Médias et actualités dans l'Etat de Liang

Frederick St-Luys

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La nouvelle université a ouvert après seulement trois ans de préparation et de travaux[/center]
  • Ouverture officielle de l'université de Shangri
    Liang Richang - Du Xing
  • [justify]Les premiers grands fruits du projet de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16250#p339622]Ville Technologique Shangri[/url], lancé en 2035, arrivent enfin à maturité: l'Université Technologique de Shangri (UTS) va officiellement ouvrir le 3 janvier prochain, en présence des ministres des Rites et des Communications. Ce nouvel établissement d'élite, situé en plein centre de la ville, devra accueillir dès courant janvier près de 8.000 étudiants de la première promotion, parmi les meilleurs du pays, dans près d'une douzaine de cursus à dominante scientifique et technologique. A terme, l’université devra accueillir autour de 35.000 étudiants. Véritable vivier de futurs talents, l'établissement travaillera en étroite collaboration avec les nombreuses entreprises liangoises et étrangères installées sur ce site, grâce à des dispositifs de partenariat de recherche entre public et privé. Certaines entreprises, comme les "Trois Pieds du Tripodes" du secteur minier, ont directement contribué à financer des instituts de recherche liés à l'université, dans le cadre de leur [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16269&p=360176#p359160]programme d'encouragement du développement des technologies minières[/url], en particulier du platine. D'autres, comme les majors technologies KRAI et STGR [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16269&p=360176#p359389]collaboreront avec les départements de micro-ingénierie[/url] afin de mettre au point des composants électroniques plus avancés, ou encore pour [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1335&t=17510&p=348369#p352005]développer des ordinateurs de nouvelle génération[/url].

    Le nouveau campus a également été pensé pour accueillir dans d'excellentes conditions les étudiants, au cœur du désert d'Athar, dans l'ouest du pays. Composé de plusieurs bâtiments, reliés par des monorails mais éparpillés dans un parc arboré, garni d'espèces d'arbres et de plantes indigènes aux espaces désertiques, il est doté de neuf résidences de standing, d'une piscine d'intérieure de taille olympique, d'une bibliothèque de premier ordre doublée d'équipements informatiques dernier cri, et de nombreuses autres installations destinées à améliorer la qualité de vie des futurs cerveaux de la nation. Il formera presque une ville à l'intérieur de la ville, où les étudiants pourront élire leurs représentants, participer à la prise de décisions, et choisir leurs activités périscolaires. Chaque étudiant se verra offrir un ordinateur et un smartphone, disposant d'une application liée aux services publics de la ville, centralisant tous leurs besoins en un seul compte: transports publics, restauration universitaire, bons d'achats et cadeaux, démarches administratifs, etc.

    L'UTS est le premier des grands projets de Shangri à arriver à fruition. En effet, à ce stade seulement la moitié de la ville a été achevée. Sur une population actuelle de 120.000, environ 25.000 participent encore la construction des districts restants. Selon les autorités, il faudra encore cinq ans avant que Shangri n'adopte sa forme définitive. Le plus grand volet encore en devenir de Shangri est la construction de l'accélérateur de particules Shangri High Energy Collider (SHEC ; Collisionneur à Haute Energie de Shangri). Ce dernier représentera la pièce maîtresse du parc technologique de Shangri: un double accélérateur de particules à haute énergie circulaire d'une circonférence de 25 kilomètres, situé à ~75m de profondeur sous la ville, et formera un cercle légèrement plus grand que celui de l'anneau central du quartier technologique de Shangri. Si le ministère des rites s'est toujours montré assez évasif sur les dates de finalisation de cette installation, il a annoncé qu'elle connaîtrait sans doute des retards, liés au défaut de certains fournisseurs étrangers de matériel de haute technologie. Il faudra plusieurs années pour que les entreprises liangoises puissent acquérir des savoir-faire équivalents. En attendant, le creusement du gigantesque anneau souterrain a commencé, et l'Institut National de Physique des Particules a déjà pris possession d'une partie des locaux de la future installation.

    Mais, indépendamment de ce projet d'avant-garde dont le calendrier est toujours resté hypothétique, il semblerait que l'édification du "bijou de la connaissance" dans l'ouest liangois avance sans anicroches majeures. Bientôt dotée d'une injection de jeunesse brillante, la ville tiendra-t-elle ses promesses?[/justify]
[center][img]https://i65.servimg.com/u/f65/17/93/46/23/arrest10.jpg[/img]
Les individus disposaient chez eux d'un arsenal d'armes blanches et de plusieurs armes à feu[/center]
  • Arrestation de plusieurs terroristes présumés des Tigres Blancs de l'Esen Aixia
    Teleng Media - Dun Khatyar
  • [justify]Quatre individus suspectés d'appartenir au mouvement terroriste suprématiste Xilkin des Tigres Blancs de l'Esen Aixia ont été arrêtés à l'aube dans une maison des quartiers ouest de Yarkush (province de Haixi). Selon les premières informations révélées à la presse, ces individus - trois hommes et une femme - auraient été repérés suite au signalement d'un voisin, qui avait remarqué leur présence à intervalles réguliers dans les environs de la permanence du député PH de Yarkush, Juroz Tunyatir. Ce dernier était le deuxième de liste de Eshua Vernadziar, autre politicien PH, qui avait été pris en otage par les Tigres Blancs, puis exécute face caméra.

