Rencontre Terrile-Fiémance à Terrilville

Umbre

Message par Umbre »

Le fait de parlementer en duo pouvait comporter quelques inconvénients lorsqu'il fallait que les deux hommes parlent d'une même voix. La proposition de l'ambassadeur de Fiémance obligea les deux chefs terriliens à se concerter à voix basse, mais la longueur de leur échange et leurs gestes durent faire comprendre à Gaston Mauyon qu'un désaccord existait. Finalement, les deux chefs semblèrent tomber d'accord et c'est le descendant de colons fiémançais qui sembla l'emporter. C'est d'ailleurs ce dernier qui prit alors la parole, notament parce qu'il allait engager sa nation d'Arrenbente dans la décision qui venait d'être prise.

Aubin Pestore : Veuillez nous excuser mais votre proposition demandait un temps de réflexion. Nos traditions veulent que la terre appartienne aux femmes et nous ne pouvons la donner... mais nous avons une marge de manœuvre concernant les villes et la mer. C'est pourquoi nous autorisons l'implantation de votre base à Havrefranc, notre plus grand port du sud qui dispose de conditions favorables à votre accueil : il sera facile d'y aménager un port militaire voisin de notre port de pêche sans empiéter sur la terre des femmes, le site géographique est parfait pour la navigation et le mouillage des navires, et enfin vos marins y seront accueillis au sein de la communauté fiémançaise de l'île. Concernant les centres de production d'ArmaVuillermoz là encore leur implantation reste possible au sein de nos cités, qu'il s'agisse à nouveau de Havrefranc ou d'une autre. Pourriez-vous cependant nous informer des tarifs nationaux en vigueur, afin que nous puissions estimer la valeur de votre offre qui nous semble plus qu'honnête ?
Arios

Message par Arios »

Gaston Mauyon : Entendu.
Les prix nationaux sont entre 70 et 80% des prix affichés par les catalogues et demandés aux acheteurs internationaux.
C'est une contrepartie à l'accueil de cette base et nous vous les concédons sans problèmes. Il faudra compter les coûts de transport mais ils ne dépassent jamais 2 à 3% du total.
Si vous aviez déjà prévu une commande, mes conseillers peuvent la noter et je la transmettrai à notre entreprise.

Pourquoi dîtes-vous "terres des femmes", les femmes contrôlent jusqu'à la propriété publique ?
Umbre

Message par Umbre »

Aubin Pestore : Ce que je voulais dire c'est que hors de l'enceinte de nos villes, la moindre parcelle de terre, cultivable ou non, est la propriété d'un clan et donc administrée par la mère de ce clan et par ses filles qui possèdent tout ce qui s'y trouve. Cette terre ne nous appartenant pas, nous n'aurions pu vous la céder pour y implanter une base militaire. Les villes ont un statut particulier puisqu'elles ne sont pas la propriété d'un clan mais de plusieurs, et sont administrées par les chefs mâles désignés par les mères. Nous y avons donc toutes les autorisations pour vous permettre d'y implanter une base, mais dans les limites seules de la cité. On peut difficilement parler de propriété publique, le terme de propriété commune, dans le sens où un bien appartient à plusieurs clans, serait plus approprié... et si les femmes détiennent le pouvoir, ce sont les hommes qui l'exercent, ce qui crée un bon équilibre entre les sexes.

Pour en revenir à notre accord, nous n'avons pas encore d'objectif chiffré mais il va s'agir à court et moyen terme de remplacer tout le matériel de nos armées par du matériel moderne, qu'il s'agisse de l'armement, de l'équipement ou des véhicules. Le premier contrat que nous passerons avec votre entreprise, si possible avant la fin de l'année ou début d'année prochaine, visera à remplacer l'équipement de nos soldats : tenues de protection et armement standard. La marine de guerre sera sûrement la deuxième étape de la modernisation puisqu'elle représente notre premier rempart de défense.
Arios

Message par Arios »

Gaston Mauyon : Nous reviendrons sur le sujet alors.

