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Posté : mar. nov. 28, 2017 5:11 am
par Sir_Ulric
[center][ont]Toutes voiles dehors[/ont]
[img]https://img4.hostingpics.net/pics/363707Furtifsouslesmersmgalodon.jpg[/img]
« Faites descendre le périscope, coordonnées à... »

TOP SECRET

[ont] Ab Origine Fidelis
« Qui sème le vent récolte la tempête »
[/ont]
[/center]

[ont] Pendant que les animateurs de radio et les journalistes évoquaient moultes possibilités par rapport à l'évolution de la « Container Wars » et des implications succinctes de l'Empire dans cette dernière, l'État-Major impérial avait, quant à lui, d'ores et déjà mobilisé ses effectifs d'un coin à l'autre du pays et, à s'y surprendre, bel et bien affecté des paquetages et ordres à chacun de ses officiers en poste. Oui, l'Uhmali se préparait à être éventuellement victime d'agressions, mais les mouvements militaires et les directives qui émanaient d'en-haut ne faisaient pas qu'envisager une incursion adverse, loin de là; Les stratèges qui s'assemblaient autour de leur vaste carte, organisaient et pointaient du doigt des objectifs et manœuvraient des pions de par-delà l'océan...

[center]***[/center]


Pendant que le gouvernement de Sa Majesté appelait les patriotes de l'Empire, tous ne répondaient pas aussi fièrement - ceux du Nord, particulièrement -. Alors, le Sénat, en accord avec l'empereur, décréta une série de mesures pour rassurer l'opinion publique - crédibiliser la primauté de l'État à nouveau - et renouer bienveillamment avec les localités septentrionales qui hésitent à obtempérer aux ordonnances impériales...Par la clémence. Bujian, dans sa mansuétude, tendit l'une de ses mains à ses sujets du septentrion, offrant un sauf-conduit aux porte-paroles des communautés concernées jusqu'à Ruziwu (capitale) afin qu'ils plaident leur cause et présentent leurs doléances sans autre heurt. Une chance inespérée pour eux de s'exprimer et de s'expliquer...

Quant aux autres mesures en lien avec le public, il s'agit de rien de moins qu'une campagne de persuasion via des affiches incitatives et quasi-chauvines ---»


[center][img]https://img15.hostingpics.net/pics/511076SitouslunissonledevoirciviquenousaccomplissonslHarmonienouscontribuons.jpg[/img]

« Si tous à l'unisson, le devoir civique nous accomplissons, à l'Harmonie nous contribuons ! »[/ont]

[img]https://img4.hostingpics.net/pics/652295Observation.png[/img]
«Tout vient à point à qui sait attendre»[/center]

Posté : mar. déc. 05, 2017 2:26 am
par Sir_Ulric
[center][ont]Terre en vue, capitaine ![/ont]
[img]https://img15.hostingpics.net/pics/844305Soldatobsolte.jpg[/img]
« De la classique baïonnette ... »

TOP SECRET

[ont] Ab Origine Fidelis
« Qui sème le vent récolte la tempête II »
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[/center]

[ont] Le gouvernement impérial exhortait les siens à valeureusement s'enjoindre aux directives de l'empereur par des slogans et incitations patriotiques...Tantôt, les officiels et familles de militaires en devoir, en guise d'exemple pour tous, brandissaient la bannière nationale à partir de leur maison, tantôt, les agents placardaient des affiches pour convaincre de la noblesse de la cause impériale dans le conflit. En effet, si plusieurs sujets de Sa Majesté se révélaient réticents à pleinement participer, il ne s'agissait pas véritablement parce que l'empereur secouait le pays par ses rescrits, mais bien parce que ceux que le vénérable monarque appelait à aider s'identifiaient, aux yeux des Uhmanéens, comme des ''Occidentaux'', des ''Barbares'' ou encore, des ''Mécréants''. Du moins, là était l'opinion des plus chauvins. Toutefois, la magistrature de Bujian et ses loyaux serviteurs essayaient tant bien que mal, étrangement, non pas de persuader quelques-uns ces sceptiques du contraire, mais de dire que l'obéissance à l'empereur était plus importante encore, voire prévalait, car lui uniquement savait ce qu'il y avait de mieux, largement haut-dessus des préoccupations des profanes, carFils du Ciel...

[center]***[/center]


Au moment où l'Uhmali s'engouffrait dans ses politiques nationalistes, l'État-Major impérial, servile devant leur honorable souverain et auguste commandeur, continuait de préparer l'incursion en pleine terre txiléenne. Non sans une précieuse coopération d'officiers de liaison de la branche interarmées de l'UPO et Cie...D'abord, des objectifs prioritaires se discutaient, puis des cibles connexes, mais là n'incarnait pas seulement ce que ces professionnels apprêtaient. À partir de l'instant où l'armada s'était stationnée pour guetter le Txile, les sous-officiers inspectèrent leurs outils, paquetages et surtout, leurs hommes. Toujours à les motiver avec quelques paroles encourageantes, avec la correspondance des familles et avec des cérémonies spirituelles de circonstance, les sergents s'assuraient de maintenir un dévouement sans équivoque, mais aussi, avec un entraînement constant, des simulations et des réunions explicatives sur les missions mises à jour, maintenir au beau-fixe le moral, jusqu'à harmonieusement doser les séances de fraternisations militaires et celles exutoires et canalisatrices...Là un travail essentiel, autant pour les troupiers que pour les officiers eux-mêmes.

