Posté : mar. juin 20, 2017 9:02 pm
b) Période antique : 1600 av-JC à 416 av-JC
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498079405-tablette-maya.jpg[/img]
Tablette de Luis, du nom de son découvreur, Luis Carlos Tepitzli[/center]
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498079612-1600.jpg]Alentours de -1600 :[/url]
C’est entre -1600 et -1500 qu’est fondé le premier royaume connu sur l’île, centré autour de la cité de Tatakaah (Tlatlalca en Tlaloclictec), entre les lacs de Ha’yaax au nord, et Neen au sud. C’est lors de fouilles sur le site de la ville antique (qui est en réalité située à deux kilomètres à l’est de la ville actuelle de Tlatlalca, et qui est sans doute la plus ancienne ville d’envergure sur l’île) qu’a été retrouvée par l’équipe menée par l’archéologue Luis Carlos Tepitzli, ce qu’on a appelé la tablette de Luis. Cet artefact, partiellement détruit et difficile à déchiffrer, est un court discours relatant la monté au pouvoir du premier roi, qui fonda le royaume de Hunk’aah. Il se nommait Kan-Xib-Yui, et entre les allusions à sa force légendaire et au fait que même les animaux ployaient devant lui, on apprend qu’il créa le royaume en unifiant par la voie des armes toutes les tribus proches de la sienne.
C’est à ce jour la plus ancienne trace connue de la mise en place d’une société complexe sur l’île, sous la forme d’une monarchie despotique.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498079794-1500.jpg]Alentours de -1500 :[/url]
À cette période, on retrouve au nord-est du Hunk’aah un royaume s’étant fondé de la même façon que ce dernier, en réunissant les tribus entre les lacs Poxlom à l’est et Kianto à l’ouest. C’est le royaume de Ha’ca. À la même époque, on estime que s’est créé le royaume de Ch’iihil, sur les rives orientales du lac Hacha’kyum. On n’a pu retrouver de trace archéologique de cet état, toutes nos connaissances à son sujet nous viennent donc de récits et de poèmes écrits par des habitants des pays voisins. En effet, plusieurs sources artistiques au Hunk’aah et au Ha’ca racontent que sur les rives du Hacha’kyum, un guerrier légendaire, fils d’une femme et d’un jaguar, s’était fait couronner roi.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498079863-1450.jpg]Alentours de -1450 :[/url]
Cette date légèrement plus précise nous vient du fait que plusieurs sources content qu’un des petits fils du roi-jaguar du Ch’iihil s’était rendu à Umilkaah (l’actuelle ville de Iyaoyoatlatl), la première et seule cité portuaire de l’époque, alors inféodée à Ko’pa Kook, le roi de Hunk’aah, selon les récentes découvertes archéologiques.
Là-bas, il apprit comment fabriquer des bateaux bien plus robustes. Malin, (et avec l’aide d’une truite douée de parole, selon les récits) il adapta les techniques qu’il venait de découvrir à la navigation lacustre. De retour à la cour de son cousin le roi, il construisit toute une flotte sur le lac Hacha’kyum. Se rendant maître des eaux, il força la main de son parent, mais ne souhaitant pas détruire le royaume de son ancêtre ou écarter son héritier légitime, il exigea de régner sur le nord ouest du Ch’iihil, où il fonda son propre royaume nommé Bàati.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498079943-1300.jpg]Alentours de -1300 :[/url]
Rendu fou de chagrin par la perte de ses deux femmes, le roi de Ha’ca se donne la mort, en divisant son royaume entre ses deux filles en guise d’héritage. Ceci formera les royaumes de Lak’inka et Chik’inka.
Visiblement rapide à récupérer les technologies de navigation de son nouveau voisin, le royaume de Ch’iihil envahit le tout récent royaume de Bàati.
À la même époque, on retrouve les premières cités sur les îles de l’archipel des Hats’utsil (Atzatzila en Tlaloctlictec, l’une des seuls régions où près de 100 % de la population parle encore Huehuetlactec de nos jours, mais qui fait pourtant partie de la grande région du Necuiltonoloya, donc soumise à l’administration directe d’Altepetl.), visiblement elles aussi vassales du roi du Hunk’aah à ce moment.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080059-1200.jpg]Alentours de -1200 :[/url]
La reine pêcheuse réunit les tribus vivant sur une partie de la côte occidentale, formant le royaume de Chik’pol. On dit qu’elle gagna l’adulation de ses pairs en volant la barque de Uayeb, un esprit de la mer, grand adepte de la pêche. Il est fort probable que la reine pêcheuse, dont on ignore le nom, ait en réalité créé un nouveau type de bateau permettant de naviguer bien plus loin en mer. On retrouve en effet sur certains sites de l’ancien Chik’pol datant du treizième siècle av-JC, des décorations et outils faits de dents de certains requins qu’on ne trouve que loin de la côte. Alors qu’aucune autre population sur l’île n’en possédait.
