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Posté : sam. juin 17, 2017 4:38 pm
par Gwenael
Ils arrivent.

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09:00

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Pierro Eleudes, conseiller en communication d'Eric Bertaud[/center]

Pierro Eleudes : Alors, qu'en pensez-vous ?

Eric Bertaud était assis sur l'un des fauteuils du salon. Il s'agissait toujours du même, sur lequel il s'installait lorsqu'il recevait des invités. Il lisait attentivement l'[url=https://www.fichier-pdf.fr/2017/09/15/couverture/preview/page/1/]exemplaire de l'hebdomadaire d'Amarantina Folioj - Ekstra[/url] que lui avait apporté son conseiller en communication. La version week-end du fameux quotidien amarantin Amanrantina Folioj avait publié une interview de la femme du baron le matin même.

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Eric Bertaud : C'est du beau boulot, enfin je crois... Quelle est la suite du programme ?

Pierro Eleudes : Si, comme je l'espère, cet article aura suffi à augmenter la popularité de votre femme, les médias people vont commencer à s'intéresser à elle. Afin de bénéficier de sa popularité, vous devez vous afficher à son bras. Pour ce faire, il faudrait que vous sortiez en sa compagnie pour faire une activité populaire quelconque.

Eric Bertaud : Du genre ?

Pierro Eleudes : Faîtes comme bon vous semble. Allez à la plage, promenez-vous au bord de la mer, jouez au tennis... Ce ne sont pourtant pas les activités qui manquent à Movopolis !

Eric Bertaud : Je verrai ça demain, je n'en aurai vraiment pas le temps aujourd'hui. J'espère ne pas avoir à trop empiéter sur la gestion de mes activités pour faire tout cela !

Pierro Eleudes : Il faut être présent dans les médias, mais pas trop souvent. Rappelons que vous êtes censé avoir l'image d'un entrepreneur méritant. Apparaître trop souvent donnerait l'impression que vous ne glandez rien.

Eric Bertaud : C'est tout sauf le cas, surtout en ce moment...

Le baron avait en effet du pain sur la planche. La mafia spongorienne lui avait demandé de transférer les recettes issues de son trafic vers la banque Kredito Zenito. Ne souhaitant pas avoir affaire aux organisations locales en plus du Syndicat, le mafioso mélonais avait préféré accepter la proposition. Seulement, le transfert allait demander du travail et Eric Bertaud devait justement rencontrer l'un des représentants de la banque dans l'après-midi. Une fois son entretien avec Pierro Eleudes achevé, il le congédia afin de préparer son entrevue avec son nouveau banquier.

Posté : mar. juin 20, 2017 4:01 pm
par Gwenael
Le renouveau en Dytolie

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15:00

Blaise Roussin était installé sur un fauteuil, dans le bureau de son noble employeur. Lui et le baron discutaient, un verre de Scotch à la main.

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Blaise Roussin, second bras droit d'Eric Bertaud[/center]
Blaise Roussin : D'après les rumeurs, beaucoup vous voient comme le futur titulaire du premier titre foncier décerné par le Prince. Entre l'étendue des ramifications de vos affaires de trafic, et la nouvelle popularité dont vous bénéficiez du fait de votre dernier coup de communication, votre influence dans la Principauté est telle que Son Altesse aurait probablement du mal à vous refuser un Comté si vous le lui demandiez.

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Eric Bertaud, baron de la drogue et baron tout-court[/center]

Eric Bertaud : Je le sais.

Blaise Roussin : Alors pourquoi ne pas vous lancer ? Le contrôle d'un fief nous permettrait d'avoir un point de chute très précieux pour diriger le reste de nos activités en Amarantin.

Eric Bertaud : J'en suis conscient. J'appréhende seulement ce que le Prince pourrait me demander en échange de celui-ci.

Blaise Roussin : À quoi pensez-vous ?

Eric Bertaud : Justement, je n'en ai aucune idée. J'ignore s'il a un contentieux avec un quelconque autre membre de sa cour. Si tel est le cas, il pourrait me demander de régler ce problème d'une manière ou d'une autre.

Balise Roussin : Vous n'allez pas me dire que vous avez du scrupule.

Eric Bertaud : Ce n'est pas ça, mais si j'échouais ?

Blaise Roussin : Attendre ne vous rendrait pas plus fort. Au contraire, je pense que c'est justement ce fief qui pourrait nous renforcer. Imaginez toutes les possibilités qu'il vous donnerait, sans compter le prestige que représenterait le fait d'être le premier noble de Movopolis à en posséder un.

Eric Bertaud : C'est vrai. Poser la question ne m'engagerait pas à grand chose, à vrai dire. En cas de refus, je n'aurai qu'à attendre un peu. Le moment viendra où je serai tellement puissant que le Prince sera obligé de céder.

Blaise Roussin : Je suis d'accord. Au fait, j'ai quelque chose pour vous.

Blaise Roussin fouilla dans la poche intérieure de sa veste et en sortit une enveloppe, qu'il tendit au baron.

