Fenêtre sur le pays [utilisable sur demande]
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Zaldora
[justify]Écrits privés et secrets (4).
15 mars 2039,
[center][img]https://ugc.futurelearn.com/uploads/images/00/d8/hero_00d8dccf-dd13-4ce3-a9d0-1b79654eeda3.jpg[/img][/center]
Nous profitons de notre court voyage au Jernland pour écrire sur les cinq Chefs d'État ou hommes politiques, selon nous, les plus influents au monde actuellement. Trois sont orientaux, un de la Chrétienté, et un dernier du Nouveau monde mais aucun d'Occident. Après avoir supplanté la Chrétienté durant les Temps modernes, ce dernier n'est aujourd'hui plus que l'ombre de lui même. Notons également la crise des idéologies que vit l'époque au profit d'un pragmatisme quasi-général. Il y a les exceptions du Westrait et du Bykova, peut-être le Karmalistan... Quant au Thorval, son idéal provient davantage de la religion et de sa culture norroise que d'une théorie philosophique.
1. Petru Ursachi. Le monarque Valdaque est le chef d'une puissance qui grandit vite, à la tête d'une armée gigantesque, et acteur majeur des Routes de la Soie.
2. Abdallah IV. Maitre d'importantes réserves pétrolières, il suffit au roi bédouin de prononcer quelques mots pour ruiner les sociétés pétrolières ou mettre en grandes difficultés presque toutes les nations du globe.
3. Yangchen. L'empereur de Kaiyuan est le chef du pays le plus respecté et admiré. Unique point noir : l'Organisation de Coopération de Choenglung semble devenir une coquille vide.
4. Roy Baxter. Il va devenir consort de la prochaine Grande Duchesse de Caskar et stabiliser une nation stratégique en Cérulée.
5. Le Pape Celestinus Sextus. Stat crux dum volvitur orbis... le monde tourne, la croix demeure ! Bien que battue par les vents, l'Église ne mourra pas... foule d'ennemis s'y sont cassés les dents et ne sont pas nés ceux qui l'abattront.
[right]Percefal Fenton-Beckett[/right][/justify]
15 mars 2039,
[center][img]https://ugc.futurelearn.com/uploads/images/00/d8/hero_00d8dccf-dd13-4ce3-a9d0-1b79654eeda3.jpg[/img][/center]
Nous profitons de notre court voyage au Jernland pour écrire sur les cinq Chefs d'État ou hommes politiques, selon nous, les plus influents au monde actuellement. Trois sont orientaux, un de la Chrétienté, et un dernier du Nouveau monde mais aucun d'Occident. Après avoir supplanté la Chrétienté durant les Temps modernes, ce dernier n'est aujourd'hui plus que l'ombre de lui même. Notons également la crise des idéologies que vit l'époque au profit d'un pragmatisme quasi-général. Il y a les exceptions du Westrait et du Bykova, peut-être le Karmalistan... Quant au Thorval, son idéal provient davantage de la religion et de sa culture norroise que d'une théorie philosophique.
1. Petru Ursachi. Le monarque Valdaque est le chef d'une puissance qui grandit vite, à la tête d'une armée gigantesque, et acteur majeur des Routes de la Soie.
2. Abdallah IV. Maitre d'importantes réserves pétrolières, il suffit au roi bédouin de prononcer quelques mots pour ruiner les sociétés pétrolières ou mettre en grandes difficultés presque toutes les nations du globe.
3. Yangchen. L'empereur de Kaiyuan est le chef du pays le plus respecté et admiré. Unique point noir : l'Organisation de Coopération de Choenglung semble devenir une coquille vide.
4. Roy Baxter. Il va devenir consort de la prochaine Grande Duchesse de Caskar et stabiliser une nation stratégique en Cérulée.
5. Le Pape Celestinus Sextus. Stat crux dum volvitur orbis... le monde tourne, la croix demeure ! Bien que battue par les vents, l'Église ne mourra pas... foule d'ennemis s'y sont cassés les dents et ne sont pas nés ceux qui l'abattront.
[right]Percefal Fenton-Beckett[/right][/justify]
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Zaldora
[justify]Église, la forêt et le désert.
23 mars 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/22/8hmi.png[/img]
Le portail de la Chapelle monastique des Innocents, construite au XIVe siècle dans un style gothique flamboyant.
L'édifice fait partie du monastère Sainte Eydís (régionale).[/center]
L’église catholique de Thorval ne connait pas nécessairement une situation idéale. Ses soucis sont nombreux et complexes : ses réserves foncières sont grignotées chaque mois par les changements agraires et l’avidité seigneuriale, sans compter la simonie que certains grands comme Ragnarr III font pulluler sur leurs terres, quand d’autres nobles piochent allègrement dans les granges à dîme. En outre, les attaques de brigands contre les abbayes se multiplient, tout comme les vols qui alimentent un juteux trafic de reliques. Au niveau moral, l’église ne parvient pas à imposer ses vues sur la guerre privée, le duel judiciaire et le duel d’honneur. Au niveau spirituel, les messes basses communautaires, donnant lieu à des arrangements rituels fumeux, dépassent en importance les messes hautes qui réunissent tout le peuple chrétien. Enfin, les rivalités existantes entre évêques et abbés-mitrés provoquent des querelles insoutenables et des intrigues indignes d'hommes de Dieu.
