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Posté : mer. août 03, 2016 8:50 pm
par Sébaldie
[justify]Thorsten Solberg eut un petit rictus lorsque son interlocuteur évoqua l’entrée du jeu vidéo dans les écoles du pays. Il pensait déjà connaître son avis, tout comme il savait que le progressisme sébalde pouvait dérouter certains diplomates. La réalité était que la Sébaldie était un pays plein de contradictions, il alliait des politiques progressistes à des politiques réactionnaires voire archaïques, sans cohérence aucune.

[center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/588646Solberg.png[/img]
Thorsten Solberg
Premier ministre de la République Sébalde (depuis 2030)
Ancien ministre de l’Ecologie et de l’Environnement (2023-2027)
Député de l’Alliance Sociale-Démocrate (2023-2030, suppléé entre 2023 et 2027, puis depuis 2030)
Ancien militant antifasciste
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Thorsten Solberg : « Vous pouvez librement donner votre avis sur la réforme sébalde de l’enseignement, il est toujours très intéressant de connaître le point de vue d’observateurs étrangers. Je suis prêt à tout entendre, et n’ayez crainte, cela n’entachera en rien les rapports entre nos deux pays.

Sinon, pour répondre à votre question, la Sébaldie tente de faire de la Realpolitik son leitmotiv en termes de politique étrangère. Nous tentons de n’avoir aucun apriori négatif sur tel ou tel autre pays… Ce sont plutôt les autres qui en ont sur nous, à vrai dire. La Sébaldie est non-interventionniste depuis ses origines, ne serait-ce parce qu’elle dispose d’une petite armée. Nous avons dû faire une entorse à ce principe quant au dernier conflit entre la Schenkennie et la Varlovie, en condamnant les actes d’ingérence de la Schenkennie sur la Varlovie, mais depuis nos relations sont en voie de normalisation. Je suis heureux de voir que la fraternité entre pays du Jeekim a su surmonter cette épreuve.

Avec les pays socialistes, il est plus difficile de négocier. Des pays comme la Rostovie, l’Oustrie et la CESS sont trop sectaires pour être ouverts au dialogue. La Rostovie a déclaré la guerre à notre modèle sociétal et ne manque pas d’utiliser la Sébaldie comme contre-modèle dans sa propagande destinée aux jeunes. Ils avaient besoin d’un épouvantail, ils l’ont trouvé. Tant qu’ils ne mettent pas la vie de nos concitoyens en danger, nous restons indifférents à leurs critiques. La Sébaldie est également en voie de normalisation avec le Kirep, qui a reconsidéré son alliance avec la Rostovie et qui s’est montré plus ouvert au dialogue avec ce qu’ils appellent « l’Occident ». Nous avons enfin de très bonnes relations avec la FROPT, dont l’économie est pourtant de type socialiste, mais qui a toujours fait preuve de pragmatisme.

Les pays dits « capitalistes » ne sont pas systématiquement et par nature nos alliés. Le Raksasa musulman a ainsi reconnu le royaume de Sébaldie pour tenter d’affaiblir la République Sébalde, parce qu’il n’a pas apprécié notre souhait de nous émanciper de l’hégémonie rostovo-raksasse sur le monde. D’ailleurs, récemment, les deux Etats se sont réconciliés. Vous savez ce que l’on dit sur les loups...

Nous avons des relations fraternelles avec la Cyrénanie, notamment par l’intermédiaire de l’importante communauté juive établie en Sébaldie. Elle constitue notre principal allié. Nous nouons également de très bonnes relations avec Azude, le Kaiyuan, le Wapong, le Mayong… Des pays de nature très diversifiée, à l’image de notre politique diplomatique qui se veut la plus ouverte possible. »[/justify]

Posté : mer. août 03, 2016 9:05 pm
par the0
[justify]Belcour semblait globalement approuver la vision du monde de Solberg. Il lui semblait là avoir affaire à quelqu'un dont le pragmatisme le rendait sain. Particulièrement sur le passage des loups, Belcour opina du chef.

Sieur François Belcour, régent du conseil doyen
Vous savez, en Atis-Ababe, c'est la craie, le cahier de papier, le crayon noir et l'uniforme gris. Nous considérons... quand je dis nous, je parle du conseil doyen... nous pensons que l'École, pour qu'elle puisse former des êtres de demain, doit nécessairement être conservatrice, ceux-ci débarquant dans un monde plus vieux qu'eux. Les projeter dans le modernisme, en somme, dans l'après, alors qu'ils n'ont pas encore les fondements nécessaires pour poser le pied sur l'aujourd'hui, est dans notre conception de la chose le meilleur moyen pour qu'ils finissent par ne poser le pied nulle part. Oh, je ne dirais pas que notre éducation fait des miracles... en effet, elle n'en fait pas... mais elle n'a jamais fait de catastrophe du moins.

