Page 2 sur 2
Posté : jeu. mai 05, 2016 12:18 pm
par Alex Scker
Au pays
Opium mon amour...
[img]https://lh3.googleusercontent.com/94XPcFdTeYOKwqN8SH_CTSvDN0R4HJlYKs8HGZxU5g=w523-h143-no[/img]
Originellement posté en 2028.
Re-posté en 2030 pour réorganisation de sous-sections.
L'Opium est pour ainsi dire un produit culturel du Mayong, et plus largement de toute la péninsule austrobeysinoise. Il tire ses effets puissants de ce que l'on appelle communément Pavot Somnifère ou Pavot des Jardins. Avec l'incision de certains éléments internes des capsules, des fruits secs desdites plantes, celles-ci se remplissent progressivement d'une substance blanchâtre à l'apparence du latex, séchant en une résine brune, consistant en de l'opium brut, qui sera récoltée peu de temps après la première coupe.
Au Mayong, le Chandoo a été popularisé avec la colonisation pré-fiémançaise. Cette nouvelle préparation, unique, longue et minutieuse, rend la substance bien plus attractive, véritable opium à fumer dont les dosages, considérant principalement la teneur en dross, substance toxique de la préparation, sont adaptés à chaque fumeur particulier.
La production d'opium au Mayong ferait vivre près de deux millions de nationaux pour une production totale estimée entre 4 600 tonnes et 5 300 tonnes selon la méthodologie utilisée, dégageant globalement entre 2,7 et 3,8 milliards de $ Rak. L'ouverture des frontières a favorisée le développement exponentiel des trafics en direction des grands marchés solvables tels que le Raksasa, l'Oceania et de feu le Pelabssa. Sans être l'apanage unique des mafias, les multiples utilisations de la « drogue divine » sont largement légalisées par le pouvoir en place, transcendant la société, s'infiltrant dans les moindres tissus de la structure sociale mayongaise, véritable habitude culturelle normalisée. La création des premiers salons de massage et bars à opium a popularisée et démocratisée sa consommation au sein des classes les plus paupérisées, les prix baissant avec l'augmentation substantielle de sa production. Il n'est pas rare de se voir proposer un joint impérial ou tout simplement quelques bouffées d'opium à son arrivée au pays du matin calme comme le démontrent régulièrement les officiels et autorités mayongaises à la moindre occasion.
Le Kurong est ainsi par excellence l'espace géographique où se concentre la majorité de la production mayongaise pour près de plus de 60%. Enclavé et sans autre possibilité de développement, loin des velléités modernistes impulsées dans le reste du pays, la région est attachée à cette culture millénaire qui endosse aujourd'hui encore le rôle d'unique subsistance de ses habitants. Le contrôle plus ou moins direct de la région est un levier de choix pour la PMJ pouvant en quelque sorte interrompre les joies de millions de mayongais. Et chaque source de grandes richesses entraine à coup sûr envies et jalousies, lubrique.
Bien qu'apportant de nombreuses richesses, son exploitation pourrait être menacée à l'avenir, tant par les volontés d'Etats touchés par lesdits narco-commerces, de voir ce qu'ils considèrent comme un fléau, être éradiqués, que par les comportements préventifs affichés d'Etats voisins soucieux de stopper le développement des mafias et flux illicites transcendant les Etats, passant outre les frontières et les lois. Chose qui ne peut être aisée tant le gouvernement lui-même et son administration sont versés dans ce commerce transcendant les âges, les simples désirs fugaces et passagers. L'opium est autant produit culturel au Mayong que la terre est symbole et attachement pour les fiémançais.
Posté : jeu. mai 05, 2016 12:19 pm
par Alex Scker
Au pays
Une journée type au Mayong...
Originellement posté en 2028.
Re-posté en 2030 pour réorganisation de sous-sections.
