Posté : sam. déc. 26, 2015 7:49 pm
Commissariat central
St-Laurent, centre-ville historique
18 Décembre 2028
[quote]Résumé rapide:
La femme du conseiller à la sécurité et à la défense oceanienne, Ryan Douglas, inquiète pour son mari à la suite de la forte pression exercé par les médias et la population oceanienne dû à sa politique d'engagement militaire au Etats-Unis du Thyroptis, a organisé les vacances de fin d'année de sa famille, à savoir elle, son mari et leur fille en Aiglantine, dans le village-hôtel Magassi-Saâla situé sur le flanc du volcan du même nom. La présence d'un garde du corps oceanien armé d'une arme à feu en Aiglantine aura causé quelques soucis techniques au niveau de la constitution qui interdit à tout étrangers d'en porter une. Mais sa présence ayant finalement été accepté par les autorités compétente, il s'agit désormais de ne pas le coffrer, ou pire, l'abattre par accident. Le commissaire de police du commissariat central de St-Laurent, ville où se situe l'hôtel, informe ses hommes de la situation et de la marche à suivre afin de mener une protection discrète. Dans un pays où la paranoïa règne (ou disons plutôt: la prévoyance), laisser un homme diplomatique - surtout oceanien - décrié par 300 000 personnes sans prendre de mesure est inacceptable. [/quote]
[spoiler="Conversation complète"][alb]Quelques jours après la rencontre officielle avec l’Oceania, une journée des plus habituelles débutait dans le commissariat central de St-Laurent, un imposant bâtiment historique casé dans le centre-ville. Une fois par semaine, les policiers sont à tour de rôle convoqué en brigade lors de petites réunions destinés à établir les programmes des journées à venir. Cela ne prenant qu’une dizaine de minutes, plus lors d’évènements importants. Et aujourd’hui, un ordre particulier circule et s’adresse à l’ensemble des policiers de la ville.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Bien, Mesdames, Messieurs, bonjour. Je vous ai fait transmettre les ordres de patrouilles pour la semaine. Vous êtes assez grands pour en prendre connaissances. Vous serez principalement déployé dans les quartiers sud et au niveau de la bretelle de sortie du Magassi.
Et j’en profite pour vous parler de lundi prochain. Parce que ces deux prochaines semaines à compter d’aujourd’hui vont être particulières puisque nous allons accueillir à St-Laurent des personnes de hautes importances. Nous allons procéder à un test rapide, vous êtes 40 moins un justifié. »
[alb]Il démarra un photoprojecteur situé à côté de lui, et en un quart de seconde, le portrait de Jena Moorhead-Gray, la Conseillères aux affaires internationales oceanienne, s’afficha en grand sur le mur.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Qui c’est ? »
[alb]Il y eu une certaine agitation, des rires, des amusements. Tous les policiers présents savaient bien entendu qui était cette femme souriante au carré volume depuis qu’elle étaient passée à la télévision, dans les journaux, et que son nom avait été répété toutes les heures pendant trois jours aux bulletins d’informations sur les chaînes radiophoniques. Et donc, tous levèrent leurs mains et le commissaire désigna une personne proche dans les rangs pour répondre.[/alb]
[Une policière, d’un ton vif]
« Madame Jena Moorhead-Gray, Conseillères aux affaires internationales de l’Oceania. »
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Qui ne savait pas ? Honnêtement ? »
[alb]Personne ne se manifesta.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Bien. Même question.»
[alb]Il appuya sur le bouton de la machine pour passer à la diapositive suivante. Et dans un claquement, ce fut au tour du Conseiller à l’économie Peter Horgan de recevoir les honneurs de la police.
Et unanimement, on donna l’identité du personnage sans le moindre problème. Il passa de nouveau de diapositive et attendait qu’on lui réponde.[/alb]
[Un policier, suspicieux]
« Allan Clarke ? Éducation et recherche ?»
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Parfait.»
