Posté : dim. janv. 05, 2014 2:44 pm
<center>Les familles guerrières</center>
Issue de plusieurs millénaires de tradition, l'armée du Nijiin est une exception mondiale pour sa composante terrestre. En effet il n'existe pas d'école militaire au sens premier du terme pour former les civils, la conscription n'existe pas non plus, ici la classe guerrière se compose majoritairement de familles guerrières où les membres masculins sont guerriers de père en fils. La seule exception récente provoquée par les avancées technologiques concerne les armées de l'air et de la marine qui fonctionnent au Nijiin comme dans n'importe quelle nation avec le recrutement et la formation de militaires chez les civils. Le combat naval et aérien n'est pas reconnu comme noble ou honorable et se trouve délaissé par les familles guerrières.
Les clans guerriers
Depuis toujours, les bushi (武士 – guerriers gentilhommes) sont chargés de la protection des clans familiaux de la noblesse, bien qu'ils soient maintenant placés sous le seul commandement de l'empereur (cf chapitre sur l'histoire à venir). Suivant l'organisation clanique des familles nobles, les bushidan (武士団 - clans guerriers) ont un statut à part dans la société nijiinaise et sont la seule composante de l'armée de terre du pays.
Les enfants bushi commencent leur entraînement dès le plus jeune âge, sont soumis à une discipline extrême et le temps de la tendresse maternelle est douloureusement court. Le premier temps de l'éducation de l'enfant bushi consiste à réprimer les élans affectueux de l'enfance. Tout plaisir oisif est rigoureusement interdit et le confort lui même est proscrit. Ainsi, dès le moment où ils savent parler, on leur enjoint de considérer le devoir comme le seul guide de leur existence, le contrôle de soi comme la première règle de conduite, la souffrance et la mort comme des accidents sans importance du point de vue individuel.
Cette éducation austère est destinée à développer une impassibilité totale dont l'enfant ne doit jamais se défaire. On accoutume les enfants à la vue du sang et à la mort très tôt. Ils doivent assister et participer aux exécutions des prisonniers, mais comme elles se font de plus en plus rare on les confronte à la mort naturelle, à la mort dans les hôpitaux etc... Le jeune bushi doit apprendre à se prémunir contre toutes les peurs. Dans toutes ces épreuves, la plus parfaite maîtrise de soi est exigée.
En grandissant, l'enfant doit se satisfaire, en guise de distractions, des exercices physiques qui, très vite et pour le restant de ses jours, préparent le bushi à la guerre : kenjutsu, jujutsu et autres sports de combat qu'il doit tous maîtriser. S'il arrive par exemple en hiver qu'il ait froid aux mains, on lui ordonne de les plonger dans l'eau glacée pour rétablir la circulation. Si le gel engourdit les pieds, on l'oblige à courir dans la neige. Nombreux sont les enfants qui ne se remettent jamais de cet entraînement qui ne vise qu'à sélectionner les forts et éliminer les faibles.
Le bushidō (武士道 – voie du guerrier) est un code très strict qui régit la vie des bushi et qui exige loyauté et honneur envers les familles nobles jusqu'à la mort. Ce code de conduite est associé au sept grandes vertus suivantes : la droiture, le courage, la bienveillance, la politesse, la sincérité, l'honneur et la loyauté. Encore aujourd'hui, un bushi qui échoue à garder son honneur cherche à le regagner par un suicide rituel qui peut se nommer seppuku (pour le guerrier vaincu) ou hara-kiri (pour le guerrier humilié). Ce code enjoint également au bushi à vivre dans la simplicité, sans rechercher de plaisirs (la nourriture est simple, les vêtements également etc...).
Avec les années, les membres des bushidan sont de plus en plus nombreux mais les effectifs de l'armée impériale restent fixes, ce qui pose donc un problème pour un certain nombres de bushi qui atteignent l'âge adulte. Chaque année, les effectifs sont renouvelés pour remplacer les départs à la retraite, les éventuels décès ou autres départs, mais ces chiffres sont inférieurs au nombre d'enfants bushi qui atteignent la majorité chaque année. Les meilleurs d'entre eux peuvent rejoindre l'armée impériale, les autres sont alors exclus et deviennent des rōnin (浪人 – hommes errants).
Les rōnin sont considérés comme des parias par les autres bushi. Ces derniers qui sont formés depuis leur plus jeune âge au métier des armes se retrouvent alors dans une situation inconfortable pour s'intégrer dans la société nijiinaise. Certains, malgré l'humiliation, vont rejoindre les rangs de la marine ou de l'armée de l'air, d'autres vont alors s'engager dans les forces de police ou dans des entreprises de sécurité privée. Mais plus généralement, les rōnin se reconvertissent soit dans la grande criminalité soit dans le mercenariat en louant leurs services de guerriers à qui le veut.
