forcée de les laisser sans défense !
Non... Sincèrement, vous avez fait le bon choix; vous avez fait ce que vous deviez faire."
Ariane perçu de l'empathie dans le regard de sa souveraine qui prenait maintenant un rouleau sur sa table de chevets.
"Dame Dekropos !" Annonça-t-elle soudain avec solennité. "Je vous fais par la présente Régente du Caskar, afin que si jamais ma vie ou mes capacités à dirigé étaient menacée, l’État ne se retrouve plus jamais sans chef légitime !" Puis, elle tendis le rouleau à la Conseillère qui le prit à deux mains, comblée d'honneur.
Elle ne su quoi dire, et toujours sous le regard bienveillant d'Alexandra, elle reçu l'ordre de sortir tout en prévenant monsieur Ben Youssouf qui selon elle "devait s'être perdu entre l'aéroport et la résidence."
Ariane s'inclina profondément jusqu’à être sorti de la chambre. Et même là, sans le couloir-balcon, elle se sentait légère, rassurée et comblée d'honneur.
Ne sachant que penser de tout ceci, elle se contenta de faire de nouveau un respectueux salut face à la porte, avant de tourner les talons pour rejoindre l'escalier et chercher monsieur Ben Youssouf...
Posté : jeu. août 03, 2017 1:42 am
par mark
Setan, Résidence Ducale
Les différents généraux avaient été convié à la résidence ducale. Dans leurs grands uniformes d'un bleu profonds, ils attendaient dans le hall.
Ils n'étaient pas plus d'une dizaines, et parmi eux se trouvaient un bon nombre de Scenomen : un eash, un ravgarldois, un alekaner, un britton, un vryheidois, un vonalyan ainsi qu'un kayuanais.
[center][url=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=2624733ec777d77298dbf2945ca61261857623.jpg][img]https://img4.hostingpics.net/pics/2624733ec777d77298dbf2945ca61261857623.jpg[/img][/url][/center]
Chrysanthe les regardaient tous, discutant entre eux en britton. Cela lui faisait bizarre, après six mois dans des tentes, à manger la même nourriture, à observer des heures la peur au ventre des batailles sous un Soleil brulant; les voici dans le hall de la plus puissante des femmes du Caskar. L'ancienne comtesse se sentait bizarre, ainsi vêtue, il faut dire qu'au cour de la campagne, elle avait privilégiée les tenues simple aux uniformes flamboyants, à l'image de son amie. Marine l'a rejoignit et de ce langage cru dont elle avait le secret, elle constata : "Voilà donc le résultat : on va nous féliciter d'avoir casser du caskar.
- Du rebelle Caskar Marine, du rebelle.
- Mouais, les mecs qu'on avait en face parlait la même langue que nous et avaient autant la trouille. Enfin, c'est vrai que c'est pas une raison pour se rebeller contre le pouvoir.
- Pouvoir qui à été enlevé par eux faut-il te rappeler.
- Ça, ça reste à prouver. Jusqu'à présent en fait, tout le monde en à rien à carrer et préfère faire un tonnerre d'applaudissement pour les nouveaux héros que nous sommes.
- L'uniforme te va bien." Plaisanta Chrysanthe.
"Tu trouves, j'ai l'impression d'être un de ces foutus officiers de l'armée régulière." Dit sa voisine avec une pointe de mécontentement en retirant ses gants blancs.
"Eh ! Il faut bien sauver les apparences.
- Ouaip... Et le plus amusant dans tout ça c'est qu'on va même organiser un triomphe pour ça. Décidément ce pays me surprendras toujours : on veut la paix mais on fait tout ce qu'il faut pour avoir exactement le contraire !
- Tu connais l'adage, si tu veux la paix...
- ... Prépare la guerre, oui je sais et arrête de te marrer, mon père arrêtait pas de me le répéter entre deux séances de tactiques ou d'entrainement.
- Visiblement ça à porter ses fruits.
- Tu n'étais pas mal non plus." Tempéra Marine avant d'ajouter dans un petit ricanement : "Sauf quand on se retrouvait face à cet enfoiré de Kourtchenko; là, on rigolait beaucoup moins.
- Il faut dire qu'il n'a pas volé sa réputation, je te l'accorde.
- Ah ça ! Il nous en aura fait voir de toute les couleurs et je doit avouer que de toute les généraux Traditionalistes, c'est le seul qui m'ait vraiment fait peur." Admis Marine en baissant le ton, la Grande Officière Dekropos venant d'apparaître sur le palier du grand escalier pour inviter l'assemblée à la suivre.
Après avoir monté les marches au rythmes des murmures, le petit groupe entra dans une pièce ou il lui fut demander de s'aligner parallèlement à un tapis d'un rouge prononcé face à une petite porte simple.
Quand ce fut fait; la Grande Officière alla ouvrir la porte et Alexandra entra.
Son ventre était bombé; elle souriait et s'approcha directement de Chrysanthe, plus proche d'elle.
"Dame Chrysanthe, c'est un réel plaisir de vous revoir.
- Moi de même votre Altesse." S'inclina respectueusement la noble avant que sa suzeraine ne reprenne :
"Alors, on m'a dit que vous et les vôtres aviez fait de l'excellent travail en mon absence. Mais si les méthodes usées ont été plutôt expéditives enfin..." Elle fit une pause avant de reprendre : "J'aurais bien aimé faire mes félicitations à tout le monde, mais je crains que la pièce n'ait pas été assez grande."
Chrysanthe répondit par un petit salut de la tête tandis que la Grande Duchesse remontait la rangée dont les membres s'inclinaient juste avant son passage, les Scenomen imitant les natifs.
Alexandra arriva alors en bout de file et tomba sur un personnage qui la surprise : "Tiens donc, messire de Balahvidram. Je croyais le Vonalya se spécialisait dans les critiques et les commentaires sur ce qu'était un bon gouvernement ! Que faîtes-vous donc ici ?
- Il arrive parfois que les bons gouvernement ait besoin de botter le derrière à quelques fortes têtes réticentes.
- Vous avez bien raison." Sourit Alexandra : "Heureuse de savoir que vous avez combattu à nos côtés.
