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Posté : dim. nov. 01, 2015 11:37 am
par Alwine
Une intégration réussie :

[right]2 Juillet 2028, Île Fotamba, Archipel Mokanga, ouest du Zanyane.[/right]

Plus de deux mois après qu'ait été signé la Charte entre les nobles et les habitants de l'Île Fotamba, d'une part, et le Royaume de Maok, d'autre part, les choses semblaient être au beau fixe entre les habitants originels, les Shulus qui étaient restés en dépit de la fin de la domination de l'Union sur l'île et les maokoriens nouvellement arrivés pour encadrer tout ce petit monde. L'ambiance est bonne entre ces gens qui, peut-être parce qu'ils ont la même couleur de peau et des cultures qui se rapprochent sur bien des points, notamment, entre les Katangalas et les maokoriens au moins, un même respect pour la nature, quoique pas motivé par les mêmes explications religieuses. La tolérance en matière de religion participe également à la bonne ambiance, bien entendu, évitant d'éventuels conflits pour plutôt se concentrer sur l'échange mutuellement profitable entre les deux groupes religieux, qui coexistent en bon entente.

Ainsi, les travaux des moines et savants maokoriens pour fixer les traditions des Katangalas et mettre par écrits leurs mythes et leurs légendes permettent aux nouveaux arrivants de stimuler un intérêt pour les indigènes qui, plutôt que de se sentir méprisés, ont ainsi l'occasion de partager leur sagesse et leur façon de voir les choses. En échange, les hommes et les femmes venus du continent leur parlaient du Christ, bien entendu, mais sans leur imposer leurs croyances. Certains étaient déjà venus une ou deux fois à la messe, par curiosité la plupart du temps, mais, à l'occasion de la Fête de la Nativité de Saint-Jean le Baptiste, la chapelle locale, qui venait tout juste de finir d'être bâtie, avait vu la première conversion d'un jeune indigène qui, le visage illuminé, c'était déclaré sincèrement convaincu par le message du Christ. Il lui reste encore un chemin à parcourir avant d'être officiellement baptisé puis de pouvoir vivre ses communions, mais il fut déjà acceuillit comme un frère par les chrétiens maokoriens ou parfois Shulus déjà présents.

Pour autant, le jeune homme a continué depuis lors sa vie de la même façon, se rendant simplement à la messe certains jours au lieu d’honorer le dieu de la forêt. Sa vie ne semble pas altérée, et il est toujours respectueux de la plupart des rites et traditions anciens, il garde tout son respect pour les choses de l'île, ce qui produit un impact positif au près des indigènes. Les maokoriens ont bien insisté sur le fait que nul ne devait se sentir obliger de se convertir, même si bien entendu tous pouvaient choisir librement de le faire s'ils le voulaient. Même si la conversion générale n'est pas pour tout de suite, loin de là, les tensions religieuses semblent bel et bien être évitées, à l'heure où, en tant d'autres régions du monde, elles semblent au contraire se réveiller, et le fait qu'ici, sur Fotamba, cet écueil puisse être évité, semble beaucoup soulager et contenter les responsables maokoriens, qui peuvent ainsi se concentrer sur la prospérité et le bon climat sur l'île.

La reconversion des infrastructures militaires à démilitariser en infrastructures civiles n'a pas pris longtemps, et fut déjà achevé dans le courant du mois de mai. Depuis, les vaisseaux civils peuvent facilement et librement accoster, et sont venus, d'abord, de Saint-Sévère. Les contacts sont bons entre les deux îles, et des échanges ont déjà eut lieu, les Katangalas étant positivement impressionnés par certains échantillons du travail des verriers qui leur a été transmis depuis l'île voisine, et qui leurs semblent être autant de petites merveilles. De bon cœur, les nouveaux venus leur ont assuré qu'ils leur transmettraient le savoir pour en créer eux-mêmes s'ils le voulaient, mais en leur expliquant qu'il était plus intéressant d'échanger cela avec ce qu'ils produisaient eux-mêmes. Il en va de même pour un autre arrivage encore plus apprécié : les premières caisses de rhum importées directement depuis le Kweku, qui ont très vite trouvé preneur parmi les indigènes, une grande fête étant d'ailleurs organisée pour l'occasion, diminuant au passage grandement les réserves de rhum tout juste constituées, et augmentant l'envie d'échanges équitables avec l'extérieur.

D'ailleurs, des maîtres-artisans de la Confrérie du Bois avaient débarqués à la fin de ce même mois de mai, et avaient commencé à apprendre à de jeunes apprentis volontaires Katangalas à l'art de la sculpture et de l'ébénisterie en général sur bois et particulièrement sur l'ébène indigène de l'île, mais également comment couper tel ou tel arbre sans mettre à mal la forêt et comment créer des pépinières pour pouvoir aussitôt remplanter de nouveaux arbres, créant ainsi un cycle positif. Pour l'heure, en attendant que la première génération de jeunes arbres soit prête, l'activité reste réduite, mais ce n'est pas un mal puisque cela donne une occasion à tous les jeunes volontaires, indigènes, comme déjà mentionnés, mais aussi d'origine Shulu pour quelques-uns, qui choisirent de quitter la vie militaire, et même quelques uns originaires du Maok continental et venu pour vivre une nouvelle vie sur cette île nouvelle, au près d'un peuple nouveau.