Que pensez-vous d'aborder cette agriculture qui semble vous tenir à coeur ?
Quels sont les produits typiques qui sortent de vos différents terroirs et qui pourraient intéresser l'exportation vers la Fiémance ?
Nous avons l'habitude avec nos partenaires de privilégier l'importation chez nous des spécialités qui enrichiraient l'offre à Opemont tout en permettant à des exploitants lésés, s'il s'agit de pays capitalistes, d'obtenir un gagne-pain supplémentaire et fiable.
Umbre

Message par Umbre »

Aubin Pestore : Notre agriculture est avant tout tourné vers les grandes cultures de blé ou de maïs qui sont la base de notre alimentation. Mais la Fiémance qui est également une grande productrice n'a sûrement que peu de besoin à importer des céréales, des fruits ou des légumes. Nous avons tout de même beaucoup de spécialités qui devraient intéresser les gens de votre capitale. Des viandes que l'on ne trouve pas en Alméra comme la viande de bison ou de caribou ; des produits acéricoles comme le sirop d'érable, le sucre d'érable ou le beurre d'érable ; des spécialités fromagères comme le cendrillon ou le migneron ou encore des patisseries comme la queue de castor. Il existe également des plats typiques selon les régions comme la tourtière, les fèves au lard, la cretonnade ou encore la poutine. Bien qu'issu d'une autre industrie, nos pêcheurs peuvent proposer également des produits variés comme le homard, le saumon, l'omble fumé, le thon ou la morue, et bien d'autres.

Nous serions également intéressé en retour par l'importation de spécialités fiémançaises mais bien plus encore par l'achat de matériel agricole qui nous permettrait d'améliorer nos rendements et donc nos exportations dans le monde, comme vous le suggériez en descendant de l'avion.
Arios

Message par Arios »

Gaston Mauyon : Nous importerons sans frais supplémentaires ni douanes vos produits dérivés de l'érable ainsi que vos viandes de bison, caribou, et autre gibier qu'on ne trouve que dans le Nouveau-monde.
Nous serons également interessé par du maïs, qui entre dans la fabrication de produits cosmétiques en plus d'additifs alimentaires.
Nous pouvons nous engager à nous fournir uniquement chez vous pour ce type de céréales. Ainsi qu'également en biens issus de la culture de tournesol, rutabagas, topinambours, et autres légumes du nouveau-monde. La chorocratie exige des produits en accord avec nos terroirs, nous ne produisons donc plus guère autre chose que des pois, des navets, des oignons et des panais...
Pour le matériel agricole, deux offres :
- Ou vous fournir en machines et équipements à force animale ou humaine, des outils construits par nos artisans.
- Ou vous fournir auprès de nos entreprises déclassées qui ont vu le marché intérieur fondre, en matériel mécanisé.
Umbre

Message par Umbre »

Aubin Pestore : Nos productions en maïs et en légumes sont suffisantes pour couvrir vos demandes, et nous pourrons bientôt augmenter l'offre avec l'aide que nous apporterons vos entreprises pour moderniser nos méthodes. Les deux offres que vous nous proposez nous intéressent : les grandes cultures intensives de céréales vont nécessiter un investissement dans du matériel mécanisé, tandis que les polycultures plus modestes se tourneront plus facilement vers les équipements à force humaine ou animale qui correspondent mieux à leur activité et à leurs revenus. Vos entreprises pourront soit ouvrir un commerce dans nos ports pour vendre leur matériel, soit les faire transiter par voie maritime jusqu'à nos ports marchands. De même, vos producteurs pourront vendre leur vin sur notre île qui sera demandeuse de ce produit de luxe.
Puisque nous discutons commerce et technologie, peut être seriez vous également intéressés par nos produits miniers comme le titane, le plomb, l'or ou le fer, par notre bois de qualité ou autre matière première dont nous disposerions. En retour, nos industries minière ou forestière sont également demandeuses d'une modernisation de leurs techniques d'extraction.
Arios

