Presse générale et provinciale

Arios

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[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/03/09/180309124435792840.png[/img]
18 août 2037[/center]
[center]Cartagina ne tiendra pas compte des injonctions santognaises[/center]

[url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=344580#p344580]Le communiqué santognais se voulait incisif[/url], mais Cartagina n'en prendra pas compte, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=344637#p344637]rejoignant la démarche d'autres pays dytoliens[/url]. Les capitales céruléennes et dytoliennes jugent les demandes tonitruantes de la République santognaise en décalage avec son réel pouvoir d'influence, qui reste bas dans la région, alors même que le pays géré par les populistes a attendu la formation de son dernier gouvernement pour reprendre une place sur la scène diplomatique régionale. C'était prévisible, de là à penser que c'était prévu ? Le gouvernement populiste pourra utiliser ce refus des capitales voisines comme un argument de plus dans sa rhétorique xénophobe.

Mais pour la Ligue de Lébira, il est inconcevable de communiquer des informations fiscales à la Santogne ; d'abord car il s'agirait d'une violation pure et simple du droit de propriété, même s'il concerne des étrangers ; ensuite, les avoirs de Santognais, notamment d'entreprises, dans la Ligue de Lébira et particulièrement en Nazalie, sont très conséquents, notamment dans l'immobilier où les placements constituent une niche fiscale (il n'existe aucune taxe ni impôt sur le foncier et l'immobilier, mais existent sur les avoirs bancaires). Enfin, peut-être Cartagina espère-t'elle fragiliser davantage le gouvernement santognais, qu'elle juge inapproprié depuis sa constitution, espérant pousser vers la sortie certaines formations et pouvoir saluer bientôt, si Forcastel continuait d'aller d'échec en échec, le retour de partenaires plus crédibles à la tête de la République.



[center]À Saub (Illythie), lancement de plateforme de marché d'actions ABA, un "MIP algarbien"[/center]

Entre le Port à ferries en provenance d'Atomia, la capitale illythe, et le péage d'entrée sur la voie rapide vous engageant sur près de 1000 km de désert pour rejoindre la région minière du sud illythe, a été inauguré en grande pompe ce matin le local d'une nouvelle Bourse, celle d'un indice forgé sur mesure pour étudier l'évolution de l'investissement lébirienne en Algarbe... l'Associazione Borsista per l'Algarbia, ABA, a été lancée sur la base de la participation de 14 grandes entreprises sélectionnées pour leur politique d'investissements réguliers en Algarbe : en Nazalie, en Illythie mais aussi en Épibatie, où les communautés céruléenne ou illythe jouent de leur influence pour faciliter le développement de cet empire chrétien jusque-là étiolé par la menace luciférienne.

Ce 18 août, un double défi a été relevé : mettre d'accord les acteurs politiques locaux et généraux avec les grandes entreprises et leurs différents représentants, et réussir à établir la siège de l'indice ABA ici à Saub, à l'extrême sud-est du Delta du Naos, promis à devenir un centre multimodal permettant de relier la Méso-Algarbe à la Cérulée. C'est du moins ce qu'ont annoncé comme souhait les porte-paroles des entreprises capitalisées concernées lors de cette inauguration, en ayant notamment révélé l'existence d'une enveloppe de 8 milliards de Lires, constituées par leurs soins, pour financer la construction du premier aéroport d'Illythie à Saub, dans le désert, et non à Atomia comme l'envisageaient certains acteurs, projet qui ferait perdre à la Province de nombreuses terres fertiles. L'exécutif n'a pas confirmé la nouvelle.

Si plusieurs chefs d'États algarbiens avaient été invités à participer à la constitution de l'indice ABA, seule l'Épibatie a accepté d'intégrer le périmètre dans lequel les investissements des grandes entreprises lébiriennes ont été pris en compte pour établir la liste des principales valeurs lébiriennes influentes en Algarbe. Un signe aussi qu'en dehors de ce pays, les aventures capitalistes de nos grands groupes sont très restreints.
Arios

Message par Arios »

24 août 2037
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/26/171126063344980329.png[/img][/center]


Sur fond de limogeages en Arovaquie, nomination d'un nouveau chef d'État-Major

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/12/13/191213114240252408.png[/img]
Salvatore Bersaiebbi, né le 7 juin 1973 à Gagiaraffa (Nazalie)[/center]

Il s'appelle Salvatore Bersaiebbi, et il est le nouveau Chef d'État-Major des Armées de la Ligue de Lébira. Si sa nomination n'était pas intervenue à quelques semaines d'un scrutin important en Arovaquie, pour lequel les indépendantistes sont donnés parmi les vainqueurs probables par les instituts de sondage, elle aurait pu être justifiée par plus d'un an de pourparlers entre l'Armée et le Gouvernement central, désireux de tourner la page de la Guerre d'Aminavie, durant laquelle 6 500 soldats montalvéens sont tombés pour une victoire aux [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=342104#p342104]conséquences politiques désastreuses[/url].

