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Posté : mer. août 19, 2015 7:26 pm
par Alwine
[center]Le Cri des Forêts :[/center]

[right]Pour une information de qualité et proche de vous, depuis 1987.
Édition du 27 novembre 2027.
[/right]

Deux Fois qui parlent d'une seule voix !

Ce serait une erreur de croire que la diplomatie extérieure du Royaume du Maok, dont nous vous rapportons régulièrement les échos dans ces pages en transmettant les grandes informations fournies par le journal officiel de la Couronne, n'a d'influence qu'au niveau national, dans la capital, ou sur les industries ! Au contraire, nombre de maokoriens se sentent concernés par les décisions prises par le pouvoir royal, conscient que celles-ci peuvent influer profondément sur leurs vies à plus ou moins long terme, et comme toujours intéressés par la politique royale.

Si, globalement, les décisions semblent plutôt bien acceptées, comme souvent au Maok, certaines provoquent des remous. Vous savez bien sûr, chers lecteurs, que ces remous n'ont été ni violents ni armées, car notre beau Royaume, loin des mœurs de certains pays qui se disent « diplomatiques », n'a jamais connu d’insurrection armée depuis que le peuple s'est unis à la Couronne pour jeter à bas l'indigne République que le Malin avait essayé d'installer sur notre terre bien-aimée. Au Maok, la contestation se fait par la parole, ou pour les plus résolut par une pétition officielle adressée à Sa Majesté pour porter le problème à son attention.

La plupart en sont restés au premier stade, mais deux communautés bien précises et bien connues de nos lecteurs ont décidé de franchir le pas, justement en souvenir de cette sombre république que nous venons d'évoquer. Les deux Monastères de la Forêt Rouge ont en effet, ensemble, adressés à Sa Majesté Ménélok IV une pétition signée par tous les moines des deux sites, ainsi que par les deux abbés, qui, tous ensemble, enjoignent Sa Majesté à se méfier des alliances avec les Républiques, qui ont fait tant de mal à notre pays, et particulièrement avec les Républiques lointaines et païennes.

Pour ceux qui ignoreraient tout de l'histoire locale, les Monastères de la Forêt Rouge, ou plus exactement le Monastère Catholique et Urbain de la Forêt Rouge et le Monastère Orthodoxe de la Forêt Rouge, sont deux établissements fondés après la restauration royale, des deux côtés d'un immense champ déboisé transformé en champ de bataille, et qui ensuite fut replanté, lieu de la première grande défaite de la République de Maok. Tous deux avaient vocations premières à accueillir les anciens combattants soucieux de prier pour les âmes de tous les morts et de tous ceux qui avaient tués, dont eux-mêmes. Leurs emplacements proches était le signe de l'union des Catholiques et des Orthodoxes dans cette guerre, et dans la grande famille chrétienne.

Avec le temps, tous deux ont accueillit, chacun dans leur foi, de nombreux anciens combattants vieillissants, ou survivants de cette époque, même civil, qui souhaitaient finir leur vie loin du siècle, et ces communautés ont encore une forte influence sur les plus jeunes qui sont venus, avec les années, renouveler les effectifs des deux Monastères. Les deux abbés sont respectivement un vieux noble catholique emprisonné par la République et un ancien officier orthodoxe, compagnon du Restaurateur sur le champ de bataille.

Il n'est donc guère étonnant que ces communautés, les deux plus grands rassemblements de témoins et de combattants de la guerre civile encore en vie à l'heure actuelle, aient été ceux adressant cette pétition à Sa Majesté. Le Roi a déjà dit qu'il prenait note de leur soucis et s'assurerait de tout faire pour conserver tout ce qui fait le Maok royal et chrétien, sans pour autant le fermer à nouveau au monde. Il leur a également demandé de lui faire confiance pour savoir discerner les partenaires justes et adéquats, quels qu'ils soient, pour s'assurer la paix pour le peuple maokorien.

Nous élèverons donc nos prières, avec les deux Monastères de la Forêt Rouge sans doute, pour que le Christ assiste Sa Majesté dans ses choix et partage avec lui dans une certaine mesure sa capacité à sonder les cœurs des hommes pour y voir la vérité.

Posté : jeu. août 20, 2015 5:23 pm
par Alwine
[center]La Voix du Maok :[/center]

[right]Journal officiel de la monarchie depuis 1962.
Édition du 30 novembre 2027.
[/right]

Les premiers pas de l'ouverture au Zanyane :

Dans notre édition du six de ce mois, nous évoquions déjà l'idée, transmise par une de nos sources au gouvernement royal, que le Royaume de Maok, après les premiers succès que représentent indiscutablement les contacts diplomatiques noués entre lui et divers grands états internationaux, pourrait se montrer plus entreprenant sur la scène diplomatique, et prendre lui-même l'initiative pour nouer des relations avec d'autres états du monde et en premier lieu du continent.

Depuis lors, le succès de notre ouverture diplomatique s'étant confirmé, et des liens aillant pu être établit avec une première nation zanyanaise, la République d'Agorsa'a, la résolution du gouvernement dans ce sens n'a fait que grandir, pour finalement se concrétiser aujourd'hui-même, par les premières initiatives diplomatiques du Royaume de Maok pour nouer des liens constructifs et pacifiques à travers le Zanyane.

