Colloque...Roumalie et Maok (1)

Sir_Ulric

Message par Sir_Ulric »

[center][f25]Du Zanyane au Makara...[/f25]


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/162375RoiBuJian.png[/img]
«S.S.C.M. Cheng Bu-Jian, suzerain et père de la Roumalie...»

[f25]Le pater familias du Grand-Royaume se voyait contenté par l'apaisement des tensions dans les rangs du corps
diplomatiques zanyanais, et auréolé par la bienséance toujours autant empreinte d'une chaleureuse convivialité.

Le Roumalien, pieux et religieux face à son dieu, ainsi que respectueux vis-à-vis les discernements moraux,
estimait que la chrétienté ne bafouait en rien l'intégrité de son pays, malgré les contradictions dogmatiques
entre les deux cultes.

Après l'abaissement du mécontentement, le Grand-Roi déposa la Bible sur le meuble à sa gauche, tout en
analysant sérieusement ce qu'il pouvait rajouter afin de parfaire l'entrevue. Enfin, Bu-Jian dit aimablement:
«Le guide qui vous accompagna jusqu'ici vous raconta, à ce que j'ai cru entendre, des particularités à ce qui
a trait aux coutumes usuelles de la Roumalie...En ce sens-là, je puis vous dire, Majesté, que nous apparaissons
couramment dans les stéréotypes de ''l'Ancien Monde'', mais permettez-moi de démentir quelques exagérations
manifestes. Mon peuple a bel et bien préservé ses mœurs traditionnelles, mais il ne vit plus au Moyen-Âge et
bénéficie d'une instruction fondamentale dont la gratuité est assurée jusqu'à l'enseignement supérieur, ce, initié
au XIXe siècle, mais la gratuité primaire a été, quant à elle, attribué dès le XVe siècle. Évidemment, entre la
réforme sur l'accès à l'éducation du XVe et celle du XIXe, il y a des différentes notables au fait des réalités de
l'époque...Tôt en notre histoire, l'éducation et l'hygiène publiques ont été les pierres angulaires de la société
roumalienne, ce qui est contraire à l'imaginaire collectif des pays qui ne nous côtoient guère, fabulant sur
l'insalubrité déplorable et l'ignorance globale de la population...En outre, à l'exemple de l'Empire néapolitain
de l'Occident, nous construisîmes des thermes publics et valorisâmes l'apprentissage...
» Une pause s'imposa,
avant que le roi ne poursuive:«Concernant votre culture, avez-vous de tels préjugés ou stéréotypes qui accablent
les vôtres ? Sinon, votre questionnement sur notre perception est louable...Nous voyons individuellement les pays
et leur orientation. Bien sûr, nous favorisons les pays qui partagent des liens philosophiques avec nous, plus que
le régime. Je ne vous camouflerai pas que le sens de l'honneur est souvent garant de nos amitiés diplomatiques,
mais aussi privées.
»[/f25][/center]
Alwine

Message par Alwine »

[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]

Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Le souverain maokorien écouta avec attention son royal homologue lui parler de la Roumalie, mais aussi de la façon dont elle était perçue dans le monde, ainsi que de la façon dont elle-même percevait ce même monde. La vision que le souverain roumalien présenta à propos de son pays intéressa assez Ménélok, de même que le prisme par lequel les roumaliens voyaient les autres pays lui sembla très intéressant. Finalement, quand son interlocuteur se fut tût, et que l’interprète eut fini de transmettre ses paroles, le zanyanais s'accorda quelques instants de réflexions pour formuler sa réponse, meublant ce court silence en buvant une gorgée de thé, avant de finalement reprendre la parole pour répondre.

Sa Majesté Ménélok IV : « Hé bien, je ne peux que comprendre ce que cela fait d'avoir une telle image de par le monde, car le Maok a lui aussi à souffrir, hélas, d'une telle image ! La plupart des gens imaginent que mon Royaume, de par son attachement même aux traditions qui sont les nôtres, par son profond attachement à la religion, par sa longue politique d’isolationnisme sous les règnes des monarques qui m'ont directement précédé sur le trône, ne peut qu'être qu'une contre obscurantiste, plongée dans un Moyen-Âge barbare.

