Posté : lun. avr. 13, 2015 4:54 pm
[justify]Il était très facile de comprendre les réactions du Contact Culturien, avec ses mimiques faciales. Ce dernier s'étalait, s'étalait, s'étalait encore. Par inadvertance, l'un des délégués Oustriens bailla aux corneilles, avant de se faire rappeler à l'ordre d'un coup de coupe et d'un regard condescendant de Daganovitch, pour lui faire comprendre qu'il y avait du respect à avoir pour ses hôtes. Ce dernier croisa les bras et quand l'envoyé Culturien eut fini, embraya le pas.
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428828797-v-d.jpg[/img]
Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple[/center]
VOLODIA DAGANOVITCH | « Veuillez pardonner mes collaborateurs, ils n'ont pas l'habitude de recevoir tant d'informations en si peu de temps. Tout ce que vous dîtes est enregistré par nos soin et bien évidemment, sera examiné lors de la prochaine session de notre Conseil des Délégués du Peuple. Car comme vous vous en doutez, il y a énormément de choses qui ont été dîtes et qui devrons être discuté pour qu'une décision finale puisse être prise. Je trouve personnellement très intéressante votre expérience politique, bien qu'elle sous sépare sur les côtés technocratiques, ou encore sur la mutualisation, qui reste pour nous une étape primitive, sans vouloir vous offenser, de gestion collective et sociale des moyens de productions, des services publics, des banques ou des assurances. Il y a de ça de très nombreuses années, l'un des fondateurs de la Fédération avait décidé de créer une banque mutualisé, qu'il avait nommé la 'Banque Mutuel Populaire'. Son expérience s'est très vite transformé en déconfiture quand il s'est aperçu que les travailleurs n'avaient que peu d'intérêts pour cette Banque, mais que cette dernière a très vite fait faillite car elle ne pouvait pas tout le temps se permettre de faire des crédit à 0% d'intérêts... Mais comme vous l'avez déjà souligné, ceci fait partie de nos histoires et nos expériences sociales communes. Je n'emploie pas le mot de culture volontairement, car ce qui est culturelle ne devient plus politique, or nous pensons que c'est une erreur idéologique de raisonné de la sorte.
Je vais être franc et aller droit au but : Vous vous doutez sans doute que cette visite de votre part, après notre adhésion à l'Internationale Communiste, fait grincer des dents des citoyens de notre Fédération, mais également d'autres pays proches ou membre. Notre position est complexe, car nous ne voulons pas être antagoniste avec toutes les régimes qui ne sont pas socialistes et/ou communistes, mais nous devons avoir un esprit de fidélité envers les nations qui se rapprochent de nous, combattent pour un intérêt idéologique comment. Vous avez longuement expliqué que les luttes idéologiques étaient morte, qu'il s'agissait désormais d'un simple 'jeu'...»
Daganovitch décroisa les bras, posant ses coudes sur la table et fixa le Contact Culturien un petit instant sans rien dire.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Mais c'est un luxe dont nous ne pouvons pas jouir. Nous ne pouvons pas nous permettre de concevoir nos relations antagoniques sur la base d'un jeu, quand il y a dans notre nation des cellules contre-révolutionnaires, des saboteurs et des assassins de notre peuple. Nous ne pouvons pas concevoir nos relations antagoniques sur la base d'un jeu, quand des nations en oppriment d'autres, quand un peuple ose en opprimer un autre et que ce dernier se réfugie derrière la civilisation, la démocratie ou n'importe quel autre enfumage idéologique. Peut-être que vous avez le luxe de considérer qu'il faut avoir du respect et du 'fair-play' pour reprendre vos mots avec tout le monde, mais nous ne le pouvons pas. L'on cherche et l'on cherchera encore à nous détruire. Nous devrons nous défendre, nous devrons utiliser tout les moyens nécessaires. Quand j'ai officialisé mon premier mandat, j'ai été très clair là dessus et je ne pourrai pas démordre de ma ligne de conduite : Il y a le camp du peuple, de la justice sociale et du progressisme. De l'autre côté, il y a la réaction féodale, aristocratique ou réactionnaire. La barricade cher Citoyen Culturien, n'a malheureusement pas trois côtés. Nous avons choisi notre camp et tout ce qui doit en découler, suite à cette prise de position. Peut-être penserez vous que nous sommes étroit d'esprit, que nous sommes binaire, mais nous ne pouvons nous permettre de ne pas être vigilant, quand dans la pièce d'a côté, peut se tramer la contre-révolution. Nous sommes désolé de ne pas être d'accord sur ce point là et nous savons que vous êtes suffisamment intelligent pour le comprendre. »
Une fois terminé, il reprit l'ensemble de ses feuilles pour balayer du regard ce qu'il avait marqué, retrouvant son sourire pour détendre l'atmosphère.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Désolé pour ce ton un peu dur, je me laisse emporter par une sorte de romantisme révolutionnaire parfois. Je ne suis pas politicien de formation, j'ai passé ma vie à militer ici, dans ce syndicat. Ma spécialité, était de faire débrayer les camionneurs pour qu'ils se mettent en grève. Vous pouvez comprendre pourquoi est-ce que j'ai cette manière de tout de suite partir dans de grandes envolées, ou à me montrer grave quand il s'agit de défendre les intérêts de... ma classe sociale. Mais passons, cela n'est enfin de compte, qu'un tout petit détail qui n'entache en rien, la sympathie que je vous porte, à vous et à votre système politique et économique. Nous vivons une époque particulière, qui exige des prises de positions particulières. Nous voulons sortir de l'ossification dont font preuves certaines régimes politiques, qu'ils soient de notre camp ou pas. Nous ne devons pas voir derrière chaque personne qui se présente ici, comme un adversaire. C'est pour cela que nous considérons votre présence ici comme chaleureuse et encore plus, comme une possibilité d'entente cordiale entre des nations qui peuvent et doivent coopérer pour ne pas laisser le monde dans un état de méfiance continuel. Sachez dors et déjà que, vous serez toujours le bienvenue au sein de la Fédération.»
