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Zaldora

Message par Zaldora »

La capitale une ville parfois dangereuse ?
(20 novembre 2012)

Deux hommes d'une quarantaine d'années se tenaient caché dans l'angle d'une rue. Ils tenaient une barre de fer entre les mains et préparaient une embuscade contre une personne arrivant dans le sens opposé.

Anders : Prépare toi, il sera bientôt à notre niveau. Tapes le plus fort possible ! dit il en chuchotant.

Rasmus : OK, cette merde va comprendre ce que pense Kirov des gars comme lui !

Trois, deux, un... Anders commença le premier en assenant un coup plein de rage dans l'estomac de la victime, qui tomba aussitôt au sol. Rasmus fit de même quelques secondes plus tard en visant les côtes. La victime se roula par terre de douleurs.

Anders : Alors mademoiselle, t'en veux encore ?

Rasmus : C'est à cause des merdes comme toi que notre époque ne tourne pas rond ! Tiens, encore un cadeau de la part de Kirov et ses sympathisants.

Rasmus prit son élan et envoya violemment sa barre de fer sur la cheville de la victime, qui hurla de douleurs. Alerté par des passants et par les cris, une patrouille de quatre policiers arrivaà la rescousse et se jeta sur les assaillants.

Policier I : Bandes de lâches ! S'attaquer à deux contre un en étant armée. Vous allez voir ce qui risque de vous arriver lorsqu'on sera au poste. Nielsen, appelles les secours,la victime semble mal en point.

Policier Nielsen : Compris chef. Mais... je le connais ce type ! C'est Sergio Gorjón !

Policier I : Oui oui, tu as sans doute raison, mais perds pas de temps ! Il va claquer sur le trottoir !

Policier Nielsen : Compris, compris.

Pendant que Nielsen s'occupait d'appeler les secours, les autres policiers menottèrent les agresseurs et les amenèrent jusqu'à la voiture.

Rasmus : Vous êtes malades ou quoi ? Vous m'avez démis l'épaule, bande de fascistes !

Policier III : Chef ! Celui là n'arrête pas de se plaindre, il est lourd.

Policier I : Jettes-le dans le coffre, ça le calmera ! Bon, emmenez moi ces deux lascars à l'ombre, moi je reste atteindre les secours avec Nielsen.

Policier III : : Compris chef.

Rasmus et Anders furent balancé sans ménagement dans le coffre et à l'arrière. Ils venaient de se rendre coupable d'une agression, ils méritaient un tel traitement. Une fois tout le monde en place, la voiture démarra.

Anders : Me cogner la tête en me rentrant était-il vraiment nécessaire ?

Policier IV : Oui. Arêtes de chialer et files moi tes papiers. Voyons cela... Anders Pedersson, quarante deux ans, né à Vikent. Intéressant. Et qu'est-ce-que c'est que cette carte... le Parti Marxiste Thorvalien ! Mais dis-moi, tu fais parti d'une organisation clandestine ! Tu risques de cinq à dix ans rien que pour ça mon pote. On va vous défigurer au poste...
Zaldora

Message par Zaldora »

Propagande sur les murs thorvaliens.
(21 novembre 2012)


[center][url=http://www.casimages.com][img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/08/17//100817102429991966582174.png[/img][/url] [url=http://www.casimages.com][img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/08/17//100817102434991966582175.png[/img][/url][/center]
Zaldora

Message par Zaldora »

Sergio Gorjón après son agression I.
(22 novembre 2012)

<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=100822074409991966610773.jpg][img]http://nsm03.casimages.com/img/2010/08/22//mini_100822074409991966610773.jpg[/img][/url]
Gorjón a perdu le sourire après sa violente agression</center>

"L’infirmière venait de sortir de la chambre d’hôpital ; comme toutes les chambres d’hôpital, elle était blanche, lumineuse, quasi aveuglante et surtout d’une froideur terrible. Un feuilleton quelconque passait à la télévision thorvalienne ; Sergio Gorjón la regardait distraitement, encore un peu gazé par son anesthésie générale. Il avait très mal à la cheville, qui était plâtrée, et surtout à la poitrine. Les chirurgiens avaient réussi à soigner son enfoncement thoracique, mais ses côtes cassées devraient se guérir toutes seules. En attendant, même sous morphine, elles étaient douloureuses et, couché sur son lit, Sergio se tordait parfois de douleur.

Lui qui d’habitude était si sûr de lui, plein d’allant, conquérant, il se sentait plus bas que jamais. Sa saison au Real Hispalis était finie, il n’allait sûrement pas être transféré au Tripi… mais les médecins lui avaient expliqué qu’il devrait être opérationnel pour la préparation de la Coupe du Monde en Adélie, ce qui lui donnait un peu d’espoir et le poussait à se battre. Pour l’heure, néanmoins, le Numancia lui manquait, Hispalis lui manquait, le terrain lui manquait et tous ses proches lui manquaient aussi. Et cette douleur à la poitrine…

Alors qu’il allait de nouveau sombrer dans le sommeil, une infirmière entra à nouveau dans la chambre et vint lui glisser quelques mots à l’oreille : il avait un visiteur imprévu."



Visiteur : Bonjour. Je vois que ce séjour au Thorval ne s'est pas passé comme prévu ?

Sergio Gorjón : Vous êtes perspicace... Mais qui êtes-vous ? Et que faites-vous là ?

Visiteur : Désolé, je suis Lars Pedersson. J'ai effectué plusieurs professions tout au long de ma vie. Actuellement, je suis agent de joueur de football.

