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Posté : ven. déc. 22, 2017 1:18 am
par phiwill61
[indent]100[/indent]b - La Petite Renaissance Eashate (1415-environ 1550)
[justify]En 1415, l'Empire d'Eashatri entre dans une période d'échanges culturels, qui prendra une ampleur assez inégalée dans l'histoire de l'Empire. En effet, ces échanges sont favorisés par une situation telle qu'ils s'étaient montrés nécessaires à la non implosion de ce qui était à l'époque, le plus grand empire janubien de l'histoire, malgré l'Horreur venue des steppes. Couvrant en 1415 le même large tiers Nord de la Janubie que celui qu'il occupait en 1395, l'Empire avait sous son contrôle des populations très différentes, allant des populations à formeront l'actuel Horbarash dans le sud-ouest, jusque les populations à forte influence ventélienne au Nord-Est. C'est pourquoi la cohésion de l'Empire était quelque peu compromise maintenant que l'Empire s'était montré impuissant pour repousser une invasion étrangère, et cette cohésion était d'autant plus friable, que désormais, l'Empire était en pleine division progressive : un Empire d'Eashatri janubien, au sud, mené par Srijan IV, et au nord-est, un Empire d'Eashatri ventélien, parfois appelé Oyestarna (HRP: nom d'un des voisins de l'Eashatri, aujourd'hui disparu), mené par Mahadaji II.

La petite renaissante eashate aurait pu ne pas avoir du tout lieu dans ce contexte, puisque la réaction qui aurait été la plus attendue aurait été un repli sur soi et un durcissement du pouvoir impérial. Mais la chance réside dans le fait que la popularité du pouvoir des Bravelli-Khôma résidait dans leur relative attention vis-à-vis du peuple, peuple dont ils avaient la réputation de ne pas savoir réprimer. Aussi Srijan IV décida de maintenir cette image et de joueur sur cette réputation de monarque bienveillant pour s'assurer que l'Empire pouvait continuer d'exister sans imploser. Ainsi, il fallait donner au peuple satisfaction, mais aussi lui rappeler le passé précédent et en cela, l'importation d'écrits contant la gloire du continent s'avérait primordiale pour fédérer les différentes populations de l'Empire d'Eashatri de l'époque. Ainsi, par l'étude des légendes, des épopées, de l'histoire antique et post-médiévale du continent, mais aussi la littérature et les arts, l'ébauche d'un sentiment national a commencé à émerger en Eashatri.

C'est également à cette période que l'instruction prit une importance dans la conduite du pouvoir impérial, qui se devait donc à la fois de promouvoir les arts mais aussi leur compréhension par la population, qui se faisait par l'enseignement que les bibliothèques faisaient dans tout l'empire, financées par les dons impériaux, équivalent de ce que nous appelons aujourd'hui des subventions. La culture eashate, et notamment celle issue des régions mères de l'empire (l'actuel Eashatri), était répandue de manière très forte sur l'ensemble du continent, parfois de manière trop flagrante, ce qui aboutit ainsi, pour les provinces les plus différentes de l'empire, aux premières scissions, traitées au départ par un statut spécial d'autonomie, une forme de protectorat, jusque les années 1460. L'exemple des scissions des provinces du nord de l'Horbarash actuel est cependant un tournant, puisque dans ce cas précis, l'influence de l'Empire d'Eashatri est ouvertement contestée et même rejetée. En effet, l'omniprésence de la culture et du commerce eashe est vue comme menaçante, alors même que l'Empire avait été quasiment anéanti quelques années plus tôt. A cela s'ajoute des pourparlers qui tardent à être mis en oeuvre par l'aristocratie eashate, pendant plus de vingt ans, ce qui fera que des soulèvements populaires vont apparaître, puis gagner en violence et en efficacité, avec un nombre incalculable de boycotts, mais aussi de fréquents pillages des convois marchands eashes, ce qui aboutira à une véritable paralysie commerciale du sud de l'Empire en 1487, année durant laquelle l'Empire d'Eashatri acceptera l'indépendance des différents royaumes, sous condition que ses marchands puissent se déplacer librement sur les territoires des royaumes récemment proclamés, afin qu'ils puissent commercer plus au Sud ou avec les premiers comptoirs qui se trouvaient sur la côte ouest de la Janubie.

