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Posté : mar. juin 07, 2016 3:53 pm
par Sir_Ulric
[center][f25]Du Lion à l'Ours V[/f25][/center]
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[quote]Voiture 1: M. Neilson Reynolds/Mme. Malinia Namalik Balioko
Le dignitaire gädhlois agréa à lentement changer de sujet de conversation, mais ajouta ses derniers points avant...
[Neilson Reynolds, ministre des Affaires extérieures, souriant]
«Mme. la Ministre, comme vous l'avez justement exprimé, Christ est notre point de convergence. En ce sens, dialoguer sur nos mœurs religieuses est naturellement une prédisposition, puisque nous ne nous connaissions point avant ce jour.
L'État gädhlois est certes aligné sur l'Église huguenote du Gädhland, et l'orthodoxie de cette confession est celle officiellement en vigueur dans le pays, mais la suprématie d'une doctrine n'octroie pas le droit de systématiquement juguler les autres. Au contraire, avoir la primauté signifie que nous disposons de responsabilités à l'égard d'autrui. De plus, si les catholiques pratiquent paisiblement leur culte et s'investissent en citoyens intègres, je ne vois pas la raison pour laquelle ils seraient châtiés. Je me dois de mentionner que nous sommes sous l'égide symbolique de la Couronne fiémançaise, et les monarques de Fiémance patronnent l'Église catholique en dépit du statut officiel de l'Église huguenote du Gädhland.
Enfin...Veuillez m'excuser d'abonder à ce point sur les affaires religieuses. Voyez-vous, Dame Balioko, avant d'être investi dans les sciences politiques, j'eus étudié en histoire...
Je ne vous cache pas que je suis huguenot. Toutefois, malgré que vous soyez catholique et moi huguenot, il faut se souvenir que nous sommes tous deux des Chrétiens, sujets d'un suzerain dont tous les rois sont des vassaux…
Le pape Zosime le Second n'apparaît pas être le genre de pontife va-en-guerre, si vous voulez mon avis, alors je suis d'accord avec vous. Il n'appellera sans doute pas à la Croisade contre la Réforme, même s'il n'en partage pas les idées. Si je ne m'abuse, il est originellement issu de vos territoires...Alors, j'imagine qu'il prévaut aussi la cohabitation...»
L'attitude joviale de la Maokorienne rendait les discussions plus aisées et plaisantes, et Neilson jugeait que son approche naturelle ne faisait en rien défaut à cette entrevue non plus...Maintenant que les conversations confessionnelles s'achevaient, sans les clore, Reynolds renvoya dans l'arène des sujets classiques, mais non moins indispensables en géopolitique...
[Neilson Reynolds, ministre des Affaires extérieures, souriant]
«Quant à d'autres sujets...Bien sûr. Pourriez-vous à votre tour me résumer l'avis du Maok sur ses relations diplomatiques et son opinion sur les puissances contemporaines ?» [/quote]
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Posté : ven. juin 10, 2016 2:04 pm
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Malinia aurait pu pendant des heures parler de religion, mais elle se doutait que son interlocuteur devait avoir d'autres préoccupations, sans doute, que les sujets purement religieux. Néanmoins, elle fut heureuse de l'entendre s'attarder encore sur la question, et de belle manière, qui plus est. Cela amena un sourire sur son visage, un sourire qu'elle avait facile, certes, mais qui était particulièrement lumineux, et ne s'estompa guère quand elle prit la parole.
« Sa Sainteté est en effet un maokorien, et je l'ai bien connu avant que les cardinaux ne le jugent digne de ceindre la tiare papale, du temps où il était encore Monseigneur Phirok, évêque de Mojaro, car il a toujours été un homme éclairé, qui a participé à l'ouverture de notre pays sur le monde. Je puis vous dire en effet qu'il n'a rien d'un va-t-en-guerre et que je serai fort étonnée s'il lançait une croisade contre qui que ce soit... pour le reste, je dirais qu'il partage sûrement vos aspirations de fraternité sous la souveraineté du Christ, et je sais qu'il est loin d'être un anti-non-catholique. En tant qu'évêque, il a toujours eut d'excellentes relations avec les autres cultes, et a toujours été un acteur du dialogue entre les divers courant de la foi. Je suis sûr que la dignité papale ne l'a pas changé au point de le rendre intolérant envers vos frères de foi, rassurez-vous.