Pour revenir sur la politique étrangère, et je vais vous livrer ici mon sentiment, puisque vous m'apparaissez finalement en accord avec moi sur beaucoup de sujets... Depuis l'ouverture de l'Atis-Ababe au monde, nous n'avons pas eu de mal à trouver des investisseurs, des partenaires, des amis. Mais nous constatons aussi que nous ne trouvons pas de potentiels alliés. Nos situations démographique, culturelle, géographique même, sont assez particulières. Les monarchies catholiques seront-elles un jour nos alliées, nous, pays protestant ? Les pays noirs seront-ils un jour nos alliés, nous, pays blanc ? Les démocraties libérales seront elles un jour nos alliées, nous, pays conservateur ? Nous avons le cul entre deux chaises. Nous pourrons très bien ne jamais trouver d'alliés. Alors, ce sera comme ça. Il faudra faire avec. L'histoire atisababienne est avant tout une histoire solitaire, cela ne changera pas d'avant. Mais si vous voulez mon avis le plus profond, mon ressenti le plus instinctif... c'est que le Monde, aujourd'hui, dans l'état où il est, n'offre rien de désirable à l'humanité. Je dirais que le Monde est frappé d'une grande stupeur doublée d'une terrible névralgie du coeur. Certains soignent cette névralgie avec un catholicisme biscornu (n'avez-vous d'ailleurs jamais pensé à quel point le catholicisme, en ce qu'il repose sur une Eglise, sur une institution, et donc un État, est davantage une pieuvre stratégique qu'une religion ?). D'autres avec un militarisme déraisonné. D'autres, enfin, s'en accommodent, mais craignent quand même pour la sécurité de leurs concitoyens. Je crois que c'est notre cas en Atis-Ababe. Les repères sont toujours durs à prendre.

Il resta silencieux quelques secondes.

Et votre opinion précise sur l'Union alémanique et le Maok ?[/justify]

Posté : mer. août 03, 2016 10:21 pm
par Sébaldie
[justify][center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/588646Solberg.png[/img]
Thorsten Solberg
Premier ministre de la République Sébalde (depuis 2030)
Ancien ministre de l’Ecologie et de l’Environnement (2023-2027)
Député de l’Alliance Sociale-Démocrate (2023-2030, suppléé entre 2023 et 2027, puis depuis 2030)
Ancien militant antifasciste
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Thorsten Solberg : « Votre philosophie de l’école est très intéressante et singulière. Vos arguments sont tout à fait recevables et diffèrent largement de ceux que j’entends quotidiennement des opposants à cette réforme, qui répètent à l’envi que le jeu vidéo est abrutissant par nature et qu’il participe à la violence. Des jeux abrutissants et violents, il en existe, malheureusement. Mais nous souhaitons profiter de l’école pour faire découvrir aux élèves sébaldes des jeux dits « sérieux » auxquels ils n’auraient jamais prêté attention en d’autres circonstances, et avec lesquels ils peuvent autant sinon davantage se divertir. La réforme revêt donc également un caractère de prévention « douce ». Il ne s’agit pas d’utiliser le jeu vidéo par amour de la nouveauté à tout prix, mais de l’utiliser quand il permet une meilleure compréhension de certains enseignements. Par exemple, en cours de physique, l’utilisation d’un simulateur de ponts sous forme de jeu vidéo a pour but de mieux faire assimiler aux élèves les notions de force, de gravité… Ils peuvent ainsi mettre en application ce qu’ils ont appris en théorie. Nous souhaitons une utilisation raisonnée et utile des jeux vidéo, ne serait-ce pour rentabiliser notre investissement car, je ne vous le cache pas, cette entrée des jeux vidéo dans l’enseignement représente un coût. Nous devrons donc être sélectifs quant aux jeux vidéo qui seront choisis. »

Le Premier ministre se tut un moment et revint à ses moutons :

Thorsten Solberg : « Bien. Effectivement, revenons à la politique étrangère. Ce fut en tout cas un plaisir de discuter de ce sujet avec vous…