La petite renaissance eashate se poursuivra durant une large première partie du XVIème siècle, durant laquelle cependant, si le commerce et la culture continueront à rayonner, le pouvoir impérial s'affaissera peu à peu, conduisant à une scission effective entre l'Oyestarna et l'Eashatri, bien que non officielle. Cette scission sera très longtemps niée par les aristocrates eashates, et aussi par la population, qui considèreront l'Oyestarna comme une vaste région faisant partie intégrante de l'Empire d'Eashatri, malgré un statut particulier. Cette scission restera non officialisée jusque 1782.[/justify]

Posté : lun. janv. 01, 2018 11:28 pm
par phiwill61
[indent]100[/indent]c- Le déclin pré-colonial (1550-1664)
[justify]La fin du XVIème siècle en Eashatri marque une intensification des échanges, puisque les dytoliens viennent jusqu'en Eashatri pour leurs échanges commerciaux, attirés notamment par les épices et les métaux eashates, mais aussi les richesses du reste du continent janubien, qui commence peu à peu à être colonisé. Ainsi à Astapur et à Kayton, on voit l'émergence des premiers comptoirs commerciaux sur le sol impérial dès 1544, apportant quantités de denrées venues de Dytolie, mais pas uniquement, avec notamment sept épidémies de variole en un siècle, épidémies importées par mégarde de Dytolie, qui parachèveront l'affaiblissement de l'Empire d'Eashatri.

D'un autre côté, les dirigeants eashates voient d'un mauvais œil l'influence grandissante de la Britonnie sur leur continent, qui leur ravit peu à peu le statut de première puissance du continent. Si la Britonnie commence par adopter une attitude prudente dans sa colonisation du continent janubien, en prenant en assurance, et en ayant de plus en plus la main mise sur tous les échanges du continent, le colon dytolien entend peu à peu avoir droit d'ingérence dans les affaires eashates. Ce processus est encore plus accentué lors de la création du Grand Raj Britonnique en 1603, vu comme une sorte de contre-Empire en Eashatri, qui commence à poser des vetos quant aux mariages de l'aristocratie eashate. Les tensions vont ainsi croissantes au fur et à mesure que le Grand Raj s'agrandit au Sud de l'Empire d'Eashatri, aboutissant en 1624 à la Grande Expulsion, date-événement où l'Empereur d'Eashatri décide de faire expulser tous les britons présents sur les territoires qu'il contrôle encore, en réaction à la tentative de mariage forcé menée par un traducteur et un noble briton qui voulait se faire héritier du trône d'Eskha en se faisant gendre de l'Empereur à l'insu de ce dernier, et sans en référer à la fille de l'Empereur qu'il convoitait. Une anecdote souvent racontée en cours d'histoire est qu'Amira, la fille de l'Empereur de l'époque, était sourde, et que le duc qui souhaitait se fiancer avec elle, ne savait pas qu'elle y était. Il s'agit là surement d'une légende, bien qu'aucun document n'ait jamais pu prouver son invraisemblance.

Mais la Grande Expulsion ne reste pas sans conséquence, si bien qu'en quelques mois, les relations entre le Grand Raj Britonnique et l'Empire d'Eashatri se détériorent jusqu'au point de rupture, aboutissant à la 1ère Guerre d'Indépendance, qui durera jusque 1660, date à laquelle l'Eashatri, après 36 ans de combats, capitule et devient un protectorat officiellement indépendant du Grand Raj Britonnique, mais sous tutelle de ce dernier, tandis qu'une large moitié est des actuelles régions des Mérebes sont mises sous la tutelle santognaise.[/justify]

Posté : dim. janv. 28, 2018 10:35 pm
par phiwill61
D- Epoque Coloniale (1664 à 1998)
[indent]50[/indent]1. Protectorat (1664-1782)
[justify]En 1664, après la cuisante défaite de la bataille d'Ambavi, les armées eashates ayant été saignées à blanc, les autorités impériales ont donc dû capituler et céder une part de leur souveraineté à la Britonnie. Concrètement, à partir de 1664, les souverains britons et santognais étaient vice-empereurs d'Eashatri, et avaient droit de mettre son veto à tout changement d'ordre de succession de ce dernier, si jamais il venait à avoir un changement d'héritier. De même, un nouveau partage des titres fonciers, au grand avantage des britons, vit le jour à cette période, créant une nouvelle classe sociale en Eashatri : la petite aristocratie, c'est-à-dire les nobles eashates ne possédant que la terre du palais dans lequel ils résidaient.