Mais voici que je m'égare à nouveau ! Pour répondre à votre question, hé bien le Maok a de très nombreuses relations diplomatiques, avec des états au quatre coins du monde, de toutes les obédiences, de tous les régimes, de toutes les confessions. Bien entendu, nos alliés naturels sont les royautés, ainsi que les pays catholiques, autant par les anciens liens coloniaux, aujourd'hui transformés en liens d'amitié réciproque, que par la proximité naturelle des valeurs et du modèle commun. Néanmoins, je crois pouvoir dire que nous avons la grande force de ne pas nous y restreindre : comme je l'ai dis, nous sommes ouverts à tout le monde, du moins à tous ceux qui ne prêchent pas la haine contre les chrétiens, bien entendu, et qui ne déclarent pas vouloir la mort de tous les royaumes, tout aussi naturellement. Difficile d'être amis avec ceux qui voudraient vous tuer, vous serez d'accord !
Ces cas, nous l'avons néanmoins découvert, restent très rares, ce qui nous a permis de nous lier avec une part non-négligeable des pays ouverts diplomatiquement de par le monde. Nous avons des traités avec le Thorval, le Bardaran, l'Océania ou le Viertenstein, certes, mais aussi avec l'Aiglantine, un de nos meilleurs alliés, la F.R.O.P.T., l'Alamut, l'Endo, le Tarnosia, la Sébaldie, Tyrance, le Perlian, le Gowa, la Tchoconalie, le Wa, la Schenkennie... et ainsi de suite, je pourrais continuer encore un moment ! Mais cela illustre ce qui fait à mon avis notre grande force diplomatique : notre ouverture et la multiplicité de nos partenaires. Là où certains états s'enferment dans une logique d'exclusion, le Maok a à cœur de multiplier les liens pour favoriser la paix et la bonne entente à travers le monde. Nous croyons que c'est en ouvrant de multiples voies de dialogue que l'on a les meilleures chances de résoudre les risques de conflits, même si cela n'est pas toujours possible, hélas.
Quant aux puissances contemporaines hé bien... pour nous les plus grandes puissances ne sont pas les puissances matérielles mais culturelles et spirituelles : notre cœur va au Thorval par excellence, nous apprécions le Kaiyuan ou le Tarnosia... nous avons aussi une ambassade en Rostovie, et, si notre rapprochement avec la Fiémance a souffert de la crise dynastique fiémançaise, qui a induit une certaine méfiance des gallicans fiémançais pour les royaumes catholiques, l'arrivée au pouvoir du roi Jean a permis de rouvrir les canaux, de sorte que nous officialiseront sans doute bientôt nos liens avec eux. Je vous avoue que nous avons moins d'affinité avec le Raksasa si matérialiste, qui semble peu nous considérer pour quelque obscure raison, mais cela ne créé pas pour autant de liens avec le « camp » capitaliste, puisque nous avons des liens avec tous les autres grands pays capitalistes, y compris au Makara, de sorte que je dirais que, indirectement, nos relations sont bonnes...
Ais-je été éclairante, Excellence ? Et de votre côté, à part la Fiémance, pourriez-vous m'en dire plus sur votre rapport aux autres grandes puissances ? »
Posté : lun. juin 20, 2016 5:19 pm
par Sir_Ulric
[center][f25]Du Lion à l'Ours VI[/f25][/center]
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[quote]Voiture 1: M. Neilson Reynolds/Mme. Malinia Namalik Balioko
Les informations que la diplomate zanyanaise offraient librement agrémentaient les échanges d'une optique favorable et déposaient les bases d'une future conclusion amicale...De plus, toujours selon les mêmes affirmations de la Maokorienne, le pape serait un homme de foi honnête et sans pensée ségrégationniste par rapport à la doctrine religieuse, ce qui ajoutait subtilement un lustre sympathique à ce Zosime II, supposément vicaire du Christ sur Terre. Finalement, outre les aspects religieux agréables et ludiques, la perspective diplomatique de Mme. Balioko sur les nations en puissance trouvait en Neilson une place de choix, car cela accordait à la conscience morale et culturelle une importance supérieure au facteur de prospérité économique...À son tour, le dignitaire gädhlois s'avança pour répondre à son homologue...
