Nouvelles de Casti

poivronmaudit

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[center]Nouvelles du jour[/center]

Les esclaves étrangers seront désormais prohibés:

Après délibérations, le Roi a tranché: les esclaves étrangers ne seront pas tolérés sur le sol casti. La plupart des personnes interrogées sont déçues, elles y voyaient une opportunité d'acquisition d'esclave peu onéreuse. Les autorités ont présenté l'argument économique et politique: voir sur son sol des esclaves enlevés dans les pays étrangers aurait à coup sur empoisonné ses relations internationales et aujourd'hui l'esclavage est davantage un poids économique qu'une richesse. En effet, ce sont autant de bouches à nourrir -et à contrôler- qui pour autant ne consomment pas. Cependant le Roi n'a pas annoncé avoir la volonté d'abolir l'esclavage.

Début des réformes agraires: cela ira t-il jusqu'à une modification des provinces?

Le lancement des réformes agraires a débuté dans la province d'Aelita, dans l'Est du pays. Lancé à titre expérimental, de grandes fermes royales seraient mises sur pied, employant hommes libres et esclaves. Ces fermes, s'étendant sur des surfaces gigantesques, verraient aussi le déplacement de la population locale contre la fourniture d'un logement neuf et d'un emploi. A l'état de projet, seuls les plans de répartition des terres sont réalisés. Le gouvernement garantit aux propriétaires de fermes qu'ils bénéficieront d'une surface équivalente.

La mise au pas de Sala!

Sala, connait depuis plusieurs jours des mouvements de protestation populaires suite à l'interdiction de tuer. Ce matin, trois policiers ont été assassinés chez eux. Les Forces de l'Ordre ont eu pour directives d'abattre 50 personnes au hasard pour chaque policier blessé ou tué. De plus, 50 personnes seront torturées par jour tant que les émeutes se poursuivront. Plusieurs unités de l'armée ont été déployées sur place, dont au moins un hélicoptère d'attaque qui aurait mitraillé une foule.
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[center]Nouvelles du jour[/center]

La société Casti, anarchie, mafia et fanatisme:

Salé'Orok est un philosophe castihan qui met en évidence les plus gros problèmes de la société casti. Ce matin, il est passé sur Radio Shtako, petite radio indépendante.

Présentateur: Nous accueillons maintenant Salé'Orok qui nous donne son avis sur la situation actuelle...

Salé'Orok: Elle est dramatique. Le gouvernement ne fait simplement rien pour la population...

Présentateur: L'Etat a pourtant mis en place de nombreuses réformes.

Salé'Orok: Parlons-en! Ces réformes sont un moyen déguisé de s'approprier le pays comme un bien, une propriété privée. Les villes sont en proie à l'anarchie la plus totale: ce matin même j'ai vu en enfant se faire écraser par une voiture, ce sont les éboueurs qui ont enlevé le corps. Des réseaux mafieux se développent dans tout le pays avec la bénédiction du pouvoir.

Présentateur: Vous dites donc qu'il faut se révolter?

Salé'Orok: Non, non... Je pense que le Roi devrait simplement donner les moyens à la population de vivre dans la paix.

Présentateur: Mais nous vivons en paix.

Salé'Orok: Absolument pas, nous ne sommes pas en guerre, c'est tout. Notre culture méprise la faiblesse et elle assimile la pauvreté à celle-ci. Ce qui fait que si vous êtes pauvres, vous n'existez pas. Le problème de notre société est son individualisme. C'est pour ça que même la classe pauvre a une classe plus basse qu'elle: les esclaves. Et eux ne peuvent pas se plaindre on leur coupe la langue.

Présentateur: Vous voudriez changer la culture Casti?

Salé'Orok: Non, je finirais au bûcher. Elle est très bien tenue par les tenants du culte. C'est d'ailleurs très bien foutu, l'école est inaccessible dans la plupart du pays mais dans chaque village les Aali (prêtres du culte casti) inculquent aux enfants des années durant la façon dont ils doivent vivre. C'est leur seul repère. Du fanatisme abject.

Présentateur: Je refuse que vous disiez ça sur ma radio! Irzu nous punira!

Salé'Orok: Je l'emmerde Irzu! Elle n'existe pas!

Présentateur (éloigné de son micro): Saloperie d'incroyant !

(on entend une bagarre puis un homme agonisant faisant le bruit d'un animal qu'on a égorgé)

Présentateur: Maintenant pour oublier ces infâmes paroles, quelques chansons!