Sergio Gorjón : Et... pourquoi venez-vous ici ?

Lars Pedersson : N'avez vous pas quelques problèmes avec votre agent actuel ?

Sergio Gorjón : Oui; nous ne nous entendons plus tellement, tant d'un point de vue personnel que professionnel, et il ne m'a même pas envoyé un message suite à mon hospitalisation. Mais je ne vois pas en quoi ça vous concerne ?

Lars Pedersson : Détrompez vous, cela me concerne tout à fait. Je viens vous proposer mes services !

Sergio Gorjón :
(Il toussa violemment, ce qui lui fit très mal aux côtes)
Je vois... Mais vous me voyez dans un piteux état. Je ne sais pas ce que je pourrais vous rapporter.

Lars Pedersson : Justement, je suis friand des défis, surtout les plus difficiles. Votre carrière vient de prendre un sérieux coup depuis les histoires dans les médias et vos blessures. Je veux vous remettre au devant de la scène.

Sergio Gorjón : Et comment comptez-vous faire ça ?

Lars Pedersson : Tout d'abord, il s'agit d'améliorer votre image. Cela passe par une mise au pas des médias. Je suis en mesure de le faire.

Sergio Gorjón : Améliorer mon image... dans quel sens ?

Lars Pedersson : Votre image a été salit par vos récents déboires avec les médias... il s'agit que le public oublie tout ça et ne concentre que sur votre talent de footballeur.

Sergio Gorjón : Au Numancia, tout le monde se fiche royalement de cette affaire. Il est vrai que le problème est tout autre à l'étranger...

Lars Pedersson : En effet, au Tripi mais aussi au Thorval. Avez vous des informations sur vos agresseurs ?

Sergio Gorjón : Des hooligans du club, d'après ce que j'ai pu comprendre...

Lars Pedersson : Ouais, encore ces malades... malheureusement, je ne peux rien faire contre eux. Je risquerais de me faire détroncher la tête.

Sergio Gorjón : Je comprends... Je ne demande rien à ce sujet. Mais que pouvez-vous faire pour moi, précisément ?
(Il toussa et se tordit de douleur à nouveau)

Lars Pedersson : Je connais des amis travaillant dans la justice, en tant qu'avocats. Si je leurs demande, ils pourraient mettre en place un système de verrouillage des médias en votre faveur.

Sergio Gorjón : Ce serait l'idéal, en effet. Je n'ai plus envie d'être jugé pour ma vie personnelle, qui ne regarde personne. Je veux uniquement que l'on me juge pour mes prestations footballistiques.

Lars Pedersson : Si vous voulez, ils pourraient leur interdire toutes critiques, sans exception !

Sergio Gorjón : Je veux surtout qu'ils arrêtent de me harceler.

Lars Pedersson : Comme vous voudrez ! Êtes-vous convaincu désormais par tout ce que je peux vous apporter ?

Sergio Gorjón : Je ne sais pas... De toute façon, je me dis que ça ne peut pas être pire qu'avec mon agent actuel.

Lars Pedersson : Dites vous que vous ferez un saut de qualité en me prenant comme agent. J'ai cinq autres clients actuellement et aucun d'entre eux n'est déçu !

Sergio Gorjón : Soit; le contrat avec mon agent actuel arrive à expiration dans une dizaine de jours. Je ne le renouvellerai pas et je signerai avec vous. J'espère que je ne fais pas d'erreur en vous faisant confiance.

Lars Pedersson : Une décision très sage mon jeune ami ! Bien sur... je demande une certaine commission...

Sergio Gorjón : Je m'en doute; vous savez, bien que ma saison au Real Hispalis soit foutue, j'ai beaucoup d'argent derrière moi. Je devrais normalement pouvoir jouer pour la Coupe du Monde en Adélie.

Lars Pedersson : Oui avec vos blessures j'imagine bien. Si vous le souhaitez, je peux discuter avec vos médecins pour qu'une fois votre probleme au poumon guérit, vous soyez transféré dans un hôpital ou du moins un centre de rééducation d'Hispalis. Le climat thorvalien doit vous importuner n'est ce pas ? (il rit)

Sergio Gorjón : Il est vrai que je suis né et ai grandi à Hispalis. Je suis habitué au climat chaud et sec, au moins en été.


Alors que l’agent thorvalien venait de prononcer ces mots, le téléphone portable de Sergio Gorjón retentit dans la chambre. Ce dernier s’en empara avec difficulté, tant ses côtes lui faisaient mal, puis regarda qui l’appelait et décrocha :
- Allô, ça va ?... Tu t’en doutes… Oui, j’ai été opéré… Les médecins sont confiants, je pourrai normalement jouer pour la Coupe du Monde… Mais ma saison au Real est foutue… Non, ne passe pas, le Roi ne veut pas que… Mais tu es fou, et si on te voyait ? Mais ?!... Tu insistes lourdement, je ne vais pas refuser, j’ai besoin que tu sois là… Je suis très mal, je n’ai pas le moral… Tu arrives quand ? D’accord… Tu m’appelleras quand tu seras à l’aéroport, je t’indiquerai ma chambre… Moi aussi je t’aime. A demain !




Lars Pedersson : Qui était ce si cela n'est pas indiscret ?

Sergio Gorjón : En quoi cela vous concerne-t-il ?

Lars Pedersson : Et bien... était ce votre supposé conjoint ? Si oui, je dois le savoir. Cela a un rapport avec votre carrière.