L'un dans l'autre, les premiers signes d'une intégration réussie se vont voir, et laissent à espérer que, d'ici quelques années, tous les groupes se soient fondus en un seul et unique : celui des maokoriens de l'Île Fotamba, d'origines divers mais tous unis maintenant dans une même nationalité et un même pays. Des pistes sont d'ailleurs à l'étude pour intégrer plus formellement les Katangalas parmi les peuples maokoriens, et aussi pour intégrer leur langue. D'ailleurs, celle-ci est maintenant bien connue des nouveaux venus et, après une phase de stabilisation, a commencé, en s'appuyant sur les travaux antérieurs des Shulus, à être fixée et mise par écrit. Dans le même temps, on apprend aux indigènes à la fois à écrire leur propre langue, donc, et à parler et écrire le maokorien, présenté comme une langue de communication. En preuve de cela, les nouveaux venus ont fait la preuve de l'utilisation de leur propre langue « tribale », donnant lieu à de grandes scènes d'amusement. La noblesse et les étlites Katangalas ont déjà commencé à maîtriser les bases du maokorien, donnant l'impulsion pour que le reste de la population suive.

Au final, le système éducatif en train d'être mis en place permettra aux indigènes de s'ouvrir sur le monde tout en connaissant mieux et en préservant dans cette ouverture leur propre culture. On annonce que les premières écoles ouvriront d'ailleurs officiellement pour la prochaine rentrée, les bons pères-éducateurs donnant en attendant des classes libres aux enfants comme aux adultes. L'un dans l'autre, l'ambiance semble au beau fixe, et la nourriture et la boisson abondante, ainsi que la sécurité assurée par un protecteur stable et pacifique, participent à la bonne humeurs des Katangalas, des Shulus et des « continentaux », qui semblent décider à construire ensemble un futur plein de promesses pour l'Île Fotamba et toute l'Archipel Mokanga.

Posté : lun. déc. 07, 2015 6:49 am
par Alwine
Une vie épanouie :

[right]19 Octobre 2028, Île Fotamba, Archipel Mokanga ouest du Zanyane.[/right]

Ceux qui suivaient l'évolution du petit monde maokorien, et particulièrement de la partie îlienne de celui-ci, n'auraient sans doute été guère étonnés d'apprendre que sur l'Île Fotamba, les choses se passaient bien. Il fallait dire que le climat était au beau fixe pour le moment dans ce petit monde insulaire, et que jusqu'ici aucun obstacle n'était venu se poser sur le chemin des citoyens maokoriens de ceux-ci, qu'ils soient des colons ou, comme c'était en bonne partie le cas sur cette île-ci, des indigènes maintenant intégrés au royaume zanyanais. Et de fait, c'était bel et bien le cas : sur l'Île Fotamba aussi, les choses se passaient très bien. L'idée des jardins sur les toits était aussi venue jusqu'ici, et si pour l'instant elle laissait encore sceptique la plupart des indigènes, les continentaux, qui viennent originellement du Maok ou des terres Shulu, avaient rapidement adopté le concept, et attiraient maintenant la curiosité intéressée de leurs voisins. Nul doute que si les prochaines récoltes étaient bonnes, l'idée s'étendrait sans doute jusqu'aux indigènes également.

Sur le plan religieux, l'annonce que l'Église Catholique s'était choisie un nouveau chef, qui aurait pu passer relativement inaperçue pour les Katangalas, avait finalement prit un certain intérêt quand on avait expliqué que le chef de cette nouvelle église était noir, et mieux encore, issu du même Maok duquel ils faisaient maintenant partie. Bien entendu, l'homme blanc n'était que peu connu sur Fotamba, son souvenir évoquant parfois l'image de quelques pirates blancs qui avaient par le passé fait relâche sur l'île, entre autres. Mais quand on leur avait expliqué le monde, d'abord, puis l'église catholique, ensuite, la place de ces « blancs », plutôt au sommet de la pyramide, avait clairement ressortit aux yeux des Katangalas. Apprendre que maintenant tous les catholiques du monde, qu'ils soient noirs, blancs ou d'une autre couleur, seraient en quelques sortes « sous les ordres » d'un homme noir les avait beaucoup intéressé, et le fait de savoir qu'un maokorien pouvait se hisser à un tel rang les avait rendu plus fiers de pouvoir maintenant se faire appeler aux aussi maokoriens.