La Ministre Royale des Affaires Étrangères, son Excellence madame Malinia Namalik Balioko, a elle-même confirmé ce fait un peu plus tôt dans la journée au près d'un de nos journalistes : le Maok a bel et bien lancé ses premières initiatives du genre. D'après son Excellence toujours, le Royaume souhaite établir des liens par « vague » d'un ou deux contacts, pour bâtir à chaque fois quelque chose de solide et de durable, et a donc commencé en invitant deux nations.

Ces deux nations sont la République d'Androvie, située à la pointe sud de notre continent, et la République d'Aiglantine, qui se trouve sur une île à l'ouest du Zanyane. Le fait qu'il s'agisse de deux républiques ne plaira sans doute pas à certains, mais il faut bien avouer qu'il reste peu de royaumes véritables et actifs au Zanyane, malheureusement, et si nous voulons nouer des liens durables avec le continent, il nous faut faire la paix aussi avec les républiques, qui peuvent aussi être des régimes justes, comme l'Agorsa'a nous l'a démontré.

Il nous faut aussi voir les qualités de ces deux Républiques. L'Androvie, comme l'Agorsa'a, est un état blanc et profondément chrétiens, à défaut d'être catholique, et pratiquant plusieurs courants du protestantismes qui sont, d'après les experts consultés, parfaitement respectables et à respecter, dont un aillant restauré tout le respect du à la Sainte Vierge, ce qui ne peut sans doute que toucher le cœur de beaucoup de maokoriens catholiques et orthodoxes.

L'Aiglantine, bien que païenne, est dotée d'une communauté catholique et prône la tolérance religieuse. De plus, d'après les experts, les principes de la religion de l'Aiglantine sont justes et il s'agit là d'une religion avec laquelle on peut dialoguer. Et, au-delà de la religion, cette nation a déjà fait preuve de valeurs positives récemment, notamment en mettant en place de l'aide pour la Cécopie dévastée par la guerre, et semble, comme nous, rechercher la stabilité du Zanyane.

Dans tous les cas, Madame la Ministre nous a demandé de relayer une nouvelle fois sa parole, jointe à celle de Sa Majesté, que le Maok restera vigilant et établira avec chacun les liens justes en fonction de nos points communs et de nos différences, mais surtout agira pour que le peuple puisse vivre en paix sans pour autant voir son identité menacée. Bref, elle demande de lui faire confiance pour continuer de mener le pays dans son nouveau paysage diplomatique.

Notons également en outre qu'une autre actualité diplomatique est prévue d'ici quelques jours, avec l'arrivée de représentants de la République de Sébaldie à Lokaroum. Nous avons peu d'informations sur cette état républicain situé au Jeekim, mais faisons encore une fois confiance à notre Ministre pour agir au mieux des intérêts de la paix et du peuple maokorien.

Dans nos prières, faisons donc une place pour demander à Dieu d'accorder clairvoyance et sagesse à Madame la Ministre dans ses rencontres diplomatiques futures, afin que le Maok continue de s'intégrer harmonieusement et solidement au concert des nations.

Posté : jeu. août 20, 2015 6:03 pm
par Alwine
[center]Le Regard Pieux :[/center]

[right]Le journal de la Foi, pour les chrétiens, par des chrétiens.
Édition du 30 novembre 2027.
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La Foi soutient la culture :

« Ils font une erreur, ceux qui désunissent la Foi, la culture religieuse, et tout ce qui tourne autour, d'une culture « laïc », « civile » ou « populaire », nous le prouvons une fois encore aujourd'hui. ». Cette phrase, extraite du sermon tenu hier par Monseigneur Kobaï, notre pieu Archevêque, résume à merveille l'esprit des actions récentes de l'Église en cette période de l'Avant, comme souvent avec notre bon Primat, qui a le sens de la formule juste et douce, qui sait toucher au cœur les fidèles, à Lokaroum comme dans tout le Royaume.

En effet, l'Église Catholique, soutenue par l'Église Orthodoxe et certaines églises protestantes, a mis sur pied, depuis le début de cette année, un programme visant à soutenir les initiatives culturelles à travers tout le pays, qui s'est intensifié tout du long du mois qui vient de passer, la plupart des artisans souhaitant avoir fini leur œuvre pour la fête de Noël, alors que les autorités ecclésiastiques, consciente de l'accélération de l'ouverture diplomatique du Royaume, souhaitaient que les travaux avance au mieux pour accueillir d'éventuels visiteurs.

C'est ainsi que, grâce à une aide matérielle mais surtout morale, qui a attiré la bienveillance des Guildes pour ces projets, et parfois l'afflux de volontaires, bon nombre de chantiers, allant de la transformation d'une grange en musé à la mise en valeur de certains éléments déjà existant du patrimoine culturel ou architectural, ont pu voir le jour ou avancer. Ils permettront non seulement de satisfaire de potentiels touristes venus de l'étranger, mais aussi, et le clergé l'a bien souligné, de donner aux maokoriens un lieu où se souvenir de leur passé pour mieux construire leur avenir.