Journée type de Linh, jeune ouvrière du district de Thap Giang, classe inférieure
6h - 6h50 | Linh se lève pour une journée de travail à l'usine. Elle prend le temps d'enfiler son bleu de travail orange, tout en mangeant rapidement ce qu'il reste des maigres repas quotidiens, en guise de petit-déjeuner. Toilette matinale au bidon.
6h50 - 8h | Les transports encore à un état de développement approximatif ne permettent pas à la makarane de se rendre rapidement dans le quartier industriel à l'ouest de Sundae, elle doit longtemps marcher.
8h - 13h45 | Casque à la main, elle arrive à l'usine d'assemblage, se mettant au travail à la chaîne n°9. Et ce pendant 5h45, sans interruptions. Elle changera une fois de chaîne au cours de la matinée afin d'éviter un travail trop répétitif, potentiellement nuisible à la qualité.
13h45 - 14h05 | Pause de 20 minutes. Linh mange ce qu'elle a amenée dans sa petite boite rouge métallique. Morceaux de viande séchée et champignons. Court temps de discussion avec ses « camarades », partagés entre LCM et LNP.
14h05 - 18h45 | Repartie pour 4h40 de travail, elle changera de nouveau une fois de chaîne. Petite pause de 10 minutes entre 16h et 16h10.
18h45 - 20h15 | Linh touche sa paye journalière. Un bus la dépose à 40 minutes de chez elle. Elle marche pendant le reste du trajet.
20h15 - 21h | La jeune mayongaise s'occupe de ses enfants, leur prépare à manger, les couche et allume la vieille radio dégotée au marché flottant du coin.
21h - 21h30 | Entre actualités et allocutions du gouvernement, de la LCM ou de la LNP, elle finit par éteindre le poste.
21h30 - 22h | Toilette et prière bouddhiste du soir. Coucher au plus tôt.
Journée type de Sáng Tiến, instituteur privé à Nagwon, classe moyenne inférieure
6h30 - 7h30 | Réveil dans une banlieue de Nagwon.
7h30 - 8h | Utilisation des premiers tronçons de métro pour se rendre dans un lycée d'enseignement privé, à l'ouest de Nagwon. Son arrivée ainsi que son trajet est enregistré via les premières puces biodégradables wapongaises nanowares, récemment commercialisées sur le marché mayongais. Sur conseil de ses employeurs il s'en est implanté une.
8h00 - 8h20 | Arrivé au lycée, il se rend dans la salle réservée aux professeurs. Café court, relecture des cours de la matinée. Discussion rapide entre collègues.
8h20 - 10h00 | Deux temps d'heures de cours de 50 minutes, jusqu'à la récréation. Les cours sont dispensés alternativement en adelien pour un temps puis en mayongais pour un autre.
10h00 - 10h25 | Café entre collègues. Ecoute de la radio, allocutions et interviews de ténors national-capitalistes.
10h25 - 12h15 | Deux fois 50 minutes de cours.
12h15 - 13h45 | Pause de midi. Déjeuner entre collègues, plats traditionnels commandés et consommés dans de petits restaurants de rue, peu chers. Sortie des baguettes.
13h45 - 16h25 | Rentrée en cours enregistrée automatiquement. Poursuite de programmes de travaux pratiques et théoriques jusqu'à la fin de la journée.
16h25 - 16h50 | Récréation. Café et discussion entre collègues.
16h50 - 17h40 | Fin de journée. Dernier cours à être dispensé.
17h40 - 18h10 | Aide supplémentaire pour les élèves en difficulté, sur un point particulier de la journée.
18h10 - 18h40 | Chemin du retour. Prise du métro, déplacement enregistré automatiquement.
18h40 - 19h50 | Ecoute de la radio. Moment passé en famille. Partie de Pai Sho avec les voisins. Lecture du Moning Kam.
19h50 - 20h30 | Repas du soir. Plat traditionnel préparé pendant la soirée par les jeunes filles de Tiến.