Malgré ces vicissitudes, l’Eglise garde une influence politique considérable via ses instruments spirituels (Interdit, excommunication…), soigne les malades via les Hôtel-Dieu, instruit le tout venant dans les écoles paroissiales ou monastiques, peuple les Universités, dirige les écoles-abbatiales, vient en aide aux faibles, arrachent les prostitués aux tavernes malfamées et demeure en fin de compte un référent moral fondamental. Pas des moindres, elle professe la désobéissance face aux tyrans, position qui lui a déjà attiré pléthores d'ennuis. La Foi n’est pas bourgeoise, c’est-à-dire sécularisée et hypocrite, mais est vécue quotidiennement dans un univers surnaturel et magique. Le christianisme de Thorval est matinée des vieilles superstitions païennes (tant chez les norrois que les gens de cultures balte et slave), si bien que l’on peut dire que ce dernier constitue un mariage heureux entre la sacralité barbare des forêts et la sacralité sémitique du désert, permettant d’équilibrer plus ou moins ensemble l’individualité et la communauté, l’audace et l’humilité, la transcendance et l'immanence etc. Comme le disait Saint Bernard, qui incarna parfaitement la symbiose entre le chevalier des forêts et le mystique du désert : « Tu trouveras bien plus dans les forêts que dans les livres ». Par sa position entre ces deux mondes, le catholicisme thorvalois s'éloigne tant du fondamentalisme chrétien que du fondamentalisme païen, présent au Vonalya et qui pourrait prochainement être reprit au Jernland, en pleine paganisation de sa société.[/justify]
23 mars 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/22/8hmi.png[/img]
Le portail de la Chapelle monastique des Innocents, construite au XIVe siècle dans un style gothique flamboyant.
L'édifice fait partie du monastère Sainte Eydís (régionale).[/center]
L’église catholique de Thorval ne connait pas nécessairement une situation idéale. Ses soucis sont nombreux et complexes : ses réserves foncières sont grignotées chaque mois par les changements agraires et l’avidité seigneuriale, sans compter la simonie que certains grands comme Ragnarr III font pulluler sur leurs terres, quand d’autres nobles piochent allègrement dans les granges à dîme. En outre, les attaques de brigands contre les abbayes se multiplient, tout comme les vols qui alimentent un juteux trafic de reliques. Au niveau moral, l’église ne parvient pas à imposer ses vues sur la guerre privée, le duel judiciaire et le duel d’honneur. Au niveau spirituel, les messes basses communautaires, donnant lieu à des arrangements rituels fumeux, dépassent en importance les messes hautes qui réunissent tout le peuple chrétien. Enfin, les rivalités existantes entre évêques et abbés-mitrés provoquent des querelles insoutenables et des intrigues indignes d'hommes de Dieu.
Malgré ces vicissitudes, l’Eglise garde une influence politique considérable via ses instruments spirituels (Interdit, excommunication…), soigne les malades via les Hôtel-Dieu, instruit le tout venant dans les écoles paroissiales ou monastiques, peuple les Universités, dirige les écoles-abbatiales, vient en aide aux faibles, arrachent les prostitués aux tavernes malfamées et demeure en fin de compte un référent moral fondamental. Pas des moindres, elle professe la désobéissance face aux tyrans, position qui lui a déjà attiré pléthores d'ennuis. La Foi n’est pas bourgeoise, c’est-à-dire sécularisée et hypocrite, mais est vécue quotidiennement dans un univers surnaturel et magique. Le christianisme de Thorval est matinée des vieilles superstitions païennes (tant chez les norrois que les gens de cultures balte et slave), si bien que l’on peut dire que ce dernier constitue un mariage heureux entre la sacralité barbare des forêts et la sacralité sémitique du désert, permettant d’équilibrer plus ou moins ensemble l’individualité et la communauté, l’audace et l’humilité, la transcendance et l'immanence etc. Comme le disait Saint Bernard, qui incarna parfaitement la symbiose entre le chevalier des forêts et le mystique du désert : « Tu trouveras bien plus dans les forêts que dans les livres ». Par sa position entre ces deux mondes, le catholicisme thorvalois s'éloigne tant du fondamentalisme chrétien que du fondamentalisme païen, présent au Vonalya et qui pourrait prochainement être reprit au Jernland, en pleine paganisation de sa société.[/justify]
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Zaldora
[justify]Écrits privés et secrets (5).
26 mars 2039,
[center][img]http://alencontre.org/wp-content/uploads/2016/05/102901253_o.jpg[/img][/center]
Le Lébira est une corporation de nations hétéroclites. La chaux les reliant demeure la culture italique, autant que la fierté d’appartenir à la civilisation céruléenne. Bientôt, même les noirs d’Epibatie parleront l’Italique et changeront noms et prénoms. A terme, l'économie du pays Algarbien devra aussi "se moderniser", c'est-à-dire s'uniformiser. Néanmoins, dans leurs comportements et leurs codes, les patrons et les hommes politiques de la Ligue sont-ils réellement latins ?