(musique)

Oyempo: la fin de l'autonomie:

Suite à la révolte d'esclaves sans précédent qui a touché la province, le Roi a décidé de supprimer l'autonomie de celle ci, garantissant que si les autres provinces autonomes parvenaient à contrôler leurs populations, elles ne subiraient pas le même sort. Personne ne s'y attendait, encore moins le Prince Kaali'Hoss qui avait été convoqué par le Roi aussitôt la révolte matée. Le Prince a été retrouvé pendu, le lendemain matin, souillant ainsi le Na'vi familial, ce qui entrainera la perte du rang de noblesse à la famille Hoss. C'est une première dans notre histoire.

Sala, en colère!

La technique de la prise d'otage de la population n'a pas réussi à calmer les manifestants qui ont tué sept policiers ce matin, ce qui a eu pour conséquence de voir des blindés tirer sur la foule, au hasard. La situation reste très tendue, le gouvernement de Sala nous souhaitant pas remettre en cause son programme.
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[center]Nouvelles du jour[/center]

Multiples attaques à travers le pays:

Ce matin, Shtako, Pala, Sofapane comme plusieurs autres villes ont été victimes d'attaques organisées contre la population. Dans la plupart des cas ce sont des véhicules qui abattent des gens au hasard dans la rue, parfois ce sont des snipers postés sur les toits. Le décompte des victimes est de 59, il n'est pas définitif. Sofapane a été la plus touchée: un homme a fait feu, sans raison apparente au marché. Il s'est enfuit. Le gouvernement n'a communiqué aucune information.

Incendies dans le sud:

Les propriétés de Laman Oléykan et de Su Aken ont été incendiées la nuit dernière. Ce dernier affirme avoir vu un homme s'introduire dans sa grange avant que le feu ne s'y déclare. Les incendies ne sont pour le moment pas maîtrisés.

A Sala, un calme relatif:

Chose nouvelle, la population de Sala semble commencer à se résigner à la présence policière. Plusieurs chars quadrillent la ville et un hélicoptère la survole continuellement.La formation d'une nouvelle brigade anti-émeutes à lieu actuellement à Shtako et sera déployée sous peu à Sala, à la demande du gouvernement autonome.
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[center]Nouvelles du jour[/center]

Multiples attaques à travers le pays, la crise continue:

La crise du chaos, comme l'appellent aujourd'hui les classes populaires, continue en terre casti. Aujourd'hui, un char a fait irruption dans les rues de Shtako après avoir été subtilisé par un soldat. Bien que seul, celui ci a réussi à rejoindre la Rue Principale et à faire feu sur tous les passants. Près de 220 personnes ont été blessées ou tuées lors de cette attaque, trois maisons rasées et une cabine téléphonique arrachée. Le magasin "Sucre d'Orge pour Petits et Grands" a vu sa devanture arrachée lors de l'arret du blindé dans la boutique. De grands incendies se sont également déclarés à travers le pays, visiblement d'origine criminelle. Ces incendies sont d'autant plus ravageurs qu'en période sèche, ils se rependent comme un feu de paille.
Le Prince Nakoma'Artei, de la Province Omélyade, a été abattu dans la rue ainsi que son épouse et de sa fille. Son fils est porté disparu. Enfin, on recense des attaques dans près de 300 villes à travers tout le pays dont l'origine est inconnue.

Le Roi Lazak'Tarr s'est exprimé:

Lazak'Tarr s'est exprimé publiquement suite à ces attaques et ses paroles ont été retransmises à travers le pays.

Lazak'Tarr:

Sujets Casti.

Je m'adresse à vous aujourd'hui suite aux attaques qui ont touché notre pays. La loi est très claire: nul ne peut être poursuivi pour l'assassinat ou le meurtre -aussi aveugle soit-il- car c'est à chacun de se défendre. Je ne souhaite pas modifier cette loi et je ne le ferais pas si je ne le juge pas nécessaire.

Concernant les incendies. Ces actes ont été perpétrés par des personnes au sein de la population, c'est pourquoi si nous ne produisons pas assez de nourriture, je refuse d'en autoriser l'importation. Si vous souhaitez mettre fin à ces actes, surveillez vos voisins, rejoignez la TaZaT. Ce qui est plus grave, c'est que des Autorités Gouvernementales aient été visées. Je vous le dis et je ne me répéterais pas: tout opposition sera punie de mort. Sans préavis, avertissement ou mise en garde.