- Ce fut un honneur votre Altesse." S'inclina le vonalyan pendant qu'Alexandra passait à son voisin.
"Messire Brûhner je suppose." L'identité fut confirmée par un polit salut de tête : "Je dois dire qu'il faudra que vous transmettiez de ma part des remerciements à votre gouvernement pour la promptitude de son intervention.
- Ce sera fait avec grand plaisir votre Altesse." Sourit l'Alekan alors même que déjà, Alexandre tournait la tête en direction du Britton : "Quant au votre, il à clairement démontré combien il tenait à honorer les accords qui nous unissent et nous lui en sommes infiniment reconnaissant. Si jamais vous avez besoin de nous, soyez assurés que nous répondrons présent."
Puis, regardant à nouveau l'Alekaner, elle ajouta : "A ce propos, la guerre à creusé nos rangs et, si vous désiriez rester, je suis sur que nous pourrions vous trouvez une place quelque part en remerciement pour vos services."
L'Alekan se contenta d'un polis salut de tête pendant que la Grande Duchesse remontait à nouveau la file des officiers : "Général Redecker ! Vous avez été le premier débarqué avec vos hommes il me semble.
- C'est exact votre Altesse.
- Je suis certaine qu'ils n'ont pas manqué de zèle au combat, vous ne pouvez que retirer une grande fierté à avoir participer à bâtir le futur de ce pays, et ce, malgré la controverse dans votre pays.
- Il faut les comprendre votre Altesse, certain ont à peine de quoi manger. Pourquoi cette aventure leurs importerait-elle ?
- Certes... Je puis assurer en tout cas que nous saurons vous rendre la pareille, le Vryheid est un pays ami, il nous a aidé dans un moment difficile, s'il le désire, il peut compter sur notre soutien pour assurer à son peuple le bonheur et la prospérité.
- Merci votre Altesse." S'inclina le général tandis que la souveraine faisait un pas pour se mettre face à son voisin.
"Savez-vous que j'ai justement reçu une missive de votre gouvernement souhaitant établir des relations diplomatiques messire de Rodvar ?
- Cela pose-t-il un problème ?" S'étonna l'officier.
"Aucun, je suis juste étonné de votre ordre des priorités, votre aide précieuse et seulement ensuite les formalités ? Curieux. Bien sur, je ne vais pas m'en plaindre et même vous en remercier chaleureusement, et vous pouvez être assuré que vous n'avez pas à vous inquiéter pour nos
relations : notre amitié vous est acquise. Nous vous sommes redevables pour un moment..."
En finissant sa phrase, elle porta son regard sur le suivant et ne pu retenir un sourire : "Ah ! Vous les Eash ! Comment faire pour vous montrez notre gratitude ! Tenez, voici une décoration que je vous prierait de remettre au service concerné. Il y a un agent à la logique implacable qu'il me faut remercier. Quant à vous, puisqu'il semble que votre gouvernement tienne à ma santé mais aussi à celle de mon pays; soyez sur que vous et vos hommes serez toujours les bienvenus au Caskar et ce quelque soit votre situation." Sourit avec amitié la Grande Duchesse.
Là, remontant encore la ligne, elle tomba sur le plus vénérable de tous : "Général Yinjung.". Là, elle fit un petit salut de tête supplémentaire à son interlocuteur qui par politesse, s'inclina plus bas.
"Vous et vos hommes avez pour ainsi dire renversé la vapeur : les suppôts de Satan ! Voilà un surnom évocateur...
Votre intervention restera gravée à jamais. Vous avez probablement sauvé l'Union de la défaite complète. Aussi; si vous le désirez, nous serions près à vous acceptez, vous et vos hommes sur cette terre que vous avez défendue; vous pourriez y couler des jours paisible."
Le général se contenta d'un autre salut de tête que lui rendit la Grande Duchesse avant qu'elle ne prenne un peu de distance pour annoncer : "Je ne l'ai pas mentionner, mais j'admire la bravoure et le dévouement dont vous avez fait preuve. Chacun de vous. Vos hommes se sont battus pour des idéaux que parfois ils ne comprenaient pas, dans un pays qu'ils ne connaissaient parfois pas. Et malgré cela, ils ont versé leur sang au côtés des nôtres, ils ont lutté avec eux.
Sachez que je vous suis infiniment reconnaissante, à tous, officiers comme homme de troupes, des sacrifices que vous avez consentit, pour que le Caskar ait un avenir.
Je sais que c'est bien peu, mais en commémorations de votre intervention. De votre assistance, j'ai décidé la création d'une décoration spéciale qui vous identifiera comme héros de ce futur : Vous, tout vos régiments et hommes recevez par la présente la
[url=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=158172mdailledelUnion.png]médaille de l'Union[/url].
Le gouvernement s'engage également à couvrir l'ensemble de vos frais pendant votre présence sur notre sol, à vous verser le résultat de vos soldes, et à envoyer celle des morts à leurs famille.
Enfin, je dirais que triompher d'un ennemi est une chose, mais apprendre à en faire un ami en est une autre. Pour l'heure, je suis extrêmement fière de voir tant de représentants de pays extérieures au nôtre qui manifestent tant d’amitié pour nous.
Vous pouvez être fier de ce que vous avez accompli, et n'oubliez jamais, vous serez toujours les bienvenus sur ces terres."
Des serviteurs entrèrent, chacun portant sur un petit coussin rouge la médaille en question qui fut remise à chaque général tandis que dans le pays, une déclaration étaient lu aux troupes qui accrochaient à leur drapeau ce nouveau symbole d'honneur et de fierté qu'elles seules seraient en droit d'arborer.
Puis, après quelques applaudissement, une inclinaison générale traversa la pièce avant que l'assistance commence lentement à sortir. Là, la Grande Duchesse retint les deux comtesses et leur fit signe de la suivre dans son cabinet.
Une page de l'histoire du Caskar se fermait pour de bon, une autre était sur le point de s'ouvrir.
Posté : sam. août 12, 2017 10:03 pm
par mark
[center]Le Destin de Ben Youssouf[/center]
Setan, Résidence Ducale,
Grand Salon
[center][url=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=709367salondapparat.jpg][img]https://img4.hostingpics.net/pics/709367salondapparat.jpg[/img][/url][/center]
Idir ouvrit la porte, la Grande Duchesse était tranquillement installée dans l'un des canapés, lui tournant le dos.