En économie, nous remarquons une tendance de fond à la rationalité, amenant une attitude froide, dépassionnée, ordonnée et stricte. Il n’y a pas de place pour la gabegie, la frivolité et la légèreté. Si la monnaie électronique sert officiellement à lutter contre les mafias, elle illustre parfaitement la mentalité technocratique et lombardes des entrepreneurs lébiriens. Ce sont des catholiques à l’esprit protestant. Que le Lébira soit la première économie mondiale ne doit rien au hasard. Ce sont des Totterns aux commandes !
La classe politique procède du même esprit rationnel et froid. Oubliés chez eux les envolées lyriques et romantiques, les grands gestes, les tempéraments passionnés et les querelles homériques. Vous obtiendrez à l’inverse un comportement policé plein de retenue et de mesure. Arrangements amicaux ? Jamais, signez ici et ici, le sort en est jeté. La dette ? Elle est le fruit des crises mondiales précédentes, pas d'une mauvaise gestion. Face à l’adversité ? Les chefs de la Ligue ont tout du flegme britonnique. Mais quand les insultes et la verve dépassent les bornes, ils s’offusquent gravement, ne comprennent pas et sont scandalisés. Une attitude qui ressemble à celle de la noblesse de Sa Majesté Clarkson III.
En somme, les élites Lébiriennes sont pour nous des Brito-Totterns dans le corps de Latins. D’où sans doute certaines graves incompréhensions avec la Valdaquie latine. Deux cultures politiques s'affrontent.
[right]Percefal Fenton-Beckett[/right][/justify]
26 mars 2039,
[center][img]http://alencontre.org/wp-content/uploads/2016/05/102901253_o.jpg[/img][/center]
Le Lébira est une corporation de nations hétéroclites. La chaux les reliant demeure la culture italique, autant que la fierté d’appartenir à la civilisation céruléenne. Bientôt, même les noirs d’Epibatie parleront l’Italique et changeront noms et prénoms. A terme, l'économie du pays Algarbien devra aussi "se moderniser", c'est-à-dire s'uniformiser. Néanmoins, dans leurs comportements et leurs codes, les patrons et les hommes politiques de la Ligue sont-ils réellement latins ?
En économie, nous remarquons une tendance de fond à la rationalité, amenant une attitude froide, dépassionnée, ordonnée et stricte. Il n’y a pas de place pour la gabegie, la frivolité et la légèreté. Si la monnaie électronique sert officiellement à lutter contre les mafias, elle illustre parfaitement la mentalité technocratique et lombardes des entrepreneurs lébiriens. Ce sont des catholiques à l’esprit protestant. Que le Lébira soit la première économie mondiale ne doit rien au hasard. Ce sont des Totterns aux commandes !
La classe politique procède du même esprit rationnel et froid. Oubliés chez eux les envolées lyriques et romantiques, les grands gestes, les tempéraments passionnés et les querelles homériques. Vous obtiendrez à l’inverse un comportement policé plein de retenue et de mesure. Arrangements amicaux ? Jamais, signez ici et ici, le sort en est jeté. La dette ? Elle est le fruit des crises mondiales précédentes, pas d'une mauvaise gestion. Face à l’adversité ? Les chefs de la Ligue ont tout du flegme britonnique. Mais quand les insultes et la verve dépassent les bornes, ils s’offusquent gravement, ne comprennent pas et sont scandalisés. Une attitude qui ressemble à celle de la noblesse de Sa Majesté Clarkson III.
En somme, les élites Lébiriennes sont pour nous des Brito-Totterns dans le corps de Latins. D’où sans doute certaines graves incompréhensions avec la Valdaquie latine. Deux cultures politiques s'affrontent.
[right]Percefal Fenton-Beckett[/right][/justify]
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Zaldora
[justify]Au cœur de Thorval (34).
30 mars 2039,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois de la capitale, elle sera relatée ici :
[center][img]https://i.imgur.com/tVJLiMd.jpg[/img]
La forteresse de Lysehejm en début de siège.[/center]
La Dame Helle de Myllaen venait d'ordonner la levée du siège qui encerclait la forteresse de Lysehejm. Son ost n'était plus constitué que d'ombres fatiguées, amaigries et malades après six mois passés dans le froid. Durant cette période, ses troupes subirent aussi les incursions dévastatrices des assiégés qui tuèrent et brûlèrent tout ce qu'ils pouvaient. La poterne ou le tunnel que ceux-ci empruntaient ne fut jamais trouvé malgré les investigations. Voyant le siège mal tourner, les chevaliers partirent, quant à eux, après seulement quarante jours, prétextant s'être loyalement acquittés du service de corps et de cheval prévu par la coutume féodale. Bien que très en colère, la cheftaine ne put argumenter en retour, au risque de voir le ban se soulever, déjà très fébrile.