Blaise Roussin : Nos réseaux de trafic d'identité ont réussi à débusquer cela. Il s'agit d'une prise accidentelle, mais devant l'importance de l'individu, je me suis dit qu'il valait mieux s'adresser à vous avant d'en faire quoi que ce soit.

Eric Bertaud plongea sa main dans l'enveloppe et en ressortit un passeport. Après avoir ouvert celui-ci, il ne put s'empêcher de laisser éclater un fou rire.

Eric Bertaud : Putain, la tronche sur la photo ! Ha ha ha !

Le baron lut les informations qui se trouvaient sur le document, prononçant les noms propres avec un accent hideux.

Eric Bertaud : Mais c'est qui, ce "Stephen Skylark" ? Pourquoi m'as-tu apporté ses papiers ?

Blaise Roussin : Regardez à nouveau dans l'enveloppe, vous allez comprendre.

Eric Bertaud y plongea une nouvelle fois sa main, et en extirpa un parchemin calligraphié. Il s'agissait du titre de noblesse du baron wildhorner.

Eric Bertaud : Par tous les feux de l'Enfer, ça c'est ce que j'appelle ne pas avoir de bol ! Vous avez fait ça comment ?

Blaise Roussin : Personne ne savait que c'était lui avant de lui avoir volé ses papiers, en fait. Le type a été repéré par l'un de nos réseaux de prostitution sur la côté posnane, en se payant les services d'une vétérane locale.

Eric Bertaud : Oh, Monsieur a un goût prononcé pour les peaux flétries, alors ?

Blaise Roussin : À moins que ce ne soit l'expérience qui l'attire. Vu son âge, ce ne serait pas surprenant. À ce propos, j'ai cru comprendre que la dame n'était pas tout à fait... "saine".

Eric Bertaud : C'est-à-dire ?

Blaise Roussin : C'est-à-dire que notre homme doit avoir la bite en chou-fleur à l'heure qu'il est.

Le baron ria en se tenant le ventre pendant une bonne minute, avant de se reprendre.

Eric Bertaud : Bon, trêve de plaisanteries... Je vais garder ça. Monsieur a déjà connu assez de tuiles comme ça, on ne va pas en rajouter.

Blaise Roussin : D'autant plus que sans ses papiers, il a sûrement été expulsé vers son pays d'origine.

Eric Bertaud : En tout cas, j'ai hâte de voir ce qu'il fera une fois de retour à Movopolis.

Posté : mar. août 08, 2017 5:55 pm
par Gwenael
Le Retour du Roi

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[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/08/08/170808032722385644.png[/img][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/06/10/170610074510751122.png[/img]
Marie Claire Ière, Impératrice Luciférienne d'Algarbe - Eric Bertaud, baron movopolitain et chef de la mafia luciférienne[/center]
[justify]L'Impératrice était assise derrière son tout nouveau bureau. Récemment aménagé dans le Palais Impérial de Belphore, l'endroit ne manquait pas de charme, et était même plus spacieux encore que le bureau qu'elle avait brièvement occupé en tant que Première Ministre orlane. Face à elle était assis l'un des quarante barons de la Principauté amarantine de Movopolis. Également chef de la Famille, la plus puissante mafia de l'Empire Luciférien, Eric Bertaud se trouvait sur sa terre natale depuis déjà plusieurs mois, où il avait dû régler plusieurs affaires pressantes. Un verre de cognac à la main, le baron movopolitain, confortablement assis dans un fauteuil en cuir, contemplait les environs.

Eric Bertaud : Eh bien, je vois que vous êtes bien installée.

Impératrice Marie-Claire : En effet, je crois que l'on peut dire que je ne suis pas à plaindre.

Eric Bertaud : Tout cela, c'est un peu grâce moi...

Impératrice Marie-Claire : Je ne le nie pas.

Eric Bertaud : Cependant, j'attends toujours mon retour sur investissement...

Impératrice Marie-Claire : Vous plaisantez ? Combien de temps cela fait-il qu'un de vos associés n'a pas arrêté ?

Eric Bertaud : C'est vrai, je reconnais que nous avions la vie plus dure du temps où vous dirigiez vous-même les services de sécurité.

Impératrice Marie-Claire : J'aurais même pu livrer votre tête à la Grande-Duchesse du Caskar si je l'avais voulu.

Eric Bertaud : Ma tête ! Pourquoi donc ? Je n'ai jamais été à l'origine de cette affaire. S'il y avait une tête à livrer, c'était sans doute la vôtre.

Impératrice Marie-Claire : Si j'avais laissé les enquêteurs œuvrer, je ne pense que ce soit jusqu'à moi qu'ils auraient remonté. Enfin, vous non plus, j'y consens.

Eric Bertaud : Cette discussion n'a pas de sens, mettons-y fin. Parlons plutôt du service que vous me devez toujours.

Impératrice Marie-Claire : Un service ?

Eric Bertaud : Oui, un service. Dois-je vous rappeler que ce sont mes hommes qui ont enlevé la Reine de Hyptatie pendant que vous faisiez voter votre accession au poste que vous occupez ?