    L'administration générale de l'harmonie a déclaré que les quatre terroristes présumés seraient soigneusement interrogés, et qu'en l'état actuel des indices, il était probable que la découverte de nombreuses armes illégales puisse motiver une condamnation.

    Cette arrestation illustre que, malheureusement, certaines forces opposées à la réunification refusent toujours de renoncer à la lutte. Aux côtés des théocrates de la Ligue du Dharma, les Tigres Blancs ont été parmi les plus féroces opposants au retour du Haixi dans le Liang, et ont souvent eu recours à la violence pour tenter d'atteindre leurs objectifs. Si les premiers se sont montrés étonnamment calmes depuis l'entrée sous administration liangoise, les seconds ont déjà annoncé qu'ils poursuivraient leur "combat".[/justify]
Frederick St-Luys

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[center][img]https://i33.servimg.com/u/f33/19/30/97/30/5a8dbd11.jpg[/img]
Le professeur Wen nous a accordé une interview en marge de la présentation de son nouvel ouvrage sur le crime organisé en extrême orient

"L'essor du commerce trans-néchinésien a aussi été celui des mafias, des trafics et de la contrebande"

Publica.lg[/center]

[justify]Wen Diaoxiang est professeur de criminologie à l'université Fanlin, à Jizhou, et l'auteur de "Dragons et Tigres: dans l'empire des mafias ventéliennes" et d'une récente "Cartographie du crime organisé en extrême-orient". Elle est consultante auprès du praesidium général de la police métropolitaine de Jizhou.

Publica.lg: Dans votre récent ouvrage "Cartographie du crime organisé en extrême orient", vous faites le constat d'une hausse significative des échanges dans l'économie souterraine. Pouvez-vous nous en dire davantage?

Wen Diaoxiang : Bien sûr. Le crime tire ses profits de la société et de l'économie. Lorsque l'économie croît, le crime fait de même. Le Liang a connu une croissance de plus de 19% l'an dernier, et une partie de cette manne a inévitablement fini par être captée par des individus aux franges de la loi, voire franchement dans l’économie souterraine. Au Liang, ce sont surtout les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16250#p341089]organisations criminelles[/url] qui ont su en profiter: les triades sont principalement implantées dans les grands ports commerciaux de l'est: Kantau, Dinguyan, Andu, qui sont aussi des portes d'entrée et de sorties de marchandises. Le trafic légal à Kantau a augmenté de 23% l'an dernier, et de 69% depuis trois ans. Il y a des fortunes qui se sont faites au passage, dans l'ombre. C'est aussi le cas dans une moindre mesure, loin des côtes, où opèrent les organisations de l'intérieur. Celles-ci ont profité de l'expansion urbaine pour étendre leurs rackets de protection, et de la prospérité pour vendre plus, et plus chers leurs produits d'appel - drogues, produits médicinaux traditionnels, contrebandes diverses, etc.

Publica.lg: Vous parlez dans votre livre d'une "internationalisation galopante" des mafias ventéliennes. Qu'entendez-vous par là?

Wen Diaoxiang : Les mafias ventéliennes disposent historiquement de contacts internationaux, évidemment, et à plus forte raison les triades liangoises, avec leur implantation portuaire, mais nous assistons depuis une dizaine d'années à un phénomène assez spectaculaire d'internationalisation, aussi bien des échanges que des implantations des organisations mafieuses elles-mêmes. Nous savons depuis des années, par exemple, que certaines triades, comme l'Organisation Tang, possèdent des liens étroits avec des clans yakuzas du Kishu et du Teikoku, ou encore avec des milices surinoises du Kaiyuan. Plus récemment, nous avons des raisons de penser que les triades ont établi des rapports avec des cartels olgariens et dorimaniens, en particulier ceux du Caeturia et d'Oroverdie. Il y a également des cas de piraterie à petite échelle en Mer Intérieure, où la patte de certaines organisations de l'intérieur liangoises a pu être devinée.

Publica.lg: Quels sont ces nouveaux traffics?

Wen Diaoxiang : Les trafics ne sont pas toujours nouveaux par leur contenu, mais surtout par leur ampleur. Les triades réalisent une bonne partie de leurs profits par la vente de contrefaçons de pièces et de médicaments, auprès d'entreprises intermédiaires peu scrupuleuses, souvent basées en Janubie ou en Algarbe, qui effectuent ensuite une revente en Dytolie. Il existe aussi un trafic considérable de drogues de synthèse, tourné vers les pays de Ventélie du sud et du Natolique, et d'armes, vers l'Algarbe, la Dorimanie et l'Olgarie, mais aussi d'organes, ou encore d'êtres humains... Certaines organisations s'adonnent aussi à la contrebande d'animaux rares, ou de morceaux de ceux-ci, pou satisfaire à la demande issue de la médecine traditionnelle ventélienne. C'est par exemple le cas des cornes de rhinocéros, importées illégalement d'Algarbe.

Il ne faut aussi pas négliger l'apport toujours croissant de la délinquance "en col blanc" et de la cybercriminalité. Certaines triades, comme la "Société de l'Oiseau Vermillon", se sont même spécialisées dans le blanchiment d'argent, les escroqueries à grande échelle et les délits d'initiés financiers.

Enfin, malgré le fait que la consommation d'opium soit légale au Liang - dans des conditions très strictes et hautement fiscalisées, qui en font un "loisir" de luxe - il y a un assez important trafic d'opiacés de provenances variées, principalement à destination des catégories les plus défavorisées de la population. Il est largement partagé enter triades et organisations de l'intérieur.