Malgré la confiance renouvelée à son prédécesseur par le Président du Conseil Luciano Vesperto, nommé à la fin des hostilités, Salvatore Bersaiebbi parvient à cette place comme portant un message gouvernemental : celui de la fermeté pour la préservation de la paix... Mais ce message s'adresserait davantage aux Arovaques, qui se rendront aux urnes en Septembre pour élire un nouveau Président de Province, plutôt qu'aux Nazaliens et aux Nord-Algarbiens toujours au cœur de tensions politiques, migratoires et frontalières.

En Arovaquie, l'État-Major n'a pourtant pas attendu la nomination de son nouveau chef pour réaliser un grand nettoyage de son administration militaire. Au sein du bureau d'application en Arovaquie dépendant du SMFA de Cartagina, 27 officiers supérieurs ont été poussés ces 6 derniers mois vers la retraite anticipée, la mutation vers une autre Province, ou un service moins important. Au sein de la Direzione dell'Esercito Informatico (DEI) établi à Dovernico, capitale arovaque, dirigée par la Colonelle Venera Frangiovicio, 8 cadres militaires également officiers supérieurs ont été "bougés" de cette manière en à peine un mois et demi, et 19 collaborateurs militaires et civils du DEI mis sur la touche, certains renvoyés, sur une période de deux mois.

Les causes de ces bouleversements inhabituels dans les trombinoscopes de l'administration militaire ne sont pas officielles, mais le Ministère de la Défense ne s'est pas caché face aux questions des journalistes intéressés à la question : il s'agirait, selon le Ministère, de prendre "toutes ses précautions" concernant le profil de certains cadres, et ce alors que la "menace d'une invitation à la sédition" de la part des "autorités provinciales arovaques" "pourrait se répéter" suite au scrutin de Septembre, une référence à la rébellion du Sénat arovaque en mars 2034 qui avait conduit une première fois l'actuelle présidente autonomiste au pouvoir.

La nomination de Salvatore Bersaiebbi intervient également dans un contexte de bouleversement géostratégique pour la Défense lébirienne, qui doit désormais intégrer dans ses plans et son organisation la Province d'Illythie, située au milieu de l'Algarbe, et prendre en considération l'importance croissante de cet espace mésoalgarbien pour les intérêts économiques de Cartagina.
Arios

Message par Arios »

[right]30 août 2037
Stampato a Atomia[/right]

[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/03/14/180314122120747710.png[/img][/center]

Einarrat souhaite la victoire de l'indépendance en Arovaquie
[center][img]http://anena.rosselcdn.net/sites/default/files/dpistyles/ena_16_9_medium/node_16592/166868/public/afp/2017/4/9/13/0fd8645b8ec150a2633f2810d198a41506ff7e76.jpg?itok=8F_0_wKp[/img]
Dioscuri Scienudi, le visage présentable du parti nationaliste[/center]

Il joue toujours davantage le jeu des institutions qu'il dénonce : le parti nationaliste Einarrat, qui appelle toujours dans sa profession de foi à la résistance face au pouvoir d'Atomia, en fait Cartagina, a besoin de continuer à faire parler de lui et pour ce faire, il est nécessaire qu'il rentre dans le jeu électoral - chose qu'il a compris avec une grande avance, un peu à ses dépens, lorsque ses partisans ont permis l'élection de 4 Sénateurs affiliés aux nationalistes, sans que la tête pensante du groupuscule n'ait elle-même organisé sa participation à l'élection (mais a affilié les élus a posteriori).

Rêvant d'une République illythe absolument indépendante de la Cérulée, de la Ligue de Lébira et de "l'éternelle ennemie" Cartagina, il rejette avec la même vigueur la monarchie "corrompue et responsable de la situation" et l'influence des communautés céruléennes sur l'Illythie. Si le non-octroi de la citoyenneté illythe à ces populations a pu être vu comme un cadeau aux nationalistes coptes, il n'est pas suffisant tant "la bataille est autant culturelle que ethnique" selon les principaux théoriciens d'Einarrat, qui voient dans le rattachement de l'Église copte illythe à l'Église latine au XIXème siècle une trahison de l'identité illythe, et le début d'un abâtardissement au profit de la diffusion de la culture catholique, et surtout italique.