« Un homme qui ne cesse de calculer est un poltron. Je dis cela parce que les supputations ont toujours un lien avec les idées de profit et de perte; l'individu qui les fait est tout le temps préoccupé par des notions de gain ou de perte. Mourir est une perte, vivre est un gain et c'est ainsi que l'on décide souvent de ne pas mourir. C'est de la lâcheté. »
Les clans secrets
Il existe une autre classe de guerriers au Nijiin qui sont les Shinobi (忍び – guerrier-espion). Leur origine est plus tardive dans l'histoire militaire nijiinaise mais il semblerait que les premiers clans shinobi furent formés par des rōnin exclus de la société et pourchassés par les leurs. C'est ce qui explique que ces guerriers ont dû développer des techniques de survie et, libérés des contraintes du bushidō, ont pu développer des techniques jugées déshonorantes comme l'espionnage, la guérilla, l'embuscade, l'assassinat ou l'empoisonnement.
Peu à peu, les familles nobles ont commencé à faire appel à eux pour assassiner leurs riveaux ou faire tomber les châteaux adverses par la ruse. Bien que détestés par les bushi, les shinobi font maintenant partie intégrante de l'armée nijiinaise et s'occupe des affaires d'espionnage, de contre espionnage et des forces spéciales.
Tout comme les bushi, les shinobi sont soumis à un entraînement extrême dès leur plus jeune âge et soumis à un code strict : le Ninpō (忍法). Ce dernier met l'accent sur l'endurance, la persévérance, la capacité d'adaptation. Contrairement aux bushi, les shinobi ne cherche pas l'affrontement direct mais à survivre. Les shinobi pratiquent le ninjutsu (忍術) dès l'enfance, qui consiste en l'apprentissage de techniques de combat et notamment l'utilisation d'armes modernes, le combat à mains nues (taijustu), mais aussi des techniques de camouflage (hensō jutsu, doton no jutsu), d'utilisation d'explosifs, de poisons, la prestidigitation (genjutsu), la natation etc... Le ninjutsu comporte aussi des connaissances en météorologie, astronomie, médecine, langues étrangères et mathématiques.
L'une des autres différences majeures avec les bushidan est que les femmes sont également entraînée aux arts de la guerre et deviennent ensuite des kunoichi (くノ一) qui apprennent notamment l'art de la séduction.
« Qui connaît l'autre et se connaît, en cent combats ne sera point défait. »
Issue de plusieurs millénaires de tradition, l'armée du Nijiin est une exception mondiale pour sa composante terrestre. En effet il n'existe pas d'école militaire au sens premier du terme pour former les civils, la conscription n'existe pas non plus, ici la classe guerrière se compose majoritairement de familles guerrières où les membres masculins sont guerriers de père en fils. La seule exception récente provoquée par les avancées technologiques concerne les armées de l'air et de la marine qui fonctionnent au Nijiin comme dans n'importe quelle nation avec le recrutement et la formation de militaires chez les civils. Le combat naval et aérien n'est pas reconnu comme noble ou honorable et se trouve délaissé par les familles guerrières.
Les clans guerriers
Depuis toujours, les bushi (武士 – guerriers gentilhommes) sont chargés de la protection des clans familiaux de la noblesse, bien qu'ils soient maintenant placés sous le seul commandement de l'empereur (cf chapitre sur l'histoire à venir). Suivant l'organisation clanique des familles nobles, les bushidan (武士団 - clans guerriers) ont un statut à part dans la société nijiinaise et sont la seule composante de l'armée de terre du pays.
Les enfants bushi commencent leur entraînement dès le plus jeune âge, sont soumis à une discipline extrême et le temps de la tendresse maternelle est douloureusement court. Le premier temps de l'éducation de l'enfant bushi consiste à réprimer les élans affectueux de l'enfance. Tout plaisir oisif est rigoureusement interdit et le confort lui même est proscrit. Ainsi, dès le moment où ils savent parler, on leur enjoint de considérer le devoir comme le seul guide de leur existence, le contrôle de soi comme la première règle de conduite, la souffrance et la mort comme des accidents sans importance du point de vue individuel.
Cette éducation austère est destinée à développer une impassibilité totale dont l'enfant ne doit jamais se défaire. On accoutume les enfants à la vue du sang et à la mort très tôt. Ils doivent assister et participer aux exécutions des prisonniers, mais comme elles se font de plus en plus rare on les confronte à la mort naturelle, à la mort dans les hôpitaux etc... Le jeune bushi doit apprendre à se prémunir contre toutes les peurs. Dans toutes ces épreuves, la plus parfaite maîtrise de soi est exigée.
