Presse katherinoise

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Les débats sur le budget enflamment la Chambre des communes
02 février 2039


[justify]Le premier budget de la ministre de l'Économie et des finances Kaira Hale enflamme le parlement, alors que les partis d'oppositions se déchirent entre critiquer les dépenses jugées trop faramineuses à droite et trop superficielles par le Mouvement républicain. Et pourtant, le budget que présente le gouvernement de la première ministre Gardner respecte de nombreux fondements établis par les gouvernements conservateurs qui se sont succédé : il n'y a pas de déficit, les autochtones sont à nouveau les malaimés et la Santé ne dépense pas plus que le demande la Loi. Toutefois, la croissance économique de la Katherina, qui a fait un bond surprise au-dessus des 3%, fera bien des heureux : si le budget est approuvé, les municipalités recevront de fortes sommes d'argent pour leurs projets et les entreprises pourront compter sur un programme de prêts pour s'émanciper. Le Parti conservateur n'est toutefois pas heureux : les dépenses augmenteront à plus de 40% du PIB, les personnes âgées écoperont et il n'y a aucune baisse des impôts et des taxes à l'horizon. Pour le chef intérimaire du Parti conservateur, l'appareil gouvernemental est en train de se transformer en « gouvernemaman ». Non seulement les dépenses présentées dans ce budget ne sont pas justifiées, mais elles font perdre « l'autonomie et la responsabilisation » des Katherinois. Un discours jugé « du Moyen-Âge dytolien », affirme le Mouvement républicain qui accuse à son tour le gouvernement de mal gérer le budget, mais cette fois-ci en se montrant déçu du manque d'ambition. Andrew Davis, chef du Mouvement républicain, croit que la première ministre Gardner a « eu peur de perdre des appuis » si elle allait de l'avant avec ses nombreuses promesses lors de la dernière ligne droite de la campagne électorale de l'an dernier. Une accusation qui a été tué dans l'oeuf par la ministre Hale qui défend son budget « prudent, mais créant la voie pour les années futures ».

En chambre parlementaire, la ministre Hale a accusé le chef intérimaire du Parti conservateur Barry Packard de « crier plus fort que les loups au fond d'un ravin ». L'assemblée a été suspendue à six reprises, les députés étant incapables de démontrer de la retenue. Le député conservateur du 40e district John Rodgers a d'ailleurs été expulsé de la Chambre des communes pour avoir qualifié la ministre Hale de « petite conne aux lunettes d'économiste ». Dans le chaos, la première ministre Hannah Gardner a menacé les parlementaires de faire adopter le budget sous le bâillon si les esprits ne se refroidissaient pas. Une opportunité pour les conservateurs d'accuser la cheffe du gouvernement de bafouer la démocratie et d'imposer son rythme. « Je n'ai de leçon à prendre d'aucun conservateur en ce qui concerne l'art de bafouer la démocratie », a pesté la première ministre, avant l'ajournement de la séance imposée par le président de la chambre.

Le budget sera voté bientôt
À sa sortie de la Chambre des communes, la première ministre Gardner s'est dite « très fâchée » du manège politique des conservateurs, les accusant de jeter de l'ombre sur « l'établissement d'une voie budgétaire qui sourira aux Katherinois dans les prochaines années ». La première ministre a également affirmé qu'aussitôt l'étude des crédits effectuée, le budget serait soumis au vote devant les parlementaires, et ce, peu importe ce qu'en diront les conservateurs. « Ils ont ralenti notre pays pendant près de quatre-vingt dix ans, le temps est venu qu'ils optent pour une autre stratégie ». De fait, la première ministre n'a pas confirmé si elle allait lancer, comme le veut la tradition, une invitation à Sa Majesté le roi Richard III pour qu'il vienne lui-même présider la séance parlementaire qui adoptera le budget. Aucun souverain n'a accepté l'offre de la Katherina depuis 1989.[/justify]
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[NEWS - WORLD] [ont]ROBERT JACOBS TROUVE REFUGE EN KATHERINA[/ont]
06 février 2039
Par Stacy Stevens