Mais si je ne peux réclamer pour les miens ou pour ma Couronne une histoire ou une culture aussi vaste et anciennes que celles de la Roumalie, nous aussi nous avons un système d'enseignement mis en place depuis le XIXe siècle, et sans cesse amélioré depuis. Certains peinent à croire que nous puissions avoir pourtant des écoles et même des universités, même si, heureusement, d'autres sont plus lucides, et que tous semblent au moins capable d'écouter la vérité quand nous la leur présentons.

De plus, vous auriez peine à croire combien de fois mes représentants, qui sont ici derrière moi, dont dû expliqué que nous n'étions pas des barbares sans cultures, que notre foi n'interdisait pas le progrès ou que si nous refusions leurs « progrès » ce n'était pas par stupidité mais par choix raisonné et raisonnable. »


Ménélok eut un léger sourire un peu doux-amère à cette idée, à la fois amusé par les préjugés des gens avant qu'ils ne rencontrent le Maok, parfois même ceux qui, mis à l'épreuve de relations bien construites, s'étaient révélés de très bons alliés après que l'on eut dissipé certains malentendus, et désolé que d'aucuns puissent, par une simple idée toute faite, se faire une telle idée de son Royaume. Buvant une nouvelle gorgée, et arrivant ainsi au fond de sa tasse, il la reposa puis poursuivit avec un sourire plus apaisé.

Sa Majesté Ménélok IV : « Je ne puis que saluer la sagesse de votre pays qui sait ainsi se lier avec ceux qui sont les plus proches de sa pensée et de ses valeurs. De même le Maok est-il enclin à se rapprocher de ceux qui sont de sa foi, ou qui partagent ses valeurs, ses idées, bien que nous sachions également dépasser ces clivages quand nous rencontrons un peuple qui, sans partager ni notre culture ni nos façons de s'organiser, nous semble malgré tout honorable. »

Le monarque ne savait guère si son interlocuteur avait la même vision de l'honneur que lui, mais il se considérait en tous cas comme un homme d'honneur, de même que son peuple, ne fut-ce que parce que la parole donnée en évoquant le Ciel – et c'était presque toujours le cas au Maok – ne pouvait être bafouée sans bafouer en même temps le Seigneur, ce qui, bien entendu, n'était pas une chose qu'aimait à faire un peuple comme celui du Maok.

Sa Majesté Ménélok IV : « Dites-moi, Majesté, pensez-vous qu'une amitié et une coopération pourrait se nouer entre nos royaumes et nos peuples ? Je vous avoue que je serais personnellement très heureux de tisser de tels liens avec un partenaire aussi fiable et honorable que la Roumalie, qui récemment encore a su montrer tout son courage dans le cadre, par exemple, de la guerre pour libérer les anciens USP, entre autres marques de vertu et de bravoure. »
Sir_Ulric

Message par Sir_Ulric »

[center][f25]Du Zanyane au Makara...[/f25]


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/162375RoiBuJian.png[/img]
«S.S.C.M. Cheng Bu-Jian, suzerain et père de la Roumalie...»

[f25]Tout en analysant les propos de Ménélok, le roi roumalien hocha de la tête en signe d’approbation vis-à-vis les affirmations
de son interlocuteur. En effet, Bu-Jian était d'accord avec le principe que la religiosité d'un peuple avait historiquement suscité
deux réactions complètement inverses, dont celles-ci se décrivaient simplement par deux mots: Répugnance et Révérence.
Souvent, dans les sphères mondaines, le premier de ces deux comportements avait tendance à croître au grand dam du second,
préférant diviniser la toute-puissante Science et mépriser ce qui est perçu comme une vieillerie de l'évolution sociopolitique.

Les profanes du monde proféraient, sans même connaître la pointe de l'iceberg, le terme Moyen-Âge, l'associant à des pensées
péjoratives et à une période que certains historiens appelaient ''l'Âge des Ténèbres'' se référant principalement à la peste noire
et aux idéaux des ''Lumières''. Pourtant, selon les connaissances de Bu-Jian, le Moyen-Âge n'a pas été aussi obscure que la masse
populaire tend à le croire.

