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Posté : jeu. mars 06, 2014 11:48 pm
par Saint-Siège
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Une arrivée turbulente
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/816890PapeAlexandreIX.jpg[/img]
Sa Sainteté, le Pontifex maximum Alexandre IX
Un peu en retard, mais tout de même là, le pape, après un voyage sommaire, arriva, sans davantage tarder, au Congrès princier, mais d'une manière peu commune.
Alexandre IX pénétra, vêtu d'une simple soutane noire, à col blanc, aux revers des manches à la couleur pourpre de Tyr, dans la salle de réunion, ce, rapidement, tout en affichant un profond regard de déception, entremêlé d'une lourde et peu camouflée froideur: Une aura glaciale planait. Accompagnés de huit légionnaires pontificaux, nullement en tenue cérémonielle, il les fit dispersés dans la pièce, et lui, debout, dit, d'une voix rauque, autoritaire, mais légèrement adoucie: «Que dire face à vous tous...Je ne suis pas fier de ce rassemblement qui consiste à émettre des propos diffamatoires sur l'Empire du Schlessien, votre frère. Il n'est certes pas sans défauts, mais ça ne justifie en rien votre conciliabule...et si celui-ci se relevait être légitime, alors, dites-moi honnêtement, où est votre compatriote chrétien, où est le représentant de la Maison de l'Empire ? Je ne le repère pas ! Donc, vous le jugez ainsi sans même l'entendre, quand Jésus-Christ lui-même a eu droit, même biaisé, à un jugement vis-à-vis de Ponce Pilate ? Si le Saint-Empire est dans la difficulté d'assister mes pairs à rejoindre Urba, pourquoi ne pas simplement vous empresser de lui proposer votre aide, plutôt que de vouloir comploter contre lui, le démettre odieusement de ses droits et obligations ? Son devoir est une charge de poids, et vous tous, vous vous êtes ici rassemblés pour statuer sans l'Empire ? Je suis venu ici car je ne croyais pas à la véracité de cette réunion. Il fallait que je le constate de par moi-même...»
Une fois avoir parlé, le pontife jeta un regard vers Annabelle II, qui, pour l'observée, voulait tout dire, incarnait celui d'un père qui voyait sa fille après que celle-ci ait fait une bêtise.
P.-S.: Deux gardes s'assurent que personne ne puisse sortir de la pièce.
Posté : ven. mars 07, 2014 1:46 am
par Zaldora
Après un discours papal lourd de sens, la reine vit celui-ci se retourner dans sa direction et lui jeter un regard noir, inquisiteur, devant toutes les personnes présentes ici, le frère de Charles-Philippe, le Prince, le Roi Alexandre, la Secrétaire Litzburgeoise... la tristesse se mêla alors à un fort sentiment d'humiliation... mais elle se concentra afin de contenir, vaille que vaille, son ressenti à l'instant. Rien ou peu devait transparaitre. De cet instant, Annabelle se réfugia dans le silence, en attendant que ce sommet prenne fin. Le plus vite possible était son vœux.
Posté : ven. mars 07, 2014 7:09 am
par Otto
Le Prince écouta avec énormément d'attention le discours du Souverain Pontife. Lorsqu'il eu fini, le souverain viertensteinois fut remplis de honte et après de longue hésitations, il pris la parole, bredouillant.
[quote]Très Saint Père, je ne voulais pas m'attirer l’opprobre pontificale... J'étais seulement désireux de vous voir de nouveau à la tête de vos Etats.
Si je n'ai pas invité les impériaux, c'est, comment dire... parce que la présente situation était, un peu du moins, de leur faute.
Si vous m'y autorisez, je peux dès maintenant prévenir ma chancellerie d'envoyer à Sa Majesté Impériale les saufs-conduits pour venir siéger parmi nous.[/quote]
Posté : ven. mars 07, 2014 8:42 am
par Arios
Pierre-Paul d'Ardun, Duc de Tauray : À Tauray, le jour de la foire aux pommes, nous déposons des couronnes de fleur auprès d'un chêne géant. Il protège des fièvres pendant une année. Il poussa en une après-midi, au milieu du sang des pauvres. Je n'ai pas l'année, toujours-est-il que ce fût le jour d'une bataille contre l'Empire qui assiégeait la ville.
La Fiémance, que je représente, attend de pied ferme ce qui lui paraît légitime : la venue d'un représentant du Royaume du Schlessien.
Nous pourrons ensuite discuter des modalités de mise en place d'une autorité impériale sur les couronnes catholiques.
Mais que l'on prévienne également le Lochlann.
