Rencontre Kirep-Iles de Sand
-
Vliduj Gak
La délégation kirepienne s'était levée de bon matin, le jeu en valait la chandelle. Aujourd'hui, les camarades devaient rencontrer les autorités des îles de Sand. Deux peuples, une nation, c'est de l'impérialisme. Deux nations, un peuple, c'est le Kirep, se répétait Gak, encore et toujours, obstiné dans sa quête de l'unification des deux pays. L'objectif de la rencontre, il n'était on ne peut plus simple : les dirigeants sandois devaient être convaincus qu'une unification était la seule, unique, inaliénable, inaltérable et incontournable solution actuelle pour le peuple yougoslave. Les tentatives "d'unification" dans le monde ne manquait pas, toutes maquillées de néo-colonialisme, d'impérialisme. Les états puissants ne cessaient d'imposer aux états faibles leur vision des choses. Ils parlaient d'unification devant leurs voisins, mais face à leur subalterne, parlait de soumission immédiate. Rien n'était plus cohérent, les anciennes métropoles annexaient désormais leurs anciennes colonies, les grands mangeaient les petits, sans gloire et sans vergogne.
Au milieu de tout cela, le cas Kirep-Sand faisait figure d'exception : le fait qu'un peuple, qui au cours de son existence n'aura jamais subi aucune division culturelle, linguistique, historique, demeure divisé est un fait fâchant, triste et désolant. Il n'y a pas un peuple kirepien, un peuple sandois, il y a un peuple yougoslave, un kirep continental, un kirep insulaire, mais pas deux peuples. Deux nations, toutes deux fictives et bringuebalantes. L'une allait humblement tendre la main à l'autre, dans un espoir que les bureaucrates laisseraient, une fois n'est pas coutume, la priorité aux peuples, et mettraient leurs soucis administratifs de côté.
Gak arrivait, accompagné de spécialistes de l'histoire du Kirep et des îles de Sand, de linguistes renommés, du ministre Serapion, de Boris Novak, le chef du gouvernement. Il fallait montrer aux frères slaves du sud que le Kirep souhaitait par tous ses moyens une union, fraternelle et splendide, égalitaire et réciproque.
Mais nul dans la délégation kirepienne ne se faisait ni d'a priori, ni d'idée reçue : ils n'étaient pas en terrain conquis. Il fallait des offres concrètes, des offres véritables, qui offriraient au peuple des bénéfices, des gains, des acquis, des bonus, qui le pousserait à suivre l'unification. Il fallait aussi concrètement offrir des propositions plausibles aux délégués sandois. Les malettes étaient remplies de dossiers, pleines à craquer, des plans, des notes, des schémas, des feuilles de compte, des projets de construction, d'accords économiques. Chacun avait mille idées en tête, chacun voyait déjà de l'autre côté de la mer s'agiter tout un peuple afin de retrouver son frère continental, bondir des gratte-ciel, ils voyaient déjà le pharamineux idéal d'un pont reliant Kirep et Sand, continent et îles, unifiant le peuple yougoslave.
Au milieu de cette effeverscence intellectuelle, Gak n'avait lui pas d'étoiles plein la tête. Il reformulait une enième fois son discours, filé au mot près, qui ne devait laisser aucune ouverture aux contestations. Tout était prévu. C'était comme si l'union était déjà faite. Rien ne l'empêchait. Il fallait la concrétiser, jouer avec la rhétorique, user du charisme politique, de la rigueur géostratégique et de la ferveur révolutionnaire. De la verve, la tête froide, les propositions en mains, et tout fonctionnerait comme une démonstrations mathématique.
Il fallait garder en tête l'ordre des thèmes. La cohésion culturelle des pays. La similitude ethnique, linguistique, historique. Un peuple, deux pays. Les accords économiques. La rédaction d'une constitution. L'aide du Kirep aux Sand. Une aide énorme. Et enfin, l'unification nationale. Les projets concrets, les propositions au gouvernement, les besoins du Kirep. Ainsi, aucun argument ne pourrait pénétrer cette démonstration.
Et l'équilibre géostratégique de la région. Rien n'était moins sûr. Dans la région du golfe palorzien, les rostovs, savoisiens, callandiens, tripicanis, lochlannais, pelabssiens, agitaient leurs drapeaux, torpillaient leurs navires, fendaient les cieux. Tout cela faisait peur. La peur, c'est le principal outil de conviction. Les îles de Sand sont au coeur d'une nébuleuse géopolitique, d'un jeu aléatoire ou les décisions de quelques puissants influent sur le mode de consommation de millions d'insulaires. On ne s'en doute pas, mais le blocus du Callanda, du Savoia ou du Tripi ferait, par l'importance du commerce maritime transitant par le golfe palorzien, ferait se priver d'approvisionnement extérieur des millions de sandois.
L'avion arrivait en direction de la piste d'atterrissage de la capitale des îles de Sand. On voyait une cinquantaine de personnes amassées, préparées à la rencontre, qui attendait, en trépignant, sur le tarmacadam de l'aéroport. Le drapeau des îles de Sand flottait au vent, hissé au sommet du bâtiment principal de l'aéroport. Hissés spécialement pour l'occasion, le drapeau kirepien et les couleurs panslaves (bandes horizontales bleue, blanche et rouge), se situaient environ 15m en aval. La délégation kirepienne, une fois descendue, se précipita presque en direction des dirigeants des îles de Sand. Les îles de Sand étant une fédération, les personnes rassemblées étaient les principaux dignitaires des différentes républiques autonomes.
Le ministre Serapion en avait la larme à l'oeil, Gak non. Les couleurs panslaves flottaient encore dans ce pays. Scène émouvante, certes, si seulement les révolutionnaires savaient s'émouvoir
Tous les diplomates, spécialistes, historiens, politiciens, furent emmenés au moyen d'un très long chargement de voitures de fonction dans une salle de réunion. Là, Vliduj Gak monta sur une petite estrade ou était placée un support pour dossiers. Il sortir deux feuilles ou étaient griffonées quantité de choses, de notations, d'informations, d'anecdotes. Après que le silence se sembla fait dans la salle, un bref toussotement, et le chef d'état prit la parole, d'une voix teintée de lucidité, de froideur et de raison :
[img]http://a10.idata.over-blog.com/300x193/0/19/69/68/Enver_Hoxha.jpg[/img]
Vliduj Gak : "Camarades, frères, amis slaves, amis du Sud,
Je ne souhaite pas tergiverser, tourner autour du pot, alors que chacun sait ce pourquoi nous sommes présents, ce pourquoi vous êtes tous présents.
Aujourd'hui, je viens porter devant vous ce que nous, vous, votre peuple, notre peuple, le peuple qui se partage entre nos deux états, attendent depuis des années, des décennies, qui paraissent des siècles, des millénaires. Aujourd'hui, je viens vous proposer l'unification de nos états, la fin de la division absurde Kiro-sandoise, et la renaissance de la patrie yougoslave.
Ceci est notre objectif, notre unique objectif, nous n'avons que cela à l'esprit. Une unification, pourquoi ?
Tout nous lie. Passons en revue les différents points qui méritent notre attention commune.
Le futur état est obligatoire, par d'abord une logique historique. Nous avons été, nous serons, unis comme un seul état, un empire, royaume, fédération, une république, qu'importe les régimes, nous fûmes unis. Le temps a prouvé que les divisions font partie de cette histoire de nos pays, mais la division doit toujours paraître temporaire.