[Neilson Reynolds, ministre des Affaires extérieures, souriant]
«Comme vous l'avez si bien présenté, par puissances croissantes, nous pouvons souligner différemment l'essence du mot ''puissance'' dans la terminologie qui mérite une précision supplémentaire. Il existe les puissances officielles que les organisations statistiques reconnaissent en vertu de l'évolution du PIB et les puissances qui rayonnent par leur exemplarité, morale, culturelle ou intellectuelle. Dans le cas du Gädhland, la diplomatie s'oriente vers son ancienne Métropole, principalement. Sinon, nous considérons le Viertenstein et le Thorval comme des puissances culturelles, tout particulièrement pour le dernier pays en question qui fourmille de micro-cultures locales et de dialectes vernaculaires...Le Kaiyuan est un vieil empire makaran qui, de nos jours, est une force incontournable sur la scène internationale et dispose d'un certain mérite...Hm...Je ne peux guère davantage m'avancer, puisque nous n'avons pas encore contacté toutes les nations dignes de ce nom.
Quant aux ambassades, nous en avons une au Talequah, une au Perlian, en Fiémance et en Aiglantine. Oh ! Au sein de la Sérénissime République de Stalagmanque aussi.
Concernant vos propos, bien sûr. Ils m'ont été parfaitement clairs.
Dame Balioko, puis-je savoir si vous envisagiez un sujet particulier en venant nous rendre visite, conséquemment aux ouï-dire que vous avez reçu de notre île ? Je précise que je veux en rien vous brusquer, mais bel et bien clarifier les sujets en ordre de priorité.»
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Posté : mar. juin 21, 2016 8:34 am
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La Ministre écouta attentivement les réponses de son interlocuteur, qui décrivait, à ses yeux, un pays ouvert qui bâtissait pas à pas sa représentation diplomatique. Les liens choisis par le Gädhland, du reste, semblaient très judicieusement sélectionnés, aux yeux de Malinia. Ce fut donc avec un sourire qu'elle répondit à son interlocuteur, qui souhaitait visiblement avancer un peu.
« Hé bien si vous me demandez ma préférence j'ai tendance à opérer ainsi : d'abord les questions diplomatiques de base, ensuite la culture, au sens large, incluant la culture proprement dite, le tourisme et les questions estudiantine, puis l'économique et enfin le judiciaire. Mais bien sûr je suis prêtes à discuter de ce que vous voudrez dans l'ordre qui vous agréera, nous sommes ici chez vous après tout !
Concernant un sujet particulier hé bien non, pas forcément, j'ai tendance à venir sans à-priori... j'espère pouvoir tisser des liens culturels avant tout, et pourquoi pas économiques, si nous trouvons des ouvertures dans ce domaine. Et vous, attendez-vous des choses spécifiques de cette rencontre ? Dans tous les cas, nous pouvons débuter les négociations proprement dites quand vous le souhaiterez, bien entendu. »
Posté : jeu. juin 23, 2016 2:35 am
par Sir_Ulric
[center][f25]Du Lion à l'Ours VII[/f25][/center]
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[quote]Voiture 1: M. Neilson Reynolds/Mme. Malinia Namalik Balioko
Le ministre gädhlois prêta précautionneusement son concours au dignitaire du Zanyane, mettant ses compétences au service de son pays et ses sens aux soins de son invité. Ainsi, loin de lui l'intention fugace de vouloir presser le pas...Bien au contraire de bousculer, Neilson incarnait l'un des rares diplomates à intentionnellement prolonger les dialogues afin de refléter à la fois la courtoisie de sa personne et la galanterie des siens en ce monde où la vitesse empiètaut que trop sur d'autres impératifs vitaux que YHWH destina à l'Homme...