En grandissant, l'enfant doit se satisfaire, en guise de distractions, des exercices physiques qui, très vite et pour le restant de ses jours, préparent le bushi à la guerre : kenjutsu, jujutsu et autres sports de combat qu'il doit tous maîtriser. S'il arrive par exemple en hiver qu'il ait froid aux mains, on lui ordonne de les plonger dans l'eau glacée pour rétablir la circulation. Si le gel engourdit les pieds, on l'oblige à courir dans la neige. Nombreux sont les enfants qui ne se remettent jamais de cet entraînement qui ne vise qu'à sélectionner les forts et éliminer les faibles.
Le bushidō (武士道 – voie du guerrier) est un code très strict qui régit la vie des bushi et qui exige loyauté et honneur envers les familles nobles jusqu'à la mort. Ce code de conduite est associé au sept grandes vertus suivantes : la droiture, le courage, la bienveillance, la politesse, la sincérité, l'honneur et la loyauté. Encore aujourd'hui, un bushi qui échoue à garder son honneur cherche à le regagner par un suicide rituel qui peut se nommer seppuku (pour le guerrier vaincu) ou hara-kiri (pour le guerrier humilié). Ce code enjoint également au bushi à vivre dans la simplicité, sans rechercher de plaisirs (la nourriture est simple, les vêtements également etc...).
Avec les années, les membres des bushidan sont de plus en plus nombreux mais les effectifs de l'armée impériale restent fixes, ce qui pose donc un problème pour un certain nombres de bushi qui atteignent l'âge adulte. Chaque année, les effectifs sont renouvelés pour remplacer les départs à la retraite, les éventuels décès ou autres départs, mais ces chiffres sont inférieurs au nombre d'enfants bushi qui atteignent la majorité chaque année. Les meilleurs d'entre eux peuvent rejoindre l'armée impériale, les autres sont alors exclus et deviennent des rōnin (浪人 – hommes errants).
Les rōnin sont considérés comme des parias par les autres bushi. Ces derniers qui sont formés depuis leur plus jeune âge au métier des armes se retrouvent alors dans une situation inconfortable pour s'intégrer dans la société nijiinaise. Certains, malgré l'humiliation, vont rejoindre les rangs de la marine ou de l'armée de l'air, d'autres vont alors s'engager dans les forces de police ou dans des entreprises de sécurité privée. Mais plus généralement, les rōnin se reconvertissent soit dans la grande criminalité soit dans le mercenariat en louant leurs services de guerriers à qui le veut.
« Un homme qui ne cesse de calculer est un poltron. Je dis cela parce que les supputations ont toujours un lien avec les idées de profit et de perte; l'individu qui les fait est tout le temps préoccupé par des notions de gain ou de perte. Mourir est une perte, vivre est un gain et c'est ainsi que l'on décide souvent de ne pas mourir. C'est de la lâcheté. »
Les clans secrets
Il existe une autre classe de guerriers au Nijiin qui sont les Shinobi (忍び – guerrier-espion). Leur origine est plus tardive dans l'histoire militaire nijiinaise mais il semblerait que les premiers clans shinobi furent formés par des rōnin exclus de la société et pourchassés par les leurs. C'est ce qui explique que ces guerriers ont dû développer des techniques de survie et, libérés des contraintes du bushidō, ont pu développer des techniques jugées déshonorantes comme l'espionnage, la guérilla, l'embuscade, l'assassinat ou l'empoisonnement.
Peu à peu, les familles nobles ont commencé à faire appel à eux pour assassiner leurs riveaux ou faire tomber les châteaux adverses par la ruse. Bien que détestés par les bushi, les shinobi font maintenant partie intégrante de l'armée nijiinaise et s'occupe des affaires d'espionnage, de contre espionnage et des forces spéciales.
Tout comme les bushi, les shinobi sont soumis à un entraînement extrême dès leur plus jeune âge et soumis à un code strict : le Ninpō (忍法). Ce dernier met l'accent sur l'endurance, la persévérance, la capacité d'adaptation. Contrairement aux bushi, les shinobi ne cherche pas l'affrontement direct mais à survivre. Les shinobi pratiquent le ninjutsu (忍術) dès l'enfance, qui consiste en l'apprentissage de techniques de combat et notamment l'utilisation d'armes modernes, le combat à mains nues (taijustu), mais aussi des techniques de camouflage (hensō jutsu, doton no jutsu), d'utilisation d'explosifs, de poisons, la prestidigitation (genjutsu), la natation etc... Le ninjutsu comporte aussi des connaissances en météorologie, astronomie, médecine, langues étrangères et mathématiques.
L'une des autres différences majeures avec les bushidan est que les femmes sont également entraînée aux arts de la guerre et deviennent ensuite des kunoichi (くノ一) qui apprennent notamment l'art de la séduction.
« Qui connaît l'autre et se connaît, en cent combats ne sera point défait. »