Bien entendu, l'annonce seule ne suffit pas à déclencher une vague de conversion, mais ce fut plutôt l'image globale de la religion chrétienne qui en fut améliorée. Après tout, le Christ vénéré, aux yeux des Katangalas, comme le Dieu des Chrétiens, n'était pas noirs, et cela avait fait naître des réticences chez certains. La confirmation que les noirs étaient bien des égaux dans ce culte, et pouvaient même – toujours selon la vision des indigènes – gouverner celui-ci leur prouvait que c'était une religion qu'ils pouvaient côtoyer sans problème, et qu'il n'y avait pas de raison particulière de la prescrire ou d'en avoir peur, d'autant que les prêtres restaient toujours très ouverts et très intéressés de la culture des Katangalas, de sorte que, quand ils parlaient à ceux-ci du Christ, de Dieu et de l'Église, cela s'apparentait moins à un « abrutissement » qu'à un échange, aux yeux des indigènes, qui se montraient donc plus ouverts.

Au final, les efforts missionnaires n'avaient pour l'instant pas fait de miracles, mais on n'en attendait pas tant au Maok, où on savait qu'une véritable conversion n'était pas quelque chose qui s'imposait de l'extérieur, mais bien quelque chose qui devait éclore et s'encrer au sein du peuple lui-même. Néanmoins, ce n'était pas pour autant que les choses étaient au point mort, et plusieurs conversions avaient déjà suivit la première, parmi le peuple mais aussi parmi les nobles, dont certains, qui avaient plus l'occasion que d'autres d'être en contact avec les continentaux et les prêtres que la plupart des Katangalas, se laissaient peu à peu gagner aux idées religieuses de ceux-ci, enthousiasmés par leur façon de faire vivre la foi. Pourtant, noble ou simple chasseur, aucun ne voyait sa vie chamboulée parce qu'il embrassait la foi chrétienne, du moins sa vie communautaire : ils n'étaient pas changés en démons et ne devaient pas les esclaves des nouveaux venus, contrairement à ce que redoutaient certains, mais continuaient leur vie, investis parfois de valeurs nouvelles et proclamant doucement, sans ostentation, leur nouvelle foi et le bonheur qu'elle leur inspirait.

L'instruction progressait mieux encore, et, avec la rentrée pour ainsi dire « officielle » les choses s'étaient plus encore concrétisées. Ainsi, des écoles avaient ouvert un peu partout, dans chacun des villages des Katangalas. Les classes étaient un peu spéciales, en ce que certaines ne réunissaient bien entendu que des enfants, mais que d'autres mêlaient enfants et adultes, et que d'autres encore étaient réservées à ceux-ci exclusivement. L'un dans l'autre, les pères s'organisaient au mieux pour que chacun puisse avoir accès au savoir, sans bien entendu forcé personne. Mais cette mise à disposition libre du savoir, qui avait permis à certains des adultes qui avaient commencé le plus tôt et étaient les plus habiles en ce domaine de déjà déchiffrer les écritures des nouveaux venus avec la même réussite que ceux-ci.

De même, plusieurs jeunes indigènes s'étaient engagés comme apprentis, notamment dans la sylviculture, qui se développait ici comme sur les autres îles maokoriennes. Là encore, le plaisir des continentaux à partager sans soucis le savoir était un point important et apprécié des indigènes, tout comme ils avaient appréciés, déjà du temps des Shulus, d'être mêlés à la défense de leur terre. Ils sentaient que l'égalité prônée entre eux par les maokoriens n'était pas qu'un vain mot, et cela les aidait également à se considérer eux aussi comme des maokoriens, sur ce plan-là également, tout autant que cela contribuait à l'ambiance positive qui régnait toujours sur l'île.

Posté : ven. févr. 05, 2016 1:54 am
par Alwine
Une année fructueuse :

[right]13 Avril 2029, Île Fotamba, Archipel Mokanga ouest du Zanyane.[/right]

Cela faisait un peu plus d'une année, maintenant, que les Katangalas et les Shulus qui vivaient alors déjà avec eux avaient appelé les autorités maokoriennes de l'Île Saint-Sévère pour se placer sous leur protection. Un peu plus d'un an que le Princesse Mabolania avait abordé les côtes de l'île pour venir entamer le dialogue entre les autorités alors en place et la Couronne de Maok. Un accord qui avait été conclu dans un esprit de bonne entente, esprit qui ne s'était pas démentit depuis lors. Car, de fait, cette première année avait été fructueuse sur bien des points, à commencer par celui des relations, qui était sans doute le plus important. Douze mois plus tôt, les relations étaient certes ouvertes mais encore un peu méfiantes entre les populations indigènes et les nouveaux venus maokoriens. Après une année passée à se côtoyer dans le calme et de façon mutuellement bénéfique, la méfiance c'était en grande partie envolée, en tous cas dans le cœur de la grande majorité des gens, et des amitiés s'étaient tissés.