Préventivement, M. Reynolds remercia aimablement sa convive pour sa diligence. Ensuite, il admit poliment à Dame Balioko que les négociations officielles n'allaient réellement commencées que lorsqu'ils seraient tous arrivés au lieu adéquat pour recevoir une invité de marque. Donc, toutes les phrases qui étaient consciemment et librement partagées se révélaient être une simple conversation de plaisance, détendue grâce à des sujets familiers qui s'affiliaient à leur métier...Une fois ceci accompli, Neilson se désaltéra avec modération, puis il poursuivit...
[Neilson Reynolds, ministre des Affaires extérieures, souriant et enjoué]
«Pour en revenir aux points que vous mentionnez, nous les aborderons, si cela ne vous importune point, à un endroit où vous recevrez tous les soins qui conviennent à une personne de votre qualité, Mme. la Ministre. Toutefois, afin de répondre à votre curiosité, je dirai que je n'avais honnêtement pas préalablement organisé les priorités dans les alinéas à étudier...Je vous assure à nouveau que présentement, ce qui s'échange ici, dans cette voiture, ne portera aucunement préjudice sur le bon déroulement de nos discussions professionnelles.
En ce sens, instamment, je crois que nous nous renseignons principalement sur la nation de notre interlocuteur, appréhendons les distinctions entre ce que nous avons lu et entendu face aux réalité que nous nous confions. En plus des éclaircissements que nous pouvons nous apporter, Dame Balioko, aujourd'hui, je pourrai non seulement vous parler des particularités des miens, mais vous faire apercevoir le paysage, souvenirs que vous emporterez durablement avec vous ! Vous-même, comme moi, êtes la représentation des vôtres, en dépit de nos personnalités.
Mme. la Ministre, auriez-vous l'obligeance de me raconter à quoi ressemble votre communauté de naissance, les gens qui y subsistent, les vêtements qu'ils portaient ou portent aujourd'hui, le vent qui traverse vos cheveux, siffle à travers vos savanes, l'ardente chaleur qui pèse sur vos épaules lorsque vous puisez de l'eau au puits ou apprêtez vos plants de légumes au bord de votre fenêtre...Dame Balioko, si cela ne vous indispose pas, racontez-moi comment votre pays et ceux de votre communauté ont vécu les changements de votre rupture de l'isolation.»
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Posté : jeu. juin 23, 2016 10:46 pm
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Bien que familière avec l'idée de faire connaissance durant le trajet, Malinia fut quelque peu surprise et même un peu mal à l'aise devant les questions soudain très personnelles que lui posait brusquement son hôte. Elle laissa passer un certain temps de silence avant de répondre sur le dernier élément, en espérant ainsi occulter les autres.
« Hé bien les réactions des maokoriens à l'ouverture furent contrastées, bien entendu. Certains militaient pour l'ouverture depuis longtemps, et en furent ravis, d'autres étaient au contraire très inquiets face à l'ouverture sur un monde largement inconnu, au fond, non pas sur les grandes lignes mais sur la façon concrète dont il était géré. Et la majorité de la population était... attentive, je dirais. Un peu craintive et un peu curieuse, mais faisant confiance à Sa Majesté pour la guider justement sur le chemin de l'ouverture diplomatique. Les premiers pas furent les plus difficiles, avec l'idée de se lier à des républiques, un régime qui a fait beaucoup de mal à notre pays dans le passé et qui avait laissé une certaine méfiance... mais passé les premiers mois, la « sauce » a rapidement pris, si je puis dire.