Au même moment, des témoins archéologiques et récits étrangers, laissent à croire que le royaume de Ch’iihil s’est étendue sur tout le pourtour du lac Hacha’kyum. Tandis que le royaume de Lak’inka s’agrandissait en soumettant différentes tribus jusqu’à atteindre la côte.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080110-1100.jpg]Alentours de -1100 :[/url]
Le roi Aakikmul du Lak’inka envahit de Chik’inka et reforme ainsi le royaume du Ha’ca. Afin d’asseoir sa légitimité sur le trône, il se met en tête d’éliminer la branche de sa famille régnant sur le Chik’inka. Comme raconté par une série de poème postérieurs de près d’un siècle, mais corroborés par les traces archéologiques et les documents de royaumes voisins, le neveu du roi du Chik’inka, nommé Kinich Kakmo, parvint à s’échapper.
Selon le poème, il traversa le lac Kianto, porté par deux abeilles, Xmulzencab et Ah Muzenkab. Arrivé de l’autre côté il marcha jusqu’à la côte en compagnie des deux abeilles. En passant près d’une rivière, les deux insectes se firent avaler par un poisson. Plutôt que de continuer son chemin, Kinich Kakmo se jeta dans la rivière, captura le poisson à mains nues et sauva les abeilles. Une fois en sécurité, celles-ci se révélèrent alors sous la forme d’humains, deux faux jumeaux.
Arrivé sur la côte occidental de l’île, Kinich Kakmo fédéra les tribus locales et forma le royaume de Yàax’kin. Là il épousa Xmulzencab, la sœur abeille. Et certaines tournures du poème peuvent laisser penser qu’il fit aussi du frère Ah Muzenkab son amant.
Différentes théories coexistent quant à ce qui s’est réellement passé. La plus répandue est que c’est un groupe de loyalistes armés, et non des abeilles métamorphes, qui ont permit à Kinich Kakmo de s’échapper, et de dominer les tribus de la côte occidentale.
À la même époque, se créé le royaume de Bahab, le long du fleuve Nook’ol (Noctlola en Tlaloctlictec).
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080282-1000.jpg]Fin du XIème siècle avant J.-C :[/url]
Le Ha’ca reformé envahit le vieux royaume de Hunk’aah. Le roi de l’époque, Puuts’ul, s’exile dans l’archipel des Hats’utsil, toujours sous son contrôle et hors de porté du Ha’ca. Ce royaume belliqueux ne disposant en effet pas d’une flotte assez avancée pour faire parvenir ne armée jusqu’aux îles.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080315-980.jpg]Début du Xème siècle avant JC. :[/url]
Selon la légende, le roi Puuts’ul se donne la mort vingt ans après sa défaite, en se jetant dans la mer. Ce qui reste de son royaume est divisé entre ses enfants. C’est la fin du premier royaume Huehuetlactec connu à ce jour, qui aura tout de même persisté durant environs 600 ans.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080345-900.jpg]Reste du Xème siècle avant J.-C. :[/url]
Création des royaumes de Menchaak et Koom. On sait peu de chose de ces deux royaumes. Des hypothèse suggèrent que le Menchaak s’est formé suite à l’unification des tribus locales qui voyaient avec de plus en plus d’appréhension se créer divers états autour d’elles.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080409-800.jpg]Alentours de -800 :[/url]
Pour des raisons que l’on ignore, le royaume de Ch’iihil se divise en deux, entre le Kuxa’an à l’est et le P’iisib à l’ouest. Aucun document étranger ne fait état d’une quelconque crise de successions, de fait toute sortes d’hypothèse ont vu le jour. L’une d’elle étant que le pouvoir royale était de plus en plus influencé par deux puissantes familles qui finirent par mettre à bas le souverain fantoche qu’elles se disputaient, récupérant effectivement le pouvoir sur leur domaine respectif.
Au même moment, le royaume de Ha’ca subjugue plusieurs tribus, ce qui lui permet d’étendre son influence à la quasi totalité de la côte nord du Chiuauhtlalli.
