Presse d'Illythie & d'Épibatie

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Arios

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24/01/2041 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]

Guerre du trône d'Épibatie : La prétendue "Armée illythe" écrase de prétendues troupes de Pierre II sur les hauteurs de Sotteb'

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Le théâtre désertique a favorisé des Illytho-lébiriens sur des contingents pro-Petros principalement issu de la jungle[/center]

Ce qui restera dans les annales comme la Bataille de Sotteb', ayant en fait eu lieu à quelques 35 kilomètres des lieux en amont du Naos, aura comme servi de baptême du sang à un intervenant officiellement neuf dans le conflit qui ravage l'Épibatie depuis plus d'un an. Les ex-armées répondant du Général Delfino Fieschi au sein des troupes coalisées alliées se sont pour la plupart, ces derniers jours, réclamées de l'autorité du Général Milad Faraggi. Ces soldats, originaires pour beaucoup d'Illythie, ont été convertis au discours et surtout à la force d'insurrection des milices autonomes haut-illythes, galvanisées par la prise de pouvoir de Faraggi, un officier issu d'une Ligue de Lébira en déliquescence politique et territoriale complète. Beaucoup également viennent de Cérulée. L'erreur majeure du nouvel Empereur Petros II d'avoir voulu réunir la population épibate sur le seul projet du rejet manu militari des étrangers aura offert une occasion en or, début février, aux ex-forces fiesquistes et aux milices nationalistes haut-illythes, d'opérer leur union sous le nom d'une quasiment auto-proclamée "Armée illythe". Il appartiendra au Général Milad Faraggi, depuis Atomia, de valider ou d'infirmer ce récit.

À cette heure, l'ex-armée lébirienne intervenant en Épibatie aux côtés de Giorggis IV pour conserver son Empire malgré l'excommunication et le renvoi dont il avait été victime de la part de sa propre Église, l'Église monophysite d'Épibatie, et désormais nouvelle "Armée illythe", combat le fils de ce dernier, Petros II, dont les escadrons de fidèles en quête d'un exploit sur lequel baser le nouveau règne et réunir l'Épibatie. L'agacement d'un jeune homme constatant l'absence de pouvoir lui revenant devant la force prise par les militaires, et les lobbys mercantiles internationaux qui soutenaient jusque-là à or sonnant et trébuchant la libéralisation de l'Épibatie, est à l'origine de cette tentative de coup de force, par ailleurs peut-être volontairement exagéré par des hommes fiesquistes et illythes qui auraient pu, sous l'influence des milices de Darciansciat, précipiter eux-même la situation de l'état de tensions sensibles à celui d'affrontement ouvert.

Les affrontements en bord du Naos ont fait 270 morts et 7 000 prisonniers dans les rangs de l'Empereur Pierre, et 40 morts et plus de 100 blessés dans les rangs désormais prétendument rangés derrière Milad Faraggi et Atomia.

Situation territoriale 6/02/2041 : https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/12/200112071804685804.png
Arios

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24/01/2041 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]

Guerre du trône d'Épibatie : Février, un tournant du conflit

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La grande vallée de l'Anuzza désormais sous contrôle illythe d'Aznella à San-Cristiano[/center]

Les restes de l'Armée fiesquiste, désormais "Armée illythe" sous le commandement du dictateur d'Illythie, ont effectué de nombreuses avancées. Début février, la rupture était consommée entre le nouvel héritier des Malacchi Petros II (non confirmé par l'Église monophysite épibate, dans le camp de Ioannes XII) et les troupes lébiriennes insurgées contre Cartagina, désormais appuyée par la Dictature illythe.

Aznella : La ville italique qui hébergeait jusque-là la dynastie Malacchi, Giorggis IV puis Petros II son fils, a accueilli en fanfare le renfort de soldats "illythes" dont de très nombreux lébiriens céruléens, chassant les dernières troupes fidèles à Petros II sans véritables combats.