Voilà comment notre pieu Archevêque est venu bénir, hier après-midi, le Musée de l'Art Pré-Colonial de Nanokar, petit village sur la route entre Lokaroum et Mosoaï, où tous les habitants de la localité se sont investis dans cette réalisation. Gageons déjà qu'il attirera sûrement les citadins des deux cités, et peut-être ensuite des touristes venus de l'étranger. Monseigneur Kobaï c'est montré très joyeux lors de l'ouverture du musé, et a félicité les habitants de se montrer fiers de leur histoire et de pouvoir exposer les idoles des anciens sans pour autant retomber dans le paganisme, mais au contraire en constatant la futilité de ces simples objets devant la gloire du Christ.

Parmi les projets les plus chers aux autorités religieuses qui devraient ouvrir bientôt, citons notamment le Musée des Mineurs, à Mosoaï, ainsi que le Monument de la Mémoire situé à l'orée de la Forêt Rouge, ou encore le Musé des Arts Chrétiens de la Côte, à Lokaroum, qui devrait être co-géré par les représentants de l'Archevêque et du Patriarche, assisté de collaborateurs Protestants.

Prions tous pour que ces projets, et tous les autres plus ou moins modestes, permettent aux maokoriens de toujours garder leur identité et leur foi, mais soient aussi autant d'occasions pour les peuples du monde d'apprendre à connaître le Maok.

Posté : sam. août 22, 2015 5:03 pm
par Alwine
[center]Le Regard Pieux :[/center]

[right]Le journal de la Foi, pour les chrétiens, par des chrétiens.
Édition du 6 décembre 2027.
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Dieu entend nos prières !

Nos lecteurs réguliers se souviendront sans doute que, dans notre édition du seize novembre, nous rapportions le voyage de la Sainte Couronne de notre Seigneur le Christ à travers le pieu Royaume de Thorval. Nous faisons également le vœu que Sa Majesté ait la chance insigne de croiser le parcours de cette noble relique lors de son voyage dans le grand royaume chrétien du nord, vœu partagé par nombre de nos concitoyens, et par un plus grand nombre encore après notre article.

Aujourd'hui, nous sommes heureux de vous apprendre que ce souhait, qui se retrouvait dans les prières quotidiennes de bien des maokoriens et maokoriennes à travers tout le pays, va se transformer en réalité. Le Seigneur, entendant nos prières, a dans sa grande générosité décidé de les exaucer, en faisant en sorte que Sa Majesté ait le privilège d'adorer les reliques de Sa Passion.

La nouvelle nous a en effet été transmise par Monseigneur Kobaï, notre bon Archevêque, le visage illuminé de joie et la voix encore pleine d'émerveillement, après que le Roi l'en ait lui-même avertit. Il ne nous a pas donné le lieu et la date exacte de cet événement, pour ne pas rendre caduc les mesures prises au Thorval assurant que le parcours de la Sainte Couronne resterait secret, mais il nous a assuré que cette nouvelle était certaine.

De ce que nous en a dit l'Archevêque, le Royaume du Thorval et sa Très Chrétienne Reine, Annabelle II, ont fait savoir au Maok par l'intermédiaire du Chapelain Royal de cet honneur fait à notre Roi. Est-ce le Christ qui a seul inspiré les gens du Thorval ? Avaient-ils eu écho de la ferveur de notre peuple, rapporté entre ces pages ? Ou bien est-ce là une manifestation de leur prévenance chrétienne ? Qu'importe au fond, car nous ne pouvons que nous réjouir !

Sa Majesté a dit à Monseigneur Kobaï qu'il s'efforcerait de porter la ferveur et les prières de tout son peuple lorsqu'il aurait la chance d'adorer la Sainte Couronne du Christ, dans l'espoir que Sa bienveillance s'étende à tous ses sujets. Il s'est dit également très heureux et immensément honoré de la faveur que faisait par là le Royaume de Thorval au Royaume de Maok, et lui a confié qu'il remercierait Dieu dans ses prières et le prierai aussi de combler de grâce la Reine du Thorval pour la bienveillance chrétienne dont elle fait preuve.

Nous ne pouvons donc nous aussi, chers lecteurs, qu'élever vers le ciel nos remerciement pour cette grâce, et y remercier aussi Annabelle II de Thorval et tout son peuple de partager avec nous cette occasion si spéciale. Nous sommes certains que le peuple du Maok tout entier fera de même, tout comme Monseigneur Kobaï nous a déjà annoncé qu'il le ferait, dans ses prières personnelles et lors de la messe.

Posté : jeu. août 27, 2015 5:49 am
par Alwine
[center]La Voix du Maok :[/center]

[right]Journal officiel de la monarchie depuis 1962.
Édition du 19 décembre 2027.
[/right]

Floraison royale :

Alors que beaucoup dans le monde prétendent que la royauté est une institution désuète, dépassée, parfois même « néfaste », bref que, à l'instar des bouchers républicains de l'histoire maokorienne, ils proclament que les Rois ne sont que des reliques du passé sans valeur, qui alourdissent et ralentissent l'état plus qu'ils ne le servent, et se proposent, en fonction de leur degré « d'humanité », puisque pour eux, souvent, les valeurs de charité et de fraternité sont également dépassées, soit de déchoir les familles royales existantes, soit de les exiler, soit, pour les plus radicaux, et peut-être les plus nombreux, de tout simplement les massacrer, la réalité mondiale se charge, une fois de plus, de pointer leurs erreurs.