Je ne tolérerais pas que mes possessions soient prises pour cible, aussi j'annonce que désormais, toute personne possédant une entreprise ou propriété pourra voir ses biens saisis. Pas de préavis, mise en garde... Pour finir, celui qui tuera un étranger trouvera la mort bien douce à coté du sort qui l'attend


Multiples arrestations dans la capitale:

Après s'être prononcé, le Roi a validé de multiples arrestations à Shtako et une dizaine de personnes auraient été abattues chez elles par des membres de la TaZaT. Plusieurs blindés auraient été déployés autour du Palais des Ambassades. Il est très fortement déconseillé aux étrangers de quitter la capitale sans prévenir les autorités, qui peuvent mettre à disposition une escorte.
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[center]Nouvelles du jour[/center]

Moins d'attaques, plus de dégâts:

Les attaques semblent s'être un peu calmées depuis deux jours. Si les assassinats ont toujours lieu normalement, les attaques de masse semblent s'estomper. Il y a cependant eu le massacre de 21 écoliers à Okéa. En effet un commando de deux hommes a fait irruption dans la petite école et ont ensuite fait feu sur les écoliers. Le chaos semble peu à peu s'étendre et déjà certaines villes commencent à souffrir du manque de nourriture, les routiers n'osant plus prendre la route et risquer leur vie chaque jour. Alors que le pays s'effondre peu à peu, Sa Majesté le Roi participe à une course de voitures tout terrain.

Palais des Ambassades, demandeurs d'asile:

Devant l'ambassade une cinquantaine de personnes sont amassées afin de fuir le pays, elles revendiquent le droit de quitter le pays qui selon elles, est en perdition. Les Autorités ont déjà signifié aux fuyards que leur "comportement lamentable" serait passible de la peine capitale.
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[center]Acta: le Roi s'exprime[/center]

Acta inaugure ainsi des premières émissions radio. Acta est un journal connu pour être cru, grossier et évoquant les sujets dérangeants de la société. Le 12 Octobre, le Roi en visite à Sofapane, fief du journal, était venu inaugurer la nouvelle station de radio et a accepté une courte interview. Voilà donc le point de vue du Roi, en direct, sur Acta !

[quote]Maya Songa (animatrice): [...] et donc nous accueillons Sa Majesté le Roi Lazak'Tarr!

Des faux applaudissements sont alors retransmis.

Maya Songa: C'est un immense honneur de vous accueillir ici, Votre Majesté.
Lazak'Tarr: Je sais. Venons-en aux questions.
Maya Songa: Bien sur. Commençons par un sujet léger, la remise d'esclaves aux autorités de l'Agorsa'a... Je suppose que vous avez eu vent des mots mal placés qui sont employés par leur médias à notre encontre?
Lazak'Tarr: Oui. Je ne peux pas en vouloir à ces esprits égarés, adorateurs d'une croix en bois pour vous montrer le niveau de leur démence, mais je ne compte pas leur en tenir rigueur. Ces pays sauvages sont sans maitres, sans guide, il n'ont aucune idée du Vrai Chemin, celui d'Irzu.
Maya Songa: Evidemment! Pour ceux qui ne connaissent pas le christianisme, leur religion dégénérée, le principe est d'adorer un homme sur une croix de bois, de dire ce qu'on a fait de mal, et bien sur en échange d'argent ils promettent aux fidèles le paradis.
Lazak'Tarr: C'est exactement cela. Une vaste bouffonnerie. Leurs cultures sont primitives, et leurs peuples d'une incroyable niaiserie...

Le Roi se mit à rire, bientôt imité par l'animatrice. Après environ une dizaine de secondes, elle reprend:

Maya Songa: Et ils ont leur chef, qui est noir (les rires reprennent) alors que (fou rire généralisé) ils les ont toujours méprisés!

Le Roi riait aux éclats en compagnie de ses sujets. Après une vingtaine de secondes, il reprit

Lazak'Tarr: Voilà pourquoi je ne leur en veux pas, cela serait franchement du temps perdu...
Maya Songa: Bien... (un léger rire se fait encore entendre) alors maintenant pouvons nous aborder un sujet plus important?
Lazak'Tarr: Oui, je vous l'ai noté sur la feuille.
Maya Songa: L'augmentation des violences et surtout, la perte d'une grande partie de nos réserves alimentaires.

