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Posté : jeu. avr. 07, 2016 8:15 pm
par Sébaldie
[center]Querelles dynastiques
Deux dynasties en concurrence pour un trône royal sébalde imaginaire

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/979913Neerlan.png[/img][img]http://img11.hostingpics.net/pics/486563Slavic.png[/img]
Provinces plutôt proches de la dynastie néerlandophone (Van Althuis) / Provinces plutôt proches de la dynastie slave (Maksimov)
En foncé : les provinces les plus attachées à la dynastie dont il est question
En clair : les provinces attachées de manière plus négligeable à la dynastie dont il est question
En blanc : la province soutient la dynastie rivale ou n'a aucune préférence (Novacan)[/center]
        • [justify]Indépendante depuis 1815, la Sébaldie a pris la forme d’une république avec à sa tête un président initialement dépourvu de pouvoirs, sinon celui d’assurer la continuité de l’Etat. Auparavant, le monarque remplissait ce rôle. Mais la rivalité entre la famille néerlandophone et la famille slavique a eu raison de la monarchie. Ce conflit, sobrement intitulé par les historiens « Grande querelle dynastique », illustre bien la complexité ethnique d’une Sébaldie qui a toujours recherché son identité.

          AUX ORIGINES DU CONFLIT, LES INVASIONS SLAVES. Les prémices de la Sébaldie actuelle remontent au XIIe siècle, à l’époque des grandes excursions maritimes organisées par le [url=http://www.simpolitique.com/laagland-f380.html]Royaume du Laagland[/url] qui voit dans cette terre du Jeekim, nourrie par un bras de mer encerclant l’actuelle Île de Centralia, le terreau idéal pour y établir un comptoir commercial. Au moment de leur installation, les colons laaglandais éloignent de la mer les autochtones présents – qui pratiquaient une certaine forme de druidisme - exilés dans les terres plus au nord. Si la Sébaldie garde très peu de ses vestiges de son patrimoine druidique et celtique (contrairement à des Etats comme la Schenkennie ou la Carnutie) on retrouve néanmoins quelques mégalithes au Nord. De nombreux laaglandais n’ont finalement pas fait le chemin du retour, se plaisant sur ces terres au climat beaucoup plus doux que dans la mère patrie. Bien que la Sébaldie possède peu de ressources naturelles, les colons ont des ambitions pour la nouvelle terre qui permet, grâce à ses vastes étendues de plaines, l’élevage massif de bovins et caprins. Ce bétail donne le suif, qui lui-même donnera son nom à l’actuelle Sébaldie : « suif » vient du latin « sebalis ». Littéralement, la Sébaldie est la terre du suif. Mais revenons à nos moutons. Fiers de leur découverte, les colons laaglandais importent leur langue – le néerlandais – et leurs valeurs. Ces fervents chrétiens font de la Sébaldie une terre catholique, avec à leur tête une branche assez éloignée de la famille royale laaglandaise en froid avec cette dernière : la maison Van Althuis est née. De la terre druidique, la Sébaldie devient une monarchie catholique assez paisible. Elle règnera pendant près de cinq siècles. En effet, au XVIIe siècle, les puissances de l’Alméra orientale – slaves et orthodoxes – viennent envahir le Jeekim et une Sébaldie qui avait déjà perdu de sa superbe et de son unité. La réforme protestante a divisé la chrétienté sébalde en deux camps particulièrement hostiles équivalents (une proportion que l’on retrouve encore un peu au Laagland puisque catholiques et protestants représentent respectivement 42 % et 30 % de la population). L’arrivée des slaves, en provenance de l’actuelle Rostovie et de ses voisins fera de l’orthodoxie la troisième grande confession chrétienne en Sébaldie. L’invasion est violente : les néerlandophones sont massacrés et on assiste littéralement à un remplacement de la population. Les patronymes néerlandophones tendent à se raréfier au profit de patronymes slaves, dont le plus noble est Maksimov ; une famille désireuse d’instaurer une monarchie slavique en Sébaldie, sous l’égide du Saint-Empire orthodoxe. Du XVIIe siècle jusqu’en 1813, année où éclate la révolution d’indépendance, la Sébaldie est donc gouverné par un monarque slave. La question se pose du régime à adopter : les familles Van Althuis et Maksimov tentent d’obtenir les faveurs des révolutionnaires indépendantistes. Cette « Grande Querelle dynastique » durera presque deux ans. Les révolutionnaires trancheront cette question en 1815 : ce sera une république, pour « tourner la page », en écrire une nouvelle et inscrire la Sébaldie dans « le progrès ».