20h30 - 21h45 | Préparation des cours du lendemain.
21h45 - 22h45 | Lecture et activités diverses.
22h45 - 23h | Coucher.
Posté : jeu. mai 05, 2016 12:21 pm
par Alex Scker
Nagwon à l'alpha
Historique...
- « Brumes délétères disparaissent lorsque,
se révèle à moi la magnificence de ton éclat. » - Le Jeanneret
[url=https://lh3.googleusercontent.com/lFEs9fFrSVByBOWd78YTTroSK6VWZwJTFRhorGN9b2pkoZ0t9bap62Y9AOo9wm_RL-sqcC1CBXyYmgc9qGQnX73HYkpmmHddynTScELynNl8SZJDJyCzQlEHrqd4uxgAPi9XaNYeefJAL4nPdU6evpgpQRIwUoou_SSLVLNr6cLL3GVAINTYs9nHEW1MMi4F373u_sJ28Ep70E4wB4NRmuCy9-AYD_Q63NknhYdPZf2Qk3T7RH0TeH-6Ejz5Z6ARef2NQNC_lS6j0pAzJUvY3WZWYKEIStTwS0_EQEP4jQOaIpUKUemC2t0hMsQ0Vfam10kxaWIOhpD0xfBg5mLhheuuoYEX8mB87JA3FmKw4hsOssbdXw1RrDGzX5L7_vMq0aTYXN4w3VPEUjkfyScHb3i50J5YohYCiAelRlJoNIxTaEW5V4rECpUr-wrOVg13FlWjmgt-ve4jmfPahj_1pfNYTT77kzd65dc-vrwrC_gR0cwsEtmTS782B-QtvNBrz8Y0dnulCJ1DBGi7QtD-bHl0CMgFWE1zGm5cdzk_HeVRX5OjzSePHrndFXI-wIg=w1505-h897-no]Croquis urbain 1.0[/url]
Originellement posté en 2028.
Re-posté en 2030 pour réorganisation de sous-sections.
[justify]Ville ancienne, fondée aux premières heures par les peuples môngs sortis tout droit des entrailles de l'antique Beysin voisin, Nagwon est un héritage.
Un leg qui, aux premières heures, laissait entrevoir une cité encombrée, succession de rues tortueuses et disparates s'enroulant autour des récifs de l'urbain. On ne pensait pas la ville, on la vivait avant tout sans autre conscience que l'échelle d'un quartier, d'une habitation et de ses voisins.
Génératrice d'un chaos, d'un mal-être naissant dans l'obscurité de l'entrée dans une ère en totale rupture, la ville était synonyme d'un certain degré d'horreur.
Un chaos chassé par les nouvelles « lumières alméranes ».
Accumulation successives de pensées, d'histoires et de cultures différentes et parfois antagonistes, la cité a vu son visage se transformer sous la houlette adélienne. La pensée occidentale a fait émerger une vision éclaircie, réfléchie et rationalisée de la cité.
Il s'agissait de donner place au monumental par le vide, à la façade sa beauté, de détruire les dangereuses et tortueuses rues qui jetaient une ombre grandissante sur des pans entiers de l'espace urbain. Un cadastre orthogonal s'est substitué au tracé coutumier, dopant les flux, la vitesse atteignable et les échanges d'un point à un autre de la capitale. Places se sont dessinées, agrandies, faisant ressortir par le vide les monuments ou du moins ce qui avait de caractère monumental dans cette cité, vaste en devenir. On s'adaptait à la modernité almérane dans cette petite partie du monde.
Tout en prenant au sérieux les mouvements contestataires qui s'élevaient contre la puissance modélatrice de l'Etat, contre sa force coercitive et dominatrice dans les colonies comme en métropole. Et les grandes voies, utiles à la circulation, qu'il s'agisse de civils ou de troupes armées, n'étaient pas comme telles par hasard.