[justify]Plus rien ne va sur le continent olgarien. Depuis près de deux ans, il est le théâtre de bouleversements qui viennent remettre en doute la stabilité historique du Nouveau-monde. Après les nombreux séismes en provenance du sud, avec pour acteur principal la République du Deseret, un nouveau coup dur vient s'abattre sur cette partie du monde : l'ancien gouverneur du Deseret a été contraint de quitter son pays natal après que le gouvernement en place, mené par Karl Schoonover, ait annoncé que celui qui a dirigé le Deseret de 2033 à 2038 est sous mandat d'arrêt pour une enquête pour corruption. Pour le gouvernement deseran, Robert Jacobs a commis des actes illégaux lors de la fusion avec les États-Fédérés en 2035. Si le nouveau gouverneur du Deseret avait promis qu'il ferait enfermer « à tout jamais » Robert Jacobs, il a tenu promesse. Voilà néanmoins que l'ex-homme politique deseran se cherchait une terre d'accueil. Le danger diplomatique de se retrouver au Txile ou au Berlim, accouplé au désintérêt du Westrait, a poussé l'ancien chef d'État deseran a demander refuse à la Katherina. Une situation pour le moins délicate, alors que la ministre Cavendish a autorisé Robert Jacobs à séjourner temporairement au pays, faute d'entente d'extradition avec le Deseret.

Questionnée à ce sujet, la ministre des Affaires étrangères et vice-première ministre Elizabeth Cavendish s'est défendue de vouloir mettre des bâtons dans les roues du gouverneur deseran. « Nous sommes d'avis que monsieur Jacobs a apporté de grandes choses à ce continent, et que son appel à sa détention ne peut être respecté sans un motif valable », a affirmé la ministre Cavendish, qui dit n'avoir eu aucune discussion avec le Deseret depuis l'annonce de l'accueil de l'ancien gouverneur Jacobs. Robert Jacobs, qui menait conjointement avec le Txile le projet idéalisé d'une Organisation olgaro-dorimarienne, a vu son aura de bienfaiteur continental s'achever brusquement en 2038 après avoir perdu sa joute électorale contre les unionistes de Karl Schoonover, au Deseret. Dès lors, son successeur s'est empressé de mettre la hache dans ses nombreux héritages, dont la concrétisation de l'OOD et le succès de la fusion deserano-olgarienne fédérée.

La ministre de l'Intérieur Mollie Atkins, en charge notamment des services policiers, a assuré que le gouvernement de la Katherina allait offrir une protection à Robert Jacobs, et que « tant et aussi longtemps que la Katherina le jugera nécessaire, il conservera cette protection ». Toutefois, impossible de savoir si Robert Jacobs demeurera au pays longtemps : la situation est effectivement plutôt compliquée. Les Îles Lorthon et le Deseret ont longtemps été des alliés sous Robert Jacobs et Daniel Ceallach. Le dangereux triangle politique qui se dessine pourrait effectivement redéfinir les aspirations de la Katherina : il y a fort à parier que si les Iles Lorthon ont gros à perdre avec leur alliance avec le Deseret, Robert Jacobs devra être rendu aux autorités deseranes. Pour le moment, toutefois, « hors de question » de précipiter les choses, affirme la ministre Cavendish.

Si la première ministre Hannah Gardner s'est abstenue de commenter la situation, en affirmant que les autorités compétentes l'évaluaient encore, elle s'est dite confiante pour la suite des choses. « Nous n'allons pas nous opposer à la justice deserane, mais nous n'allons pas non plus condamner des innocents », a plaidé la ministre Cavendish qui s'est dite « profondément affaiblie » dans sa position dans une Organisation olgaro-dorimarienne forte et unie. La ministre katherinoise croit effectivement que l'Olgaro-dorimarienne, et notamment le Txile, aurait pu « venir en renfort ».

« Injustifiable »
Le chef conservateur par intérim Barry Packard a qualifié d'« injustifiable » la décision du gouvernement katherinois de s'imposer dans le processus judiciaire du Deseret. « Nous assistons à la pire aberration diplomatique que la Katherina a connu dans son existence », s'est consterné le conservateur. « Nous n'avons pas à nous imposer comme soldat blanc entre ce criminel international et la justice du Deseret. Si l'on considère là-bas qu'il a quelque chose à se reprocher, alors qu'on laisse la justice faire son œuvre. C'est un scandale! » Le chef intérimaire du Parti conservateur estime que l'heure est grave et que « la communauté internationale doit servir un sérieux avertissement au gouvernement Gardner ». « Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne », a-t-il pesté.[/justify]
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[NEWS - INDIGENOUS] [ont]UNE MANIFESTATION AUTOCHTONE TOURNE AU DRAME À KAISINAWA[/ont]
09 février 2039
Par Sandy Atkinson


