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Posté : mar. déc. 22, 2015 2:44 pm
par Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

D'ordinaire, Ménélok trouvait toujours un moment, lorsqu'il traversait la ville, pour admirer le paysage de celle-ci. Cette fois, néanmoins, la conversation le passionnait tellement qu'il gardait son attention fixée sur le monarque d'outre-océan, écoutant ses propos attentivement. Quand il se tu, le Roi de Maok prit un instant de réflexion avant de répondre.

Sa Majesté Ménélok IV : « Hummm tout d'abord je ne peux qu'approuver la sagesse de votre politique. Vous rapprocher de la monarchie roumalienne, à la fois puissante, bien établie et honorable, tout en étant très proche de votre pays, me semble notamment une très bonne stratégie. Nul doute également que d'honorables monarchies comme celle du Kaiyuan ou, quoique nous ayons eu des échos plus mitigés sur elle, de l'Hokkaido, soient des alliés de choix qui prouveront à votre peuple tout le bien qu'ils peuvent attendre de la monarchie.

Concernant le situation au sein du monde catholique hé bien... puisque vous voulez mon point de vue personnel, il est amer. Visiblement, beaucoup en Alméra ont oublié que la Sainte Église est a vocation universelle, ou du moins, s'ils sont prêts à convertir les masses et à donner la religion aux autres peuples, ils sont en revanche beaucoup moins d'accord avec le principe quand un non-alméran est élu régulièrement pour porter la Parole de Dieu... cela me déçois profondément de nombres d'états, bien que d'autres, heureusement, ont prouvé qu'ils étaient digne de l'amitié que mon peuple place en eux, comme le Viertenstein.

Enfin, au Maok, il n'y a nulle crainte à avoir quand à une éventuelle déstabilisation du pouvoir, je vous rassure. Sa Sainteté Zosime II est issu de nos rangs, et à dire vrai c'est une personne que je connais et apprécie depuis longtemps, tout comme il était connu et apprécié en tant qu'évêque à travers tout le pays. C'est d'une seule voix que nous le soutenons, et croyez-moi il n'y a aucune raison de craindre une crise ici, je vous le certifie non pas officiellement, mais personnellement. C'est en confiance que vous pouvez bâtir des liens avec le Maok, si tel est votre désir, bien entendu.

Si je puis me permettre un conseil, d'ailleurs, si vous avez raison de craindre une instabilité politique, notamment pour la Fiémance, d'autres pays semblent stable au travers de cette crise, et pourraient mériter une attention de votre part... mais bien sûr, vous êtes le meilleur juge en la matière. Au sujet de mon propre Royaume, j'espère d'ailleurs avoir pu vous rassurer. Je pense que vous avez raison de chercher des soutiens proches pour le Royaume de Wa, mais il ne faut jamais négliger le prestige des liens internationaux non plus. »


Avec un sourire un peu las, car les sujets traités étaient graves, Ménélok laissa enfin son regard se diriger vers l'extérieur, où une foule joyeuse regardait passer le convois royal. Ils quittaient déjà la ville proprement dites, et ne tarderaient plus trop à rejoindre le Palais Royal.

Posté : jeu. déc. 24, 2015 7:58 am
par Johel3007
Bô 1er :
Jugwonjag de la vallée de Wa

« -J'entend moi-même peu de chose à la religion chrétienne. Je te remercie donc pour ces précisions. Il semble en effet paradoxal que les Almérans cherchent à répandre leur foi depuis des siècles aux autres peuples mais se refusent à voir ces autres peuples représenter la dite foi lorsqu'elle devient la leur. Un peu comme si les Barejbaliens s'offusquaient de voir un imam Raksasan. Il est toutefois heureux que Maok, son peuple et son Roi se placent au-dessus de ces chamailleries racistes. C'est donc avec joie que je peux voir en toi un ami qui sait jugé les hommes à la noblesse de leur coeur plutôt qu'à leur apparence.
Et je suis certain que nombre des enfants de mes sujets apprécieront cela aussi. Certains pourraient même désirer visiter une terre si accueillante...»