La voix de l'animatrice était tremblante. Elle semblait mal à l'aise suite à la remarque du Roi, qui lui avait parlé très sèchement. A partir de là, les réponses du Roi s'adressent aux auditeurs.

Lazak'Tarr: Mes enfants, cessez de vous en prendre aux silos. J'ai demandé à Irzu la solution, et elle m'est apparue. Vous la décevez grandement. Elle vous laisse une dernière chance, une toute... dernière... chance... Si vous échouez, attendez vous à des changements, des changements radicaux!
Maya Songa: Votre Majesté, pourquoi ne pas mettre en place ces changements tout de suite si c'est la solution?
Lazak'Tarr: Parce que cela aboutirait à une transformation de la société Casti. Comme tous le savent, je suis là pour veiller sur
chacun de vous. Irzu nous a donné la permission de tuer, ce n'est pas pour cela qu'il faut abattre cinquante personnes dans la rue, ou cinq mille par la faim.
Maya Songa: Bien, je pense que vous l'aurez tous compris, la Déesse Universelle est en colère. Si nos Aalis ne sont pas d'un grand secours face à Sa volonté, au moins il ne nous le facturent pas!
Lazak'Tarr: Mes enfants, je vous laisse une dernière chance pour apprendre de vos erreurs. Si ça ne fonctionne pas, je vous le ferais apprendre à ma façon. Sur ce, bonsoir, et bonne chance.

La radio repris alors [url=https://www.youtube.com/watch?v=7go9RPKIC3I]sa diffusion[/url].



[/quote]
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[center]Nouvelles du jour[/center]

De grands rassemblements dispersés par l'armée:

Le Palais des Ambassades a de nouveau été pris d'assaut au matin. La rue, très large, était interdite d'accès. Le palais est entouré de rues larges de quinze mètres (trottoir et route compris) et des soldats avaient été placés tout autour de celui ci. Au matin, vers six heures, arriva une foule, bientôt rejointe par une autre, puis une autre.
Les militaires avaient placé des barrières et des panneaux indiquant que le secteur était interdit. Alors qu'une femme enjamba une barrière puis se mit à courir, un soldat hurla dans son porte-voix:

Accès interdit, reculez ou nous vous abattrons!

La femme continuait sa course, portant un bébé en bandoulière. Elle franchit la route, puis atteint le trottoir. C'est à ce moment qu'un soldat fait feu. Ce n'était pas un soldat de l'armée régulière, c'est un garde royal, les fameux Gardiens du Sanka, tout de noir vêtus. La foule hurlait, le chaos était total au delà des barricades. Un char se mit en branle, une fois au centre de la chaussée, un homme sortit par la coupole. Seule la moitié supérieur était sortie, c'était visiblement également un membre de la garde royale, il pris un porte voix:

Ecoutez, vous avez une minute chrono pour libérer les rues, après nous feront feu.

La foule continuait à hurler, mais deux choses se passèrent. Des hommes sortirent des véhicules stationnés devant le palais, tous de noir vêtu. Leur armement était lourd, des mitrailleuses, des mines et des grenades. Alors, un de ces soldats ferma le portail du palais. Plusieurs hommes sortirent de ce dernier, mettant en place mitrailleuses et sacs de sable. L'homme juché sur son char leva lentement son porte-voix.

Il vous reste dix secondes.

La foule qui ne tenait plus, mêlait hommes, enfants, femmes et vieillards. La foule commence à hurler laissez nous partir ou encore on en a gros! et soudain, une dizaine de gens franchirent les barrières. Plusieurs soldats font feu et les évadés sont neutralisés. Alors une masse compacte de gens se mit à courir, à hurler plus fort encore. Cette masse s'élança en direction du Palais, dans l'anarchie la plus totale. Ceux qui n'étaient pas au meilleur de leur forme furent écrasés, piétinés. La réaction des forces de l'ordre ne se fit pas attendre.

Feu!