[alb]Et les policiers doutaient.[/alb]
[Une policière, suspicieux]
« Commissaire ? »
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Madame ?»
[Une policière, suspicieux]
« Les conseillers oceaniens vont-ils revenir…à St-Laurent? »
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Hum…presque. Vous allez comprendre, laisser moi terminer. »
[alb]Il changea de diapositive, et l’image du conseiller à la Sécurité et à la défense Ryan Douglas s’afficha sur le mur.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Qui c’est ?»
[alb]Et il y eu un long silence. Les policiers de la brigade observaient l’image, sans pouvoir donner une identité à l’homme qui y figurait.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Personne?»
[Un policier dans la salle, parlant à voix haute]
« C’est un conseiller oceanien? »
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Perspicace, c’est tout ?»
[alb]Les épaules se haussèrent dans un mouvement général. Silence. Le commissaire changea de diapo, laissant apparaître la photo de Mme.Douglas, femme du conseiller.[/alb]
[Un policier dans la salle, parlant à voix haute]
« Une conseillère? »
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Parfait, et la question bonus.»
[alb]Un nouveau portrait, celui d’une jeune femme d’environs la vingtaine, apparaissait sur le mur. Silence radio de nouveau.[/alb]
[Un policier dans la salle, parlant à voix haute]
« Françoise Deschamps version oceanienne? »
[alb]Il y eu des rires amusés mais discret dans la salle, la Secrétaire Nationale des affaires étrangères et de la Culture, Françoise Deschamps, avait effectivement prise ses fonctions à l’âge de 23 ans. D’où cela ne les choquait pas qu’une jeune femme puisse exercer la fonction de conseiller en oceania.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, amusé]
« Non, Françoise Deschamps est un modèle unique, la mise en série n’est pas encore prévu.»
[alb]Il changea soudain de ton en parlant fort comme pour sermonner les policiers.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux et fort]
« Mais vous n’êtes pas payé pour déconner, c’est bien compris !?»
[alb]L’assistance sursauta, mais comprit bien vite que le commissaire n’était pas sérieux lorsqu’il arbora un sourire satisfait et moqueur.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, amusé]
« L’humour c’est moi qui le fait. Donc ? Plus personne ? »
[alb]Et les policiers répondirent par la négative.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux et fort]
« Bien, sur les 39 personnes qui compose votre bande d’inculte ignare, aucun d’entre vous n’a été foutu de me donner le nom de Ryan Douglas, Conseiller oceanien à la sécurité ; de sa femme Melinda Douglas, et de leur petite Douglas. Donc statistiquement sur un échantillon plutôt représentatif, 0% de la population aiglanaise connait nos futurs convives de marque.»
[alb]Il y eu de nouveau un silence.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Je suis fier de vous. Maintenant je vous dois quelques explications : La famille Douglas vient passer les fête de noël au village-Hôtel Magassi-Saâla, peinard, d’où ce petit test de popularité que vous avez brillamment réussi. Sauf que le père Douglas est dans le pétrin selon notre Françoise Deschamps. Et les dizaines d’articles de journaux oceaniens non traduit qu’elle nous a fait parvenir le confirment. Pour vous résumer en gros la situation, actuellement, l’Oceania et leur voisin, la FROPT, ont envahie le Saâwâaliya du Thyroptis. C’est bien sûr plus compliqué que ça mais je n’entrerais pas dans les détails, « Le Grand Chaos » nous a déjà assez pourris les fêtes pour que je rajoute une couche de paix et d’amour saupoudré d’honnêteté politicienne. »
[Une policière, un peu triste]
« C’était un beau film quand même… »
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Vu la tête que vous tiriez quand je vous ai tous reçu le lundi suivant, oui je le pense oui. Bref. La guerre est devenu impopulaire et M.Douglas est mal aimé. Au moins par 300 000 personnes d’après les journaux. Donc l’objectif est le suivant. »
[alb]Il prit une craie, et écrit sur le tableau noir la phrase « Protéger les Douglas ».[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Moi ça me paraît clair.»