Publica.lg: Y a-t-l des différences d'approches entre les triades?

Wen Diaoxiang : Il faut d’abord bien rappeler la différence assez fondamentale enter triades et organisations de l'intérieur. Les triades sont des organisations commerçantes clandestines, pour lesquelles l'usage de la force est une technique d'affaires légitime. Les organisations de l'intérieur sont des formes sophistiquées et presque institutionnalisées de gangs urbains, plus ou moins colorés de mysticisme ou d'ethnocentrisme, dont certaines ont leurs origines au XVIIIème siècle, qui exercent un contrôle de nature territorial, et pour lesquels les trafics sont une ressource indispensable, mais non le cœur de leur activité, pour ainsi dire. Ces activités viennent en appoint du racket de protection.

Pour ce qui est des types de trafics effectués, les triades sont globalement assez peu spécialisées, et participent toutes à divers degrés à ces échanges. Il existe des exceptions, comme la Société de l'Oiseau Vermillon que j'ai mentionnée tout à l'heure. Mais c'est surtout au niveau de leur maîtrise du territoire, et de leurs interactions avec leurs partenaires - et avec les autorités - qu'elles se différencient.

Publica.lg: Que font les autorités? Y a-t-il une coopération internationale?

Wen Diaoxiang : Les autorités ont renforcé leurs contrôles ces dernières années, du moins au Liang, mais le rythme d'augmentation des échanges est plus grand que celui de la hausse des moyens de l'administration générale de l'harmonie. La superficie du port commercial de Kantau, qui était déjà l'un des plus grands du continent, a crû de 35% ces dernières années. Les forces de l'ordre ont des difficultés à patrouiller ce périmètre. A contrario, cependant, un réel effort a été observé à Dingyuan, dans le sud du pays, où les forces de l'ordre ont sérieusement mis à mal les activités d'une des triades, la clique Ho Dian. C'est une démarche à poursuivre et à généraliser.
A l'international, des accords de coopération judiciaire existent entre le Liang et pas mal de riverains de l'océan néchinésien: Teikoku, Kishu, Txile, Shinkyoko, OCC... Mais les moyens, dans les ports comme en haute mer, restent insuffisants, et trop souvent les polices ne travaillent pas en concert. Cela fait trois ans que les services de la police de Kantau et de Shikki, au Kishu, travaillaient sur la même affaire de trafic d'organes, sans s'en rendre compte.

Publica.lg: Une certaine image romantique du crime organisé ventélien est parfois véhiculée par les médias - films, mangas, etc. Comment réagissez-vous à de telles représentations?

Wen Diaoxiang : Ces représentations sont à bannir. D'ailleurs, pas plus tard qu'hier, ma fille m'a montré un manga Kishien glorifiant les yakuzas de ce pays - tout comme le font certaines des publications Teiko! - comme des "hommes d'honneurs", ou une forme de famille de substitution. Ces illustrations sont trompeuses, et ne rendent pas compte de la misère sociale des membres de ces organisations, qui sont souvent des victimes autant que des coupables. Le fait que certains éléments de la culture populaire continuent de dépeindre des organisations criminelles et parasites de la société dans une lumière positive est tout bonnement consternant, et risque d'aider à attirer des jeunes dans leurs filets. Il est donc impératif que les autorités augmentent leurs efforts de sensibilisation, et que les auteurs de tels productions médiatiques se rendent compte des conséquences de leurs actions.[/justify]
Frederick St-Luys

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  • Liaisons est-ouest: les projets de développement se bousculent

    Publica.lg - Arda Vayazst
  • [justify]Il y a encore quelques années, le centre du supercontinent touranien était largement considéré comme un territoire à l'écart des flux économiques, au mieux une arrière-cour des Etats périphériques de la région, au pire une sorte de "terra incognita", zone anonyme des cartes, constellées de noms de pays peu remarquables. Pourtant, aujourd'hui, c'est ici que certains envisagent désormais plusieurs des plus grands projets infrastructurels de notre époque.

    L'ETT, structure historique de coopération trans-continentale
    Le plus ancien d'entre eux est évidemment la vaste entreprise de construction de liens économiques et infrastructurels trans-continentaux que constitue l'Entente Trans-Touranienne, une organisation flexible rassemblant des pays bordant la région touranienne sur ses flancs ouest, sud et est. Placés à chacun des terminus de l'antique route de la soie, ces Etats étaient en bonne position pour participer à une redynamisation de ces flux, d'autant plus que l'instabilité répétée de la région janubienne a vite fait d'inciter les investisseurs à chercher des solutions alternatives pour relier les deux régions les plus riches et dynamiques du monde, les bords de la Cérulée et la Ventélie. Depuis la signature des accords de Jizan en janvier 2039, des constructions de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1365&t=17819#p352240]pipeline[/url] ont été lancées dans l'ouest, tandis qu'au Liang et dans l'ex-Xilinhar, d'importants investissements ont été réalisés dans le réseau routier, par l'édification d'un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=17017#p346036]chemin de fer traversant les monts Ilyau[/url], lesquels constituent l'extrémité ouest du désert d'Athar, mais aussi [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=17017&start=30#p358504]dans le transport maritime en Mer Intérieure[/url], permettant de relier plus rapidement le Liang au Chaïbanistan, et derrière lui, au Karmalistan et au Kars. Pour faire la liaison entre ces pôles ambitieux, cet ensemble de projets s'appuyait sur les réseaux de transport des pays tiers, avec des premiers résultats prometteurs. Ce trend est venu encourager le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16250&p=334421#p336638]boom économique des grandes villes du désert liangois[/url], initié il y a une décennie par le nickel, et qui est aujourd'hui relayé en partie par le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16250&p=334421#p339622]secteur technologique[/url] et le développement des liens commerciaux trans-continentaux.