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/514650presidentSebastiaanVanAlthuis.jpg[/img]
          Sebastiaan Van Althuis
          Héritier au trône hypothétique néerlandophone
          Président de la République Sébalde (2023-2028)[/center]

          SEBASTIAAN VAN ALTHUIS, L’HERITIER NEERLANDOPHONE. Le trône néerlandophone reconnaît un regain de popularité, à la faveur de son héritier hypothétique, [url=http://www.simpolitique.com/post265878.html#p265878]Sebastiaan Van Althuis[/url]. La tâche n’est guère aisée dans un pays qui s’est largement « dénéerlandisé », surtout en raison des politiques des gouvernements nationalistes des années 2010. Son prédécesseur, qui n’est autre que son père - Maximiliaan Van Althuis – était tributaire d’une bien plus mauvaise réputation. Ce personnage provocateur et sulfureux a trouvé la mort dans un accident de voiture en 2020, laissant à Sebastiaan ce trône toujours hypothétique auquel Maximiliaan n’accordait qu’une modeste importance. Sebastiaan prend, lui, son rôle de potentiel roi bien plus au sérieux. Philanthrope dans l’âme, il est très apprécié des Sébaldes et c’est la raison pour laquelle les libéraux tentent de l’approcher à cette date en vue des élections parlementaires de 2023. Le pari est réussi : avec 15 députés, le mouvement politique qu’il préside de facto – Renaissance néerlandophone – s’il se défend d’être monarchiste s’impose comme un allié gouvernemental. À défaut d’obtenir le trône, il se voit octroyer la Présidence honorifique de la République Sébalde, devenue un régime parlementaire. Assurant la continuité de l’Etat, il a durant son mandat – entre 2023 et 2028 – le pouvoir de nommer le chef du gouvernement. Un pouvoir qu’il use sciemment, à des fins politiques, pour éloigner les nationalistes, hostiles à la néerlandisation du pays, du gouvernement. Il perd néanmoins la présidence au profit de Koen Van Overbeck, un autre néerlandophone mais totalement indifférent de ces questions monarchiques. De la querelle qui l’oppose à son rival slave, Sebastiaan Van Althuis s’impose comme le « candidat de l’establishment », comme le philanthrope respecté et respectable, propre sur lui, catholique comme il le faut, intègre et proche de ses potentiels sujets. Certains diront qu’il est avant tout le candidat de la bourgeoisie financière et traditionnelle. Son aura n’est pas unanimement répartie sur le territoire sébalde, notamment l’ouest slave et juif de la Sébaldie.

          [center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/260311Maksimov.png[/img]
          Valerian Maksimov
          Héritier au trône hypothétique slave[/center]

          VALERIAN MAKSIMOV, L’HERITIER SLAVE. Le trône slave est occupé depuis l’année 1998 par Valerian Maksimov, né en 1970. Moins photogénique que son rival néerlandophone, les médias mainstream le boudent quand ce n’est pas Valerian qui les fuit volontairement. La maison Maksimov ayant été dépossédée de nombreux de ses biens (immobiliers notamment), Valerian n’est pour ainsi dire pas une « grande fortune ». Entrepreneur dans l’agro-alimentaire dans la province du Gelnan, ce russophone passe autant de temps en Sébaldie que dans la Varlovie voisine, bien que la violence du régime fasciste d’Alcevic tend progressivement à l’en dissuader. Fervent chrétien orthodoxe, il souhaiterait que la Sébaldie renoue avec son âge d’or, qu’il situe à titre personnel durant l’occupation slave au XVIIIe siècle. À l’écart des querelles qui existent dans sa province entre Juifs et Musulmans, il est un conservateur, plutôt hostile à l’immigration et à la libéralisation des mœurs et de l’économie. Critiquant vivement la démocratie sébalde, il boycotte les scrutins électoraux et ce quand bien même il jouit d’un soutien assez important dans la province. Ailleurs, en dehors de quelques soutiens au Centran et au Kalternan, il a la réputation d’un homme sectaire et autoritaire bien qu’il se pose comme « homme de dialogue ». Bien qu’il ait tenté plusieurs approches, les Juifs et les Néerlandophones lui ont adressé une fin de non-recevoir dans la reprise du dialogue. À défaut de pouvoir un jour prétendre au trône hypothétique, qui semble acquis aux néerlandophones, il tente d’insuffler – sans prosélytisme toutefois – une dynamique favorable au retour des traditions en Sébaldie.[/justify]

Posté : ven. juin 03, 2016 8:50 pm
par Sébaldie
[center]Le marché sébalde de l’industrie pharmaceutique
Un marché en extension, dominé par Bergensberg et les passe-droits politiques.