Nos pays partagent la même culture, la même langue. Et nous sommes tous d'accord, que l'unité linguistique et culturelle est la première, et souvent la plus importante condition de la constitution d'un état unique. Combien d'empires, de régimes se sont effondrés car les différentes peuplades le composant ne s'entendaient pas ? Car des intérêts divergents le déchirait ? Colonialisme, impérialisme, invasions, soumissions, unions entre peuples trop différents, brader sa liberté contre sa sécurité. Ces termes sont inséparables de la longue histoire des peuples, dans le monde entier. Ces pays sont voués à l'échec. Or, ce que je viens vous offrir n'est rien de cela. Nous formons un peuple. Nous utilisons les mêmes syncrétismes linguistiques. Contrairement à certaines unions qui se forment actuellement, aucun des deux pays n'a jamais colonisé l'autre. Nous proposons juste, simplement, la recréation de ce grand pays, de cette puissance des slaves du sud, qui s'unirent bien des fois, car ils ne sont qu'un peuple, car rien ne s'y oppose. Il faut reformer le Grand Kirep, celui qui nous trouva ensemble. C'est à vous, désormais, de voir si vous souhaitez être avec nous la plus grande puissance de toute la partie nord de l'océan barebjalien, ou si vous souhaitez rester isolés de nous, ce qui ne sera profitable à absolument personne.
Maintenant, vous avez votre avis. Mais me direz vous, une unification, comment ?
Vous êtes, je suis, nous sommes tous ici, des dirigeants, des politiciens, qui connaissons toutes les ficelles de l'administration, et chacun de nous sait qu'on impose pas la fusion de deux entités étatiques ne peut se faire d'un claquement de doigts, sur un coup de tête. Ce fut la plus grande erreur de tous les impérialistes, pseudo-unificateurs. Créer un mythe, le maintenir, l'exploiter, mais rien n'aura changé pour le peuple, pour le pays, pour personne.
Afin de vous prouver vraiment que nous sommes totalement désinteressés, nous avons décidé de vous exposer nos différents projets, propositions et offres dans l'optique de l'unification des slaves du sud.
D'abord, abordons le volet politique et administratif, pour continuer par le volet économique et finir par le volet militaire.
Deux pays tels que les nôtres, aussi proches soient-ils culturellement, historiquement, en ayant les moyens de son unification, se doit de s'en donner les possibilités. Cela passera d'abord par la rédaction d'une constitution posant les bases de la politique du nouvel état, de son fonctionnement. Nos spécialistes ont élaboré depuis plusieurs semaines ce texte, en se basant uniquement sur la constitution du Kirep continental, et sur celle des îles de Sand. Nous souhaiterions établir une seule assemblée législative, qui déciderait des lois du futur état. La législation actuellement en vigueur chez vous ne serait pas remise en cause, car un trop grand chamboulement entraînerait un mécontentement de la population, que nous ne souhaitons pas. Ainsi, au bout d'un certain temps, sans doute assez court, nous aurons des lois communes, une constitution commune, et l'état aura ainsi posé ses premières fondations.
D'un point de vue économique maintenant. Nous allons vous montrer désormais que nos propositions sont entièrement désinteréssées. Votre sous-sol est riche en gaz. Ce que nous offrons est simple : grâce à nos soutiens étrangers, nos capacités actuelles, nous sommes prêts à faire tout notre possible pour vous aider à l'exploiter. Mais nous ne vous pillerons pas. Je vous donne alors la garantie absolue que le gaz que vous collecterez sera utilisé exclusivement pour l'alimentation énergétique des îles de sand. Le Kirep possède de nombreux partenaires gaziers et ne souhaite pas se servir de vous pour s'alimenter.
Nous débloquerons une très importante somme d'argent afin de construire des infrastructures, des bâtiments publics, de rénover vos réseaux de transport.
Et le meilleur arrive, mes frères : nous vous offrirons, entendez bien, gratuitement, de quoi nourrir 6 000 000 des vôtres. Cette offre est inédite, et nul ne pourra faire autant. Votre agriculture est déficiente, une partie de votre population est mal-nourrie ou sous-nourrie. Nos techniques d'agriculture vous seront offertes via une réforme agraire commune.
Maintenant, le point de vue militaire. La puissance que nous, slaves du sud, peuples barebjaliens, devons constituer, se doit d'être militaire. L'armée kirepienne et l'armée des îles de Sand doivent en cela être totalement unies. Ce point est primordial. L'armée kirepienne est de loin la plus forte, mais rien ne nous mettra en position de force. L'état major devra alors être uni, les armées de même. Alors, enfin, quand tous ces points seront accomplis, militaires, économiques et politiques, si vous le voulez, nous serons une puissance incontestable, nous aurons reconstitué l'état que nous souhaitons tous. Nous sommes un peuple, uni, bien que deux pays se le partagent. Nous souhaitons tous deux que cette anomalie prenne fin. Faisons renaître cette grande civilisation, et soyons un modèle pour le monde entier, les peuples opprimés, les oppresseurs, chacun nous craindra et nous admirera.
Ce grand état, nous le voyons par ailleurs comme une union totale et non partielle. Ce n'est pas une annexion, aucun impérialisme. Nous sommes dépendants de vous, de votre décision. Vous êtes dépendants de nous, de nos offres. Sachez enfin que nul autre pays, quel qu'il soit, ne vous donnera plus que nous, car rien ne nous tient plus à coeur que cette union. Nous sommes votre superpuissance, vous êtes notre superpuissance.
La parole est à vous, la balle est dans votre camp, nul besoin de se traduire, nous parlons la même langue, utilisons les mêmes termes pour désigner ce projet : le Velike Zemlje, le grand pays.
J'attend vos remarques, vos propositions. "
Au milieu de tout cela, le cas Kirep-Sand faisait figure d'exception : le fait qu'un peuple, qui au cours de son existence n'aura jamais subi aucune division culturelle, linguistique, historique, demeure divisé est un fait fâchant, triste et désolant. Il n'y a pas un peuple kirepien, un peuple sandois, il y a un peuple yougoslave, un kirep continental, un kirep insulaire, mais pas deux peuples. Deux nations, toutes deux fictives et bringuebalantes. L'une allait humblement tendre la main à l'autre, dans un espoir que les bureaucrates laisseraient, une fois n'est pas coutume, la priorité aux peuples, et mettraient leurs soucis administratifs de côté.
Gak arrivait, accompagné de spécialistes de l'histoire du Kirep et des îles de Sand, de linguistes renommés, du ministre Serapion, de Boris Novak, le chef du gouvernement. Il fallait montrer aux frères slaves du sud que le Kirep souhaitait par tous ses moyens une union, fraternelle et splendide, égalitaire et réciproque.
Mais nul dans la délégation kirepienne ne se faisait ni d'a priori, ni d'idée reçue : ils n'étaient pas en terrain conquis. Il fallait des offres concrètes, des offres véritables, qui offriraient au peuple des bénéfices, des gains, des acquis, des bonus, qui le pousserait à suivre l'unification. Il fallait aussi concrètement offrir des propositions plausibles aux délégués sandois. Les malettes étaient remplies de dossiers, pleines à craquer, des plans, des notes, des schémas, des feuilles de compte, des projets de construction, d'accords économiques. Chacun avait mille idées en tête, chacun voyait déjà de l'autre côté de la mer s'agiter tout un peuple afin de retrouver son frère continental, bondir des gratte-ciel, ils voyaient déjà le pharamineux idéal d'un pont reliant Kirep et Sand, continent et îles, unifiant le peuple yougoslave.