Une fois que le roi zanyanais prononça le mot progrès, relativement ambiguë dans les sociétés, le Roumalien acquiesça face au
raisonnement de son homologue, révélant sa communion avec l'idée que ce que certains appelaient progrès n'incarnaient rien de
plus qu'une mutation évolutive n'étant pas fondamentalement positive. Une évolution n'est pas nécessairement un progrès.

Quant au chapitre des valeurs, le Grand-Roi dit:«Bien sûr, nos valeurs communes reflètent un bonis inestimable qui nous sera
à jamais bénéfique, Majesté. Concernant les peuples qui ne partagent pas notre clivage, je pense sincèrement que nous pouvons,
dans une moindre mesure, coopérer courtoisement avec eux sans les accabler d'odieux jugements.
»

Finalement, quand le Zanyanais questionna son hôte, celui-là répondit chaleureusement:«Je suis persuadé que nos pays pourront
ficeler des liens durables, Majesté. Concernant les ex-États-Unis du Pelabssa, nous pensons que créer, pour l'avenir, un État sous
notre tutelle, permettra aux résidents pelabssiens de reconnaître les erreurs qu'ils ont commis et les leçons à saisir pour faire fleurir
un futur respectable, loin des ambitions vantardes de ''Shérif de la Terre''. C'est la raison pour laquelle, présentement, j'ai cautionné
l'épuration de l'ancien État de Josantos afin d'y fonder un État autonome, que j'ai baptisé la Géorgie et qui prendra le titre de République
de Géorgie
, possédant un alignement chrétien. Évidemment, avant que la Géorgie n'élise son premier chancelier, un État militaire joue
le rôle d'un nettoyeur et d'un bâtisseur, recyclant les débris et balayant les vestiges d'une ère de déchéance morale. Heureusement, la
nature a surgie de ses cendres et même les ruines urbaines d'antan ont été investies de végétations...
»

À la vue de la délégation étrangère, le roi roumalien apparaissait enthousiaste de voir naître cet État nouveau, croisement entre âge révolu
et un naissant.[/f25][/center]
Alwine

Message par Alwine »

[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]

Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Cela avait été avec plaisir que Ménélok avait cru comprendre que sa vision sur la modernité était partagé par son interlocuteur, quoique cela ne fut pas véritablement une surprise. Il écouta ensuite avec attention les réponses de son interlocuteur, et fut surpris, positivement bien entendu, pour ses projets pour la portion de territoire des anciens USP qui serait sous la protection de la Roumalie. Difficile d'y redire en même temps, si ce n'était l'organisation républicaine, mais pour le souverain zanyanais la situation se rapprocha immédiatement dans son esprit de celle de l'Agorsa'a, évacuant les éventuels problèmes à ce sujet. Un sourire monta naturellement sur le visage du monarque, ainsi que de ses compagnons, qui, bien que muets jusqu'ici, écoutaient néanmoins avec attention. Et ce fut avec un enthousiasme certain qu'il prit la parole pour répondre à son tour.

Sa Majesté Ménélok IV : « Hé bien, je vous avouerai que je suis surpris, mais bien entendu ravis, de vous entendre déclaré que, sur les ruines de cette contrée si tristement ravagée par la guerre, un état chrétien pourra naître sous la protection de la Roumalie. Si d'aventure le Maok peut apporter quelque secours que ce soit qui soit en son pouvoir pour aider à la reconstruction de cet état chrétien et surtout juste, qui saura, j'en suis persuadé, éviter grâce à votre bienveillante protection de s'égarer dans les errements modernistes et gloutons de son prédécesseur pour se reposer sur des valeurs solides et une religion éclairée.