S'avançant après avoir ajusté une dernière fois son costume; il alla vers elle, fit le tour et écartant le bras avec un large sourire, lui embrassa les joues : "Alexandra ! Quel plaisir de vous revoir !
- C'est réciproque mon cher," dit-elle en se levant via appui sur le dossier du canapé. "Heureuse de vous savoir arrivé."
"A quel sujet... désiriez-vous me voir ?
- Un sujet embarrassant Idir. Je vais accoucher sous peu, mais je refuse de savoir si l'enfant que je vais mettre au monde est de vous, ou du salopard qui m'a séquestrée. Aussi, voilà ce qu'il va advenir : Quelque soit l'enfant qui naîtra; j'en adopterais un second. De sorte à ce que personne se sache jamais qui est celui de mon sang.
Tout deux seront élevés comme ils se doit; néanmoins, vous serez libre d'adopter un de ces enfants et de l'élever comme étant le vôtre. Il devra ignorer qui est sa mère mais je vous assure que je veillerais à ce que vous ne manquiez de rien et j'aurais toujours un œil sur vous et votre bonheur.
Comprenez que ceci à lieu en vue d'une réalisation qui nous dépasse tous, qui joueras son rôle... le moment venu; dans bien longtemps..."
Idir resta un instant silencieux : "Mais... comment pourrais-je élever un enfant avec le doute de savoir s'il est le miens ou non ?
- Pourriez-vous l'élevez si ce doute écarter, vous sachiez non-seulement qu'il n'est point de vous, mais qu'il est né d'un rapport non-consenti ?"
Idir se tut.
"Comme je viens de le dire, je veillerais à ce que vous en manquiez de rien, vous logerez à mes frais ou bon vous semblera au Caskar et je me chargerais de l'ensemble de vos dépenses. Vous m'avez offert une nuit inoubliable et; je préfère le considérer ainsi; des héritiers. Je ne puis en retour que vous en remercier et prouver ma gratitude par ce moyen."
Idir s'approcha du canapé, et se laissa tomber dedans. Puis, tournant la tête vers la fenêtre en soupirant, il lâcha avec une pointe de désaccord : "A ta guise... Alexandra !"
Posté : mar. août 22, 2017 10:11 pm
par mark
[center]L'Affaire Sirracuzaine 2[/center]
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[center][url=https://youtu.be/euM9O6Qaog8]Fond sonore recommandé[/url][/center]
[quote]
Setan, Résidence Ducale,
Hall de réception
L'atmosphère était à la détente, le Caskar se remettait de ses agitations, il pouvait enfin aspirer à la paix. Il n'était plus menacé de déstabilisation, tant par la victoire unioniste que par la naissance des héritiers.
Ariane, sans avoir pris le temps de mettre une robe, assistait sur le bords de la piste aux valses, un verre de champagne en main. Elle avait l'esprit traversé par de multiple réflexions et c'est une voix qui lui était familière qui la sortit de sa semi-torpeur.
"Je vois que son Altesse à juger utile de reposer tout le monde après nos derniers déboires." Sourit le Colonel en appuyant ses deux mains sur sa canne.
"Parlez pour eux, moi j'ai déjà une pile de communiqué diplomatiques à envoyer.
- Des remerciements aux sollicitudes et cadeaux ?
- Même pas ! Son Altesse à tenu à s'en charger elle-même, moi, c'est une pile de communiqués diplomatiques, afin de reprendre notre campagne d'expansion dans ce domaine.
- Évidemment." Soupira le Colonel.
"Mais je suppose que votre présence ici n'a rien d'un hasard, je parie que vous n'avez même pas été invité.
- Ma Dame, avec l'infini respect que je vous dois, j’arpentai déjà ces salles avant que vous n'y mettiez les pieds, je n'ai pas besoin d'invitation pour entrer." Sourit avec un petit air faux le maître de la Daska.
"Cela dit, c'est exact, je vous apporte des nouvelles concernant nos affaires à Siraccuzia.
- Ils ont finit pas amener le pavillon ?
- Pas exactement, en fait, pour l'heure, nous avons désormais de quoi foutre le bordel pour vingt ans sur cette île, ruiner la vie d'un doge et probablement sa famille sans compter celle de ses ministres (et leurs familles aussi) qui seront probablement dépouillés et chassés par leurs concurrents si ce que nous avons trouver venait à se paraître en publique."
Ariane but une gorgée et eut un petit sourire intéressé. "L'idée de foutre le bordel pour vingt ans me plaît bien, comment nous y prendrions nous ?
- Il suffirait de donner nos informations à l'inquisition siraccuzaine qui aurait une excellente occasion de revenir aux affaires. Il va de soit qu'une fois là, elle tente de prôner un retour à la très pieuse version de la chrétienté, ce qui impactera sur le tourisme, le commerce et provoquera la fureur des grandes familles qui vont se bouffer le nez tout en essayant de chasser les guignols en robe rouge." Exposa avec une neutralité monstrueuse le Colonel. "A ce sujet, la Grande Duchesse à-t-elle été informée ?
- C'est une question qui ne vous regarde pas.
- A votre aise, je venais donc vous voir pour que vous me communiquiez les demandes à faire au gouvernement de Dandolo.
- Je suppose que vous avez déjà réfléchit à des options..." Sous-entendit Ariane.
"Oui... Et elle sont toutes intéressantes.
La première consiste en l'occupation pure et simple de Siraccuzia.
- Pardon ?!
- Oui, de manière officieuse, le contrôle de dossiers sensibles sur tout le personnel ainsi que via la création d'un consortium d'actionnaires privés géré par nos soins qui reprendrait 65 % des parts des plus grandes entreprises Siraccuzaines.
L'occupation d'une terre est un concept dépassé, ce sont les dirigeants et les économies qu'il faut contrôler.
- Colonel, retenez-bien ceci : le Caskar N'EST PAS et NE SERA JAMAIS une nation impérialiste, aussi, je vous suggère de jeter cette idée suspecte aux oubliettes de votre esprit ! Siraccuzia doit demeurer entièrement indépendante !