    La possibilité d'une nouvelle route transversale transtouranienne
    Plus récemment, d'autres projets sont en phase d'émergence. La sortie de l'Atransahr de son isolement politique et économique a vu l'émergence d'un partenaire économique majeur pour le versant du Liang donnant sur la Mer Intérieure, et la nature de la relation entre les deux nations définira aussi la forme que prendront les échanges en Mer Intérieure pour les prochaines années. Sa position centrale pourrait aussi en faire une plaque tournante et un facilitateur des liens entre les pays membres l'ETT. En plus de cela, après des années de querelles internes et de repli sur elles-mêmes, les différentes composantes de la Ligue d'Apamée ont commencé à regarder vers l'est. Voisines de l'Atransahr, elles pourraient ouvrir une nouvelle voie d'accès à travers les montagnes de Marquésie, vers la Cérulée. Les investisseurs de l'ouest liangois regardent avec intérêt cette nouvelle possibilité, même si à ce stade de nombreuses incertitudes politiques pèsent encore sur la création d'un tel axe - tant à Jizhou, où beaucoup de capital tant politique que financier a été utilisé pour soutenir les itinéraires de l'ETT, qu'en Métaxérie, où des troubles politiques internes subsistent.

    Indépendamment des grandes manœuvres politiques en arrière-plan, pour les hommes dans les villes situées le long de ces nouvelles routes de la soie, celles-ci ont été une véritable bénédiction, transformant des bourgades soumises depuis des décennies à une hémorragie humaine constante vers la côte est liangoise en centres urbains modernes et dynamiques, avec certains des plus hauts niveaux de vie du pays. C'est pour cela que beaucoup de ces d'entrepreneurs et d'investisseurs demeurent prêts à parier sur l'avenir, et à entretenir le mouvement. Par ailleurs, les rumeurs dans les cercles les mieux informés parlent de pré-négociations menées en petit comité, envisageant le développement de mécanismes d'investissement dans les infrastructures de la "transversale touranienne".

    Le rôle central de l'Atransahr
    Beaucoup de choses dépendront de la position qu'adoptera d'Atransahr. État enclavé, il est dépendant des flux commerciaux vers les mers ouvertes, que ce soit vers la Cérulée à l’ouest, que vers l'océan néchinésien à l'est. Cet enclavement se double également d'une position centrale, qui pourrait lui permettre de tirer de grands bénéfices d'un flux commercial aussi important que possible, et imposera donc de ménager l'ensemble de ses partenaires potentiels. Au regard de cela, le rapprochement Atransahr-ETT, réaffirmé par la négociation entre ce pas et la Valdaquie, semble laisser à penser que l'intégration économique de la puissance persane dans son environnement régional contribuera à enrichir les tracés existants déjà. Tout cela, le ministre en charge de l'extérieur du Liang, Wang Xiang, l'aura indéniablement à l'esprit en accueillant la semaine prochaine, à Jizhou, les interlocuteurs de haut niveau d'Atransahr, pour négocier les futurs liens entre les deux plus importants riverains de la Mer Intérieure.

    Vers une extension au nord?
    Enfin, pendant ce temps d'autres regardent vers la route du nord. Le passage du nord-est est potentiellement un autre lien vers certains des marchés de Dtyolie septentrionale, en particulier le Jernland avec lequel le Liang est déjà lié par traité, ou, via les Valvatides, vers la Valdaquie. La chambre de commerce et d'industrie de Kantau, le principal port d'exportation du Liang, milite depuis longtemps pour un développement de cette liaison, qui rééquilibrerait les temps de trajet maritime entre la Dytolie et la Ventélie, lesquels favorisent actuellement la Ventélie du sud. Sécuriser cette route passerait par des accords avec plusieurs des nations situées le long de cette route: Kishu, Shinkyoko, Bykova et Valvatides. Un chantier diplomatique considérable, mais jusqu'ici les partenaires de l'ETT se sont montrés disposés à regarder au-delà des différences idéologiques et géographiques.[/justify]
[center][img]https://i33.servimg.com/u/f33/19/30/97/30/main10.jpg[/img]
Le principal gisement de terres rares de Néchinésie se trouve à Shiroyama et dans les environs[/center]
  • Terres rares: Xi International Mining rachète la mine de Shiroyama au Kishū
    Liang Globe - Zhu Liubo
  • [justify]
    Cela faisait quelques temps que les industriels liangois avaient [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16250&start=30#p359153]envisagé d'investir le secteur des terres rares[/url]: c'est désormais chose faite, après que la branche minière du conglomérat Xi International ait acquis pour 390 millions de Jia la propriété de la mine de Shiroyama, dans les monts Kaitori, au Kishū.