Sergio Gorjón : Et en quoi ?

Lars Pedersson : Que vous a-t-il dit ? Compte il venir vous rendre visite ?

Sergio Gorjón : Il va venir ici, en effet. Il sera là dès demain et pour quelques jours.

Lars Pedersson : Êtes vous certain que cela soit une bonne idée qu'il soit vu avec vous ?

Sergio Gorjón : Je lui ai demandé d'être discret et puis... j'ai besoin d'une présence.

Lars Pedersson : J'espère qu'il sera plus discret que vous ! (il éclata de rire en donnant un coup sur l'épaule de Sergio)

Sergio Gorjón : Attention à ce que vous faites, je suis encore en fauteuil roulant... (il rit)

Lars Pedersson : Ah oui ! Pardonnez moi ! Au faite nous sommes partenaires, peut-on se tutoyer maintenant ?

Sergio Gorjón : Si tu veux. (Il sourit)

Lars Pedersson : Très bien ! Allez je t'emmène boire un verre !

Sergio Gorjón : Je vais essayer de me lever, vous pouvez m'aider ?
Zaldora

Message par Zaldora »

Sergio Gorjón après son agression II.
(eut lieu le 7 décembre 2012)

<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=100825094515991966631075.jpg][img]http://nsm04.casimages.com/img/2010/08/25//mini_100825094515991966631075.jpg[/img][/url]
Avec cette photo, Diego Rivera vient
clairement de signer son arrêt de mort...
</center>




Lars Pedersson, qui avait gravi les marches de l’hôpital quatre à quatre, frappa à la porte de la chambre de Sergio Gorjón et entra sans attendre qu’on le lui permît.
- Bah alors, vous faites quoi, les filles ? – s’exclama-t-il, mi-figue, mi-raisin.

Diego Rivera, surpris par cette entrée fracassante, releva le nez. Sergio, lui aussi surpris, toussa violemment et se tordit de douleur. Ils avaient été surpris dans une position « compromettante » et étaient tous deux gênés.
L’avant-centre hispalien était assis sur une chaise, à côté du lit ; intrigué par ce visiteur qu’il ne connaissait pas, il demanda à son compagnon, toujours alité :
- C’est qui, celui-là ?
- Tu feras mieux de me respecter, Rivera, je suis celui qui aidera ton pote à sortir du trou où il est actuellement.
- Ah oui, et comment ? Et vous êtes qui pour me parler comme ça ?
- Tu es trop curieux. Dès à présent, je te conseille de redescendre sur terre, sinon, on ne va pas s’entendre, c’est clair ?

Sergio n’aimait pas du tout le tour que prenait cette conversation ; il ne voulait pas que Diego se disputât immédiatement avec son nouvel agent. Il lui murmura quelques mots en espagnol, que Lars Pedersson n’était pas sûr de comprendre :
- Es mi nuevo agente, cariño. Por favor, no te enfades enseguida… Me va a ayudar y mucho…
Lars Pedersson répondit, visiblement énervé :
- Je ne sais pas ce que Sergio t’a dit mais tu ferais mieux de l’écouter. Il me paraît plus intelligent que toi !
- Je ne veux que son bien – répondit Rivera, qui regrettait, comme toujours, d’avoir laissé parler ses nerfs avant son cerveau. Je ne connais même pas votre nom.
- Pedersson, Lars Pedersson.
- Et vous êtes fiable ? – demanda Rivera, inquisiteur.
- Bien sûr. J’ai cinq clients à ma charge… six désormais, avec Sergio. Il ne va pas être déçu, crois-moi !
- Bon, je vous fais confiance, mais ne trahissez pas cette confiance. Sergio a déjà assez souffert et son dernier agent était plus que critiquable…
- Quelles nouvelles du front ? – demanda soudainement Sergio.
- Sur la route, il y a une bande d’excités qui m’a demandé le numéro de ta chambre. Je suis resté muet et ai fait mine de ne pas savoir. Crois-moi, ils auraient mis le foutoir dans la pièce !
- Ce n’est pas une nouveauté, il a toujours été harcelé par des admirateurs. Ni lui, ni moi ne pouvons faire un pas au Numancia sans tomber sur un journaliste ou un supporter – s’exclama Diego. Vous avez fait votre enquête sur les salauds qui l’ont agressé ?
- Tu n’as pas bien compris ! Ce sont des hooligans. Ils voulaient lui péter la gueule !
- Des hooligans ? demanda Sergio. Je ne comprends toujours pas leurs motifs…
- Ils sont homophobes. Voilà leurs motivations.
- Je vois… - répondit Sergio, dépité. Tu as vu les médecins ? Ils ne sont pas passés, aujourd’hui.
- En effet, le pneumothorax est en voie de guérison. Dans deux semaines, tu pourras retourner au Numancia.
- J’ai surtout hâte de retrouver mon pays et de pouvoir reprendre l’entraînement. Et toi, tu vas rester ici ?
- Je pense, oui, au moins le temps de mettre en place ce dont je te parlais l’autre jour. A part ça… combien de temps ton pote va-t-il rester ici ? Avez-vous été discrets ?
- Oui – répondit Sergio. En tout cas, nous avons essayé. Il va rester jusqu’à vendredi, soit cinq jours. Pourquoi cette question ?
- Parce qu’il ne peut pas rester ici trop longtemps, il finira par attirer l’attention. Cela serait catastrophique !
- Je gêne, peut-être ? – répondit Diego, sardonique.
- Aussi perspicace que talentueux, le gamin !
- Calmons-nous – dit Sergio, gêné. Diego… tu vas rentrer dès demain, d’accord ?
- Et pourquoi donc ?! – s’exclama le jeune avant-centre.
- Pour des raisons d’image évidentes. Au Numancia, nous serons mieux pour vivre ensemble en secret.
- Je vois, je n’ai pas mon mot à dire ?
- Tu as tout compris. Ton côté impulsif n’est pas bon… - répondit calmement Lars.

