Posté : mar. sept. 29, 2015 4:24 pm
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Le monarque zanyanais écouta avec attention la réponse de son collègue du Vicaskaran, car le sujet religieux était quelque chose d'important pour son peuple et donc, bien entendu, également pour lui. De fait, l'exposé de son invité fut très complet, expliquant les relations entre son royaume et le Saint-Siège, et notamment la pacification qu'il y avait apporté, avec l'aide du Thorval apparemment, ce qui n'étonna guère Ménélok, puis détaillant la Foi en elle-même. Il y avait là quelque chose de ce que ses propres ancêtres avaient pratiqués, avec l'adoration des cours d'eau et des forêts, mais il n'en fit pas commentaire. Pour les maokoriens, ce genre de croyance était bien lointaine, et bien dénuée de sens, alors qu'au Perlian cette foi, plus élaborée, et se donnant des racines plus haute, était visiblement encore très vivace...
Sa Majesté Ménélok IV : « J'espère que vous y avez pris plaisir oui, en tous cas de mon côté, ma curiosité a été largement satisfaite ! Le fait que les chrétiens aient cohabité dans la paix, au moins au niveau des populations, avec les membres de votre propre foi, est un témoignage déjà suffisant à mes yeux du fait qu'elle soit une religion de paix, qui peut continuer de coexister avec la chrétienté. Je ne peux que regretter les heurs qui se sont produits du temps de votre père, mais le fait même qu'après cela la foi chrétienne ait pu croître à nouveau en paix sous votre règne prouve qu'il n'y a pas eu de véritable mouvement de haine dans votre peuple, je pense, et démontre également votre propre ouverture d'esprit. »
En lui-même, bien entendu, Ménélok était convaincu que son vis-à-vis était dans l'erreur, et que son peuple était entraîné dans une fausse direction avec lui... et il supposait que la réciproque devait également être vraie. Néanmoins, et l'histoire que le monarque d'outre-mer venait de raconter le prouvait encore, ce n'était pas par l'intolérance et la confrontation de force que l'on avançait, et le Roi du Zanyane était intimement persuadé que ce ne serait pas par la force qu'on pourrait obtenir des conversions. C'est pourquoi il préférait une ambiance apaisée et sereine, même avec les païens. En son temps, Dieu les ramènerait dans Son troupeau, à l'heure qu'il aurait choisie, et pourvu qu'ils ne deviennent pas violents avec ses frères en religion, Ménélok ne leur voulait assurément aucun mal, ni à ceux du Perlian ni à ceux d'ailleurs.
Sa Majesté Ménélok IV : « Je vous rendrais volontiers la politesse par une telle explication mais le Maok se caractérise, avant tout, par une religion fidèle au christianisme. Tous mes sujets sont chrétiens, et une majorité tiennent du Catholicisme Urbain, même si nous avons aussi une forte minorité orthodoxe, séparée dans sa propre église autocéphale, et une faible minorité protestante, assez éclatée. Nous sommes des tenants des anciennes manières, tels le Thorval et le Viertenstein par exemple mais, comme ces deux pays, nous sommes également ouverts aux relations avec les non-chrétiens. »
Étant donné qu'il savait les liens du Perlian avec le Thorval, comme son invité royal venait de le rappeler, et le Viertenstein, lien ici encore renforcé par une union entre deux membres des deux dynasties, Ménélok ne jugea pas utile d’insister plus en avant, ce disant qu'Hadrian voyait certainement ce qu'il voulait dire. Du reste, tournant une nouvelle fois, le véhicule, qui était sorti de la ville proprement dite, arrivait au Palais Royal.