Au sein de la forteresse, le temps passa presque normalement : alors que ses ennemis mourraient au dehors, Anders II et ses gens firent bonne chair chaque soir devant le grand âtre. Réfugiés par centaines dans la cour, les paysans des villages voisins eurent quotidiennement droit à du pain, de la soupe au pois, de la viande séchée et de la bière. La garnison mangea aussi à sa faim. Au même rythme, la forteresse aurait pu encore tenir six bons mois grâce aux approvisionnements effectués par l'Intendant à la fin de l'été. L'effort fit suite à des rapports inquiétants annonçant une attaque de grande envergure de la duchesse de Myllaen. Celle-ci avait sous-estimé la ténacité d'Anders II pourtant connu pour être quelqu'un de rigide, dur et inexorable, à la franchise brutale et qui n'oubliait jamais un affront.
Désormais en position de force, Anders II devait se décider entre ouvrir des négociations de paix en exigeant un très lourd tribu (montagnes de pièces d'or et d'argent, otages, bétail par millier, charrettes infinies de grain, etc) ou se lancer à la poursuite de ses ennemis affaiblit. En détruisant ce qui restait de l'ost ducal, en négociant habilement avec les chevaliers fuyards et les hobereaux, il pourrait renverser Helle de son trône et régner lui même sur la province de Myllaen. Cela ferait de lui le seigneur le plus puissant du monde Thorvalois. De quoi faire peur à d'autres dynastes et provoquer des alliances contre soi...
[/justify]
30 mars 2039,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois de la capitale, elle sera relatée ici :
[center][img]https://i.imgur.com/tVJLiMd.jpg[/img]
La forteresse de Lysehejm en début de siège.[/center]
La Dame Helle de Myllaen venait d'ordonner la levée du siège qui encerclait la forteresse de Lysehejm. Son ost n'était plus constitué que d'ombres fatiguées, amaigries et malades après six mois passés dans le froid. Durant cette période, ses troupes subirent aussi les incursions dévastatrices des assiégés qui tuèrent et brûlèrent tout ce qu'ils pouvaient. La poterne ou le tunnel que ceux-ci empruntaient ne fut jamais trouvé malgré les investigations. Voyant le siège mal tourner, les chevaliers partirent, quant à eux, après seulement quarante jours, prétextant s'être loyalement acquittés du service de corps et de cheval prévu par la coutume féodale. Bien que très en colère, la cheftaine ne put argumenter en retour, au risque de voir le ban se soulever, déjà très fébrile.
Au sein de la forteresse, le temps passa presque normalement : alors que ses ennemis mourraient au dehors, Anders II et ses gens firent bonne chair chaque soir devant le grand âtre. Réfugiés par centaines dans la cour, les paysans des villages voisins eurent quotidiennement droit à du pain, de la soupe au pois, de la viande séchée et de la bière. La garnison mangea aussi à sa faim. Au même rythme, la forteresse aurait pu encore tenir six bons mois grâce aux approvisionnements effectués par l'Intendant à la fin de l'été. L'effort fit suite à des rapports inquiétants annonçant une attaque de grande envergure de la duchesse de Myllaen. Celle-ci avait sous-estimé la ténacité d'Anders II pourtant connu pour être quelqu'un de rigide, dur et inexorable, à la franchise brutale et qui n'oubliait jamais un affront.
Désormais en position de force, Anders II devait se décider entre ouvrir des négociations de paix en exigeant un très lourd tribu (montagnes de pièces d'or et d'argent, otages, bétail par millier, charrettes infinies de grain, etc) ou se lancer à la poursuite de ses ennemis affaiblit. En détruisant ce qui restait de l'ost ducal, en négociant habilement avec les chevaliers fuyards et les hobereaux, il pourrait renverser Helle de son trône et régner lui même sur la province de Myllaen. Cela ferait de lui le seigneur le plus puissant du monde Thorvalois. De quoi faire peur à d'autres dynastes et provoquer des alliances contre soi...
[/justify]
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Zaldora
[justify]Communautés de métier
31 mars 2039,
[center][img]https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQfMJXfyFGdNz2HxwuHt3f7huQKelnUhLyGhf66JHJrNO6dkIhX5w[/img]
Vitrail d'une église Jensgårdoise
illustrant les maçons et tailleurs de pierre
au travail.[/center]
La corporation est un ordre juridique exclusivement citadin qui regroupe les artisans d'une même profession au sein d'un territoire donné dans un but d'entraide et de régulation de la pratique du métier. A celle-ci se rattache une ou plusieurs confréries vivant de legs et de dons, et qui s'occupent des œuvres sociales du métier : secours divers, hospices, pensions, etc. La communauté n'est liée à aucune autorité politique et s'administre elle-même, possédant par exemple une juridiction disciplinaire propre. Les grades principaux sont le mestre et l'aprentic, le compaignon est un statut très peu courant.
A la campagne, il n'y a guère de corporation : le travail est libre. Toutefois, le communalisme agraire, le communautarisme clanique et diverses coutumes liées à la possession (ex: la terre la plus fertile est redistribuée au sein du clan après une génération, chacun est responsable devant le clan, le village, le seigneur, voir Dieu pour sa possession. Noté que l'on ne parle pas de propriété) empêchent la libre installation, la liberté économique et la liberté d'entreprendre.