Les alliés d’un pays se comptent rarement davantage que les doigts d’une seule main, d’où la nécessité de bien les cerner. Ce que je crains avec le Saint-Empire, c’est qu’elle privilégie de manière mécanique les monarchies aux républiques. Elle peut nouer d’excellentes relations avec votre Etat mais si d’aventure un litige vous opposait à un autre royaume, surtout s’il est lui-même membre de cette Union, je crains qu’elle ne choisisse de trancher en faveur du royaume, quel qu’il soit. Ils cultivent une culture d’entre-soi. En tant que monarques, ils n’ont guère d’autre choix que de soutenir mordicus d’autres monarques. S’ils ne s’apprécient pas entre eux, c’est la porte ouverte au républicanisme et donc, à leur chute. Nous avons précisément connu cela en 1815, lors de l’indépendance de la Sébaldie. Rien ne préfigurait qu’elle allât devenir une république mais les [url=http://www.simpolitique.com/post280994.html#p280994]querelles entre dynasties[/url] ont fini par donner toutes les raisons au peuple de trancher en faveur de la république. Les monarques du monde défendront donc jusqu’à leur mort leur unité, même s’il ne s’agit que d’une façade. S’ils s’épousent entre eux, c’est précisément à cette fin.

Nous n’avons pas beaucoup d’estime pour le Saint-Empire et ce, pour deux raisons. La première, c’est que deux de ses membres, le Royaume d’Hohenhoff et le Royaume de Thorval, ont reconnu la souveraineté du pseudo-royaume de Sébaldie. Et le Viertenstein a déclaré qu’il pouvait emboîter le pas si la Sébaldie ne sortait pas de sa crise politique. Nous avons gelé nos relations avec l’Hohenhoff et le Thorval. La seconde raison, c’est que le Saint-Empire a organisé une réunion de conciliation entre la Schenkennie et la Varlovie, alors qu’il s’agit d’Etats jeekimois. Pourtant voisine et amie de longue date de la Varlovie, la Sébaldie n’a pas été conviée à cette réunion. Nous n’avons guère aimé que l’Alméra s’ingère dans les affaires jeekimoises et l’Empereur schenkennien est du même avis que la Sébaldie. Nous avons des raisons à penser que le Saint-Empire ne participe à la paix mondiale mais sert ses propres intérêts avant tout. Si je vous parle du Saint-Empire et non de l’Union alémanique, c’est notamment parce que c’est le Viertenstein et ses protectorats qui le dominent. L’Agorsa’a a reconnu le royaume de Sébaldie et il est difficile de ne pas voir la mainmise du Viertenstein. Les décisions de l’Agorsa’a l’engagent et ce même si l’Agorsa’a dispose d’une relative autonomie. Le Viertenstein semble d’ailleurs jouer à un double jeu puisqu’il y a encore quelques années, il se liait de sympathie avec le prétendant de l’autre dynastie, cette fois-ci néerlandophone, Sebastiaan Van Althuis. Cela confirme hélas ce que je disais sur « la monarchie à tout prix ».

Nous avons de bonnes relations avec le Maok, mais quelques informations nous ont remonté en Sébaldie, sur le comportement de certains ressortissants maokoriens. En effet, comme je vous l’ai précisé, la Sébaldie a dû faire appel à une immigration massive pour compenser rapidement le déclin démographique dévastateur. Des Maokoriens ont répondu à l’appel et parmi eux, figurent des missionnaires chrétiens. Dans l’absolu, nous n’avons rien contre leur présence. En Sébaldie, le débat est libre et chacun peut vivre et exprimer sa religion comme il l’entend. Ce que nous reprochons, c’est le zèle de ces missionnaires, qui occupent sciemment les places publiques pour prêcher. Nous craignons aussi qu’ils rallient des Sébaldes à la cause de Monsieur Maksimov et de son pseudo-royaume. Est-ce à dire pour autant que le Maok a envoyé ses chevaux de Troie en Sébaldie ? Je ne l’espère pas mais je préfère que la Sébaldie reste vigilante quant au Maok. Si le Saint-Empire était ouverte aux pays extérieurs à l’Alméra, nul doute que le Maok l’aurait intégrée. »[/justify]

Posté : mer. août 03, 2016 11:11 pm
par the0
François Belcour cacha son horreur au récit de Holberg sur les immigrés maokoriens. Des Nègres, et des catholiques en plus de ça, en terre étrangère, et qui prêchaient ! Il allait suggérer à Holberg la pire répression possible mais se souvint que la Sébaldie n'était pas une province atisababienne (Belcour était de ces personnages si naturellement curieux qu'il se liait aux histoires des autres comme si elles leur appartenaient).