- Ils accueillent une base Soverove...
- Je vous ait dit de ne pas toucher à l'indépendance, pas que vous ne pouviez pas placer quelqu'un qui nous convient mieux !
- Certes... Il y aurait quelqu'un en ce cas.
- Qui donc ?
- Le neveu du Doge, les deux personnages ne s'entendent pas très bien et le personnage (que vous avez rencontré) est bien plus modeste que son oncle. D'autre part, il est plus... dévoué à nos idéaux. Il pourrait donc procéder au délogement de la base Soverov ainsi qu'à appuyé notre intégration dans la nouvelle union de libre échange céruléenne à laquelle on n'a pas juger utile de nous convier..." Conclut-il toujours avec neutralité en présentant le journal.
Ariane écarquilla les yeux. "Les enfoirés !"
- C'est le mot, mais sans Siraccuzia, cette petite entreprise aura l'air bien conne, et comme nous pouvons demander certaines choses à Siraccuzia, je suis sur que nous allons soit entrer dans le club, soit le couler.
- Ça c'est sur !" Répondit Ariane avec énervement en froissant le journal.
"La question est, doit-on couler cette île avant ?
- Non, voici ce que vous allez faire : notre stock à quelque peut souffert de la dernière crise, alors demander 30 tonnes d'or au Doge. Il y a fort à parier qu'il refuse, dans ce cas, faîtes le nécessaire auprès des autorités Inquisitoriales pour qu'elle chassent le Doge et instaure sont neveu au pouvoir. Donner également des dossiers aux concurrents des ministres en échange de quoi, ils s'assurent que ce soit son neveu qui hérite.
- Bien, et que lui demandera-t-on en retour à ce neveu ?
- D'interdire toute implantation étrangère, de sorte à ce que les Soverovs soient chassé mais que nous pâtissions aussi de la décisions en ne pouvant installer nos Poseïchas et ainsi être écarté des soupçons. Il faut également qu'il expulse les étrangers arrivé ses deux dernières années, sous un prétexte quelconque, de sorte à récupérer sans trop de soupçons nos cher compatriote qui ont perdu vraisemblablement leur sang froid.
- Des représailles au retour ?
- Que nenni, ont les réintègrent et ils se remettent au boulot ! Laissez donc ces enfantillages aux Soverovs !
- Bien, d'autres mesures ?
- Oui, une dernière, demandez-lui de faire pression pour notre entrée dans cette nouvelle union et d'insister pour que nous y participions sans quoi, ils quitteront l'affaire... qui coulera certainement par la suite. A oui, un tout petit détail. Tachez aussi de lui arracher les dix tonnes qui manquent à notre stock.
Et pour compléter le tout, faîtes les mêmes proposition aux Doge tout en maintenant la demande des trente tonnes, qu'il sente combien son erreur à été grosse de nous croire moins dangereux une fois blessés...
- Bien, je suppose que celui qui accédera au maximum de nos requêtes sera l'heureux futur possesseur ou conservateur du "trône" de Siraccuzzia.
- Exactement Colonel, exactement...." Confirma Ariane avec froideur, se remémorant combien le coup de poignard Siraccuzain l'avait déçu : ils avaient cru faire une bonne affaire, maintenant, il était temps de passer à la caisse...
Le Colonel disparu aussi subitement qu'il était apparu.
La salle continuait ainsi de danser, mais tandis qu'eux fêtaient des naissances humaines, Ariane célébrait, elle, ce qui pourrait bien être une victoire de l'ombre. Et elle leva son verre dans le vide : "A la santé de Sirraccuzia" pensa-t-elle.
[/quote]
Posté : mer. sept. 13, 2017 12:14 pm
par mark
[center]Projet 153 (1)
(RP sur la recherche du croiseur [][])[/center]
La voiture s'arrêta, le personnage descendit : il était au cœur des chantiers navales de Setan, rythmé par les sons stridents de découpe du métal, échauffé par les hautes températures nécessaires pour travailler l'acier.
Son chauffeur ferma la voiture et l'invita de la main à le suivre. Iperopoulos avait simplement un sac de voyage dans lequel se trouvait tout ce qui lui serait, pensait-il, nécessaire à l'accomplissement des travaux.
Suivant les passages aménagés sur les bords desquels s'entassait en bel ordre différents éléments de construction et d'assemblages qui répercutaient l'écho des marteaux et masses de travail; alignés un peu plus loin sur les cales sèches ou des centaines d'ouvrier s'attelaient à les construire, les révisés ou les démantelés suite à de longues années de services.
Bientôt, le chauffeur s'arrêta et indiqua un chantier en cour. Iperopoulos perçu un ordre correct, le contre-maître semblant diriger les travaux à voir le duo qu'il formait avec un second personnage tenant visiblement les plans du monstre dont des part étaient désigné à intervalle régulier après un coup d’œil sur le document.
Prenant son inspiration, il s'avança, faisant semblant de ne pas remarquer les ouvriers qui s'arrêtaient deux secondes pour contempler le déshonoré avant de se remettre à la tâche.
Malgré tout, il avançait résolument vers le contre-maître et son voisin jusqu'à ce qu'une voix l'interpelle.
"Et vous !"
Tournant alors la tête surpris, il eu juste le temps de voir une masse blanche lui arriver dessus : c'était un casque de chantier dont l'envoyeur s'approchait en s'essuyant les mains, noires de graisse.
"Mieux vaut que vous mettiez ça avant que de recevoir un mauvais coup."
Suivant le conseil immédiatement, l'ingénieur mis le casque juste après quoi, l'ouvrier, qui le regardait intrigué demanda :
"Et, vous êtes ?
- Iperopoulos, je viens diriger le chantier."
Répondit-il avec humilité bien qu'il soit surpris de ne pas avoir été reconnu.
"Ah ! Pardon messire, s'excusa le personnage en inclinant la tête tout en faisant une poignée de main.
- Navré, j'ai beau être arrivé depuis un moment, j'ai un peu de mal à me faire à vos coutumes.
- Vous n'êtes pas Caskar ?
- Pas pour un sou, je suis Amarantin. Mais, restez pas là." Reprit-il tout de suite en se plaçant pour le guider jusqu'au contre-maître.