Fructueuse sur le plan des aménagements, aussi. Après une année, les aménagements de base des Shulus, fortement tournés vers les questions militaires, avaient bien été recyclés. Le port devenu civil de N'Gawa était maintenant de loin plus attractif que le port militaire placé de l'autre côté de l'île, tout comme le port de cabotage de Fotambé et les aménagements aériens, tels que la piste de N'Gawa et l'héliport de Wawa, servaient autant, sinon plus, pour de petits appareils civils que pour des objectifs militaires. Non pas que la défense de l'île soit totalement oubliée, que du contraire, et on y reviendrait, mais l'intégration civile avait pris le pas sur le reste. Plus encore, on commençait à voir les premiers fruits de la présence maokorienne. Les cultures, reprises des Shulus et mieux adaptées, ou nouvellement mises en place, avaient permis de produire plus sans endommager l'île, et l'idée des « jardins sur les toits », ou « jardins à l'aiglanaise », adoptée par un certain nombre de maokoriens présents sur l'île, donnait de bons résultats, ce qui avait poussé certains indigènes à commencer à la tester eux aussi.

Sur le plan sylvicole aussi, les choses se passaient plutôt bien. On avait obtenu de premières pousses tout à fait honorables, notamment pour les arbres dont on tirait le bois d'ébène, et bientôt on pourrait commencer à exploiter respectueusement la forêt sans risquer de lui causer des dommages, grâce à cette technique bien connue des maokoriens du continent, et à laquelle les Katangalas avaient été formés. Si certains s'étaient montrés réticents à cet apprentissage, d'autres au contraire y avaient été très enthousiastes, voyant là un moyen de développer leurs relations avec la forêt qu'ils voyaient comme sacrée. De même, on n'avait pas manqué de volontaire pour l'apprentissage de l'ébénisterie, et certains des jeunes – ou parfois moins jeunes – apprentis Katangalas dans ce domaine, profitant de connaissances antérieures déjà bien développés sur les questions du bois, pourraient sans doute devenir compagnons puis maîtres bien plus vite que ne pouvaient le faire leurs homologues du continent, ce qui ravissait les maîtres qui étaient venus leur transmettre le savoir.

La défense, comme on l'avait déjà mentionnée, n'avait pas été oubliée. Grâce à un système de rotation comparable à celui mis en place dans les autres îles, le port militaire de N'twana accueillait maintenant en permanence un navire de guerre, parfois un simple patrouilleur mais bien plus souvent un vaisseau mieux armé, car la Couronne accordait une grande importance à Fotamba, chargé de protéger l'île des éventuelles menaces extérieures. Bientôt, l'héliport de Wawa, grâce aux infrastructures s’accueille laissées par les Shulus, verrait prendre place plusieurs hélicoptères de combats d'origine rostov, qui compléteront le dispositif défensif de l'île, et assureront la tranquillité des Katangalas. Des Katangalas d'ailleurs bien loin d'être simples spectateurs : la plupart de ceux qui avaient été formés au métier des armes par les Shulus avaient intégré l'Armée Maokorienne, et si quelques-uns avaient choisi d'entrer dans les programmes généraux et étaient parfois en garnison maintenant au Maok continental, d'autres avaient choisi l'option leur permettant de rester protéger leur île, et certains avaient été sélectionnés pour être former au pilotage d'hélicoptère quand ceux prévus pour Fotamba y seraient arrivés.

Sur le plan des relations religieuses enfin, les choses continuaient de se passer harmonieusement. Les gens de Dieu du Maok étaient maintenant bien acceptés des indigènes, sans doute parce qu'ils ne cherchaient pas à les convertir de force, mais au contraire venaient désireux d'apprendre d'eux et d'offrir du savoir en échange. Ainsi, les écoles de Fotamba étaient toujours bien fréquentées, et nombre d'adultes connaissaient maintenant les rudiments de la lecture et de l'écriture. On avait grandement avancé sur la mise par écrit du Katangala et sur les dictionnaires portant sur cette langue, et tandis que nombre de continentaux apprenaient cette langue, les indigènes de leur côté maîtrisaient souvent des rudiments de maokorien moderne ou d'alémanique. Parallèlement, les conversions continuaient à un rythme très lent chez les Katangalas. Il y avait maintenant une petite communauté de chrétiens chez les indigènes, qui vivaient harmonieusement avec ceux qui ne faisaient pas le même choix. Il n'y avait pas de rupture entre chrétiens et païens, tous portant le même respect à la forêt et à la nature en général, et les chrétiens n'ayant pas rompus avec les leurs, pas plus qu'ils ne cherchaient à promouvoir de force la conversion, au contraire, laissant chacun libre de son choix.

Les choses étaient donc paisibles du Fotamba, où la communauté toute entière prospérait doucement, mais sûrement. La première année d'intégration de l'île au Royaume de Maok avait été fructueuse, et on priait tranquillement, qui le Christ, qui le Dieu Katanga, pour que les prochaines années soient tout aussi fructueuses et surtout, tout aussi paisibles.