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/850889Pharma.png[/img]
Une industrie pharmaceutique largement dominée par Bergensberg, qui détient 54 % des parts de marché.[/center]
        • [justify]À force de largesses politiques, Bergensberg a fini par s’imposer sur le marché de l’industrie pharmaceutique. Mais se cantonner à Bergensberg, ce serait faire l’impasse sur une histoire de l’industrie curieuse et sanguinolante. En pleine extension, le marché prospère sur le vieillissement de la Sébaldie.

          À L’ORIGINE DES EMPIRES PHARMACEUTIQUES : LA SANGSUE. Il est impossible de relater la constitution des empires pharmaceutiques sans un rappel historique et sans mentionner l’importance d’une curieuse méthode médicinale : l’hirudothérapie – littéralement la thérapie par les sangsues. L’acquisition de l’indépendance sébalde en 1815 a permis de valoriser un territoire jusqu’alors vu comme une entité composant et dominé par le Saint-Empire orthodoxe. Faute d’être considérée à juste titre par l’Empire, la Sébaldie accuse au début du XIXe siècle un retard technologique et scientifique assez conséquent qu’il mettra près d’un siècle à rattraper. Pauvre en ressources naturelles, la Sébaldie a longtemps ignoré les trésors cachés de son environnement, et en particulier ses nombreux marais à l’Est du pays. Le plus important d’entre eux se situe [url=http://www.simpolitique.com/post258765.html#p258765]au nord de Merustein, dans la province de Prican[/url]. Ce marais était peuplé encore au XIXe siècle d’innombrables sangsues. Le fleuve Merud, qui alimentait ce marais, était d’ailleurs vu comme la défense naturelle la plus efficace de Sébaldie : les assaillants venus du nord, lorsqu’ils devaient traverser ces cours peu profonds en ressortaient couverts de sangsues, attirées par les mouvements de foule. Certains soldats et leurs chevaux en mourraient lorsqu’ils étaient attaqués massivement par ces invertébrés. Lorsque la Sébaldie fut conquise par les empires slaves d’est-Alméra, la décision d’assécher les marais coulait de source. Environ la moitié des marais qui existaient au XVIIe siècle ont été asséchés. Les indépendantistes sébaldes ont tenu à « honorer » la mémoire de ces sangsues qui ont au mieux ralenti la progression de l’ennemi, en préservant leur milieu naturel. La redécouverte de la médecine antique au XIXe siècle et la réhabiliation de la théorie des humeurs, qui considère le corps comme régi par le sang, le phlegme, la bile et l’atrabile, a changé le rapport des Sébaldes vis-à-vis de la science. Déjà, au Moyen Âge, des auteurs tombés depuis aux oubliettes considéraient que la maladie était la conséquence d’un dérèglement soit bileux, soit sanguin. Le sang en particulier était devenu l’élément central de tout diagnostic médical, les médecins recommandaient de le « purifier » par tous les moyens. Pour ce faire, des corsaires sébaldes étaient dépêchés au Makara pour y ramener des plantes aux vertus thérapeutiques pour le sang, telles que la bardane, le sureau ou l’ortie. Néanmoins, ces voyageurs ont été intrigués durant leur voyage au Kaiyuan par une pratique courante : des malades plaçaient d’eux-mêmes des sangsues sur leur corps ! À partir de là, la sangsue a été perçue comme une guérisseuse. De retour de Makara, les corsaires partagent cette étonnante découverte. De nombreux médecins et apothicaires partent alors à la chasse de ces précieuses bêtes, et s’organisent pour mener des recherches sur leur salive. Sont nés les premiers « laboratoires », tels que l’actuel sébalde Hirudinea HealthCare ou les actuels kaiyuanais Shushen Pharmaceutics et NK Pharmaceutical Campany. Aujourd’hui, le Kaiyuan détient 16 % du marché de l’industrie pharmaceutique en Sébaldie, ce qui en fait le premier investisseur étranger. [url=http://www.simpolitique.com/post121506.html#p121506]Inscrite au patrimoine mondial immatériel depuis 2015[/url], l’hirudothérapie est aujourd’hui, pour des raisons de préservation de l’espèce, synthétisée après que l’hirudine, le principe actif, fût immobilisé. La sangsue a permis de bâtir les fondations des futurs grands empires pharmaceutiques.