En y arrivant, s'inclinant très légèrement histoire de respecter le protocole tout rangeant son torchon dans l'un des poches de son établis, il annonça Iperopoulos.
Les deux hommes se retournèrent, un seul, au teint basané s'inclina poliment. Salut que lui rendit Iperopoulos tandis que le contre-maître se contenta d'un très léger salut de tête dédaigneux.
"Alors heu... Messire Iperoupoulos; présenta l'ouvrier; voici monsieur Namnu Yebu, ingénieur Vanauahan délégué pour assister à la construction ainsi que messire Valanek, présentement contre-maître et aussi ancien ingénieur du chantier.
- Messieurs, dit poliment Iperopoulos. C'est un plaisir de vous rencontrer.
Le Vanauahan sourit et répondit que son sentiments était équivalent tandis que le contre-maître resta d'un professionnalisme traduisant son mépris et son rejet : "Les travaux ont bien avancés et nous terminerons dans les délais."
Mais sans se laisser désarmer, Iperopoulos répondit avec vigueur : "Ça m'étonnerait, car nous avons jusqu'à la fin de l'année pour achever cette merveille. Aussi, il est certains que nous ne travaillons pas assez vite ou pas assez efficacement."
La face du contre-maître devint presque blême et il sembla mettre de côté son différents pour signaler à Yebu d'aller dans le petit bureau de chantier.
"Excusez-moi, mais que se passe-t-il ?" Demanda l'Amarantin surpris.
"Puisque vous n'êtes pas au fait de vos us, je vais résumer la situation : le fait est que j'ai un an pour achever ce navire, mais dans le cas ou j'échouerais, il s'avèrera également que tout ceux qui sont mes subordonnés dans cette affaire en subiront les conséquences.
- Ce qui veut dire ?...
- Que mieux vaut que tout le monde y mette du sien." L'amarantin acquiesça bien que dubitatif.
"Vous connaissez bien ce rafiot ?" Demanda alors l'ingénieur.
"Pour sur monsieur, je le bichonne depuis un an déjà. Alors je commence à savoir ces petites humeurs." Sourit-il.
"Très bien, Valanek !" Dit-il pour attirer son attention : "Vous serez co-ingénieur avec moi et monsieur... dit-il en regardant l'Amarantin. "Livius." aida ce dernier.
"Monsieur Livius devient dès maintenant notre contre-maitre. Informez-en nos équipes."
Valanek acquiesça et disparu dans le chantier, indiquant au nouveau contre-maître de le suivre.
Les laissant s'éloigner, Iperopoulos monta à son tour en direction du bureau de chantier, voir ces fameux plans...
Posté : mar. sept. 19, 2017 11:32 pm
par mark
[center]Projet 153 (2)
(RP sur la recherche du croiseur [][])[/center]
Iperopoulos étais penché avec Yebu sur différents documents dans le petit bureau du chantier. Il procédait à une réorganisation des équipe pour améliorer les performances de ces dernières.
Au dehors, le nouveau quartier-maître et Valanek terminaient une tournée et ouvrirent la porte pour demander à l'ingénieur en chef de les suivre.
Levant la tête, Iperopoulos hésita un instant puis, après que Valanek est insisté en utilisant ses plans roulé pour l'inciter à venir, il obtempéra et sortit.
"Un problème ?
- De taille, il est impossible que nous finissions dans les temps demandé."
Iperopoulos le regarda en esquissant un sourire bien plus confiant : "Ça, nous verrons.
- Non messire, intervint Livius, je... je confirme les observations de Valanek; il est impossible, même avec les meilleurs équipements et toutes la bonne volonté du monde de terminer dans les temps voulu. Regardez; poursuivi-t-il en se retournant pour désigner des partie de la coque. Ce monstre fait près de 210 mètres, nous devons encore achever la coque, monter les tourelles, les différentes machineries sans parler du reste de l'aménagement intérieur. Tout cela, sachant même que quand il sera mis à l'eau, il restera à achever ses superstructures.
Il... il est matériellement et temporellement impossible d'achever un tel chantier en un an. C'est bien trop vaste.
- Venant de votre part Livius, je ne saurais dire pourquoi vous êtes défaitistes, mais vous messire Valanek, vous me surprenez !"
Puis, fixant quelque instant le squelettes du géant, il resta silencieux, réfléchissant à une solution. Le problème était diaboliquement simple : plus un navire est gros et surtout lourd, plus ses moteurs doivent être puissants, ce qui l'alourdit. De fait, le plus difficile serait de trouver la bonne puissance de propulsion pour ce navire destiné à devenir un géant des mers... Et pour quelle utilité en plus ? Pouffa-t-il intérieurement avant de raisonner : de toute manière, l'avenir de la guerre est dans les portes-avions et les sous-marins.
Puis, s'illuminant, il lâcha avec simplicité : "Il est trop grand ? Et bien nous allons le diminuer de taille." Puis se retournant pour rentrer vers le bureau, il ajouta : Faîtes le passer de 210 à moins de 160 mètres.
- Mais... c'est près d'une demi-fois sa taille ! S'exclama Livius. Ce n'est plus un croiseur !
- Ce n'est pas une frégate et son Altesse n'a jamais précisé les proportions ou l'armement de ce navire. Néanmoins; dit-il en s'arrêtant, nous allons compenser sa perte de surface par une accumulation de l'armement et un perfectionnement de ce dernier."
Livius, surpris et Valanek, d'une curiosité non convaincu, se regardèrent.
"Dîtes-vous que nous allons faire... un croiseur de poche !" dit en levant les bras vers le ciel d’exaspération Iperopoulos.
"Bien," dit enfin Valanek. "Pourrait-on savoir plus précisément ce que vous voulez voir sur ce navire ?
- Envoyez une lettre à la nouvelle poule qui dirige les chantiers navales, du temps ou j'y étais, nous achevions la mise au point de nouvelles tourelles de 130 mm; trop grosses pour des frégates, mais justement destiné à des croiseurs quoiqu'un peu petites au vu de leurs tailles. Il y a aussi ces nouvelles machineries à injection assisté et semi-automatisés qui devraient être à un bon stade de développement.