    L'opération a été vue d'un oeil favorable par l'Etat liangois, qui aurait proposé ses bons offices afin de faciliter la négociation avec les autorités royales du Kishū, détentrices d'une participation minoritaire au sein de Shiroyama-Matsu, l'entreprise exploitation jusqu'ici la mine. Il est possible que cette bienveillance soit liée aux objectifs d'autosuffisance régionale sur le plan des ressources stratégiques, qui est l'une des lignes directrices de la politique de stabilité économique de l'OCC. En plaçant la mine de Shiroyama dans l'orbite d'un grand conglomérat liangois, c'est l'approvisionnement de toute la Ventélie en ces matériaux essentiels à de nombreux composants électroniques qui sera assuré.

    Xi aurait d'ores et déjà annoncé d'importants investissements de modernisation et de développement du site de Shiroyama et prévoit un doublement de la capacité de production sous trois ans. De nouvelles technologies, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16250&start=45#p360165]issues des recherches sur l'extraction des matériaux rares [/url]de la croûte terrestre, devront permettre ce tour de force.

    Sur place, les mineurs locaux se sont initialement montrés inquiets devant la reprise de leur entreprise par la major minière, mais l'assurance du développement des activités semble avoir satisfait la majorité. Le management d'origine a également largement été maintenu sur place, même plusieurs équipes d'ingénieurs en provenance du Liang ont d'ores et déjà commencé à effectuer des relevés en vue de l'extension future de la mine.[/justify]
Frederick St-Luys

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[center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/kdb20b11.jpg[/img]
Le siège de la banque du conglomérat Liaoyu Qiyê, à Jizhou[/center]
  • Enseignement: le conglomérat Liaoyu décide de se doter d'une université "in-house"
    Liang Globe - Dulgorkar Zhorabadzan
  • [justify]Liaoyu Qiyê, l'un des plus grands conglomérats multisectoriels du Liang, a annoncé son intention de créer sa propre université. L'établissement, nommé "Université d'excellence de Liaoshi", sera situé à Shinfeng, dans l'agglomération de Jizhou.
    Cette université "in-house" d'enseignement supérieur visera avant-tout à former des futurs spécialistes et cadres du conglomérat suivant des cursus ciblés, et recrutera ses étudiants par le biais d'un concours d'entrée distinct des examens nationaux passés par les jeunes désirant rejoindre le système universitaire classique, supervisé par le ministère des rites. Des connaisseurs des pratiques des conglomérats estiment que cette université permettra à celui-ci d'irriguer largement ses différentes composantes, mais aussi de renforcer les liens entre le conglomérat et ses sous-traitants, dont un nombre significatif pourra à l'avenir avoir des collaborateurs formés à l'université de Liaoshi. Des formations en anglais, en français, en Teiko et dans de nombreuses autres langues viseront également à faire venir des étudiants étrangers, à même de servir de futurs relais de l'entreprise et de ses produits.

    Le conglomérat portait déjà ce projet depuis plusieurs années, mais s’était longtemps heurté au scepticisme des mandarins du ministère des rites, réticents à certifier des formations échappant à leur contrôle. L'évolution récente de cette position du ministère serait liée à des négociations entre Lioayu et le ministre, et selon de sources proches du dossier, la contrepartie aurait été un investissement accru de l'entreprise dans le développement de la ville technologique Shangri, et en particulier de son université d'élite.

    Le nombre d'universités privés au Liang reste très faible comparé à d'autres pays, héritage de la tradition mandarinale valorisant un strict contrôle des programmes et des modes d'enseignement. Néanmoins, certains établissements, comme l'université Fanlin, ont su au fil des ans démontrer l'excellence que peut représenter l'enseignement privé.
    [/justify]
[center][img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d1/Sogdian_text_Manichaean_letter.jpg[/img]
Ce texte sacré manichéen, l'Evangelion Christique de Yarkush, est rédigé en alphabet Kuchi. Le système d'écriture est apparenté aux alphabets antiques utilisés en Marquésie septentrionale.[/center]
  • "Il ne faut pas que la langue Kuchi soit la victime collatérale de la prospérité d'Athar Issan"
    Daoxi Shizeng - Yangshen Mei
  • [justify]Les statistiques économiques d'Athar Issan, la plus grande province du Liang, située dans les déserts occidentaux, sont impressionnantes: poussées par le triptyque de l'extraction du platine, du commerce trans-continental le long des "nouvelles routes de la soie", et de la haute technologie, la "Terre d'Athar" (comme son nom est traduit en Kuchi) a connu une croissance de 23%, au-dessus de la moyenne nationale. Il en va de même pour sa croissance démographique: la population, tirée par les locomotives que consituent l'agglomération portuaire de Shulan et les grandes villes caravanières de l'est, a augmenté de 4%, loin au-dessus des chiffres nationaux.

    Derrière cette prospérité, certains défenseurs de la culture traditionnelle Kuchi voient une menace. De nombreux migrants internes viennent s'installer à Shulan, So'che, Shangri et Hotian, en provenance du Telengar, du Khangaï, du Beiling, ou encore du Haixi. Cela contribue à déplacer les équilibres démographiques d'Athar Issan, où les Kuchi étaient jusqu'ici majoritaire. L'enseignement demeure bilingue Kuchi-Liang, mais dans certaines villes, où la proposition de Liang et de Telenge est devenue majoritaire, des voix s'élèvent pour réclamer la fin du Kuchi obligatoire. Une orientation que rejette Mana Jhughoda, de l'Institut National de Linguistique: "Il ne faut pas que la langue Kuchi soit la victime collatérale de la prospérité d'Athar Issan. Trop de langues régionales ont déjà fait les frais du principe majoritaire, et été ravalée au rang de curiosités académiques."