A Jensgård, les principaux métiers sont les suivants (nom traduit en français, c'est plus simple!) :
La communauté Saint Nicolas : merciers, armateurs et marins
La communauté Saint Éloi : orfèvres
La communauté Saint Claude : tailleurs de pierre, maçons, charpentiers, vitraillistes
La communauté Saint Michel : tonneliers
La communauté Saint Lazare : boulangers
La communauté Saint Antoine : bouchers
La communauté Saint Sévère : drapiers, tisserands
La communauté de Saint Éloi : joailliers, bijoutiers, forgerons
La communauté Saint André : pêcheurs
La communauté Saint Archange : épiciers[/justify]
31 mars 2039,
[center][img]https://encrypted-tbn0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQfMJXfyFGdNz2HxwuHt3f7huQKelnUhLyGhf66JHJrNO6dkIhX5w[/img]
Vitrail d'une église Jensgårdoise
illustrant les maçons et tailleurs de pierre
au travail.[/center]
La corporation est un ordre juridique exclusivement citadin qui regroupe les artisans d'une même profession au sein d'un territoire donné dans un but d'entraide et de régulation de la pratique du métier. A celle-ci se rattache une ou plusieurs confréries vivant de legs et de dons, et qui s'occupent des œuvres sociales du métier : secours divers, hospices, pensions, etc. La communauté n'est liée à aucune autorité politique et s'administre elle-même, possédant par exemple une juridiction disciplinaire propre. Les grades principaux sont le mestre et l'aprentic, le compaignon est un statut très peu courant.
A la campagne, il n'y a guère de corporation : le travail est libre. Toutefois, le communalisme agraire, le communautarisme clanique et diverses coutumes liées à la possession (ex: la terre la plus fertile est redistribuée au sein du clan après une génération, chacun est responsable devant le clan, le village, le seigneur, voir Dieu pour sa possession. Noté que l'on ne parle pas de propriété) empêchent la libre installation, la liberté économique et la liberté d'entreprendre.
A Jensgård, les principaux métiers sont les suivants (nom traduit en français, c'est plus simple!) :
La communauté Saint Nicolas : merciers, armateurs et marins
La communauté Saint Éloi : orfèvres
La communauté Saint Claude : tailleurs de pierre, maçons, charpentiers, vitraillistes
La communauté Saint Michel : tonneliers
La communauté Saint Lazare : boulangers
La communauté Saint Antoine : bouchers
La communauté Saint Sévère : drapiers, tisserands
La communauté de Saint Éloi : joailliers, bijoutiers, forgerons
La communauté Saint André : pêcheurs
La communauté Saint Archange : épiciers[/justify]
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Zaldora
[justify]Au cœur de Thorval (35).
5 avril 2039,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois de la capitale, elle sera relatée ici :
[center][img]https://zupimages.net/up/19/22/rosl.png[/img]
La fière Yngvildr se rebelle.[/center]
La cheftaine Yngvildr, seigneur des terres d'Austrheimr, s'était soulevée contre son lige Sören IV afin de libérer l'île de la juridiction des comtes de Táunrgarðr et rétablir l'ancien comté traditionnel. Plusieurs missives étaient parties vers la Reine, à laquelle Yngvildr espèrait offrir Foi et Hommage pour devenir sa vassale directe. Ainsi, elle entendait élever le rang de son clan et rétablir la dignité de sa patrie à laquelle seule l'indépendance (au sein de la féodalité) convenait. Dans sa lettre, la jeune dame, qui avait entre 16 et 18 ans, demandait l'envoi de chevaliers et de renforts divers. Une offre de mariage y figurait également afin de lier les deux clans et nouer une alliance. Cependant, Marie se trouvait à l'autre bout du monde, dans son Teitrland natal, ce qui laissait largement le temps à Sören IV de punir les rebelles. Le peuple d'Austrheimr possèdait soixante guerriers, fiers et vaillants, mais qui ne feraient pas le poids face à l'ost comtal, même réduit. Une guerre privée se préparait. Yngvildr monta sur la cathèdre à la mort de son père en janvier et vit dans un petit château de pierre à flanc de colline, près du rivage. Elle n'était pas combattante mais possèdait une intelligence rare, et une aisance naturelle en intrigue, pouvant créer des retournements surprises.