Ainsi, ce n'est pas un mais deux royaumes qui ont fait leur entrée dans la cour politique mondiale ces derniers temps, faisant mentir tous les prognostiques des bien-pensants et des auto-proclamés tenants de la « culture mondiale », dont on se demande bien sur quoi est fondée leur légitimité à parler pour le monde ou, comme ils disent parfois, le « monde libre », la monarchie fait preuve de son intérêt et de sa force, en s'étendant ouvertement sur deux nouveaux pays, deux nouveaux royaumes, donc. Par cela, ils prouvent que préserver ou restaurer les Familles Royales est encore un choix d'avenir pour les peuples du monde.

Le premier de ces deux royaumes est le Royaume de Wa, anciennement appelé, selon une volonté datant de l'époque coloniale, le Wapong. C'est par la voix des urnes, de la « démocratie » donc, si chère à bien des régicides, que Son Altesse Zhu Bô Ka a restaurer l'institution royale dans ces terres. À la tête du Parti Monarchiste de Lokfol – une partie du Royaume de Wa, sur laquelle fut instaurée jadis un Royaume, avant que celui-ci, comme trop souvent, ne soit noyé dans une vague soit-disant populaire – il a su gagner le cœur de son peuple par le rappel de la valeur la plus importante, celle de ses traditions, qui prévalent sur une soit-disant « culture mondiale », et en se montrant proche des préoccupations de son peuple, frappé par la famine.

Nous sommes très bien informés sur cette campagne car, et ce n'est pas un secret car plusieurs candidats soutenant la candidature royale l'ont avoué et même proclamé dans leurs discours, Sa Majesté notre Roi a soutenu activement, par l'envoi de moyens et de conseillers pour aider les candidats enthousiastes du Parti Monarchiste, par sa caution morale et ses prières, la restauration de la monarchie dans cette partie du monde. C'est donc avec une grande joie qu'il nous a transmis la nouvelle, et nous a demandé de faire part de cette joie à son peuple. Le Palais nous a aussi confié qu'il prendrait contact au plus tôt avec Son Altesse, dès son couronnement ou peut-être même avant. Comptez sur nous pour vous faire suivre l'évolution de tout cela.

Nous avons moins d'information sur le deuxième Royaume aillant fait récemment parlé de lui sur la scène diplomatique mondiale, mais il semble que là aussi ce soit la montée au pouvoir des royalistes qui ait ouvert à nos relations le Royaume de Tyrance. Cet état, situé entre l'Alméra et le Zanyane, non loin de la Terre Sainte, est dirigé par Sa Majesté Gibère I Constantin, et semble être un état à la longe tradition de catholicisme urbain. Comme nous vous l'avons dit, nous en savons encore peu à part cela, en-dehors des rumeurs mais dès que nous aurons plus d'informations confirmées, nous ne manqueront pas de vous en faire part.

Dans tous les cas, réjouissons-nous pour ces floraisons royales dans le monde, et prions non seulement pour que ces royaumes deviennent des amis et des partenaires du nôtre, unis dans une seule cause royale, mais aussi pour que tous les états du monde, rejoignant les sagesses du Wa et de la Tyrance, ne proclament bientôt le retour de leurs Rois, les mieux à même de guider le peuple, appuyés ou non par les avis d'un parlement ou d'une institution proche.

Posté : dim. août 30, 2015 11:13 am
par Alwine
[center]L'Écho de Mojaro :[/center]

[right]Le premier journal du Maok central !
Édition du 30 décembre 2027.
[/right]

Grande fête religieuse à Mojaro :

Beaucoup parlent de miracle ou, au minimum, d'une grâce spéciale dans la région de Mojaro. En effet, le lundi suivant la célébration de Noël quand, après deux jours chômés du fait que la grande fête de la naissance du Christ tombait cette année un samedi, et était donc suivie du traditionnel jour de repos dominical, consacré à la messe et à la prière, et qui avait bien entendu été animé d'une ferveur toute spéciale, les mineurs de la grande mine d'émeraude de Mojaro, explorant un nouveau filon qui paraissait prometteur, ont fait une découverte spectaculaire.

En effet, ils ont découvert une poche de roches renfermant un nombre d'émeraudes bien plus important que d'ordinaire dans les mines de Mojaro, qui sont d'un rendement assez faible. Mais, bien plus encore, ils ont trouvé dans cette poche une émeraude d'une taille et d'une pureté tout à fait exceptionnelle, particulièrement pour les gisements locaux, qui produisent généralement des pierres de petites tailles.

Une fois ramenée à la surface et nettoyée, la pierre a très vite attiré tous les regards, et le Maître Joaillier Moburo Maldigé, l'artisan le plus reconnu et admiré du Maok pour le travail des pierres précieuses et bien entendu des émeraudes, a été appelé par les autorités de la mine pour livrer son expertise. Il a confirmé les qualités exceptionnelles de la pierre, et a fait part de son admiration pour une telle beauté, parlant lui aussi d'une « grâce très spéciale ».