    Le Kuchi est une langue janubo-dytolienne, apparentée de très loin aux langues métaxériennes et dahariennes. Elle est écrite au moyen d'un alphabet d'origine marquésienne, et diffère fondamentalement tant des idéogrammes liangois que de l’alphabet latin. Son usage a jusqu'ici été préservé grâce à son importance religieuse et culturelle, mais il n'est guère utilisé de manière officielle qu'en Athar Issan et dans le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=17891]Shelamlik de Yarkush[/url] (province de Haixi), ce qui a pu engendrer des critiques quant au coût que représente chaque année la traduction systématique des lois et des programmes éducatifs en Kuchi.

    Malgré cela, le ministère des rites a maintenu son soutien à la langue Kuchi. Selon un communiqué, "elle représente une part inaliénable du patrimoine du Liang, et dit être soutenue au même titre que la langue liangoise. Face à la place croissante que prennent les langues dytoliennes dans le monde, nous n'avons pas le loisir de sacrifier des pans entiers de notre identité."[/justify]
  • Elections législatives: le PPP accroît ses critiques, le PHP joue sur son bilan économique
    Liang Globe - Zhu Liubo
  • [justify]Alors que la campagne des législatives commence, le PPP (centre-gauche) a renforcés ses critiques à l'égard de la politique menée par le Situ, dominé par le PHP (centre-droit). Lors d'un discours à Chenzhou (province de Liangbei), le chef de file national du PPP pour les élections, Liu Yangzhou, a dénoncé une "politique sociale du moins-disant", et "une croissance des dépenses de santé inférieure à celle de l'économie". A contrario, le programme du PPP prévoirait la création de plus de 30 nouveaux hôpitaux, et de 40.000 lits.

    Sur la défensive en ce début de campagne, le PHP majoritaire a jusqu'ici peiné à mettre en avant le solide bilan économique des six dernières années. Yuan Qiaolin, qui figure à la tête des candidats du parti, a été critiquée comme étant une femme "trop technocratique" et "trop proche de l'aile mandarinale" du parti. La semaine dernière encore, l'un des barons du PHP d'Athar Issan, Zakiel Korabas, a été contraint de mouiller la chemise pour soutenir la candidate de son parti.

    La grande inconnue des futures élections reste l'impact qu'aura la réunification du Xilinhar et du Liang sur la composition de l'assemblée législative. Le PND, majoritairement Xilkin, s'est rangé tant bien que mal en ordre de bataille, mais après les déboires des derniers votes, les sondages ne lui accordent guère plus qu'une majorité relative dans la nouvelle province de Xilkar. En parallèle, le Parti Haixiste a bien l'intention de continuer à offrir ce qu'il appelle "une solution haixiste et médiane", et s'engage visiblement dans la voie du régionalisme coopératif. Il pourrait se révéler être un partenaire de choix pour le PHP, même s'il fera face à une concurrence de la gauche xilinharienne, revigorée par son inclusion récente dans le PPP liangois.

    La campagne ne fait cependant que commencer, et beaucoup de choses peuvent encore se produire dans les mois à venir pour modifier ces équilibres.[/justify]
Frederick St-Luys

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[center][img]https://www.irishtimes.com/polopoly_fs/1.2917761.1482780409!/image/image.jpg_gen/derivatives/box_620_330/image.jpg[/img]
S.S. Eliya XIII Bar Timothyeos, pendant une messe à Karashand[/center]
  • Le Catholikos de Karashand critique sévèrement la répression Chaïbane à l'égard des chrétiens
    Teleng Media - Dun Khatyar
  • [justify]Dans une lettre apostolique, ouverte et adressée aux autorités du Chaïbanistan, Sa Sainteté Eliya XIII Bar Timotyeos, Catholikos de Trans-Touranie et évêque de Karashand, a officiellement condamné la [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?f=1368&t=18100&p=361735#p361735]répression sanglante des chrétiens Chaïbans à Manas[/url]. L’Église d'Orient (informellement nommée "Église nestorienne") possède une forte présence dans cette région depuis des siècles, qui est dotée de liens forts avec les grandes cités nestoriennes de l'ouest du Liang.

    Le chef spirituel de l’Église nestorienne du Liang a relevé que "les chrétiens trouveront toujours un repos bienvenu des labeurs du siècle dans la Bonne Nouvelle, la parole vraie, intime et juste de l'Evangile", et que priver les fidèles de cette joie risquait de "les plonger dans le désespoir le plus intense, et ne fera qu'encourager les desseins de l'Adversaire, ce qu'aucun dirigeant de la terre ne peut désirer, au péril de son âme même". Il a appelé au dialogue et à la coopération entre les communautés religieuses.

    L’Église nestorienne du Liang s'inquiète déjà depuis plusieurs années de la situation des frères vivant de l'autre côté de la Mer Intérieure, même si certains commentateurs considèrent qu'il ne s'agit qu'un nouvel avatar d'une vieille tentation de la hiérarchie religieuse de Karashand d'étendre l'autorité spirituelle du Catholikos de Trans-Touranie au-delà de ses frontières actuelles. Sur le plan théologique, l'Eglise nestorienne de Trans-Touranie reconnait également la canonicité de certains textes considérés comme apocryphes dans d'autres traditions, comme le Livre d'Hénoch.