Sieur François Belcour, régent du conseil doyen
Nous comprenons cette gêne. Je ne pense pas le Maok assez vicieux pour planifier une attaque aussi sournoise. Il est plus probable que ce soit le dangereux schéma des choses : des immigrés religieux dans un pays - catholiques, qui plus est... - et le cocktail finira par prendre feu.

Et puis, il tiqua... sur un point précis...

Monsieur Holberg, auriez-vous toujours par hasard besoin de main d'oeuvre non-qualifiée ? J'en aurais une, et peu révoltée qui plus est. Protestante, un chouïa. Un protestant de nos jours, c'est mil fois plus inoffensif qu'un catholique aguerri.

Posté : jeu. août 04, 2016 9:23 am
par Sébaldie
[justify]La vieille opposition entre catholiques et protestants, enterrée en Sébaldie, était visiblement encore vive en Atis-Ababe. Thorsten Solberg, qui n’y était guère plus habitué, était assez étonné de cette relative hostilité qui existait. François Belcour proposa ni plus ni moins d’envoyer des Atisababiens en Sébaldie. Sans doute de couleur noire.

[center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/588646Solberg.png[/img]
Thorsten Solberg
Premier ministre de la République Sébalde (depuis 2030)
Ancien ministre de l’Ecologie et de l’Environnement (2023-2027)
Député de l’Alliance Sociale-Démocrate (2023-2030, suppléé entre 2023 et 2027, puis depuis 2030)
Ancien militant antifasciste
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Thorsten Solberg : « La Sébaldie a dû faire face au départ de nombreux travailleurs fiémançais, en raison des excès du gouvernement qui a précédé le mien. Ils occupaient surtout des postes liés à l’agriculture et certains d’entre eux avaient rapidement monté d’échelon, épousant de nouvelles responsabilités. Des travailleurs acharnés mais qui avaient néanmoins un problème d’alcool pour certains. Les organisations patronales affirment avoir besoin de main-d’œuvre autant non-qualifiée que qualifiée à vrai dire. Pas exclusivement docile, mais capable aussi d’endosser des responsabilités si les employeurs en ont besoin.

Mais si je peux me permettre de poser cette question, la République de l’Atis et de l’Ababe n’a-t-elle pas besoin de la main-d’œuvre que vous décrivez ? »[/justify]

Posté : jeu. août 04, 2016 9:58 am
par the0
[justify]Belcour n'osait pas trop développer sur la situation des Nègres en Atis-Ababe. Bien sûr, cette main d'oeuvre peu qualifiée et largement exploitable était particulièrement appréciée des grandes compagies atisababiennes. Mais cette main d'oeuvre était aussi peu mobile : l'on ne voulait pas que les Nègres viennent dans les villes blanches, sur les côtes. Tout au plus les acceptait-on comme travailleurs agricoles dans les champs des provinces blanches. Cette faible mobilité créait un taux de chômage relativement important puisque les investissements n'étaient pas massifs dans les terres intérieures. De plus, il existait aussi une classe ouvrière blanche. Celle-ci était plus coûteuse (elle avait conscience de sa valeur), mais c'était elle qui élisait chaque année des élus conservateurs... et notamment Belcour. Il fallait savoir flatter les masses.
Et puis, il y avait, évidemment, le rêve de voir une Atis-Ababe sans Nègres...[/justify]
Sieur François Belcour, régent du conseil doyen
Nous avons besoin de main d'oeuvre, oui. Et nous avons 6 millions de Noirs en Atis-Ababe. Enlevez vieillards, enfants, inaptes et tuttti quanti, et cela fait un peu plus de 4 millions d'ouvriers. Et c'est sans compter la main d'oeuvre ouvrière blanche - il y en a. Au final, cela fait beaucoup de bras, et ce n'est pas quelques dizaines de milliers, voire cent mille immigrés qui vont faire grimper les salaires. À vrai dire, je pensais à un échange de bons procédés. Car nous n'avons pas besoin que de main d'oeuvre, mais surtout d'investissements et de devises étrangères, que votre pays serait en capacité de fournir. De plus, l'immigration a cela d'avantageux qu'elle produit des remises de fonds, les immigrants renvoyant une partie de leurs revenus aux familles restées-là. C'est un moyen d'augmenter le niveau de vie des populations indigènes sans grande polémique, et de faire entrer des devises étrangères. Et davantage de remises de fonds, c'est autant d'aides sociales que nous n'aurons jamais à verser. Nous y serons tous gagnants.
En somme, nous compenserons votre manque démographique, et vous compenserez notre manque d'investissements et de devise étrangère.