Diego Rivera regarda avec furie l’agent thorvalien. Il soupira, puis répondit à Sergio :
- Je vais céder, mais pour toi, pas pour lui.
Zaldora

Message par Zaldora »

Sergio Gorjón après son agression III.
(eut lieu le 21 décembre 2012)

<center>[url=http://www.casimages.com/img.php?i=100830123759991966657885.jpg][img]http://nsm04.casimages.com/img/2010/08/30//mini_100830123759991966657885.jpg[/img][/url]
Lars Pedersson entrain de planifier
ses magouilles...
</center>



Comme à son habitude, Lars Pedersson pénétra dans la chambre d’hôpital de Sergio Gorjón sans attendre qu’on le lui permît, mais il n’était pas homme à faire des manières. Il passait quelques jours au Numancia, où le joueur avait été transféré par train, et avait bien l’intention de s’occuper le plus possible de son nouveau poulain de classe mondiale.
Il fut assez surpris de ne pas trouver Sergio seul, puisque ce dernier recevait la visite du sélectionneur national numancien, Don Arsenio Galapagar, qui venait s’assurer que son meilleur défenseur serait opérationnel pour la prochaine Coupe du Monde et lui expliquer les prémisses de sa stratégie sur le terrain. Mais Lars Pedersson, qui ne le vit que de dos, s’exclama :
- Hola, j’ai besoin de voir Sergio, papy, tu parleras à ton petit-fils plus tard !

Don Arsenio Galapagar se retourna calmement, l’air stupéfait.
- Oups… Monsieur Galapagar… Je ne vous avais pas reconnu, de dos. Pardonnez-moi – s’excusa platement l’agent thorvalien.
- Mais ce n’est rien, Monsieur… Monsieur comment ?
- Arsenio, je te présente Lars Pedersson. C’est mon nouvel agent – répondit Sergio.
Puis il chuchota à l’oreille de son entraîneur :
- Ne fais pas attention, il est rustre et mal dégrossi, mais c’est un bon agent.
- Vous êtes venu prendre des nouvelles de Sergio, je présume ? Ne vous en faites pas, il sera au top pour la Coupe du Monde ! Je peux vous le garantir.
- On ne peut rien vous cacher, Monsieur Pedersson – répondit nonchalamment Don Arsenio. J’étais aussi venu lui parler de mes premières réunions stratégiques avec l’équipe-type. Je vais annoncer cette dernière dès demain et Sergio en fera partie. Mais ne vous en faites pas, ne vous gênez pas pour moi, j’avais fini et je devais m’en aller.
- C’est parfait ! Je vous souhaite de bâcler vos réunions, de cette manière, les autres équipes auront leurs chances ! – plaisanta bruyamment l’agent.
- Bien, j’aimerais avoir le temps de bavarder avec vous, mais le devoir m’appelle ! Bonne continuation, Monsieur Pedersson et à bientôt, Sergio ! – s’exclama Don Arsenio.
Il remit son manteau, serra la main de son joueur et celle de son agent et sortit rapidement.
- Assieds-toi, Lars, je t’en prie. Tu es ma deuxième visite du jour ! Diego doit passer tout à l’heure pour venir prendre de mes nouvelles et m’apporter un plat mitonné par sa mère, qui est un vrai cordon-bleu. Quelles nouvelles m’apportes-tu ?
- Tout d’abord, j’en sais un peu plus sur ces agresseurs. Ce n’était pas des hooligans mais des gens normaux.
- Normaux ?... C’est-à-dire ?
- Dans le sens où ils ne sont pas réputés pour leur violence. Ce sont des gens comme toi et moi. Bon, ils doivent quand même être un peu attardés…
- C’est tout ce que tu sais sur eux à cette heure-ci ?
- Un policier m’a dit qu’ils n’arrêtaient pas de crier le nom d’un gars… Je ne sais plus… Midov ou Ritov, peut-être…
- Etrange… Je ne vois pas de qui il peut s’agir. Et sinon, du côté des avocats ?
- Je leur ai fait part de tes problèmes et de notre plan. Les premiers coups de fil sont sur le point d’être passés. Bientôt, les journaux auront tellement peur de se prendre un procès qu’ils n’oseront plus te critiquer. C’est pas beau, ça ? – lui répondit l’agent thorvalien en lui faisant un clin d’œil.