- Ne peut-on en référer directement à son Altesse ? Car je crains que "la poule" refuse de nous donner ce que nous voulons." Remarqua passivement Valanek.
- Hélas non, elle vient d'être nommé, et son Altesse veut nous... enfin me jauger."
Un court silence suivit avant que Livius ne reprenne. "Essayons, nous avons une chance, elle vaut bien qu'on prenne des risques pour elle !"
Valanek le regarda et esquissa un petit sourire complice : "Je vais aller écrire à cette dame; on va voir si notre ingénieur à des raisons de la détester..."
Posté : dim. sept. 24, 2017 7:06 pm
par mark
[center]Projet 153 (3)
(RP sur la recherche du croiseur [][])[/center]
Siège de la compagnie navale; Setan.
Iperopoulos passait en coup de vent dans les allées, se dirigeant avec vigueur en direction du bureau de la directrice, passant les différents postes de sécurité à l'aide de sa carte.
Soudain, en arrivant devant les portes qu'il cherchait, il ignora les avertissement des gardes qui prévenait qu'elle était en réunion et ne pouvait être dérangé.
Entrant en écartant violemment les battants, il ne tint pas compte de l'assistance surprise qui se retourna; interrompue dans ces débats : "Qu'est-ce que cela signifie ?! Vous nous refusez ces éléments ? Auriez-vous oubliez que nous sommes dans le même camp et que notre objectif est de combler un retard catastrophique avec nos concurrents ?!" Cria-t-il à l'intention de la directrice.
Alors que les gardes entraient, elle leur fit signe de laisser faire puis demanda poliment à ses collaborateurs de quitter un instant la pièce.
"Iperopoulos, j'ai analysé votre demande et je l'ai refusée, parce que jusqu'à présent, tout ce que vous avez entrepris à lamentablement raté et je ne vais pas risquer de nouveaux armement sur une intuition de pacotille concernant vos "croiseurs de poche" !
- Si seulement c'était cela n'est-ce pas ? Seulement, la vérité vous encombre plus, c'est que maintenant que ce poste vous à été imparti, vous avez peur que si je parvienne là ou je le veux, je récupère ce siège n'est-ce pas ?"
La directrice fit quelque pas dans sa direction, effleurant du bout des doigts la table : "Les traditionalistes avaient raisons; maintenant que nous sommes dans la modernité, nous renonçons à certains de nos idéaux parce qu'ils ne correspondent plus à notre environnement. Ce monde est un lieu ou le plus fort dévore le plus faible est le fait est que ce n'est pas avec de stupide conception révolues sur l'honneur et la bienséance que nous parviendrons à l'emporter face à nos concurrents ! N'est-ce pas ce qui vous à ridiculiser il y a peu à ce propos ?!" Développa-t-elle avec force.
"Et auriez-vous oubliés que ce croiseur est la clé de notre remise à équivalence de nos puissants concurrents nordiques ? eux ont des moyens, des chantiers navales performant qui s'étendent jusqu'en Dytolie et les fait sont que pour l'heure, ce sont eux qui mènent la dance. Vous voulez voir le monde servir sur des navires Normands ? Qu'un jour, même notre propre flotte soit supplantée par eux ?
Si c'est le cas, alors en effet, je perd mon temps ici; mais si , comme je l'espère encore, vous demeurer servante des intérêts du Caskar, alors vous allez me donner ce dont j'ai besoin en mettant de côté vos appréhensions à mon égard.
- Pourquoi donc, le temps est une chose relative, s'ils sont les maîtres demains, nous pourrons l'être après-demain, sans vous et votre lamentable manque de clairvoyance !
- Quand à vous, qui faîtes par de la disparition de l'honneur en dans le nouveau domaine entrepreneuriale, il semblerait que vous ne preniez pas en compte dans votre calcul la presse qui, si elle était informée de votre présente réponse, s'en donnerait très certainement à cœur joie pour vous abattre. Après tout, vous n'étiez pas là du temps de la régence et personne ne cherchera à vous protéger. Éditorialement parlant bien sur."
La directrice le fixa, et transparaissait dans son regard ulcéré la décision finale qu'elle prenait à contre cœur. Elle tendit la main, Iperopoulos lui donna le papier et; dans un geste, elle le posa sur la table, et modifia la précédente réponse avant de tendre le document à son adversaire.
"Profitez bien messire, parce que si vous échouez malgré tout, je vous garantie que je prendrais plaisir à venir assister à votre départ.... "
Iperopoulos la salua dans un sourire satisfait, à la limite du défit, puis se retira. Il avait maintenant de quoi entamer l'étape cruciale de son chantier...
Posté : dim. oct. 15, 2017 11:14 am
par mark
[center]Projet 153 (4)
(RP sur la recherche du croiseur [][])[/center]
Setan, Chantiers navals
Dans un hangar dédié, on achevait les vérification des nouvelles tourelles de 100mm; Iperopoulos, au sommet d'une petite plateforme, un casque rembourré sur les oreilles, observait avec attention le recul et la détente de l'arme qui allait équiper "son croiseur de poche".
Un tir à blanc fut effectué en guise d'essai final et satisfait, les ingénieurs s'y attelant se firent mutuellement signe jusqu'à ce que le responsable de l'armement indique par signaux à Iperopoulos que tout fonctionnait.
Ravit de constater que dans ce domaine là au moins, les choses avançaient bien, il descendit de son perchoir et sortit de l'entrepôt. Là, Livius l'interpella, visiblement assez satisfait. "On a reçu les plans de différents modèles de radar, d'après nos estimations, ils sont tous de bonne qualité mais il serait préférable que vous choisissiez à tout hasard :"
[spoiler="Modèles CONFIDENTIELS"][url=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=609235typesradarsUS.jpg][img]https://img15.hostingpics.net/pics/609235typesradarsUS.jpg[/img][/url][/spoiler]
"Tenez, prenons donc le dernier modèle. Oh ! J'y pense, informer Valanek que je vais le laisser seul sur le chantier pendant un moment, je vais aller faire un tour du côté des modèles de radars anti-aérien.
- Bien messire, autre chose ?