Belcour se demandait s'il n'en avait pas trop dit, ou s'il n'avait pas été un peu trop machiavélique dans ses expressions. Généralement, l'on préférait exprimer de telles théories dans les conseils restreints, dans les assemblées secrètes, dans les discussions avec les chefs des grandes compagnies atisababiennes... pas avec un étranger. Cela laissait un peu transparaître les plans délirants qu'élaboraient les élites atisababiennes pour maintenir plus bas que terre les populations nègres et ne jamais souffrir de leur vue chez elles. Mais une espèce de bonhomie chez Solberg le faisait un peu plus loquace qu'il ne l'était d'habitude - il appréciait son homologue et se laissait donc aller à des propositions plus ou moins acceptables.
Et puis, se disait Belcour, si de toute façon, la main d'oeuvre nègre venait à manquer, elle était de toute façon abondante dans les pays voisins. Et faire venir des Nègres des misérables pays limitrophes serait moins problématique sur le plan politique que les Nègres d'Atis-Ababe : pas de problème de politique, de nationalité, et que des visas temporaires...

Posté : ven. août 05, 2016 11:02 am
par Sébaldie
[justify]Thorsten Solberg avait remarqué le rapide glissement sémantique : le terme « main-d’œuvre » avait maintenant été substitué par celui de « Noirs ». Et il ne s’agissait pas d’un simple lapsus, fût-il révélateur, mais d’un réel aveu. Le Premier ministre sébalde, malgré son passé d’antifa, était aujourd’hui prêt à tout entendre et appréciait d’entendre la langue de son homologue se délier.

[center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/588646Solberg.png[/img]
Thorsten Solberg
Premier ministre de la République Sébalde (depuis 2030)
Ancien ministre de l’Ecologie et de l’Environnement (2023-2027)
Député de l’Alliance Sociale-Démocrate (2023-2030, suppléé entre 2023 et 2027, puis depuis 2030)
Ancien militant antifasciste
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Thorsten Solberg : « Je serais incapable de vous dire là, exactement, si la Sébaldie a encore besoin de travailleurs étrangers pour compenser son recul démographique, c’est une donnée qui n’est perceptible qu’à moyen, voire long terme. En Sébaldie, la politique migratoire est de toute façon régie par la loi de « l’offre et la demande » : à moins d’être ressortissant d’un pays hostile à la Sébaldie – auquel cas les services d’immigration procèdent cas par cas – les frontières sébaldes sont ouvertes au reste du monde. Chaque nouvel arrivant détient un titre de séjour de 6 mois, à l’issue duquel les services d’immigration estiment s’il peut être renouvelé pour une durée plus longue ou non. Les aides sociales ne sont débloquées qu’à partir de 6 mois sur le sol étranger. Le renouvellement du titre est conditionné par une série de critères à remplir, notamment la capacité à subvenir à ses besoins et donc, le fait d’avoir un travail.

Ces détails techniques pour vous dire que la République Sébalde ne s’oppose pas à la venue de travailleurs atisababiens en tant que telle, pas plus à vrai dire qu’elle ne s’oppose à la venue de ressortissants d’autres pays. Nous avons défini ces conditions très générales d’immigration pour éviter de devoir instaurer des politiques de quotas, souvent inefficaces. Nous souhaitons en retour un assouplissement des conditions d'obtention de titres de séjour pour les Sébaldes qui souhaiteraient venir et travailler, au moins temporairement, en République de l’Atis et de l’Ababe. »[/justify]

Posté : ven. août 05, 2016 1:01 pm
par the0
[justify]Sieur François Belcour, régent du conseil doyen
Une telle réciprocité quant à la facilité d'obtention des visas est pleinement acceptable, monsieur le Premier ministre.
Tant qu'à parler des rapprochements diplomatiques, autant se mettre d'accord, si vous le voulez bien, sur les habituels pactes que l'on fait en cette matière : ouverture d'ambassades, pacte de non-agression...
J'aimerais aussi proposer l'ouverture d'une Chambre de commerce atisababienne dans votre capitale, et l'ouverture d'une Chambre de commerce sébaldienne dans la nôtre, de sorte que les compagnies de chacun de nos pays aient sur leur territoire et à leur disposition les administrations commerciales de chacun de nos États. Ces chambres pourraient aussi fournir renseignements, documentation, conseils quant à la mise aux normes, facilité encore plus accrue d'obtention des visas pour les employés d'une entreprise agissant dans les deux pays, immatriculation des entreprises dans l'autre pays... Toutes ces choses.
Et si vous avez quelque chose d'autre à proposer... après tout, vous êtes l'hôte ![/justify]