Une cinquantaine de soldats allumèrent les coureurs. Ceux ci ne faisaient pas le poids, d'autant plus que quatre mitrailleuses et trois chars se joignirent au carnage. Deux coups de canons se firent entendre. Les hurlement firent place à des pleurs, nombreux furent ceux à retraiter. L'action durait une minute mais semblait durer une heure. Certains fuyards avaient atteint les grilles du palais, une centaine les franchirent. Courant dans les jardins, il sont pris pour cible par des mitrailleurs postés devant le palais. Quelques Sniper font feu depuis le toit. Aucun de ces candidats à l'exile n'attendra le palais.
Alors que les chars écrasaient les victimes allongées, les transformant en une bouillie rougeâtre, une véhicule blindé aux formes anguleuses (type VAB) arriva. Garé sur le corps d'une femme, il était noir, muni d'une mitrailleuse. Ses larges portes arrières s'ouvrirent, laissant paraître un homme, [url=http://www.casimages.com/i/151118120508375764.jpg.html]Datak Kaoli[/url]. Le "patron" de la TaZaT, une organisation de moines soldats endoctrinés depuis l'enfance qui officiellement n'existe pas.
Vêtu d'un long manteau noir, encapuchonné, nul ne voyait son visage. Il marcha alors vers le blindé de tête, piétinant un homme agonisant. Il monta à son sommet et pris le porte-voix qui s'y trouvait.

Nul ne quitte le pays, nul n'abandonne Irzu. La prochaine fois, pas de survivant.

La foule ne bougeait cependant pas, restant au delà des barricades. Les manifestants étaient cependant beaucoup moins nombreux, la rue était rouge de sang. Alors un homme hurla.

Révolte!

Moins d'un instant plus tard, le patron lui avait logé une balle dans la tête à trente mètres de distance. Silence! hurla l'homme haut perché. La population défiait du regard cet homme en noir qui ne se laissait pas impressionner. L'homme leva alors son pistolet, le braquant sur la foule, qui recula. Lentement, la rue se vida. Personne n'osa alors tenter sa chance. Les soldats enlevèrent les corps, chargés à la hâte dans des camions militaires. Ainsi s'achevait la seconde révolte à l'exil. Entre trois et quatre cent personnes sont portées disparues et un soldat est victime d'un un tir-ami.

(rares) Images de la crise:

[spoiler="des manifestants tentent de passer depuis une ruelle"][quote][url=http://www.casimages.com/i/151205034908460526.jpg.html][img]http://nsa37.casimages.com/img/2015/12/05/151205034908460526.jpg[/img][/url][/quote][/spoiler]

[spoiler="un homme est traine dans les rues"][quote][url=http://www.casimages.com/i/151205034313701040.jpg.html][img]http://nsa38.casimages.com/img/2015/12/05/151205034313701040.jpg[/img][/url][/quote][/spoiler]
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[center]Nouvelles du jour[/center]

Lazak'Tarr avait eu de bonnes nouvelles de la part de ses services secrets. Au pays des casti, un homme avait un rêve: celui d'ériger une société idéale. Si les gens s'entre-tuent, on les en empêchera. Si les commerçants arnaquent, on leur prendra leur commerce. Il voulait SA société idéale. Alors qu'à travers le pays des gens en noir prenaient le contrôle des administrations avec le soutien de l'Armée et des religieux, cet homme fis un discours devant le Palais Royal. Les habitants de Shtako avaient répondu "présent" aux appels des crieurs. Etrangement, la journée n'avait connu aucune attaque. Le quartier des ambassades était désert. Les gens avaient faim, et les hommes en noir placés devant le Palais Royal distribuèrent du pain.

Devant le palais, un estrade allait surélever le Roi, deux chars le flanqueraient, aidés par une imposante garnison posée tout autour. Lazak'Tarr attendait à l'intérieur de palais, il lisait un livre debout comme à son habitude, lorsque vint un homme. Datak Kaoli, le patron de cet obscure ordre religieux implanté dans tout le pays. Kaoli était toujours caché sous un long manteau noir et une immense capuche masquant souvent son visage. Il murmura aux oreilles royales, mais le raisonnement permettait d'en entendre la teneur. "Tout est pret". Lazak fit signe de la tête et avança vers la porte.

C'était une grande porte de bois sculpté. C'était un bois très sombre, sûrement de l'ébène. Il avançait d'un pas sûr, rapide. Sa gestuelle était comme souvent excentrique, claquant des doigts à chaque pas. Il ouvrit les portes et avança. Il était tout de noir vêtu, ses longs cheveux noirs donnaient l'illusion d'une capuche. Il était tout droit, levant les bras au ciel, une fumée blanche était propulsée par des machines au travers des portes. Une lumière blanche y était projeté, faisant apparaître une silhouette noire dans un carré blanc. Il avança de quelques pas et restait immobile. Malgré ses abus autoritaires, il était très populaire à Shtako, et la foule hurlait et applaudissait. C'était la première fois que le Roi s'adressait directement au peuple. Il prit la parole:

Peuple Casti, nous sommes à l'aube d'une ère nouvelle. Notre société toute entière va changer. Selon la Volonté de celle que l'on nomme Irzu, le peuple Casti va aujourd'hui s'éveiller. Je vais garantir à chacun un toit, un emploi, des soins, une éducation pour ses enfants, le salut dans l'Autre Vie.
C'est pourquoi, dès à présent, j'abolis l'exploitation de l'Homme par l'Homme!