Il se ressert un nouveau verre d'eau, avant de le reposer sur la table.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Sur quoi voudriez vous embrayer désormais ? Les questions d'ordre pratique ayant été traité de façon successive, je propose que l'on passe rapidement au volet scientifique et culturel, qui est le dernier point vs à vis duquel nous aurions encore à nous pencher. De manière préliminaire, sachez qu'il n'existe pas chez nous quelque chose qui ressemblerait à du 'réalisme socialiste', mais que nous condamnons l'art pour l'art, c'est à dire l'art contemporain qui est une forme avancée de décomposition d'une partie de la petite-bourgeoisie artistique, qui cherche à trouver un nouveau créneau pour montrer toute sa 'vitalité' ou sa 'créativité'. Il est évident que sur ce point, nous nous devons malgré tout de maximiser l'expression culturel et artistique, notamment en favorisant tout ce qui touche au chant, au théâtre, à la littérature. C'est une autre manière de pouvoir rallier les masses à la construction de la Fédération, notamment en leur permettant de se montrer créatif et de permettre un épanouissement tant individuel que collectif, dans la réalisation d'œuvres. Nous avons lancé un projet pour abriter une nouvelle école par exemple, entre différents architectes. La compétition n'est pas le but recherché, mais une façon de pouvoir mettre l'esprit créatif au centre de notre système, de nos valeurs. Peut-être est-ce l'humanisme... En tout cas, ce n'est pas de la sorte que nous le définissons, mais c'est sans doute de cette façon que vous devez l'interpréter. »[/justify]
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428828797-v-d.jpg[/img]
Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple[/center]
VOLODIA DAGANOVITCH | « Veuillez pardonner mes collaborateurs, ils n'ont pas l'habitude de recevoir tant d'informations en si peu de temps. Tout ce que vous dîtes est enregistré par nos soin et bien évidemment, sera examiné lors de la prochaine session de notre Conseil des Délégués du Peuple. Car comme vous vous en doutez, il y a énormément de choses qui ont été dîtes et qui devrons être discuté pour qu'une décision finale puisse être prise. Je trouve personnellement très intéressante votre expérience politique, bien qu'elle sous sépare sur les côtés technocratiques, ou encore sur la mutualisation, qui reste pour nous une étape primitive, sans vouloir vous offenser, de gestion collective et sociale des moyens de productions, des services publics, des banques ou des assurances. Il y a de ça de très nombreuses années, l'un des fondateurs de la Fédération avait décidé de créer une banque mutualisé, qu'il avait nommé la 'Banque Mutuel Populaire'. Son expérience s'est très vite transformé en déconfiture quand il s'est aperçu que les travailleurs n'avaient que peu d'intérêts pour cette Banque, mais que cette dernière a très vite fait faillite car elle ne pouvait pas tout le temps se permettre de faire des crédit à 0% d'intérêts... Mais comme vous l'avez déjà souligné, ceci fait partie de nos histoires et nos expériences sociales communes. Je n'emploie pas le mot de culture volontairement, car ce qui est culturelle ne devient plus politique, or nous pensons que c'est une erreur idéologique de raisonné de la sorte.
Je vais être franc et aller droit au but : Vous vous doutez sans doute que cette visite de votre part, après notre adhésion à l'Internationale Communiste, fait grincer des dents des citoyens de notre Fédération, mais également d'autres pays proches ou membre. Notre position est complexe, car nous ne voulons pas être antagoniste avec toutes les régimes qui ne sont pas socialistes et/ou communistes, mais nous devons avoir un esprit de fidélité envers les nations qui se rapprochent de nous, combattent pour un intérêt idéologique comment. Vous avez longuement expliqué que les luttes idéologiques étaient morte, qu'il s'agissait désormais d'un simple 'jeu'...»