[justify]Un natif est décédé lors d'une manifestation rassemblant près de 3 000 autochtones dans les rues de Kaisinawa, dans le nord du pays. Déclarée illégale par les autorités policières qui estimaient que le rassemblement autochtone nuisait à la sécurité des habitants de la ville, la manifestation avait pour objectif de demander au gouvernement de la Katherina d'accélérer le pas avec sa promesse de revoir l'Accord Méknak (accord entre le gouvernement et les autochtones traitant des droits et libertés de ces derniers) et d'améliorer leurs conditions de vie. Près d'un an après son arrivée au pouvoir, la première ministre Hannah Gardner n'a toujours pas mis en branle le processus de négociation entre les deux parties. Les autochtones, qui se font de plus en plus impatients, commencent à montrer des signes de violence. C'est notamment pour cette raison que les forces policières ont demandé aux autochtones de rentrer chez eux sans faire de vague. L'appel n'a cependant pas été entendu, et les autochtones se sont montrés particulièrement insatisfait de la volonté des policiers de mettre un terme à leur droit d'expression. Dans le pic de la tension entre les plumes et les forces de l'ordre, un natif aurait lancé un morceau de glace en direction d'un policier. Celui-ci, sentant que sa vie était en danger, a ouvert le feu sur l'autochtone. Il a succombé sur le coup à ses blessures.

Le chaos s'est rapidement installé dans les rues de la seconde plus importante ville du pays, où il y a une forte concentration d'autochtones. Des témoins rapportent que « les gens courraient à gauche et à droite. Ils hurlaient, ils avaient peur ». Des policiers ont été appelé en renfort pour contenir la foule qui s'évadait ici et là pour fuir d'éventuelles autres rafales de balles. En près de vingt minutes, les rues avoisinantes étaient désertes, ne restant plus que les policiers qui ne savaient plus où se positionner pour maintenir l'ordre de la rue. Rapidement, des secours sont arrivés, mais la constatation était sans équivoque : l'autochtone nommé Jason Mequesh est décédé sur le coup.

C'est la première fois depuis 2036 qu'un autochtone perd la vie sous les balles des policiers. Le policier impliqué, dont son identité est protégée pour « assurer l'intégrité de l'enquête », a été transporté à l'hôpital pour traiter un choc nerveux. Le directeur de la police a affirmé aux médias que le policier serait en congé durant l'enquête qui doit avoir lieu. Questionnée à ce sujet, la ministre de l'Intérieur Mollie Atkins a affirmé avoir « une totale confiance en le service de police et l'enquête », préférant ne rien rajouter pour ne pas nuire à l'enquête en cours. La ministre Atkins a cependant rappelé l'« importance d'obéir aux consignes des policiers » lors des manifestations. À sa sortie de la Chambre des communes, la première ministre Gardner a mentionné être « extrêmement secouée par le drame », rappelant qu'il était impératif que « les choses changent rapidement ». Aucun membre du gouvernement n'a voulu commenter le geste du policier, préférant attendre les conclusions de l'enquête.

L'Accord Méknak interdit aux autochtones de manifester librement
En vertu de l'Accord Méknak, qui a été conclu en 1993 entre le gouvernement de la Katherina et les communautés autochtones, ceux-ci ne peuvent librement participer à une manifestation sans avoir l'accord préalable des forces de l'ordre. Dans ce cas-ci, le drame aurait pu être évité par les organisateurs puisque la manifestation n'avait pas fait l'objet d'une approbation policière. En conférence de presse, le chef de la police n'a pas écarté que des accusations de négligence criminelle ayant causé la mort puissent être portées contre les organisateurs de la manifestation illégale. « Nous allons respecter l'enquête et agir en conséquence par la suite », a-t-il tranché.[/justify]
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Budget : La venue surprise de Sa Majesté force la Chambre des communes à réactiver de vieux protocoles
12 février 2039