Sa Majesté Ménélok IV : « Mais voici que nous arrivons ! Nous allons pouvoir aller nous installer, et nous pourrons commencer les discussions « sérieuses », pour reprendre le qualificatif qu'aiment à utiliser mes ministres. »
Tandis qu'il parlait, ils franchirent les grilles délimitant le domaine du Palais proprement dit, des grilles qui étaient l'un des points d'entrée d'un puissant mur d'enceinte, doté de ses propres tours et de son chemin de ronde, qui était prévu, le cas échéant, pour soutenir un assaut. La voiture traversa alors le parc, Ménélok en profitant pour décrire les espèces qui s'y trouvaient. C'était un mélange culturel assez propre au Maok, rappelant quelque chose des parcs royaux almérans, mais reprenant des essences indigènes pleines de couleur et de vie, des arbres rares et vénérables, souvent âgés de plusieurs siècles, et des fleurs diverses, le long du chemin pavé. Le Palais lui-même se trouvait au bout du parc, en haut d'un promontoire rocheux qui dominait l'océan, avec devant lui une sorte de large place pavée avec au milieu une fontaine ancienne, façonnée en argent, représentant des poissons aux yeux d'émeraudes, de la bouche desquels coulait l'eau.
Le Palais proprement dit était un bâtiment de grande taille, aux proportions dignes du Roi qu'il habitait. D'un style tenait à la fois des influences alméranes, et plus précisément alémaniques, et d'éléments purement maokoriens, il s'affichait comme le plus vieille exemple de l'architecture maokorienne « chrétienne », de ce mélange unique des influences venues du nord et des éléments indigènes qui formait le style propre du pays zanyanais, différent autant du style de l'Alméra que de celui rencontré généralement au Zanyane. C'était également autant une forteresse qu'un palais car, malgré une certaine beauté dans ses lignes et ses matériaux, il était très visiblement prévu pour soutenir un siège, particulièrement du côté de la mer, autant qu'on puisse le voir. Devant le palais était rassemblée une double haie d'honneur de soldats en uniformes d'apparats, et c'est au bout de celle-ci que la voiture royale vint se garer.
Une femme-officier vint leur ouvrir la porte, et Ménélok fit signe à son invité de descendre le premier, ce qui était lui faire honneur, pour un maokorien, puisque, à l'ordinaire, c'était le personnage aillant le plus haut rang social qui descendait le premier d'une voiture ou d'un avion, par exemple. Une fois les deux monarques descendus, les soldats se mirent au garde-à-vous pour les saluer, et le Roi de Maok conduisit lui-même le Roi de Perlian jusqu'au Palais, tandis que derrière eux leur voiture repartait, laissant la place à la voiture suivante du convois, puis aux autres, de sorte que finalement tous les dignitaires maokoriens comme perlians aient pu débarquer et, suivant leurs monarques, avancer jusqu'au palais. On passa par le Grand Hall, décoré de façon royale, avec nombre de matériaux indigènes, à commencé par les boiseries, très fournies, mais loin des dorures parfois très appréciées dans certaines cours d'Alméra, puis l'on gagna la grande salle que Ménélok avait fait préparer pour la rencontre.
Il s'agissait d'une belle salle, là encore très belle, dans un style proprement maokorien, sans surcharge de luxe même si elle tenait son rang royale. Elle était dotée d'une grande baie vitrée donnant sur la mer, en contrebas, et meublée essentiellement par une grande table ovale de bois clair, avec au centre de chacun des grands côtés, se faisant face, deux chaises plus ornementées faciles à identifier comme celles prévues pour les Rois. Normalement, la table était assez vaste pour recevoir tout le monde, et, sur invitation du monarque maokorien, chacun pu prendre place. Le Roi de Perlian pourrait ainsi mener la discussion, ou laisser la main à un de ses ministres, selon les usages qui lui convenaient le mieux.
Sa Majesté Ménélok IV : « Hé bien, nous y voici. J'espère que vous avez tous, messieurs et mesdames, faits bon voyage. Si vous voulez un rafraîchissement, n'hésitez pas, nos serviteurs sont là expressément pour cela. »
En effet, plusieurs serviteurs étaient présents, et sur les côtés se trouvaient plusieurs buffets avec diverses boissons, des vins, des jus de fruits frais, de l'eau et d'autres encore. La plupart des maokoriens prirent le temps de demander, d'un geste, à être servit, et Ménélok lui-même se fit servir un jus frais, qu'il aimait boire durant la journée.