La foule se tût aussitôt. Les visages devinrent perplexes, comme s'ils ne comprenaient pas.

L'Administration de la TaZaT se substitue à l'administration princière. Les entreprises passent sous administration de l'Etat. L'Etat détiendra le monopole de l'emploi.

Les plus jeunes étaient les plus heureux, cette volonté de changement, ils la partageaient. Le bourrage de crâne des écoles monastiques (les seules qui existent) était visiblement efficace. On les entendis hurler "vive Lazak". Les anciens avaient un visage blême dans leur majorité.

Des cours d'information seront donnés dans chaque ville pour vous expliquer notre nouveau système de gouvernement. Je fais de la lutte contre l'injustice mon cheval de bataille.

Les jeunes de moins de 25 ans forment 40% de la population, il savait que sa prochaine phrase allait leur plaire.

Irzu nous ordonne de ne plus écouter les anciens, de bâtir notre paradis! Castis, les anciens liens d'allégeances seront rompus!
Notre peuple illuminera le monde, notre voie est juste et Irzu nous accompagne! Rien ne nous arrêtera!

Les jeunes étaient les plus réceptifs, beaucoup d'anciens se voyaient déjà dépossédés. Le discours était retransmis en direct à travers le pays.
Le Roi -dont les rumeurs sur les accès de folie prouvées par ses gesticulations- quitta alors la scène. Il revint aussitôt.


Les sources de nos problèmes sont multiples, les infidèles, les ennemis de l'intérieur, les profiteurs, les menteurs. La terre des Casti est dérobée au peuple par des diables!
Tuez les profiteurs, écrasez les infidèles, pendez les lâches et les traîtres!

Lazak'Tarr était alors en trans, lâchant des charges de postillons à chaque mot. Les jeunes étaient hystériques et commençaient à frapper des adultes présents dans la foule. Le Roi se tenait alors devant son auditoire, il donna l'ordre de diffuser des chants patriotiques. Voilà le signale que tous attendaient pour passer à l'action...

[center]Pendant ce temps là...[/center]

Pendant ce temps là, en de nombreux lieux du pays, les hommes en noir avaient déjà arrêté les princes, des grands propriétaires ou des opposants. Cette force sortie de nulle part s'était visiblement préparée à cela depuis longtemps. Tous arboraient le symbole de la TaZaT, une société secrète (en apparence monastique) dirigée par les plus fanatiques de la Voie d'Irzu. Pendant ce temps là, à travers le pays...

Anya venait de faire la vaisselle, c'était une mère traditionaliste, très pieuse. Toujours habillée de blanc, elle était l'épouse de Kanak, un homme d'affaires malhonnête et brutal. Elle s'inquiétait un peu que son mari n'était pas encore rentré. Louna, sa fille, jouait avec le fils, Naylu, elle aimait lui faire des clés de bras. La soeur aînée, Jahanna, était aussi absente, elle avait disparu. Peut-être était-elle allé lire dans sa chambre. Non, elle arrivait, habillée en noir, tenant son père par les liens qui lui attachaient les mains. L'aînée avec un pistolet, elle avait abandonné ses habits pour un manteau noir. Alors qu'elle forçait sa famille à s’asseoir à table, elle alluma la radio.

On entendit le discours de Lazak'Tarr. Cette enfant agée de 17 ans avait fait quatre ans de monastère à cause de son mauvais comportement. Anya pensa alors que cette expérience avait été une erreur. Elle dit:


-Jahanna, arrête!

-Non mère, répond la fille, l'heure du changement est arrivé.

-Mais tu veux quoi?

-Tuer le profiteur.

Jahanna colla alors l'arme sur la tempe de son père et appuya sur la détente. La cervelle de l'homme vola au travers de la pièce, se répandant partout: évier, table, sol... Mais Jahanna n'était pas la seule à suivre à la lettre les directives. Ash, un homme trentenaire réalisant des pièces de bois dans une fabrique de meubles, n'était pas venu travailler aujourd'hui. Ash avait eu droit à une éducation religieuse, il habitait Dja Eylu une petite maison de bois. S'il n'était pas venu travailler, il était néanmoins là, devant la fabrique mais il n'est pas seul. Deux autres silhouettes accompagnent la sienne, elle sont noires comme la nuit.