Au milieu de cette effeverscence intellectuelle, Gak n'avait lui pas d'étoiles plein la tête. Il reformulait une enième fois son discours, filé au mot près, qui ne devait laisser aucune ouverture aux contestations. Tout était prévu. C'était comme si l'union était déjà faite. Rien ne l'empêchait. Il fallait la concrétiser, jouer avec la rhétorique, user du charisme politique, de la rigueur géostratégique et de la ferveur révolutionnaire. De la verve, la tête froide, les propositions en mains, et tout fonctionnerait comme une démonstrations mathématique.
Il fallait garder en tête l'ordre des thèmes. La cohésion culturelle des pays. La similitude ethnique, linguistique, historique. Un peuple, deux pays. Les accords économiques. La rédaction d'une constitution. L'aide du Kirep aux Sand. Une aide énorme. Et enfin, l'unification nationale. Les projets concrets, les propositions au gouvernement, les besoins du Kirep. Ainsi, aucun argument ne pourrait pénétrer cette démonstration.
Et l'équilibre géostratégique de la région. Rien n'était moins sûr. Dans la région du golfe palorzien, les rostovs, savoisiens, callandiens, tripicanis, lochlannais, pelabssiens, agitaient leurs drapeaux, torpillaient leurs navires, fendaient les cieux. Tout cela faisait peur. La peur, c'est le principal outil de conviction. Les îles de Sand sont au coeur d'une nébuleuse géopolitique, d'un jeu aléatoire ou les décisions de quelques puissants influent sur le mode de consommation de millions d'insulaires. On ne s'en doute pas, mais le blocus du Callanda, du Savoia ou du Tripi ferait, par l'importance du commerce maritime transitant par le golfe palorzien, ferait se priver d'approvisionnement extérieur des millions de sandois.
L'avion arrivait en direction de la piste d'atterrissage de la capitale des îles de Sand. On voyait une cinquantaine de personnes amassées, préparées à la rencontre, qui attendait, en trépignant, sur le tarmacadam de l'aéroport. Le drapeau des îles de Sand flottait au vent, hissé au sommet du bâtiment principal de l'aéroport. Hissés spécialement pour l'occasion, le drapeau kirepien et les couleurs panslaves (bandes horizontales bleue, blanche et rouge), se situaient environ 15m en aval. La délégation kirepienne, une fois descendue, se précipita presque en direction des dirigeants des îles de Sand. Les îles de Sand étant une fédération, les personnes rassemblées étaient les principaux dignitaires des différentes républiques autonomes.
Le ministre Serapion en avait la larme à l'oeil, Gak non. Les couleurs panslaves flottaient encore dans ce pays. Scène émouvante, certes, si seulement les révolutionnaires savaient s'émouvoir
Tous les diplomates, spécialistes, historiens, politiciens, furent emmenés au moyen d'un très long chargement de voitures de fonction dans une salle de réunion. Là, Vliduj Gak monta sur une petite estrade ou était placée un support pour dossiers. Il sortir deux feuilles ou étaient griffonées quantité de choses, de notations, d'informations, d'anecdotes. Après que le silence se sembla fait dans la salle, un bref toussotement, et le chef d'état prit la parole, d'une voix teintée de lucidité, de froideur et de raison :
[img]http://a10.idata.over-blog.com/300x193/0/19/69/68/Enver_Hoxha.jpg[/img]
Vliduj Gak : "Camarades, frères, amis slaves, amis du Sud,
Je ne souhaite pas tergiverser, tourner autour du pot, alors que chacun sait ce pourquoi nous sommes présents, ce pourquoi vous êtes tous présents.
Aujourd'hui, je viens porter devant vous ce que nous, vous, votre peuple, notre peuple, le peuple qui se partage entre nos deux états, attendent depuis des années, des décennies, qui paraissent des siècles, des millénaires. Aujourd'hui, je viens vous proposer l'unification de nos états, la fin de la division absurde Kiro-sandoise, et la renaissance de la patrie yougoslave.
Ceci est notre objectif, notre unique objectif, nous n'avons que cela à l'esprit. Une unification, pourquoi ?
Tout nous lie. Passons en revue les différents points qui méritent notre attention commune.
Le futur état est obligatoire, par d'abord une logique historique. Nous avons été, nous serons, unis comme un seul état, un empire, royaume, fédération, une république, qu'importe les régimes, nous fûmes unis. Le temps a prouvé que les divisions font partie de cette histoire de nos pays, mais la division doit toujours paraître temporaire.
Nos pays partagent la même culture, la même langue. Et nous sommes tous d'accord, que l'unité linguistique et culturelle est la première, et souvent la plus importante condition de la constitution d'un état unique. Combien d'empires, de régimes se sont effondrés car les différentes peuplades le composant ne s'entendaient pas ? Car des intérêts divergents le déchirait ? Colonialisme, impérialisme, invasions, soumissions, unions entre peuples trop différents, brader sa liberté contre sa sécurité. Ces termes sont inséparables de la longue histoire des peuples, dans le monde entier. Ces pays sont voués à l'échec. Or, ce que je viens vous offrir n'est rien de cela. Nous formons un peuple. Nous utilisons les mêmes syncrétismes linguistiques. Contrairement à certaines unions qui se forment actuellement, aucun des deux pays n'a jamais colonisé l'autre. Nous proposons juste, simplement, la recréation de ce grand pays, de cette puissance des slaves du sud, qui s'unirent bien des fois, car ils ne sont qu'un peuple, car rien ne s'y oppose. Il faut reformer le Grand Kirep, celui qui nous trouva ensemble. C'est à vous, désormais, de voir si vous souhaitez être avec nous la plus grande puissance de toute la partie nord de l'océan barebjalien, ou si vous souhaitez rester isolés de nous, ce qui ne sera profitable à absolument personne.
Maintenant, vous avez votre avis. Mais me direz vous, une unification, comment ?
Vous êtes, je suis, nous sommes tous ici, des dirigeants, des politiciens, qui connaissons toutes les ficelles de l'administration, et chacun de nous sait qu'on impose pas la fusion de deux entités étatiques ne peut se faire d'un claquement de doigts, sur un coup de tête. Ce fut la plus grande erreur de tous les impérialistes, pseudo-unificateurs. Créer un mythe, le maintenir, l'exploiter, mais rien n'aura changé pour le peuple, pour le pays, pour personne.
Afin de vous prouver vraiment que nous sommes totalement désinteressés, nous avons décidé de vous exposer nos différents projets, propositions et offres dans l'optique de l'unification des slaves du sud.
D'abord, abordons le volet politique et administratif, pour continuer par le volet économique et finir par le volet militaire.
Deux pays tels que les nôtres, aussi proches soient-ils culturellement, historiquement, en ayant les moyens de son unification, se doit de s'en donner les possibilités. Cela passera d'abord par la rédaction d'une constitution posant les bases de la politique du nouvel état, de son fonctionnement. Nos spécialistes ont élaboré depuis plusieurs semaines ce texte, en se basant uniquement sur la constitution du Kirep continental, et sur celle des îles de Sand. Nous souhaiterions établir une seule assemblée législative, qui déciderait des lois du futur état. La législation actuellement en vigueur chez vous ne serait pas remise en cause, car un trop grand chamboulement entraînerait un mécontentement de la population, que nous ne souhaitons pas. Ainsi, au bout d'un certain temps, sans doute assez court, nous aurons des lois communes, une constitution commune, et l'état aura ainsi posé ses premières fondations.
D'un point de vue économique maintenant. Nous allons vous montrer désormais que nos propositions sont entièrement désinteréssées. Votre sous-sol est riche en gaz. Ce que nous offrons est simple : grâce à nos soutiens étrangers, nos capacités actuelles, nous sommes prêts à faire tout notre possible pour vous aider à l'exploiter. Mais nous ne vous pillerons pas. Je vous donne alors la garantie absolue que le gaz que vous collecterez sera utilisé exclusivement pour l'alimentation énergétique des îles de sand. Le Kirep possède de nombreux partenaires gaziers et ne souhaite pas se servir de vous pour s'alimenter.