Le Maître Joaillier a été sollicité dans la foulée par les autorités pour la travailler au sein d'une œuvre en émeraude et argent de qualité, qui sera vraisemblablement offert à un membre de la Famille Royale. Nous n'avons pas encore eu d'informations officiels, mais plusieurs responsables des mines d'émeraudes et d'argent nous ont confirmé qu'ils envisageait sérieusement cette option, permettant à la fois d'éviter les convoitise, de montrer leur respect pour la Couronne et d'offrir une vitrine pour les mineurs et les joailliers de la région, au niveau national et international.

Mais au-delà du sort de cette émeraude, qu'on appel déjà parmi le peuple « la Grâce de Saint-Jean », cette histoire a soulevé un profond élan de piété et de joie populaires. Au lendemain des festivités de Noël, marquant la fin du carême et la naissance de l'Enfant Jésus, on a ainsi déjà parler d'une nouvelle fête pour remercier le Christ et Saint-Jean pour cette découverte exceptionnelle, marque, selon les avis populaires, de la faveur divine pour la piété exemplaire des maokoriens.

C'est ainsi que demain aura lieu une grande fête à Mojaro, célébrant cette découverte, qui a ému toute la région, vivant principalement des activités liés aux mines, soit directement, soit indirectement, par les routes commerciales qui passent dans la région et sont nécessaire pour assurer la subsistance des mineurs qui, par définition, ne peuvent pas cultiver eux-mêmes la terre. Les petites festivités marquant la fin de l'année seront ainsi éclipsée par celles-ci.

Dès le premier janvier, nous vous présenterons les détails de cette fête, à laquelle on annonce notamment la participation des ecclésiastiques locaux, au premier rang desquels Monseigneur Phirok, notre bon évêque.

Prions tous ensemble pour que le Seigneur continue de favoriser aussi bien nos mineurs que le reste de notre population, et pour qu'il comble de bienfaits ses humbles serviteurs que nous sommes au court de cette année nouvelle.

Posté : mar. sept. 01, 2015 5:19 am
par Alwine
[center]La Voix du Maok :[/center]

[right]Journal officiel de la monarchie depuis 1962.
Édition du 1 janvier 2028.
[/right]

Nouvelles royales :

En cette nouvelle année 2028, que la Voix du Maok et toute son équipe vous souhaite pleine, belle et heureuse aussi bien pour vous que pour tous vos proches, dans la paix et l'amour du Christ, les nouvelles mondiales ne se sont pas arrêter d'affluer, bien au contraire, et notamment dans ce qui touche à la royauté, avec deux nouvelles qui paraîtront sans doute importantes pour la plupart de nos lecteurs.

Le premier prend la forme d'une nouvelle victoire à mettre au crédit de la politique d'ouverture maokorienne, qui prouve une fois de plus l'écho qu'elle rencontre à l'international, ainsi que l'attention dans laquelle est maintenant tenu le Maok de part le monde. En effet, le Royaume de Perlian, un vieux royaume établit sur une île au nord-est du Vicaskaran, a récemment prit contact avec nos instances diplomatique pour initier un rapprochement avec le Maok.

Bien entendu, nos autorités diplomatiques, connues maintenant dans le pays pour leur désir de nouer des liens de paix avec tous ceux étant prêts à discuter de façon pacifiée et constructive, ont d'autant plus vite accepter cette demande qu'elle émanait d'un royaume souverain, alors que, aux yeux de beaucoup dans le peuple, le Maok a encore trop peu de relation avec les grandes monarchies de ce monde, comparé à ses contacts avec divers républiques. Un échange d'ambassade a ainsi déjà été acté, et les relations sont officiellement ouvertes.

Mais, nouvelle qui, nous le savons, réjouira bien plus encore le cœur des maokoriens, tout cela va plus loin. En effet, ce ne sera pas un simple dignitaire qui viendra à Lokaroum pour négocier avec notre Ministre des Affaires Étrangères, mais bien le Roi Suprême de Perlian, Hadrian Ier, qui viendra ce cinq janviers, dans quelques jours à peine, rencontrer Sa Majesté Ménélok IV, notre Roi bien-aimé, en notre capitale.

Cette visite royale, la première depuis de très longues années, du fait de l’isolationnisme mais également d'une réalité plus ancienne de faible demande en visite de ce genre sous le protectorat, est de fait une nouveauté pour tous au Maok, même les plus anciens qui se souviennent encore de la noire époque de la République de Maok. L'excitation est déjà grande dans les lieux où la nouvelle s'est répandue par le bouche à oreille, et, nous n'en doutons pas, ce sentiment se communiquera rapidement à d'autres après ce présent article.

Le Palais Royal nous a fait savoir que les choses seraient faites en grand pour cette visite royale, et notamment pour en assurer la sécurité, avec le déploiement de soldats armés. Ceux-ci devraient, d'après nos informations remplir à la fois des fonctions de sécurité et d'apparat, et venir notamment en aide aux policiers royaux dans les rues de la ville, le long du parcours qu'emprunteront Leurs Majestés pour aller de l'aéroport au Palais Royal.