L'État uhmanéen continuait d'imprimer des affichages ---»


[center][img]https://img15.hostingpics.net/pics/483146YuzhouFazingnosctsriennepourranousendiguer2.png[/img]

« Yuzhou Fazing à nos côtés, rien ne pourra nous endiguer ! En route ! »[/ont]

[img]https://img15.hostingpics.net/pics/586866Frresbravonsensemblelamenacetouscontrelesinscidieux.jpg[/img]

[ont]« Frères, bravons ensemble la menace; tous contre les obséquieux libertaires ! »[/ont]

[img]https://img15.hostingpics.net/pics/479338Soldatmoderne.jpg[/img]
«...à la mire thermique»[/center]

Posté : sam. déc. 09, 2017 11:05 pm
par Sir_Ulric
---» Rétroactivement, parce que 72 heures durant, je fus hors-connexion.
[center][ont]Amarre-t-on ou jette-t-on l'ancre ici ?[/ont]
[img]https://img15.hostingpics.net/pics/454442Gogogo.jpg[/img]
« Patrouille impériale non loin des côtes txiléennes »

TOP SECRET

[ont] Ab Origine Fidelis
« Qui sème le vent récolte la tempête III »
[/ont]
[/center]

[ont] En guise de préparatifs imminents, la Chancellerie impériale, au nom de l'empereur Bujian, fit cocus et sollicita vite leurs alliés à initier de vastes chantiers navals pour mettre en branle la construction de navires de guerre. En effet, la marine impériale manquait d'effectifs et la guerre allait envoyer par le fond ou mettre au sol, selon les dispositions, sans doute plusieurs vaisseaux et appareils. En ce sens, les éminents de l'Empire, prévenants, firent parvenir des bons de commande aux arsenaux du pays et à certains armateurs réputés de nations alliées. L'Empire, de surcroît, publiait encore et toujours des affiches de recrutement et de motivation auprès de sa population, mais là, bien évidemment, n'était pas la seule initiative que l'Uhmali osait démarré. La guerre prenait certes plusieurs moyens et rassemblait de nombreuses personnes, mais le gouvernement en profitait aussi, prétendant aux impératifs de guerre, de la situation pour faire progresser l’étalement des circuits ferroviaires, des routes asphaltées, des stations de recharge ou d'essence pour les véhicules. Encore là, ce n'était que quelques-unes des activités visibles, car des lignes téléphoniques par cabines aussi faisaient lentement leur apparition...

[center]***[/center]

Les tensions palpables et les longues heures et journées de négociations mirent à rude épreuve le tact de chacun des négociateurs, jusqu'au moment où, finalement, la légation uhmanéenne finit par tirer sa révérence en présentant les dernières demandes de l'UPO, offrant 72 heures aux agents txiléens pour réagir, sans quoi, le conflit resterait irrésolu:

-« Messieurs, l'offre est ainsi. Nous vous suggérons de sérieusement réfléchir avant de la décliner, car le cas échéant, nous n'aurions d'autre choix que de considérer que vous la rejeter et que, bon gré mal gré, vous signez la poursuite du conflit qui nous oppose. Nous n'avons guère davantage à ajouter. Nous vous espérons clairvoyance dans vos décisions et attendrons votre réponse finale. L'Alliance entière a consentie à imposer ces critères, et n'acceptera, je le crains, pas moins.» Ce sont sous ces mots que le diplomate acheva son discours bien solennel et sans appel.

---» PROPOSITION FINALE

[quote] Clauses du Durable Armistice (持久的停戰)

Les accords ci-dessous sont conclus entre l'UPO et ses alliés, ici représenté par l'Empire uhmanéen, ainsi que la République fédérale du Txile, ci-représenté par la présidence du ehendakari, M. Pantxiko ERAUL,

Article I: La R.F. du Txile reconnaîtra son implication et sa participation au sein du conflit et déclarera sur l'honneur sa responsabilité dans son déclenchement;

Article II: La R.F. du Txile devra payer des indemnités à chacune des nations de l'UPO et de ses alliés, contractant une dette au chiffre de 10 milliards de dollars auprès des différents États en présence, sus-mentionnés, jusqu'à concurrence de minimum 1 milliard annuellement ou plus, payable en or, en devises certifiées à plein engement, en déboursements de crédit officiels et en concessions matérielles (cession de matériels militaires) de diverses natures, préalablement approuvées par l'UPO et ses alliés;

Article III: La R.F. du Txile signera un pacte de non-agression d'une durée de 25 ans avec les pays de l'UPO et ses alliés;

Article VI: La R.F. du Txile devra, sur l'honneur, soucrire à un traité de non-ingérence et de reconnaissance des États de l'UPO et de ses alliés;

Article V: Les signataires s'engageront à fournir impérativement le privilège à chacune des armées concernées par le présent traité, les honneurs de la guerre[/quote]

La flotte uhmanéenne, quant à elle désertée par les quelques précieux marins du Nechinayoco, poursuivait ses manœuvres et jouait son rôle consistant à repousser les valeurs commerciales txiléennes de leur port d'attache. Impatients, les soldats méditaient, s'entraînaient, fraternisaient et mangeaient, ce, à répétition, se préparant pour un combat que beaucoup anticipaient être pour le moins ardu, mais rien - ô sûrs d'eux et ardents patriotes - ne s'envisageaient inexpugnables pour les soldats de l'Empire...En effet, pendant que les regards scrutateurs balayaient les côtes, les rassemblements criaient à l'unisson et avec dévotion, banzaï (longue vie à l'empereur, vive ce dernier ou 10 000 ans)...


L'État uhmanéen continuait d'imprimer des affichages ---»


[center][img]https://img15.hostingpics.net/pics/777716UneNationpuissanteunepatrievnrablesedvouecorpsetmesesimpratifs.jpg[/img]

«Une Nation puissante, une patrie vénérable, se dévoue corps et âme à ses impératifs ! »[/ont]

[img]https://img15.hostingpics.net/pics/732601SujetsdelEmpiresouteneznoscompatriotesdansceconflitetnoustriompherons.jpg[/img]

[ont]« Sujets de l'Empire, soutenez nos compatriotes dans ce conflit, et nous triompherons ! »[/ont]

[img]https://img15.hostingpics.net/pics/545115Tirdesommation.jpg[/img]
«Tir de sommation pour dissuader les flottes marchandes d'entrer ou de sortir de la ZEE du Txile[/center]

Posté : dim. déc. 10, 2017 12:41 am
par Sir_Ulric
[center][ont]Finita la Diplomazia[/ont]
[img]https://img15.hostingpics.net/pics/630497FarAway1.jpg[/img]
« Débarquement des Forces armées impériales »