Le nouveau visage présentable d'Einarrat est poussé en avant par des théoriciens moins sympathiques, dans le cadre de la stratégie électoraliste : gagner par les urnes, comme cela semble désormais possible en Arovaquie, où selon toutes vraisemblances la candidate pro-indépendance sera présente au second tour. [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=343410#p343410]Celle-ci a notamment beaucoup capitalisé sur le rejet de la dilution de l'identité arovaque au sein d'une Ligue multiethnique et dominée désormais par les Algarbiens[/url]. Dioscuri Scienudi en remet une couche, en annonçant publiquement son soutien aux Indépendantistes arovaques lors d'un point presse hier matin : "Vous ne souhaitez pas devenir Algarbiens, et nous ne souhaitons pas devenir Dytoliens ; sauf que vous avez participé de ce choix, il est temps de faire machine arrière - nous, on nous l'a imposé."

Sur le fond, rares sont les personnalités politiques qui osent s'attaquer frontalement aux thèses d'Einarrat et surtout aux problèmes que ses militants soulèvent. Car sur le fond, la plupart des cadres de l'Église copte d'Illythie sont eux-mêmes sur une ligne théologique qui consiste à freiner des quatre fers pour ce qui est de la domination des Céruléens (catholiques) ; sur le fond, les Illythes coptes n'auraient jamais accepté le rattachement à Cartagina s'il s'était agi de partager des droits civiques avec les Amarantins, les Italiques, les Hellènes ou les Musulmans d'Illythie ; sur le fond, le Président élu Iuseffo Rescieppi lui-même a plusieurs fois démontré dans ses déclarations qu'il n'entendait pas être le préfet d'une province lébirienne quelconque, mais qu'il se voyait bien en chef de la nation illythe.

Alors si Einarrat ne reçoit pas davantage de soutiens publics ou reste faible dans les enquêtes d'opinions, c'est que beaucoup d'Illythes estiment que Rescieppi fait déjà le travail de défense face à l'influence céruléenne, qu'Atomia continue d'avoir besoin de Cartagina face à la menace islamique et ce malgré la bouffée d'air fraiche qu'a permis la dislocation de l'Empire luciférien, et que Lébira est surtout un formidable moyen d'aller trouver du travail en Cérulée, de s'extraire d'une certaine catégorie socio-économique, et d'accéder à un développement vu jusque-là uniquement à la télévision... ou sur les photos noir et blanc des journaux cartaginiens de 15 jours auparavant.

Scienudi en est persuadé : si l'indépendance est choisie par les Arovaques (un scénario encore peu probable selon les seconds tours les plus envisagés), les Illythes constateront la faisabilité de transformer la Ligue de Lébira en un partenariat économique de pays indépendants, et Einarrat s'envolera... pour finalement prendre le pouvoir. Mais [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=344725#p344725]Cartagina a déjà fait comprendre qu'elle ne cèderait pas facilement[/url], alors restera la lutte armée prônée par les membres fondateurs du parti nationaliste... et l'on rangera le gendre idéal au placard.
Arios

Message par Arios »

15 Septembre 2037
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/26/171126063344980329.png[/img][/center]


Adolfo Manzone contre Lena Lazarevicio
Tous ensemble contre l'Arovaquie d'abord


[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/11/25/181125025748508171.png[/img][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/11/25/181125025747610541.png[/img][/center]

[quote="Résultats premier tour 14/09/37"]
Adolfo Manzone, candidat de Tutti Insieme - 20,7%
Lena Lazarevicio, candidate de Avanti Arovachia - 19,2%
Addolorata Pozzi, candidate de Noi con Addolorata - 18,5%
Renato Mascarpone, candidat indépendant - 17,3%
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale - 17,2%
Bianco - 7,1%[/quote]

Manzone ou le gauchisme en costard, Lazarevicio ou l’égoïsme nationaliste en tricot décolleté. Les Arovaques se sont prononcés à près de 40% pour deux primo-candidats, plus jeunes que les autres, vierges en politique, l'une candidate surprise il y a un an, l'autre candidat sorti de derrière les fagots six mois avant les élections. Quelle progression et quel exploit, pour ces deux personnages, de s'être hissés au second tour de l'élection présidentielle, évinçant la Présidente Pozzi et son bilan fade boudé par beaucoup d'électeurs, aussi bien autonomistes que loyalistes. Le succès du candidat de Tutti Insieme, est d'être arrivé devant la prétendante indépendantiste - à plus d'un point et demi. Les Arovaques semblent avoir cherché à voter utile, à la dernière minute, ne voyant pas dans la Présidente actuelle, ni dans la candidate chrétienne-sociale, des remparts assez forts face au chemin indépendant que veulent prendre entre un quart et un tiers des citoyens de la Province.

Mais l'émergence de Manzone est surtout due à la nouvelle vision de la politique que prétend incarner son parti. Tutti Insieme, un nom comme une profession de Foi : faire qu'une politique sociale et libertaire assumée puisse s'exprimer à l'échelle de toute une Ligue, unie, comme les libéraux conservateurs l'ont assez fait avec Nazione&Liberta, quant les courants alternatifs et sociaux se sont depuis longtemps divisés entre diverses chapelles défendant les intérêts très provinciaux, pavant le chemin parcouru ensuite par les velléitaires des divers replis provinciaux.