Posté : jeu. mai 05, 2016 1:56 pm
par Alwine
Sécurité aérienne et nouvelle année :

[right]14 janvier 2030, Île Fotamba, Archipel Mokanga, ouest du Zanyane.[/right]

En plus d'une demi-année, les choses avaient certes évoluées sur l'Île Fotamba, mais en même temps on pouvait aussi dire que rien n'avait véritablement changé. En effet, l'esprit, l'âme qui semblait habiter l'île, si l'on pouvait dire, n'avaient pas changé : l'heure était toujours à la bonne entente entre toutes les composantes de la population de l'île, qu'il s'agisse des Katangalas, premiers habitants de l'île, des Shulus encore présents, qui avaient été les premiers à entrer en contact suivit avec eux, ou de ceux qui étaient venus de Maok continental suite à l'appel des deux premiers, recherchant la protection de la Couronne Maokorienne. Cette protection avait été trouvée, bien entendu, et bien plus encore. Aujourd'hui plus que jamais, les habitants se sentaient certes en sécurité mais aussi, et peut-être même surtout, ils avaient trouvé, pour certains conservés, une paix et une ambiance positive qui, étendues à toute l'île, contribuait largement au bonheur de ses habitants, quelque soit leur origine.

La sécurité, donc, si elle n'était pas forcément l'alpha et l'oméga du bien être de la population, était néanmoins un besoin important. C'était ainsi qu'on avait accueillit avec beaucoup de bonne humeur les hélicoptères de combats – sept, pour être précis – qui, promis par la Couronne dès qu'ils auraient été livrés par la Rostovie, étaient en effet arrivés dans de très bons délais sur l'île. Les hangars laissés par l'Union Shulu sur le site de l'Héliport de Wawa avaient depuis longtemps été reconditionnés, remis en état ou parfois agrandis, permettant sans soucis de loger les appareils. À dire vrai, ils étaient attendus depuis longtemps, les livraisons rostovs ayant quelque peu tardé par rapport aux délais prévus, mais on ne s'était guère attardé sur ce détail. Au contraire, les hélicoptères avaient rapidement pu trouver leur place, et tout ce qui attendait pour leur arrivée s'était joyeusement mis en action.

C'était ainsi que les premières patrouilles avaient été effectués, volant pour certaines jusqu'à Saint-Sévère, également placé dans la « sphère » de protection de l'Héliport de Wawa, solution choisie par les autorités maokoriennes pour éviter de multiplier inutilement les bases – de même, au sud, les trois îles maokoriennes avaient également été groupées en un seul groupe de défense avec une base unique, sur le même mode de fonctionnement. Tout c'est bien passé pour les pilotes maokoriens, spécialement préparés pour piloter ces hélicoptères et s'étant entraînés, au Maok, sur les hélicoptères ouest-alméran déjà possédés par l'armée de l'air royale. On compte également dans le groupe des pilotes un militaire Shulu qui a choisi de resté et a trouvé sa place, pleinement intégré, parmi l'armée maokorienne.

Néanmoins, les choses ne sont bien entendu pas destinées à s'arrêter là et, déjà, quelques recrues prometteuses parmi les soldats Katangalas ont commencé à être formés au pilotage des hélicoptères, réalisant pour certains un rêve entretenus depuis que les premiers appareils shulus avaient fait leur apparition dans les cieux de l'île, trois ans au part avant. Déjà parfaitement formés sur le plan théorique, en attendant les hélicoptères, les jeunes pilotes ont pu se familiariser avec les commandes et s'essayer à quelques essais sous la surveillance des pilotes expérimentés, qui ont repris les commandes au moindre soucis. Il reste bien sûr encore du travail à ces volontaires pour réussir à maîtriser parfaitement ce monde nouveau pour eux, mais ils y sont initiés avec la même ouverture que toute nouvelle recrue maokorienne sur le continent, consacrant une nouvelle fois l'intégration des habitants originaux de Fotamba au sein du peuple maokorien.

Le militaire, bien sûr, n'a pas été le seul axe à se développer pendant ces quelques mois. Ainsi, les premiers actes de sylviculture active, avec la coupe de certains arbres d'ébènes, remplacés par de jeunes plans robustes issus des serres à partir de semences de Fotamba, ont pu être réalisés, et les premiers objets en ébène de Fotamba totalement respectueux de la forêt ont ainsi pu être exécutés par les maîtres-artisans maokoriens et leurs apprentis katangalas, dont certains avancent à grand pas vers le compagnonnage. Si certains objets avaient bien entendu pu être réalisés dans ce bois, suite à des ramassages effectués par les indigènes, ce moment n'en a pas moins été symboliquement très fort, et surveillé par les anciens et les chefs katangalas, qui tous n'ont rien trouvé à redire dans ce cycle, qui a semblé également, aux yeux des païens de l'île, être validé par leur Dieu sylvestre, qui, loin de faire savoir sont déplaisir, a plutôt assuré de bonnes conditions et, dans leurs rites, a envoyé des signes positifs, des coutumes dont les chrétiens, maokoriens ou nouvellement convertis, ont respectés l'originalité, quoique soulagés de leur résultat.