Nous débloquerons une très importante somme d'argent afin de construire des infrastructures, des bâtiments publics, de rénover vos réseaux de transport.
Et le meilleur arrive, mes frères : nous vous offrirons, entendez bien, gratuitement, de quoi nourrir 6 000 000 des vôtres. Cette offre est inédite, et nul ne pourra faire autant. Votre agriculture est déficiente, une partie de votre population est mal-nourrie ou sous-nourrie. Nos techniques d'agriculture vous seront offertes via une réforme agraire commune.
Maintenant, le point de vue militaire. La puissance que nous, slaves du sud, peuples barebjaliens, devons constituer, se doit d'être militaire. L'armée kirepienne et l'armée des îles de Sand doivent en cela être totalement unies. Ce point est primordial. L'armée kirepienne est de loin la plus forte, mais rien ne nous mettra en position de force. L'état major devra alors être uni, les armées de même. Alors, enfin, quand tous ces points seront accomplis, militaires, économiques et politiques, si vous le voulez, nous serons une puissance incontestable, nous aurons reconstitué l'état que nous souhaitons tous. Nous sommes un peuple, uni, bien que deux pays se le partagent. Nous souhaitons tous deux que cette anomalie prenne fin. Faisons renaître cette grande civilisation, et soyons un modèle pour le monde entier, les peuples opprimés, les oppresseurs, chacun nous craindra et nous admirera.
Ce grand état, nous le voyons par ailleurs comme une union totale et non partielle. Ce n'est pas une annexion, aucun impérialisme. Nous sommes dépendants de vous, de votre décision. Vous êtes dépendants de nous, de nos offres. Sachez enfin que nul autre pays, quel qu'il soit, ne vous donnera plus que nous, car rien ne nous tient plus à coeur que cette union. Nous sommes votre superpuissance, vous êtes notre superpuissance.
La parole est à vous, la balle est dans votre camp, nul besoin de se traduire, nous parlons la même langue, utilisons les mêmes termes pour désigner ce projet : le Velike Zemlje, le grand pays.
J'attend vos remarques, vos propositions. "
-
MJ Coordinateur
Gak, Serapion, Novak et les autres Kirepiens avaient été bien accueillis, et le discours plein de verve du grand leader Gak donné la larme à l'oeil à beaucoup de citoyens ayant pu l'entendre.
Mais comme dans tout les pays et sous tout les régimes, les idéalistes ne représentaient qu'une marge de la population.
Venaît maintenant l'heure des questions :
1-) Comment le communisme sera-t'il concrêtement appliqué aux îles de Sand ? Quels en seront les mesures ? Et le collectivisme ?
Mais comme dans tout les pays et sous tout les régimes, les idéalistes ne représentaient qu'une marge de la population.
Venaît maintenant l'heure des questions :
1-) Comment le communisme sera-t'il concrêtement appliqué aux îles de Sand ? Quels en seront les mesures ? Et le collectivisme ?
-
Vliduj Gak
Gak avait préparé la question, assez ambigue ceci dit. Il remonta sur l'estrade, la malette dans la main, et en sortit une grande feuille ou étaient griffonés des schémas, qu'il n'utilisa cependant pas.
Vliduj Gak :Bien, vous avez raison, séparons communisme et collectivisme. L'un est politique, l'autre économique. Commençons par le second.
Nous ne comptons pas appliquer de changements radicaux dans le domaine économique. Car tout changement, bon ou mauvais, provoquera systématiquement un mécontentement de la population, qui n'est pas toujours capable de faire le discernement. Dans ce cas, nous ne souhaitons pas jouer aux dés avec des enjeux si importants.
En ce qui concerne le futur système économique des îles de Sand, la solution va être trouvée progressivement. Des mesures diverses permettant d'uniformiser le futur pays yougoslave, si futur pays il y a, devraient être prises assez rapidement afin que des situations intenables n'arrivent pas. Nous pensons entre autres aux transports en commun, qui devraient entrer en corrélation grâce à la mise en place de leur gratuité, avec notre total support.
Les lois et mesures économiques en mesure actuellement dans les îles de Sand ne seront pas, bien évidemment, révoquées du jour au lendemain. Rassurez vous, nous n'établirons pas non plus un système exactement semblable à celui du Kirep continental. Nous n'allons pas, encore moins, ériger un système kirovien. Vos travailleurs ne seront pas réquisitionnés dans nos usines afin de mourir à 30 ans d'embolies pulmonaires. Aucune statue de Kirov ne verra le jour sur ce territoire. Rien de tout cela.
Votre régime est une fédération, composée de plusieurs multiples petites républiques, mais je ne vous apprend rien. L'économie est totalement décentralisée. Et c'est ici, précisément, que tout entre en totale corrélation. Le Kirep, justement, entame actuellement, vous l'avez surement suivi, un processus de longue décentralisation économique, visant à mettre entre les mains des collectivités les moyens de production.
Ainsi, ce serait plutôt à nous de faire des concessions et non à nous.
Mais il va de soi que le Kirep reste un état communiste, totalement, ce que vous n'êtes pas.
Le Kirep apportera une longue aide aux îles de Sand afin d'appuyer un progressif changement économique. Si l'unification doit être faite à court terme, notre unité économique se fera sur un processus plus long. Une unification pacifique et amicale comme celle que nous discutons ne pourra se faire en parallèle à une violente réforme qui coûtera très cher à votre économie.
En ce qui concerne les différents secteurs économiques, voici ce que nous proposons : l'agriculture est assez inefficace, puisqu'elle ne permet pas de nourrir l'intégralité de votre population et de passer vers l'autosuffisance. Vous aurez notre aide gratuite, mais développer ce secteur sera la priorité.
La mesure principale sera donc une progressive collectivisation de l'agriculture, sur le modèle kirepien, sans faire pour autant immédiatement passer le pouvoir aux conseils ouvriers.
Il se racla la gorge
Au contraire, une telle idée serait tout sauf applicable. Les conseils ouvriers ont marché au Kirep, mais car ils sont spécifiques à notre pays.
La réforme agricole se ferait sous le contrôle des différents pouvoirs fédératifs, afin de ne pas déstabiliser le système économique en faisant marque de l'améliorer.
Politiquement, maintenant. Nous n'appliquerons pas de démocratie à parti unique, puisque le Kirep n'en est lui même pas une, mais nous préférerons instaurer une démocratie se basant sur notre modèle. Les partis politiques kirepiens et sandois s'uniraient selon leur affinité, prendraient de nouveaux noms, et mettraient en commun leurs programmes. Vos parlementaires viendront siéger à Rabajnom. De là bas, les décisions concernant les Sand seront prises, mais seulement en partie. Une deuxième assemblée, secondaire et d'importance moindre, sera chargée, comme une commission, de discuter en collaboration étroite avec notre gouvernement, afin que le passage à un collectivisme d'abord modéré se fasse le plus doucement possible.
Les entreprises kirepiennes ne viendront pas, rassurez vous encore sur ce point, écraser vos sociétés. Nous pensons à des fusions économiques, mais également à une doctrine de sûreté, ou nous garantirons de céder la quasi-totalité des bénéfices engrangés par les nouvelles entreprises de l'état unifié au seul territoire des îles de Sand.
En somme, le système économique serait modifié par une sélection par le haut, qui faciliterait grandement les transactions, tandis que la population entamerait un processus plus long de passage au collectivisme et au communisme.