S'en suit un siècle de silence, où les échanges eashates avec l'extérieur se concentrent quasiment uniquement avec la Britonnie et légèrement avec la Santogne. Le niveau de vie général en Eashatri s'amoindrit peu à peu, avec notamment la fermeture des bibliothèques qui étaient jusqu'alors financées plus ou moins formellement par l'aristocratie eashate, mais aussi la conversion des eashates au catholicisme par la Santogne coloniale. De ça et là, des mouvements réclamant plus d'autonomie, aussi bien dans les milieux aisés que dans les milieux modestes, émergent, mais ils sont d'ampleur négligeables et facilement tus par l'armée britonne, d'autant que si la situation générale de l'Empire s'affaiblit, les moyens de subsistance restent suffisants jusque la fin du XVVIIème siècle.

En effet, de mars 1772 à novembre 1772, a lieu la plus importante éruption du Rashari qu'on ait notée dans l'Histoire. En sept mois, plus de huit cent millions de mètres cubes de lave sont déversés, avec quantité de cendres et de gaz, surprenant fortement les autorités de l'époque, qui n'avaient pas préparé les réserves que l'Empire d'Eashatri constituait jusqu'alors. Eruption particulièrement violente, elle perturba le climat tant et si bien que la mousson n'aura pas lieu dans le Nord de la Janubie ni en mai 1772 ni en mai 1773, et les cendres restées en suspension dans l'air ajouteront le problème de la luminosité au problème de l'aridité, provoquant l'épisode de famine le plus meurtrier de l'histoire eashate : la Grande Diète. De 1772 à 1780, on estime ainsi que 17% de la population eashate est morte de faim, ce qui correspondait à neuf millions de personnes (selon l'Empire de l'Epoque, qui comprenait encore les régions du Berhavi, de l'Emphur médian, de Dosalhi). Une telle hécatombe ne reste pas sans conséquences, et c'est ainsi que de 1777 à 1782, un mouvement d'insurrection émerge et refuse la colonisation par la Britonnie et la Santogne. Soutenue par les aristocrates eashates, la révolte prend de véritables airs de décolonisation à partir de 1779, date à laquelle Adinath II, alors Empereur d'Eashatri, fait dépêcher ses armées propres pour soutenir la révolte, espérant ainsi pouvoir restaurer la grandeur de l'Eashatri d'[infobulle=empereur d'Eashatri lors de l'apogée territoriale d'Eashatri]Hemaraj V[/infobulle], tel qu'il l'exprime dans une lettre adressée à un de ses généraux.

Malgré tout le mouvement reste désorganisé, et lorsque l'armée britonne revient en Eashatri pour rétablir l'ordre, en 1781, les défaites s'accumulent, et quand bien même la révolte contre les colons reçoit un véritable soutien populaire, elle est balayée en quelques mois. Dès lors, le principal objectif de l'occupant briton est de faire en sorte que l'Eashatri ne puisse plus se soulever contre la couronne britonnique, ni même en contester l'autorité. Pour cela, plusieurs mesures drastiques sont mises en place, dont les plus visibles restent le fait que l'Empire d'Eashatri sera divisé en différentes colonies et rattaché sous l'autorité du Grand Raj Britonnique, tandis que la dénomination officielle du Protectorat Briton de l'Empire d'Eashatri deviendra : Protectorat Britonnique de la Principauté d'Eashatri. Une humiliation ostensible, et volontaire, encore une fois marquée d'une action exceptionnelle : la condamnation à mort pour trahison d'Adinath II, qui restera, jusque la fin de la colonisation, le seul empereur eashate à avoir été tué par les deux colons dytoliens.[/justify]


[center][img]https://cdn.discordapp.com/attachments/403609136878714901/462296827702542346/unknown.png[/img][/center]

Posté : dim. févr. 18, 2018 3:45 pm
par phiwill61
V- Du régional à l'impérial
A- Langues et cultures locales