Giumeggio et Salemba : Les "Illythes" prennent possession des territoires amarantins jusque-là occupés par l'Armée Épibate Libre. Milad Faraggi a annoncé la fin du statut d'entité autonome pour l'ex-Commune de Zuméjovie, permettant la ré-installation des Épibates dans ces zones d'où l'autorité de Zumejo (désormais Giumeggio) leur interdisait le séjour. Salemba elle-aussi passée sous contrôle illythe, Atomia laisse entrevoir qu'elle pourrait être la capitale d'un nouvel État amarantino-épibate centralisé à bâtir. L'unité des Amarantins d'Épibatie est-elle possible sur les ruines d'un conflit civil entre membres de la même ethnie ?

Nouvelle-Caducée : L'entité néo-caducéenne a été définitivement vaincue par ses voisines amarantines. Les troupes miliciennes de Palémojie, Dénajée, Grizajée, Novaj-Teresis et Salemba ont neutralisé la résistance armée néo-caducéenne et parjsporguéenne devenue atone suite à la rupture des liaisons avec Sciaghiste et le territoire de Ioannes XII, auquel les deux entités avaient décidé d'apporter leur soutien. Les troupes amarantines, mais surtout les observateurs "lébiriens", découvrent et médiatisent des charniers très importants qui pourraient être la conséquence d'une tentative de génocide de la population caskare installée en Haute-Sargaij.

Vallée de Vauvert : Au terme d'une opération de projection de troupes aéroportées, le Commonwealth est venu à bout de la jungle et a pu prendre position sur des structures d'extraction minière d'uranium quasiment désertées par le personnel gallophone. L'économie du vauvertois, une région de faible colonisation de peuplement ancienne depuis les territoires protestants (post-cathares) de Dytolie occidentale et particulièrement de Santogne, avait été énormément affectée par la militarisation de la Mer d'Algarbe dans le cadre du conflit des deux Empereurs. Le Commonwealth n'a pas indiqué s'il tenait à remettre en fonctionnement la mine d'uranium.

Agliecca : Le Général Mamocci Neazze est entré dans Aglieca, ville minière et premier pôle industriel (industrie du charbon) détenu par les territoires officiellement soumis par les Forces Unies pour la Paix, mouvement issu des régions servant Ioannes XII mais s'étant désolidarisé de la main-mise de l'Église monophysite sur un conflit pour lequel les officiers à l'origine de la contestation ne présagent plus de victoire des Ioannites. D'abord officiellement montés pour négocier avec Aznella et Cartagina, les FUP ont entamé des pourparlers avec les forces encore loyales à Petros II afin de réunifier une possible résistance épibate à ce que personne ne peut plus nier comme étant une invasion étrangère.

Situation territoriale 27/02/2041 : https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/19/200119065100130974.png
Arios

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08/03/2041 - Il giornale di lingua italica per tutte le regioni dell'Epibatia[/center]

Guerre du trône d'Épibatie : Les Amarantins d'Épibatie préparent leur union par l'alliance avec l'Illythie

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Enfants amarantins de Parjsporgue[/center]

Ce sont six des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348096#p348096] neuf territoires amarantins qui formaient jusqu'alors le Conseil Amarantin d'Épibatie[/url] qui se retrouvent avec la maitrise du terrain après plus d'un an d'escarmouches dans les jungles et mangroves qui forment l'Ouest de l'Épibatie. L'alliance entre l'Heptarchie parjsporguéenne, la Nouvelle-Caducée en quête d'un débouché maritime au détriment des Caskars d'Épibatie, et le camp de Ioannes XII, aura tourné à l'écrasement des prétentions néo-caducéennes et à la victoire territoriale de ses voisins. La Commune de Zumejo quant a elle aura été sacrifié, d'abord par l'AEL, sur l'autel d'une nécessaire victoire symbolique des Épibates sur les ex-territoires coloniaux de l'Ouest, puisque la grande vallée de Zumejo et son importante infrastructure routière devront désormais devenir des territoires impériaux directs où les Épibates pourront s'installer sans craindre l'administration autonome amarantine, détruite à cet endroit.