Ainsi, le fédéralisme est conservé tout en entamant une mutation économique afin de l'adapter à son intégration à un plus grand ensemble, tandis que politiquement l'unification se ferait sur des accords communs par le biais du système de l'assemblée unique, en même temps que les bureaucrates kirepiens ne décident pas seuls du sort des sandois, mais que la réforme soit basée sur la volonté commune des deux partis.
Voilà ce que nous offrons. Tout est discutable, ce pays est le vôtre.
Vliduj Gak :Bien, vous avez raison, séparons communisme et collectivisme. L'un est politique, l'autre économique. Commençons par le second.
Nous ne comptons pas appliquer de changements radicaux dans le domaine économique. Car tout changement, bon ou mauvais, provoquera systématiquement un mécontentement de la population, qui n'est pas toujours capable de faire le discernement. Dans ce cas, nous ne souhaitons pas jouer aux dés avec des enjeux si importants.
En ce qui concerne le futur système économique des îles de Sand, la solution va être trouvée progressivement. Des mesures diverses permettant d'uniformiser le futur pays yougoslave, si futur pays il y a, devraient être prises assez rapidement afin que des situations intenables n'arrivent pas. Nous pensons entre autres aux transports en commun, qui devraient entrer en corrélation grâce à la mise en place de leur gratuité, avec notre total support.
Les lois et mesures économiques en mesure actuellement dans les îles de Sand ne seront pas, bien évidemment, révoquées du jour au lendemain. Rassurez vous, nous n'établirons pas non plus un système exactement semblable à celui du Kirep continental. Nous n'allons pas, encore moins, ériger un système kirovien. Vos travailleurs ne seront pas réquisitionnés dans nos usines afin de mourir à 30 ans d'embolies pulmonaires. Aucune statue de Kirov ne verra le jour sur ce territoire. Rien de tout cela.
Votre régime est une fédération, composée de plusieurs multiples petites républiques, mais je ne vous apprend rien. L'économie est totalement décentralisée. Et c'est ici, précisément, que tout entre en totale corrélation. Le Kirep, justement, entame actuellement, vous l'avez surement suivi, un processus de longue décentralisation économique, visant à mettre entre les mains des collectivités les moyens de production.
Ainsi, ce serait plutôt à nous de faire des concessions et non à nous.
Mais il va de soi que le Kirep reste un état communiste, totalement, ce que vous n'êtes pas.
Le Kirep apportera une longue aide aux îles de Sand afin d'appuyer un progressif changement économique. Si l'unification doit être faite à court terme, notre unité économique se fera sur un processus plus long. Une unification pacifique et amicale comme celle que nous discutons ne pourra se faire en parallèle à une violente réforme qui coûtera très cher à votre économie.
En ce qui concerne les différents secteurs économiques, voici ce que nous proposons : l'agriculture est assez inefficace, puisqu'elle ne permet pas de nourrir l'intégralité de votre population et de passer vers l'autosuffisance. Vous aurez notre aide gratuite, mais développer ce secteur sera la priorité.
La mesure principale sera donc une progressive collectivisation de l'agriculture, sur le modèle kirepien, sans faire pour autant immédiatement passer le pouvoir aux conseils ouvriers.
Il se racla la gorge
Au contraire, une telle idée serait tout sauf applicable. Les conseils ouvriers ont marché au Kirep, mais car ils sont spécifiques à notre pays.
La réforme agricole se ferait sous le contrôle des différents pouvoirs fédératifs, afin de ne pas déstabiliser le système économique en faisant marque de l'améliorer.
Politiquement, maintenant. Nous n'appliquerons pas de démocratie à parti unique, puisque le Kirep n'en est lui même pas une, mais nous préférerons instaurer une démocratie se basant sur notre modèle. Les partis politiques kirepiens et sandois s'uniraient selon leur affinité, prendraient de nouveaux noms, et mettraient en commun leurs programmes. Vos parlementaires viendront siéger à Rabajnom. De là bas, les décisions concernant les Sand seront prises, mais seulement en partie. Une deuxième assemblée, secondaire et d'importance moindre, sera chargée, comme une commission, de discuter en collaboration étroite avec notre gouvernement, afin que le passage à un collectivisme d'abord modéré se fasse le plus doucement possible.
Les entreprises kirepiennes ne viendront pas, rassurez vous encore sur ce point, écraser vos sociétés. Nous pensons à des fusions économiques, mais également à une doctrine de sûreté, ou nous garantirons de céder la quasi-totalité des bénéfices engrangés par les nouvelles entreprises de l'état unifié au seul territoire des îles de Sand.
En somme, le système économique serait modifié par une sélection par le haut, qui faciliterait grandement les transactions, tandis que la population entamerait un processus plus long de passage au collectivisme et au communisme.
Ainsi, le fédéralisme est conservé tout en entamant une mutation économique afin de l'adapter à son intégration à un plus grand ensemble, tandis que politiquement l'unification se ferait sur des accords communs par le biais du système de l'assemblée unique, en même temps que les bureaucrates kirepiens ne décident pas seuls du sort des sandois, mais que la réforme soit basée sur la volonté commune des deux partis.
Voilà ce que nous offrons. Tout est discutable, ce pays est le vôtre.
-
MJ Coordinateur
-
Vliduj Gak
Gak restait attentif aux questions des délégués sandois. Il se pencha, prit un premier papier dans sa malette, qu'il placa face à lui en entamant sa réponse :
Vliduj Gak : Notre position à ce sujet est toute fixée, et nous serons très souples. Le Kirep n'est pas un état autoritaire au sens de la place qu'occupent les libertés individuelles dans notre société. En effet, elles sont nombreuses et importantes.
Donc, afin de vous faire un exposé, je vais les découper en deux catégories bien distinctes : les libertés collectives, d'abord, les libertés individuelles ensuite.
Les lois morales sont un premier type de libertés.
En commençant par les lois morales, ce sont de loins les plus difficiles à délimiter et appliquer. En effet, tout dépend des moeurs et coutumes des pays. Nos pays, proches par leurs traditions, devraient s'accorder sur certaines lois morales, par exemple la contraception, autorisée au Kirep. Il est évident que certains mitiges pourraient potentiellement avoir lieu, bien que possédant le même idéal de liberté et de démocratie, la même culture et les mêmes coûtumes.
Abordons les libertés individuelles. Je vois venir vos craintes. Nous sommes un état communiste, vous voyez la propagande. La liberté de penser sera totale. Les journaux locaux sandois, soit agissant sur l'ensemble des îles, ou bien plus localement, seront autorisés, comme sont autorisés les journaux régionaux au Kirep. Qui dit unification ne dit pas uniformisation des pensées. Mais nous savons que ce ne sont pas ces journaux locaux qui concentrent le plus d'implication politique.
Maintenant, les journaux engagés. Nous autoriserons tous les journaux, de même qu'au Kirep continental sont tirés des journaux de tendances libérales ou centristes. Cependant, nous ferons en sorte de diffuser nos journaux, afin que les informations soient unifiées et que le sentiment d'un vrai pays soit créé.
Les journaux kirepiens sont déjà fortement lus dans votre pays. Mais ils seront diffusés à plus gros tirage. Ainsi se fera sur un nouveau terrain cette unité étatique que nous désirons.
Ensuite la question des chaînes de télévision. Nous transmettrons et mettrons en place les chaînes d'état kirepiennes à plus grande échelle. Mais rien ne devrait changer pour les citoyens insulaires sandois, puisque une grande partie écoutent partiellement ou totalement nos chaînes qui sont les principales dans notre langue. Mais elles seront désormais accessibles dans tous les téléviseurs. Idem que pour les journaux, les chaînes de télévision locales seront autorisées.