TOP SECRET

[ont] Ab Origine Fidelis
« Qui sème le vent récolte la tempête IV »
[/ont]
[/center]

[ont] Les premières pertes formelles avaient été à déplorer sur les plages txiléennes, et d'ores et déjà en Uhmali, loin de mentir sur leur cas, ceux trépassés se voyaient honorés pour leur sacrifice, l'empereur déployant des commissaires pour rendre hommage, en son nom, aux familles, assistant aux traditionnels rites de remembrance consistant en un modeste autel de circonstance artisanalement monté - soudant les familles entre elles et les localités - et mettant à l'honneur leurs proches tombés. Il n'en fut internationalement rien dit, mais solidarisant ironiquement le clan suprême impérial à ceux subalternes, le décès de l'oncle de Bujian sur ces mêmes berges mis l'empereur dans l'identique situation que ses sujets et assumait à ce titre pleinement ses décisions pour la nation...Outre pieuses actions par les deuils et prières, la machinerie de guerre grinçait dans les manufactures d'État, se faisant fondre, assembler et tamponner. Les ouvriers tissaient, cloutaient, cousaient, ils forgeaient, façonnaient et martelaient pour matérialiser les desseins de l'Empire, ceux de leur divin empereur...N'en demeurait-il pas moins que la vieille Uhmali mettait à l'épreuve ses nouvelles institutions et les rendait légitime aux yeux de tous. Les nouvelles infrastructures aussi, les concernant, se joignaient lentement mais sûrement aux décors, agrémentant davantage les citoyens ordinaires de bienfaits...

Au moment où les élèves arrivaient à peine aux écoles de part et d'autre du pays, les officiers supérieurs de l'État-Major impérial, réunis en un conciliabule, mettaient encore leurs manèges au service des leurs en réfléchissant aux prochaines manœuvres à établir, surtout au vu et au su de l'échec diplomatique qui avait clairement signé la continuité du conflit. Déjà, les officiers s'attendaient pour obtenir sans équivoque le soutien inconditionnel de leurs alliés, puisque, si les Uhmanéens étaient là-bas, au Txile, ce n'était que pour honorer une alliance et mettre plus vite encore un terme aux hostilités, non sans toutefois renflouer les coffres de la trésorerie bien sollicitée dans l'affaire. Quelque part, sans doute existait-il d'autres raisons à l'implication de l'Empire uhmanéen dans l'affaire, mais celles-ci n'étaient pas limpides pour tous. Toujours était-il que, uni, l'État-Major impérial contacta le Royaume-Uni de Britonnie pour recevoir les assistances tant espérées afin de devancer au Txile l'heure de la vendange pour l'UPO...

[center]***[/center]

Ailleurs, l'Empire et ses alliés, sur ce théâtre lointain s'animaient bien, mais les premiers tombés au champ d'honneur dans cette région étaient uhmanéens, et ces derniers étaient aussi ceux qui se cantonnaient dorénavant sur une île à l'extrême-sud du Txile, afin de maintenir un pied sur l'ennemi, littéralement. Les officiers en poste et les fusiliers, sans omettre les équipements de mise, s'installaient, et prestement, des fortifications se dessinaient. En effet, l'État-Major impérial, patientant devant une réaction alliées pour les soutenir, avait dicté de consolider les acquis et de maintenir coûte que coûte la position. C'était donc dans cette optique que le commandement local s'afférait, créant de nombreux dispositifs défensifs, dont plusieurs tranchées et zone souterraines pour résister aux assauts adverses, aux bombardements et aux tentatives ennemies de rejeter les Forces armées impériales à la mer. Ainsi, telles de véritables fourmis, les logisticiens traçaient des sillons, des angles de tir, des nids, des caches. Tout ça, non sans oublier de prendre en compte les locaux, la plus ou moins centaine de Txiléens qui avaient été soudainement braqués par le débarquement. Ces gens devaient aussi être protégés. Pour ce faire, rien de moins difficile que de leur permettre de vivre sous le mandat de leur maire - homme préalablement averti par les Uhmanéens qu'il pouvait poursuivre ses modalités, mais devaient rendre compte aux Forces -, comme si tout était ordinaire, à quelques exceptions près. Une alarme en cas de danger imminent avait été installée pour prévenir les soldats, et par la même occasion, les locaux, afin que ces derniers se réfugient sous terre...Enfin ! Les soldats s'installaient pour un long siège, et espéraient bientôt poursuivre leur route...et autour d'eux, rien d'était laisser au hasard.


L'État uhmanéen, constant, incite les patriotes et sollicite les braves par sa propagande ---»


[center][img]https://img15.hostingpics.net/pics/445655UnEmpiresonpeupleunebannireMarchonstousauxvoeuxdelempereur.jpg[/img]

«Un Empire, son peuple, une bannière ! Marchons tous aux voeux de l'empereur ! »[/ont]

[img]https://img15.hostingpics.net/pics/278815ChaquebravemetlhonneursonclanetsonpaysEngagezvousdanslesForcesdelempereur.jpg[/img]

[ont]« Chaque brave met à l'honneur son clan et son pays ! Engagez-vous dans les Forces de l'auguste empereur »[/ont]

[img]https://img15.hostingpics.net/pics/202019TheThinRedLine77.png[/img]
«Ratissage, quadrillage et prise des positions [/center]

Posté : mer. déc. 13, 2017 7:29 pm
par Sir_Ulric
[center][ont]Si vis pacem, para bellum [/ont]
[img]https://img15.hostingpics.net/pics/258726Contretorpilleur.png[/img]
« Schéma pour l'élaboration des frégates par les manufactures d'État »

TOP SECRET

[ont] Semper paratus
« Une vague parmi d'autres »
[/ont]
[/center]