[justify]L'Empire d'Eashatri est un Empire, et bien que formé il y a plus d'un millénaire, il subsiste encore des disparités régionales au sein de l'Empire. Avec sept langues locales différentes, l'Eashatri fait preuve d'une diversité linguistique que l'on ne peut pas trouver aussi fortement exprimée d'un point de vue culturel, puisque a population du pays ne peut se diviser qu'en cinq ethnies, dont les différences sont bien souvent minimes. Ainsi, on peut trouver au Sud-Est du pays, sur les plateaux du Liphé, les Liphi, qui parlent bien souvent le Liphi (Urdu) et sont la population qui s'est le plus convertie au protestantisme durant l'ère coloniale, bien que la religion majoritaire reste l'hindouisme. Ils ne partagent que très peu de différences avec l'ethnie majoritaire du pays, si on peut appeler ces deux groupes des ethnies. Les Skhani regroupent l'essentiel de la population eashate, et les particularités de cette ethnie résident dans le fait qu'elle se soit située depuis des siècles aux confluents de la Marquésie et de la Ventélie, aboutissant à un mélange des cultures, dont les Rajans, vivant à la frontière karmale, connaissent les effets eux-aussi. Par exemple, pour les Skhani, il est d'usage d'incliner légèrement sa tête pour saluer une personne, tout en lui serrant la main, avec les deux mains si on est intime avec cette personne. Les deux ethnies dont il est le plus facile de voir les différences, restent les shuktènes, et les taktounes, vivant essentiellement dans le Nord de l'Eashatri. Ces deux ethnies voient leurs membres partager tous la même religion et la même langue, avec des différences marquées dans leur culture et dans leurs manières de vivre, qui ont encouragé l'Empire d'Eashatri à leur accorder la gestion de régions autonomes, reconnaissant là les exceptions culturelles que les shuktènes, essentiellement sunnites et parlant le shukteni (Pendjabi), et les taktounes, chiites et locuteurs du taktouni (Pahari), représentent.

Très concentré sur les langues dites Nord-Janubiennes, par opposition aux langues Centro-Janubiennes et Ouest-Janubiennes, on peut voir que l'Eashatri actuel correspond essentiellement à la zone d'origine de l'Emphuri (marathi), alors que l'essentiel de la culture eashate provient des locuteurs du Skhani, langue qui est plus parlée à l'Ouest des frontières de l'Empire d'Eashatri qu'en son sein. Aussi surprenant qu'il puisse y paraître, la culture eashate repose ainsi sur les héritages des Skhanis (locuteurs du skhani), avant même les liphis ou les emphuris, dont les aires de répartition étaient à l'origine pourtant plus centrées sur les régions de l'actuel Eashatri, comme on peut le voir sur la carte ci-dessous. Aujourd'hui, la répartition des langues sur des critères géographiques est beaucoup plus floue, tant les populations ont été amenées à mettre en commun leurs cultures au sein de onze siècles sous l'influence de l'Empire d'Eashatri, aux exceptions shuktènes et taktounes près.[/justify]
[center][img]https://cdn.discordapp.com/attachments/403609136878714901/407295077896159232/285993Langues.png[/img][/center]

Posté : sam. mars 31, 2018 10:29 pm
par phiwill61
B- L'Uar

[justify]Pendant de nombreux siècles, l'Eashatri n'avait pas de monnaie unique. Cet état économique provenait du fait que l'Eashatri intégrait bien souvent des provinces par alliance maritale ou par influence, sans changer les institutions locales. Ainsi, en 1450, on estime que plus de cent-soixante monnaies différentes étaient utilisées dans l'Empire ! Chaque ville d'importance avait sa propre monnaie, et la conversion d'une monnaie à l'autre se faisait par la masse de métal et le type de métal utilisé. Si aujourd'hui ce système a totalement disparu, au profit d'une monnaie unique, il faut bien avouer qu'il s'agit d'une conséquence directe de la mondialisation. En effet, sous le Grand Raj Britonnique, très rapidement, les échanges en monnaies locales étaient proscrits, et tout commerce devait se faire en livres sterling. Aussi à l'indépendance, plus aucune monnaie précoloniale n'avait subsisté, mais pour autant, aucun acteur politique ne souhaitait reprendre la livre sterling, et utiliser une monnaie dont l'Eashatri ne pourrait jamais avoir le moindre contrôle. Dans ce contexte, l'Uar fut créé de toute pièces, à partir des noms de deux monnaies locales qui furent assez importantes au XVème siècle : l'Ushkevi (monnaie de Cadra-Emphur) et l'Amear (monnaie d'Iséphir). La combinaison initiale devait donner l'Ushmear, mais le m étant relativement peu prononcé dans une telle configuration de mots, la langue orale dit rapidement Ushear, avant de supprimer la syllabe "she", pour donner le nom actuel de l'Uar, seulement dix ans après sa création initiale. C'est d'ailleurs pour cette raison, que sur tous les documents officiels, il n'est pas écrit Uar, mais U, et que le sigle international de l'Uar n'est la UAR, mais UHR.