[justify]La première ministre Gardner a eu la surprise de sa vie après avoir reçu la confirmation que Sa Majesté le Roi Richard III viendrait présider la séance du budget katherinois le 7 mars prochain. Si l'invitation était lancée toutes les années comme le veut la tradition et le respect strict de la Constitution, celle-ci n'avait pas été acceptée par la couronne lorthonienne depuis mars 1989. Exactement cinquante ans plus tard, le Roi Richard III se prêtera au jeu, davantage symbolique que nécessaire, marquant ainsi un fait historique dans l'ancienne colonie lorthonienne. Attrapée à sa sortie de la Chambre des communes, la première ministre Gardner était d'humeur joyeuse, acceptant de se prêter plus longtemps que d'habitude au jeu des questions journalistiques. Lors de la mêlée de presse, la première ministre Gardner avait de la difficulté à contenir sa joie : la venue de Sa Majesté est « une bénédiction de Dieu », a-t-elle assuré. Parmi les nombreuses questions, la première ministre qui n'est en poste que depuis neuf mois, a dû admettre que la Katherina devait « s'adapter rapidement » à la venue de Sa Majesté. C'est qu'à force de recevoir des refus, les fonctionnaires katherinois ont fini par envoyer l'invitation à la dernière minute dans le strict but de respecter la tradition.

Néanmoins, la première ministre Gardner n'a pas caché certaines inquiétudes au sujet des protocoles parlementaires mis en place il y a plus d'un siècle pour accueillir le souverain afin qu'il puisse présider le parlement. « Les protocoles de présidence royale n'a pas été mis en application depuis cinquante ans, donc effectivement, nous devons veiller à ce qu'ils puissent être actuels, et ce le plus rapidement possible ». Historiquement, le Roi de la Katherina assistait à cette séance en moyenne une année sur deux. Ceux-ci avaient donc une maîtrise des protocoles plutôt satisfaisante. Toutefois, le siège du président de la Chambre des communes n'a pas été utilisé par la Couronne lorthonienne depuis un demi siècle. La première ministre Hannah Gardner en est consciente : « Nous ne nous attendons pas à ce que le protocole soit suivi à la règle », prévient-elle, affirmant qu'il est fort possible que si Sa Majesté siège à la présidence, le président de la Chambre des communes remplisse la majorité des fonctions et tâches reliées. « Je ne crois pas que Sa Majesté tiendra à assister aux débats et déclarations préliminaires au vote, et dans ce cas, il aura le loisir de participer à la vie parlementaire lors du vote », a-t-elle affirmé.

La première ministre élue sous la bannière du Parti Katherinois maintient toutefois que les services de sécurité seront « totalement prêts » pour l'événement. La première ministre a confirmé que des hauts responsables de la sécurité permanente de Sa Majesté Richard III allaient se rendre en Katherina dans les prochains jours afin d'appuyer les autorités locales dans l'établissement des plans de sécurité. Une aide « grandement bienvenue », soutient Hannah Gardner, qui permettra à la Katherina de rayonner quelques jours en Dytolie.

Le Mouvement républicain boycottera, la majorité pékathe affaiblie
Les trois députés du Mouvement républicain ont annoncé aux médias, tôt ce matin, qu'ils allaient boycotter la séance du budget et qu'ils ne participeront ainsi pas au vote. Ils souhaitent protester contre la venue de Sa Majesté et condamnent « l'ingérence manifeste du Roi dans les affaires courantes de la Katherina ». Cette contestation trouve écho chez certains députés lorthoniens qui préféraient que Sa Majesté se tienne loin de la politique. En l'absence de l'appui du Mouvement républicain, le gouvernement pourrait être mis à mal lors du vote si certains députés de la majorité, peu attirés par la monarchie que certains jugent désuète, décidaient de voter à l'encontre du budget. En Katherina, si le budget du gouvernement n'est pas adopté lors du vote, la Chambre est aussitôt dissoute et des élections générales doivent être convoquées. Sa Majesté Richard III assistera-t-il à la dissolution du gouvernement lors de sa visite historique?[/justify]
Steve

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Vers une Commission de consultation nationale sur les droits des peuples natifs de la Katherina?
13 février 2039


[justify]Kitaskino Post a obtenu copie, d'une source anonyme, d'un projet de consultation vaste sur les droits autochtones que lancerait hypothétiquement le gouvernement pékathe de Hannah Gardner lors du passage de Sa Majesté le Roi Richard III en territoire katherinois. C'est du moins ce que laisse croire le document de trente-et-une pages, appelé « Commission de consultation nationale sur les droits des peuples natifs de la Katherina ». Le document indique que les consultations, semblent-ils mobiles, s'arrêteraient majoritairement dans la petite communauté de Maskapebiak, laissant ainsi présager en cas de concrétisation un « Accord Maskapebiak » pour remplacer l'Accord Méknak. Dans le document dont a obtenu copie le Kitaskino Post, le ministère des Affaires municipales et de la cohabitation détaille un plan de consultations concrètes dont les travaux de la Commission pourraient débuter aussi tôt qu'en septembre prochain.