Du pouce, il désigna la masse humaine enthousiaste perchée le long de la route et qui ne désemplissait pas maintenant que la voiture arrivait devant le Petit Palais. Le Jugwonjag eut un sourire complice envers son homologue.

Bô 1er :
Jugwonjag de la vallée de Wa
« -... certains pourraient même choisir de devenir tes sujets et de rester vivre en ton domaine. Quel serait alors ta réaction ?»

Posté : sam. déc. 26, 2015 11:49 am
par Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Ménélok fut satisfait par la réponse de son interlocuteur, et ne pu qu'incliner la tête devant le jugement que celui-ci lui rendit, avant d'afficher une mine plus surprise devant sa question finale. Il y réfléchit rapidement, cependant qu'ils approchaient du parc entourant le Palais Royal. Finalement, il fini par répondre, en retrouvant le sourire.

Sa Majesté Ménélok IV : « Hé bien, je serai surpris, je l'avoue, tu as sans doute pu le voir sur mon visage à l'instant, Roi Bô. J'avoue ne pas avoir envisagé ce genre de possibilité, mais je n'y serais pas fermé. Tout homme qui est prêt à s'installer sur ces terres et à respecter nos lois, qui accorde sa fidélité à la Couronne et se sent véritablement maokorien peut devenir un de mes sujets, pareil à tous les autres. Comme les autres, j'assurerai sa sécurité et sa protection de mon mieux, et comme les autres il devra se soumettre aux us et aux lois du Maok.

Si certains de tes sujets venaient s'établir ici, ils seraient bienvenue, bien sûr, s'ils sont prêt à contribuer à la vie du pays. Je ne cacherai pas qu'une pratique de la religion au mieux chrétienne au pire neutre serait une facilité à l'intégration, particulièrement vis-à-vis du reste de la population, mais en soit le culte de chacun est libre, tant qu'un culte païen n'envahit pas la voie publique. »


La conversation avançant, Ménélok avait renoncé au vouvoiement, pour un tutoiement encore plein de respect. Pendant ce temps, ayant dépassé le Petit Palais, siège du gouvernement, et quitté ensuite la ville, le carrosse entrait maintenant dans le parc du Palais Royal, siège du roi. Le peuple était massé une dernière fois à l'entrée de celui-ci, après quoi les rois entrèrent dans un cadre agréable, rappelant un peu les jardins almérans, mais mis au goût du Zanyane, avec des plantes et des façons d'arranger local. Le Palais Royal, perché au-dessus des flots, s'approchait de plus en plus, et ils ne tarderaient pas à l'atteindre, pouvant alors poursuivre leur conversation dans un cadre plus confortable encore et moins mouvant.

Posté : sam. déc. 26, 2015 2:55 pm
par Johel3007
L'arrivée au Palais Royale fut une transition presque invisible pour Bô, tout concentré qu'il fut sur sa conversation avec Ménélok. La réponse du souverain de Maok avait satisfait Bô bien au-delà des espérances : Ménélok, d'avantage que le Roi des Maokiens, se voyait comme le Roi de Maok. Sa couronne, il la liait donc à un territoire d'avantage qu'à une ethnie ou une culture. Et si l'un finissait invariablement par se mêler à l'autre au fil du temps, cette fusion n'était pas un état de fait accompli et immuable pour Ménélok. Voir certains de ses sujets être jaunes, parler avec un accent strident, bouffer des nouilles et même prier aux Kamis n'étaient pas inadmissible pour le Roi de Maok. Tout au plus dérangeant. Il se faisait le protecteur d'une terre et de tous ses habitants plutôt que le patriarche d'une confédération de familles vaguement apparentées.