Austrheimr était l'île thorvaloise la plus orientale. Elle était constituée de landes, de basses collines rocailleuses et de très rares bosquets. Clairsemés, les habitants vivaient de l'élevage de mouton et de la pêche. Un mode de vie sans labour très différent de beaucoup d'autres paysans du royaume. Quatre navires à voile chassaient la baleine chaque saison. La viande était ensuite préparée et exportée en direction de Jensgård en échange de grain. Malgré ce commerce, les gens d'Austrheimr se méfiaient de la ville qu'ils nommaient bikkja, signifiant la Chienne ou encore la Pute. Comté traditionnel, Austrheimr était devenu un fief médiat soumis au Táunrgarðr en 1998 à la suite de la guerre des puinés. L'une de ses églises renfermait une relique miraculeuse de Sainte Brigitte, alimentant la profonde piété de ses habitants. [/justify]
5 avril 2039,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois de la capitale, elle sera relatée ici :
[center][img]https://zupimages.net/up/19/22/rosl.png[/img]
La fière Yngvildr se rebelle.[/center]
La cheftaine Yngvildr, seigneur des terres d'Austrheimr, s'était soulevée contre son lige Sören IV afin de libérer l'île de la juridiction des comtes de Táunrgarðr et rétablir l'ancien comté traditionnel. Plusieurs missives étaient parties vers la Reine, à laquelle Yngvildr espèrait offrir Foi et Hommage pour devenir sa vassale directe. Ainsi, elle entendait élever le rang de son clan et rétablir la dignité de sa patrie à laquelle seule l'indépendance (au sein de la féodalité) convenait. Dans sa lettre, la jeune dame, qui avait entre 16 et 18 ans, demandait l'envoi de chevaliers et de renforts divers. Une offre de mariage y figurait également afin de lier les deux clans et nouer une alliance. Cependant, Marie se trouvait à l'autre bout du monde, dans son Teitrland natal, ce qui laissait largement le temps à Sören IV de punir les rebelles. Le peuple d'Austrheimr possèdait soixante guerriers, fiers et vaillants, mais qui ne feraient pas le poids face à l'ost comtal, même réduit. Une guerre privée se préparait. Yngvildr monta sur la cathèdre à la mort de son père en janvier et vit dans un petit château de pierre à flanc de colline, près du rivage. Elle n'était pas combattante mais possèdait une intelligence rare, et une aisance naturelle en intrigue, pouvant créer des retournements surprises.
Austrheimr était l'île thorvaloise la plus orientale. Elle était constituée de landes, de basses collines rocailleuses et de très rares bosquets. Clairsemés, les habitants vivaient de l'élevage de mouton et de la pêche. Un mode de vie sans labour très différent de beaucoup d'autres paysans du royaume. Quatre navires à voile chassaient la baleine chaque saison. La viande était ensuite préparée et exportée en direction de Jensgård en échange de grain. Malgré ce commerce, les gens d'Austrheimr se méfiaient de la ville qu'ils nommaient bikkja, signifiant la Chienne ou encore la Pute. Comté traditionnel, Austrheimr était devenu un fief médiat soumis au Táunrgarðr en 1998 à la suite de la guerre des puinés. L'une de ses églises renfermait une relique miraculeuse de Sainte Brigitte, alimentant la profonde piété de ses habitants. [/justify]
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Zaldora
[justify]Pigmentation.
6 avril 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/22/a3h7.png[/img]
Le blond et le châtain dominent très largement.[/center]
Couleur des cheveux :
72% blonds, néanmoins les terres insulaires et côtières, ainsi qu'une part de l'arrière pays au nord, atteignent 85%.
18% châtains clairs ou foncés à dominance clairs
6% roux
4% bruns
Commentaires : Dénote une forte propension aux mariages endogames. Deuxième foyer de roux après les nations celtes et saxonnes .
Couleur des yeux :
83% bleus ou verts
16% marrons clairs ou foncés
1% rouges (démons)
[/justify]
6 avril 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/22/a3h7.png[/img]
Le blond et le châtain dominent très largement.[/center]
Couleur des cheveux :
72% blonds, néanmoins les terres insulaires et côtières, ainsi qu'une part de l'arrière pays au nord, atteignent 85%.
18% châtains clairs ou foncés à dominance clairs
6% roux
4% bruns
Commentaires : Dénote une forte propension aux mariages endogames. Deuxième foyer de roux après les nations celtes et saxonnes .
Couleur des yeux :
83% bleus ou verts
16% marrons clairs ou foncés
1% rouges (démons)
[/justify]
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Zaldora
[justify]Échange épistolaire.
11 avril 2039,
Message manuscrit envoyé par l'écrivain d'Albion Percefal Fenton-Beckett à la Reine Marie. Le texte est écrit en vieux thorvalois, dans le langage archaïque. Toutefois, pour en faciliter la compréhension, il est ici retranscrit en parler moderne.
[quote]Marie Reine,
Vous ne me connaissez surement pas. Je me nomme Percefal Fenton-Beckett (IRL : Tolkien), clerc d’origine Albionne qui écrit des historiettes et vit en ton royaume. Ce dernier est une puissante source d’inspiration pour mes récits. Marie Reine, le monde extérieur vous est mystérieux et ce n’est pas forcément un mal. D’autant que vous en savez l’essentiel : le règne implacable de la Loy des Merciers, ses très mauvaises et délétères valeurs. Si par malheur un des merciers Jensgårdois, uniquement intéressé par ses intérêts personnels et l’épaississement de sa fortune, est venu vers toi afin de te convaincre de rejoindre le triomphe du monde mercantile extérieur, n’y réponds pas ! De plus brillants clercs vous en ont sans doute déjà avisée des graves dangers. Permettez donc à votre humble serviteur d’apporter sa pierre à l’édifice.
En ouvrant le Thorval à l’actuel esprit du monde, vous provoquerez sans vous en douter :
La misère pour tes gens et tes peuples. Vous connaitrez un niveau de pauvreté encore jamais aperçus en ces contrées.
L’assèchement de vos coutumes, traditions, cultures et imaginaires. Le Thorval se désenchantera !
La ruine de vos champs, prairies et vergers. Le ravage et la disparition de la nature.
La mort de la Foi, lente et douloureuse.
Le délitement des clans, jusqu'à leur disparition.