Lors de la campagne électorale, Hannah Gardner avait fait des droits autochtones son cheval de bataille, s'attirant ainsi les faveurs de la majorité des communautés natives de la Katherina. Hannah Gardner, qui a depuis été élue première ministre, n'a jamais perdu de vue ses nombreuses promesses : permettent aux autochtones de prendre le transport en commun dans la capitale, obliger les ministère de les servir adéquatement et ouvrir certains postes politiques, pour ne nommer que ceux-là. Au lendemain d'une manifestation qui a causé la mort d'un manifestant autochtone, la fuite de ce document pourrait avoir comme objectif de diminuer les tensions qui montent au nord du pays.

Au ministère des Affaires municipales et de la cohabitation, le ministre Christopher Joyce assure que son ministère « travaille quotidiennement à améliorer les conditions de vie des autochtones » sur le territoire katherinois. Le ministre n'a toutefois pas voulu commenter la fuite de ce document, jugeant qu'il serait « extrêmement malhabile de commenter avant d'avoir pris connaissance de son contenu ». Le ministre Joyce a affirmé au journaliste du Kitaskino Post qu'il n'avait jamais vu ce document « dans sa forme actuelle », mais que son ministère travaillait effectivement à « mettre au point une stratégie de renouvellement » de l'Accord Méknak.

Eddy Waknia’a veut « voir pour croire »
Le leader des communautés autochtones signataires de l'Accord Méknak Eddy Waknia’a, qui agit à titre de porte-parole au nom des conseils de bande, s'est dit « très enthousiaste » si le document s'avérait véridique. Il dit néanmoins attendre que le projet se concrétise avant de jubiler. Il a rappelé que le premier ministre conservateur David Edwards avait promis à quatre reprises (2022, 2026, 2029 et 2033) de renouveler l'Accord Méknak avait de rebrousser chemin à tout coup. « Nous n'en pouvons plus de ces intentions qui ne sont que des paroles creuses. L'Accord Méknak est une honte pour la Katherina, et nous attendrons que le gouvernement de Hannah Gardner agisse avant de lever le pied de l'accélérateur des mobilisations de nos communautés », a-t-il affirmé.[/justify]
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Les conservateurs menacent de bloquer « toute politique en faveur des sauvages »
18 février 2039


[justify]Le chef intérimaire du Parti conservateur prévient avec fougue la première ministre Gardner : les députés conservateurs s'efforceront d'utiliser leurs droits et privilèges parlementaires pour bloquer toute politique ou mesure qui serait en faveur d'une hausse des conditions de vie des autochtones. Dans une conférence de presse du chef intérimaire Barry Packard où il était accompagné d'une dizaine de députés de sa formation politique, celui qui devrait laisser la chefferie conservatrice d'ici 2040 a accusé le gouvernement pékathe de vouloir « déstabiliser la Katherina » en mettant un terme à l'« équilibre ethnique » qui y règne, selon eux, depuis l'accession à l'Indépendance de 1956. Saisissant au bond les nombreuses rumeurs qui veulent la création de la Commission de consultation nationale sur les droits des peuples natifs de la Katherina, visant notamment à remplacer l'Accord Méknak, les conservateurs estiment que le gouvernement du Parti Katherinois « gouverne en amateur en agitant les drapeaux de la division et de la discorde ». Pour les conservateurs, l'équilibre actuel est celui qui a permis à la Katherina de se préserver durant toutes ces décennies et de ne pas sombrer dans « la perte de l'identité lorthonienne ». Barry Packard, d'origine gaélique, estime qu'en donnant plus de liberté aux autochtones, ceux-ci prendront confiance et feront « la guerre aux blancs ».

Pour contrer la menace des communautés autochtones trop puissantes, les conservateurs ont annoncé qu'ils allaient bloquer tout projet de loi visant les autochtones. Une menace qui, à l'heure actuelle, n'a pas le poids escompté devant un gouvernement majoritaire, mais qui pourrait causer de grands remous. Les conservateurs, conscients de leur pouvoir d'opposition limité, espèrent en effet créer une division suffisante auprès des Katherinois pour réussir à renverser rapidement le gouvernement de Hannah Gardner. Si Barry Packard refuse d'admettre qu'il souhaite diviser pour mieux régner, il affirme qu'il rempli le mandat que leur a confié les Katherinois : « Ils n'ont pas confiance en ce gouvernement qui menace l'équilibre de notre pays. Il faut les recadrer ». Barry Packard n'exclut pas de présenter une proposition de loi visant à « castrer encore plus les droits offerts aux sauvages ».