Ayant délaissé les aventures rhétoriques localistes à la limite de la xénophobie, en tous cas trop particularistes, d'une Unione delle Città del Sud de Giasmina Zebbo, son co-fondateur Pasquale Tatuini avait décidé au début de l'année de laisser la directrice de la région des Riaggiadi à ses projets électoraux nazaliens en 2038, et poussé à la candidature d'un candidat issu de sa propre liste "générale", c'est à dire volontairement présente dans les quatre Provinces de la Ligue, avec le succès qu'il faut lui reconnaître aujourd'hui. Adolfo Manzone, alors que tous les voyants du débat de notre société étaient au rouge pour les unitaires/loyalistes, ouvre une nouvelle page de l'histoire politique lébirienne/montalvéenne en se posant à contre-courant de ce que l'on pensait jusqu'alors de l'avenir.
Arios

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[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2018/03/14/180314115922315348.png[/img][/center]
[center]L'Esprit-Saint, le journal des Chrétiens et de toute l'Humanité. Édition en copte de Ⲑⲱⲟⲩⲧ 2037.[/center]

Conclave : Coptes illythes et haut-illythes en faveur d'un tournant conservateur

[center][img]https://i.pinimg.com/236x/39/65/d8/3965d807b947e26cd88efb37b6712456--ethiopia-africa.jpg[/img]
Un prêtre haut-illythe, en Épibatie[/center]

Il y a cent cinquante ans, sous l'influence occidentale/céruléenne, l'Église copte d'Illythie a été rattachée au catholicisme sous la forme d'une association dont seul les juristes théologiens ont le secret. Ceci a ouvert une page de plusieurs décennies durant lesquelles, l'Église d'Atomia elle-même a tenté de reprendre la main sur les différentes branches de la religion copte, en Illythie, et au travers des communautés illythes en amont du Naos, c'est à dire jusqu'en Épibatie. S'il existe bien sûr le maintien d'Églises coptes "schismatiques", en particulier plus l'on remonte vers l'amont et le centre de l'Algarbe, la grande communauté de l'Église Épibate demeure totalement indépendante du monde catholique - mais elle est de rite épibate, et non de rite copte.

Devant la renonciation du Pape Innocent XIV, les 13 cardinaux illythes (donc coptes-catholiques) vont devoir se prononcer, comme leurs confrères latins, pour la participation à l'élection papale, un moment emprunt de solennité s'il en est puisqu'il s'opère sous la bienveillance du Saint-Esprit, orientant le choix des différents votants.

La société copte demeure très conservatrice sur le plan des mœurs, en dépit des évolutions économiques qui la bouleversent au nord (exode rural, salarisation du travail, développement du célibat, vie urbaine, augmentation rapide des richesses...), et peut-être même en réponse à ces évolutions. Si l'on demandait directement aux Coptes comment devrait être le prochain Pape, des dignités comme les favoris Apostolov Balkanski ou Samuel Emerson ne seraient absolument pas soutenues - le premier ostensiblement libéral, le second trop matérialiste. Pour les Coptes, le défi prioritaire face auquel se trouve l'Église est probablement celui de survivre spirituellement malgré l'inexorable déconnexion entre elle et l'État - l'Église catholique mondiale doit apprendre à survivre sans être soutenue par le glaive ; sans se corrompre pour devenir un syndicat social, sans s'abîmer en renonçant aux principes de vie prônés jusqu'alors et jugés fondamentaux aujourd'hui par les familles coptes. Mais ces exigences peuvent être contradictoires avec une position repoussoir pour les Coptes : l'élection d'un Pape ultramontain, qui tâcherait d'effacer les différences entre Coptes et Latins, au nom de l'unité de l'Église universelle - attitude qui serait vue comme une opération de grignotage des particularismes méso-algarbiens, et le lancement d'une guerre contre l'autonomie copte.

Le Pape copte, Teodoro III, porte lui un regard pour réformateur - souvent accusé à demi-mot par certains de ses pairs comme [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=337368#p337368]se vouant à des luttes matérielles voire sociales[/url]. Il reste pourtant apprécié par la Communauté, vu comme un rempart effectif à l'autorité latine puisqu'il est un intermédiaire de fait entre l'autorité vaticane suprême et la communauté copte, rattachée à l'Église catholique. Surtout, il s'est montré plusieurs fois porteur d'une parole dénonçant le risque d'une perte d'autonomie pour sa communauté.