    La lettre apostolique d'Eliya XIII est cependant demeurée dans le champ d'une condamnation générale de la persécution religieuse et de la violence, évoquant le spectre de la guerre en Dranavie : "La violence ne fait naître que plus de violence, et éloigne le cœur des hommes de Dieu et de la vertu, quels que soient les noms qui leur sont donnés. Regardez, comme les fils d'Adam se déchirent déjà à travers le monde, et tout particulièrement en Marquésie. Pourtant, leurs maux n'ont rien apporté d’autres que de nouveaux malheurs. N'est-ce pas là l'illustration la plus évidente des paroles de notre Seigneur Jésus Christ, qui rappelle dans l'évangile de Saint Mathieu que "tout ceux qui prennent l'épée périront par l'épée"?"

    Cette prise de position du chef spirituel des nestoriens du Liang fait en partie écho à certaines déclarations plus controversés de dignitaires religieux nestoriens, comme l'évêque de Korlaghan, Mgr. Mar Izaiha, qui a entamé son sermon dominical par la lecture des neufs premiers versets du chapitre VI de l'Apocalypse, suggérant de manière transparente que la persécution des chrétiens était à mettre en parallèle avec l'apparition du deuxième cavalier, "un cheval rouge, et à celui qui le montait fut donné d'enlever la paix à la terre, pour que les gens s'entretuent" (Apocalypse, 6:4).

    Les autorités liangoises n'ont pas pris position au sujet de la répression au Chaïbanistan, et un porte-parole du ministère de l'intérieur a rappelé que "les cultes autorisés sont libres de s'organiser et de s'exprimer dans le respect de la loi". Une manière de prendre ses distances à l'égard des paroles du Catholikos, sans pour autant le rappeler ouvertement à l'ordre.[/justify]
[center][img]https://si.wsj.net/public/resources/images/OB-EM783_0922cf_H_20090922060108.jpg[/img]
La salle des marchés de la Bourse des Métaux de Jizhou date des années 2000.[/center]
  • Le secteur financier du Liang en phase de devenir un acteur majeur des échanges de matières premières
    International Jizhou Times - Liu Shen
  • [justify]Depuis plusieurs années, les échanges de matières premières via la Bourse des Métaux de Jizhou sont en forte hausse, et attirent des investisseurs venus des pays de l'OCC, de l'ETT et de Néchinésie. Cela a contribué à dynamiser le secteur de l'extraction, tant au Liang que chez ses partenaires. Les principales matières premières échangées à Jizhou sont évidemment le platine, le fer, le cuivre, les métaux précieux, le lithium et les terres rares, mais aussi l'uranium et le gaz. Comme son nom ne l'indique pas, la Bourse des Métaux de Jizhou est par ailleurs un lieu d'échange de denrées alimentaires - riz, blé, orge, sorgho, bétail - et d'autres ressources - phosphates, sable, etc. Autour de cette plate-forme s'est développé tout un écosystème financier, spécialisé dans l'investissement sectoriel du domaine des "commodities".

    Dans un pays où le financement de l'industrie minière est traditionnellement dominé par quelques grands opérateurs, les "Trois Pieds du Tripode", fortement liés aux [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16671&p=360132#p360132]conglomérats[/url], l'essor de ce type de financement est une petite révolution. Elle a bénéficié en particulier aux exploitants du gaz de shiste liangois, qui ont triplé leur production depuis 2035, là où celle des deux principaux acteurs du secteur dans le pays, Liangas et Phenix Gas, n'ont vu que des hausses plus modérées de 30%. C'est aussi suite aux investissements sécurisés à la Bourse des Métaux que le le [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?f=1402&t=18420&p=361282#p361282]terminal minier du port de Shikki[/url], au Kishū, a pu être agrandi.

    Au-delà du domaine des capacités de production, la finance et l'émergence de fonds d'investissement spécialisés ont permis de doper la recherche et le développement dans ce secteur. L'extraction du platine, très exigeante sur le plan technologique, a pu bénéficier d'investissement ciblés dans des entreprises innovantes, basées à Shangri, qui ont développé des processus d'extraction permettant de valoriser des gisements non rentables pour les entreprises des "Trois Pieds du Tripode". Ces investissement sont aussi porté sur l'extraction des "terres rares", essentielle pour l'industrie de haute technologie, mais nécessitant la mise en œuvre d'une large palette de moyens.

    Le président de Société Financière de Jizhou, qui gère le JIAEX - principal indice bousier du Liang et la Bourse des Métaux de Jizhou, Fan Ling, affirme vouloir continuer à renforcer la place de Jizhou, et en faire un pôle financier de premier plan. Il espère aussi pouvoir augmenter le rôle de Jizhou dans le domaine de l'énergie : outre le gaz et le charbon, il estime que le pétrole, et peut-être un jour l'hydrogène y auraient leur place. A suivre.[/justify]
Frederick St-Luys

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[center][img]https://i33.servimg.com/u/f33/19/30/97/30/2-123010.jpg[/img]
L'équipe de psychiatrie de l'Hôpital Universitaire de Wulian est l'une des plus innovantes du pays, et a rendu l'espoir à Yuan Qishang[/center]
  • "La psychiatrie liangoise peine encore à voir dans le malade autre chose qu'un aliéné"
    Liang Richang - Du Liaowei
  • [justify]"Le fou a toujours été une figure dont l'administration liangoise s'est méfié, pétrie qu'elle est de légisme rationalisme et de qinluaisme obsédé par l'harmonie sociale". C'est par ces mots que l'auteur liangoise Yuan Qishang résume lapidairement l'approche liangoise de la santé mentale dans son dernier ouvrage, Le papillon dans la bulle. Elle y relate les dix années passées par sa sœur entre différents établissements médico-psychiatriques, jusqu'à ce qu'elle parvienne à obtenir son traitement à domicile.