Tandis qu’au sud, plusieurs villages s’unissent autour d’un seul roi pour fonder le Kaa’x. Bien que sans lien géographique directe avec le nord-ouest civilisé de l’île, la circulation des biens et des idées mise en place depuis la pré-histoire permit aux Huehuetlactec de régions plus éloignés de profiter de certains progrès technologiques de leurs cousins plus avancés, et d’avancés idéologiques qui les poussèrent à s’ériger en royaumes à leur tour.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080449-700.jpg]Alentours de -700 :[/url]
Le royaume de Ha’ca lance de vastes opérations militaires sur ses frontières sud. Le pays réussit à vaincre et envahir les tribus à son sud-est, et les royaumes de Yàax’kin et Menchaak. Cette prouesse s’explique alors par la richesse et la puissance du Ha’ca de l’époque, bien supérieure à celle de ses voisins. Le royaume regroupe en effet les plus anciennes cités de l’île, notamment les riches villes de l’ancien royaume de Hunk’aah, telles que Tatakaah et Umilkaah. Qui étaient alors, avec d’autres cités du royaume, d’importants centres de commerces, qui concentraient tant les richesses que les forces démographiques. Fort d’une armée conséquente et d’une économie florissante, le Ha’ca n’eut aucun mal à écraser ses voisins.
On notera aussi la fondation du Nohchil’kol, au sud, sur le même modèle que le Kaa’x.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080477-600.jpg]Alentours de -600 :[/url]
Toujours dans un optique d’expansion militaire, le roi du Ha’ca envahit les deux entités ayant déchiré l’ancien royaume de Ch’iihil. C’est un peu après cette période que l’on commencera à retrouver des traces d’occupation, de villes et d’une société dans cette région. De nombreux documents attestent de cette invasion, tant au Ha’ca que dans les pays voisins. Ce qui prouve que le Ch’iihil, bien qu’auréolé de mystère, existait bel et bien et n’était pas une nation imaginaire, inventée par les Huehuetlactec de l’époque, comme on a pu le croire par le passé.
Le roi du Ha’ca prendra également possession du Chik’pol, qu’il hérite de sa grand-mère, qui en était la reine. Certains affirment que le roi avait étranglé sa mère de ses propres mains, puisqu’elle était alors la seule enfant et héritière directe de la vieille reine du Chik’pol, et donc la seule personne qui le séparait de la succession.
Cette période est également marquée par des conflits entre les dynasties sœurs de l’archipel des Hats’utsil. Et par la formation du royaume de Kichkelem’ban, toujours au sud.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080507-500.jpg]Alentours de -500 :[/url]
Le souverain du Ha’ca étend son domaine vers l’est, sur les côtes. Désireux d’étendre encore plus sa façade maritime. Avec pour but non avoué mais très probable de s’imposer comme partenaire commercial indispensable des royaumes insulaires des Hats’utsil, en lieu et place des tribus déjà sur place, désormais forcées de rendre des comptes au royaume. Étendant ainsi son influence sur ces petits royaumes orientaux défiant encore son pouvoir.
Au même moment on voit l’émergence des royaumes de Pepem et Sina’an au sud.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080541-416.jpg]-416 :[/url]
A cette date, les rois du Kichkelem’ban et du Kaa’x se coalisent pour envahir le Nohchil’kol.
Le roi Muu’k II du Ha’ca, de la dynastie Nuxib, envahit les royaume de Koom et de Chen et se proclame empereur de Chiauhtlaya (nom huehuetlactec de l’île du Tlaloctlitlal). Il devient l’empereur Muu’k I Nuxim du Chiauhtlaya. Obsédé par l’idée de laisser la marque de son existence et de sa gloire dans l’Histoire, il fondera le bureau impérial des mémoires (le Nohochkuchkabalak Meyah’banda Huucha’ab ). Un organisme qui se devait de retranscrire de la manière la plus impartiale possible le règne de chaque empereur. C’est pour cela qu’à partir du premier empire les dates obtenues sont bien plus précises. Cependant les registres du bureau sont à considérer avec un œil critique. Car malgré son vœu d’objectivité, il est certains que la bureaucratie des mémoires a pu être corrompue par certains monarques qui souhaitaient que certaines anecdotes peu reluisantes soient passées par la trappe.
Le bureau disposait aussi d’un département cartographique, ce qui a permit de délimiter avec bien plus de précision le territoire sous contrôle de l’empire. Rares étaient en effet les empereurs qui se contentaient d’un domaine aux limites floues.