Pour Wa, traiter avec un tel royaume et un tel souverain était une aubaine. Ces quinze dernières années avaient vu plus de 4 millions d'habitants de la vallée de Wa partir pour des cieux plus propices à l'épanouissement de leurs familles. C'étaient 4 millions de bouches en moins à nourrir. C'étaient aussi des centaines de milliers de $RAK qui, chaque année, étaient envoyés pour aider les parents, frères et cousins restés au pays. C'étaient aussi les "wapong town", ces communautés d'expatriés qui communiquaient et s'entraidaient à bâtir par delà les mers un réseau commercial jouant sur les avantages différentiels de chaque contrée. C'étaient enfin l'assurance que, si le Royaume de Wa pouvait stagner et même disparaître dans le grand concert des nations, les enfants de Wa ne périraient jamais tous. Pouvoir ajouter le Maok à la longue liste de colonies de peuplement voulue par la politique du filtre démographique était un espoir de Bô.


Bô 1er :
Jugwonjag de la vallée de Wa

« -Il est plaisant de voir que nous avons la même conception de la mission royale et de la nature d'un royaume. Et si d'autres monarques au Zanyane, en Alméra ou au Vicaskaran partagent cette vision, alors tu as raison de m'encourager à chercher leur amitié.
Pour l'heure, c'est la tienne qu'il m'est cher de gagner, Ménélok, tout comme il sera cher à mes sujets de s'attacher aux tiens. Nos royaumes ont milles merveilles à partager. Mais au-delà de ton regard à l'intérieur de ton domaine, je m'interroge aussi de savoir celui que tu portes à tes voisins ainsi qu'au reste du continent Zanyanais.»

Posté : lun. déc. 28, 2015 1:17 am
par Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Visiblement, Ménélok faisait bon impression sur son royal invité, ce dont il était heureux car, en dépit de certaines appréhensions préalables de quelques-uns de ses conseillers, le Roi de Maok trouvait Bô à la hauteur des paroles élogieuses que ses partisans lui avaient envoyés à son sujet pour convaincre le zanyanais de soutenir leur cause. Ses dernières déclarations touchèrent Ménélok, autant que sa question l'intéressa, mais, déjà, le carrosse s'immobilisait au bout du parc, proche des escaliers du palais qui se trouvait en haut d'un promontoire rocheux qui dominait l'océan, avec devant lui une sorte de large place pavée, sur laquelle s'était arrêtée la voiture avec au milieu une fontaine ancienne, façonnée en argent, représentant des poissons aux yeux d'émeraudes, de la bouche desquels coulait l'eau.

Le Palais proprement dit était un bâtiment de grande taille, aux proportions dignes du Roi qu'il habitait. D'un style tenait à la fois des influences alméranes, et plus précisément alémaniques, et d'éléments purement maokoriens, il s'affichait comme le plus vieille exemple de l'architecture maokorienne « chrétienne », de ce mélange unique des influences venues du nord et des éléments indigènes qui formait le style propre du pays zanyanais, différent autant du style de l'Alméra que de celui rencontré généralement au Zanyane. C'était également autant une forteresse qu'un palais car, malgré une certaine beauté dans ses lignes et ses matériaux, il était très visiblement prévu pour soutenir un siège, particulièrement du côté de la mer, autant qu'on puisse le voir. Devant le palais était rassemblée une double haie d'honneur de soldats en uniformes d'apparats, et c'est au bout de celle-ci que la voiture royale était venue se garer.

Une femme-officier vint leur ouvrir la porte, et Ménélok invita en souriant son invité de descendre le premier, ce qui était lui faire honneur, pour un maokorien, puisque, à l'ordinaire, c'était le personnage aillant le plus haut rang social qui descendait le premier d'une voiture ou d'un avion, par exemple. Une fois les deux monarques descendus, les soldats se mirent au garde-à-vous pour les saluer, et le Roi de Maok conduisit lui-même le sage roi oriental jusqu'au Palais, tandis que derrière eux leur voiture repartait, laissant la place aux voitures amenant le reste du groupe et notamment les suivants de Bô, qui purent, suivant monarques, avancer jusqu'au palais. On passa par le Grand Hall, décoré de façon royale, avec nombre de matériaux indigènes, à commencé par les boiseries, très fournies, mais loin des dorures parfois très appréciées dans certaines cours d'Alméra, puis l'on gagna la grande salle que Ménélok avait fait préparer pour la rencontre.