- Oui, les tourelles de 100 ont des tests concluants, dispensez des équipes de la superstructures aux finitions de la coque, je veux que nous soyons en mesure de lancer notre bijou sous peu; et de là, travailler en cale pour finaliser son armement et son agencement....
- Nous ne pouvons être sur de parvenir à finaliser cette partie sous peu ! Il nous faut faire des vérifications sans quoi on risque de le voir couler au moment même ou il sera mis à l'eau !" S'exclama Livius tandis qu'ils passaient au travers de différents passages fréquentés par des engins de chantiers.
"Je suis d'accord, mais il nous faut nous hâter, il ne nous reste que 7 mois avant la date fatidique !
- Oui messire, mais vous êtes bien placé pour savoir que si on va trop vite, on cour à la catastrophe.
[center][url=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=893001AnnexEastwoodClintNRFPT01.jpg][img]https://img15.hostingpics.net/pics/893001AnnexEastwoodClintNRFPT01.jpg[/img][/url][/center]
"Faisons comme nous pouvons" décida de conclure Iperopoulos avant de s'éloigner en direction de la cale de son navire.
Posté : sam. oct. 21, 2017 2:45 pm
par mark
[center]Projet 153 (5)
(RP sur la recherche du croiseur [][])[/center]
Setan, Chantiers Navals
[center][url=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=171059160304fd1fnirvingnaviresn635.jpg][img]https://img4.hostingpics.net/pics/171059160304fd1fnirvingnaviresn635.jpg[/img][/url][/center]
Livius avait les yeux penché sur une liste et discutait avec différents chef d'équipes, coordonnant leur travails sur les finitions extérieures de la coque.
une fois que ses instructions furent clair, il se retourna et avança vers la coque, entrant dedans par une ouverture sur son flanc pratiquée pour faciliter l'accès au chantier.
Un nombre astronomique d'ouvriers travaillaient d'arrache-pied avec instruments de soudures et maillages. Un bruits assourdissant émanait de ce ventre martelé de part en part et si ceux qui y travaillaient disposait de casque anti-bruit, Livius lui, ne faisait que passer et se couvrait les oreilles comme il pouvait. Avançant ainsi en remontant la coque, il ne pouvait qu'être pressé de rejoindre le centre de la structure. "Heureusement que c'est un navire "de poche"; soupira-t-il pour lui sans même s'entendre." Une fois arrivé ou il devait, la première chose que fit l'équipe qui l'attendait fut de lui tendre un casque équipé d'un micro, à l'image de ceux présent dans les hélicoptères pour pouvoir communiquer.
"Quel est le problème ?
- Monsieur, on à progresser concernant le renforcement des soutes à munitions, ont à juste pensé à un détail, c'est que si heureusement elle n'est pas placé juste en dessous de la cheminée, en revanche, son aération n'est pas assurée.
- Un joli feu d'artifice en cas d'accident donc." Compléta le quartier-maître qui suivait sans peine la pensé.
"C'est ça m'sieur, aussi, j'aurais aimé avoir la permission de percer par endroit la pièce pour assurer le renouvellement d'air.
- Il n'est est pas question ! Ça équivaudrait à ouvrir en grand les portes et ça condamnerait le navire au premier feu ! Non, conserver l'unité de la pièce, assurez-vous du blindage de ses murs et ne vous occupez pas du reste, je vais voir ça avec l'ingénieur.
- A vos ordres."
N'attendant plus, les ouvriers se remirent à la tâche tandis que Livius quittait la zone. Réémergeant dans le hangar où avait été placé le prototype pour plus de sureté, il rejoignit Valanek occupé à superviser dans une pièce à part les aménagement du radar.
Ouvrant la porte à l'aide de sa carte magnétique, il la poussa et parcouru très rapidement le petit couloir précédant la pièce.
"Non ! Il faut réduire sa taille, sinon on ne va jamais pouvoir le monter !" Entendit-il au moment ou il toqua sur la porte ouverte.
Valanek se retourna et parut surpris. "Un problème Livius ?"
Sentant qu'il pouvait y aller, le quartier maître expliqua la situation à son supérieur qui demanda à l'un de ceux qui l'entourait de prendre les plans du fond de coque situé dans un tiroir qu'il indiqua.
"Montrez-moi ça." Dit-il ensuite en étalant la carte par-dessus les plans du radar.
Livius avança, entrant dans le cercle et se plaçant à côté de l'ingénieur. Il pointa du doigt la salle et mis en évidence le problème :
"Si on ne trouve pas un moyen d'aéré, on risque non-seulement l'accumulation de rejets aériens toxiques mais surtout en cas d'explosion ou d'incendit, l'énergie ne pourra pas être un temps soit peu dispersé."
L'ingénieur réfléchit une seconde, sa main droite commençant à faire faire des gammes imaginaires sur le plan.
"Voyons.... il n'est pas question qu'on rattache le système à la ventilation du plafond, ça affaiblirait ses murs; pas question non plus pas en-dessous, à la première torpille, c'est la catastrophe... en revanche... Oui voilà !" dit-il à mi-voix.
Il regarda Livius : "Demander au équipe d'arrêter les conduits de ventilations aux murs de la pièce, puis, qu'ils leurs face rejoindre le centre de la structure avant de percer les murs. Ainsi, on bénéficiera de l'épaisseur du reste du navire pour protéger le point sensible.
Puis, qu'ils fassent rentrer les conduits et les fixent au toit pour parfaire le squelette d'aération."
"Hmm..." émit Livius.
"Cela pose un problème ?" S'enquit Valanek en regardant le quartier maître.
"Oui, d'abord, en cas d'incendit, les conduits d'aérations sont de véritables autoroutes pour les flammes. Ensuite, c'est le point du navire qui va émettre le plus de chaleur lors des combats, aussi, est-ce qu'un seul point d'aération est suffisant ?
- Que voulais faire l'équipe qui vous à signalez le problème ?
- Percer de la ventilation dans l'armure directement jusqu'à l'air libre.
- Mouais, autant saborder le navire tout de suite ! Pour le premier problème, ce n'est pas compliqué; transmettez au équipe d'installer dans toutes les pièces des système d'aération d'urgence de sorte à généré une puissante aspiration qui détournera flammes et fumées toxiques directement vers l'extérieur; de préférence, avec des débouchés sur un système de ventilation parallèle d'urgence.