Au final, la preuve que le Maok tient bel et bien ses promesses, en protégeant l'île et en respectant en toutes choses, même militaires, les mêmes droits pour les katangalas que pour les continentaux, en partageant un moyen de profiter de façon responsable des ressources de la forêt de leur Dieu et en respectant leurs croyances et leur foi en ce même Dieu, sans chercher ni à dénigrer celui-ci ni à imposer leur propre religion par la force, bref, entre cela et bien d'autres choses, en tant la parole donnée par les officiers maokoriens et le Prince Baluak, tout cela est sans doute le meilleur vecteur de l'intégration des katangalas, qui semblent satisfaits de faire partie de ce nouveau royaume... qui respecte aussi ses promesses sur leur législation sur l'alcool, permettant, d'ailleurs, de belles fêtes pour célébrer tout cela !

Posté : lun. juil. 04, 2016 10:25 pm
par Alwine
Deux années d'intégration réussie :

[right]13 juillet 2030, Île Fotamba, Archipel Mokanga, ouest du Zanyane.[/right]

En avril, les différents habitants de l'Île Fotamba avaient fêté un anniversaire bien particulier : celui des deux ans du premier contact des indigènes et des premiers continentaux qui étaient venus au près d'eux avec les autorités maokoriennes, ce fameux jours où les autorités nouvelles et anciennes de l'île s'étaient entendues pour demander la protection du Royaume de Maok, dans le but de se protéger de tous les dangers que pouvaient receler les eaux internationales, à l'heure où la puissance continentale qui les avait sorti de leur isolement ne semblait plus vraiment à même de leur apporter la paix et la sécurité. Ils l'avaient fait certes avec un peu d'appréhension, avec une mince réserve, mais les contacts avaient tout de suite été bons, profitant de l'esprit ouvert des deux parties. Du côté maokorien, il fallait bien avouer que la surprise avait été au rendez-vous, à l'heure où les domaines maokoriens d'outre-mer se résumaient encore à une seule et unique île – Saint-Sévère, donc – et où les autorités de ladite île voyaient plutôt Fotamba comme une menace potentiel que comme un potentiel territoire futur !

Et pourtant, deux ans plus tard, on ne pouvait que dire que si les débuts avaient été surprenant, pour les uns comme pour les autres, le résultat, au final, avait été à la hauteur des attentes des uns comme les autres. Si cela aurait sans doute été encore un peu trop optimiste de postuler que les Katangalas étaient vraiment devenus des « maokoriens comme les autres », en tous cas on ne pouvait pas nier non plus qu'ils s'en rapprochaient fortement, s'intégrant toujours plus d'année en année à la structure du Royaume zanyanais. Maintenant, le maokorien et l'alémanique étaient enseignés dans les écoles de l'île, de même que le katangala, qui avait également trouvé sa place dans certaines écoles du continent, de même que les autres langues des différents peuples qui avaient fusionné pour créer le Maok moderne tel qu'il était aujourd'hui. Les écoles, d'ailleurs, étaient maintenant bien fréquentées par les locaux, qui étaient ravis de pouvoir partager les savoirs que détenaient les nouveaux venus, lesquels, d'ailleurs, n'avaient pas non plus manqué de s'intéresser à leurs propres savoirs.

Sur le plan religieux, l'Île Fotamba comptait maintenant sa communauté chrétienne, composée majoritairement de continentaux mais aussi d'un petit groupe de convertis katangalas, qui vivaient en paix avec leurs traditions tout en croyant sincèrement à la vérité de Jésus-Christ partagée par les pères maokoriens. Néanmoins, ces hommes et femmes n'avaient pas rompu avec leurs communautés, que du contraire, ils continuaient de s'y appliquer, de respecter la forêt comme les animaux, bref, d'être de véritables Katangalas. D'ailleurs, le gros de la communauté avait une vision bienveillante du christianisme, qui n'avait pas cherché à s'imposer mais dont les prêtres, au contraire, semblaient toujours heureux d'en apprendre plus sur la culture Katangala et sur leur religion, leurs légendes et leurs mœurs. Alors que certains pirates leur avaient laissé croire en un « christianisme conquérant », ils en avaient découvert un bien différents, et même la minorité hostile aux nouvelles croyances apportées d'au-delà de la mer devaient reconnaître qu'elles ne semblaient pas réellement être un danger.