C'est d'ailleurs une preuve de plus, après votre volonté annoncée d'abolir la peine de mort pour les chrétiens dans le Grand Royaume, du fait que la Roumalie peut être, guidée par vous, un partenaire plus que respectable et bienvenu pour les nations chrétiennes du monde, et avant tout, en ce qui me concerne, pour le Maok. En tous cas, soyez certains de tout notre soutient moral et, si vous en avez besoin, plus concret, pour l'établissement de cet État de Géorgie enfin placé sur le droit et juste chemin. »


Au vu de son sourire, qui, dans la culture maokorienne, était une chose qu'on ne réprimait pas mais au contraire qu'on montrait, précisément pour que les émotions soit aisément visibles, le monarque paraissait sincère, et, de fait, très heureux des annonces qui lui étaient faites. Après une pause de quelques instants, il repris sur le même ton ouvert.

Sa Majesté Ménélok IV : « Si, maintenant que nous nous connaissons mieux, et que nous connaissons mieux nos pays respectifs, vous avez toujours, vous aussi, bonne opinion de moi-même et du Maok, peut-être pourrions-nous, Majesté, convenir de lier entre nos Couronnes des traités de paix, de reconnaissance et autres conditions de cohabitation et de collaboration harmonieuse ? »
Sir_Ulric

Message par Sir_Ulric »

[center][f25]Du Zanyane au Makara...[/f25]


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/162375RoiBuJian.png[/img]
«S.S.C.M. Cheng Bu-Jian, suzerain et père de la Roumalie...»

[f25]«Afin d'être entièrement honnête avec vous, je dirai que les projets politiques ne manquent point à entreprendre en
mon pays...
»,répondit calmement le roi roumalien, après avoir écouté l'enthousiasme de son homologue vis-à-vis
l'abolition de la peine capitale envers ceux qui rendaient un culte auparavant ''répréhensible'' et face à la création
d'un nouvel État au Pelabssa qui s'honorera d'une orientation morale chrétienne.

Après avoir constaté la multitude d'expressions faciales du monarque zanyanais, et sérieusement pris en compte la
pertinence de la demande, le Roumalien acquiesça modestement et dit:«Bien entendu, Majesté. Je vous invite donc
à traiter des affaires qui nous amènent ici. Roi Ménélok le Quatrième, ne m'en veuillez pas, je vous en prie, d'avoir
préalablement rédigé un document préliminaire sur nos contacts diplomatiques futurs...J'eus, avant même que vous
nous fassiez l'insigne honneur de votre présence, ouï-dire de votre positionnement philosophique comparable à celui
du Thorval annabelletin.
» Bu-Jian s'excusa courtoisement, se leva et pris un porte-documents en cuir brun, y extirpa
un dossier et revint finalement s’asseoir:«Voilà ce que je vous suggère, Majesté.», ajouta le jeune monarque en présentant
une feuille aux écrits en mandarin littéraire, fidèlement traduits en maokorien sur une copie, ce, visiblement au trait d'un
stylo-plume:

Traité des accords d'entendement

Chapitre diplomatique:
-Reconnaissance mutuelle
-Échange d'ambassades, permettant la mise en place de relations diplomatiques stables


Chapitre économique:
-La Roumalie et le Maok fixent des droits de douane entre leurs pays à hauteur de 8%


Chapitre militaire:
-Exercices militaires communs réunissant les forces armées respectives


Chapitre culturel:
-Création d'une ligne aérienne reliant Rouziwu et Lokaroum
-Assouplissement réciproque du régime des visas pour les touristes
-Construction d'une Maison de Roumalie à but culturel à Lokaroum
-Construction d'une Maison du Maok à but culturel à Rouziwu
-Échanges estudiantins dans le cadre d'études universitaires et linguistiques

En date du 22/08/2028
Signatures:
S.S.C.M. Cheng Bu-Jian, souverain du Grand-Royaume de Roumalie
''Signataires supplémentaires''[/f25][/center]
Alwine

Message par Alwine »

[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]

Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Ménélok était bien entendu loin d'en vouloir à son homologue et interlocuteur, mais par contre, il fut bel et bien surpris, cela était indéniable. Il jeta un rapide coup d’œil derrière lui à sa Ministre des Affaires Étrangères qui, lisant sa question dans son regard surpris, hocha légèrement la tête en réponse. C'était bel et bien la première fois qu'une telle chose avait lieu dans l'historique, certes encore très récent, des rencontres modernes du Maok, et, de ce qu'il en savait, des rencontres tout court. Néanmoins, la surprise n'était pas forcément mauvaise, loin de là, et ce fut avec un sourire et un hochement que le monarque accepta de lire le traité.