Croyez le vieil homme que je suis, qui a vu son pays se dégrader et mourir devant ses yeux à cause de l’esprit marchand empoisonnant les esprits et les cœurs. N’écoute pas les langues de vipères, promettant monts et merveilles. Ce sont des menteurs. Et si un jour, un manipulateur vous avise des Nouvelles Routes de la Soie, ne répondez pas ! Il s’agit d’un clan marchand oriental dont l’unique but est d’engranger plus d’argent afin de dominer le clan marchand occidental composé notamment des villes italiques et de la hanse appelée Communauté des Nations Dytoliennes. Méfie-toi Marie Reine ! Un loup ne s’apprivoise pas, il se fuit ou se tue. Je te conseille de n’ouvrir le Thorval que lorsque la Loy des Merciers mourra et elle périra, soit en certaine.
[right]Percefal Fenton-Beckett[/right][/quote][/justify]
11 avril 2039,
Message manuscrit envoyé par l'écrivain d'Albion Percefal Fenton-Beckett à la Reine Marie. Le texte est écrit en vieux thorvalois, dans le langage archaïque. Toutefois, pour en faciliter la compréhension, il est ici retranscrit en parler moderne.
[quote]Marie Reine,
Vous ne me connaissez surement pas. Je me nomme Percefal Fenton-Beckett (IRL : Tolkien), clerc d’origine Albionne qui écrit des historiettes et vit en ton royaume. Ce dernier est une puissante source d’inspiration pour mes récits. Marie Reine, le monde extérieur vous est mystérieux et ce n’est pas forcément un mal. D’autant que vous en savez l’essentiel : le règne implacable de la Loy des Merciers, ses très mauvaises et délétères valeurs. Si par malheur un des merciers Jensgårdois, uniquement intéressé par ses intérêts personnels et l’épaississement de sa fortune, est venu vers toi afin de te convaincre de rejoindre le triomphe du monde mercantile extérieur, n’y réponds pas ! De plus brillants clercs vous en ont sans doute déjà avisée des graves dangers. Permettez donc à votre humble serviteur d’apporter sa pierre à l’édifice.
En ouvrant le Thorval à l’actuel esprit du monde, vous provoquerez sans vous en douter :
La misère pour tes gens et tes peuples. Vous connaitrez un niveau de pauvreté encore jamais aperçus en ces contrées.
L’assèchement de vos coutumes, traditions, cultures et imaginaires. Le Thorval se désenchantera !
La ruine de vos champs, prairies et vergers. Le ravage et la disparition de la nature.
La mort de la Foi, lente et douloureuse.
Le délitement des clans, jusqu'à leur disparition.
Croyez le vieil homme que je suis, qui a vu son pays se dégrader et mourir devant ses yeux à cause de l’esprit marchand empoisonnant les esprits et les cœurs. N’écoute pas les langues de vipères, promettant monts et merveilles. Ce sont des menteurs. Et si un jour, un manipulateur vous avise des Nouvelles Routes de la Soie, ne répondez pas ! Il s’agit d’un clan marchand oriental dont l’unique but est d’engranger plus d’argent afin de dominer le clan marchand occidental composé notamment des villes italiques et de la hanse appelée Communauté des Nations Dytoliennes. Méfie-toi Marie Reine ! Un loup ne s’apprivoise pas, il se fuit ou se tue. Je te conseille de n’ouvrir le Thorval que lorsque la Loy des Merciers mourra et elle périra, soit en certaine.
[right]Percefal Fenton-Beckett[/right][/quote][/justify]
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Zaldora
[justify]Au cœur de Thorval (36).
21 avril 2039,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois de la capitale, elle sera relatée ici :
[center][img]https://zupimages.net/up/19/25/oecb.png[/img]
Le château d'Hurðborg, point de passage obligatoire depuis des siècles, permettant à ses seigneurs d'amasser une fortune en droits de passage. [/center]
Les troupes du comte Sören IV, rentrant après une guerre dans l'Évêché de Nautkors, furent massacrés par le seigneur Víðarr III en son château d'Hurðborg. Le forfait s'était produit au moment de franchir le Ǫlfossá, fleuve impétueux enjambé par le Morgunstjarna, célèbre pont construit par le clan seigneurial et chapeauté grâce à deux bâtisses contrôlant chacune des rives. Deux cent chevaliers et cent hommes d'armes à pied y auraient perdu la vie : égorgés, criblés de flèches ou noyés en tombant à l'eau dans la panique générale. Sören IV serait, quant à lui, parvenu à s'enfuir gravement blessé en compagnie de quelques gardes. Après la boucherie, Víðarr III fit dépouiller les morts qui jonchaient sa cour où, selon des témoignages, le sang montait jusqu'aux genoux ! Auparavant, il avait déjà prélevé un droit de passage vertigineux, de plusieurs centaines de pièces d'or et d'argent. Depuis des siècles, les « seigneurs des deux Tours » rançonnaient de père en fils, ou fille, les osts, les voyageurs et les marchands qui empruntaient le pont. Néanmoins, après les évènements du jour, qui osera encore passer par Hurðborg ?