La montée en puissance de Chen Lin Dara, chassant les colons et les maîtres servis, amena dès 1949 à l'application d'une nouvelle vision pour un Mayong en recomposition. Il s'agissait de modeler la société, dans une optique progressiste répondant aux besoin d'une après-guerre étalant aux yeux de tous la dévastation et la destruction sur des territoires autrefois prospères. Le Général développait la puissance de l'Etat, traçant, modelant le pays qu'il guidait dans les limbes simpomondiales. L'homme devait s'adapter à un nouveau modèle qui se voulait total, aussi bien d'un point de vue macro (quartiers, villes, régions entières) que d'un point de vue micro (objets de consommation, mobilier, agencement des pièces...). Et c'est ainsi que sous influence des E.U.P et par les moyens qui étaient accordées, la structure sociale, urbaine et économique mayongaise s'adaptait à de nouvelles réalités imposées. Villes ex-nihilo destinées à être des cœurs de croissance surgissaient de ci et là, dans l'espace péri-urbain de cités d'importance. Alors qu'autrefois le privilège était accordé à des structures basses, de grands et massifs immeubles sortaient dès à présent de terre sous l'impulsion des imaginations conjointes de ses architectes. L'urbanisation était en marche, outil de puissance dopé par un Etat qui se voulait prépondérant dans l'organisation des pouvoirs.
L'homme adore les certitudes, elles rassurent, confirment dans un sentiment de tranquillité une vision sur le moyen-long terme.
Ce qui, face à l'évolution perpétuelle du monde, n'est pas exempt de contradictions, menant un modèle érigé comme le meilleur possible, pouvant être appliqué partout et pour tous, à la faillite.
Poussé par la chute du Général dans les années 1980, le modèle culturaliste conforté par la pensée natcap s'est diffusé et superposé aux idéaux déchus qui avaient dominé les politiques publiques mayongaises, renversant du tout au tout la donne. La prétention ne va pas jusqu'à édicter de nouvelles normes à l'homme moderne, il ne sert que son instinct, ses désirs rationnels, bien que limités, suivant le cours reproductif des choses, accompagné par la notion de progrès. La ville, la société, l'homme se développent en continuité avec les legs du passé, ils adaptent la modernité, résolvent les problèmes existants sans rupture totale avec un passé lourd d'incidences et de significations. Il s'agit de s'articuler à la géographie physique, sociale et humaine et de laisser place nette aux initiatives tout en favorisant l'émergences de grands axes commandés par un univers idéologique nouveau. Sortant d'une guerre civile fratricide, le Mayong cherchait avant tout à laisser place à une forme de souplesse d'organisation, de relatif consensus malgré les fortes oppositions. L'espace urbain suivant un cadastre orthogonal adopte désormais des caractéristiques radio-concentriques, la logique de pôles interconnectés s'était lancée, mis en marche par la division, les spécialisations et bientôt les normes édictées par la mondialisation.
L'Etat, l'organisation natcap pose les bases d'une société nouvelle, sûre, juste et libre, véhiculant les idées propices à favoriser coopération et entente au sein d'espaces sociaux pluriels. Et dans un pays où le développement rapide a entraîné l'apparition d'une fracture des territoires, dans un pays soumis aux menaces extérieures et destructrices comme pour tous les autres, et enfin dans un monde où l'individualisme grandissant progresse, apparaissent des utopies tournées vers un entre-soi protecteur. Les « gated communities » d'ores et déjà existantes se sont institutionnalisées avec le cloisonnement interne des districts, des résidences, des immeubles. Les initiatives, sentiments et désirs de chacun produisent des impératifs sécuritaires qui, en étant répétés et diffusés, finissent pas s'imposer à tous de façon autonome. Sans que la puissance coercitive de l'Etat n'en ait été réellement pour quelque chose.[/justify]
Posté : jeu. mai 05, 2016 12:22 pm
par Alex Scker
The Mayese Economist
Axes de communications terrestres
- [img]https://lh3.googleusercontent.com/-F4f-EBGkeaA/VPmzTM5V29I/AAAAAAAAF6E/Y52xzgJ0mX4/w400-h81-no/viemayongaise.png[/img]
Originellement posté en 2029.