La seconde nouvelle est en un certain sens liée à celle-ci, puisqu'elle concerne également la Famille Royale de Perlian, ainsi qu'une autre lignée bien connue des maokoriens, la Famille Princière de Viertenstein. En effet, hier nos collègues de la presse perliane l'union de Son Altesse le Prince Alexander Pevensie-Thorvaldsen de Perlian et Son Altesse la Princesse Maria-Kristina de Viertenstei, qui furent unis par les liens sacrés du mariage, ainsi, par respect des coutumes du Perlian, que par une religion dans la foi insulaire de cette noble île, cohabitant pacifiquement avec le catholicisme à l'heure actuelle.

Ce mariage, outre la joie que nous pouvons lui souhaiter, en nous unissant dans nos prières à Sa Majesté Ménélok IV qui a très vite envoyé une lettre de félicitation aux deux familles, est un symbole fort d'union entre les monarchies du monde. Pour les maokoriens, il peut aussi être un symbole de la confiance que l'on peut placer dans le Royaume de Perlian, puisque cette union avec le vieil allié qu'est la monarchie du Viertenstein est un signe fort de la confiance que celle-ci accorde au Perlian, confiance que nous pouvons déjà adopter un peu, en écho.

Que nos prières s'élèvent donc non seulement pour souhaiter bonheur et fécondité à ce couple princier, mais aussi pour souhaiter que la visite de Sa Majesté Hadrian Ier de Perlian permette de nouer des liens solides et respectueux entre le Maok et ce noble Royaume d'outre-mer.

Posté : dim. sept. 06, 2015 9:55 am
par Alwine
[center]Maok Première :[/center]

[right]Radio officielle de la monarchie depuis 1967.
Programme du 17 janvier 2028, 10h30.
[/right]

Et après ce cantique magnifiquement interprété par la chorale du village de Makolar, nous passons comme chaque jour à nos nouvelles de dix heures trente.

Nouvelles du monde :

*Notre principal titre aujourd'hui concerne la Sébaldie, république du Jeekim avec laquelle notre Royaume a noué des relations diplomatiques et commerciales à la fin de l'année passée. Ce pays avait déjà fait parler de lui il y a quelques jours, quand on avait appris que plusieurs milliers de maokoriens avaient décidé d'émigrer là-bas, souvent à titre provisoire, dans le but non pas, bien entendu, de fuir notre patrie bien aimée, mais bien de faire œuvre missionnaire là-bas en affermissant la Foi de cet état majoritairement chrétien, mais aussi et surtout en convertissant les parties du pays que ses autorités on laisser tomber dans d'autres religions. De cette œuvre, menée bien entendu non pas par la violence mais par l'exemple, le dialogue et la prêche, nous vous communiqueront les premiers résultats dès qu'ils seront connus.

En attendant, d'autres nouvelles nous sont parvenues de cette lointaine contrée, transmise par notre l'ambassadrice de la Couronne sur place, Madame Tiaka Galur Basog. Il s'agit des résultats d'une enquête publique menée en Sébaldie, visant à connaître l'opinion de sa population sur diverses nations du monde. Pour la première fois, sans doute à cause de nos récents accords, mais aussi de nos compatriotes partis là-bas, le Royaume de Maok figurait dans les propositions de ce sondage, et il commence directement avec un avis très positif, puisque 71% des opinions sont positives, soit près de trois personnes sur quatre ! Il s'agit d'un très bon score dans cette république qui sait visiblement être très critique, à peine un pourcent de moins que la Principauté de Viertenstein.

Bien entendu, l'opinion des autres nations sur le Maok n'est jamais qu'informative, et seule la Lumière du Christ, relayée par les volontés du Roi et du Peuple, doivent guider notre nation, mais ce genre d'information, d'approbation, est toujours bonne à recevoir pour savoir que notre action est bien perçue, et que notre voie est approuvée par tous comme la bonne. Il permettra aussi d'en rassurer certains quand à nos relations avec cette lointaine République dont la piété semble bien pauvre vue du Maok, qui, du moins, se confirme comme un partenaire ouvert. Espérons que cette ouverture laissera entrer l'influence salvatrice de nos émigrants là-bas, qu'ils soient missionnaires ou simples citoyens venus montrer un exemple de leurs valeurs chrétiennes. Pour les résultats complets de ce sondage, nous vous invitons à consulter l'édition de demain de la Voix du Maok.

Nouvelles du Maok :

*Une procession sera organisée demain dans le village de Talark, dans l'ouest du pays, rendant hommage à Saint Prisque, saint patron de l'église locale. Cette procession, qui a lieu chaque année, sera l'occasion pour nombre de chrétiens de la région de se réunir ensemble. Tout de suite, nous vous en disons plus sur cet événement local, très apprécié de la population, qui y voit une occasion de s'unir dans la foi.

[center][...][/center]
Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées. Nous vous laissons avec l'orchestre de Mojaro, qui interprétera un joyeux chant religieux traditionnel du centre du pays, chantés par nos ancêtres dès les premiers temps qui suivirent leur évangélisation, et qui célèbre la joie d'avoir reçu la Bonne Nouvelle. Puisse-t-il inspirer tous les peuples du monde encore plongés dans les ténèbres loin du Christ.