Malgré leurs importantes différences de fonctionnement, les six entités amarantines épibates ont accepté d'entrer dans un processus de fusion au moins partielle de leurs institutions dans les années qui viennent, afin de réaliser l'unité amarantine en Épibatie et notamment intégrer, sans rapport de domination, les territoires et populations de la Nouvelle-Caducée et de son allié parjsporguéen, mais également probablement une partie du territoire sous influence de la ville caskar de Berri-Metan, et d'une communauté caskar lourdement affaiblie démographiquement par ces 18 mois d'un conflit trouble.

Ce dépôt partiel des armes et cet engagement auprès des autorités de l'Armée illythe, composée d'éléments lébiriens et d'éléments ralliés de l'Armée épibate Libre suite à la tentative de retournement d'alliance de l'Empereur Pierre II, permettra au Dictateur Milad Faraggi d'alléger son dispositif d'invasion et de rappeler des troupes en Illythie, puis en Nazalie, afin d'aider ce qu'il reste de la Ligue de Lébira, concrètement afin d'aider le Général Delfino Fieschi à Cartagina, à repousser une probable tentative d'invasion des Dytoliens. La Guerre d'Épibatie n'est pas terminée mais rentre probablement dans une phase plus localisée au cœur du pays, dans les montagnes, là où les prétendants à la totale indépendance de l'Épibatie s'affrontent déjà entre eux. Le chef d'Atomia n'a pas hésité à rappeler ces derniers jours qu'il n'avait pas d'autres objectifs en Illythie que de sécuriser les arrières de son armée, et des milices haut-illlythes qui luttent elles pour l'indépendance, acquise de fait, à l'égard de Gighida.

Situation territoriale 08/03/2041 : https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/25/200125071847554455.png
Arios

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18/03/2041[/center]

Nord Épibatie : Dans les territoires contrôlés par Atomia, la mise au travail de tous s'accentue

[Center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/28/200128082637772430.png[/img]
Ouvriers d'une coopérative de production de cafés en Haute-Illythie[/center]

Dans le nord de l'Épibatie, Illythes et Épibates doivent se mettre ensemble au travail. Les deux ethnies sont réunies dans un cadre qui semble durer, celui de la présence militaire illythe. Dans les faits, la moitié des troupes présentes dans le nord du pays sont d'origine céruléenne, mais le théâtre épibate offre pour nombre de ces soldats un cadre plus sûr que les Provinces céruléennes de la Ligue de Lébira actuellement. Par ailleurs, Atomia continue de rémunérer ses hommes en Deben, la monnaie du Royaume d'Illythie qui demeurait en partie en circulation avant la crise, et constitue aujourd'hui une réserve monétaire importante qui permet à l'économie illythe, et au-delà dans les territoires haut-illythes, de continuer à fonctionner tant bien que mal.

L'Illythie autonome actuellement veut compter dans le paysage céruléen de demain. Avec la main-mise d'Atomia sur les îles du Détroit de Degirba, la capitale illythe, dirigeant des territoires en meilleure santé économique et sociale que la Nazalie, assume des prétentions à continuer de représenter l'ancienne première puissance économique mondiale alors que les Provinces céruléennes de la Ligue de Lébira, où des zones qui font encore semblant de lui appartenir, son en partie sous le feu de l'adversaire dytolien. De son côté, le Dictateur illythe n'entend pas couper les ponts avec Cartagina, et continue de mettre à son service troupes et matériel nécessaires pour repousser l'ennemi, mais surtout empêcher que celui-ci ne pose le pied en Algarbe. Milad Faraggi est certes un compagnon d'armes du Général Delfino Fieschi, qui tente de réanimer Cartagina et la Nazalie, mais il n'en est pas moins un Illythe conscient que le pays ne peut s'engager dans une lutte mortelle avec la CND, et doit préserver son indépendance future en cas d'écrasement de la Ligue lébirienne en Cérulée.