Re-posté en 2030 pour réorganisation de sous-sections.
[spoiler="Croquis détaillé"][img]https://lh3.googleusercontent.com/fu3T_hSiz3-HM3L2Qk_uJETEJayH1rKwFILPIKD4ggPpSVhpwvfpxTH4w-XH0-poV5A2K7H6QO7FtC7pvtA4nLgwFbDubEKI9UqAdjpPCQPUuWXJdgXafaogUC4VnE9ooDGR3vEE8A57NQKrvGUY8Xj-BSD46Ry6F3udKOGKRh-1eLywv5u6lmqW_lwU4h0pKQRluN0GQEKrEtMNIKG5S3rhCPJwxgk23ce6MkybTUv3GZTvZdmCXl8EdsGKtT1oc22cd6E-9Qssou4tDQx-CXjvuIM-FzMOZ-9WOWXI-u9LGxtSxVrRFMuOYt7M3UrsLbkTSjxvPtylgQfPQ1MctI3AFv_yShlcuzkD7Vb74cz2B7nrv_xugA93BW5r_T5BTYU4N8ALbWwqDyoxpai4UvAbtgxv-69qmsAtRSstQcjk2OZ4R-sSjTNZub3zf1HRu8t44tKIcXqfctg0nJHCrqiEb-CzCDxjebPfo_3COTeSWIgQnhpne8ctm-PpIBp60xI2On1RVczXDgXZSBRkQeaQno4-uOwuAyx2NVfLnDYtFeLGkbRFfI2OATUeQeM=w651-h739-no[/img][/spoiler]
Voies construites, établies et en fonctionnement.
Projets de construction ou travaux en cours.
Lavureux Construction a procédé avec professionnalisme à la modernisation, ou tout simplement la création, des principaux axes de communications mayongais, étape nécessaire à une croissance économique diffusée et continue. Les métropoles-relais ont toutes, à l'exception de Kampong, été reliées à l'espace-capitale moteur de la locomotive économique mayongaise. Cette exception dans le plan radio-concentrique national est principalement dû aux fortes oppositions politiques qui agitent la région à majorité communiste et paralysent nombre de projets de développement, du moins pour le peu qui n'ont pas été abandonnés faute de facteurs de stabilité.
Cependant les derniers projets ont semble-t-il pu être passés, en force selon les uns, auprès des instances adéquates.
Leurs détracteurs fustigent la volonté politique motrice de ces axes de développement qui ne serviraient qu'à « vampiriser l'esprit combattant et l'idéal régional au profit d'une clique à la solde du Capital. Imposant le modèle natcap en seule alternative future ».
Dernier signal d'une reprise bienheureuse des relations entre Nagwon et le pays shankhaïnien, laissées en état depuis longtemps faute de volonté politique, les projets d'extension des voies autoroutières ont été remis sur la table et validés. Traversant le fleuve Wa, axe important de transport pour sa transversalité du Choson au Royaume de Wa, ces vecteurs nouveaux de flux devraient permettre au Shankaï d'ouvrir la voie au rattrapage des économies du Golfe de Murakami.
Malgré l’effondrement de la puissance eranéenne, les travaux poursuivis avec le soutien financier du Mayong ont permis l'achèvement de la liaison du Translychakien reliant le Loiasong à Nagwon, à In Tao et enfin à un réseau stratégique, le reste du Transmakaran. L'état économique actuel du pays est favorable à l'économie du « pays du matin calme », tant les prix ont connus une chute importante sous la pression inflationniste et la dévaluation de la monnaie eranéenne. Le trajet privilégié étant de ce fait l'aller-retour Mayong à Eran.