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498079405-tablette-maya.jpg[/img]
Tablette de Luis, du nom de son découvreur, Luis Carlos Tepitzli[/center]
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498079612-1600.jpg]Alentours de -1600 :[/url]
C’est entre -1600 et -1500 qu’est fondé le premier royaume connu sur l’île, centré autour de la cité de Tatakaah (Tlatlalca en Tlaloclictec), entre les lacs de Ha’yaax au nord, et Neen au sud. C’est lors de fouilles sur le site de la ville antique (qui est en réalité située à deux kilomètres à l’est de la ville actuelle de Tlatlalca, et qui est sans doute la plus ancienne ville d’envergure sur l’île) qu’a été retrouvée par l’équipe menée par l’archéologue Luis Carlos Tepitzli, ce qu’on a appelé la tablette de Luis. Cet artefact, partiellement détruit et difficile à déchiffrer, est un court discours relatant la monté au pouvoir du premier roi, qui fonda le royaume de Hunk’aah. Il se nommait Kan-Xib-Yui, et entre les allusions à sa force légendaire et au fait que même les animaux ployaient devant lui, on apprend qu’il créa le royaume en unifiant par la voie des armes toutes les tribus proches de la sienne.
C’est à ce jour la plus ancienne trace connue de la mise en place d’une société complexe sur l’île, sous la forme d’une monarchie despotique.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498079794-1500.jpg]Alentours de -1500 :[/url]
À cette période, on retrouve au nord-est du Hunk’aah un royaume s’étant fondé de la même façon que ce dernier, en réunissant les tribus entre les lacs Poxlom à l’est et Kianto à l’ouest. C’est le royaume de Ha’ca. À la même époque, on estime que s’est créé le royaume de Ch’iihil, sur les rives orientales du lac Hacha’kyum. On n’a pu retrouver de trace archéologique de cet état, toutes nos connaissances à son sujet nous viennent donc de récits et de poèmes écrits par des habitants des pays voisins. En effet, plusieurs sources artistiques au Hunk’aah et au Ha’ca racontent que sur les rives du Hacha’kyum, un guerrier légendaire, fils d’une femme et d’un jaguar, s’était fait couronner roi.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498079863-1450.jpg]Alentours de -1450 :[/url]
Cette date légèrement plus précise nous vient du fait que plusieurs sources content qu’un des petits fils du roi-jaguar du Ch’iihil s’était rendu à Umilkaah (l’actuelle ville de Iyaoyoatlatl), la première et seule cité portuaire de l’époque, alors inféodée à Ko’pa Kook, le roi de Hunk’aah, selon les récentes découvertes archéologiques.
Là-bas, il apprit comment fabriquer des bateaux bien plus robustes. Malin, (et avec l’aide d’une truite douée de parole, selon les récits) il adapta les techniques qu’il venait de découvrir à la navigation lacustre. De retour à la cour de son cousin le roi, il construisit toute une flotte sur le lac Hacha’kyum. Se rendant maître des eaux, il força la main de son parent, mais ne souhaitant pas détruire le royaume de son ancêtre ou écarter son héritier légitime, il exigea de régner sur le nord ouest du Ch’iihil, où il fonda son propre royaume nommé Bàati.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498079943-1300.jpg]Alentours de -1300 :[/url]
Rendu fou de chagrin par la perte de ses deux femmes, le roi de Ha’ca se donne la mort, en divisant son royaume entre ses deux filles en guise d’héritage. Ceci formera les royaumes de Lak’inka et Chik’inka.
Visiblement rapide à récupérer les technologies de navigation de son nouveau voisin, le royaume de Ch’iihil envahit le tout récent royaume de Bàati.
À la même époque, on retrouve les premières cités sur les îles de l’archipel des Hats’utsil (Atzatzila en Tlaloctlictec, l’une des seuls régions où près de 100 % de la population parle encore Huehuetlactec de nos jours, mais qui fait pourtant partie de la grande région du Necuiltonoloya, donc soumise à l’administration directe d’Altepetl.), visiblement elles aussi vassales du roi du Hunk’aah à ce moment.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080059-1200.jpg]Alentours de -1200 :[/url]
La reine pêcheuse réunit les tribus vivant sur une partie de la côte occidentale, formant le royaume de Chik’pol. On dit qu’elle gagna l’adulation de ses pairs en volant la barque de Uayeb, un esprit de la mer, grand adepte de la pêche. Il est fort probable que la reine pêcheuse, dont on ignore le nom, ait en réalité créé un nouveau type de bateau permettant de naviguer bien plus loin en mer. On retrouve en effet sur certains sites de l’ancien Chik’pol datant du treizième siècle av-JC, des décorations et outils faits de dents de certains requins qu’on ne trouve que loin de la côte. Alors qu’aucune autre population sur l’île n’en possédait.