Daganovitch décroisa les bras, posant ses coudes sur la table et fixa le Contact Culturien un petit instant sans rien dire.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Mais c'est un luxe dont nous ne pouvons pas jouir. Nous ne pouvons pas nous permettre de concevoir nos relations antagoniques sur la base d'un jeu, quand il y a dans notre nation des cellules contre-révolutionnaires, des saboteurs et des assassins de notre peuple. Nous ne pouvons pas concevoir nos relations antagoniques sur la base d'un jeu, quand des nations en oppriment d'autres, quand un peuple ose en opprimer un autre et que ce dernier se réfugie derrière la civilisation, la démocratie ou n'importe quel autre enfumage idéologique. Peut-être que vous avez le luxe de considérer qu'il faut avoir du respect et du 'fair-play' pour reprendre vos mots avec tout le monde, mais nous ne le pouvons pas. L'on cherche et l'on cherchera encore à nous détruire. Nous devrons nous défendre, nous devrons utiliser tout les moyens nécessaires. Quand j'ai officialisé mon premier mandat, j'ai été très clair là dessus et je ne pourrai pas démordre de ma ligne de conduite : Il y a le camp du peuple, de la justice sociale et du progressisme. De l'autre côté, il y a la réaction féodale, aristocratique ou réactionnaire. La barricade cher Citoyen Culturien, n'a malheureusement pas trois côtés. Nous avons choisi notre camp et tout ce qui doit en découler, suite à cette prise de position. Peut-être penserez vous que nous sommes étroit d'esprit, que nous sommes binaire, mais nous ne pouvons nous permettre de ne pas être vigilant, quand dans la pièce d'a côté, peut se tramer la contre-révolution. Nous sommes désolé de ne pas être d'accord sur ce point là et nous savons que vous êtes suffisamment intelligent pour le comprendre. »
Une fois terminé, il reprit l'ensemble de ses feuilles pour balayer du regard ce qu'il avait marqué, retrouvant son sourire pour détendre l'atmosphère.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Désolé pour ce ton un peu dur, je me laisse emporter par une sorte de romantisme révolutionnaire parfois. Je ne suis pas politicien de formation, j'ai passé ma vie à militer ici, dans ce syndicat. Ma spécialité, était de faire débrayer les camionneurs pour qu'ils se mettent en grève. Vous pouvez comprendre pourquoi est-ce que j'ai cette manière de tout de suite partir dans de grandes envolées, ou à me montrer grave quand il s'agit de défendre les intérêts de... ma classe sociale. Mais passons, cela n'est enfin de compte, qu'un tout petit détail qui n'entache en rien, la sympathie que je vous porte, à vous et à votre système politique et économique. Nous vivons une époque particulière, qui exige des prises de positions particulières. Nous voulons sortir de l'ossification dont font preuves certaines régimes politiques, qu'ils soient de notre camp ou pas. Nous ne devons pas voir derrière chaque personne qui se présente ici, comme un adversaire. C'est pour cela que nous considérons votre présence ici comme chaleureuse et encore plus, comme une possibilité d'entente cordiale entre des nations qui peuvent et doivent coopérer pour ne pas laisser le monde dans un état de méfiance continuel. Sachez dors et déjà que, vous serez toujours le bienvenue au sein de la Fédération.»
Il se ressert un nouveau verre d'eau, avant de le reposer sur la table.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Sur quoi voudriez vous embrayer désormais ? Les questions d'ordre pratique ayant été traité de façon successive, je propose que l'on passe rapidement au volet scientifique et culturel, qui est le dernier point vs à vis duquel nous aurions encore à nous pencher. De manière préliminaire, sachez qu'il n'existe pas chez nous quelque chose qui ressemblerait à du 'réalisme socialiste', mais que nous condamnons l'art pour l'art, c'est à dire l'art contemporain qui est une forme avancée de décomposition d'une partie de la petite-bourgeoisie artistique, qui cherche à trouver un nouveau créneau pour montrer toute sa 'vitalité' ou sa 'créativité'. Il est évident que sur ce point, nous nous devons malgré tout de maximiser l'expression culturel et artistique, notamment en favorisant tout ce qui touche au chant, au théâtre, à la littérature. C'est une autre manière de pouvoir rallier les masses à la construction de la Fédération, notamment en leur permettant de se montrer créatif et de permettre un épanouissement tant individuel que collectif, dans la réalisation d'œuvres. Nous avons lancé un projet pour abriter une nouvelle école par exemple, entre différents architectes. La compétition n'est pas le but recherché, mais une façon de pouvoir mettre l'esprit créatif au centre de notre système, de nos valeurs. Peut-être est-ce l'humanisme... En tout cas, ce n'est pas de la sorte que nous le définissons, mais c'est sans doute de cette façon que vous devez l'interpréter. »[/justify]