En attendant, l'Illythie entend être le moteur du redressement économique en Algarbe lébirienne, et veut mettre à profit les territoires auto-déterminés de Haute-Illythie (Épibatie du Nord), et les villes ethniquement épibates passées sous domination de l'Armée illythe. Alors que la Cérulée s'enfonce dans le chaos, l'Épibatie "illythe" pourrait connaître en 2041 une croissance très importante, dopée par une économie mixte en construction entre les injonctions d'Atomia et de Darciansciat, et l'énorme appétit des populations illythes ou épibates locales pour le salariat en plein essor. Si l'économie traditionnelle de la Haute-Illythie est portée sur la sylviculture, l'exploitation fourragère des savanes et le fret fluvial considérablement réduit par le conflit civil, l'irrigation en faveur de l'agriculture et l'installation d'usines manufacturées délocalisées depuis la Cérulée et l'Illythie dopent aujourd'hui le nouvel envol économique de la région.
Arios

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[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/28/20012808240429604.png[/img]
9/05/2041[/center]

Moyenne-vallée de l'Ibabbi: L'Illythie copto-lébirienne impose ses règles

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Le Dictateur et Général Milad Faraggi se rend maître de l'Épibatie[/center]

Loin des débats de reconstruction qui agitent les "deux capitales" lébiriennes de Cérulée, Cartagina pour la Nazalie à l'Ouest, et Dovernico pour l'Alilée et l'Arovaquie à l'Est, la dictature d'Illythie a repris le flambeau de l'opération lébirienne en Épibatie... En réalité, les soldats de la Ligue de Lébira, illythes ou céruléens, qui n'ont pas été rappelé dans les ex-Provinces montalvéennes pour rétablir l'ordre, ont été poussés à poursuivre les combats : les historiens diront si cela répondait d'une volonté d'un État-Major rétréci à ses personnels non engagés par force dans la politique civile de Provinces à feu et sang, ou si l'amateurisme et les à-coups de troupes épibates changeant facilement d'allégeance (de Giorggis IV à Ioannes XII, de l'AEL à un Petros II retournant les armes contre Cartagina, de Cartagina à Mamocci Neazze...).

Les "Illythes", commandés par Atomia et ne rendant plus comptes à une Cartagina réduite à son pré-carré nazalien, ont fini par chasser les pro-Ioannes XII du bassin de l'antique capitale d'Épibatie, Gighida, libérant les zones commerciales, laboratoires et infrastructures qu'avaient financé à grands frais les Lébiriens entre 2034 et 2039, aujourd'hui pour la plupart à rebâtir. La moyenne vallée de l'Ibabbi, cœur économique de l'Empire, est entre les mains du Dictateur et de ses hommes, d'origines coptes, céruléennes ou épibates. De nombreux Épibates, issus de l'Armée Épibate Libres et "trahis" par le pari de Petros II, désireux de retourner l'outil militaire contre les Céruleo-illythes pour réunir la nation contre l'étranger, sont désormais de fervents partisans du Général Faraggi au travers duquel ils voient la possibilité d'une application rapide et puissante d'un État de droit à l'abri des milices et des mercenaires du système militaro-aristocratique pré-existant.

Si Faraggi n'a pas encore franchi le Rubicon, en maintenant l'Illythie dans la Ligue de Lébira, beaucoup dans son entourage sont des partisans de l'indépendance. Atomia a dépêché des troupes en Nazalie pour défendre Cartagina contre une invasion dytolienne, mais celle-ci, dirigée par le camarade de combat de Faraggi, Delfino Fieschi, autre Général ayant traîné ses guêtres en Épibatie, a fait des choix géopolitiques dangereux ces derniers temps en ouvrant clairement son territoire aux dispositifs de défense du Conglomérat de Caeturia, ou encore aux forces de la Fédération de Sarkhovie, géants régionaux reléguant la Nazalie et un pion sur l'échiquier céruléen.

La Grande Illythie que semble bâtir avec volonté le Général Faraggi et ses fidèles pourra-t'elle s'imposer comme un État algarbien solide, capable de discuter directement avec la Dytolie et les membres de la CND ?