Le système monétaire de l'Uar repose sur des pièces utilisées pour les petits montants, allant du millime d'Uar à l'Uar, et des billets, plus rarement utilisés, correspondant bien souvent aux retraits bancaires, souvent avec les plus petites coupures. Monnaie récente, l'impression de pièces et de billets est donc assez sophistiquée, ce qui permet de limiter a minima la contrefaçon, puisque chaque pièce et chaque billet est conçu différemment, et chaque billet est apposé de la signature des presses de la banque centrale eashate d'Eskha, seule banque à même d'éditer de la monnaie.

Pour les pièces de 1, 2 et 5 millimes d'Uar, la pièce est un disque épais de métal rouge rosé, dont la pile est ornée d'autant de cercles concentriques réfléchissants que le nombre de millimes (1, 2 ou 5) inscrit sur le centre de la face de la pièce. Les pièces de 10, 20 et 50 millimes d'Uars ont de même, 1, 2 ou 5 cercles concentriques sur leur pile, tandis que leur valeur est inscrite sur la face, le tout sur un disque de métal rouge, un peu plus large que les pièces de valeurs plus petites. Les pièces de 100, 200 et 500 millimes d'Uar suivent les mêmes règles que les précédentes, mais cette fois ci, le métal qui les compose est jaune brillant. Enfin, la pièce d'Uar est une des plus larges pièces de monnaies actuelles, avec un diamètre de quatre centimètres de métal gris-blanc brillant, semblable à de l'argent. Enfin toutes ces pièces sont marquées de reliefs sur leurs pourtour, afin que les malvoyants puissent les différencier.

Pour les billets de 2, 5, 10, 20, 50, 100, 500 et 1 000 Uars, l'impression est faite dans un bâtiments annexes de la banque centrale d'Eskha, en suivant un protocole très précis, afin que les billets aient un motif ultraviolet interne qui permettent en corrélation avec un motif noir dans le coin en haut à gauche de chaque billet, de retrouver la machine d'impression ainsi que la date d'impression de tout billet. La technique d'impression suit une technique faisant en sorte que tout motif soit réalisé par des points de 0,02 millimètres espacés les uns des autres de leur propre taille, or les pigments qui déterminent les aplats présents sur le billet. Les billets de 2 Uars empruntent donc une dominante orange claire, et sont ornés d'une reproduction de la façade Est de la Mairie d'Astapur. Les billets de 5 Uars ont une couleur ocre, et on peut y voir une reproduction de la façade Sud du Palais de l'Avènement d'Eskha. Les billets de 10 Uars sont rouge pâle, et on y voit le célèbre Pont de Sérénité, situé à Padrahamphur. Les billets de 20 Uars sont magenta, ceux de 50 Uars sont partiellement indigo, et ceux de 100 Uars portent du bleu roi, mais tous portent également une reproduction du portrait de l'Empereur Adinath IV (décédé en 2003). Enfin, les billets de 500 et 1000 Uars, nettement moins utilisés, au point de pouvoir être pris pour des pièces de collection, portent les représentations d'un panorama d'un des grands paysages emblématiques d'Eashatri depuis leur impression de 2021, respectivement dans les teintes cyan ou vert.[/justify]

Posté : lun. juin 25, 2018 7:33 pm
par phiwill61
C- Transports

[center][img]https://hebergeur-images.com/up/8ed2d47741fe8071cc884d6f839fced5.png[/img][/center]