Au final, il faisait bon vivre sur l'Île Fotamba, au moins autant sinon plus que sur les autres îles maokoriennes, qu'il s'agit de la toute proche Île Saint-Sévère ou des îles groupées plus au sud. Les locaux comme les nouveaux venus avaient bâtis ensemble une vie harmonieuse et, grâce à l'art de la sylviculture importé du Maok, la forêt pouvait maintenant être justement exploitée dans le respect même des croyances Katangalas, qui se trouvaient préservées tout en permettant aux enfants de l'île de pouvoir mieux encore profiter de ses bienfaits. Grâce aux infrastructures héritées des premiers protecteurs, l'île était parfaitement « fonctionnelle » y compris sur le plan extérieur, même si toutefois il y avait moins de passage qu'à Saint-Sévère, par exemple, l'île préférant garder sa tranquillité, même si elle faisait toujours bon accueil aux visiteurs qui venaient de façon ouverte, se sentant bien protégés, tout comme les autres îles maokoriennes à l'ouest du Zanyane. Et ainsi, après deux années et trois mois d'intégration fructueuse, l'Île Fotamba était prête à voguer sereinement vers un troisième anniversaire au sein du Royaume de Maok...

Posté : ven. oct. 28, 2016 6:58 pm
par Alwine
[center]Le Chant des Îles :[/center]

[right]Toutes les informations des îles maokoriennes, pour les insulaires, par les insulaires !
Édition du 24 juin 2030.
[/right]

Chroniques du prince Fomabal, chapitre premier :

Nous publions aujourd'hui, sur proposition d'un de nos lecteurs, monsieur Bonomba Forulé, citoyen maokorien originaire de l'Île Fotamba, une chronique écrite par lui-même et racontant son périple hors de son île natale en compagnie du prince de sa tribu, Fomabal, qui le recruta comme guide après qu'il soit revenu de deux ans d'enseignement au Maok continental. Le récit sera découpé en plusieurs volets et proposé à nos lecteurs comme un aimable feuilleton littéraire.

Tout a commencé quand je suis revenu du continent, après mes études. Notre prince Fomabal m'a très vite fait appelé, pour connaître mes impressions sur l'outre-mer et sur ce royaume qui est maintenant le nôtre. Si son père notre roi Fomargal a accepté de grand cœur de faire hommage au Roi Ménélok, et que moi-même je me considère aujourd'hui, après avoir vécu avec les maokoriens du continent, comme pleinement maokorien moi-même, notre prince n'a pas eut la même réaction. J'ai vite compris que Fomabal était tout à la fois très intrigué par l'outre-mer et très méfiant également envers ce qu'il percevait comme un risque de destruction de notre culture : il l'avait craint avec les Shulus, il le craignait encore avec les maokoriens. Pour lui, la différence entre les uns et les autres n'était guère évidente.

Pour tout dire, je n'ai rien arrangé quand je lui ai appris que j'étais devenu chrétien pendant mon voyage sur le continent. Notre prince Fomabal n'a jamais ouvert son cœur quand les pères lui ont présenté le Seigneur Jésus-Christ-Sauveur, il n'a jamais laissé les graines de la foi s'enraciner en lui : il n'est pas mauvais, mais pour lui renoncer au vieilles croyances sur le prince de la forêt est contraire à l'identité Fotamba : ce n'est pas qu'il soit un terrain aride pour la parole d'amour, mais la Bonne Nouvelle ne s'enracine pas en lui. Il n'approuve pas que la tribu fréquente les prêtres, et je pense qu'il n'a pas été ravis quand je lui ai dit mon expérience vis-à-vis de Jésus-Christ-Sauveur. Il ne m'a pas laissé finir de lui expliquer tout ce que cela voulait dire, et je n'ai pas insisté. Mais il a posé beaucoup d'autres questions.

J'ai eu du mal à répondre à beaucoup de ses questions, soit que ce qu'il me demandait n'avait jamais effleuré ma propre curiosité, soit que je n'en ai pas trouvé les réponses, mais il se montra satisfait et critique quand je lui parlais des différentes grandes religions, et du fait que les uns et les autres n'étaient pas d'accord sur la façon de vénérer le Seigneur-Dieu-Père. Pour lui, c'était la preuve que la vérité des gens de l'outre-mer n'était pas meilleure que la vérité des gens de notre île, et que le christianisme – même si cela me peine de l'écrire, fut-ce en son nom – n'était qu'un point de vue religieux comme nos ancêtres l'avait toujours proclamé du temps où ils ne faisaient que commercer avec l'extérieur, avant que les Shulus n'entrent dans le jeu.

