Posté : ven. juil. 24, 2015 3:01 pm
Dans la tête de... Henri Lefèvre
Extrait du journal d'Henri Lefèvre du 12 septembre 2027.
Amertume. Si je devais en un mot mon état d'esprit, ce serait celui-ci. Lorsque j'ai créé la République après la chute des fascistes je savais que tout ne serait pas rose, mais je n'imaginais pas que cela serait à ce point là. Les politiques se sont créés des privilèges qu'ils ne méritent pas et qu'ils défendent aujourd'hui avec argne pendant que les grandes familles de l'industrie franconienne sont d'un conservatisme alussinant, les Zimerman en tête. Le constat est aujourd'hui simple : la République est condamnée si elle n'est pas réformée car la population, en soif de méritocratie et de mouvement, la balayera d'un revers de main. La loi sur la moralisation ne passera pas, c'est une certitude. C'est bien le symbole de la faillite de notre démocratie, mais c'est également la seule chance que nous avons d'arrêter les choses avant qu'il ne soit trop tard. Le parlement ne pourra pas voter contre la loi Dumont, le peuple ne le comprendrait pas. Son seul moyen d'arrêter le projet est de me renverser, moi et mon Gouvernement, avant que la loi soit soumise au vote. Ma chute est donc imminente et inévitable, et je dois la rendre aussi violente que possible afin que rien ne puisse succéder à ce Gouvernement et crée ainsi un chaos politique si total que le Président se verra obliger de démissionner. Je devrais me battre contre tous : les traditionalistes, la gauche qui reste malgré tout encore nuisible, mais surtout contre mon propre camp. Les prochains mois seront sanglants, mais également décisifs : il en va du salut de ce pays. C'est un combat à mort entre moi et le système que j'ai créé, et que je dois maintenant détruire.
Extrait du journal d'Henri Lefèvre du 12 septembre 2027.
Amertume. Si je devais en un mot mon état d'esprit, ce serait celui-ci. Lorsque j'ai créé la République après la chute des fascistes je savais que tout ne serait pas rose, mais je n'imaginais pas que cela serait à ce point là. Les politiques se sont créés des privilèges qu'ils ne méritent pas et qu'ils défendent aujourd'hui avec argne pendant que les grandes familles de l'industrie franconienne sont d'un conservatisme alussinant, les Zimerman en tête. Le constat est aujourd'hui simple : la République est condamnée si elle n'est pas réformée car la population, en soif de méritocratie et de mouvement, la balayera d'un revers de main. La loi sur la moralisation ne passera pas, c'est une certitude. C'est bien le symbole de la faillite de notre démocratie, mais c'est également la seule chance que nous avons d'arrêter les choses avant qu'il ne soit trop tard. Le parlement ne pourra pas voter contre la loi Dumont, le peuple ne le comprendrait pas. Son seul moyen d'arrêter le projet est de me renverser, moi et mon Gouvernement, avant que la loi soit soumise au vote. Ma chute est donc imminente et inévitable, et je dois la rendre aussi violente que possible afin que rien ne puisse succéder à ce Gouvernement et crée ainsi un chaos politique si total que le Président se verra obliger de démissionner. Je devrais me battre contre tous : les traditionalistes, la gauche qui reste malgré tout encore nuisible, mais surtout contre mon propre camp. Les prochains mois seront sanglants, mais également décisifs : il en va du salut de ce pays. C'est un combat à mort entre moi et le système que j'ai créé, et que je dois maintenant détruire.