Au même moment, des témoins archéologiques et récits étrangers, laissent à croire que le royaume de Ch’iihil s’est étendue sur tout le pourtour du lac Hacha’kyum. Tandis que le royaume de Lak’inka s’agrandissait en soumettant différentes tribus jusqu’à atteindre la côte.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080110-1100.jpg]Alentours de -1100 :[/url]
Le roi Aakikmul du Lak’inka envahit de Chik’inka et reforme ainsi le royaume du Ha’ca. Afin d’asseoir sa légitimité sur le trône, il se met en tête d’éliminer la branche de sa famille régnant sur le Chik’inka. Comme raconté par une série de poème postérieurs de près d’un siècle, mais corroborés par les traces archéologiques et les documents de royaumes voisins, le neveu du roi du Chik’inka, nommé Kinich Kakmo, parvint à s’échapper.
Selon le poème, il traversa le lac Kianto, porté par deux abeilles, Xmulzencab et Ah Muzenkab. Arrivé de l’autre côté il marcha jusqu’à la côte en compagnie des deux abeilles. En passant près d’une rivière, les deux insectes se firent avaler par un poisson. Plutôt que de continuer son chemin, Kinich Kakmo se jeta dans la rivière, captura le poisson à mains nues et sauva les abeilles. Une fois en sécurité, celles-ci se révélèrent alors sous la forme d’humains, deux faux jumeaux.
Arrivé sur la côte occidental de l’île, Kinich Kakmo fédéra les tribus locales et forma le royaume de Yàax’kin. Là il épousa Xmulzencab, la sœur abeille. Et certaines tournures du poème peuvent laisser penser qu’il fit aussi du frère Ah Muzenkab son amant.
Différentes théories coexistent quant à ce qui s’est réellement passé. La plus répandue est que c’est un groupe de loyalistes armés, et non des abeilles métamorphes, qui ont permit à Kinich Kakmo de s’échapper, et de dominer les tribus de la côte occidentale.
À la même époque, se créé le royaume de Bahab, le long du fleuve Nook’ol (Noctlola en Tlaloctlictec).
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080282-1000.jpg]Fin du XIème siècle avant J.-C :[/url]
Le Ha’ca reformé envahit le vieux royaume de Hunk’aah. Le roi de l’époque, Puuts’ul, s’exile dans l’archipel des Hats’utsil, toujours sous son contrôle et hors de porté du Ha’ca. Ce royaume belliqueux ne disposant en effet pas d’une flotte assez avancée pour faire parvenir ne armée jusqu’aux îles.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080315-980.jpg]Début du Xème siècle avant JC. :[/url]
Selon la légende, le roi Puuts’ul se donne la mort vingt ans après sa défaite, en se jetant dans la mer. Ce qui reste de son royaume est divisé entre ses enfants. C’est la fin du premier royaume Huehuetlactec connu à ce jour, qui aura tout de même persisté durant environs 600 ans.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080345-900.jpg]Reste du Xème siècle avant J.-C. :[/url]
Création des royaumes de Menchaak et Koom. On sait peu de chose de ces deux royaumes. Des hypothèse suggèrent que le Menchaak s’est formé suite à l’unification des tribus locales qui voyaient avec de plus en plus d’appréhension se créer divers états autour d’elles.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080409-800.jpg]Alentours de -800 :[/url]
Pour des raisons que l’on ignore, le royaume de Ch’iihil se divise en deux, entre le Kuxa’an à l’est et le P’iisib à l’ouest. Aucun document étranger ne fait état d’une quelconque crise de successions, de fait toute sortes d’hypothèse ont vu le jour. L’une d’elle étant que le pouvoir royale était de plus en plus influencé par deux puissantes familles qui finirent par mettre à bas le souverain fantoche qu’elles se disputaient, récupérant effectivement le pouvoir sur leur domaine respectif.
Au même moment, le royaume de Ha’ca subjugue plusieurs tribus, ce qui lui permet d’étendre son influence à la quasi totalité de la côte nord du Chiuauhtlalli.