Toujours est-il que les familles illythes ne disposent pas d'un grand pouvoir dans cette élection, sinon celui de peser sur les intentions des cardinaux - mais on ne pourrait prêter à des électeurs investis du Saint-Esprit de considérer leur voix en fonction de leurs intérêts politiques de terrain. Si les Coptes voudraient un Pape conservateur et "fédéraliste", nul ne sait ce que le Saint-Esprit conseillera aux Cardinaux illythes...
Arios

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[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/06/19/170619052033210853.png[/img]


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Internazional, conflitti, economia... Storia di oggi d'un mondo in subbuglio... IL GIORNALE CHE PARLA PER TUTTI - Stampato a Miliameni, Alileia - 29/09/2037
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ÉPIBATIE, ALEKA, LÉBIRA : le conflit politico-racial en Aleka s'invite dans les projections de partenariats méso-algarbiens

[center][img]http://2.bp.blogspot.com/_HyUoPjwIRRg/Sqpq5yai3yI/AAAAAAAAAq8/8s3LaJwdtYg/s320/ethiopia+new+year.jpg[/img]
Enfants épibates lors de la célébration de la nouvelle année, le 11 septembre dernier[/Center]

C'est une question qui taraude de plus en plus Gighida (capitale politique de l'Empire d'Épibatie) : que faut-il penser de l'évolution du conflit civil en Algarbe-du-Sud ? Alors que le pouvoir de Florian de Klerk a combattu depuis deux ans toute les tentatives de réconciliation inter-communautaire, il se consacre désormais directement à l'éradication de l'opposition de gauche, sous couvert d'anti-communisme, en fait pour taper sans détour à la racine de la question raciale. Car la gauche alekane est fortement teintée, et à plus forte raison l'extrême-gauche, d'une idéologie égalitariste visant purement et simplement à améliorer la condition des populations noires, et permettre cette amélioration, en les plaçant sur un pied d'égalité avec la population blanche sud-algarbienne : Alekaners et Britons, jadis ennemis jurés, aujourd'hui alliés dans leur œuvre de destruction à peine dissimulée de la présence noire dans le dominion du Commonwealth.

En réalité, Cartagina s'en préoccupe beaucoup plus que Gighida, qui reste la capitale d'un État éclaté en une multitude de communautés et lui-même assez faible dans son administration, comme dans son pouvoir effectif sur des entités provinciales dominées par le clientélisme et le communautarisme. Surtout, l'approche du problème alekan se fait de deux manières assez différentes en Épibatie : si une majorité de la population au courant de l'affaire voit plutôt d'un bon œil que les populations bantoues soient maintenues dans une forme de sous-humanité, les courants intellectuels dépeignent de plus en plus le problème comme un affrontement entre des blancs colons répétant indéfiniment le cirque du colonialisme raciste, et des autochtones algarbiens luttant pour leurs droits à exister sur cette terre. Une vision en écho à la situation démographique épibate, où les peuplements blancs de la côte ont en de nombreux endroits effacé toutes traces de la population noire... qu'elle soit bantoue ou épibate.

Là est le paradoxe : la guerre culturelle séculaire, et raciale, entre les Épibates et les Noirs (bien que de peau noire, les Épibates désignent les tribus bantoues comme des "Noirs" par opposition à eux), fait que si l'on pourrait s'attendre en Occident à ce que l'Empire d'Épibatie condamne l'action du Commonwealth en Aleka, de nombreux Épibates ne se sentent pas concernés par ce conflit, déjà parce-qu'ils ne se représentent même pas le plus souvent l'emplacement et l'existence de l'Aleka, et d'autre part car ils ne se considèrent pas comme des Noirs. Aussi, le succès d'un argument massue permet à de nombreux citoyens de se dédouaner de tout devoir de critique : les Alekaners étaient en Algarbe-du-Sud avant l'ethnie noire majoritaire aujourd'hui - des personnes issues de tribus continentales.

Seulement voilà, pour Cartagina, l'important n'est pas ce que pensent les Épibates, qui à 99,5% ne connaissent même pas l'existence du débat, et dont les élites politiques comme économiques ne se soucient pas. Pour Cartagina, l'important est ce que se mettrait à penser une communauté internationale qui se ferait sensible à la campagne de médisance "anti-colonialiste" du Kesnana et de ses alliés socialistes, dans un contexte de perte de grands repères libéraux et de déculturation sous la pression de la montée des militarismes en Dytolie. Si quelques capitales étrangères encouragent l'association erronée entre "le Commonwealth" et "la Ligue de Lébira", le premier massacrant socialistes et pro-autochtones en Aleka, le second de plus en plus impliqué économiquement en Algarbe centrale, comme méchants "colonialistes" face aux gentils "autochtones", elles auront au moins raison sur le plan douanier alors que les deux États restent liés par les Traités de l'Union Douanière Occidentale.