Sergio n’eut pas le temps de répondre que quelqu’un frappa à la porte.
- Entrez ! – cria le joueur.
Diego Rivera pénétra dans la chambre, une boîte en plastique à la main. Il était plongé dans le répertoire de son téléphone portable et ne vit tout d’abord pas Lars Pedersson.
- C’est moi, cariño, je t’ai apporté la paella de ma mère, comme prévu.
- C’est quoi votre délire de vous appeler « cavigno » ? – s’exclama Lars, l’air moqueur.
- Ah… vous êtes là, vous.
- Ouais, t’as un problème avec ça ? Et t’as quoi dans la main ? C’est de la merde industrielle ou bien ?
- Calmez-vous ! – s’écria Sergio dans un râle. Lars, évite quand même la provocation inutile et ne t’en prends pas à la mère de Diego. Cariño, reste, je t’en prie. Il va bien falloir que vous vous réussissiez à vous entendre.
- J’aimerais bien – répondit sèchement Diego. Mais j’ouvre à peine la bouche que certains s’excitent déjà.
- Ok… Allez, sèche tes larmes, petite fille ! – s’exclama Lars, mi-figue, mi-raisin. D’accord, cette fois, j’arrête.
- Très bien. Diego, tu veux poser ça sur la petite table, s’il te plaît ? Il y a une autre chaise dans le coin, prends-la.
- D’accord, cariño, mais avant tout…
Diego posa sa boîte sur la table et vint d’abord embrasser Sergio avant de s’assoir.
- Bien, Lars, on en était où ?
- Je disais que mes amis avocats vont bientôt tellement menacer les journaux qu’ils n’oseront même plus te critiquer lorsque tu feras un mauvais match. Tout sera verrouillé…
- Si ça me permet d’obtenir la tranquillité, je suis preneur ! Combien de temps restes-tu à Hispalis ?
- Deux jours ! J’ai prévu de passer le réveillon en famille.
- Tu as de la famille ici ?
- Absolument personne ! Je dors à l’hôtel !
- Non, il n’est pas question que tu dormes à l’hôtel, Lars – s’écria Sergio. Je vais te prêter ma maison de Negrillas de Palencia, dans la banlieue, pour le temps que tu resteras ici. Ca te va ?
- Tu es sûr ? Je risque de piller ton frigo, j’ai l’appétit d’un camionneur !
- Ca ne fait rien. De toute façon, je ne sais pas s’il y reste grand’chose. Lars, j’aimerais te demander un service ; et à toi aussi, Diego.
- Quoi donc, cariño ? – s’enquit l’avant-centre.
- Parle, je t’écoute ! – surenchérit Lars.
- J’aimerais… Je sens que ça va vous déplaire, mais tant pis ! J’aimerais que vous appreniez à vous connaître, que vous appreniez à vous apprécier. Nous risquons de passer beaucoup de temps ensemble, à nous voir, à nous parler. Je ne veux pas d’une ambiance de guerre froide.
- Pardon ? Mais tu délires, Sergio ?! – s’exclama Diego, avec un mouvement de recul.
- Quoi ? Moi, devenir ami avec ce gamin qui vide un pot de gel par jour ? Tu m’as bien vu, Sergio ?
- Voilà, c’est justement ce genre de chose que j’aimerais éviter à l’avenir… Tu peux le trouver gamin ou superficiel, Lars, mais en attendant, je vis avec lui, je l’aime et, en parallèle, nous allons travailler ensemble très souvent. Alors même si vous ne devenez pas les meilleurs amis du monde, apprenez à vous connaître, au moins pendant ces deux jours que tu restes ici, d’accord ?
- Soit… Mais IL devra faire des efforts pour que je l’accepte. Il peut déjà commencer par me conduire en voiture à Negrillas de Palencia, par exemple.
- M’accepter ? – s’exclama Diego. Ce serait plutôt à moi de vous accepter… Mais bon, c’est d’accord de mon côté, je vais faire des efforts…
- Bah voilà, quand tu veux, tu peux. Hein, gamin ?
Zaldora

Message par Zaldora »

Incidents racistes.
(2 janvier 2013)

La taverne De Beruset (littéralement l'ivre en langue thorvalienne) existait depuis 1907 et se situait dans le centre ville de la capitale. Elle était ouvert toute la journée même si une majeure partie de sa clientèle venait qu'à partir de 18h après le travail. Ce soir du 2 janvier ne dérogeait pas à la règle. Ainsi un flot d'au moins cinquante personnes était arrivé aux alentours de 19h30, bien content de pouvoir se détendre après une longue journée passé dans un bureau, dans un chantier ou dans une école. Les uns buvaient, les autres mangeaient, certains discutaient ou jouaient aux nombreux jeux présents, tout cela sur fond de musique traditionnelle thorvalienne et numancienne. Une ambiance de taverne banale, comme on peut en voir partout au Thorval.

Alexander : Dur la journée au boulot aujourd'hui.

John : T'es encore sous l'effet de la cuite du nouvel an. Tu sais que t'as faillit t'étouffer dans ton vomis ?

Alexander : Je crois que tu exagères. Je me bourre la gueule régulièrement et jamais je n'ai eu ce problème. N'empêche, reprendre un jour après le nouvel an, ce n'est pas humain.

John : Qu'est-ce-que tu veux ! Pour que le Thorval se développe, il faut bien se sacrifier. Bon, tu commandes ? Il y a le patron qui commence à nous regarder bizarrement.

Alexander : Ouais ! Deux b...

Alexander fut coupé par l'entrée dans le pub d'un groupe d'une dizaines d'hommes, tous noirs et âgés de trente à trente cinq ans. Celui qui semblait être le chef s'avança.

Marius Kembali : Bonsoir. Le Thorval est froid et peu chaleureux. Au fond, rien d'étonnant pour un pays blanc...

Patron : Sortez ou j'appelle la police !

Marius Kembali : Arrogance et mépris. Tu es bien digne de ta race. Pendant trop longtemps, nous avons été opprimé par vos semblables et le moment de la vengeance est arrivé. Les manteaux sont vraiment pratiques pour cacher des choses.