De nombreuses voies secondaires sont encore à aménager, dans la limite des budgets annuellement alloués qui ne cessent d'augmenter.
Pour une économie qui se veut axée sur les exportations de son savoir-faire et à sa constitution, à l’exportation des biens produits et assemblés, au détriment faute de moyens du développement d'un marché intérieur sur lequel reposera la croissance sur le long terme, les voies d'acheminement et de transports sont d'autant d'instruments de pouvoir et d'attrait économique cruciaux.
Le potentiel régional n'est menacée que par l'instabilité chronique et séculaire qui frappe l'Austrobeysin.
Nombre d'enjeux sont encore sources de risques croissants dont le mal pourrait être déjà en action.
Hier face au pouvoir nationaliste de Wa, aujourd'hui apeurée par l'instabilité et les mouvements militaires roumaliens.
Qui sait ce que l'avenir réserve à cet espace géographique réduit et pourtant vaste de complexité ?
Posté : jeu. mai 05, 2016 12:23 pm
par Alex Scker
The Blue Lotus
La Voie du petit scarabée...
- [img]https://lh3.googleusercontent.com/UZ7F1Zi2iOGVtdrHMOmdLfiPAxvd4QMYg27MZuj5kA=w523-h143-no[/img]
Crédits : Edges of the Himalaya (DA : Reicheran)
« Kurong is a land of myths, occultism, plunged into a strange opaque atmosphere »
- The Way in Northlands par Hoạ Mi Sổ (1702-1797), moine bouddhiste zen.
[url=https://youtu.be/TqLmN6-6Lxc?list=PL2nfo0wNSKPkpo9FXI0kF5B7wRnbC9x1R]Le chant des cieux[/url]
Originellement posté en 2029.
Re-posté en 2030 pour réorganisation de sous-sections.
Hoạ Mi Sổ est un moine mayongais de renom qui a longtemps sillonné les mystiques terres du Kurong.
Né à une époque où le Mayong n'existait pas sous sa forme actuelle, Mi Sổ a grandit dans un pays foncièrement renfermé sur lui-même.
L'entrée dans une ère de modernité et d'ouverture n'ayant débutée que quelques années plus tard sous la coupe des colonisateurs d'Adelie. Issu d'une famille de la bourgeoisie agricole, il a été élevé et éduqué dans la promesse d'une ascension sociale, pourtant rare à l'époque, plus grande. Intégrant le corps administratif du petit royaume, il s'en détacha cependant quelques années après, se retirant du monde pendant près de deux ans. Aucun écrit ne fait date de ses réflexions, ses ambitions et intentions à cette période de sa vie.
Les rares fragments scripturaux et autobiographiques retrouvés restent vagues et peu enclins à fournir de plus amples informations.
Au crépuscule de ce recueillement profond, dans un lointain monastère, Mi Sổ a parcouru jusqu'à sa mort les terres de cette opaque région.
Bien que ses pas se soient surtout aventurés sur les terres du Grand Kurong, il relate dans certains de ses écrits de long voyages effectués jusqu'au cœur du continent.
Ces années d'études pratiques, d'errances et de découvertes l'ont amené à penser, à rédiger ses enseignements, ses méditations.
Trente ans avant la fin de sa longue vie, il a retranscrit cette expérience, cette connaissance du monde dans un ouvrage qui marqua sa postérité, The Way in Northlands ou La Voie des Terres du Nord. Enseignements qu'il a transmis dans ses dernières années de vie à toute une génération de disciples suivant la Voie au monastère de Langkha Daiolk.
Littéralement nommé le « le toit du monde », il est toujours en grande activité.