Tandis qu’au sud, plusieurs villages s’unissent autour d’un seul roi pour fonder le Kaa’x. Bien que sans lien géographique directe avec le nord-ouest civilisé de l’île, la circulation des biens et des idées mise en place depuis la pré-histoire permit aux Huehuetlactec de régions plus éloignés de profiter de certains progrès technologiques de leurs cousins plus avancés, et d’avancés idéologiques qui les poussèrent à s’ériger en royaumes à leur tour.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080449-700.jpg]Alentours de -700 :[/url]
Le royaume de Ha’ca lance de vastes opérations militaires sur ses frontières sud. Le pays réussit à vaincre et envahir les tribus à son sud-est, et les royaumes de Yàax’kin et Menchaak. Cette prouesse s’explique alors par la richesse et la puissance du Ha’ca de l’époque, bien supérieure à celle de ses voisins. Le royaume regroupe en effet les plus anciennes cités de l’île, notamment les riches villes de l’ancien royaume de Hunk’aah, telles que Tatakaah et Umilkaah. Qui étaient alors, avec d’autres cités du royaume, d’importants centres de commerces, qui concentraient tant les richesses que les forces démographiques. Fort d’une armée conséquente et d’une économie florissante, le Ha’ca n’eut aucun mal à écraser ses voisins.
On notera aussi la fondation du Nohchil’kol, au sud, sur le même modèle que le Kaa’x.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080477-600.jpg]Alentours de -600 :[/url]
Toujours dans un optique d’expansion militaire, le roi du Ha’ca envahit les deux entités ayant déchiré l’ancien royaume de Ch’iihil. C’est un peu après cette période que l’on commencera à retrouver des traces d’occupation, de villes et d’une société dans cette région. De nombreux documents attestent de cette invasion, tant au Ha’ca que dans les pays voisins. Ce qui prouve que le Ch’iihil, bien qu’auréolé de mystère, existait bel et bien et n’était pas une nation imaginaire, inventée par les Huehuetlactec de l’époque, comme on a pu le croire par le passé.
Le roi du Ha’ca prendra également possession du Chik’pol, qu’il hérite de sa grand-mère, qui en était la reine. Certains affirment que le roi avait étranglé sa mère de ses propres mains, puisqu’elle était alors la seule enfant et héritière directe de la vieille reine du Chik’pol, et donc la seule personne qui le séparait de la succession.
Cette période est également marquée par des conflits entre les dynasties sœurs de l’archipel des Hats’utsil. Et par la formation du royaume de Kichkelem’ban, toujours au sud.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080507-500.jpg]Alentours de -500 :[/url]
Le souverain du Ha’ca étend son domaine vers l’est, sur les côtes. Désireux d’étendre encore plus sa façade maritime. Avec pour but non avoué mais très probable de s’imposer comme partenaire commercial indispensable des royaumes insulaires des Hats’utsil, en lieu et place des tribus déjà sur place, désormais forcées de rendre des comptes au royaume. Étendant ainsi son influence sur ces petits royaumes orientaux défiant encore son pouvoir.
Au même moment on voit l’émergence des royaumes de Pepem et Sina’an au sud.
[url=https://image.noelshack.com/fichiers/2017/25/3/1498080541-416.jpg]-416 :[/url]
A cette date, les rois du Kichkelem’ban et du Kaa’x se coalisent pour envahir le Nohchil’kol.
Le roi Muu’k II du Ha’ca, de la dynastie Nuxib, envahit les royaume de Koom et de Chen et se proclame empereur de Chiauhtlaya (nom huehuetlactec de l’île du Tlaloctlitlal). Il devient l’empereur Muu’k I Nuxim du Chiauhtlaya. Obsédé par l’idée de laisser la marque de son existence et de sa gloire dans l’Histoire, il fondera le bureau impérial des mémoires (le Nohochkuchkabalak Meyah’banda Huucha’ab ). Un organisme qui se devait de retranscrire de la manière la plus impartiale possible le règne de chaque empereur. C’est pour cela qu’à partir du premier empire les dates obtenues sont bien plus précises. Cependant les registres du bureau sont à considérer avec un œil critique. Car malgré son vœu d’objectivité, il est certains que la bureaucratie des mémoires a pu être corrompue par certains monarques qui souhaitaient que certaines anecdotes peu reluisantes soient passées par la trappe.
Le bureau disposait aussi d’un département cartographique, ce qui a permit de délimiter avec bien plus de précision le territoire sous contrôle de l’empire. Rares étaient en effet les empereurs qui se contentaient d’un domaine aux limites floues.