[justify]Le réseau de transports eashate est essentiellement assuré par les voies ferroviaires, au détriment des transports par voie aérienne ou par voie routière. En effet, pendant des décennies, des années 1880 aux années 1940, la Britonnie, ou la puissance coloniale qui assurait le protectorat de l'Empire d'Eashatri, favorisait le développement de grandes lignes ferroviaires dans tous le Grand Raj Britonnique, de sorte à ce que les britons puissent exporter et importer jusqu'au cœur de la Janubie. Dans ce contexte, le moyen de transport qui était le moins cher à installer, et qui ne nécessitait pas d'importer trop de technologies de la métropole, était le train à charbon. Ainsi on peut remarquer que l'essentiel des principaux axes ferroviaires suit un tracé très ancien, passant parfois au milieu de zones urbaines denses, ce qui est bien moins le cas pour les lignes plus récentes, qui ont tendance à contourner les pôles urbains pour entrer dans la gare locale, parfois même par voie souterraine.

Quasiment inutilisées pendant la Guerre d'Indépendance, et abandonnées par les autorités britones, les voies ferrées eashates ont été vendues à trois entreprises différentes en 2008, alors que l'Empire d'Eashatri nouvellement indépendant se concentrait sur la reconstruction des infrastructures de services. De là sont nées les trois sociétés qui exploitent le réseau eashate actuel : le RFM, Réseau Ferroviaire des Mérèbes, seule des trois entreprises à ne jamais avoir été nationalisée, et entreprise qui a rénové et racheté l'essentiel des voies ferrées de Shukténie et du Darhan; la SLVF, Société Liphéenne des Voies Ferrées, qui a toujours été détenue majoritairement par la Région du Liphé, à hauteur de 37% des actions de l'entreprise ; et la CECF, Compagnie Emphurane du Chemin de Fer, qui a fait faillite en 2018 et en 2026 avant d'être nationalisée par l'Empire d'Eashatri en 2027, pour assurer le service ferroviaire dans e sud du pays.

Du fait des situations des voiries exploitées par les trois entreprises, d'importantes inégalités territoriales se sont formées au cours des 20 dernières années. En effet, alors que le RFM bénéficie d'un accès privilégié à trois des quatre régions les plus peuplées d'Eashatri, mais aussi les plus dynamiques, la CECF a eu beaucoup de difficultés à ne pas être déficitaire. Ainsi alors que le RFM créait de nouvelles lignes de trains, densifiant avec ardeur le réseau ferré du nord de l'Empire, alors même que le quart sud-ouest voyait des lignes être supprimées, du fait de leur faible utilisation, qui les rendait coûteuses à entretenir pour la CECF. Quant au réseau de la SLVF, le Liphé ayant imposé l'exclusivité de la SLVF pour utiliser les lignes présentes sur son territoire, la SLVF ne s'est que très peu étendue à l'extérieur du Liphé, mais a néanmoins commencé à densifier son réseau, en doublant l'axe Nord-Sud et en créant une ligne passant au travers des Argaras, chaîne de montagnes qui se dresse au centre du pays, et qui n'est traversée que par deux lignes de train, alors qu'elle s'étend en Eashatri sur environ 600 kilomètres.[/justify]

Posté : ven. juin 29, 2018 5:13 pm
par phiwill61
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1055&t=14361#p332691]Lien vers le véritable nouvel article[/url]
VI- Risques et aléas
A- L'eau : crues, mousson, et stress hydrique

[center]Carte des principaux cours d'eau eashates

[url=https://cdn.discordapp.com/attachments/387598176154288130/429750139268366346/Fleuvesn.png][img]https://media.discordapp.net/attachments/387598176154288130/429750139268366346/Fleuvesn.png?width=632&height=597[/img][/url][/center]