Cavendish « dépassée par la haine gratuite »
La ministre des Affaires étrangères et vice-première ministre Elizabeth Cavendish s'est dite « dépassée comme jamais » de la haine gratuite que livre le Parti conservateur aux autochtones depuis l'élection du gouvernement du Parti Katherinois. La ministre, qui a longtemps été ministre sous différents gouvernements conservateurs avant de rejoindre Hannah Gardner, se dit incapable d'expliquer la position des conservateurs, mais elle estime que cette position « ne sert les intérêts de personne ». Elizabeth Cavendish souhaite que les conservateurs de Barry Packard ne mettent pas à exécution leur menace et les prévient : « Nous n'allons pas demeurer impassibles devant les menaces, le chantage et la possibilité que la démocratie katherinoise soit en péril ». La ministre Cavendish n'a pas souhaité discuter de la rumeur concernant la création de la Commission.[/justify]
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Sa Majesté le Roi Richard III a présidé la séance du budget d'une main de maître
7 mars 2039


[justify]Le souverain de la Katherina, Sa Majesté le Roi Richard III, a réussi son retour historique au pays sans aucun faux pas. Invité à présider la séance de la Chambre des communes pour l'adoption du premier budget du Parti Katherinois, un moment historique alors que les quatre-vingt-huit derniers budgets avaient été publiés par les conservateurs, Sa Majesté le Roi devait pourtant avoir un rôle moindre. Le président de la chambre devait prendre en charge la gestion des débats et les tours de parole, mais Sa Majesté le Roi s'est prêté l'espace de quelques minutes à ce jeu purement protocolaire et parlementaire. « Moi, Richard III, roi des Îles Lorthon et de la Katherina, déclare cette séance parlementaire ouverte en vertu des pouvoirs qui me sont conférés par la Constitution de la Katherina », a affirmé Sa Majesté en chambre parlementaire avant une ovation chaleureuse de plusieurs minutes. Durant la présence de Sa Majesté à la chambre parlementaire, les trois députés du Mouvement républicain ont choisi de ne pas être présents : ceux-ci n'ont pas participé au vote et leur voix a été comptabilisée comme abstentionniste en vertu du règlement de la Chambre des communes.

Sa Majesté le Roi a notamment dû suivre quelques formations « à la dernière minutes » par le président de la Chambre des communes pour exercer le rôle qui lui est attribué par la Constitution. Les codes et procédures, qui n'avaient pas été revus depuis James VI, ont été modifiés afin de répondre à la réalité de la quatrième décennie du siècle actuel. Parmi les modifications, il a été convenu par tous les députés que cette invitation royale allait être la dernière à être systématiquement envoyée à Sa Majesté lors des périodes d'adoption du budget. « C'est un jour historique, parce qu'essentiellement, on assiste à peut-être la dernière présidence royale de la Chambre des communes dans l'histoire de la Katherina », note l'expert en politique katherinoise Adam Pugh.

Des déclarations malaisantes
Comme avant chaque vote sur un budget, les chefs des différents partis politiques représentés à la Chambre des communes ont eu un temps de parole pour s'adresser à la présidence de la Chambre. Même si ceux-ci se trouvaient face à Sa Majesté le Roi, une vieille loi les empêchaient de s'adresser directement au souverain. Les députés devaient donc appeler le Roi « monsieur le Président », provoquant de nombreux malaises parmi les députés. « On a senti une certaine hésitation », note l'analyste Pugh, qui croit que « les députés avaient l'impression de manquer davantage de respect au Roi ». Dans les déclarations, le chef intérimaire conservateur s'est dit « extrêmement navré que Sa Majesté assiste au pire budget katherinois déposé depuis l'Indépendance ». À la sortie du parlement, plusieurs députés ont souligné la maladresse du chef conservateur de politiser la présence de Sa Majesté. Pour sa part, la première ministre Gardner a salué « la présence exceptionnelle en ces lieux [NDLR : la Chambre des communes] d'une figure marquante de l'âme katherinoise ».[/justify]
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La Commission Reed ajourne ses travaux sur un fond de division
12 juillet 2039