Les émissions culturelles auront une place plus importante dans les programmes diffusés, tant au Kirep continental que sur les îles. Ceci pourquoi ? Afin de donner une âme véritable à ce grand état que nous formerons, et de convaincre la population des bénéfices qu'apportera notre unification.
Passons maintenant aux libertés syndicales. Au Kirep, les syndicats ont un poid très important. Le droit de grève leur est garanti, cependant ne dépassant pas un certain délai. Les ouvriers doivent avoir leur mot à dire. Ainsi, comme sur le continent, les organisations syndicales sandoises et kirepiennes s'uniront en fonction de leur idéologie politique.
Et enfin, pour finir avec la première partie des libertés collectives, parlons de la liberté de réunion. Nous pensons là aussi que vous serez satisfaits, car la liberté politique étant totale, nous n'interdirons aucun rassemblement, du moment que celui-ci, évidemment, respecte la constitution et ne porte pas atteinte à notre future union (en lui crachant ouvertement dessus). Les critiques, même virulentes, ne seront pas réprimées.
Il se pencha, saisit une seconde feuille et continua sa réponse :
Les libertés individuelles désormais. Je les diviserais entre libertés de culte, civile, et liberté de déplacement.
La liberté de culte au Kirep est souvent très mal considérée. En effet, nous appliquons un athéisme d'état, qui n'a cependant absolument rien d'un régime répressif dynamitant les lieux de culture religieuse et séquestrant leur personnel, les imams, les popes, les prêtres. L'athéisme d'état est un vestige datant des années 1960, ou de nombreux bâtiments sont tombés, ou les religions étaient radicalement interdites. Mais depuis 1991, la liberté de culte est garantie, tant qu'elle ne rentre pas dans la sphère publique. Au Kirep, la religion organisée, et hiérarchisée n'existe quasiment plus, ici probablement encore, mais ceci ne change rien pour nous.
La liberté de déplacement, pour finir ce chapitre. Les libertés seront conformes à celles de notre pays, et nous pensons qu'il faudrait unifier dès que possible nos systèmes de visas. Vous pourrez vous déplacer sur l'ensemble du territoire du nouveau grand état, que ce soit entre les îles que sur le continent.
Voilà, j'en ai fini, je crois n'avoir rien oublié.
Vliduj Gak : Notre position à ce sujet est toute fixée, et nous serons très souples. Le Kirep n'est pas un état autoritaire au sens de la place qu'occupent les libertés individuelles dans notre société. En effet, elles sont nombreuses et importantes.
Donc, afin de vous faire un exposé, je vais les découper en deux catégories bien distinctes : les libertés collectives, d'abord, les libertés individuelles ensuite.
Les lois morales sont un premier type de libertés.
En commençant par les lois morales, ce sont de loins les plus difficiles à délimiter et appliquer. En effet, tout dépend des moeurs et coutumes des pays. Nos pays, proches par leurs traditions, devraient s'accorder sur certaines lois morales, par exemple la contraception, autorisée au Kirep. Il est évident que certains mitiges pourraient potentiellement avoir lieu, bien que possédant le même idéal de liberté et de démocratie, la même culture et les mêmes coûtumes.
Abordons les libertés individuelles. Je vois venir vos craintes. Nous sommes un état communiste, vous voyez la propagande. La liberté de penser sera totale. Les journaux locaux sandois, soit agissant sur l'ensemble des îles, ou bien plus localement, seront autorisés, comme sont autorisés les journaux régionaux au Kirep. Qui dit unification ne dit pas uniformisation des pensées. Mais nous savons que ce ne sont pas ces journaux locaux qui concentrent le plus d'implication politique.
Maintenant, les journaux engagés. Nous autoriserons tous les journaux, de même qu'au Kirep continental sont tirés des journaux de tendances libérales ou centristes. Cependant, nous ferons en sorte de diffuser nos journaux, afin que les informations soient unifiées et que le sentiment d'un vrai pays soit créé.
Les journaux kirepiens sont déjà fortement lus dans votre pays. Mais ils seront diffusés à plus gros tirage. Ainsi se fera sur un nouveau terrain cette unité étatique que nous désirons.
Ensuite la question des chaînes de télévision. Nous transmettrons et mettrons en place les chaînes d'état kirepiennes à plus grande échelle. Mais rien ne devrait changer pour les citoyens insulaires sandois, puisque une grande partie écoutent partiellement ou totalement nos chaînes qui sont les principales dans notre langue. Mais elles seront désormais accessibles dans tous les téléviseurs. Idem que pour les journaux, les chaînes de télévision locales seront autorisées.
Les émissions culturelles auront une place plus importante dans les programmes diffusés, tant au Kirep continental que sur les îles. Ceci pourquoi ? Afin de donner une âme véritable à ce grand état que nous formerons, et de convaincre la population des bénéfices qu'apportera notre unification.
Passons maintenant aux libertés syndicales. Au Kirep, les syndicats ont un poid très important. Le droit de grève leur est garanti, cependant ne dépassant pas un certain délai. Les ouvriers doivent avoir leur mot à dire. Ainsi, comme sur le continent, les organisations syndicales sandoises et kirepiennes s'uniront en fonction de leur idéologie politique.
Et enfin, pour finir avec la première partie des libertés collectives, parlons de la liberté de réunion. Nous pensons là aussi que vous serez satisfaits, car la liberté politique étant totale, nous n'interdirons aucun rassemblement, du moment que celui-ci, évidemment, respecte la constitution et ne porte pas atteinte à notre future union (en lui crachant ouvertement dessus). Les critiques, même virulentes, ne seront pas réprimées.
Il se pencha, saisit une seconde feuille et continua sa réponse :
Les libertés individuelles désormais. Je les diviserais entre libertés de culte, civile, et liberté de déplacement.
La liberté de culte au Kirep est souvent très mal considérée. En effet, nous appliquons un athéisme d'état, qui n'a cependant absolument rien d'un régime répressif dynamitant les lieux de culture religieuse et séquestrant leur personnel, les imams, les popes, les prêtres. L'athéisme d'état est un vestige datant des années 1960, ou de nombreux bâtiments sont tombés, ou les religions étaient radicalement interdites. Mais depuis 1991, la liberté de culte est garantie, tant qu'elle ne rentre pas dans la sphère publique. Au Kirep, la religion organisée, et hiérarchisée n'existe quasiment plus, ici probablement encore, mais ceci ne change rien pour nous.
La liberté de déplacement, pour finir ce chapitre. Les libertés seront conformes à celles de notre pays, et nous pensons qu'il faudrait unifier dès que possible nos systèmes de visas. Vous pourrez vous déplacer sur l'ensemble du territoire du nouveau grand état, que ce soit entre les îles que sur le continent.
Voilà, j'en ai fini, je crois n'avoir rien oublié.
-
MJ Coordinateur
-
Vliduj Gak
Vliduj Gak : Eh bien, ils sont très simples ces intérêts, et se démarquent sous plusieurs coutures :
D'abord, l'intérêt géostratégique. La région de l'océan barebjalien est actuellement la plus troublée au monde.
Au nord ouest, d'abord, de cet océan. Les rostovs, nos alliés, ont agi de façon rapide et assez démesurée, je dois le dire, sans consultation avec nous, leur principal allié dans la région et de loin. Les pelabssiens ne devraient tarder de venir par ici défendre leurs intérêts... (passe sa main sur son front) si ce n'est déjà le cas, sans que nous le sachions, mes frères !