[ont] Une fois engagé au cœur de la Container Wars, le Pays de l'Astre-Scintillant ne pouvait plus s'en extirper aussi aisément que la Coalition le supposait. En effet, après des tentatives ratées de la diplomatie et le déferlement des troupes uhmanéennes au Txile ayant mené à des milliers de morts, l'Uhmali ne pouvait plus se retirer honorablement, pas sans s'entacher devant ses alliés, devant la communauté internationale qui l'observait et la condamnait, et surtout, devant elle-même. Honte à la nation si elle devait courber l'échine, particulièrement après s'être à ce point impliquée. En ce sens, les manufactures d'État, pour maintenir la cadence d'une guerre d'usure qui confrontait dorénavant beaucoup plus que les simples missiles Skorpion qui constituèrent les pierres d’achoppement préliminaires du conflit, actionnaient la puissance, le dynamisme et la vaillance du peuple, mis à l'épreuve. Nouvellement restauré, l'Empire uhmanéen n'allait pas si facilement, maintenant qu'il cherchait à s'imposer comme une force sur laquelle compter, rompre ses vœux...non. Personnellement, l'empereur revêtit ses atours militaires, se joignit directement à l'État-Major impérial et appela les manufacturiers à renflouer son armée, non sans en appeler aussi à la Britonnie et à l'État du Vryheid, qui acceptèrent de bâtir pour lui des croiseurs de bataille, dont pour le Vryheid, d'offrir en même temps le savoir en lien...

Sous les drapeaux, 400 000 braves âmes avaient été recrutés et se voyaient entraînées dans les académies militaires, tandis que dans les chantiers interarmées, une trentaine de croiseurs et une cinquantaine de frégates se modelaient...

[center]***[/center]

En Uhmali, toutes les villes et habitations hissaient, en signe de patriotisme et de plein soutien à l'empereur, la bannière nationale. En outre de ces gestes symboliques, des recruteurs et des fonctionnaires allaient et venaient dans l'Empire apporter des messages aux tendances impératives et aux discours nationalistes Des commissaires impériaux, quant à eux, assemblaient les populations et les exhortaient à vénérer Yuzhou aux sanctuaires et à obtempérer desseins de l'empereur - étant fils du Ciel -. Des cries espérant un long règne au souverain succédaient dans une mélopée après chaque intervention des émissaires de la Cité-Soleil...

Propagande une fois, qu'elle soit blanche, la voici la voilà ---»


[center][img]https://img15.hostingpics.net/pics/642999LePaysdelAstreScintillantguettantladversairedeparlesairs.jpg[/img]

«Le Pays de l'Astre-Scintillant, guettant l'adversaire de par les airs »[/ont]


[img]https://img15.hostingpics.net/pics/979615Frgate.jpg[/img]
«Frégate des Forces armées impériales qui patrouille en ZEE uhmanéenne[/center]

Posté : mar. janv. 09, 2018 3:26 am
par Sir_Ulric
[center][ont]Mystère et boule de gomme [/ont]
[img]https://img15.hostingpics.net/pics/609216VoyagedesEssences.png[/img]
« Imagerie abstraite de l'Entre-Monde, des esprits qui y transitent ...
P.S. De Anne B. Paquette, mon épouse.
»


[ont] Sagesse de maître Confucius / Kong Qiu
« Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve. »
[/ont]
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[ont] Les deux choses souvent retenues dans l'esprit des gens à propos de l'Uhmali sont, hormis ses productions artisanales évidentes et reconnues à l'instar des autres pays ventéliens (céramique, laque, soierie, etc) - d'ailleurs tous (les pays), dans une mesure, concurrents depuis des siècles -, sont son militarisme bel et bien notoire et sa religiosité sans borne. Aujourd'hui, nous traiterons de la dernière, plus importante à souligner au vu et au su des festivités ayant entouré le Nouvel An, récemment.

Pour commencer, avant d'exposer la vie de quelques-uns dans un contexte choisi, il y a des coutumes basiques à saisir pour comprendre la conscience uhmanéenne à ce propos. En premier lieu, les Uhmanéens - globalement - reconnaissent, prient et vénèrent une divinité unique, non un panthéon. Localement appelé Yuzhou Fazing, soit littéralement Harmonisateur Cosmique, le dieu-démiurge des Uhmanéens est rien de moins que le Sage des sages, pour ne pas faire ultimement référence à l'expression usuelle, Roi des rois. Il est tout-puissant, tel le dieu judéo-chrétien, et d'une manière, il s'y apparente à bien des égards quant aux puissants dons qu'il manie et se réserve jalousement, exception faite concernant la conception spirituelle et relationnelle. Je sais que ça peut rendre vite la chose confuse, mais je vous explique ça plus clairement dans quelques minutes.

Donc, je disais qu'il y avait une différence ou deux notable autour de la communion, liaison, intercession avec la divinité. Qu'est-ce sinon que la spiritualité que la sacro-saint tissu entre deux consciences sensibles ? Enfin ! Le dieu des Juifs, Chrétiens et Musulmans a un contact direct avec ses fidèles, soit par des hécatombes (sacrifices d'animaux) dans le premier des cas, soit par la pureté morale pour les deux derniers, via des rites. Yuzhou, lui, se drape de la philosophie naturelle et régie un univers en trois dimensions astrales, mais nous aborderons ça bientôt outre part. Là, il est surtout question de connaître la valeur du contact, de sa prise en main. Le dieu uhmanéen est le roi des cieux, représenté sous la forme d'un gardien draconique qui lie les mondes, seigneur des âmes qu'il distingue en deux cœurs. La Conscience et l'Énergie ! Encore là, je digresse...Bon, je me lance !

Le Culte des Ancêtres est primordial car les esprits des défunts font la liaison avec le dieu. Pour parvenir à contacter Yuzhou, il faut avoir un ancêtre - jusque-là, personne risque d'être en souffrance -, d'un ritualiste (sage qui est investi et qui a le savoir) et d'une contribution (un paiement en échange d'un service rituel). Dans chaque lieu de culte, il y a un arbre - ici représentation vivante de la Nature, quelque soit sa variété, avec diverses autres plantes l'entourant -. Là, une fois que le pratiquant a un ancêtre à invoquer, un spécialiste sous la main et un gage pour la subsistance du culte, l'officiant, en qualité de guide, dirige les pensées du pratiquant, l'accompagne en méditation - oui, la méditation est la prière uhmanéenne -. Celle-ci amène le pratiquant, dans une forme d'introspection, à se remémorer - se connecter - à son ancêtre via un souvenir, une pensée, une énergie... Chaque être, dans la conception tianicéenne (nom des praticiens uhmanéens) font foi que ce qui défini un être n'est pas son corps, mais ses actions, ce qui subsiste de lui, sa MÉMOIRE, son LEGS. Donc, la NATURE et ce qu'elle engendre, tel l'encens, fait office de connecteur et apporte un cadre serein. Résurgent, un SOUVENIR est la ligne téléphonique qui indique à qui s'adresser dans la ribambelle d'ancêtres. Le RITUALISTE est le guide et le sage qui dirige, induis et focalise. Une aide. Il n'y a donc pas de sacrifice, mais une hiérarchie...à suivre plus tard.