Sur ces paroles, il sortit un gigakov... suivit par le reste de la bande quelques secondes plus tard. L'ensemble de la clientèle du bar semblait médusé et n'osait bouger.

Patron : Attendez, on peut s'arranger...

Marius Kembali : Silence ! Votre destin est scellé. Adieu.

Un feu nourrit se déclencha et toucha l'ensemble du bar. Les Thorvaliens tombèrent les uns après les autres. Kembali et ses hommes n'eurent aucune pitié.

Marius Kembali : Parfait. Maintenant, partons avant que d'autres blancs ne débarquent.

Ils sortirent du bar et s'engouffrèrent dans deux voitures qui partirent aussi vite que possible. A l'intérieur, tout le monde gisait au sol, certains étaient encore en vie, gémissant de douleur et d'autres ne bougeaient plus. Une serveuse avait réussi à se cacher derrière le comptoir avant le début de la fusillade, ce qui lui avait sauvé la vie. Larmoyante, elle prit son téléphone portable et composa le numéro des secours.

Serveuse : Allô les urgences !? Venez vite... c'est un massacre, ils sont tous morts...
Zaldora

Message par Zaldora »

Sergio Gorjón après son agression IV.
(eut lieu le 21 décembre 2012)


[center][img]http://www.venere.com/img/hotel/2/4/1/6/6142/image_villa_exterior_1.jpg[/img]
La maison ou vit Sergio (dédicace à Vlad pour la couleur ^^) [/center]

La voiture de Diego Rivera, avec Lars Pedersson à son bord, entra dans la propriété de Sergio Gorjón, à Negrilla de Palencia. Il arrêta la voiture dans son immense garage ; l’agent thorvalien fut étonné par la réussite antérieure de son nouveau poulain : le parc de la villa était superbe et la maison était immense vue de l’extérieure.

- Ah ouais, c’est la belle vie, dis donc ! – s’exclama-t-il.
- C’est une maison que nous avons achetée à deux, même si elle est à son nom…
- A deux ? Vous vivez ensemble ici ?
- Le plus souvent, oui. C’est discret, les journalistes ne savent pas que nous avons achetés quelque chose ici. Personne ne le sait, d’ailleurs, même pas notre famille.
- D’accord, je suis rassuré ! – répondit ironiquement l’agent. Qu’est-ce qu’on mange, Ducon ?
- Pardon ? – dit Diego en se retournant vers lui alors qu’il avait inséré les clefs dans la porte d’entrée.
- Qu’as-tu préparé à manger ?
- Moi ? Trois fois rien, je pensais manger seul !

Les deux hommes entrèrent rapidement dans la demeure, qui était claire et spacieuse. Ils entrèrent dans le luxueux salon, apparemment simple mais en fait raffiné et immense. L’agent s’assit immédiatement sur le canapé, soupirant comme s’il était oppressé par les lieux.

- Vous m’attendez ? J’en ai pour deux minutes : je dois me changer et aller mettre les plats à réchauffer au four.
- Ok, envoie la télécommande !
- Elle est là, sur la table basse !
- Ah oui, vous avez le câble, j’espère ?

Diego Rivera lui sourit rapidement et sorti de la pièce. Après avoir allumé la télévision et zappé sur plusieurs chaînes, l’agent thorvalien regarda autour de lui et, voyant que le footballeur mettait plus de temps que prévu à revenir, il décida de fureter un peu dans le salon. Il y avait des photographies de Sergio et Diego ensemble dans plusieurs endroits différents, mais jamais dans des positions « compromettantes » et toujours accompagnés du sélectionneur national et des autres joueurs.
Il continua à fouiller, notamment dans le bar, où il y avait quelques belles bouteilles, mais se trompa de meuble et ouvrit une commode où il trouva de nombreux papiers griffonnés et d’autres clichés. Ainsi donc, c’était là que Sergio cachait les clichés pris par on ne sait qui, ses clichés les plus évocateurs, entre deux baisers et un saut du lit assez étrange. Quant aux lettres et aux mots les plus « doux », ils pleuvaient, même pas classés.
Soudain, Diego revint dans le salon, s’exclamant :
- Ca va mettre une petite demi-heure !

Diego regarda fixement l’agent, qui avait encore les mains dans le pot de confiture.

- Ah, tu es revenu… Heu… Je cherchais de quoi me servir un verre de vodka et je suis tombé dessus, par hasard.
- Sur quoi ?
- Ah, euh, des papiers administratifs. Je referme tout ça ! – répondit confusément Lars.
- Faites-moi voir ça, je vais le ranger – lui répondit Diego, sans se douter de rien.

Il s’approcha du tiroir et tomba nez à nez sur ces photographies et papiers que, visiblement, il n’avait jamais vu.

- Je… je… je rangerai ça plus tard – bafouilla-t-il. Désolé.
- Tu devrais brûler ces trucs. T’imagines si d’une manière ou d’une autre la presse tombait dessus ? Il y a une bombe atomique dans ce tiroir !
- Et pourquoi la presse tomberait-elle dessus ? Je ne savais même pas que tout ça était là, c’est à Sergio et… il doit y tenir.
- Ce sont des charognards ! Ils sont capables de tout !
- Nous… nous en discuterons après manger. J’ai disposé la table dans la salle à manger. Vous venez ?