Posté : ven. mars 07, 2014 9:59 am
par Joyan
Alexandre de Biturige, Roi des Biturigeois: Je vous ai bien écouté, vous tous, et vous aussi, Très Saint Père. Je déplore, moi aussi, l'absence de représentation de l'Empire du Schlessien, qui, si certains pensent qu'il doit être remis en cause, ne doit en tous cas pas l'être sans être présent à ces discussions.
Quand à la restauration du Très Saint Père et de l'autorité pontificale sur un territoire temporel, c'est une bonne chose. Mais encore faudrait-il que cela se fasse en paix. Il est hors de question de menacer des vies humaines pour rétablir l'autorité pontificale.
Posté : sam. mars 08, 2014 1:21 pm
par Zaldora
Le Congrès durait depuis déjà 5h [le temps passe moins vite dans la Scène Internationale] et pourtant peu de choses avait pour le moment été débattu. On se rapprochait chaque minute du fiasco
( http://www.lemondecommeilva.com/IMG/png/screen-shot-2012-01-22-at-2.59.38-pm.png )
Posté : sam. mars 08, 2014 1:39 pm
par Otto
Le Prince, excédé par la présence des légionnaires à l'intérieur du Palais des Échevins, par la lenteur des négociations et l'absence de solution pris la parole.
[quote]Tout cela n'a que trop duré !
Si vos hommes, Très Saint Père, ne libèrent pas la sortie, nous ne pourrons en aucun cas inviter l'Empereur à nous rejoindre...
De plus, j'ai l'impression que la plupart d'entre vous ont pensé que je désirais m'arroger la couronne impériale, ou tout du moins retirer ce titre à l'Empereur Viktoria. Sachez que ma volonté est tout autre, je désirais simplement voir de nouveau la Papauté en ces terres et voir un nouvel Empire émergé, un Empire qui ne serait plus schlesseino-centré mais centré sur le Monde entier.
Ce que je désirais, c'était de voir chacun des princes catholiques sur un pied d'égalité au sein de cet empire et non plus voir le Schlessein assumer seul la direction de la Chrétienté !
L'absence de l'Empereur était complétement voulut car son opposition aurait sans nul doute tout fait manquée, et je comptais sur vous pour comprendre l'importance d'une si ambitieuse réforme et pouvoir transmettre cette nécessité à l'Empereur... Mais peut-être ai-je été fou de penser que des monarques de nations si différentes que les nôtres pourraient négocier ensemble ce Grand Empire Chrétien... [/quote]
Posté : sam. mars 08, 2014 2:04 pm
par Arios
Après cinq heures de débats, de réprimandes grossières venant d'un évêque qui certes, premier de ses pairs, ressemblait davantage à un agent schlessois qu'à un théologie mettant sa connaissance au service des intérêts des chrétiens, le petit monde eut droit à une pause café et confiseries, allant prendre l'air dans les ailes du château.
Le Prince Othon IV ( ou Odon ? Pierre-Paul se le demandait... ) avait émis le souhait d'un Empire. Le Fiémançais savait bien que cet Altesse n'avait entrepris aucune de ces démarches par intérêt du gain, soif de puissance. Le Viertenstein n'était qu'un duché rural, dont la force économique était encore celle des coulées de torrents et des avant-bras des femmes. Si la Fiémance avait insisté pour que le Viertenstein prenne la tête d'une lutte contre le Saint Empire, c'était parce-qu'on ne croyait plus à la capacité du Litzburg de faire quelque chose. Le Duc de Tauray s'entretînt avec Othon IV, en espérant qu'aucun drône enregistreur ne survolât leurs gobelets de café.
Pierre-Paul d'Ardun, Duc de Tauray : Altesse, ce congrès est un échec ; la venue du Pape l'a condamné. Cet Évêque est toujours du côté des plus forts, et ceux sont les Schlessois aujourd'hui. Ou plutôt, les Lochlannais.
Le Viertenstein l'a compris, je pense. Votre Altesse n'a pas les faveurs de Wilhelmstadt qui à l'heure actuelle doit chercher comment vous faire payer cette pensée atroce : l'indépendance.
Votre pays peut avoir, il a déjà, celles de la Fiémance. Baissez la tête, dîtes au revoir à vos hôtes la queue de pie entre les jambes ; demain matin nos ingénieurs et nos scientifiques seront sur vos aérodromes, pour aider Votre Altesse à faire décoller le Viertenstein.