Au sud, l'Aman prend en otage des ressortissants callandais. Le Sionving annexe, encore et toujours, des pays. Tout est secoué ! Le monde barebjalien, mes amis, dans lequel nous vivons tous, est un monde bringuebalant, qui, on ne sait pas quand, ne saurait tarder de basculer dans des conflits de plus en plus généralisés, qui nous mettraient les premiers en danger ! Tous les peuples qui se battent, se battent toujours loin de chez eux.
Je vois aussi, et partout dans le monde, que les structures des états sont en pleine mutation. Le XXI ème siècle sera, à nouveau, le siècle des grands états. Les pays, de partout, font voir leurs vélléités d'annexion. Les grands empires se reforment.
Alors, devant ces conjectures inquiétantes, j'ai pris position, avec mon gouvernement, de faire de l'union entre les îles de Sand et le Kirep le principal, si ce n'est le seul, intérêt de ma politique.
Bien, venons en à l'intérêt concret, stratégique désormais.
Depuis deux ans, les attaques de pirates contre les vaisseaux internationaux se sont décuplés, même centuplés. C'est une plaie pour le commerce entre nos deux pays. L'union de nos états, et par conséquent l'union de nos mers territoriales, et plus que cela de nos deux Zones Economiques Exclusives (ZEE), l'unification et uniformisation de nos marines de guerre, tout ces facteurs permettront de pouvoir, très rapidement, éradiquer totalement la piraterie entre la mer de Caru et le Golfe Palorzien.
Notre économie en sera dopée, nous gagnerons le respect des autres pays.
D'ailleurs, les intérêts communs des îles de Sand et du Kirep sont aussi économiques. Unir nos populations, nos moyens de production, nos systèmes, permettra de faire du nouvel état unifié kiro-sandois une puissance économique, commerciale et budgétaire indéniable dans la zone. Nous pourrions assurer l'autosuffisance de nos deux pays grâce à des échanges de ressources fluides. Ces échanges ne se feraient que dans un seul système étatique afin d'être performants.
Le besoin de l'acquisition, tenez vous bien mes amis, d'une indépendance totale ! Oui, totale ! Sur tous les points : énergétique, nutritionnelle, politique, auto-suffisance entière et complète. Rares sont les pays à avoir réaliser de telles prouesses. Voici notre ambition, et nos intérêts.
Aussi, et surtout : une de mes plus grandes craintes, une des craintes du gouvernement kirepien est de nous voir entrer, de gré ou de force, dans l'ère de la mondialisation. Dans l'ère des sphères d'influence des grandes puissances. Ceci est notre crainte, qui nous conduit vers un des principaux intérêts qui m'a fait venir ici, vous trouver, avec mon gouvernement : les impérialismes ne s'arrêtent jamais. Ils englobent toujours les plus faibles. C'est le moment, pour notre principal intérêt : la survie de notre peuple, qui passe par cette union.
Enfin, l'aspect militaire. Pas des moindres. Il faut bien y venir.
Former une des armées... la plus puissante armée du nord de l'océan barebjalien, et de loin ! Voici l'intérêt militaire ! Personne ne pourra plus jamais exercer sur, ni le Kirep, ni les îles de Sand, quelque pression, sur n'importe quel point. Car nous aurons une redoutable force de dissuasion.
Je passerais ensuite sur l'intérêt culturel, historique, linguistique, que j'ai déjà assez longuement abordé dans mon discours d'ouverture, et dont je ne vais pas vous reparler, puisque, entre nous, vous cherchez des choses concrètes.
Alors je terminerais ma réponse en résumant que les intérêts du Kirep à s'unir avec les îles de Sand sont :
L'envie de créer une puissance géostratégique de premier ordre.
Le besoin d'éradiquer la piraterie.
L'internationalisme panslave du sud, l'indépendance de la future union vis à vis des autres nations.
La naissance, ou plutôt la renaissance de notre puissance militaire, autrefois indéniable.
Et ces intérêts, vous avez ma parole, ils seront respectés !
D'abord, l'intérêt géostratégique. La région de l'océan barebjalien est actuellement la plus troublée au monde.
Au nord ouest, d'abord, de cet océan. Les rostovs, nos alliés, ont agi de façon rapide et assez démesurée, je dois le dire, sans consultation avec nous, leur principal allié dans la région et de loin. Les pelabssiens ne devraient tarder de venir par ici défendre leurs intérêts... (passe sa main sur son front) si ce n'est déjà le cas, sans que nous le sachions, mes frères !
Au sud, l'Aman prend en otage des ressortissants callandais. Le Sionving annexe, encore et toujours, des pays. Tout est secoué ! Le monde barebjalien, mes amis, dans lequel nous vivons tous, est un monde bringuebalant, qui, on ne sait pas quand, ne saurait tarder de basculer dans des conflits de plus en plus généralisés, qui nous mettraient les premiers en danger ! Tous les peuples qui se battent, se battent toujours loin de chez eux.
Je vois aussi, et partout dans le monde, que les structures des états sont en pleine mutation. Le XXI ème siècle sera, à nouveau, le siècle des grands états. Les pays, de partout, font voir leurs vélléités d'annexion. Les grands empires se reforment.
Alors, devant ces conjectures inquiétantes, j'ai pris position, avec mon gouvernement, de faire de l'union entre les îles de Sand et le Kirep le principal, si ce n'est le seul, intérêt de ma politique.
Bien, venons en à l'intérêt concret, stratégique désormais.
Depuis deux ans, les attaques de pirates contre les vaisseaux internationaux se sont décuplés, même centuplés. C'est une plaie pour le commerce entre nos deux pays. L'union de nos états, et par conséquent l'union de nos mers territoriales, et plus que cela de nos deux Zones Economiques Exclusives (ZEE), l'unification et uniformisation de nos marines de guerre, tout ces facteurs permettront de pouvoir, très rapidement, éradiquer totalement la piraterie entre la mer de Caru et le Golfe Palorzien.
Notre économie en sera dopée, nous gagnerons le respect des autres pays.
D'ailleurs, les intérêts communs des îles de Sand et du Kirep sont aussi économiques. Unir nos populations, nos moyens de production, nos systèmes, permettra de faire du nouvel état unifié kiro-sandois une puissance économique, commerciale et budgétaire indéniable dans la zone. Nous pourrions assurer l'autosuffisance de nos deux pays grâce à des échanges de ressources fluides. Ces échanges ne se feraient que dans un seul système étatique afin d'être performants.
Le besoin de l'acquisition, tenez vous bien mes amis, d'une indépendance totale ! Oui, totale ! Sur tous les points : énergétique, nutritionnelle, politique, auto-suffisance entière et complète. Rares sont les pays à avoir réaliser de telles prouesses. Voici notre ambition, et nos intérêts.
Aussi, et surtout : une de mes plus grandes craintes, une des craintes du gouvernement kirepien est de nous voir entrer, de gré ou de force, dans l'ère de la mondialisation. Dans l'ère des sphères d'influence des grandes puissances. Ceci est notre crainte, qui nous conduit vers un des principaux intérêts qui m'a fait venir ici, vous trouver, avec mon gouvernement : les impérialismes ne s'arrêtent jamais. Ils englobent toujours les plus faibles. C'est le moment, pour notre principal intérêt : la survie de notre peuple, qui passe par cette union.
Enfin, l'aspect militaire. Pas des moindres. Il faut bien y venir.
Former une des armées... la plus puissante armée du nord de l'océan barebjalien, et de loin ! Voici l'intérêt militaire ! Personne ne pourra plus jamais exercer sur, ni le Kirep, ni les îles de Sand, quelque pression, sur n'importe quel point. Car nous aurons une redoutable force de dissuasion.