Somme toute, en plein contact, le pratiquant rend son message à son ancêtre, lui confie ses sentiments, aspirations et opinions personnelles, fait ainsi le vide, se rassérénant, et prie que son ancêtre délivre le message au DRAGON D'ÉTHER gardien et sentinelle suprême divins: YUZHOU. Afin d'obtenir des pouvoirs suffisamment conséquents pour soutenir ou au contraire, restreindre les gens d'en bas, selon le JUSTE ÉQUILIBRE du monde. Rien n'arrive pour rien ! Si les esprits n'ont qu'un faible pouvoir d'action sur les vivants, ils n'en sont par contre pas dénués pour autant. Selon le degré de sagesse (force morale tianicéenne), chacun des ancêtres a un peu de magie et de marge de manœuvre sur la Terre, son rôle même dans le trépas, afin d'offrir un coup de pouce ou l'inverse aux principes du Yin et Yang. Ceci, par contre, est une autre histoire...Passons maintenant à l'exemple concret, comme je le dis régulièrement...

[center]***[/center]

...Un paysan, appelons-le Yiguan Zhu pour la cause, a fait depuis la ferme où il est employé par son beau-père, un long voyage jusqu'au sanctuaire le plus proche, non loin, mais hautement disposé. Déposant son barda au sol, se revigorant d'un peu d'eau à même sa gourde et délaissant son bâton de marche, Zhu porta brièvement un regard satisfait en constatant la route qu'il avait parcouru, puis il alla dans une source d'eau pour se laver (oui, les Uhmanéens croient que la pureté physique aide à établir le contact avec l'austral, et porte en plus bien d'autres vertus d'apaisement). Le chose faite, Zhu enfila ses plus beaux vêtements (honorer ses aïeux avec des guenilles est inconvenants, ou du moins, se vêtir avec ce que nous avons de mieux, peu importe ce que c'est, est le mieux pour être présentable) qu'il avait préalablement, et avec soin, pliés et emballés dans son sac. Enfin, le quarantenaire se présenta au sanctuaire, respira lentement, pénétra dans le lieu. La place qui l'entourait était d'une splendeur alliant la beauté de la NATURE (nourricière) et l'aménagement de l'HOMME (son gardien terrestre). Déjà, un accueil serein se fit par deux vieux hommes, qui saluèrent respectueusement leur invité, avant que l'invité à son tour s'abaisse révérencieusement. À partir de là, Zhu offre ce qu'il a avec lui comme dîme, une modeste bourse de quelques sapèques. Ritualisé, le décorum se met en place. Un guide est attribué à M. Yiguan, quelques minutes entre mélopées, enveloppées de brumes aromatiques, près de l'arbre (autel). Tranquillement, à travers les vapeurs et les doux propos de l'officiant, Zhu se connecta !

- Ancêtres, en ce jour, je vous honore et espère voir en vous, aujourd'hui comme toujours, vos éclaircissements et vos voix auprès de Yuzhou Fazing, Puits de Sagesse. Pères, mères, parents, ma fille aînée s'apprête bientôt à joindre un époux, et je crains que son prétendant ne soit trop imbus, aveuglé par des richesses qui devinrent son fardeau. Demandez, je vous en conjure ancêtres, à notre céleste fondateur, de lui inspirer les justes préceptes, de les faire resurgir de ses tréfonds, afin qu'il se sustente des vertus qui nous constituent et définissent, qu'il s'harmonise, car aujourd'hui il est amputé. Ma fille lui apporterait-il ce qui lui manque ou serait-elle simplement une possession précieuse, mais de sens vide, outre son éclat de jeunesse ? Du peu que j'ai obtenu, j'ai toujours été le transmetteur des valeurs passés, veillé aux héritages...(etc)

Ainsi le vieillissant se prosterna très révérencieusement une fois avoir terminé, rassasié, resta encore pour contempler les merveilles autour de lui, puis se retira, se disant avoir partager et honorer les mémoires du passé...

[/ont]

[center][img]https://img15.hostingpics.net/pics/752467402689kitajzdaniyagorysnegderevyalepestkivoda1680x1050wwwGdeFoncom.jpg[/img]
«Au Pays de l'Astre Scintillant, la PIÉTÉ, la FOI et le DÉVOUEMENT font religieusement LOI[/center]

Posté : jeu. juin 13, 2019 3:06 am
par Sir_Ulric
[center][ont]D'une pierre deux coups [/ont]
[URL=https://www.casimages.com/i/19061304192223766216272228.png.html][IMG]https://nsm09.casimages.com/img/2019/06/13//19061304192223766216272228.png[/IMG][/URL]
« Étendard de l'éphémère République de Fengfu »

[f25]S'il était un graffiti que Bujian eut plaisir à priver de ses dignes ondoiements à travers les cieux, ce fut celui-ci qui battait sous la municipalité de Fengfu lors de son éphémère crise, chose qui fut pour certains fief des espoirs de renouveaux et de désaveux à la fois, et pour d'autres, la réaction séditieuse d'esprits que trop téméraires…[/f25]

[URL=https://www.casimages.com/i/19061304373823766216272230.jpg.html][IMG]https://nsm09.casimages.com/img/2019/06/13//19061304373823766216272230.jpg[/IMG][/URL]
« Reprise de Fengfu par les Forces armées impériales, refoulant la résistance »