Sa Majesté Ménélok IV : « Pour entamer les discussions sérieuses, je propose tout d'abord de poser les bases, à savoir la reconnaissance mutuelle de nos pays, l'échange d'ambassades, les accords de non-agression et de non-ingérence. Voyez-vous quelque chose à ajouter à ces points de base, ou à redire ? Sinon, nous pourrons rapidement passer à la suite. »
Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Le monarque zanyanais écouta avec attention la réponse de son collègue du Vicaskaran, car le sujet religieux était quelque chose d'important pour son peuple et donc, bien entendu, également pour lui. De fait, l'exposé de son invité fut très complet, expliquant les relations entre son royaume et le Saint-Siège, et notamment la pacification qu'il y avait apporté, avec l'aide du Thorval apparemment, ce qui n'étonna guère Ménélok, puis détaillant la Foi en elle-même. Il y avait là quelque chose de ce que ses propres ancêtres avaient pratiqués, avec l'adoration des cours d'eau et des forêts, mais il n'en fit pas commentaire. Pour les maokoriens, ce genre de croyance était bien lointaine, et bien dénuée de sens, alors qu'au Perlian cette foi, plus élaborée, et se donnant des racines plus haute, était visiblement encore très vivace...
Sa Majesté Ménélok IV : « J'espère que vous y avez pris plaisir oui, en tous cas de mon côté, ma curiosité a été largement satisfaite ! Le fait que les chrétiens aient cohabité dans la paix, au moins au niveau des populations, avec les membres de votre propre foi, est un témoignage déjà suffisant à mes yeux du fait qu'elle soit une religion de paix, qui peut continuer de coexister avec la chrétienté. Je ne peux que regretter les heurs qui se sont produits du temps de votre père, mais le fait même qu'après cela la foi chrétienne ait pu croître à nouveau en paix sous votre règne prouve qu'il n'y a pas eu de véritable mouvement de haine dans votre peuple, je pense, et démontre également votre propre ouverture d'esprit. »
En lui-même, bien entendu, Ménélok était convaincu que son vis-à-vis était dans l'erreur, et que son peuple était entraîné dans une fausse direction avec lui... et il supposait que la réciproque devait également être vraie. Néanmoins, et l'histoire que le monarque d'outre-mer venait de raconter le prouvait encore, ce n'était pas par l'intolérance et la confrontation de force que l'on avançait, et le Roi du Zanyane était intimement persuadé que ce ne serait pas par la force qu'on pourrait obtenir des conversions. C'est pourquoi il préférait une ambiance apaisée et sereine, même avec les païens. En son temps, Dieu les ramènerait dans Son troupeau, à l'heure qu'il aurait choisie, et pourvu qu'ils ne deviennent pas violents avec ses frères en religion, Ménélok ne leur voulait assurément aucun mal, ni à ceux du Perlian ni à ceux d'ailleurs.
Sa Majesté Ménélok IV : « Je vous rendrais volontiers la politesse par une telle explication mais le Maok se caractérise, avant tout, par une religion fidèle au christianisme. Tous mes sujets sont chrétiens, et une majorité tiennent du Catholicisme Urbain, même si nous avons aussi une forte minorité orthodoxe, séparée dans sa propre église autocéphale, et une faible minorité protestante, assez éclatée. Nous sommes des tenants des anciennes manières, tels le Thorval et le Viertenstein par exemple mais, comme ces deux pays, nous sommes également ouverts aux relations avec les non-chrétiens. »
Étant donné qu'il savait les liens du Perlian avec le Thorval, comme son invité royal venait de le rappeler, et le Viertenstein, lien ici encore renforcé par une union entre deux membres des deux dynasties, Ménélok ne jugea pas utile d’insister plus en avant, ce disant qu'Hadrian voyait certainement ce qu'il voulait dire. Du reste, tournant une nouvelle fois, le véhicule, qui était sorti de la ville proprement dite, arrivait au Palais Royal.
Sa Majesté Ménélok IV : « Mais voici que nous arrivons ! Nous allons pouvoir aller nous installer, et nous pourrons commencer les discussions « sérieuses », pour reprendre le qualificatif qu'aiment à utiliser mes ministres. »
Tandis qu'il parlait, ils franchirent les grilles délimitant le domaine du Palais proprement dit, des grilles qui étaient l'un des points d'entrée d'un puissant mur d'enceinte, doté de ses propres tours et de son chemin de ronde, qui était prévu, le cas échéant, pour soutenir un assaut. La voiture traversa alors le parc, Ménélok en profitant pour décrire les espèces qui s'y trouvaient. C'était un mélange culturel assez propre au Maok, rappelant quelque chose des parcs royaux almérans, mais reprenant des essences indigènes pleines de couleur et de vie, des arbres rares et vénérables, souvent âgés de plusieurs siècles, et des fleurs diverses, le long du chemin pavé. Le Palais lui-même se trouvait au bout du parc, en haut d'un promontoire rocheux qui dominait l'océan, avec devant lui une sorte de large place pavée avec au milieu une fontaine ancienne, façonnée en argent, représentant des poissons aux yeux d'émeraudes, de la bouche desquels coulait l'eau.