Je passerais ensuite sur l'intérêt culturel, historique, linguistique, que j'ai déjà assez longuement abordé dans mon discours d'ouverture, et dont je ne vais pas vous reparler, puisque, entre nous, vous cherchez des choses concrètes.
Alors je terminerais ma réponse en résumant que les intérêts du Kirep à s'unir avec les îles de Sand sont :
L'envie de créer une puissance géostratégique de premier ordre.
Le besoin d'éradiquer la piraterie.
L'internationalisme panslave du sud, l'indépendance de la future union vis à vis des autres nations.
La naissance, ou plutôt la renaissance de notre puissance militaire, autrefois indéniable.
Et ces intérêts, vous avez ma parole, ils seront respectés !
-
MJ Coordinateur
-
Vliduj Gak
Vliduj Gak : J'ai projeté de tisser, par la création de ce grand état, des liens diplomatiques, ultra-proches, sinon plus, entre nos pays, qui constitueront les piliers du puissant état des slaves du sud, qui viendra, un jour ou l'autre, à émerger à la surface de la planète.
Je vais d'abord aborder l'aspect de la normalisation des relations communes entre nos deux "entités administratives", qui fusionneraient, ou fusionneront, dans le futur état. Etant donné que le but, au plus court terme possible, est de mélanger entièrement les deux administrations afin d'en faire un état soudé, il faudra passer, condition sine qua non de tout le projet d'unification, par la mise en place de relations à la fois saines, durables, et surtout, surtout très solides.
En cela, nous pensons à la signature par nos autorités respectives d'un pacte de non-agression permanent, ainsi que d'un pacte de défense commune tout aussi permanent : l'acceptation de votre part de tels traités poserait enfin les bases de notre union. Ainsi, en cas d'attaque par un tiers pays, d'ou qu'il vienne et quel qu'il soit, de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep entraînerait la déclaration de guerre de la Fédération des îles de Sand à ce tiers pays agresseur, et vice versa, nous déclarerons la guerre à tout pays souhaitant vous attaquer.
Nous souhaitons aussi que notre collaboration se fasse, non seulement sur les plans géostratégique et politique, mais aussi dans les compartiments culturel, militaire, scientifique, technologique.
Ainsi, il faut que nos pays, absolument, et ce point est très important, soient liés vite par ces accords sur tous les plans.
Sur le plan culturel, nous proposons la création d'un institut commun entre nos deux pays. Sur le plan politique, nous créerons une assemblée chargée de représenter les deux états, afin de concrétiser l'union sur ce point là.
Scientifiquement et d'un point de vue technologique, nous vous ferons profiter de nos recherches sur l'amélioration des techniques d'exploitation des terres agricoles, de nos connaissances encore précoces mais sans cesse croissantes en terme d'industries.
Militairement, nous pensons à la création, ou plutôt devrais je dire à la fusion de nos deux états-major au sein d'un seul, qui dirigera L'Armée Populaire Fédérative, la future plus grande force de la partie nord de l'océan barebjalien.
Ensuite, les perspectives diplomatiques dans l'ordre mondial des évènements. Le monde est instable, et face à ces dangers, le Kirep a fait le pari d'une alliance sûre. La Rostovie restera parmi nos alliés, mais nous ne comptons entrer, comme d'autres le firent, devenir ses vassaux. Amis, mais pas soumis à la rostovie, c'est notre devise, ce sont nos frères idéologiques, nos frères slaves, mais pas nos maîtres. Nous continuerons, comme prévue, notre politique d'ouverture à des pays de l'ouest pour des raisons logiques et économiques, et surtout afin de maintenir sur cette planète, en ce monde bipolaire et inquiétant. Ceci devrait vous satisfaire : aucun revirement brutal dans notre stratégie diplomatique, notre puissance ne nous donnera aucun droit, rien que des devoirs : celui de participer à rendre ce monde vivable et viable. Nous serons alignés sur l'Union du Tiers Monde, également, afin de bien montrer notre attachement aux peuples opprimées, dont nous nous voulons le porte-voix : ce double combat, à la fois communiste et anti-impérialiste, et aussi tiers mondiste et anti-colonialiste, est notre force.
Voici donc nos projets, une union kiro-sandoise très forte et resserrée permettant notre fière autonomie vis à vis des grandes puissances !
Je vais d'abord aborder l'aspect de la normalisation des relations communes entre nos deux "entités administratives", qui fusionneraient, ou fusionneront, dans le futur état. Etant donné que le but, au plus court terme possible, est de mélanger entièrement les deux administrations afin d'en faire un état soudé, il faudra passer, condition sine qua non de tout le projet d'unification, par la mise en place de relations à la fois saines, durables, et surtout, surtout très solides.
En cela, nous pensons à la signature par nos autorités respectives d'un pacte de non-agression permanent, ainsi que d'un pacte de défense commune tout aussi permanent : l'acceptation de votre part de tels traités poserait enfin les bases de notre union. Ainsi, en cas d'attaque par un tiers pays, d'ou qu'il vienne et quel qu'il soit, de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep entraînerait la déclaration de guerre de la Fédération des îles de Sand à ce tiers pays agresseur, et vice versa, nous déclarerons la guerre à tout pays souhaitant vous attaquer.
Nous souhaitons aussi que notre collaboration se fasse, non seulement sur les plans géostratégique et politique, mais aussi dans les compartiments culturel, militaire, scientifique, technologique.
Ainsi, il faut que nos pays, absolument, et ce point est très important, soient liés vite par ces accords sur tous les plans.
Sur le plan culturel, nous proposons la création d'un institut commun entre nos deux pays. Sur le plan politique, nous créerons une assemblée chargée de représenter les deux états, afin de concrétiser l'union sur ce point là.
Scientifiquement et d'un point de vue technologique, nous vous ferons profiter de nos recherches sur l'amélioration des techniques d'exploitation des terres agricoles, de nos connaissances encore précoces mais sans cesse croissantes en terme d'industries.
Militairement, nous pensons à la création, ou plutôt devrais je dire à la fusion de nos deux états-major au sein d'un seul, qui dirigera L'Armée Populaire Fédérative, la future plus grande force de la partie nord de l'océan barebjalien.
Ensuite, les perspectives diplomatiques dans l'ordre mondial des évènements. Le monde est instable, et face à ces dangers, le Kirep a fait le pari d'une alliance sûre. La Rostovie restera parmi nos alliés, mais nous ne comptons entrer, comme d'autres le firent, devenir ses vassaux. Amis, mais pas soumis à la rostovie, c'est notre devise, ce sont nos frères idéologiques, nos frères slaves, mais pas nos maîtres. Nous continuerons, comme prévue, notre politique d'ouverture à des pays de l'ouest pour des raisons logiques et économiques, et surtout afin de maintenir sur cette planète, en ce monde bipolaire et inquiétant. Ceci devrait vous satisfaire : aucun revirement brutal dans notre stratégie diplomatique, notre puissance ne nous donnera aucun droit, rien que des devoirs : celui de participer à rendre ce monde vivable et viable. Nous serons alignés sur l'Union du Tiers Monde, également, afin de bien montrer notre attachement aux peuples opprimées, dont nous nous voulons le porte-voix : ce double combat, à la fois communiste et anti-impérialiste, et aussi tiers mondiste et anti-colonialiste, est notre force.
Voici donc nos projets, une union kiro-sandoise très forte et resserrée permettant notre fière autonomie vis à vis des grandes puissances !
-
MJ Coordinateur