Víðarr III n'avait pas agit seul et son acte allait au delà du pillage. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=352219#p352219]Il était partie prenante d'un complot organisé par la dame Yngvildr, seigneur des terres d'Austrheimr, contre son ancien Lige.[/url] Celle-ci espèrait affaiblir ce dernier et gagner du temps. Elle promit à son partenaire d'intrigue la protection de la Reine, sans même savoir si Marie soutenait sa cause, attendant toujours de ses nouvelles. L'oiseau se serait-il perdu ? Ou avait-il été abattu par des archers de Sören IV, que plusieurs paysans aperçurent entrain de tirer sur les pigeons, à qui mieux-mieux ? Pendant ce temps, à l'autre bout du royaume, l'écuyer de Marie s'empressait de lui remettre un rouleau de parchemin, scellé du sceau de la mesnie d'Austrheimr. Le dialecte fut difficile à déchiffrer mais la Reine y parvint tout en mangeant sa bouillie d'avoine. Allait-elle répondre favorablement aux propos d'Yngvildr qui lui proposait la Foi et l'Hommage, mais aussi un mariage, sans oublier les renforts ? S'aliéner un Grand tel que Sören IV serait dangereux, mais tout ce qui pouvait l'affaiblir était fondamentalement bon pour la suzeraine et son clan. Encore mieux si elle pouvait agir dans l'ombre, sans rien admettre publiquement... Prenant un parchemin, Marie offrit son soutien à la cause, prêtant trois cent de ses chevaliers, mais qui ne seraient officiellement pas les siens. L'écu royal ne sera nul part. Les guerriers de Marie allaient-ils toutefois accepter sans broncher de se battre pour une dame estrangère ?
Au même moment, le Baron de Fljótland semblait, suite à l’infamie de son vassal Víðarr III, tenir le prétexte parfait pour se débarrasser d'un homme gênant et prendre ainsi le contrôle du pont.[/justify]
21 avril 2039,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois de la capitale, elle sera relatée ici :
[center][img]https://zupimages.net/up/19/25/oecb.png[/img]
Le château d'Hurðborg, point de passage obligatoire depuis des siècles, permettant à ses seigneurs d'amasser une fortune en droits de passage. [/center]
Les troupes du comte Sören IV, rentrant après une guerre dans l'Évêché de Nautkors, furent massacrés par le seigneur Víðarr III en son château d'Hurðborg. Le forfait s'était produit au moment de franchir le Ǫlfossá, fleuve impétueux enjambé par le Morgunstjarna, célèbre pont construit par le clan seigneurial et chapeauté grâce à deux bâtisses contrôlant chacune des rives. Deux cent chevaliers et cent hommes d'armes à pied y auraient perdu la vie : égorgés, criblés de flèches ou noyés en tombant à l'eau dans la panique générale. Sören IV serait, quant à lui, parvenu à s'enfuir gravement blessé en compagnie de quelques gardes. Après la boucherie, Víðarr III fit dépouiller les morts qui jonchaient sa cour où, selon des témoignages, le sang montait jusqu'aux genoux ! Auparavant, il avait déjà prélevé un droit de passage vertigineux, de plusieurs centaines de pièces d'or et d'argent. Depuis des siècles, les « seigneurs des deux Tours » rançonnaient de père en fils, ou fille, les osts, les voyageurs et les marchands qui empruntaient le pont. Néanmoins, après les évènements du jour, qui osera encore passer par Hurðborg ?
Víðarr III n'avait pas agit seul et son acte allait au delà du pillage. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=352219#p352219]Il était partie prenante d'un complot organisé par la dame Yngvildr, seigneur des terres d'Austrheimr, contre son ancien Lige.[/url] Celle-ci espèrait affaiblir ce dernier et gagner du temps. Elle promit à son partenaire d'intrigue la protection de la Reine, sans même savoir si Marie soutenait sa cause, attendant toujours de ses nouvelles. L'oiseau se serait-il perdu ? Ou avait-il été abattu par des archers de Sören IV, que plusieurs paysans aperçurent entrain de tirer sur les pigeons, à qui mieux-mieux ? Pendant ce temps, à l'autre bout du royaume, l'écuyer de Marie s'empressait de lui remettre un rouleau de parchemin, scellé du sceau de la mesnie d'Austrheimr. Le dialecte fut difficile à déchiffrer mais la Reine y parvint tout en mangeant sa bouillie d'avoine. Allait-elle répondre favorablement aux propos d'Yngvildr qui lui proposait la Foi et l'Hommage, mais aussi un mariage, sans oublier les renforts ? S'aliéner un Grand tel que Sören IV serait dangereux, mais tout ce qui pouvait l'affaiblir était fondamentalement bon pour la suzeraine et son clan. Encore mieux si elle pouvait agir dans l'ombre, sans rien admettre publiquement... Prenant un parchemin, Marie offrit son soutien à la cause, prêtant trois cent de ses chevaliers, mais qui ne seraient officiellement pas les siens. L'écu royal ne sera nul part. Les guerriers de Marie allaient-ils toutefois accepter sans broncher de se battre pour une dame estrangère ?
Au même moment, le Baron de Fljótland semblait, suite à l’infamie de son vassal Víðarr III, tenir le prétexte parfait pour se débarrasser d'un homme gênant et prendre ainsi le contrôle du pont.[/justify]