[justify]Comme il a déjà été dit, l'Eashatri est un pays relativement humide, bénéficiant aussi des neiges éternelles des Mérebes et des Argaras, ainsi que des sources de ces montagnes, ce qui permet au réseau fluvial de l'Eashatri d'être très développé, avec plus de 80 fleuves et affluents ayant un débit moyen de plus de 25 m3.s-1, essentiellement situés dans le sud du pays, dans la région d'Emphur-Argaravi. De manière générale, le débit des fleuves d'Eashatri est assez irrégulier, puisque bien souvent il peut varier d'un facteur 25 entre juin, où les pluies de la mousson font gonfler les fleuves, et avril, mois durant lequel les fleuves nappes phréatiques servant de sources fluviales sont quasiment vides, puisqu'elles se sont vidées sans être remplies pendant plus de sept mois. Naturellement, les cours d'eaux eashates sont donc soumis à des crues de très forte amplitude, qui limitent ainsi les constructions aux abords des fleuves, bien que la construction de barrages, qui ont poussés un peu partout dans le pays depuis les années 2020, ait largement contribué à régulariser le débit des fleuves.

Ainsi à Eskha, le Lakhya, qui n'est coupé par aucun barrage, hormis deux centrales fil de l'eau en amont et en aval de la capitale, est apparemment à sec durant les deux dernières semaines d'avril (débit réel de 2,1 m3.s-1, sous les roches du lit de l'affluent), alors qu'il arrive à contenir un débit de 61 m3.s-1 en juin.

Malgré ces aléas, la force fluviale de l'Eashatri est telle, que le pays n'est que très rarement en stress hydrique, bien qu'aux abords des métropoles d'Eskha et Astapur, dans lesquelles les fleuves cessent de couler pendant deux à cinq semaines, un retard de la mousson peut mettre les citadins en situation délicate, comme en 2026, où les deux villes n'ont plus eu d'eau courante pendant dix jours, alors que la mousson est survenue à la mi-juin (contre mi-mai en temps normal)
[/justify]

Posté : dim. nov. 18, 2018 8:32 pm
par phiwill61
V-Du régional à l'impérial
C- Transports
[indent]50[/indent]1. Métro Eskhan et transports en commun de la capitale

[justify]Le métro eskhan est un réseau ferroviaire urbain essentiellement souterrain, composé de 7 lignes différentes, qui dessert près de 110 stations distinctes, toutes situées dans l'agglomération de la capitale de l'Eashatri. Elles forment ainsi le cœur du réseau de transport métropolitain eskhan, étendu également par trente-sept lignes de bus centrées sur la capitale et quatre lignes de tramway en projet. Entièrement financé et géré par l'Agglomération d'Eskha depuis le 1er janvier 2036, (date à laquelle la loi de décentralisation Tavade-II a commencé à être appliquée) le métro eskhan a commencé à être construit en 1995 avant que le projet ne soit arrêté en 1998, date du début de la Guerre d'Indépendance. La ligne 1 a finalement été ouverte en mars 2008, elle adoptait alors déjà la totalité de son trajet actuel, et constituait alors la plus longue ligne de métro d'Eashatri. Les autres lignes furent ajoutées plus tard, par tronçons généralement, entre 2010 et 2022. En 2026, la construction de deux lignes de métro circulaires fut enfin décidée, afin de limiter les bousculades dans certains nœuds du maillage préexistant.
[/justify]



[center][img]https://media.discordapp.net/attachments/403609136878714901/513803952937238539/metro_eskhan.png?width=589&height=589[/img] [url=https://cdn.discordapp.com/attachments/403609136878714901/513803994594803733/metro_eskhan_legende.png][img]https://media.discordapp.net/attachments/403609136878714901/513803994594803733/metro_eskhan_legende.png?width=256&height=338[/img][/url][/center]



[justify]Le métro eskhan présente quelques particularités, tout d'abord gratuit, il est de plus électrique, ce qui explique probablement sa réputation d'endroit le plus frais de la capitale à toute période de l'année. Enfin, la mairie d'Eskha accorde une grande importance à ce réseau et notamment à sa propreté, ainsi un arrêté municipal d'avril 2037 pénalise désormais l'abandon de détritus dans le réseau. Le site étant de plus assez bien surveillé par des caméras de surveillance, mais aussi par des policiers municipaux présents sur place, les amendes recueillies ont été nombreuses et dissuasives, et ont nettement amélioré la propreté des stations, au point que plusieurs commerces ont même commencé à s'y installer, profitant ainsi à l'économie en général mais aussi au tourisme d'Eskha.[/justify]

Posté : sam. févr. 09, 2019 11:31 pm
par phiwill61
V-Du régional à l'impérial
D- Valeurs et mentalité

[justify]Empire séculaire, à la culture ayant eu le temps de se développer au fil des ans, la culture eashate a vu se développer une certaine mentalité au sein de sa population, influencée par les trois continents dont l'Eashatri fait la jonction. Empire assurément oriental, le respect de ses valeurs contribue de manière flagrante à l'ordre social et à l'unicité du pays, et ce, alors même que l'Eashatri reste marqué par un caractère contestataire latent, notamment en matière de politique.