C'est toute la stratégie lébirienne de renouvellement identitaire qui est mise à mal par l'actualité, grossière et honteuse, en provenance d'Algarbe-du-Sud. Oui, Cartagina est alliée au Commonwealth par le jeu du marché douanier commun. Mais alors qu'elle tente se faire entendre à l'internationale qu'elle est avant tout un pays algarbien, et non dytolien, la Ligue se voit rejetée dans les cordes par l'argument de la couleur de peau, à cause des procédés rhétoriques adulescents de la diplomatie socialiste mondiale.

Cartagina, alliée de Lanfair, a peur que l'on conteste son droit à faire des affaires en Algarbe centrale - parce-qu'elle est encore majoritairement blanche aujourd'hui. Et le problème en Épibatie est justement que l'État n'est pas assez fort pour imposer la vision majoritaire dans la population épibate : à savoir que le sort des Noirs d'Algarbe-du-Sud n'est pas intéressant en soi. Gighida ne parlera jamais d'une voix assez forte pour faire entendre que Cartagina et Lanfair n'ont rien à voir. Mais si elles n'avaient vraiment rien à voir, peut-être qu'il faudrait mettre fin au marché commun...
Arios

Message par Arios »

20 Septembre 2037
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/26/171126063344980329.png[/img][/center]


Lena Lazarevicio s'engage à rétablir la monnaie-papier

En cas de victoire au second tour de l'élection présidentielle qui aura lieu dans quelques jours, la candidate indépendantiste s'est engagée à reprendre à son compte la proposition essentielle du parcours de Renato Mascarpone dans ce scrutin. Lena Lazarevicio a confirmé lors d'une conférence de presse, que cette proposition souvent reprise par des militants anonymes de son parti, ferait bien partie de son programme d'application une fois la Présidence décrochée. Ce geste pourrait bien rebattre les cartes pour le second tour, faisant s'ouvrir la candidature de la jeune femme aux centaines de milliers de voix qui ont soutenu Renato Mascarpone au premier tour, le candidat de la monnaie-papier.

Le total des voix de premier tour entre suffrages indépendantistes et suffrages pro-monnaie papier permettrait d'obtenir près de 34% des bulletins. La candidate indépendantiste devrait encore compter sur des ralliements de Chrétiens-Sociaux hostiles à la libéralité de Tutti Insieme sur les mœurs, et sur une bonne partie des voix qui sont allées vers la Présidente sortante au premier tour. Trouver encore 16% en provenance de l'UCS et de NcA, à condition que les soutiens de Mascarpone répondent à sa consigne claire de vote, n'est pas inatteignable pour la partisane d'une République arovaque libre, indépendante et Dytolienne...

Mais beaucoup d'électeurs de Renato Mascarpone se sont portés sur sa candidature pour saluer son absence de parti, comme une forme de second vote blanc et en sachant pertinemment qu'il aurait des difficultés à être élu en Arovaquie, étant donné la qualité de vie en maintien et le fait que l'économie développée de la Province n'a été que peu dérangée par le passage à la Lire électronique... Une prospérité provinciale basée essentiellement sur la complémentarité de l'économie arovaque avec celle des autres Provinces lébiriennes, notamment pourvoyeuses de matières premières. Si une part non négligeable de la population désapprouve la monnaie électronique, elle désapprouve tout autant et pire encore le projet indépendantiste défendu par Lazarevicio. Le ralliement, sous forme d'injonction de vote, de Mascarpone à Lazarevicio rappelle le coup d'État institutionnel provoqué par Girardo Mascarpone, son frère, qui avait présenté Addolorata Pozzi devant le Sénat arovaque pour faire voter son entrée au pouvoir exécutif en contre-coup des mesures répressives prises par Cartagina, dans l'application de la fin de la monnaie-papier.

Ce ralliement est une très bonne nouvelle pour la candidate indépendantiste, mais elle n'a encore certainement pas gagné.
Arios

Message par Arios »

20 Septembre 2037
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/26/171126063344980329.png[/img][/center]


Une partie des bancs chrétiens-sociaux au Sénat refuse l'appel à la coalition en faveur d'Adolfo Manzone

Si, comme le prédit encore une majorité des enquêtes d'intentions de vote, Adolfo Manzone venait à être élu au second tour dans quelques jours, il serait face à un problème de taille au Sénat, dont une majorité de sièges se situe entre l'indépendantisme et l'autonomisme. [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=342690#p342690]En février dernier,[/url] AA était arrivé en tête du scrutin en remportant 18 sièges, suivi de près par le parti présidentiel à 14 sièges, soient deux de plus que ceux obtenus par les Chrétiens-Sociaux ou Nazione&Liberta à égalité. C'est ce qui avait finalement poussé la Présidente sortante a noué une alliance de 8 mois entre son parti et les indépendantistes pour la gestion des affaires courantes au Sénat.