[ont] Sagesse de maître Confucius / Kong Qiu
« La raison est un miroir qu'on a reçu du ciel ; il se ternit, il faut l'essuyer. Il faut commencer par se corriger soi-même avant de vouloir corriger les hommes... »
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[ont] Suite aux événements multiples qui eurent cours lors du dernier lustre et où l'Uhmali assuma quelques inconfortables imbroglios, le pays se fit momentanément discret sur la scène internationale afin de régler ses ardoises et limiter les impacts collatéraux à l'extérieur de ses frontières. En effet, si nous résumons ce qui se déroula suite à la conclusion formelle de la Container Wars et des secousses qui sévirent dans les provinces uhmanéennes – ligue des ''mauvais payeurs'' (crise fiscale), rupture de fer pour les aciéries, remise en cause de l'implication guerrière auprès des Britonniques, et encore -, l'Empire résista à une conjuration d'ampleur d'une clique d'officiers militaires et de membres distingués du gouvernement. Une tentative de coup d'État à Ruziwu, en nuitée du 10 mars 2035, fut in extremis jugulée, événement que l'on appela l'Incident de Bō chū (ou Incident de la mise en antenne), la mutinerie de nombreuses casernes suivant la courte période où les dissidents occupèrent le centre des communications et finalement, l'Acte de Fengfu déclarant sécession vis-à-vis le régime impérial dans la ville éponyme. L'empereur, quant à lui, se retira opportunément vers l'Ouest pour rallier son état-major et faire le point, puis resurgit de tout son tonitrument pour mettre fin aux conspirations et rétablir son règne, mais en tout cela, examinons chacun des instants:

L'Incident de Bō chū :
Selon toutes les preuves, l'incident s'actionna au cœur de la nuit du 10 mars, aux environs de 3h, mais la conspiration se fomenta plusieurs mois avant, et consistait à se saisir des relais de communication les plus importants pour diffuser des messages préenregistrés, dans un premier temps censés tromper les casernes à travers le pays en usurpant le nom de l'empereur et assurer ainsi un contrôle sur les principaux leviers du pouvoir. Le plan aspirait à mettre en garde à vue la famille impériale et convaincre le chef d'état-major de joindre la cause afin de faciliter les projets, puis de prévenir les autres collaborateurs situés à Fengfu qu'ils pouvaient proclamer la République, mais rien ne se passa comme convenu. Des unités d'infanterie infiltrèrent la Cité-Soleil en l'occasion d'une cérémonie de remise que l'empereur prévoyait pour récompenser ses plus vaillants éléments – que les subversifs parvinrent à joindre grâce à leurs soutiens qui falsifièrent par-ci par-là des documents -. Le jour avant la remise, dans la nuit, pendant le changement de garde, les unités du major Zhu Yuzhang – chef des vétérans conjurés – échoua à rallier le général Li Jingsong – chef d'état-major -, précipita la situation en séquestrant le général récalcitrant, ordonna l'assaut des locaux de transmission. Malheureusement pour lui, ce ne fut que trop tard que le major Zhu apprit que l'empereur n'était pas sur place et ne devait être là que le lendemain. Les unités d'infanterie forcèrent donc le passage, capturant les relais, et commença à diffuser les enregistrements et ordres, pensant y parvenir malgré les échauffourées et conforté dans cette position en ayant réussi à mettre hors d'état de nuire les quelques gardes avoisinants et ayant également su vite barricadé les issues. Il envoya donc le signal aux complices de Fengfu, qui ne tardèrent pas à déclarer leur intention dès le 12 mars à 5h, non sans avoir patienté un peu pour s'assurer que l'affaire fut sous contrôle – les indices qui émanaient de part et d'autre semblaient le confirmer -. En effet, les politiciens de Fengfu, rassurés, firent connaître au monde leur décision, mais...

Opprobre impériale et fin de l'éphémère république:
...comme souligné, déjà rien ne se passa comme prévu. Les insurgés se prirent rapidement un retour aux réalités et sous-estimèrent âprement les appuis sur lesquels pouvaient compter le régime impérial. L'empereur fut sans délai informé de ce qui se tramait, et se repositionna. Prévenant, Bujian se replia à quelques kilomètres, à la ville de Yueqiu, où il avait des balises de transmission d'urgence et rallia sitôt arrivé ses ressources, seulement quelques heures après la prise de pouvoir du major Zhu. Dès lors, les casernes qui se mutinèrent sans même le savoir apprirent la supercherie, et se réalignèrent auprès des directives ''véritables'' de l'empereur. Pendant ce temps, c'est la crédibilité des transmissions rebelles qui s'effrita jusqu'à devenir muette. Comme si cela ne suffisait pas, le major et ses quelques hommes durent assumer un siège contre l'élite soldatesque de l'Empire - les Sentinelles impériales -, qui ne fit aucun cadeau à ceux qu'ils traitaient en félons. Les assiégeants reprirent les générateurs et les consoles, désactivèrent l'électricité et coupèrent la radiodiffusion. Le major et ses quelques soldats eurent donc le choix entre se battre – puis mourir – ou se soumettre – et aussi mourir -. Tiraillé, il choisit de se battre – libéra même le général capturé - et mourut, avec ses fusiliers, sous l'assaut des brigades impériales. La place reprise, l'empereur continua à rallier les soutiens dont il bénéficiait et décida de leurrer ceux qui avaient essayer de faire de même avec lui. Ainsi, il laissa croire en la victoire du Zhu Yuzhang. Cela fonctionna : Les ''véreux'' se montrèrent donc publiquement, poursuivant d'assembler vétérans et miliciens de circonstance. Bujian referma donc l'étau avec les Forces armées, fidèles à l'Empire, et coincèrent sur terre comme sur mer les gens de la République, qui pour une part se rendirent – surtout chez les citoyens confus et les enrôlés – et pour l'autre part, croisèrent le fer au nom des idéaux prophétisés par leurs mentors. Quand finalement le ''président'' de Fengfu apprit que le plan avait échoué, il décida de rester, martyr se disait-il pour ceux qui aspiraient aux mêmes rêves que lui – ne prenant point en compte que la conjuration fut celle d'une élite très peu soutenue populairement -. Gao Tingxi – le président proclamé par ses pairs – congédia donc son gouvernement chez un ancien adversaire du régime impérial. Il les dépêcha au Txile, espérant en la sincérité des déclarations que ce dernier avait déclaré. Son cabinet s'expatria ainsi partiellement, alors que quelques-uns soutinrent leur chef et restèrent là, supervisant et le moment venu, se rendant aux troupes impériales.