[alb]Les policiers écoutaient attentivement le commissaire, et les brigadiers prenaient des notes, tout comme les stagiaires et les conscrits.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Il ne s’agit pas de devenir le service de sécurité personnel de chaque personnalité étrangère qui viendra sur notre territoire, et je sais que privilégier ainsi certaine personnes peut en offusquer plus d’un, mais. Notre mission est d’assurer la sécurité de tous ceux qui se trouveront chez nous. Et justement, en parlant de sécurité. »
[alb]Il changea de diapo pour afficher la photo d’un homme.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Lui, c’est votre nouveau meilleur ami. Je veux que vous imprégniez son visage, son nom, sa date de naissance, son groupe sanguin et son numéro d'assurance dans votre tête, placez sa photo partout : Sur votre frigo, dans votre portefeuille, sur le pare-soleil de votre voiture, en marque page ou sur la tête de vos conjoints, je veux que vous m’imprimiez sa tête dans VOS têtes, c’est clair ? Ce brave monsieur est le garde personnel du Conseiller Douglas, et il sera armé d’une arme à feu. Inutile de crier, les autorisations sont là, et elles viennent de Dracôn Alatémé, notre cher Secrétaire de la Sécurité. Je ne ferais donc aucun commentaire sur le fait que notre constitution est une fois de plus violenté par la modernité. J’ai déjà prévenu vos collègues postés à l’hôtel et je leur ai assuré que je viendrais personnellement les entartrer s’ils venaient à me l’abimer. Maintenant dites-vous que sur l’ensemble des pays du monde entier, c’est chez nous qu’ils ont décidé de venir, alors je pense qu’on peut en être fier et qu’on leur doit bien ça.
Inutile de vous dire que vous pouvez ajouter les portraits des Douglas dans votre album photos familiale à partir d’aujourd’hui.
Les mots d’ordres sont les suivants : Discrétions, subtilité. Je ne vous demande pas de coller les Douglas jusque sous la douche, vous aurez tout le plaisir de le faire avec leur portrait. Inutile non plus de mobiliser toute la ville comme à Balthazard à chaque rencontre diplomatique, ce sont des touristes avant tout. J’ai donc l’honneur de vous annoncer que pendant ces deux prochaines semaines nous allons jouer avec nos radars de poches et stopper tous les taxis et toutes les voitures de locations que vous croiserez en direction de l’hôtel. Je parle bien des taxis et des voitures qui viennent de Saint-Laurent, pas celles venant de l’hôtel. Motif : Excès de vitesse, contrôle routiers, signalement de véhicule suspect ou d’individu recherché, etc. Je précise que ce n’est pas un prétexte pour laisser passer les vraies infractions. Vous relevez l’identité de tous les occupants qui se rendent à l’hôtel et vous les signalez à vos collègues de l’hôtel. Sachez que nous recherchons des personnes pouvant potentiellement porter atteinte à la sécurité des Douglas, mais aussi des journalistes oceaniens ou étrangers. Et un journaliste étranger ça doit se remarquer à son équipement. Parce que oui, je précise que les Douglas veulent passer des vacances tranquilles. Et si vous n’êtes pas foutu d’empêcher un photographe emprunter la seule route possible pour monter dans un volcan, je sens que je vais drastiquement augmenter le nombre d’agent collés à la circulation. Des questions ?»
[Un policier, sérieux]
« Est-ce qu’il y a un vrai risque… « d’attentat » sur les Douglas? »
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Tout dépendra de votre efficacité sur le terrain. Mais faîtes comme si.»