Néanmoins, là où l'intérêt de notre prince Fomabal s'alluma vraiment, je pense, c'est quand je lui parlais de l'île d'Aiglantine, que j'ai visité en revenant de la partie continentale de notre royaume. Si tôt que j'eus expliqué le peu que je savais de ce pays, où je ne suis resté que deux jours, il me pressa de nombreuses questions de toutes sortes. Je ne comprenais que mal, à cette époque, ce qui avait enfanté un tel intérêt, d'autant que je ne pouvais que mal y répondre, mais cela n'empêcha pas, au final, Fomabal de prendre sa décision : il irait lui-même voir l'Aiglantine, et moi, je lui servirais de guide. Il utilisa pour me le demander la vieille formule par laquelle un chef ou un fils de chef demande à son éclaireur de le guider dans les tréfonds de la forêt, et je ne pu refuser. Ainsi commença mon voyage bien imprévu avec le prince Fomabal, en direction donc de l'Aiglantine, qu'il brûlait de visiter pour des raisons que je comprenais toujours aussi peu...

Posté : lun. oct. 31, 2016 7:07 pm
par Alwine
[center]Le Chant des Îles :[/center]

[right]Toutes les informations des îles maokoriennes, pour les insulaires, par les insulaires !
Édition du 29 juin 2030.
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Chroniques du prince Fomabal, chapitre second :

Nous publions aujourd'hui, sur proposition d'un de nos lecteurs, monsieur Bonomba Forulé, citoyen maokorien originaire de l'Île Fotamba, une chronique écrite par lui-même et racontant son périple hors de son île natale en compagnie du prince de sa tribu, Fomabal, qui le recruta comme guide après qu'il soit revenu de deux ans d'enseignement au Maok continental. Le récit sera découpé en plusieurs volets et proposé à nos lecteurs comme un aimable feuilleton littéraire.

Voyager jusqu'en Aiglantine fut déjà toute une aventure, car notre prince Fomabal n'avait jamais eut confiance dans les grands vaisseaux « des étrangers d'outre-mer », comme il le dit lui-même, ni jadis quand seuls quelques pirates visitaient parfois notre île, ni quand les Shulus vinrent sur leurs vaisseaux de guerre, ni aujourd'hui avec les vaisseaux du royaume et de nos alliés. S'il a déjà prit la mer, ce fut sur des embarcations traditionnelles, pour des parties de pêches, jamais donc sur les grands vaisseaux qui nous transportent facilement d'une île à l'autre. Il dû toutefois bien se rendre à mes arguments que cela serait plus facile et plus sûr pour gagner la vaste île d'Aiglantine que de nous risquer imprudemment sur la mer dans une embarcation traditionnel – à cela et au fait que puisqu'il m'avait choisi comme guide, il devait bien me laisser déterminer ce qui était le mieux pour notre voyage commun.

Je choisi donc un vaisseau marchand maokorien, qui, ayant contourné la pointe sud du Zanyane avant de ravitailler les îles maokoriennes du sud, avait fait escale au Kweku puis à Saint-Sévère et enfin chez nous, et qui devait ensuite remonter vers l'Aiglantine avant de continuer à l'est vers le Bardaran pour poursuivre son tour du continent jusqu'à revenir à son point de départ. Je me suis dit que cela ferait une meilleure impression à notre prince Fomabal que d'embarquer sur un navire de guerre, où nous aurions pourtant sûrement pu obtenir une place en raison de son rang, ou même sur un navire d'un autre pays, dont je n'aurais pas été sûr. Je savais que les marchands de notre royaume étaient amicaux, les passagers généralement réservés et, en bref, qu'il y avait donc peu de chance pour qu'un incident quelconque et lieux.

Hélas, je comptais sans les pirates, des flibustiers qui sévissaient en haute mer, bien moins redoutables et plus désespérés que jadis. Mais notre vaisseau était escorté par un patrouilleur maokorien, et si jadis les pirates de la région auraient pu représentés une menace, aujourd'hui, privés de leurs bases continentales par la fin de la guerre civile là-bas, traqués par les fiémançais et les diverses alliances anti-pirates dans la région, leurs assauts n'avaient plus la même force : le patrouilleur les repoussa avec brio, ce qui eut le mérite de tirer un sourire à notre prince Fomabal. Néanmoins, je savais qu'il faudrait bien plus encore pour le convaincre de toutes les choses positives que notre royaume avait à apporter à l'Île de Fotamba toute entière.

En dehors de cet incident militaire, donc, le voyage se passa sans réels problèmes, à mon vif soulagement. Notre prince Fomabal ne se mêla pas volontiers au reste des passagers, restant encore très méfiant, mais pour ma part je conversais souvent avec eux. Comme je l'espérais, cela attira l'attention du prince, qui me demanda plusieurs fois de lui rapporter les détails d'une conversation et une fois même sembla sympathiser avec un des passagers, un voyageur qui parlait notre langue, visiblement un curieux qui voulait mieux connaître notre île comme beaucoup d'autres. La démarche sembla plaire au prince, qui fut quelque peu désappointé que sa nouvelle connaissance n'ait elle aussi jamais vu la mystérieuse Aiglantine, et ne puisse le renseigner sur elle. Plus nous nous rapprochions, et plus je me demandais ce qu'il espérait y trouver.