Il s'agissait d'une salle là encore très belle, dans un style proprement maokorien, sans surcharge de luxe même si elle tenait son rang royale. Il s'agissait d'un salon, avec deux grands fauteuils confortables et royaux de part et d'autres d'une petite table, et, en arrière plan, d'autres fauteuils pour ceux des conseillers qui accompagneraient éventuellement les rois. Sur ce point, Ménélok laissa l'initiative à Bô et le laissa choisir entre la poursuite d'une entrevue en face à face ou la présence de leurs conseillers en arrière-plan. Dans tous les cas, une fois installés, la conversation pu reprendre.

Sa Majesté Ménélok IV : « Hé bien, nous voici arrivés ! Puis-je te proposer un rafraîchissement, ou peut-être une collation, Roi Bô ? S'il y a quoi que ce soit qui aiderait à ton confort matériel, n'hésite pas surtout, après tout le bien-être de mon royal invité est forcément une priorité. Pendant ce temps si tu permet je vais revenir sur ce que tu me disais dans la voiture, avant que nous ne devions descendre.

Sache tout d'abord, bien entendu, que je suis heureux d'apprendre que mon désir de nouer une amitié entre nous, et d'amorcer la même chose entre nos peuples, est partagée de ton côté. Je dois dire que tu es largement à la hauteur des propos élogieux qui m'étaient parvenus depuis la Vallée de Wa à ton sujet, et que je ne regrette pas un instant d'avoir soutenu la restauration de ton trône.

Pour te répondre, concernant mes voisins directes, sur le continent, je sais qu'ils ont été plongés dans des périodes très difficiles, et qu'ils ont encore du mal à s'en remettre, stagnant de fait et étant peu actifs diplomatiquement. Je n'ai aucun à-priori à leur sujet, pour tout t'avouer : du temps où ils étaient actifs et vécurent leurs malheurs, le Maok était fermé sur lui-même, aujourd'hui que nous nous ouvrons ils sont dans leur propre silence.

Plus largement, je pense à leur sujet comme au sujet du reste du continent, qu'ils n'ont que trop connu la guerre. Le Maok n'a aucune hostilité pour ses voisins, au contraire ! Une des raisons de notre ouverture initiale est... un espoir. L'espoir d'aider, en toute modestie, autres peuples du Zanyane à trouver la paix que nous connaissons.

Je m'explique. Le Maok est stable et paisible depuis des décennies maintenant. Nous espérons, en nous ouvrant, faire rayonner une certaine paix sur le continent en général, et pourquoi pas plus loin encore ! Dans ce but, mes services travaillent activement à la mise en place d'un traité de paix global qui ambitionne de rassembler tout le Zanyane et de mettre sur pied l'habitude du dialogue plutôt que de la guerre, mais je sais que la tâche sera rude.

En somme, nous respectons nos voisins et, pour les plus troublés par la guerre, espérons leur apporter un peu de stabilité. Plus généralement, nous avons des relations très positives avec tous les pays zanyanais actifs sur la scène internationale. Ais-je répondu à ta question, Roi Bô ? Ou souhaitais-tu des détails sur un volet plus précis ? Si c'est le cas il te suffit de demander je serai heureux de pouvoir te répondre.

Et toi de ton côté, dis-moi, comment perçois-tu tes voisins du Makara, les monarchies... et les autres ? J'avoue mal connaître le continent oriental, et je suis curieux de savoir ce que ta sage vision aurait à dire à son propos, si tu veux me faire cette faveur... »