Situation territoriale 9/05/2041 : https://nsa40.casimages.com/img/2020/02/13/200213102849196596.png
Arios

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[right]27/06/2041[/right]
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Le Synode de Segda aboutit à une nouvelle carte des éparchies épibates

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Ce sont 287 Éparchies qui ont été redessinées, la plupart très rurales et englobant plusieurs vallées[/center]

[justify]Le Synode de Segda, qui se déroulait depuis septembre dernier, est enfin terminé après plus de 9 mois de discussions, quatre réunions plénières et des débats longs et difficiles entre des représentants du clergé monophysite venus de tous le pays. Annoncé à l'été dernier afin de répondre à la curiosité historique voulant que l'Empereur ne soit plus désigné par le chef de l'Église, l'Abuna, et son Conseil, il s'est déroulé d'abord sous l'autorité civile de Giorggis IV afin de légitimer aux yeux du dogme son autorité, puis sous celle de son fils Petros II, et enfin sous l'administration publique survivante à la fin silencieuse de la monarchie après que l'Empereur Petros eut été défait par l'Armée illythe dans sa tentative de s'allier avec Ioannes XII pour repousser la démocratisation... du moins l'influence étrangère.

Si les deux dernières réunions pleines du Synode, en février puis en juin, se sont tenues avec à peine un quart des participants de l'automne dernier, l'assemblée s'est vue imposée une obligation de résultats par les autorités (en fait l'Illythie). À savoir, une nouvelle carte des éparchies a été mise au point ces dernières semaines afin d'uniformiser le principe des juridictions locales de l'Église épibate, en incluant notamment de nombreux territoires gagnés ces soixantes dernières années, à l'Est, sur les pays sauvages, et jusqu'alors demeurant sous la tutelle directe du Patriarche de Gighida, l'Abuna. À Basilios, considéré dès septembre dernier, à l'issue d'un vote des clercs représentant l'ensemble du pays à la première réunion plénière du Synode, comme indigne de son titre du fait de son implication en politique assimilée à une forme de corruption de l'âme par le Synode (habile ou éhontée manipulation textuelle des codes de l'Église datant de plusieurs siècles pour certains), aucun successeur n'a encore été désigné. Il semblerait que l'Église autocéphale demeure sans tête quelques temps, peut-être avec la volonté sous-jacente du monde politique résigné devant la tutelle d'Atomia de faire passer le message d'une démocratisation des différents échelons de la société, et notamment de l'Église.[/justify]
Arios

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[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/01/03/180103043935616225.png[/img][/center]
[right]10 mars 2042[/right]
Tolomeo XVI cède officiellement son titre de Satrape à Milad Faraggi
La tranquilité a-titrée ou le scandale aux dents de lait


La pulsion d'autorité des Illythes immatures est désormais bien assouvie par l'abrutissant Faraggi. Pourquoi à ce compte garder deux monarques là où un seul suffit ? L'Illythie troque son roi incapable contre un tyran implacable. Durant 6 années la démocratie n'aura pas réussi à faire ses preuves, et même l'envol économique du pays restera mis au crédit de la glorieuse nation copte, et non des libéralisations hasardeuses dans lesquelles l'apprenti César des noirs et des illythes effectue un tri énergique ces derniers temps.

Le clan Faraggi a répété le scénario de la révolution douce de 2036, celle de la fin du pouvoir absolu et de l'adoption subtile de la démocratie, mais dans l'autre sens. C'est en passant par le Sénat que le dictateur s'est fait nommer en 2041, pour mieux saigner ensuite le pluralisme. Aujourd'hui c'est des mains d'un roi aux aboies que le nouveau pharaon en devenir récupère la dignité satrapique, laquelle a toujours permis aux Nefrot et à leurs prédécesseurs, souvent issus de lignées étrangères, de justifier leur domination sur les Illythes. Que reste-t'il de royal à Tolomeo XVI ? Rien sinon, beau symbole de l'histoire pour celui qui a vendu l'Illythie à Cartagina, la curiosité juridique voulant qu'il demeure reconnu comme le chef de l'État dans les textes diplomatiques internationaux signés avec la Cérulée. Faraggi ne tardera pas à effacer ces alinéas.