Le mieux serait de conserver intacte le mode de vie de vos gens, ne pas interférer avec l'ordre social naturel et communautaire ; mais en parallèle, il faut donner les moyens à la croissance de prendre force, avec l'énergie qui n'est pas employée dans vos campagnes. Je vais convaincre nos chemins de fer d'employer chez vous les tarifs nationaux, il faut doter l'arrière-pays en voies d'accès. Je trouverai également le moyen de vous ouvrir le port de Cabrère (Cabrera, Cisplatine), ainsi le commerce entre nos pays se fera par là sans douanes. Discutez en avec vos conseillers, trouvez tout ce que nous pouvons faire pour le Viertenstein, et nous le ferons.
Il nous faut un allié à l'ouest, avec lequel nous sèmerons très bientôt le vent de la protestation au Lochlann. Que la terre des lacs servent à défendre les pays chrétiens, et pas à torcher l'électorat des Braunschweig.
Après tout il y avait bien des formes d'empires, de celui de l'amour à celui des armes. Les Viertensteinois continueraient de laver leurs défroques en déblatérant des mots immondes les bras dans leurs lavoirs gelés, mais peut-être les élites de châteaux ne choisiraient un jour la langue de Goethe que pour insulter leurs domestiques.
Posté : sam. mars 08, 2014 2:52 pm
par Otto
Le Prince Otto IV. écouta attentivement les propos de Pierre-Paul d'Ardun. Vérifiant également si personnes ne les écoutaient, il répondit :
[quote]Je ne comprend à quel jeu vous jouez, vous et votre frère.
Vous me demandez de tenir ce Congrès pour répondre aux inquiétudes d'Annabelle du Thorval et alors que tout va mal, vous me conseillez de le dissoudre. Mais nous n'avons pris aucune décision, nous n'avons même pas été capable de nous mettre d'accord sur une position commune !
Pire encore, je pense que la Chrétienté sortira affaiblie de ce Congrès, et le seul moyen de redonner un minimum de dignité à ce Congrès comme à mon pays, ce serait de prendre une position commune à tout les membres sur une la question urbaine, et même ça ce n'est pas gagné...
La question impériale est également un gros problème, peut-être même le plus gros. Je ne crains pas spécialement la haine de Viktoria, mais je crains que d'autres états essayent de devenir la grande puissance catholique du monde...[/quote]
Posté : sam. mars 08, 2014 4:00 pm
par Arios
Le Viertenstein pensait peut-être s'en sortir seul ? négocier l'importation de pétrole tarnois, faire un co-projet de voiture hybrides avec la Franconie, ouvrir les élections aux femmes puis le mariage aux pédoques, tout ça en croissant du PIB jusqu'à ce que chaque grouillot se paye 5 voitures, et que les grands capitaux éjaculent du goudron jusque dans le plus petit des chemins creux. C'était néanmoins un modèle en vogue.
Pierre-Paul d'Ardun, Duc de Tauray : Faîtes comme vous l'entendez. Le Thorval a toujours été du côté de ceux qui avaient les armes, et vu comme les Schlessois n'ont pas envie de lâcher leur os, nous n'obtiendrons aucune réforme du Saint Empire tant que le Schlessien sera sur de bons rails.
Nous avons bien d'autres soucis que l'ego des princes germaniques. Nous combattons. Mon frère, le roi, combat. Depuis des années nous repoussons des malades, des écorcheurs d'enfants et des paraphimosis de la politique. Il est normal que nous soyons les plus ardemment attachés à l'instauration d'un pouvoir impérial qui ne soit pas entièrement dans les mains des bouffeurs de choux blanc, quitte à perdre de notre pouvoir temporel. Il est nécessaire de refourguer la défense du continent à un Empire qui n'en profite pas, les hostilités terminées, pour s'en prendre à notre pays.
Or le Schlessien ne sait faire que ça. Détruire ce qu'il avale, vomir des buildings bâtis avec la liberté des épargnants. Sa société est une gageure, elle n'a de chrétienne que le nom, et de catholique que la pompe grossière. Ils foutent des nanas sous l'uniforme, des caméras dans les chiottes, et des espions dans les jupes de leurs "chers cousins".
Attendant le passage d'Annabelle se rendant aux toilettes...
Je vous dis ça comme ça, après tout. Ce n'est pas le moment de tenter une redéfinition saine de l'autorité impériale. Pour ce qui est de la Fiémance, pas d'engagement militaire en Urba. Vous aurez... des sous, des moyens, si votre coalition se charge d'imprimer les fascicules prévus par le Thorval. Si le Schlessien s'en occupe, à la rigueur tant mieux, ça fera déjà moins tarlouze.