Posté : dim. sept. 06, 2015 5:32 pm
par Alwine
[center]Le Cri des Forêts :[/center]

[right]Pour une information de qualité et proche de vous, depuis 1987.
Édition du 18 janvier 2028.
[/right]

D'odorantes créations en vue dans les métiers du bois :

Un événement a eu lieu hier à Nelarek, avec l'arrivée par voie ferrée des premières livraisons de bois exotiques venus de l'Empire du Kaiyuan, qui s'est avéré être, pour cette première, du bois de santal. Pour ceux qui l'ignoreraient encore, précisions que, suite aux accords conclus entre l'Empire et notre bien-aimé Royaume, le 31 octobre de l'année passée, il a été prévu, entre autres nombreuses mesures, que les deux états échangent deux milles mètres cubes de bois, à savoir mille mètres cubes d'ivoire rose et d'afromosia contre mille mètres cubes d'ébène de première qualité et de bois de santal. En cette nouvelle année qui commence, les premiers fruits de cet accord sont donc arrivés au Maok, qui a déjà, du reste, profité de la saison hivernale pour préparer une partie du bois dû à l'Empire, qui sera envoyé dans les prochains jours, nous dit-on.

Quoi qu'il en soit, si l'ébène est aussi attendu avec plaisir par les divers artisans du bois, particulièrement dans notre région, car on n'a jamais vu au Maok la variété d'ébène venue du Kaiyuan, l'attente était bien plus grande encore envers le bois de santal, que l'on ne connaît pour ainsi dire pas au Maok, sinon par les rumeurs et, bien entendu, par le biais de la Bible, qui nous apprend que le Roi Salomon reçu lui aussi des cargaisons de bois de santal venu de la mer, et qu'il l'utilisa notamment pour créer des balustrades pour le Temple et pour son propre palais, mais aussi pour confectionner des instruments de musique. Ci-après, nous reproduisons l'extrait en question, tiré du Premier Livre des Rois :

« 10.11 Les navires de Hiram, qui apportèrent de l'or d'Ophir, amenèrent aussi d'Ophir une grande quantité de bois de santal et des pierres précieuses.
10.12 Le roi fit avec le bois de santal des balustrades pour la maison de l'Éternel et pour la maison du roi, et des harpes et des luths pour les chantres. Il ne vint plus de ce bois de santal, et on n'en a plus vu jusqu'à ce jour. »

[right]I Rois 10:11-12
Paroles du Seigneur
[/right]

Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'après avoir examiné, mais aussi humé le bois venu de l'Empire du Kaiyuan, c'est que nos divers artisans ont ardemment prié pour ne pas connaître le sort du saint roi de jadis, et de revoir, eux, du bois de santal venu d'au-delà de la mer, car chacun y a vu des potentialités uniques et exotiques pour son art. Comme les artisans des temps bibliques, ils se voient déjà réaliser d'harmonieux instruments de musique, des décorations et des meubles sacrés ou raffinés pour les églises, les bâtiments publiques ou royaux et même les demeures privés, mais aussi, bien entendu, pour réaliser des ornements religieux, et bien d'autres projets encore. Bref, chacun, enthousiaste, a déjà de nombreux projets en tête, et nul doute que, en attendant de revoir les vaisseaux amenant de nouvelles cargaisons de bois, ce qui est déjà présent sera bien utilisé.

Beaucoup voient du reste dans ce premier échange concret et fructueux, avant même les bienfaits en nourriture annoncés par la Couronne pour cette année, et dont on devrait voir les effets très bientôt, une preuve claire et indéniable du bénéfice que le Maok peut tirer de son ouverture au monde extérieur. « Ce n'est qu'un peu de bois », dirons certains, mais son exotisme, la diversité qu'il permettra de donner à notre artisanat, enrichiront notre culture et rendront nos artisans mais aussi toute notre population plus riches de ces nouveaux aspects. En stimulant la création de nouveaux objets, cet apport ne pourra également qu’insuffler toujours plus de dynamisme aux créations maokoriennes. Dans ce sens, le sentiment général est positif dans la région occidentale, pourtant généralement assez fermée aux ouvertures vis-à-vis de l'extérieur.

Certains parmi les plus réticents, et notamment dans les monastères de la région, soulignent que ce bienfait est venu toutefois d'une monarchie étrangère, et non d'une des trop nombreuses – à leur goût – républiques parfois païennes qu'à contacter le Royaume. Tous conviennent néanmoins qu'il faut souligner les aspects positifs de tout ceci, et que cela prouve assurément, si besoin était, que Sa Majesté savait toutes les choses positives que pouvait apporter le commerce avec l'extérieur. Ils sont néanmoins également nombreux, au sein de ceux qui conviennent de ces points positifs, à souligner que le Royaume du Maok doit prendre garde à ne perdre au passage ni son identité ni ses racines, et encore moins ses traditions ou, plus important encore, la ferveur de sa foi. Bref, si ces premiers fruits de l'ouverture ravissent bien des gens dans l'ouest, ils n'en oublient pas pour autant leur méfiance ni leurs racines !