[justify]La Commission royale sur les droits des peuples natifs de la Katherina, appelée également Commission Reed en l'honneur de son président Dominic Reed, ajourne ses travaux jusqu'en septembre. Cette Commission, qui vise notamment à remplacer l'Accord Meknak et à attribuer davantage de droits aux autochtones, s'est ajournée sur un fond palpable de tension et de division au sein de ses participants. Si la Commission Reed a publié un compte-rendu qui fait état « d'avancées significatives », il en est tout autre sur le terrain. Citoyens et spécialistes se déchirent sur le point central du conflit : la Chambre des communes doit-elle amender l'Acte de Katherina, la constitution katherinoise, pour affirmer que les autochtones sont des Katherinois à part entière? Comme le stipule l'article IX, paragraphe III : « Dans tous les cas, les Katherinois [...] ne sont pas membres d’une communauté indigène ». Au sein de la Commission, nombreux sont ceux qui s'opposent à une reconnaissance constitutionnelle des autochtones à titre de Katherinois, ce qui leur permettrait d'obtenir les mêmes droits qu'un Katherinois reconnu, comme le droit d'être élu et le droit de possession. Parmi ceux-ci, le député conservateur du 70e district Ralph Spill, qui considère que « leur donner davantage de droits, c’est renier l’identité de notre pays ».

Pour le député élu depuis 2030, les autochtones ne devraient pas attendre de la Commission « des droits et libertés plus vastes », et rappelle que l’Accord Meknak, qui a été conclu en 1993, répond notamment aux besoins des autochtones. « L’Accord Meknak permet d’encadrer les sauvages pour leur permettre de vivre au sein de cette société. Oui, avec des limites, mais c’est pour leur assurer un meilleur avenir », avait-il affirmé devant la Commission, il y a quelques semaines. Si le député reconnait que les « efforts d’assimilation » n’ont pas été un succès entre les années 1960 et 1990, il exprime néanmoins sa volonté de voir les autochtones « vivre avec ce qu’on leur donne ». Un son de cloche qui n’attire pas du tout le député pékathe (Parti Katherinois, au pouvoir) du 43e district Roosevelt Deal. Député à la Chambre des communes depuis 2018 (sous la bannière de l’Union des forces katherinoises puis du Parti Katherinois), Deal est à l’origine de nombreux projets d’amendements constitutionnels en faveur des autochtones. Tous rejetés. Le vieux routier, qui a affirmé récemment qu’il en était à son dernier mandat à titre de député, estime pour sa part que l’Acte de Katherina de 1956 est un « objet de propagande conservatrice » et que le temps est venu d’« actualiser le pays ».

Les deux députés ne sont que la pointe de l’iceberg au sein de la Commission Reed, où très peu d’autochtones reçoivent la permission d’être entendus, puisque l’article XVIII de l’Acte attribue expressément le droit de participer aux affaires publiques aux Katherinois, ce qu’ils ne sont pas en vertu du même texte fondamental. Dans son discours de fin de session de la Commission, le président Dominic Reed a réitéré sa « plus ferme volonté de remplir adéquatement la mission » de celle-ci. Une volonté partagée par la première ministre Hannah Gardner et le ministre des Affaires municipales et de la cohabitation Christopher Joyce. « À la fin de cette Commission, nous remplacerons l’Accord Meknak », a promis le ministre Joyce.[/justify]
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[LIFE - EDUCATION] [ont]PRÈS D'UN SAUVAGE SUR DEUX PROFITE DU SYSTÈME ÉDUCATIF[/ont]
17 juillet 2039
Par Leon Hudson


[justify]L'Accord Meknak, signé en 1993 entre les communautés de sauvages et le gouvernement conservateur éphémère de John Woodworth (1992-1994), stipule que « seuls les autochtones méritant et munis d'un avenir gratifiant pour l'État katherinois disposera d'un accès au système éducatif national ». Or, un récent rapport publié par le ministère de l'Éducation fait état d'une situation toute autre. Tandis que l'Accord Meknak prévoyait qu'environ le quart des sauvages éligibles pourrait fréquenter l'école, il s'agit plutôt de quarante-huit pour cent des autochtones éligibles qui fréquentent des établissements scolaires. Le rapport du ministère de l'Éducation stipule que, dans près d'un cas sur cinq, les jeunes sauvages sous-éduqués fréquentent les mêmes classes que l'élite estudiantine blanche : un problème de taille auquel doit s'attaquer le gouvernement du Parti Katherinois de Hannah Gardner. Dans une étude publiée en 2034 par la chercheure Phoebe Farrell, l'élève blanc a trente-neuf pour cent plus de chance d'échouer son parcours scolaire s'il côtoie des élèves à la peau foncée par la crasse dans la même classe. L'étude affirme également de manière scientifique, concrète et irréfutable que l'élève blanc « est à risque de perdre entre six et treize points de QI » s'il est exposé « plus d'une année scolaire » aux élèves peau rouge.