Manzone ne remporterait l'élection qu'en tant que candidat issu de la gauche sociale-libérale. D'une gauche beaucoup moins traditionnelle que la gauche arovaque, dominée par les Chrétiens-sociaux. La preuve en est qu'après l'appel à l'union des pro-Ligues au Sénat lancé par les Sénateurs de Nazione&Liberta, au moins un tiers des Sénateurs issu de l'Unione Cristiano-Sociale a fait savoir qu'il refusait un principe de coalition systématique contre l'exécutif qui sortira du second tour, estimant qu'en cas de volonté d'entrée dans un processus d'indépendance de la part de l'exécutif, l'alliance sénatoriale entre Avanti Arovachia et Noi con Addolorata sera caduque - et même en amont, alors que plusieurs Sénateurs du NcA ont pris publiquement la parole pour dénoncer le projet indépendantiste.

Dans le cas où Président Manzone il y a, il devra de fait organiser les rangs disparates du Sénat qui voudront bien accompagner son projet politique de maintien de l'Arovaquie dans la Ligue. Ce n'est ni sur une version universaliste de l'UdCS, sur Salve va ben ? et sur le MBC que le Président Manzone devrait appuyer son projet, mais sur les conservateurs sociaux-chrétiens de l'UCS, les conservateurs de N&L et ses membres les plus libéraux, les autonomistes défenseurs d'une économie libérée du fardeau algarbien...

En votant Manzone, vous resterez donc à l'abri d'une politique de dissolution des mœurs, mais vous éviterez le chaos annoncé que provoquerait une entrée sur le chemin de l'indépendance. Si des Sénateurs UCS ont refusé de se lier dès à présent au destin d'un potentiel futur gouvernement coalisé du Sénat face aux indépendantistes, c'est bien qu'ils ont compris que dans tous les cas Lena Lazarevicio aurait beaucoup de mal à obtenir une majorité au Sénat pour faire valider les premières étapes du processus de destruction des liens avec Cartagina. Et ce n'est donc pas le moment d'envoyer un blanc-seing au probable futur Président en tombant dans le panneau de la menace d'une indépendance rapide et facile qui inciterait à se soumettre totalement à la tentative de récupération du candidat TI par N&L, comme le PdC et N&L avaient présenté la menace Zebbo comme le signe que tous devaient se rallier au gouvernement d'Abo Darfi l'indépendant, devenu plus tard le héraut des partis centristes nazaliens.
Arios

Message par Arios »

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À Lamantra, Nestoriens et Maçons acceptent de dialoguer ensemble

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  • "Je voudrais d'abord rappeler la principale différence qui existe entre votre secte et la nôtre... vous, Nestoriens, partez de la Parabole ; Nous, Maçons, partons du Symbole. La Parabole est un court récit, dont le récitateur connait à l'avance le point d'arrivée, de conclusion vers lequel il amène celui qui écoute, celui à qui on enseigne. Le Symbole est quant à lui un point de départ libre, duquel celui qui l'étudie peut arriver où il veut. C'est, ce que je crois, fait que notre secte n'est pas une religion, bien que beaucoup d'entre vous la voient comme telle. Mais au-delà de cette différence, notre Amour commun pour Jésus nous rapproche, de même notre approche assidue des textes et notre intérêt pour la quête de Dieu."


C'est en ces mots que le Grand-Maître Honoratio Vespucci a ouvert la quatrième réunion annuelle des échanges inter-sectaires à Lamantra, entre la Grande Loge Aliléenne des Paidicci, et le clergé local de l'Église Nestorienne d'Alilée. Pour la quatrième fois cette année, clercs, maçons et civils volontaires impliqués dans la vie de l'Église nestorienne ont pu participer à une grande réunion d'échanges, se terminant par un banquet, essentiellement pour nouer des liens amicaux entre les membres de la Loge et ceux de l'Église. Un "chemin de réflexion", qui avait apparemment fait peur à l'Église catholique, d'après le Compagnon Giuseppe Papadacchi qui regrette que les Catholiques contactés n'aient pas voulu nouer ce dialogue.

  • "Nous nouons des liens amicaux, et surtout sur ces liens nous pouvons nous appuyer pour discuter, pour confronter nos points de vue, faire part de nos craintes et de nos reproches, si j'ose dire, à l'égard des... camarades d'un soir. Les discussions sont animées mais toujours respectueuses et surtout bon-enfant, jusque-là il n'y a pas d'énervement." explique Fabrizio, diacre bénévole auprès des démunis de Lamantra et Directeur général d'une firme de réparation automobile. Soudain, Tommaso, Compagnon maçon, vient compléter son propos : "C'est car nous discutons tous avec ce souci de respecter la conviction d'autrui, qu'elle soit d'ordre réflexive ou religieuse. C'est un art mais il est celui des Maçons, je crois, et de tous les hommes de bonne volonté.". Fabrizio acquiesce.