          [center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/195210hirudo.png[/img]
          L’hirudothérapie – le traitement des maladies du sang par les sangsues – a été la pratique
          qui a impulsé la recherche médicale et pharmaceutique en Sébaldie.[/center]

          LE PRICAN, ELDORADO DES LABORATOIRES. Les premiers laboratoires se sont implantés au nord du Prican dès la fin du XIXe siècle. Héritiers ou non de ces médecins qui ont exploité la sangsue, ils se sont installés non loin des marais. Si Hirudinea HealthCare, et ses 9 % de parts de marché, domine le marché sébalde des traitements anticoagulants, c’est [url=http://www.simpolitique.com/bergensberg-t12945.html]Bergensberg[/url] qui écrase tout le marché pharmaceutique, représentant à lui seul 54 % du chiffre d’affaires de tout le secteur. La province du Prican reste aujourd’hui associée à ce secteur fleurissant, du fait notamment du vieillissement de la population sébalde. La Sébaldie est en effet l’un des pays où l’âge moyen est le plus élevé au monde, du fait d’une espérance de vie longue et d’excellentes technologies médicales. On surnomme d’ailleurs la Sébaldie, « la gérontocrate » puisque l’essentiel des propositions politiques s’adresse à un public âgé. À une centaine de kilomètres de la capitale, le Prican est donc devenu terre de technopole car outre l’industrie pharmaceutique, ce sont des start-ups qui tentent là-bas de faire leurs preuves, dans le domaine de l’informatique notamment.

          L’OGRE BERGENSBERG. Installé en 1978 à Merudstein, comme Hirudinea HealthCare, Bergensberg a vainement tenté de se faire une place sur les traitements sanguins. Mais grâce à ses relations avec les gouvernements de l’époque, il a fini par s’emparer de la part du lion. Cette proximité avec le milieu politique a d’ailleurs dicté ses priorités médicales. Dans les années 1980, la Sébaldie se retrouve confrontée au sida, ce drôle de cancer qui ne touche que les homosexuels. La découverte de la maladie déchaîne les passions et les partis politiques de tous bords, y compris les sociaux-démocrates, durcissent leur discours vis-à-vis de cette classe de nouveaux contagieux. Bergensberg refuse dans un premier temps de se prononcer sur le bienfondé de cette discrimination des homosexuels et annonce la constitution de premières équipes de recherches sur la maladie. Ces recherches ne sont pas désintéressées loin de là, l’objectif est double : s’accaparer [url=http://www.simpolitique.com/post261377.html#p261377]la clientèle gay, qui commence tout juste à cette époque à dominer le milieu économique en Sébaldie[/url] et concurrencer Hirudinea HealthCare sur le marché de l’hématologie et des maladies du sang. Mais le gouvernement, conservateur, demande explicitement à Bergensberg de « laisser les pédérastes mourir de leur bonne mort », moyennant des subventions conséquentes en guise de compensation. A cette époque, Bergensberg et Hirudinea HealthCare font jeu égal sur le marché, en représentant chacun au moins un tiers. En acceptant de se laisser dicter sa politique de recherche par l’Etat, Bergensberg se consolidera son leadership. Hirudinea HealthCare, à l’inverse, restera fidèle à son excellente réputation en hématologie et développera (encore aujourd’hui) des antirétroviraux contre le sida, mais perdra de son emprise sur le marché. Des groupes étrangers, autre que kaiyuanais, se font peu à peu une place, dont Illington Pharmaceutics, originaire de Cyrénanie, qui a bénéficié des largesses de l’Etat sébalde, lequel noue des relations amicales avec cette dernière. En réalité, nulle entreprise pharmaceutique, nationale ou étrangère, ne peut persévérer en Sébaldie sans s’acoquiner avec le pouvoir en place. C’est que la politique de sécurité sociale est très généreuse pour ces laboratoires puisqu’elle leur accorde une extension de la durée de leurs brevets d’exploitation s’ils acceptent de rembourser les traitements qui, selon le médecin, n’auraient pas donné satisfaction sur un patient. Bergensberg s’est vu octroyer des brevets 250 % plus longs alors que les autres laboratoires doivent se « contenter » d’une extension de l’ordre de 50 à 100 % le plus souvent. La procédure est tout à fait légale, quoique opaque et propice à la corruption. Des laboratoires plus modestes, comme D. Hildegard (qui fait référence à la sainte Hildegarde de Bingen), proposent des traitements alternatifs, écologiquement responsables et éthiquement irréprochables mais ils ne représentent guère que 2 % du marché. L’ogre Bergensberg fait l’objet de nombreuses critiques, notamment par les écologistes qui lui reprochent de recourir à l’expérimentation animale (bien que la pratique soit très encadrée, seuls quelques rares animaux peuvent faire l’objet d’études) et surtout, ils lui reprochent d’avoir étendu son activité dans l’agrochimie et la conception d’engrais, pesticides et herbicides particulièrement nocifs pour la santé… des effets nocifs auxquels des traitements Bergensberg tentent d’ailleurs de lutter. Bergensberg est donc l’exemple d’une économie circulaire réussie, d’un Etat dans l’Etat.

          [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/393117Bergensberg.png[/img]
          Bergensberg, « votre partenaire pour la vie »[/center][/justify]