Le Collectif pour une Katherina blanche (Cowka) a publié sur les réseaux sociaux, hier après-midi, une liste de revendications auprès du gouvernement Gardner, alors que la Commission royale sur les droits des peuples natifs de la Katherina s’est ajournée pour la période estivale. Le Collectif, légitime et nécessaire au maintien d’une Katherina forte, estime que les élèves à la peau rouge ne devraient « en aucun cas avoir le privilège non-mérité de fréquenter les élèves blancs » et demande au gouvernement de Hannah Gardner d’appliquer « la totalité des engagements de l’Accord Meknak ». Le Collectif dénonce également la Commission Reed qui vise à remplacer l’Accord Meknak pour permettre plus de droits et de libertés aux sauvages. Selon le Cowka, le nouvel accord qui sera mis en place brimera les droits des Katherinois au profit de communautés qui n’apportent rien à la société katherinoise.

Le Cowka appelle aux armes, s’il le faut
Le Collectif a prévenu le gouvernement Gardner que si les conclusions de la Commission royale étaient « inacceptables », il préviendrait ses membres de « se prévaloir de leur droit historique de protéger les acquis et les valeurs de la Katherina ». Un message fort qui respecte l’Histoire de la Katherina, entachée par le parcours peu glorieux de l’époque des sauvages qui s’assassinaient et se mangeaient entre eux comme des barbares, démunis de tout sens commun et d’encadrement. Le Collectif demande également aux parents d’élèves blancs de « contacter l’établissement scolaire de [votre] enfant et d’ordonner, au nom des lois katherinoises, le respect des conventions de l’Accord Meknak ».[/justify]
Steve

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Brève| Cavendish n'est « pas froissée » par la non-invitation de la Katherina sur le débat d'une monnaie panolgarienne
02 août 2039


[justify]La vice-première ministre et ministre des Affaires étrangères Elizabeth Cavendish a été forcée ce matin, alors qu'elle se promenait dans les rues de son quartier avec son époux, de répondre à plusieurs questions contre son gré. Alors que la Katherina se trouve, entre autres, au milieu de tirs croisés verbaux entre le Caeturia et le Berlim au sujet de la création d'une monnaie panolgarienne pour le commerce international, Cavendish a dû tempérer une tempête qu'elle estime « disproportionnée ». C'est que le Caeturia a proposé à ses plus proches collaborateurs commerciaux l'idée d'une monnaie panolgarienne pour le commerce international. Ces proches collaborateurs étant le Berlim, le Westrait et le Nuevo-Rio. Des personnalités politiques berlimoises y ont vu toutefois une volonté du Caeturia d'accroître son pouvoir sur la région du sud de l'Olgarie, puisque de nombreuses nations olgariennes n'avaient pas été invitées dans le débat. Le Caeturia s'est défendu d'ignorer certains pays comme la Katherina, le Txile ou le Tlaloctlitlal, faute de liens économiques serrés ou de présence diplomatique satisfaisante. Le mal était toutefois fait : la Katherina est-elle à ce point invisible qu'elle est ignorée de ces voisins du sud? Ce n'est pas du tout de l'avis de la ministre Cavendish qui estime « tout à fait normal que le Caeturia tâte le pouls chez ses plus proches alliés » avant de réfléchir à inclure les autres nations olgariennes dans le projet. « Je crois que l'initiative caeturienne [de ne pas inclure immédiatement la Katherina] était justifiée », affirme la vice-première ministre, qui croit qu'un projet de cette envergure doit avant tout « passer le test » des alliés économiques les plus proches du Caeturia. « Je crois que le Caeturia a appris beaucoup de l'échec berlimois de l'Organisation olgaro-dorimarienne », avance Cavendish. « Mieux vaut réfléchir le projet en petit nombre et présenter quelque chose de solide par la suite. » Cavendish s'est dite toutefois « intéressée » par le projet de monnaie panolgarienne dans la mesure où le dollar katherinois maintiendra sa suprématie sur le territoire nationale, une assurance déjà validée par le Caeturia.[/justify]
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