Là s'acheva l'aventure révolutionnaire.

Dans l'instant, les conjurés furent emprisonnés pour les plus importants, les autres ayant eus un sort en rien enviable. Xi Changhui, bras droit de Gao Tingxi et unique cime de la conviction républicaine du ''gouvernement en exil'' libre, quant à lui, siège au sein des domaines txiléens, cherchant appuis, fonds et moyens en qualité de meneur. Il parvint à fuir avec un poignée de partisans, peu avant que la marine rende hermétique la zone, déguisés en humbles pêcheurs. Les conjurés ont en autre décidé, comme signe de séparation avec l'État du Grand Cheng, de sectionné leur natte traditionnelle, symbole des temps anciens et de ses héritages. Ils ne portent aucune tenue coutumière, optant pour le classique costume. Leur drapeau reste et demeure le lotus maculé, bannière de la République.

Voilà désormais un peu plus de quatre ans que tout ça se fit, et l'Empire pourchasse ici et là, occasionnellement, quelques têtes brûlées, mais somme toute, le pays s'est surtout plus encore soudé autour de l'institution impériale et de l'immuable dynastie sacrée des Cheng, en faisant ainsi face à des gens qui, non-contents de désavouer le vieux régime autoritaire multiséculaire, renoncent à leurs patrimoines et fondamentales racines. L'empereur a donc poursuivi ses programmes et investi dans de nombreuses recherches et adaptations, toujours selon l'adage consistant à unir passé et futur; à travers l'esprit uhmanéen, par les usages contemporains.

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[center]https://www.youtube.com/watch?v=GbfKq1oEFpw[/center]

Posté : dim. juil. 28, 2019 1:31 am
par Sir_Ulric
[center][bask]Salle du Trône de l'Astre-Scintillant[/bask]

[URL=https://www.casimages.com/i/19072803264423766216332785.png.html][IMG]https://nsm09.casimages.com/img/2019/07/28//19072803264423766216332785.png[/IMG][/URL][/center]


[bask]Après quelques urgentes affaires qui furent à traiter et régler, et il faut l'avouer, avec également un certain temps à y vouer, l'Uhmali régna en maîtresse absolue dans l'art inouï de l'ermite, à ainsi focaliser ses investissements et efforts sur elle-même et à faire œuvre de mutisme internationalement dans son retirement, solitaire et introspectif, songeant et sondant, avant, en ce jour, de se sentir prête, finalement, à resurgir et à se réaffirmer au sein de la communauté des nations du monde. Rien de simple, bien sûr, lorsque les derniers échos que les différentes ambassades avaient eus, résultèrent en un conflit ultimement calamiteux à l'arrière-goût amer et en l'annonce ambiguë et ô combien partielle de l'effondrement de l'État uhmaléen dans les affres de la calomnie...Quelle honte, pour ne point dire, quelle infamie! Pourtant, l'Uhmali tira de la sorte sa révérence, il y a quelques années, honnie de l'Organisation de Coopération de Choenglung, et plus encore, mais même dans une telle sinistre situation, le vieil empire que l'Uhmali supportait ne déclarait point forfait, et décidait même de redorer ses armes.

C'est en ce sens que l'empereur Bujian et ses proches conseillers avaient choisis de tenir une séance pour discuter de la marche à suivre, considérant surtout que le souverain, avant cette réunion, parvint à faire un premier pas encourageant en obtenant de nouveau le statut privilégié de membre officiel auprès de l'OCC pour le compte de l'Uhmali. Poursuivant sur cette bonne lancée, l'empereur aspirait à maintenant implanter ses ambassadeurs dans les cours étrangères et engager des accords afin de refaire tourner l'économie uhmaléenne, contribuant à fortiori à reconstituer une honorable réputation au Pays de l'Astre-Scintillant vis-à-vis ses homologues autour du globe.

Dans la vaste salle, siégeant sur le trône, l'empereur se présentait en tenue traditionnelle, digne robe de soie aux fines broderies et larges manches repliées. Ainsi gracieux, l'empereur Bujian se prêtait à la réflexion tout en jouant de sa main gauche avec deux boules Qi Gong, patientant dans un nuage semi-opaque d’encens aux vertus rassérénantes. Finalement, quand ses conseillers se présentèrent à l'heure juste, ces derniers se rassemblèrent en deux rangs droits, un à gauche et l'autre à droite, et dans un geste synchronisé, ces groupes firent respectueusement révérence devant leur souverain. Suite à quelques formules protocolaires, le maître de l'Uhmali ouvrit la séance et prit sitôt l'initiative

- Humbles serviteurs de l'Empire, nous avons longuement porté considération à notre situation et aux conseils avisés que vous nous avez prodigué. En cela, nous vous manifestons notre décision de relancer l'économie du pays, ce, dès maintenant, à travers une revalorisation diplomatique auprès des différentes légations d'autres nations. En l'occurrence, nous vous invitons à exprimer des suggestions sur les contrées à contacter à l'instant. Nous avons certes quelques desseins à l'esprit, mais avant d'aller plus avant, nous souhaitons que vous, conseillers en notre sein, partagiez vos intuitions.