[Un policier, sérieux]
« Mais les employés du village sont tous armés, sans compter nos collègues, ce serait du suicide… »
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Je le sais, mais le risque zéro n’existe pas. Faites votre boulot, vos collègues feront le leur. D’autres remarques ? »
[alb]Les policiers restèrent silencieux.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Et bien bonne journée, je n’ai rien d’autre à ajouter. Rompez. »[/spoiler]
St-Laurent, centre-ville historique
18 Décembre 2028
[quote]Résumé rapide:
La femme du conseiller à la sécurité et à la défense oceanienne, Ryan Douglas, inquiète pour son mari à la suite de la forte pression exercé par les médias et la population oceanienne dû à sa politique d'engagement militaire au Etats-Unis du Thyroptis, a organisé les vacances de fin d'année de sa famille, à savoir elle, son mari et leur fille en Aiglantine, dans le village-hôtel Magassi-Saâla situé sur le flanc du volcan du même nom. La présence d'un garde du corps oceanien armé d'une arme à feu en Aiglantine aura causé quelques soucis techniques au niveau de la constitution qui interdit à tout étrangers d'en porter une. Mais sa présence ayant finalement été accepté par les autorités compétente, il s'agit désormais de ne pas le coffrer, ou pire, l'abattre par accident. Le commissaire de police du commissariat central de St-Laurent, ville où se situe l'hôtel, informe ses hommes de la situation et de la marche à suivre afin de mener une protection discrète. Dans un pays où la paranoïa règne (ou disons plutôt: la prévoyance), laisser un homme diplomatique - surtout oceanien - décrié par 300 000 personnes sans prendre de mesure est inacceptable. [/quote]
[spoiler="Conversation complète"][alb]Quelques jours après la rencontre officielle avec l’Oceania, une journée des plus habituelles débutait dans le commissariat central de St-Laurent, un imposant bâtiment historique casé dans le centre-ville. Une fois par semaine, les policiers sont à tour de rôle convoqué en brigade lors de petites réunions destinés à établir les programmes des journées à venir. Cela ne prenant qu’une dizaine de minutes, plus lors d’évènements importants. Et aujourd’hui, un ordre particulier circule et s’adresse à l’ensemble des policiers de la ville.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Bien, Mesdames, Messieurs, bonjour. Je vous ai fait transmettre les ordres de patrouilles pour la semaine. Vous êtes assez grands pour en prendre connaissances. Vous serez principalement déployé dans les quartiers sud et au niveau de la bretelle de sortie du Magassi.
Et j’en profite pour vous parler de lundi prochain. Parce que ces deux prochaines semaines à compter d’aujourd’hui vont être particulières puisque nous allons accueillir à St-Laurent des personnes de hautes importances. Nous allons procéder à un test rapide, vous êtes 40 moins un justifié. »
[alb]Il démarra un photoprojecteur situé à côté de lui, et en un quart de seconde, le portrait de Jena Moorhead-Gray, la Conseillères aux affaires internationales oceanienne, s’afficha en grand sur le mur.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Qui c’est ? »
[alb]Il y eu une certaine agitation, des rires, des amusements. Tous les policiers présents savaient bien entendu qui était cette femme souriante au carré volume depuis qu’elle étaient passée à la télévision, dans les journaux, et que son nom avait été répété toutes les heures pendant trois jours aux bulletins d’informations sur les chaînes radiophoniques. Et donc, tous levèrent leurs mains et le commissaire désigna une personne proche dans les rangs pour répondre.[/alb]
[Une policière, d’un ton vif]
« Madame Jena Moorhead-Gray, Conseillères aux affaires internationales de l’Oceania. »
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Qui ne savait pas ? Honnêtement ? »
[alb]Personne ne se manifesta.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Bien. Même question.»
[alb]Il appuya sur le bouton de la machine pour passer à la diapositive suivante. Et dans un claquement, ce fut au tour du Conseiller à l’économie Peter Horgan de recevoir les honneurs de la police.
Et unanimement, on donna l’identité du personnage sans le moindre problème. Il passa de nouveau de diapositive et attendait qu’on lui réponde.[/alb]
[Un policier, suspicieux]
« Allan Clarke ? Éducation et recherche ?»
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Parfait.»
[alb]Et les policiers doutaient.[/alb]
[Une policière, suspicieux]
« Commissaire ? »
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Madame ?»