A partir du fromage, du dessert, puis du digestif, les chansons populaires locales s'envolent. Les Maçons acceptent de délivrer le secret d'un de leurs chants à leurs invités... puis les Nestoriens offrent l'interprétation d'un cantique en hellène, à la gloire de Marie, qui pour eux n'est pas la mère de Dieu mais la mère de la personne humaine de Jésus. Embrassades et remerciements terminent la rencontre, et chacun de ces hommes retourne à son foyer dans la nuit.

Les Nestoriens et Maçons sont rapprochés par une certaine vision. Les premiers séparent clairement les natures humaine et divine de Jésus, et réfutent la possibilité que ces deux natures ne communiquent. Or au sein de la Franc-maçonnerie aliléenne, la très grande majorité des acteurs sont de culture chrétienne, et conservent leur Foi chrétienne et leur soumission théorique à leur Église bien que désobéissant de fait en acceptant de réfléchir à certains principes. La schizophrénie reconnue et assumée par la plupart des Maçons chrétiens à cet égard, les rapproche quelques peu de la vision christologique nestorienne : de la même façon qu'il y aurait Jésus homme et Jésus Dieu pour les Nestoriens, il y a d'un côté le mystère religieux chrétien et christique, de l'autre la quête philosophique sur la base d'un Jésus-Philosophe pour les Maçons.

Le dialogue inter-religieux ou inter-sectaire demeure rare à l'échelle de la Ligue de Lébira, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=321202#p321202]sous l'influence de très nombreux mouvements[/url].
Arios

Message par Arios »

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30/09/2037[/center]

Une partie des Catholiques tentée par un Pape ultra-conservateur

[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/12/03/181203114542508861.png[/img]
Messe lors d'une cérémonie d'Anciens combattants[/center]

Si l'on interroge les Lébiriens déclarés Catholiques, la majeure partie d'entre eux souhaite l'émergence d'un Pape réformiste, ouvert sur la modernité, favorisant les évolutions de causes comme l'écologie ou les libertés, notamment des minorités apatrides. Mais si l'on restreint le panel de sondage sur les seuls Catholiques pratiquants, on constate une très forte progression d'opinions plus radicales, une conversion aux thèses défendues depuis longtemps par les courants traditionalistes, en parallèle d'une radicalisation des idées politiques.

Plus qu'un Pape conservateur, de nombreux Catholiques pratiquants attendent aujourd'hui l'émergence d'un Pape "sauveur" de la Chrétienté, de leur Chrétienté catholique, qu'ils considèrent comme menacée... à commencer par l'État lui-même. En 2015, un catholique pratiquant sur quatre estimait que "la Ligue de Montalvo ne défendait pas assez la religion catholique", aujourd'hui ce sont trois catholiques pratiquants sur cinq qui estiment que "la Ligue de Lébira agit contre les intérêts du catholicisme". Parmi les griefs dont on accuse Cartagina, c'est sa trop grande tolérance à l'égard "de la franc-maçonnerie, du protestantisme, du judaïsme" et depuis peu "de l'islamisme".

Paradoxalement, le maintien d'un très fort conservatisme copte en Illythie, et la radicalisation des Catholiques dans les Provinces céruléennes, n'aboutit à aucune jonction des doutes, quasi-eschatologiques, sur les institutions lébiriennes. Et pour cause, si les Coptes sont rattachés à l'Église catholique latine depuis deux siècles bientôt, les fidèles illythes voient l'ultramontanisme d'un très mauvais œil, redoutent un durcissement du pouvoir catholique central, au détriment de leurs particularismes... le conservatisme copte, essentiellement rituel et non dogmatique, est contradictoire avec la radicalité catholique, qui voudrait voir s'estomper les différences rituelles comme dogmatiques avec les Églises coptes.

Mais l'avis des Catholiques n'est pas celui de leurs Cardinaux. Plus âgés, évidemment mieux formés à la théologie, mais non sans avis politiques propres ou même, si l'on fait abstraction du mystère du Conclave, non sans vision matérielle de long terme pour l'Église, ceux-ci pourraient plébisciter un Pape bien différent de ce à quoi aspirent aujourd'hui les Catholiques lébiriens les plus nombreux. Depuis de nombreuses années, comme en témoignent de nombreux favoris pour ce Conclave qui sont clairement d'inspiration jésuites et pour une Église dans le monde et auprès des causes politiques, le marxisme a infiltré les cercles théologiens et de plus en plus de Prêtres s'éloignent d'une quête théologique, pour assimiler leur Mission à une cause humanitaire au service du terrain.

Reste donc à savoir dans quelle proportion les Cardinaux lébiriens seront du côté des Fidèles, ou du côté du clergé séculier...
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