Les deux hommes allèrent s’assoir à table et Diego servit rapidement le repas. Le silence était pesant ; et dire que Sergio voulait qu’ils brisent la glace !

- Fais pas cette gueule ! – tenta Lars. Bon, ok, ton repas est un peu dégueulasse mais c’est pas trop mal non plus. Dis-toi que certains hommes mangent dans les poubelles !
- Le cordon-bleu de la famille, c’est ma mère, pas moi, résolument pas moi ! – plaisanta Diego.
- Ouais, c’est logique. Les femmes aux fourneaux, les hommes sur le canapé à regarder la télé. C’est la vie et ça changera pas de si tôt !
- Tout le monde réfléchit comme vous, au Thorval ? – lui répondit le joueur en souriant.
- La grande majorité, oui. Les traditions, toujours les traditions !
- Vous savez, les traditions… - répondit Diego, sarcastique.
- Pourquoi tu dis ça ? T’es hippie ?
- J’ai l’air d’un hippie ?... Ah, au fait, vous voulez peut-être boire un verre de vin ?
- Physiquement, tu me fais penser à un de ces jeunes arrogants qui utilisent vingt mille crèmes pour entretenir leur corps. Mentalement, par contre, tu te rapproches de ces tocards de gauche qui prônent la libération des mœurs.
- Je fais en réalité partie d’une espèce très rare au Numancia, celle des apolitiques, celle qui veut la tranquillité, celle qui déteste ce Roi pourri et son gouvernement de malades mentaux. C’est Sergio le phalangiste, pas moi !
- Tu détestes ton Roi ? Pourquoi ? Il a buté ton père ?
- Vous ne connaissez de toute évidence pas la politique numancienne, je me trompe ?
- Je connais l’autre gars, là, Eldrek Bahamonde… - répondit Lars, la bouche pleine.
- Vous en savez assez. Sergio me parle souvent de politique ; pour lui, tout ce que disent les Phalangistes est génial ! Il leur file même la moitié de son salaire annuel. J’en ai fait de même l’année dernière pour lui faire plaisir ; je n’aurais pas dû, c’est qu’une bande d’enfoirés…
- J’y connais rien mais de ce que j’ai entendu, ils sont de tendance nationaliste. Des gens bien, oui ! En tout cas, ils valent mieux que les gauchistes mous du genou !
- A vous entendre, on dirait Sergio : le même discours… Enfin, on sait tous les deux très bien d’où lui vient cette dévotion sans faille !
- Oui, c’est sûr… Il soutient les Phalangistes qui sont amis du Roi… afin de pouvoir se taper une de ses courtisanes ! – plaisanta bruyamment Lars Pedersson.
- Ôtez-moi d’un doute : vous ne savez pas d’où lui vient vraiment son amour inconditionnel pour le phalangisme, c’est ça ?
- Aucune idée !
- Que vous a-t-il dit sur son enfance ?
- Son enfance ? Absolument rien ! Pourquoi ?
- Autant que vous le sachiez, ça vous éclairera un peu. Il raconte souvent qu’il est orphelin de père et de mère… mais c’est faux. Quand il était petit, son père battait sa mère très violemment ; une fois qu’il a eu sept ans, il a aussi commencé à prendre des coups.

Comme à son habitude, Pedersson voulait sortir une boutade mais il comprit que ce n’était pas vraiment le moment.

- Ah oui ? Et que lui est-il arrivé, à son salopard de père ?
- Un jour, sa mère en a eu marre. Son enfoiré de père était bourré, une fois de plus, il a levé la main sur elle ; elle a un pris un couteau pour le menacer, il s’est jeté sur elle, elle l’a planté. C’était au repas du soir, dans la cuisine. Il a tout vu ; sa mère, paniquée, son père qui crachait du sang par la bouche…
- Traumatisant pour un jeune…
- Et s’il n’y avait que ça !... Car la justice est mal faite : malgré les circonstances atténuantes, sa mère en a pris pour dix ans de prison. Elle s’est pendue dans sa cellule un mois plus tard. Sergio a été placé, à l’âge de douze ans, dans un orphelinat des services sociaux. Il y a vécu un enfer… Il s’est réfugié dans le football, tout jeune, dans la cour de l’orphelinat mais ça ne lui a pas évité le pire sur place…
- C’est terrible, en effet. On a tous nos problèmes… même moi qui parais si plein de vie ! – dit Lars pour détendre l’atmosphère.
- Sauf que se faire violer par des jeunes de dix-sept ans de son lit chaque nuit pendant des mois quand on a douze ans, servir de souffre-douleur à tout un dortoir et manquer de mourir de faim parce qu’on vous bizute à chaque repas, ça n’arrive pas à tout le monde – répondit gravement Diego, qui avait repoussé son assiette.
- En effet, je ne rivalise pas…
- Personne ne peut rivaliser… Et puis un jour, alors qu’il allait avoir quatorze ans, un homme d’une soixantaine d’années est passé à l’orphelinat. Il cherchait un gamin costaud, sportif, débrouillard. Il est tombé sur Sergio qui s’était rebellé contre ses tortionnaires et avait réussi à obtenir la « tranquillité ». Il l’a pris sous son aile et, voyant son aptitude au football, il l’a mis dans un club junior ; le gamin n’en revenait pas : le Real Hispalis, ça n’existait que dans ses rêves. Le vieil homme, c’était l’ancien président du Parti Phalangiste à la recherche d’un exemple pour son parti, d’un représentant de la réussite des phalangistes.
- Ah, je comprends, maintenant, tout est lié. Dis-moi, les phalangistes ne l’auraient pas instrumentalisé ? Parce que crois-moi, les politiciens, même ceux avec de bonnes idées, sont tous corrompus et indignes de confiance.
- Bingo… Mais Sergio ne veut rien entendre. Pour lui, ce sont ses sauveurs. C’est vrai qu’ils l’ont sauvé du pire… mais ils ne l’aiment pas. Pour eux, c’est un pédé de plus, mais un pédé utile.
- On va tâcher de le sortir de là… Fais-moi confiance, j’ai beaucoup de ressort.
- Vous savez, je me suis méfié de vous parce que beaucoup de gens l’utilisent ou ont essayé de le manipuler. Il est fort physiquement mais il est trop naïf. Et entre la violence de son père, la mort de sa mère et surtout ses années d’orphelinat, il est très marqué ; pas physiquement mais moralement. On en a parlé au téléphone dernièrement et… avec son agression, les pires souvenirs sont revenus. Il fait des cauchemars chaque nuit. Je ne peux plus l’aider seul. S’il loupe sa Coupe du Monde, sa première Coupe du Monde, il va se tuer, je le sais…
- S’il tente de se suicider, je lui pète la gueule, donc il a pas intérêt ! – s’exclama Lars.