La Voie du Lotus Bleue, ainsi appelée en l'honneur de ces rarissimes lotus qu'élevait le monastère sur les prescriptions de son mentor, a été assez largement diffusée, certains écrits se retrouvant à plusieurs centaines de kilomètres de son lieu d'émission. Cependant, le caractère de ces régions traditionnellement retirées du monde en a restreint l'éparpillement, donnant finalement peu d'initiés. Le décès d'Hoạ Mi Sổ a entraîné une rupture de l'équilibre du mouvement et dans un contexte d'affaiblissement des pouvoirs locaux à une structuration des initiés en une véritable organisation, autour de Langkha Daiolk, cœur de la société séculaire du Lotus Bleu.
Sous l'influence de membres plus radicaux, l'organisation a débuté ses travaux dans l'optique de se fixer des objectifs d'action dans le monde sensible, à des valeurs et principes répondant à une vision métaphysique de leur environnement. Ils se sont rapidement centrés sur les questions tournant autour de l'équilibre des forces, du ying et du yang, des particularités attribuées à l'Ile Continent, aux structures et pans de l'univers qu'ils contemplaient*.
Au fil des derniers siècles, jusqu'à aujourd'hui, le Lotus Bleu se serait structuré en quatre à cinq courants de pensée (philosophes-rois, monarchistes, bouddhistes marqués, obédience fidèle aux origines, obédience plus libérale...), développant son réseau dans le kurong historique et au-delà. L'organisation a investi petit à petit des milieux très différents, connaissant une expansion rapide dans une société en perte de repères avec l'essor de la modernisation et de ses conséquences. Elle s'est adaptée à ses évolutions en gagnant en souplesse, en force d'intégration de courants, d'autres « prophètes », à d'autres modèles de société en s'accordant sur un fond et des principes qui se veulent plus inspirants qu'imposés. Du moins de manière plus ou moins forte selon l'obédience dominante.
Elle conserve l'aura d'un milieu qui se veut discret, opaque mais connu au moins de nom par une large frange de la population, conservant ses missions traditionnelles d'éducation et d'entrainement des orphelins et volontaires au sein de ses monastères tandis que son influence politique et culturelle est particulièrement ressentie dans certaines régions.
Ses réelles motivations et activités demeurent mystérieuses alors que son aura s'étendrait dans certaines régions et péninsules du Makara.
Du moins ce ne sont que des rumeurs, mais qui sait ?
_________________
*Fortement inspirée du Tao.
Posté : jeu. mai 05, 2016 12:23 pm
par Alex Scker
Terres fertiles
L'Ampalo nourrissant...
- [img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/04/1453999043-savaneampalo.png[/img]
Originellement posté en 2029.
Re-posté en 2030 pour réorganisation de sous-sections.
« Petit pays du Sud Makara » devenait une expression habituelle, un leitmotiv pour introduire le pays du matin calme. Phrase pleine de sens, elle mettait l'accent sur la superficie réduite du pays, sans révéler toutefois son importante population à l'heure actuelle. Au regard de ses besoins, le Mayong ne se suffisait plus à lui-même, dépassé par la quantité de bouches à nourrir quotidiennement, ses vastes plaines couvertes de champs de blé ne répondaient présent que pour une infime partie. Importer restait la meilleure et la seule solution viable sur le court-moyen terme et au mieux de terres dont la propriété était nôtre. S'il n'y avait pas suffisamment de parcelles à la maison, on irait acheter un autre jardin, en-dehors. Les sphères dirigeantes l'avaient bien compris, prônant une politique allant dans cette direction.
De l'eau avait coulé sous les ponts alors que la Cecopie chorocrate et fiémançaise agressée, faisait face à des ennemis mortels, Ampalo, Volta et bien d'autres. Tacitement à ses côtés, ne montrant point de soutien public mais secret, le Mayong s'était opposé à ces régimes impitoyables qui régnaient au Zanyane. Depuis lors, beaucoup de choses avaient changé, les autocrates s'effondrant sous leur propre et oppressante masse sous les cris des millions de crânes sacrifiés, tandis que la Fiémance avait tiré une croix sur ses expérimentations outremer. La voix de la république retentissait désormais en Ampalo, faisant souffler un nouveau vent de liberté sur les terres dont la promesse était alléchante.