Pour le problème de l'aération supplémentaire pour la salle en cas de combat, je suggère que vous installiez le système de secour dans un corridor au fond de la coque, blindé de sorte à éviter qu'une torpille n'ait raison de lui, et pour renforcer la sureté, faîtes le passer juste en dessous de la soute à munition SANS L'Y LIER.
- Nous allons devoir réétudier une partie de la structure basse du navire et la modifier. Cela pourrait nous faire perdre du temps.
- Possible, mais c'est le seul moyen; à moins que vous ne préfériez relier la chambre à la cheminé bien sur !"
Posté : mer. nov. 08, 2017 7:06 pm
par mark
[center]Projet 153 (6)
(RP sur la recherche du croiseur [][])[/center]
[quote]Iles de l'Ouest, Eaux territoriales Caskar
[center][url=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=245562unnavireaetederoutepourquotpollutionmaritimevolontairequotaulargedebrestwikimediaccjeanpierrebazard1456494745.jpg][img]https://img4.hostingpics.net/pics/245562unnavireaetederoutepourquotpollutionmaritimevolontairequotaulargedebrestwikimediaccjeanpierrebazard1456494745.jpg[/img][/url][/center]
Iperopoulos, en caban, observait depuis le géant de fer qu'il avait conçu la vaste étendue d'eau.
Le vent fouettait de temps à autres son visage et le ciel clément lui fit penser qu'un premier test "au calme" limiterait les potentiels dégâts d'une mauvaise surprise.
Les hauts parleurs annoncèrent l'arrivée sur la zone de test et le branle-bas de combat fut sonné à titre d'entrainement.
En quelque minutes, l'équipage de test rejoignit ses postes de combats et se tint près.
Iperopoulos entra dans la salle de commandement.
"Alors, comment se comporte-t-il ?
- Messire, lui répondit le capitaine; pour l'heure, je dois dire qu'il est plus rapide que la plupart des croiseurs que j'ai pu voir, néanmoins, je subodore qu'il a gagné cette vitesse au détriment d'autres parties.
- Oui, sa taille." Sourit Iperopoulos.
"J'espère que ça ne va pas nous jouer des tours, voici notre cible.
Pointa-t-il du doigt le lointain en tendant des jumelles à Iperopoulos.
"Un classe muse, pas mal.
- Surtout moins couteux que les navires contre lesquels nous aurons probablement à opérer. il se tourna et lança à l'intention des commandements
"Batterie une sur l'objectif, pleine vitesse, virage à tribord, acquisition de la cible par la seconde batterie puis feu."
L'ordre se répercuta en écho et tous sentirent alors le navire monter en allure, obéissant aux chevaux qui le propulsaient tandis que la première batterie de 100mm s'alignait sur l'objectif et tirait un premier coup... Qui alla choir dans l'eau, non loin du navire cible.
[center][url=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=718675article23705761AE4C8B3000005DC64634x414.jpg][img]https://img4.hostingpics.net/pics/718675article23705761AE4C8B3000005DC64634x414.jpg[/img][/url][/center]
Rapidement, présentant son flanc, le navire ouvra un angle de tir à sa batterie arrière qui, comme la première, mais en plus catastrophique, loupa la cible.
"Bien, maintenant, voyons en réduisant l'allure : "Vitesse 2/3". Le navire répondit automatique et sur ordre du capitaine, les batteries rouvrirent le feu. Un trait de feu sortit du premier canon et alla frapper de plein fouet la cible qui sembla tanguer un grand coup avant de dévoiler un trou béant et sombrer.
[center][url=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=866849ryouu12.jpg][img]https://img4.hostingpics.net/pics/866849ryouu12.jpg[/img][/url][/center]
Mais, l'équipage ne le voyait pas, un grand bruit avait ébranlé la coque et de la fumée semblait provenir de l'arrière.
Une agitation contrôlée régnait à bord : la seconde batterie s'était déchaussée de son support et était décentrée, faisant dangereusement pencher l'arrière.
Sans qu'ils ait à attendre, le navire d'assistance, équipée de tout le matériel nécessaire, accouru, grue prête à l'emploi.
Iperopoulos assista avec une neutralité qui surpris le capitaine au retrait de la tourelle dangereuse. Ses manœuvriers semblait ne pas avoir été blessés.
S'en étonnant, le capitaine remarqua : "Pour un premier tir, un tel accident est assez peu encourageant.
- C'était un risque potentiel que nous avons réduit au minimum. Nous allons trouver une solution, en attendant, servons-nous de la batterie avant.
- Ah vraiment ? cet accident m'a défoncé une partie de l'arrière, une chance que personne ne s'y soit trouvé ! Il faudrait plutôt rentrer à Setan et réparer voir revoir une partie de la conception a mon sens.
- Vous êtes ingénieur ?
- Non, mais j'ai vogué sur pas mal de rafiot, et je n'en a jamais vu aucun qui avait une de ses tourelles qui se déchaussait dès les premiers tirs !
- Eh bien maintenant vous l'avez vu..." Ferma Iperopoulos sans que le capitaine ne parvint à trouver une réponse.
Les tests allaient donc continuer.
Le commandant s'éloigna, mécontent tandis que Livius s'approcha d'Iperopoulos qui regardait la batterie endommagée s'élever sous l'effort d'une grue.
[center][url=https://www.hostingpics.net/viewer.php?id=215298dirtyharrysetclinteastwood133rcm0x1920u.jpg][img]https://img4.hostingpics.net/pics/215298dirtyharrysetclinteastwood133rcm0x1920u.jpg[/img][/url][/center]
"C'était prévisible ?
- Non, a vrai dire, je ne comprend pas ce qui à pu se passer, les tests à terre montraient qu'on avait réussi à maîtriser le recul !
- On l'a pas fait sur plate-forme de tanguage.
- d'accord, mais en ce cas, pourquoi est-ce que la première batterie n'a pas eu le même comportement ? Les conditions sont quasiment les mêmes.
-Peut-être a-t-on manqué de chance.
- Peut-être... Mais de toute manière, il va falloir régler se soucis au plus vite, je suis plus inquiet concernant les torpilles..."
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