Le propriétaire de cette fabrique était un jeune entrepreneur, cheveux longs, bien habillé, très bourgeois et parlant toujours d'un ton suffisant. Caché sous un chapeau fédora, il fermait la petite porte arrière du bâtiment. Lorsqu'il se retourne, il voit trois silhouettes s'approcher, il ne fuit pas, au contraire. Il hurle:


-Qu'est-que vous foutez là? C'est un terrain privé dégagez!

-Monsieur Molok, votre fabrique est saisie et passe sous contrôle gouvernemental. Les clefs?

-Qui êtes vous?

-Donnez nous les clefs.

-Pff, tu rêves. Va plutôt cirer des pompes le clodo.

Alors qu'il se retournait en colère, le jeune homme s'était pris un coup de couteau dans le creux des reins. Sa veste beige devenait ocre, marron. Le craquement de sa moelle raisonnait dans la rue, et les assassins avancèrent vers la petite porte. Elle était cyan, la moitié supérieure était vitrée, de petites vitres entrecroisées de bois. La clef tourne et les hommes entrent. Ils y entrent comme Jaha rentre chez son patron. Il ne l'a pas tué, il lui a simplement montré les papier officiels qu'il a obtenu en moins de dix minutes. Il était, comme des milliers d'autres membres de la TaZaT, habilité à prendre le poste de "directeur" au nom de Lazak'Tarr. Comme le stipulait le document, le propriétaire devait assurer le fonctionnement de l'entreprise après la saisie. Le sabotage est puni de mort.

Anita est écroulée. Avachie sur son canapé, elle boit son huitième whisky. Revenue depuis un mois au pays, après un voyage en Alméra, elle a étudié à l'école polytechnique de Shtako. Elle assiste impuissante à la nationalisation des entreprises casti. Seulement, l'état casti est la propriété personnelle de Lazak'Tarr. Pour elle, ce roi vient d'utiliser le fanatisme religieux et la situation économique catastrophique pour s'approprier le pays. Elle se souvient alors qu'un ami lui avait parlé de ça, quelques jours auparavant. Où est-il? Elle prend son téléphone, compose le numéro, lance l'appel: biiip, biiip. Elle va aller voir s'il va bien.

Dans la rue, les lumières sont éteintes, mis à part des gens en noir, une dizaine, elle ne voit personne. D'ou sortent-ils? Mais... Il y en a un qui ne lui est pas inconnu... Fol! C'est Fol, l'esclave du bijoutier! Elle le connait bien, à chaque fois qu'elle s'achète un bijou, Fol la salue. Elle s'approche:


- Fol! Fol ! Il se passe quoi?

- On nettoie, tu devrais rentrer.

- Mais quoi, ton maître sait que tu es là?

- Il va devenir esclave, je crois.

- Je ne comprends rien...

- La TaZaT me promet de me libérer si je l'aide, alors je l'aide.

- Qui? Ton maître?

- Non, la TaZaT.

Anita tourne la tête, elle voit la boutique du bijoutier ouverte, le patron gesticule devant la porte. L'esclave reprend:

- Le Roi va m'employer pour faire tourner la boutique, je connais le boulot. J'aurais un salaire. Regarde, j'ai les papiers, mais je ne les comprends pas...

Anita regarde alors la feuille, on y voit les armoiries royales, et un texte. Il stipule que Fol bénéficiera du statu de fonctionnaire, la boutique deviendra propriété du Roi. Fol aura droit à un salaire de 650$Rak... Et Fol vend en échange de cela son Na'vi, ou âme, à Irzu. Le papier est signé.