Le Palais proprement dit était un bâtiment de grande taille, aux proportions dignes du Roi qu'il habitait. D'un style tenait à la fois des influences alméranes, et plus précisément alémaniques, et d'éléments purement maokoriens, il s'affichait comme le plus vieille exemple de l'architecture maokorienne « chrétienne », de ce mélange unique des influences venues du nord et des éléments indigènes qui formait le style propre du pays zanyanais, différent autant du style de l'Alméra que de celui rencontré généralement au Zanyane. C'était également autant une forteresse qu'un palais car, malgré une certaine beauté dans ses lignes et ses matériaux, il était très visiblement prévu pour soutenir un siège, particulièrement du côté de la mer, autant qu'on puisse le voir. Devant le palais était rassemblée une double haie d'honneur de soldats en uniformes d'apparats, et c'est au bout de celle-ci que la voiture royale vint se garer.
Une femme-officier vint leur ouvrir la porte, et Ménélok fit signe à son invité de descendre le premier, ce qui était lui faire honneur, pour un maokorien, puisque, à l'ordinaire, c'était le personnage aillant le plus haut rang social qui descendait le premier d'une voiture ou d'un avion, par exemple. Une fois les deux monarques descendus, les soldats se mirent au garde-à-vous pour les saluer, et le Roi de Maok conduisit lui-même le Roi de Perlian jusqu'au Palais, tandis que derrière eux leur voiture repartait, laissant la place à la voiture suivante du convois, puis aux autres, de sorte que finalement tous les dignitaires maokoriens comme perlians aient pu débarquer et, suivant leurs monarques, avancer jusqu'au palais. On passa par le Grand Hall, décoré de façon royale, avec nombre de matériaux indigènes, à commencé par les boiseries, très fournies, mais loin des dorures parfois très appréciées dans certaines cours d'Alméra, puis l'on gagna la grande salle que Ménélok avait fait préparer pour la rencontre.
Il s'agissait d'une belle salle, là encore très belle, dans un style proprement maokorien, sans surcharge de luxe même si elle tenait son rang royale. Elle était dotée d'une grande baie vitrée donnant sur la mer, en contrebas, et meublée essentiellement par une grande table ovale de bois clair, avec au centre de chacun des grands côtés, se faisant face, deux chaises plus ornementées faciles à identifier comme celles prévues pour les Rois. Normalement, la table était assez vaste pour recevoir tout le monde, et, sur invitation du monarque maokorien, chacun pu prendre place. Le Roi de Perlian pourrait ainsi mener la discussion, ou laisser la main à un de ses ministres, selon les usages qui lui convenaient le mieux.
Sa Majesté Ménélok IV : « Hé bien, nous y voici. J'espère que vous avez tous, messieurs et mesdames, faits bon voyage. Si vous voulez un rafraîchissement, n'hésitez pas, nos serviteurs sont là expressément pour cela. »
En effet, plusieurs serviteurs étaient présents, et sur les côtés se trouvaient plusieurs buffets avec diverses boissons, des vins, des jus de fruits frais, de l'eau et d'autres encore. La plupart des maokoriens prirent le temps de demander, d'un geste, à être servit, et Ménélok lui-même se fit servir un jus frais, qu'il aimait boire durant la journée.
Sa Majesté Ménélok IV : « Pour entamer les discussions sérieuses, je propose tout d'abord de poser les bases, à savoir la reconnaissance mutuelle de nos pays, l'échange d'ambassades, les accords de non-agression et de non-ingérence. Voyez-vous quelque chose à ajouter à ces points de base, ou à redire ? Sinon, nous pourrons rapidement passer à la suite. »