Luanda :
Autochtone
« Là, de ce tou'nant du fleu'e à la pointe 'ouge de la 'oche, jusqu'aux a'bustes, pa' là. Ap'ès je vous monte'ai la suite. »
Poursuivant ses explications dans un adélien en somme tout à fait approximatif et interrompu de mots en portugais, le paysan tout en muscles qui lui faisait face montrait du doigt les limites d'un domaine dont les frontières semblaient imprimées dans sa tête, formant une image mentale indélébile. D'un coup de bâton bien placé, sans prendre a peine de regarder le sol, le local envoya bouler une de ces espèces reptiliennes un peu trop aventureuses qui s'était approché bien près de ses chevilles dénudées.
Hee Diep :
Agriculteur mayongais
« Tu en es bien sûr ? Ði tiêu...tout cela me paraissait un peu plus grand sur la carte, m'enfin personne ne m'en voudra si je déborde un peu.
Le sol m'a l'air propice, je devrais pouvoir en faire quelque chose... »
Jeune, le makaran qui faisait face à Luanda arborait une chemise en lin brunie couronnant un pantalon noir, adaptés aux travaux de la ferme et de facture suffisante pour durer. A la fois robustes et légers, échouant cependant à contrer les hautes températures diurnes. Formé à l'Université de Sundae, sous supervision de professionnels fiémançais du secteur, il avait attendu un temps au pays avant de considérer son avenir ailleurs, sous incitation du gouvernement. Débarqué en Ampalo par voie maritime, il avait amené avec lui quelques instruments et machines agricoles de fabrique raksasane, subventionnés par les pouvoirs publics en partie. Tâtant la terre qu'il avait à faire fructifier, il ne pipa mot à son toucher, évaluant avec concentration l'exploitation qu'on lui présentait. L'acquisition d'un bail emphytéotique* sur 49 acres** de terres avait été une bonne affaire à cinq mille dollars raksasans l'acre, profitant du financement étatique comme de conditions d'emprunts spécifiques d'autant plus avantageuses. La seule condition d'implantation imposée avait été l'emploi d'un quota négocié de locaux, tant pour satisfaire les électeurs de cet Etat en ruines que pour éviter la colère des habitants, il ne s'en plaindrait pas. Tapotant le capot de sa jeep couverte par l'ombre des camions qui l'avaient suivi en file, il arbora un sourire satisfait avant de cracher inélégamment sur le sol.
Hee Diep :
Agriculteur mayongais
« File au village me chercher vingt autres grands de ta carrure, on a du travail.
Ateliers, dortoirs et terrassements nous attendent. »
Concluant par ces mots qu'il était heureux de sa transaction, son fidèle et bien heureux aide, fier d'avoir obtenu un emploi en faisant simplement office d'intermédiaire, couru à son village à quelques kilomètres de là afin d'en rapporter les travailleurs adéquats. A de nombreux endroits en Ampalo, la scène se reproduisait, avec un semblable seul ou accompagné, une portion de travailleurs locaux faible ou plus élevée, avec moins d'acres ou bien plus, pour au global occuper bien cent kilomètres carrés de terres à exploiter***. Il ne s'agissait pour le moment que d'un timide pas en avant d'un vaste programme visant à créer un grenier à grains extérieur pour la ruche mayongaise. Coton, blé, pommes de terres et denrées en tout genre...ce n'était pas les projets variés qui manquaient. Si le succès venait à couronner l'opération, l'évolution en ce sens n'en sera que plus rapide.
_________________
*Le bail emphytéotique alloue ici des droits équivalents à un propriétaire et ce sur plus d'un siècle à ses possesseurs.
**Quarante-neuf acres est l’équivalent de vingt hectares.
***Cent kilomètres carrés est l'équivalent de dix-mille hectares.