Néanmoins, alors que l'on parlementait fermement mais dans une ambiance bonne enfant entre les différentes Guildes et sections à l'intérieur des Guildes, voir entre artisans, pour savoir qui utiliserait quelle quantité de bois de santal à quelle fin, les professionnels étaient loin de ces idées. Ceux que nos journalistes ont rencontré ne parlaient que des futures œuvres à réalisées. Parmi celles annoncées, nous pouvons déjà signaler plusieurs panneaux d'autel pour les églises de la région aillant besoin de rénovation, plusieurs statues de la Vierge de taille modeste destinées à être envoyée à travers le pays, un Christ sur la Croix et un Christ en Majesté que l'on pense offrir respectivement à la Cathédrale et à la Basilique de Nelarek mais aussi une grande harpe destinée à Son Altesse Royale Mabolania, que l'on sait férue de musique, et plusieurs autres projets qui étaient encore en cours de discussion. Plus tard, quand plus de bois sur le millier de mètres cubes prévu arrivera, on parle de réaliser toutes les poutres d'une future église dans ce bois, mais reste encore à voir si cela se réalisera.

Dans tous les cas, nous élèverons nos prières, et nous invitons nos lecteurs à en faire de même, pour que ce premier gage, certes encore modeste, de réussite des nouveaux échanges ne soit que la première pierre d'un édifice nouveau dédié à l'entente et aux échanges pacifiques entre les peuples, afin que la paix du Christ s'étende sur le Zanyane et à terme sur le monde.

Posté : lun. sept. 07, 2015 5:01 pm
par Alwine
[center]Le Regard Pieux :[/center]

[right]Le journal de la Foi, pour les chrétiens, par des chrétiens.
Édition du 21 janvier 2028.
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Grandes processions de la Sainte Agnès :

En ce jour du vendredi 21 janvier, comme chaque année depuis le temps de la christianisation, plusieurs processions sont organisées, à travers tout le pays, pour la Sainte Agnès. Parfois localement, plus généralement en se rassemblant à l'échelle d'une grande ville régionale ou d'un monastère, les jeunes femmes et les vierges de tous le pays, mais également des couples mariés, quoiqu'en plus petit nombre, réaliseront des processions pieuses, guidées par un groupe de moniales et une statue de Sainte Agnès, accompagnée de son agneau blanc, comme il est traditionnellement de coutume au Maok et en bien d'autres lieux de la chrétienté.

Cette coutume religieuse, bien encrée dans les esprits et dans les mœurs de nombres de maokoriens et surtout de maokoriennes, est né à l'époque où le pays était encore en cours de christianisation, où la Bonne Nouvelle était en train d'être dite à tous les sujets du royaume. Dans plusieurs paroisses de l'est du pays commencèrent alors à s'organiser, pour la fête de Sainte Agnès, patronne de la chasteté, des couples, des filles et des vierges, des processions de jeunes femmes et de jeunes filles chrétiennes, récemment converties à la parole de Jésus-Christ, qui désiraient proclamer tout à la fois leur foi nouvelle mais solide et leur chasteté avant le mariage, comme le demandait l'Église.

Pour certains, cette pratique avait valeur de défis, particulièrement dans la région où la religion tribale promouvait l'usage de prostituées sacrées ou d'autres mœurs libérale, puisqu'on défilait en procession derrière l'image d'une Sainte qui était morte pour avoir refusé aussi bien le mariage injuste que la prostitution dans un lupanar et qui, même menacée, n'avait jamais renoncée à sa foi en ces matières. Pour d'autres, il s'agissait tout simplement de manifester publiquement et pacifiquement sa foi et sa volonté de vivre dans les précepts de la Sainte Église, et non plus dans le pécher qui caractérisait au part avant certaines pratiques que la société.

Au fil du temps, la tradition a germé, s'est étendue sur tout le pays, puis s'est encrée profondément dans l'identité maokorienne. Cette fête, respectée aussi bien par les catholiques que par les orthodoxes, qui fêtent tous deux la Sainte à cette date, mais aussi par la plupart des communautés protestantes, se veut une occasion de tous se rassembler. Aujourd'hui encore, le gros du cortège processionnal est composé de jeunes femmes et de jeunes filles, parfois très jeunes, mais aussi de vierges de tous les âges, mais c'est également ouvert, avec le temps, aux couples mariés, qui célèbrent ainsi la solidité de leur couple unis devant Dieu et la fidélité de leur union sous le regard de Sainte Agnès.

Lorsque la procession s'organise hors de la présence proche d'un monastère féminin, c'est avec joie que des moniales font le déplacement, parfois en petit groupe, mais toujours avec beaucoup de foi, pour diriger la procession, même dans les plus petites localités. Beaucoup toutefois préfèrent se rendre à l'un des grands rassemblements proches, qu'il soit catholique, orthodoxe ou, comme c'est le cas le plus souvent, mixte entre les deux courants, unis sous le regard de la Sainte, pour partager cette occasion avec d'autres. Les familles se rangent souvent en certains endroits de la procession, ou bien l'attendent dans l'église locale, priant pour la pureté des processionnaires.

Souhaitons donc une joyeuse et pieuse fête de Sainte Agnès à toutes et tous les processionnaires dans tout le pays, et prions nous aussi, hommes ou femmes, mariés ou célibataires, pour la pureté de notre Royaume et de ses habitants, même à présent que le Maok s'est ouvert au monde.