[Une policière, suspicieux]
« Les conseillers oceaniens vont-ils revenir…à St-Laurent? »
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Hum…presque. Vous allez comprendre, laisser moi terminer. »
[alb]Il changea de diapositive, et l’image du conseiller à la Sécurité et à la défense Ryan Douglas s’afficha sur le mur.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Qui c’est ?»
[alb]Et il y eu un long silence. Les policiers de la brigade observaient l’image, sans pouvoir donner une identité à l’homme qui y figurait.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Personne?»
[Un policier dans la salle, parlant à voix haute]
« C’est un conseiller oceanien? »
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Perspicace, c’est tout ?»
[alb]Les épaules se haussèrent dans un mouvement général. Silence. Le commissaire changea de diapo, laissant apparaître la photo de Mme.Douglas, femme du conseiller.[/alb]
[Un policier dans la salle, parlant à voix haute]
« Une conseillère? »
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Parfait, et la question bonus.»
[alb]Un nouveau portrait, celui d’une jeune femme d’environs la vingtaine, apparaissait sur le mur. Silence radio de nouveau.[/alb]
[Un policier dans la salle, parlant à voix haute]
« Françoise Deschamps version oceanienne? »
[alb]Il y eu des rires amusés mais discret dans la salle, la Secrétaire Nationale des affaires étrangères et de la Culture, Françoise Deschamps, avait effectivement prise ses fonctions à l’âge de 23 ans. D’où cela ne les choquait pas qu’une jeune femme puisse exercer la fonction de conseiller en oceania.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, amusé]
« Non, Françoise Deschamps est un modèle unique, la mise en série n’est pas encore prévu.»
[alb]Il changea soudain de ton en parlant fort comme pour sermonner les policiers.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux et fort]
« Mais vous n’êtes pas payé pour déconner, c’est bien compris !?»
[alb]L’assistance sursauta, mais comprit bien vite que le commissaire n’était pas sérieux lorsqu’il arbora un sourire satisfait et moqueur.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, amusé]
« L’humour c’est moi qui le fait. Donc ? Plus personne ? »
[alb]Et les policiers répondirent par la négative.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux et fort]
« Bien, sur les 39 personnes qui compose votre bande d’inculte ignare, aucun d’entre vous n’a été foutu de me donner le nom de Ryan Douglas, Conseiller oceanien à la sécurité ; de sa femme Melinda Douglas, et de leur petite Douglas. Donc statistiquement sur un échantillon plutôt représentatif, 0% de la population aiglanaise connait nos futurs convives de marque.»
[alb]Il y eu de nouveau un silence.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Je suis fier de vous. Maintenant je vous dois quelques explications : La famille Douglas vient passer les fête de noël au village-Hôtel Magassi-Saâla, peinard, d’où ce petit test de popularité que vous avez brillamment réussi. Sauf que le père Douglas est dans le pétrin selon notre Françoise Deschamps. Et les dizaines d’articles de journaux oceaniens non traduit qu’elle nous a fait parvenir le confirment. Pour vous résumer en gros la situation, actuellement, l’Oceania et leur voisin, la FROPT, ont envahie le Saâwâaliya du Thyroptis. C’est bien sûr plus compliqué que ça mais je n’entrerais pas dans les détails, « Le Grand Chaos » nous a déjà assez pourris les fêtes pour que je rajoute une couche de paix et d’amour saupoudré d’honnêteté politicienne. »
[Une policière, un peu triste]
« C’était un beau film quand même… »
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Vu la tête que vous tiriez quand je vous ai tous reçu le lundi suivant, oui je le pense oui. Bref. La guerre est devenu impopulaire et M.Douglas est mal aimé. Au moins par 300 000 personnes d’après les journaux. Donc l’objectif est le suivant. »
[alb]Il prit une craie, et écrit sur le tableau noir la phrase « Protéger les Douglas ».[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Moi ça me paraît clair.»
