Posté : dim. sept. 18, 2016 4:56 pm
[justify]La vie au pays des Ardumes : « Hélas Sire, les circonstances m'ont obligé à rendre justice moi-même en Votre nom. »
24 février 2031
Guillaume XV lisait Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Jules Verne, depuis sa « prison dorée » du Petit Palais. Même libre, ces murs ne lui seyaient guère et la nostalgie du Château d'En-Haut, sur les collines de Domflour, le gagnait toujours davantage. Son enfermement avait bientôt un mois, mais lui ne savait plus exactement combien de jours cela faisait. Pour la première fois, le roy s'inquiétait du sort de ses enfants : ou sont-ils ? Que font-ils ? Comment se portent-ils ? Étonnamment, sa compassion s'étendait aussi à Blanche, sa matricide de fille, que pourtant il détestait et ne s'était jamais privé de lui suggérer, pauvre petite.
Quelqu'un introduisit les clés dans la serrure. Très probablement un des geôliers avec mon repas, se dit le souverain. En tous cas, les lueurs du dehors témoignaient que l'heure du souper avait plus que sonné ! Néanmoins, et à la grande déception de Guillaume, ce n'était qu'un potentiel traitre, n'apportant aucune victuaille. Le dit individu posa un genoux en terre et courba profondément l'échine.
« Relevez-vous Buvin et donnez moi des nouvelles. Il était plus que temps que vous veniez. Amorça le roi.
- Majesté, vous êtes bel et bien bon. Flatta le Maitre des espions.
- Épargnez-moi, de grâce, vos flagorneries.
- Sire, repris le gros, votre fils le Prince Jean est.... mort. Annonça-t-il affligé. Tué lors d'une répression paysanne près de Cieucroix. »
Le souverain sursauta et se prit la tête entre les mains, son regard vide et perdu. Buvin s'essaya au réconfort mais, à l'inverse, provoqua le courroux du roy qui le plaquait désormais contre le mur et l'étranglait.
« Vous l'avez TUÉ ! Espèce de traitre ! AVOUEZ ! hurla Guillaume.
- Sire, attendez, Sire ! suffoqua l'espion, essayant de dégager les mains du roi.
- Messire Buvin ? Tout va bien ? voulut s'assurer un garde à l'extérieur.
- Oui, Oui. Parfaitement, je maitrise la situation. Répondit le gras, après que son chef n'eu relâché l’étreinte.
- Vraiment Sire, calmez-vous, rien ne sert de s'emporter. Je pleure le Prince autant que vous. Je suis votre allié, autant que celui de Ganelon et de tout vos amis.
- Je veux voir Barthélémy Renégat devant une cour de justice. Cet ours doit payer pour ce crime, ainsi que pour tous les autres.
- Hélas Sire, les circonstances m'ont obligé à rendre justice moi-même en Votre nom. Je suis le nouveau prévôt des Maréchaux. Prévint-il guilleret.
- Comment ?! Mais ?! Où sont mes amis ? Ma fille ?
- En lieu sûr, soyez sans crainte. Vous allez me suivre, Majesté. Feyfeux vous prépare un procès et on vous décollera si vous n'enfilez pas ce froc.
- Un procès ? Grand Dieu. Et que faites-vous de ce garde, devant ?
- Il est avec moi, informa jovialement Buvin. Maintenant venez, je vous emmène auprès de votre douce Blanche. »[/justify]
24 février 2031
Guillaume XV lisait Le Tour du monde en quatre-vingts jours de Jules Verne, depuis sa « prison dorée » du Petit Palais. Même libre, ces murs ne lui seyaient guère et la nostalgie du Château d'En-Haut, sur les collines de Domflour, le gagnait toujours davantage. Son enfermement avait bientôt un mois, mais lui ne savait plus exactement combien de jours cela faisait. Pour la première fois, le roy s'inquiétait du sort de ses enfants : ou sont-ils ? Que font-ils ? Comment se portent-ils ? Étonnamment, sa compassion s'étendait aussi à Blanche, sa matricide de fille, que pourtant il détestait et ne s'était jamais privé de lui suggérer, pauvre petite.
Quelqu'un introduisit les clés dans la serrure. Très probablement un des geôliers avec mon repas, se dit le souverain. En tous cas, les lueurs du dehors témoignaient que l'heure du souper avait plus que sonné ! Néanmoins, et à la grande déception de Guillaume, ce n'était qu'un potentiel traitre, n'apportant aucune victuaille. Le dit individu posa un genoux en terre et courba profondément l'échine.
« Relevez-vous Buvin et donnez moi des nouvelles. Il était plus que temps que vous veniez. Amorça le roi.
- Majesté, vous êtes bel et bien bon. Flatta le Maitre des espions.
- Épargnez-moi, de grâce, vos flagorneries.
- Sire, repris le gros, votre fils le Prince Jean est.... mort. Annonça-t-il affligé. Tué lors d'une répression paysanne près de Cieucroix. »
Le souverain sursauta et se prit la tête entre les mains, son regard vide et perdu. Buvin s'essaya au réconfort mais, à l'inverse, provoqua le courroux du roy qui le plaquait désormais contre le mur et l'étranglait.
« Vous l'avez TUÉ ! Espèce de traitre ! AVOUEZ ! hurla Guillaume.
- Sire, attendez, Sire ! suffoqua l'espion, essayant de dégager les mains du roi.
- Messire Buvin ? Tout va bien ? voulut s'assurer un garde à l'extérieur.
- Oui, Oui. Parfaitement, je maitrise la situation. Répondit le gras, après que son chef n'eu relâché l’étreinte.
- Vraiment Sire, calmez-vous, rien ne sert de s'emporter. Je pleure le Prince autant que vous. Je suis votre allié, autant que celui de Ganelon et de tout vos amis.
- Je veux voir Barthélémy Renégat devant une cour de justice. Cet ours doit payer pour ce crime, ainsi que pour tous les autres.
- Hélas Sire, les circonstances m'ont obligé à rendre justice moi-même en Votre nom. Je suis le nouveau prévôt des Maréchaux. Prévint-il guilleret.
- Comment ?! Mais ?! Où sont mes amis ? Ma fille ?
- En lieu sûr, soyez sans crainte. Vous allez me suivre, Majesté. Feyfeux vous prépare un procès et on vous décollera si vous n'enfilez pas ce froc.
- Un procès ? Grand Dieu. Et que faites-vous de ce garde, devant ?
- Il est avec moi, informa jovialement Buvin. Maintenant venez, je vous emmène auprès de votre douce Blanche. »[/justify]