Sa Majesté Ménélok IV : « Soyez certain que, si la chose me surprend, c'est une surprise très positive Majesté, et que je suis flatté de savoir qu'on a de mon pays une image qui le rapproche de la philosophie du Thorval. Je vais lire ceci avec attention. »

Et, en effet, il prit le temps de lire le traité en détail, ne fut-ce que par respect pour son interlocuteur dont les gens avaient prit le temps de le préparer avec soin. Finalement, avec un sourire, il ajouta sa signature en bas de la page, signant « S.M.R. Ménélok IV, Roi de Maok » d'une belle écriture assez soignée, avec le sourire. Il releva ensuite le regard vers son homologue, visiblement très satisfait du déroulement de cet entretient royal.

Sa Majesté Ménélok IV : « Tout ceci me convient parfaitement, Majesté. Y aurait-il, en plus de ceci, des échanges particuliers de types commerciaux que vous voudriez voir instaurés entre nos pays ? Ou bien ne jugez-vous pas cela nécessaire ? »
Sir_Ulric

Message par Sir_Ulric »

[center][f25]Du Zanyane au Makara...[/f25]


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/162375RoiBuJian.png[/img]
«S.S.C.M. Cheng Bu-Jian, suzerain et père de la Roumalie...»

[f25]La délégation zanyanaise, à la succession de l'annonce, se mit à susurrer, puis le roi Ménélok les regarda et
prit, souriant, le document diplomatique. Une lecture lui suffit pour, visiblement, approuver l'acte et démontrer
toute son affection à l'égard des propos du Roumalien. D'ailleurs, se faire comparer à la philosophie du Thorval
combla au plus haut point le Zanyanais couronné, ainsi que son assemblée consultative. Devant les faits, le roi
des Roumaliens essaya de rendre un sourire courtois à son homologue, constatant que vis-à-vis d'une âme issue
du Maok, ça apparaissait totalement naturel de répondre par une expression concordant à sa condition émotionnelle.

Chez les Roumaliens, les sentiments étaient démontrés par la communication verbale, ou par des gestions, rarement
par des expositions faciales. C'est probablement ce genre de comportement qui nourrissait la réputation d'austérité
des habitants de la Roumalie à l'étranger. Pourtant, il suffit de connaître un Roumaliens au-delà des premières bases
pour finalement apprendre qu'ils éprouvent et ressentent autant que les autres humains.

Bu-Jian, après le constat de son équivalent, hocha positivement de la tête afin de répondre à la question, en ajoutant:
«Majesté, nous pourrions, en effet, abordé des sujets d'une nature plus commerciale. En ce sens, nous aimerions savoir
ce que vous proposez, ce qui intéresse les vôtres, car des fournitures, il y en a diverses...Notre soierie a une notoriété
d'excellence de par-delà nos frontières, et nous produisons des meubles que les amateurs ou connaisseurs reconnaissent
comme d'une facture exemplaire, principalement ceux laqués.
»[/f25][/center]
Alwine

Message par Alwine »

[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]

Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Visiblement, l'ambiance continuait d'être au beau fixe entre les deux monarques, comme en témoigna le sourire du souverain roumalien, un sourire qui, semblait-il aux maokoriens, était plus rare dans la culture orientale que dans celle du Maok. Il était vrai que dans le royaume zanyanais, l'expression des sentiments, et particulièrement des sentiments positifs, se faisait de façon toujours très visible, qui avait plus d'une fois marqué certains diplomates étrangers. Une fois que le traité fut signé, le Grand Roi répondit aux interrogations de son invité, ouvrant la voie à de possibles accords commerciaux entre les deux pays.