Impératrice Marie-Claire : Nous avions un marché, me semble-t-il. En échange de votre soutien et de celui de vos associés, je me suis engagée à arrêter de vous pourchasser et à investir dans l'amélioration des infrastructures qui desservent vos champs de cannabis.

Eric Bertaud : Voyons, cet accord ne concernait que la période de la campagne électorale, et ne mentionnait aucun enlèvement de chef d’État. Nous rendre un service maintenant montrerait que vous êtes un partenaire de confiance avec qui nous serions ravis de travailler à l'avenir.

Impératrice Marie-Claire : Dîtes toujours.

Eric Bertaud : Je ne saurais vous dire de quoi il s'agit pour le moment. L'un de mes associés - vous le connaissez bien, c'est Monsieur Creuset - m'a informé il y a peu que quelqu'un avec qui il travaillait avait une idée fabuleuse afin de nous fournir en cocaïne de la plus grande qualité. Je ne connais pas moi-même les détails, et ne peux donc vous les communiquer.

Impératrice Marie-Claire : Alors quand le ferez-vous ? Je croyais que vous repartiez en Amarantie ce soir ?

Eric Bertaud : C'est exact. Mon avion décolle dans une heure, en fait. Mais j'ai cru comprendre que vous partiez en voyage diplomatique à Mari dans peu de temps, n'est-ce pas ?

Impératrice Marie-Claire : En effet.

Eric Bertaud : Vous y trouverez celui qui est à l'origine de cette initiative, il vous expliquera tout dans le détail. C'est un certain Larry Goldstein. Vous le reconnaitrez facilement, il a un gros nez et de grandes oreilles.

Impératrice Marie-Claire : D'accord, j'irai le voir. Mais je ne promets rien.

Eric Bertaud : Parfait. De mon coté, je dois vous laisser. Mes concurrents se multiplient à Movopolis, et je ne voudrais pas que mon absence prolongée là-bas me fasse perdre ce que j'ai mis tant de peine à bâtir. D'autant plus que les problèmes sont réglés ici.

Impératrice Marie-Claire : Pas tout à fait. Les Hyptates n'ont pas vraiment apprécié le résultat du vote et demandent de plus en plus d'explications.

Eric Bertaud : Je vous laisse régler cette affaire-là toute seule, vous êtes assez grande. Il faut vraiment que je file.

Eric Bertaud posa son verre vide sur la table, enfila sa veste et se dirigea vers la sortie.

Impératrice Marie-Claire : Monsieur Bertaud !

Le baron s'arrêta net et se retourna vivement.

Impératrice Marie-Claire : Vous êtes sûr que vous n'oubliez rien ?

Le mafioso eut un léger sourire. Il plongea sa main droite dans l'intérieur de sa veste et en ressortit un petit sachet en plastique remplit de poudre blanche, qu'il lança à l'Impératrice. Celle-ci leva rapidement la main pour saisir l'objet en vol, et le rangea immédiatement dans un tiroir.

Impératrice Marie-Claire : Merci beaucoup. Bon voyage !

Eric Bertaud : Nous nous reverrons. À bientôt ![/justify]

Posté : jeu. août 10, 2017 10:43 am
par Alwine
Posté à : Movopolis, Principauté de Movopolis, Amarantie
À destination de : Movopolis, Principauté de Movopolis, Amarantie

[quote][justify] Très cher baron,

J'ai eu vent de votre récent retour à Movopolis après votre séjour dans vos contrées natales, et c'est avec grand plaisir que je salue notre retour, en espérant que vous et votre famille vous portez bien. Vos lieutenants vous en ont sans doute tenu informé, mais nos affaires communes se portent au mieux en ce moment, et la production de pavot s'est montrée tout à fait satisfaisante.

Comme vous le savez peut-être, durant votre absence j'ai lancé une marque de mode féminine et masculine, Rød Vixen, dont vous avez peut-être pu voir des images du défilé de lancement sur internet. C'est là aussi un beau succès notamment à l'international, et c'est un bon débouché pour toute une partie des productions « légales » de mes terres agricoles.

Néanmoins je tiens à sécuriser le succès de la marque ici, à Movopolis, et en Amarantie. Dans ce but je gagnerais beaucoup à ce que des personnalités déjà connues de la presse « people » comme on dit par ici. Dans cette optique, je me demandais s'il serait possible que votre charmante épouse fasse une apparition dans les médias en arborant fièrement les produits de la marque ? Son charme et son ancrage déjà réussi dans le paysage médiatique devrait être une très bonne publicité.

Bien entendu, ce serait l'occasion de vous offrir à tous les deux des modèles haut-de-gamme des produits de la marque qui vous plairont, de renforcer encore une fois votre visibilité médiatique et de solidifier encore un peu plus l'amitié qui nous lie.
[/justify]

[right]En espérant pouvoir signer une nouvelle collaboration,
Votre amie et alliée,
Ottilia.[/right]
[/quote]