[alb]Les policiers écoutaient attentivement le commissaire, et les brigadiers prenaient des notes, tout comme les stagiaires et les conscrits.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Il ne s’agit pas de devenir le service de sécurité personnel de chaque personnalité étrangère qui viendra sur notre territoire, et je sais que privilégier ainsi certaine personnes peut en offusquer plus d’un, mais. Notre mission est d’assurer la sécurité de tous ceux qui se trouveront chez nous. Et justement, en parlant de sécurité. »
[alb]Il changea de diapo pour afficher la photo d’un homme.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Lui, c’est votre nouveau meilleur ami. Je veux que vous imprégniez son visage, son nom, sa date de naissance, son groupe sanguin et son numéro d'assurance dans votre tête, placez sa photo partout : Sur votre frigo, dans votre portefeuille, sur le pare-soleil de votre voiture, en marque page ou sur la tête de vos conjoints, je veux que vous m’imprimiez sa tête dans VOS têtes, c’est clair ? Ce brave monsieur est le garde personnel du Conseiller Douglas, et il sera armé d’une arme à feu. Inutile de crier, les autorisations sont là, et elles viennent de Dracôn Alatémé, notre cher Secrétaire de la Sécurité. Je ne ferais donc aucun commentaire sur le fait que notre constitution est une fois de plus violenté par la modernité. J’ai déjà prévenu vos collègues postés à l’hôtel et je leur ai assuré que je viendrais personnellement les entartrer s’ils venaient à me l’abimer. Maintenant dites-vous que sur l’ensemble des pays du monde entier, c’est chez nous qu’ils ont décidé de venir, alors je pense qu’on peut en être fier et qu’on leur doit bien ça.
Inutile de vous dire que vous pouvez ajouter les portraits des Douglas dans votre album photos familiale à partir d’aujourd’hui.
Les mots d’ordres sont les suivants : Discrétions, subtilité. Je ne vous demande pas de coller les Douglas jusque sous la douche, vous aurez tout le plaisir de le faire avec leur portrait. Inutile non plus de mobiliser toute la ville comme à Balthazard à chaque rencontre diplomatique, ce sont des touristes avant tout. J’ai donc l’honneur de vous annoncer que pendant ces deux prochaines semaines nous allons jouer avec nos radars de poches et stopper tous les taxis et toutes les voitures de locations que vous croiserez en direction de l’hôtel. Je parle bien des taxis et des voitures qui viennent de Saint-Laurent, pas celles venant de l’hôtel. Motif : Excès de vitesse, contrôle routiers, signalement de véhicule suspect ou d’individu recherché, etc. Je précise que ce n’est pas un prétexte pour laisser passer les vraies infractions. Vous relevez l’identité de tous les occupants qui se rendent à l’hôtel et vous les signalez à vos collègues de l’hôtel. Sachez que nous recherchons des personnes pouvant potentiellement porter atteinte à la sécurité des Douglas, mais aussi des journalistes oceaniens ou étrangers. Et un journaliste étranger ça doit se remarquer à son équipement. Parce que oui, je précise que les Douglas veulent passer des vacances tranquilles. Et si vous n’êtes pas foutu d’empêcher un photographe emprunter la seule route possible pour monter dans un volcan, je sens que je vais drastiquement augmenter le nombre d’agent collés à la circulation. Des questions ?»
[Un policier, sérieux]
« Est-ce qu’il y a un vrai risque… « d’attentat » sur les Douglas? »
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Tout dépendra de votre efficacité sur le terrain. Mais faîtes comme si.»
[Un policier, sérieux]
« Mais les employés du village sont tous armés, sans compter nos collègues, ce serait du suicide… »
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Je le sais, mais le risque zéro n’existe pas. Faites votre boulot, vos collègues feront le leur. D’autres remarques ? »
[alb]Les policiers restèrent silencieux.[/alb]
[Maêk Mashélalé, commissaire de police, sérieux]
« Et bien bonne journée, je n’ai rien d’autre à ajouter. Rompez. »[/spoiler]