Sa Majesté Ménélok IV : « Hé bien, Majesté, j'avoue, à ma courte honte, que je ne connais pas aussi bien que je le devrais sans doute les détails de l'artisanat roumalien. Néanmoins, même ainsi m'est parvenu l'écho de la grande qualité de vos artisans. Au Maok également, nous privilégions la qualité, et je suis certain que l'artisanat roumalien ne pourra qu'être apprécié. En dehors de cela, mon Royaume a également la chance de produire de nombreux produits de qualité, comme du cacao, des épices ou encore du café, par exemple. »

Ménélok prit quelques instants pour réfléchir à la question. Il n'était pas un spécialiste de chaque matière, notamment commerciale, mais il était par contre au fait, comme il se devait, des grands besoins de son pays. Après avoir un peu réfléchit, il lui vint une idée qu'il exposa à son royal interlocuteur.

Sa Majesté Ménélok IV : « Plutôt qu'un accord précis sur telle ou telle quantité de telle ou telle matière, et à moins que vous ayez vous-mêmes des besoins précis, j'aimerais vous proposer d'établir un cadre permettant, peut-être via des enclaves commerciales, ou des licences, des échanges entre nos deux pays via nos marchants respectifs. De la sorte, nos gens pourront se charger eux-mêmes de choisir les biens de qualité qu'ils voudront importer dans un sens ou dans l'autre. Je ne doute pas que les produits roumaliens aient du succès au Maok, la soie intéressant, sans doute, certains de mes nobles, entre autres. Qu'en dites-vous ? »

Le souverain ne se chargeait pas souvent de telles négociations, mais il était persuadé que cette façon de faire ne pourrait que favoriser les amitiés entre leurs deux pays, sans savoir toutefois si cela paraîtrait acceptable aux yeux du monarque roumalien.
Sir_Ulric

Message par Sir_Ulric »

[center][f25]Du Zanyane au Makara...[/f25]
«Colloque temporellement désynchronisé»

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/162375RoiBuJian.png[/img]
«S.S.C.M. Cheng Bu-Jian, suzerain et père de la Roumalie...»

[f25]Le monarque restait pleinement ouvert a un principe d'équilibrages des échanges commerciaux
par le biais de ''permissions'' sous adhésion restrictive. Évidemment, entre la délivrance d'une licence
ou une enclave marchande, le roi préférait le permis d’admissibilité. Rien de mieux pour faire fleurir
les mannes financières des participants et les éruditions. Ainsi, le souverain passa de réflexion à
certitude résolue.


«Votre Majesté, chah des vôtres, j'agrée donc entièrement à la délivrance de licences
par nos États respectifs au gré de critères d'adhésion...disons sur la base de ce que vous pourriez
appelé une certification de bonnes mœurs. Une catégorisation de licences pourrait même être envisageable
au vue des spécialités ou besoins des marchands. Y êtes-vous favorable, Majesté ?
»[/f25][/center]
Alwine

Message par Alwine »

[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/d/0/___d9e04b52285a89...4c1cc8a7-4c776c9.jpg[/img]

Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]

Ménélok avait craint un refus de la part de son interlocuteur, car on lui avait souvent dit que la Roumalie était peu ouverte sur l'extérieur. La réponse du Grand Roi, néanmoins, lui ôta tout doute dans le domaine, et ce fut avec un sourire franc et ravis qu'il répondit rapidement.

Sa Majesté Ménélok IV : « J'y suis totalement favorable, Majesté. Un système de licences sera parfais et, j'en suis sûr, servira à la fois le respect des lois et l'enrichissement mutuel de nos deux peuples. J'approuve donc totalement cette idée. »

Le roi zanyanais marqua une pause, alors qu'il réfléchissait rapidement. Il lui semblait que l'ensemble des points importants avaient été abordés, et que la discussion avait été rondement menée. Après avoir mentalement fait le tour des diverses mesures, il repris donc.

Sa Majesté Ménélok IV : « Si vous le voulez bien, je propose de laisser vos scribes ajouter cette close, vu qu'ils ont déjà rédigé le reste du traité. Ensuite, je pense que nous aurons fait le tour de tous les points et que nous pourrons signer ces accords qui établiront l'amitié et les rapports entre nos peuples, qu'en dites-vous, Majesté ? »
Répondre

Retourner vers « Scènes Internationale V3 »