Des anecdotes comme celles ci, dans la nuit du 19 au 20 octobre, il y en a eu des centaines, des milliers. Par sa redistribution des entreprises à de nombreux esclaves, il s'assurait leur soutien. Souvent, ceux ci connaissaient parfaitement le travail à effectuer. Une nouvelle organisation sociale se mettait en marche, incarnée par le Parti-Etat du [url=http://www.casimages.com/i/151207031826977119.jpg.html]Collectif de Casti[/url], faisant des Provinces Unies Casti la propriété privée de la famille Tarr. C'était le commencement, le commencement du Nouvel Ordre d'Irzu.
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[center]Nouvelles du jour[/center]

Un nombre de saisies record:

A travers le pays, le nombre d'entreprises et exploitations saisies ne cesse de croître. La plupart des commerces sont actuellement fermés et on signale de grands troubles en approvisionnement de ces derniers. Bien souvent ce sont les plus grosses exploitations qui sont saisies par l'état, qui place à leur tête les personnes qui y étaient employées en les y employant à son tour. Cette prise en main de l'économie, justifiée par la nécessité de lute contre la pauvreté, une humiliation pour les Casti, vise également à lutter de façon efficace contre la corruption et les réseaux parallèles. Lazak'Tarr a également prévenu: si les nouveaux quotas de production ne sont pas atteints (par les anciens propriétaires devenus employés du Roi notamment) la déportation sera jugée nécessaire.

Réforme administrative:

Le gouvernement a fait part de sa volonté de réformer l'administration, déclarant unilatéralement la fin des provinces autonomes. Des Princes auraient étés vus à vouloir quitter le pays. La plupart des possibles opposants à cette réforme connus sont portés disparus. Cette réforme vise à simplifier l'administration, à la centraliser davantage et à mettre fin aux privilèges injustifiés. Lazak'Tarr a affirmé ce matin vouloir faire des Provinces Unies Casti une théocratie et que les pouvoirs princiers n'y sont nullement mentionnés.

Réforme économique:

La Banque centrale a commencé à émettre une nouvelle monnaie nommée "crédits". Elle sera amenée à être utilisée comme monnaie intérieuse: le Oud devenant la monnaie extérieure (pour le commerce international). Cette monnaie ne serait pas chiffrable, répartie sous forme de bons, chaque bon est personnel: l'état détient à lui seul le droit de les encaisser. C'est une première au Provinces Unies Casti, la nouvelle est accueillie de façon plutôt favorable par la population: si on comprend plus facilement les bénéfices pour les classes populaires, c'est moins le cas pour les commerçants qui s'estiment spoliés, même si pour certains c'est l'assurance de revenus plus régulier et sûrs.

Etat d'urgence déclaré:

Le Roi Lazak'Tarr a déclaré l'état d'urgence "le temps de la transition", ce qui implique couvre-feux, présence militaire renforcée, mesures extraordinaires. Il est interdit jusqu'à nouvel ordre aux étrangers d'entrer sur le territoire (seul le centre-ville de Shtako leur est accessible: ambassades, logements qui leur sont destinés...) afin d'assurer leur sécurité.
Parallèlement, plusieurs brigades de police, composée de recrues de la TaZaT, sont en formation pour des missions de maintient de l'ordre essentiellement.

Religions minoritaires inquiètes:

La confiscation de l'administration par les religieux casti a provoqué une vive inquiétude au sein des populations musulmans, juives ou encore chrétiennes, d'autant plus que les autorités royales ont parlé plusieurs fois déjà d'imposer la religion casti à tous, et de déporter les "incroyants".
Ceci est d'autant plus menaçant que la population à religion casti soutiendrait dans sa majorité cette opération, les relations inter-communautaires ayant, de tous temps, été tendues.
poivronmaudit

Message par poivronmaudit »

[center]Nouvelles du jour[/center]

Les premiers pas vers une économie palatiale:

Bien que niée par le pouvoir, l'économie palatiale se met en place chaque jour davantage au pays des Casti. La constante appropriation des biens privés par la famille Tarr, la famille royale, mêlée à une volonté de mise en place d'un système dont les tickets de rationnement remplacent l'argent (non-applicable à court terme) et à des forces de l'ordre omniprésentes. Très peu d'informations fuitent du palais royal, qui n'a encore fait aucune déclaration.

L'état d'urgence maintenu:

Un très grand nombre de personnes ont disparu à travers le pays en quelques jours. Les forces de l'ordre les soupçonne d'avoir quitté le pays. Le Roi a déclarer maintenir l'interdiction de quitter le territoire et l'état d'urgence pour une durée indéterminée. La construction de plusieurs camps, officiellement "camp de transit", a été remarquée à travers le pays.

Incendie à Shtako:

L'incendie s'est déclaré dans la nuit à Shtako dans une épicerie du centre ville. Heureusement seule l'épicerie a été touchée au on ne déplore aucune victime. Le propriétaire, chrétien, a avoué après deux heures d'interrogatoires être à l'origine du sinistre. La famille a été jugée complice par les militaires qui les ont condamné au bûcher.
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