Le Dictateur multiplie la pompe. Chauffe Marcel ! Chauffe ! Pour faire oublier que celui-ci n'a pas réussi son pari d'épargner à l'ex-Province lébirienne d'Algarbe centrale et son désormais dominion épibate la récession magistrale qui a frappé l'ancienne Ligue en 2041. En Illythie aussi le cœur des villes se bidonvillise, la pauvreté dégouline sur les colons déchus de la modernité comme la pluie sur des petits bergers épibates sous l'orage au fond d'un vallon. Si l'ex-monarque dégénéré échange aujourd'hui un titre qui soutenait sa légitimité, comme il abandonna l'année dernière d'un seul coup sa grotesque campagne pour se présenter comme recours couronable à l'éclatement lébirien, c'est très probablement (et sourcément) pour prévenir d'un scandale à l'amarantine, aux Dents de lait, qui salirait un nom dont plusieurs branches ne désespèrent pas de compter à nouveau un jour pour l'avenir de l'Algarbe.
Arios

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[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/28/20012808240429604.png[/img]
20/12/2042[/center]

Géopolitique : Le Satrape souhaite "une Éleunie puissante et victorieuse pour contrer l'hégémonie du Caeturia en Cérulée"

Dans la nouvelle guerre froide entre Nouveau et Ancien Mondes, la Grande Illythie de Faraggi semble avoir choisi son camp. Alors que la Nazalie républicaine aligne ses politiques sur les préconisations du RCE, et continue d'appeler en renfort les troupes corporatistes pour combler les lacunes de sa défense, l'Illythie multiplie les appels du pied à la dictature orthodoxe d'Éleunie.

La semaine dernière Milad Faraggi se rendait devant les caméras à l'avant-première du documentaire de Renzo Beani, Les heures sombres, tentant de démontrer pendant 1h50 l'implication de responsabilités caeturiennes dans l'effacement de la Lire électronique et dans le conflit ayant éclaté entre Cartagina et Albarea et s'étant soldé par l'éclatement de la Ligue de Lebira. Il n'est rien de moins officiel que le Caeturia a organisé la chute du régime gandharien dans les mois précédents, et provoqué dernièrement la guerre civile au Karmalistan. La Valdaquie a été pareillement neutralisée contre une Ligue de Lébira dissoute aujourd'hui. Et le RCE s'installe en Nazalie comme sur le détroit d'Ashurdabad, alors que les rébellions démocrates ou islamistes largement co-financées depuis l'Olgarie ont ébranlé le monde arabe et mis par terre le projet des NRDS que portait la Ligue Islamique Mondiale.

Il ne reste rien ou presque, personne sur sa route, pour contester sa toute puissante hégémonie au RCE en ce qui a trait au commerce Est-Ouest, maritime, aérien, appuyé sur des avant-postes solides qui sont autant de régimes fantoches obéissant à la superpuissance caeturienne. Pulvérisées les NRDS, la CND, la LIM, la Ligue de Lébira ; seule la réconciliation de la Métaxérie et la garantie de défense par la Sarkhovie pourraient permettre de contester à un seul pays la possession et la supervision de tous les flux mondiaux. Mais Atomia en est persuadée : le RCE est à l'œuvre en Gégavénie, en Nazalie contre l'Illythie, en Cybistrie contre Apamée, en Sarkhovie même, et toujours prêt à faire ressortir les chars valdaques si le Moyen Orient hellénique tentait de prendre la tête d'une résistance du Vieux Monde face à la dictature universelle du Corporatisme.

Dans ce jeu malsain empli peut-être de paranoïa, le Satrape illythe entend donner du courage à sa propre population, qui essuie une crise économique qu'il est aisé d'imputer aux manigances mondialistes du Caeturia et de son pantin nazalien.
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