Vous semblez être convaincu que des bouleversement majeurs sont intervenus dans la vie maokorienne... je ne voudrais surtout pas vous vexés mais si vous vous attendez à me voir vous dire que quand j'étais petite nous portions des pagnes et qu'aujourd'hui nous avons découvert les bienfaits du costume trois pièces je crains de ne pouvoir vous donner satisfaction. La vie des maokoriens n'a guère changé, sinon que nous avons pu obtenir une meilleure sécurité alimentaire et éloigner directement le spectre de la disette en cas d'incident climatique quelconque ruinant les récoltes, ce qui était un de nos buts premiers. Nous sommes plus ouverts, nous voyageons plus, accueillons bien plus d'étrangers, découvrons des cultures et faisons découvrir la nôtre.
Néanmoins l'âme du peuple maokorien n'a pas changé et nos vies sont toujours les mêmes, à quelques changements mineurs prêts. Et pour le reste je crains de ne pas être la poétesse qui pourra vous parler du vent dans ses cheveux et de tout le reste, hélas. Notre littérature regorge de descriptions littéraires, poétiques et autres encore que je serai heureux de vous adresser, ceci dit, si cela vous intéresse. Pour ma part je suis une diplomate, ceci dit, et je ne me charge donc pas desdites descriptions. »
Posté : ven. juin 24, 2016 3:58 pm
par Sir_Ulric
[center][f25]Du Lion à l'Ours VIII[/f25][/center]
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[quote]Voiture 1: M. Neilson Reynolds/Mme. Malinia Namalik Balioko
À priori, au grand dam du Gädhlois, les questions qui avaient été présentées, quelque peu personnelles, se révélaient être d'une nature visiblement intrusive pour Mme. Balioko, surtout à la remarque simple et passive d'un silence plus ou moins long, caractérisant un malaise…Un événement que le dignitaire du Gädhland voulut instamment corriger au nom du bien-être de tous. Ainsi, soucieux, M. Reynolds présenta en toute sincérité ses excuses à sa convive...
[Neilson Reynolds, ministre des Affaires extérieures, courtois et soucieux]
«Hm...Je comprends fort bien, Mme. la Ministre.
Dame Balioko, je ne souhaitais point vous incommoder avec mes questionnements...Je vous prie d'accepter mes sincères excuses pour la méprise...Je n'insinuais nullement, dans mon précédent discours, que votre peuple revêtait auparavant pagne et colifichets tribaux, ou que les vôtres subirent des revers avec la rupture de l'isolation. En rien je ne voulus évoque cela.
J'aspirais plutôt à nous permettre le privilège de discuter des facettes de nos nations, celles qui en révèlent davantage que tous les manuscrits d'histoire. Par ailleurs, je ne doute point que l'essence fondamentale des vos concitoyens n'aient pas été altérée. Pour vous être transparent, les miens ont vécu leur ouverture d'une manière tout à fait semblable et ne perdirent pas non plus cette essence dont vous faites référence...cette âme.
Ce que je désirais vous partager, ce sont quelques particularités...Si vous me le permettez, j'en soulignerai de chez les miens...Au Gädhland, si tous les citoyens se voient dans une optique fraternelle, je peux dire qu'il y a deux accents prépondérants, celui du Nord et celui du Sud, correspondant aux influences linguistiques d'antan que sont le gaélique et le norrois pour le Nord et tout bonnement le fiémançais au Sud. Ce qui s'articule ainsi : Celui du Sud est mélodieux à l'oreille, doux, celui du Nord est davantage roque, voire guttural...Cette distinction subtile est aussi observable dans l'architecture régionale.
Encore une fois, Excellence, veuillez m'excuser de vous avoir induis en erreur...Mon vœu est que vous soyez à l'aise, je vous l'assure... »
Lentement, la communauté de Mathastown s'entrapercevait grâce au haut clocher de son église qui pointait comme plus grand pan de la cité...Si les couches de neige camouflaient certains traits, les agglomérations se profilaient également, se discernant telles de ravissantes maisons traditionnelles à la silhouette champêtre, adaptées à la vie moderne (électricité, eau courante, etc), et aux teintes bigarrées...Pendant ces tranquilles et progressives révélations paysagères, le diplomate gädhlois essayait tant bien que mal de ne point indisposer son invité, et au-delà de cette perspective, de rendre les honneurs et de faire reluire sincèrement les beautés de son pays, sans exagération...