Diego lui sourit et se contenta de lui répondre :
- Bon, on débarrasse et je vous montre la ville ?
- Faisons ça !
Zaldora

Message par Zaldora »

Une descendance pour maintenir la lignée royale.
(18 novembre 2012)

[center][url=http://www.casimages.com/img.php?i=1302110606359919610856032.png][img]http://nsm08.casimages.com/img/2013/02/11//1302110606359919610856032.png[/img][/url]
La Chambre Royale[/center]

Il était 21h30, j'attendais Annabelle dans le lit conjugal. Après avoir été malade pendant une bonne semaine, je me sentais enfin en pleine forme. Quelques minutes plus tard, elle sortit enfin de la salle de bain, habillée d'une robe de chambre et les cheveux détachées.

Erik : Comment s'est déroulée la journée ?

Annabelle : Épuisante mais on s'y habitue.

Erik : Est-ce-que je t'ai déjà dit que je préférais les grandes familles ?

Sur ces paroles, Annabelle rigola.


[center]------------------------------------------------------------------------------------------[/center]

A l'entrée, deux gardes étaient chargé de la surveillance.

Garde I : Encore une soirée ou il ne va rien se passer.

Garde II : Tu va me dire préférer l'époque Thomas X, peut-être ?

Garde I : Non pas du tout, c'est juste que je m'ennuie. Sans parler de la lourdeur de cet uniforme.

Garde II : Toujours à se plaindre... [bruit] Eh, c'était quoi ?

Garde I : On dirait que ça vient de l'intérieur. Sa Majesté est peut-être en danger, on entre !

Garde II : Non attends ! On dirait... qu'ils s'amusent.

Garde I : Tu veux dire qu'un héritier est en route ?

Garde II : Plusieurs, oui !
Zaldora

Message par Zaldora »

Fin de parcours.
(25 janvier 2013)

Depuis le carnage du pub dont ils avaient été les auteurs, Kembali et sa bande se cachaient dans un appartement de 20m² situé dans un quartier défavorisé de Hillerød, petite bourgade de quatorze milles habitants non loin d'Adursted. Kembali était assis à table et jouait au poker avec cinq de ses gars, pendant que les autres se trouvaient sur le canapé. L'appartement était délabré et poussiéreux, comme si personne n'y avait vécu depuis plusieurs décennies.

Kembali : A toi M'Bami.

M'Bami : Chef, est-ce-que je peux vous poser une question ?

Kembali : Va-y, mais n'oublies pas de jouer.

M'Bami : Pourquoi sommes nous encore là ? Pourquoi le Makengo ne nous aide pas à sortir du pays ?

Kembali : Ces racistes de nordiques ont bloqué les frontières. Depuis notre vengeance, les noirs n'ont le droit ni d'entrer, ni de sortir. Soyons patients, M'Baba ne nous laissera pas tomber. Samassa...

Samassa : Oui... N'Zob... passe moi la bouteille. Oh! tu m'entends ?!

N'Zobia avait les yeux rivés sur le sol, la tête baissée, et n'avait rien dit de la matinée.

Kembali : N'Zobia ! Qu'est-ce-qu'il t'arrive ?

N'Zobia : Désolé, je suis désolé mes frères.

Kembali : POURQUOI ?

Au même moment, la porte vola en éclat ! La police royale entra furieusement dans l'appartement et se jeta sur l'ensemble des occupants, qui n'eurent le temps de réagir. A l'exception de N'Zobia bien évidemment qui fut traité normalement.

Chef de commando : Bien joué N'Zobia. Comme prévu, la justice sera clémente avec toi. Quant à tes potes, ils feraient mieux de se mettre à prier tout de suite.

N'Zobia fut menotté et emmenez dignement dans une voiture de police. Le reste de la bande fut trainé dans les escaliers et jeté dans un fourgon direction le centre de police le plus proche.
Zaldora

Message par Zaldora »

Propagande sur les murs thorvaliens.
(4 février 2013)



[center][url=http://www.casimages.com][img]http://nsm04.casimages.com/img/2010/09/12//100912071923991966736525.png[/img][/url]


Pour une troisième voie, celle de l'ordoéconomisme et du conservatisme moral ![/center]
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