Première notion tout droit venue de Ventélie, l'honneur occupe une place importante dans la vie des eashates. Si son importance tend à diminuer avec la modernisation de la société, les eashates restent néanmoins très prévenants quant à leur réputation propre mais aussi vis-à-vis du respect des autres. Quelques exemples concrets de la présence de l'honneur en Eashatri peuvent résider dans le fait que très peu de personnes se plaindront de leur quotidien, alors même que les eashates ne sont pas plus épargnés que quiconque des difficultés de l'existence. Si elles ne sont blâmées en aucun cas par la société eashate, les plaintes restent usuellement réservées aux malades, sans quoi celui qui la formule aura l'impression de se déshonorer lui et sa famille. Ainsi, contrairement à ce que montrent certains vieux films de la fin du XXième siècle, les mendiants en Eashatri joueront peu sur la pitié, mais plus sur la générosité des autres. A noter toutefois que la mendicité est vue comme une activité particulièrement déshonorante en Eashatri, malgré le grand nombre de mendiants dans certains quartiers.

La générosité, telle qu'elle est vue en Eashatri, est une valeur secondaire mais néanmoins importante, entre respect de l'honneur de l'autre et politesse. De légers pourboires sont souvent laissés en Eashatri, en particulier dans les secteurs de l'artisanat ou de la restauration, mais aussi lors d'un service rémunéré dont la qualité a été remarquée : dans les universités eashates, il n'est par exemple pas rare que certains étudiants offrent le déjeuner à un professeur dont ils apprécient les cours. Une autre application de la générosité veut qu'une personne ayant des difficultés manifestes à effectuer une action se fasse aider par les passants, ce qui peut parfois donner lieu à des déménagements à trente ou quarante personnes, qui ne se connaissent ni les uns ni les autres.

Trait issu à la fois de la pratique de l'hindouisme mais aussi de l'islam mutaziliste, la tolérance fait aussi partie des valeurs centrales de l'Eashatri, en matière de religion notamment, mais aussi en matière de différences culturelles. Cependant, la Colonisation puis la Guerre d'Indépendance ont mis à mal l'état de cette valeur en Eashatri, avec l'utilisation des différences religieuses par les colons puis par les belligérants, ce qui fait qu'aujourd'hui, si la tolérance envers les opinions et les différences culturelles reste très grande, la tolérance inter-religieuse est parfois mise à mal.

A côté des autres valeurs développées plus haut, l'honnêteté reste la valeur primordiale qui régit la société eashate. Si les eashates en parleront comme une branche de l'honneur, leur vision de l'honnêteté y étant quelque part liée, elle la dépasse, dans la mesure où aller totalement à l'encontre de cette valeur se trouve généralement suivi d'un blâme social parfois très important. Que ce soit le mensonge, le vol ou la diffamation, la malhonnêteté est très mal vue en Eashatri, et le blâme social peut atteindre des proportions telles que le "malhonnête" perde son emploi, voire se voie forcé de déménager ailleurs. A ce titre, accuser quelqu'un de mentir ou de tromper une autre personne n'est pas une accusation légère, et ne se fait qu'avec des éléments montrant la légitimité d'une telle accusation, éléments sans lesquels l'accusateur sera pris pour un diffamateur si ses accusations se révèlent fausses. Cette caractéristique de la mentalité eashate peut prendre tout son sens en politique car si la politique eashate n'est pas forcément plus honnête qu'une autre, une accusation de mensonge, de corruption ou de diffamation peut mettre un point final à une carrière. [/justify]

Posté : jeu. juin 13, 2019 9:01 pm
par phiwill61
Cartes mises à jour (nouvelles versions qui dormaient sur mon pc depuis deux mois) dans l'article suivant : https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1055&t=14361&p=307773#p308384