Message par Arios »

Gaston Mauyon : Nos besoins en céréales et légumes concernés ne concernent qu'une consommation de luxe ou sinon d'exception, pour nos populations bourgeoises.
Ouvrir vos ports à ces marchandises seraient effectivement une modalité d'échange intéressante, mais quelles taxes seraient appliquées sur ces produits ? L'idée serait de ne pas nuire à l'achat de la part de vos citoyens.
En effet nos artisans fabriquent des outils tractables par des bêtes comme des machines que les paysans actionnent facilement : la batteuse à main, manivelle, en est un exemple.
Mais pour votre grande culture nous mettrons nos entreprises sur le dossier.
L'ouverture de votre marché aux vins fiémançais est par ailleurs une nouvelle qui sera très bien accueillie par tous nos villages.

Par ailleurs nous pouvons en effet conclure un accord sur l'approvisionnement en métaux industriels et précieux.
Nous avons par ailleurs la technologie pour vous permettre cette amélioration des productions.
Nos ingénieurs vous transmettront les technologies en quelques mois contre un rabais sur les prix de ces ressources minières nécessaires à notre industrie.
Umbre

Message par Umbre »

Aubin Pestore : Aucune taxe ne sera appliquée à la vente de vos outils sur notre sol, et ils seront directement achetés dans nos ports par les clans directement et non pas par un citoyen isolé. L'un des piliers de notre société étant la jouissance du matrimoine indivisible au clan, le clan possède tout et tous ses membres jouissent de ses biens. Les mères n'auraient pas d'intérêt à taxer vos produits pour payer ensuite cette taxe.

Nous sommes favorables à vous accorder un rabais sur le prix de nos ressources minières en échange d'un transfert de technologie qui nous permettra en contrepartie d'augmenter nos rendements et donc nos revenus. Nous pourrions fixer ce rabais de l'ordre de 15% par défaut, un rabais qui pourra être réajusté en fonction de l'importance des commandes à venir, auquel se rajoutera un prix raisonnable de transport si nous devons livrer dans vos ports.
Arios

Message par Arios »

Gaston Mauyon : Entendu.

[quote]-ArmaVuillermoz propose les tarifs nationaux à la vente de ses matériels à l'État du Terrile.
-Les cités du Terrile traiteront avec ArmaVuillermoz de la possible installation de centres de production au Terrile, en échange de transfert de technologies sur la production d'armement léger et d'équipement pour soldat.
-L'État fiémançais installe et entretient une base militaire à Havrefranc d'une contenance de 20 000 hommes avec leur matériel.

-L'État du Terrile se fournit auprès des entreprises fiémançaises pour le matériel agricole destiné à son agriculture mécanisée et céréalière des plaines.
-Les ports du Terrile ouvrent leur marché aux machines et outils manuels des artisans fiémançais.
-Les ports du Terrile ouvrent leur marché aux produits issus de la vigne et vendu par des coopératives marchandes fiémançaises.
-La Fiémance se fournit auprès du Terrile en céréales vicaskaranes dont le maïs, en légumes nord-vicaskarans, et en viande d'animaux nord-vicaskarans.

-Des ingénieurs fiémançais forment les scieries et entreprises d'exploitation des forêts au Terrile.
-Des ingénieurs fiémançais forment les instituts miniers et entreprises d'excavation au Terrile.
-La Fiémance se fournit auprès du Terrile pour un certain nombre de minerais industriels et minerais de luxe, profitant d'un rabais par défaut à 15% et adapté à chaque secteur. [/quote]

Laissez-moi maintenant vous proposer l'ouverture de nos universités à vos étudiants. Quel est le degré de scolarisation et le nombre de Terriliens effectuant aujourd'hui des études supérieures ? En somme, j'aimerai en connaître davantage sur votre système scolaire.
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