    "Le jour où ma soeur a commencé à parler en public à ces créatures qu'elle seule voyait, les mandarins du Ministère de la Santé ont considéré qu'elle menaçait l'harmonie sociale, et méritait l'enfermement". Yuan Mei passera d'abord trois ans dans la Maison de Purification et de Rétablissement de Tangshan, à Shinfeng, mais ses symptômes empirent. Les voix deviennent plus insistantes. Dans son délire, elle affirme qu'elles lui révèlent les raisons réelles derrières la politique du CND, le raz-de-marée au Caskar, ou encore la mort d'Asha Lota. Elle déclare que certains pays connus de tous, comme l'Atransahr, n'existaient pas dans le passé. Elle ne cesse de parler de discorde. Les médecins demandent alors aux mandarins de la faire transférer en unité pour patients diffciles, au Pavillon de la Restauration Harmonieuse et Solitaire des Facultés.

    "J'ai découvert qu'ils gardaient ma sœur sous camisole chimique permanente, alors qu'elle n'avait jamais été violente, ni même dangereuse pour elle même," affirme Mme Yuan. "Les autorités partent simplement du principe que quelqu'un souffrant d'une maladie mentale n'est qu'un dangereux aliéné."

    Il aura fallu plusieurs dizaines de lettres aux responsables administratifs et politiques avant que l'auteur n'obtienne le transfert de Yuan Mei à l'Hôpital Universitaire de Wulian, qui est doté de l'unité de psychiatrie la plus moderne du pays. "Là-bas, ils s'attaquaient réellement aux problèmes, et non seulement aux symptômes. Ils ont sauvé ma sœur," reconnait Mme Yuan. Elle défend une généralisation des méthodes et des moyens de l'unité de Wulian, hypothèse pour l'instant écartée par le ministère de la santé.

    "Le Situ ne prévoit pas d'effectuer d'ajustements à l'hôpital liangois dans le désordre," selon le porte-parole du ministère. "Néanmoins, nous préparons en lien avec la commission des affaires sanitaires et hospitalières du Secrétariat Législatif un Livre Blanc de l'Hôpital Liangois, qui posera les orientations futures de l’hospitalisation, psychiatrique ou non, au Liang." Certains y verront une position électoraliste, le Situ sortant devant d'abord affronter les élections législatives avant de pouvoir espérer mettre en œuvre ce programme.

    En attendant Mme Yuan continue de s'occuper de sa sœur. "Les voix se sont calmées," nous affirme cette dernière, lucide. "Mais parfois, elles reviennent ponctuellement. Surtout les soirs et les week-end." La source de cette pathologie? "Nous l'ignorons toujours," reprend Yuan Qishang, "mais nous la vaincrons, avec ou sans l'aide des mandarins."[/justify]
[center][img]https://i33.servimg.com/u/f33/19/30/97/30/royal-10.jpg[/img]
Les premières excavations ont révélé un important complexe funéraire impérial[/center]
  • Des archéologues mettent à jour un complexe funéraire impérial antique
    International Jizhou Times - Li Yangcheng
  • [justify]Une équipe d'archéologues rattachés à l'université de Dashing a mis à jour un immense complexe funéraire antique, à 50 kilomètres au sud-ouest de Bi'an, dans le district de Hanfei. La découverte est intervenue durant une campagne de fouilles préventives se déroulant tout au long du tracé de la nouvelle voie de chemin de fer grande vitesse trans-tianzhou, qui devra à terme relier Jizhou à Heilar en passant par Dashing et Bi'an.

    L'excavation d'une série de champs autour de la colline de Luoding ont rapidement produit une grande quantité d'objets remontant à la dynastie Jin tardive et au début de la dynastie Zhong. La plus spectaculaire de ces trouvailles est une statue de taille humaine d'un soldat en terracotta, portant des armes typiques de l'époque de la chute des Jin. Cela a encouragé les archéologues à organiser une série de relevés au moyen d'un radar à pénétration du sol, qui a révélé l'existence d'un ensemble de fosses remplies de statues, d'armes et de poteries, tandis qu'une importante cavité a été détectée en dessous de la colline de Luoding.

    "Il se pourrait bien que nous ayons découvert la tombe de l'empereur Mudi de la dynastie Jin," nous a affirmé le professeur Liung Gan, de l'université de Dashing. "Ce serait extraordinaire: tout le monde pensait que l'ensemble des Jin étaient enterrés dans la nécropole impériale archaïque à Daoxiang". Le site de Daoxiang, qui faisait encore l'admiration des voyageurs au XVème siècle, a été mis à sac par les armées de la secte du Lotus Céleste, et se situe aujourd'hui à des centaines de kilomètres au sud de la frontière liangoise.

    Le ministère de l'agriculture, de l'énergie et des infrastructures a d'ores et déjà annoncé que le tracé de la ligne de chemin de fer serait redessiné, tandis que le ministère des rites préparerait une nouvelle campagne archéologique, plus ambitieuse, qui pourra peut-être jeter davantage de lumière sur l'antiquité liangoise.[/justify]
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