Quelques discrets murmures planèrent avant que l'un des membres de la Cour ne demande à se prononcer, et obtienne vite permission :

- Sire, je crois qu'il serait juste d'initier votre brillante idée par les nations ventéliennes. Ici, le Kaiyuan, même si l'Empire est dorénavant lié à l'OCC et indirectement aux intérêts de l'empereur Yangchen, il gagnerait à approfondir les interactions directes avec le gouvernement kaiyuanais. Surtout que le renom dont dispose l'Empire des Douze Royaumes en question est sans conteste rayonnant. Côtoyer, en somme, sire, ce noble voisin, enrichirait convenablement l'Uhmali des avantages de la relation. Relativement aux autres possibilités, ô Sage et Céleste Majesté, je propose le Teikoku, le Liang, le Posun, le Shinkyôko, le Sengaï, ainsi de suite. J'insiste pour affirmer toute la pertinence des initiatives de Votre Majesté dans les démarches.

Le serviteur se retira aussitôt, reculant révérencieusement, avant de retrouver sa place dans la cohorte. De l'autre côté, à la gauche, un homme se démarqua à son tour et sollicita la parole, qui lui fut rapidement accordée :

- Votre Majesté, à mon tour l'insigne honneur de vous féliciter pour le chemin que vous aspirez faire emprunter à notre vénérable empire. Concernant mon homologue, quand bien même je respecte justement les propos émis par celui-ci, je crois qu'il serait plus judicieux de maintenir d'étroites relations avec le Commonwealth. C'est l'unique allié qui agrée à nous soutenir et qui, selon M. le Ministre Tao Mei, décrétera cautionner les décisions de justice de la Cité-Soleil vis-à-vis la condamnation que vous avez déclaré. De plus, j'eus le ouï-dire que des négociations étaient ce moment même en cours entre les ambassadeurs de nos pays sur la question d'une entente de rétrocession de la région yanéenne. Notre aurions donc, je le crois, tout avantage à poursuivre activement et prioritairement nos investissements en direction de Lanfair, sire. Bien sûr, cela n'élimine en rien les suggestions précédemment émises, mais la priorité seule est débattue. Cela dit, plutôt que de miser sur un ordre de proximité, je conseille à Sa Majesté se prioriser les nations, peu importe où elles se localisent, pour les intérêts qu'elles peuvent consentir à apporter dans une optique mutuellement enrichissante.

Quelques autres discussions semblables s'ajoutèrent, et l'empereur exprima la volonté d'obtempérer davantage pour la première possibilité. C'est à dire, une option qui offre préséance aux pays ventéliens, sans néanmoins détourer l'Empire des autres nations. Il s'agissait de priorité, comme l'avait à raison suggéré le second, après tout. Sur ce fait, Bujian remercia et clos la séance, tous les serviteurs se prosternèrent devant le départ de leur monarque, alors que deux groupes se regardaient en chiens de faïence sur la façon de modeler le futur de l'Empire...
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Posté : dim. août 04, 2019 1:45 pm
par Sir_Ulric
[center][bask]Salle du Trône de l'Astre-Scintillant[/bask]

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- Sire, une nation nous a récemment contacté et nous lui avons répondu favorablement...

- Alors, pourquoi nous importuner pour une affaire qui concerne et relève normalement des responsabilités de la charge que Vous occupez ?

- Parce qu'il s'agit d'une situation particulière, Majesté.

- Si c'est ainsi, exprimez vos soucis. Nous verrons ensuite que faire.

- Oui, ô Majesté. La nation en question est le Voiji Kodalstvo, un peuple natolique qui a hérité des préoccupations teiku datant de la Grande Guerre et du gouvernement de l'amiral Seto...un bastion d'irréductibles, en quelque sorte.

- Mh...et qu'en est-il ?

- Bah...dans l'exercice de vos projets, sire, s'accoquiner avec des éléments semblables risquerait de porter ombrage au rayonnement de l'Empire que Sa Majesté se fait gloire de gouverner.

- Si tel était le cas, pourquoi diable auriez-vous acquiescé aux sollicitations de cette nation ? De plus, en rien l'Empire ne se ternira pour cela. N'exagérez point la situation ! Retournez à vos devoirs, sur-le-champ, et plutôt que de craindre ces gens, traitez-les avec tous les égards !

- Il en sera tel que vous le désirez, sire !

- Et surtout, ne vous laissez point guider par les ouï-dire. Renseignez-vous davantage pour en savoir plus avant d'apposer vos inquiétudes. Ceci dit, vous n'êtes plus un jeune ministre, M. Mei, et vous bénéficiez en vous de toute l'expérience pour agir au mieux, ainsi que de notre confiance...Disposez !

Le ministère se préoccupant des affaires étrangères avait reçu une lettre - jusque-là, rien d'étonnant -, mais ce document provenait d'une nation singulière, une contrée qui connut les flétrissures de la Grande Guerre - encore là, combien n'eurent pas à assumer les dégâts collatéraux de ce conflit -. Cependant, il ne s'agissait point d'une victime, point encore d'une simple situation, et le ministre uhmaléen eut momentanément un instant d'hésitation, quand bien même il y répondit positivement. Le doute venait surtout des idéaux présumément défendus par le gouvernement autochtone, affichant fièrement une bannière, à s'y méprendre, que trop semblable aux couleurs de l'ancienne marine impériale teiku, dont la réputation internationalement est variable, mais toujours sinistre pour les exactions. Que cela soit pure vérité ou révisionnisme des vainqueurs, cela importait peu, car l'opinion publique d'aujourd'hui fut largement influencée par les manuels d'histoire officielle, et l'empereur avait d'ores et déjà demandé de mener une campagne valorisante pour l'Empire, afin que le renom du pays redevienne respectable à sa simple prononciation, tels les noms de Kaiyuan et Teikoku, dans le premier cas, pour sa probité notoire en matière diplomatique, sa constance, et dans le second, pour son ingéniosité, sa culture populaire particulièrement inspirante pour les peuples occidentaux, son rayonnement en ce qui concerne le sérieux de ses industriels, jusqu'au crime organisé à la notoriété publique reconnue et bizarrement respectée. Ceci dit, le haut diplomate uhmaléen sollicita quelques minutes auprès de l'empereur pour lui faire part de ses soucis, mais ceci accomplit, rassuré dans ses idées, ce dernier s’attela sitôt à la tâche qui lui avait été donnée.


Finalement, on appris peu de temps après que l'Uhmali se lançait dans le dessein de charmer de toutes ses livrées le pays en question...
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