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Posté : sam. juin 25, 2016 10:53 am
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Malinia eut un mince sourire devant le soucis manifeste de son interlocuteur de ne pas la mettre mal à l'aise. Certes cela n'avait pas été une réussite, mais ce genre de petits soucis pouvait toujours arriver quand deux cultures différentes se rencontraient. Après avoir laissé son regard vagabonder à l'extérieur un instant, elle le ramena sur son hôte tout en lui répondant.
« Je suis bien sûr ouverte à la discussion mais je vous avoue qu'au Maok nous n'avons pas pour coutume de poser aussi vite des questions aussi personnelle. Mais je serai heureuse de vous parler de mon pays, bien entendu. Il n'existe pas, au Maok, de division aussi nette du territoire. Le Maok n'a d'ailleurs pas de provinces officielles ou autre équivalent : le pays est tout d'une pièce politiquement, et, concrètement, on ne peut pas relever de véritable fracture... ou plutôt les différentes lignes de lectures qui peuvent parcourir le paysage maokorien ne se recoupent pas, dessinant une identité à la fois unie et multiple.
Ainsi certains divisent le pays selon les trois zones de la mer, du centre et de la forêt, alors que d'autres préfèrent diviser le pays en fonction des offices nobles qui le composent, en fonction des regroupement villageois, des diocèses maokoriens, des zones d'influences des différentes villes, des répartitions traditionnelles des différentes ethnies maokoriennes, et ainsi de suite... des zones qui à chaque fois tracent de nouveaux ensemble, composant finalement une identité riche à la fois de son unité et de sa diversité, sans que de grands ensembles de tensions puissent se dégager. »
Posté : dim. juin 26, 2016 2:26 am
par Sir_Ulric
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Posté : dim. juin 26, 2016 2:56 am
par Sir_Ulric
[center][f25]Du Lion à l'Ours IX[/f25][/center]
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[quote]Voiture 1: M. Neilson Reynolds/Mme. Malinia Namalik Balioko
Le Gädhlois écouta attentivement les propos de la gente dame qui lui suggérait de modérer ses ardeurs intellectuelles, ce à quoi le dignitaire obtempéra séance tenante. Après tout, comme dit si convenablement le dicton avec lequel Reynolds lui-même était parfaitement en accord, la familiarité engendre le mépris, et en ce sens, valait-il assurément mieux la politesse, mais celle-ci étant également sujette à une controverse selon les cultures, sauf règles basiques, il était plus sage de s'en tenir aux règles fondamentales de courtoisie que sont les respects individuels, comme les distances, tant physiques que morales, etc.
Toujours était-il que Reynolds, en gentilhomme, réitéra une dernière fois ses excuses de façon personnelle, dissipant la méprise, et s'avançant pour poursuivre...
[Neilson Reynolds, ministre des Affaires extérieures, courtois et soucieux]
«Avant que nous passions à autre chose, je tiens personnellement, Dame Balioko, à vous dire que ma curiosité a été un tant soit peu excessive face à vous...Comme vous le savez sans doute, la curiosité possède un double tranchant, si vous me permettez l'expression, et justement, c'est l'un de mes traits, cette ébullition intellectuelle, que je vous prie humblement d'excuser pour son indiscrétion à votre encontre...Un égarement que mon honneur de diplomate ne permettra point à nouveau.
Sinon, croyez bien à mon vœu de vous offrir une agréable expérience au sein de ma Nation, ainsi qu'en ma compagnie, dit-on, habituellement conviviale.
Ceci dit, je vous remercie pour vos explications...D'après vos dires, vous ne disposez pas de circonspections administratives universelles, les gens optant davantage pour des frontières naturelles, telles vos forêts, ou étatiques, par les...seigneuries ? D'ailleurs, sans m'égarer à outre mesure, quand vous dites ''charges nobles'', s'agit-il d'une forme de dignité admissible qu'à une noblesse de robe, à l'exemple de celle en Alméra, ou est-ce une autre forme de charges nobles ? »
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